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C. Role. Janvier 2011
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CANTATE BWV 101
NIMM VON UNS, HERR, DU TREUER GOTT
Écarte de nous, Seigneur, Dieu fidèle…
KANTATE ZUM 10. SONNTAG NACH TRINITATIS
Cantate
pour le 10e
dimanche après la Trinité
Leipzig, 13 août 1724
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AVERTISSEMENT
Cette
notice dédiée à une cantate de Bach tend à
rassembler des textes (essentiellement de langue française),
des notes, voire des critiques discographiques souvent introuvables
ou difficilement accessibles aujourd’hui (2011). Le but est de
donner à lire un ensemble cohérent d’informations
et de proposer aux amateurs et mélomanes francophones un
panorama élargi et espéré parfois inédit
de cette partie de l’œuvre vocale de Bach. Outre les
quelques interventions « CR » identifiées
par des parenthèses [...] le rédacteur précise
qu’il a toujours pris le soin jaloux de signaler sans ambiguïté
le nom des auteurs sélectionnés. A cet effet il a
indiqué clairement, entre guillemets «…»
toutes les citations fragmentaires tirées de leurs travaux.
Rendons à César...
ABRÉVIATIONS
(A)
= la majeur
(B)
= si bémol majeur
BB
/ SPK = Bach Bibliothek / Staatsbibliothek
Preussicher
Kulturbesitz
B.c.
= Basse continue ou continuo
BCW
= Bach Cantatas Website
BD
= Bach-Dokumente (4 volumes, 1975)
BG
= Bach-Gesellschaft = Société Bach (Leipzig,
1851-1899). J. S. Bach
Werke. Gesamtausgabe
(édition d’ensemble) der
Bachgesellschaft
BJ
= Bach-Jahrbuch
(C)
= ut majeur. (c) = ut mineur
D
= Deutschland
(D)
= Ré majeur – (d) = ré mineur
(E)
= (mi – (Es) = mi bémol majeur
EKG
= Evangelisches
Kirchen-Gesangbuch.
(F)
= fa
(G)
= Sol majeur. (g) = sol mineur
GB
= Angleterre / Grande Bretagne
(H)
= si
NBA
= Neue Bach Ausgabe (nouvelle publication de l’œuvre de
Bach à partir des années 1954-1955)
NBG
= Neue Bach Gesellschatf = Nouvelle société Bach
(fondée en 1900)
Ost
= Original Stimmen
P
= Partition = Partitur
PBJ
= Petite Bible de Jérusalem
PKB
= Preußicher Kulturbesitz, Staatsbibliothek, Berlin
St.
= Parties séparées = Stimmen
La
première lettre -en gras- d’un mot du texte de la
cantate indique la majuscule de la langue allemande. Dans le corps de
ce même texte allemand, le mot ou groupe de mots mis en
italiques
désignent un affect particulier ou un « accident
remarquable.
DATATION BWV 101
Leipzig,
dimanche 13 août 1724. II. Jahrgang. Période allant du
11 juin 1724 au 27 mai 1725.
BASSO
[Jean-Sébastien
Bach, tome I, page
60] : «…il est possible que d’autres
cantates de Bach (BWV 101, 147, 170 et 9) aient été
proposées au public de Halle par Wilhelm Friedemann Bach (vers
1746). Autre exécution envisagée : 1735-1750.
[La
copie faite par Penzel (voir ci-dessous) a pu éventuellement
servir à une autre exécution (Leipzig ?) en
juillet 1755…]
BRAATZ
[BCW] : « Il est probable que Bach dirigea cette
cantate plus qu’une fois, mais aucune preuve ne peut vérifier
cette assertion, quoique certains éléments soient en
faveur de cette possibilité. Bach, dans le deuxième
mouvement a remplacé la flûte traversière solo
[par un violon], la partie de flûte sans doute la plus
redoutable de toutes les cantates de Bach, selon les musiciens
professionnels qui ont essayé de la jouer. Bach a donc changé
cette partie de flûte par un violon obligato en 1724 ou pour
une exécution ultérieure ou bien encore par le fait
qu’il n’avait pas de flûtiste en mesure de la
jouer…»
HERZ
: 13 août 1724. Ancienne datation : 1735-1744 (Spitta).
HIRSCH
: Classement CN 86 (Die chronologisch Nummer = numérotation
chronologique). 2. Jahrgang - Choral Kantaten. Deuxième cycle
annuel des cantates de Bach à Leipzig. De juin 1724 à
juin 1725.
Chronologie
(Alfred Dürr). 1724 : BWV 178 (30 juillet) - BWV 94 (6 août
) - *BWV 101 (13 août) - BWV 113 (20 août) – BWV 33
(3 septembre) – BWV 78 (10 septembre).
HOFMANN :
«…une reprise plus tardive de la cantate où la
flûte solo est remplacée par un violon solo ? »
NEUMANN
: 1724 avec reprise possible ultérieurement.
SCHWEITZER
: Les cantates écrites après 1734. Les cantates-chorals
sont datées de cette époque par Philippe Spitta.
WHITTAKER
: La plus tardive datation. L‘auteur n‘hésite pas
à avancer „1745“. «…Si
l‘hypothèse de Terry est correcte, la cantate Nimm
von
uns,
Herr, du treuer Got“
pourrait être concomittante à la seconde invasion de la
Saxe par Frédéric II, durant la deuxième guerre
de Silésie …âgé de soixante ans, cette
guerre n‘était pour Bach qu‘un épisode
horrifique de plus, qu‘il avait connu durant sa vie…».
L’auteur renvoie aux paroles de Jésus (Luc, 19, 43) :
«…Oui, des
jours vont fondre sur toi, où tes ennemis t’environneront
de retranchements, t’investiront, te presserons de toutes
parts…»
SOURCES BWV 101
PARTITION
AUTOGRAPHE = ORIGINALPARTITUR
Pas
de sources connues.
BRAATZ
[BCW] : « Il est probable que l’autographe fit
partie de l’héritage attribué à Wilhelm
Friedmann Bach, peu après la mort de son père. Cet
autographe dut disparaître de son vivant et ne réapparut
nulle part ailleurs. La NBA I/19 recense une douzaine de copies de la
partition datant de la deuxième moitié du 18e
siècle et du 19e siècle. Trois des copies manuscrites
semblent tirées à partir de la partition autographe
originale, l’une de Christian Friedrich Penzel, une autre de
Johann Friedrich Agricola, une autre encore, la copie du premier
chœur seulement par Wilhelm Friedmann. Toutes les autres sont
des copies de copies ou tirées des parties séparées ».
DÜRR :
L’héritier du deuxième cycle des cantates de
Leipzig au nombre desquelles compte la BWV 101 serait Wilhelm
Friedemann Bach, les parties séparées étant
conservées par Anna Magdalena Bach.
VIGNAL
[Les fils Bach] : « À la mort de Johann
Sebastian Bach en 1750, Wilhelm Friedemann hérite de la plus
grande partie du matériel de ses cantates, car « étant
donné la position qu’il occupait alors à Halle il
pouvait en faire le meilleur usage ». (Forkel). Peter
Wollny estime que sous sa direction furent entendues à Halle,
intégralement ou non et plus ou moins arrangées…»,
les cantates suivantes de Johann Sebastian [suit une liste de 21
cantates dont la BWV 101, peut-être exécutée vers
1761-1763. Le fait est, que sur une deuxième copie référencée
BB Mus. ms. Bach P 830 [?] se trouvent des
corrections de Wilhelm Friedemann…]
PARTIES
SÉPARÉES = ORIGINALSTIMMEN
St
Thom L. Thomasschule
puis Bach-Archiv Leipzig. 18 parties. Partiellement autographes avec
révisions. Appartenait à Anna Magdalena Bach qui les
transmis à la bibliothèque de l’École
Saint-Thomas. Elles sont aujourd’hui aux Archives Bach à
Leipzig.
BG.
(1876) : Titre pris à l‘ancienne couverture des parties
séparées : „Dominica
10 post Trinit. | Nimm von uns Herr du treuer Gott | à | 4
Voc. | 4 Tromba. | Travers. | 2 Hautbois. | Taille. | 2 Violini. |
Viola. | con | Continuo | di Sig |J.S. Bach“
Le
filigrane, une tête d‘aigle se trouve à la fin du
dernier choral [7] dans la partie de Oboe I.
BRAATZ
[BCW] : « 18 parties copiées par Johann
Andreas Kuhnau assisté de deux autres copistes anonymes
appelés copiste 1 et copiste 2. Bach lui-même copia le
doublet de la partie de flûte traversière et corrigea ou
annota les autres parties. Les violons I et II sont manquants et
(n’existent que les doubles) ainsi que la basse continue non
transposée.
HERZ
: Le copiste pourrait être Johann Andreas Kuhnau [1703 –
†
?] (neveux ou petit-fils du cantor Johann Kuhnau), à Leipzig à
partir du 7 février 1723, dans sa période médiane
:K2.
Filigrane „à l‘aigle“ + la lettre „H“,
retrouvé dans les cantates contemporaines BWV 113 33, 78 et
99.
COPIES
XVIIIe
SIECLE = ABSCHRIFTEN
18. Jh.
(d‘après Werner Neumann).
P
AM 20.
Tübingen. Bibliothèque de l‘Université puis
à l‘Amalienbibliothek,
Berlin.
P
AM 22 B.
Amalienbibliothek, Berlin.
Partitur
830 M. Marburg, Staatsbibliothek puis Berlin Dahlem.
Partitur
951 M.
Marburg,
Staatsbibliothek puis Berlin Dahlem.
Partitur
1031 M Marburg, Staatsbibliothek puis Berlin Dahlem.
Les
dates, références et lieux de conservation des
différentes copies sont précisés dans l‘édition
de la NBA I/19.
Énumération
des cinq mêmes sources par la BG (1876) :
a)
Parties séparées à Saint-Thomas.
b)
Copie Amalienbibliothek et Bibliothek des Joachimsthaalschen
Gymnasiums in Berlin, n° 22. Corrections de la main de C. Ph.
E. Bach
P
AM 20.
c)
Une copie dite de Vienne conservée sous le n° 51 à
la Bibliothèque royale de Berlin.
d)
Copie de (ou ayant appartenu) à Friedemann Bach, en possession
(ca 1876) du Professeur E. Rudorff, à Berlin.
Partitur 830 M. Marburg
e)
Autre copie à la Bibliothèque royale de Berlin, sous le
n° P132.
f)
Copie du premier chœur [1] d’après la partition P
132.
BASSO
[Jean-Sébastien
Bach, tome I, page
60] : Dans la liste des cantates copiées à partir
de juillet 1755, par le chef de chœur de la Thomasschule
(juillet 1756) Christian Friedrich Penzel (1737-1801). La copie de la
cantate BWV 101 est datée du 27 juillet 1755 ».
SCHMIEDER
: Copie
(P AM 20
T). Partiellement de la main d‘Agricola [Johann Friedrich,
janvier 1720 †
1774,
élève de Bach à Leipzig vers 1738-1740] et Carl
Philipp Emmanuel Bach (?) 18 feuilles conservées à la
Bibliothek des Joachimsthaalschen Gymnasiums in Berlin N° 22).
Deuxième
copie avec annotations de Wilhelm Friedmann Bach. 6 feuillets et 11
pages de musique avec sur la couverture des annotations de Spitta.
Référence BB
Mus. ms. Bach P 830.
SPITTA
[Johann
Sebastian Bach,
tome III, page 287] : « Dans
la cantate BWV 94, nous reconnaissons un troisième filigrane,
un « aigle » filigrane connu sous des formes
variées mais à différentes périodes et
non significatifs pour nos recherches chronologiques. Toutefois, j’ai
classé ensemble les manuscrits dans lequel le filigrane est
exactement de la même forme. Ce sont les cantates BWV 78, 98,
33 et 101. Elles peuvent être supposées, comme la
cantate BWV 94, datées de l’année 1735…»
ÉDITIONS
BASSO
[Jean-Sébastien
Bach, tome I, page
69] : Une édition fut faite en 1830 sous le titre
"Kirchenmusik zu 4
Singstimme mit Orchester".
2 vol. (avec les six cantates BWV 101 à 106), présentée
par Adolph Bernhard Marx pour le compte de l’éditeur
Simrock.
SOCIÉTÉ
BACH
= BACH-GESELLSCHAFT
(BGA).
BG
Jg. XXIII (23e
année). Pages 3 à 32. Préface de Wilhelm Rust
(1876). Cantates 101 à 110.
[Partition
de la BGA dans le coffret Teldec / Das
Kantatenwerk /
Harnoncourt, volume 25. 1980].
NOUVELLE
ÉDITION BACH
= NEUE
BACH AUSGABE
(NBA).
KANTATEN
SERIE I / BAND 19. KANTATEN ZUM 9 UND 10 SONNTAG NACH TRINITATIS
Bärenreiter
Verlag BA 5060. 1985. Robert L Marshall.
6
Faksimile.
BWV
101. Pages 175 à 227.
Avec
les cantates BWV 105, 94, 168, 46 et 102.
Kritischer
Bericht (commentaires). BA 5060 41. Robert L Marshall. 1986.
AUTRES ÉDITIONS
BÄRENREITER
classics.| Bach | Bärenrteiter Urtext.
Sämtliche
Kantaten 7 | TP 1287. 2007.
Serie
I. Band 19. Kantaten zur 9 und 10 Sonntag nach Trinitatis.
Herausgegeben
: Robert L. Marshall.
BWV
101. Pages 173 à 227. Bärenreiter-Verlag. Kassel. 1985.
Anhang
BWV 101/2. Version
flûte traversière. Pages 101/102.
BCW.
Partition BGA + Réduction chant et piano.
BREITKOPF
& HÄRTEL. Partition PB 2951. Réduction chant et piano
= EB 7101. Partition du chœur (Chorst) = ChB 2139. Orchestre,
Orgue, chant et continuo = révision de Max Seiffert (copie).
2011.
Réduction chant et piano (36 pages) = EB 7101. Partition du
chœur (Chorstimmen), 8 pages = ChB 4601.
CARUS.
Partition (Partitur), 100 pages = Die Bach Cantate 31.101/00.
Partition d’étude (Studienpartitur) = 31.101/07.
Réduction chant et piano (Klavierauszug) = 31.101/03.
Partition du chœur (Chorstimmen) = 31.102/05. Harmoniestimmen =
31.101/09. Parties séparées (4) = 31.101/11 à
14.
KALMUS
STUDY SCORES. N° 833. Volume XXIX. New York 1968. Cantates BWV
100 à 102.
PETERS.
Réduction pour chant et piano.
PÉRICOPE BWV 101
Dixième
dimanche après la Trinité.
Épître
: 1 Corinthiens 12, 1 à 11 [PBJ. 1701]. Les dons spirituels ou
charismes.
Évangile
: Luc 19, 41 à 48 [PBJ. 1572]. Jésus prédit la
destruction du Temple (an 70) et chasse les marchands. Lamentations
sur Jérusalem
Aucune
citation littérale dans la cantate sinon des allusions comme
par exemple « Jérusalem »
dans le texte du deuxième mouvement.
MISSEL
ROMAIN. Les lectures correspondantes sont faites le 9e
dimanche après la Pentecôte :l « L’épître
rappelle les pérégrinations d’Israël au
désert et avertit de nouveau le peuple élu que tous ces
récits ont été transmis pour son instruction.
L’évangile appuie cette pensée et raconte comment
le Christ a pleuré l’infidélité de
Jérusalem. Il sous-entend tout l’amour avec lequel le
Seigneur aime son église…»
EKG.
10. Sonntag nach Trinitatis (10e
dimanche après la Trinité).
Entrée:
Proverbes 14, 34 [PBJ. 959] : « La
justice grandit une nation,
/ Le péché
est la honte des peuples…»
Psaume
55 [PBJ. 850 et 851]. Prière du persécuté :
« Entends, ô
Dieu ma prière,
/ Ne te dérobe
pas à ma supplique…»
Notamment
au verset 20 : « Pour
eux, point d’amendement : ils ne craignent pas Dieu »
et verset 23: Décharge
sur
Yahvé ton fardeau / et lui te subviendra…»
Cantique
390 : « Wach
auf, wach auf, du deutschtes Land ».
Johann Walter, 1561.
Épître
1 Romains 12, 1 à 11 [PBJ. 1683/1684]. Le culte spirituel :
« Je vous
exhorte donc, frères, par la miséricorde de Dieu, à
offrir vos
personnes
en hostie vivante…»
Évangile
: Luc 19, 41 à 48 [PBJ. 1572]. Jésus prédit la
destruction du Temple et chasse les marchands. Lamentations
sur Jérusalem.
Pour
la même occurrence, voir les cantates BWV 46 (1er
août 1723) et BWV 102 (25 août 1726).
TEXTE BWV 101
Auteur
non connu du texte des mouvements 2, 4 et 6. Le nom d’Andreas
Stübel a été avancé par le musicologue
Christoph Wolff.
1]
Martin Moller (1547-1606). Première strophe du cantique Nimm
von uns, Herr, du treuer Gott
(1584) d’après un hymne profane latin -« Dieu
apporte l’immensité de la colère
- Aufer immensam, Deus,
Aufer iram »
édité à Wittenberg vers 1541 [le texte de ce
poème est donné par Francis Browne in BCW].
2]
Poète inconnu. Texte de Moller [?] non précisé.
Pas de citation sensible du texte du cantique.
3]
Martin Moller. Strophe 3 du cantique.
4]
Poète inconnu. Avec paraphrase tirée du cantique.
5]
Martin Moller. Strophe 5 + texte libre.
6]
Poète inconnu. Deux versets du cantique.
7]
Martin Moller. Strophe 7.
SCHWEITZER
[J.S. Bach,
tome II, pages 375/376] : La cantate (n° 101) pour le
dixième dimanche après la Trinité, est l’une
de celle qui est déplorablement défigurée par la
présence excessive de récitatifs incrustés dans
le texte du choral. Bach lui-même fut inconscient de la pauvre
qualité de ce texte mais y travailla avec beaucoup de ferveur.
Heureusement Picander conserva intacte la première strophe…»
WOLFF :
« Les livrets [de ce deuxième cycle annuel -
2. Jahrgang, ici les cantates BWV 101, 2 et 20] sont manifestement de
la plume d’un seul et même poète, dont le nom ne
figure pas sur les originaux. Il y a tout lieu de les attribuer à
Andreas Stübel, qui fut le directeur adjoint de l’École
Saint-Thomas et qui mourut le 31 janvier 1725, date à laquelle
s’interrompt cette production…»
GÉNÉRALITÉS
BWV 101
BOYER
[Les
cantates sacrées de Jean-Sébastien Bach]
: « Cette
cantate constitue l’un des piliers les plus sévères
des cantates sur mélodie de choral (MDC). La mélodie du
Vater unser im
Himmelreich »
est quasiment omniprésente dans tous les mouvements et la
priorité est donnée à la parole, tandis que les
instruments n’assument qu’un rôle secondaire, rôle
assez conventionnel du violon dans le mouvement 2, rôle plus
décoratif de la flûte dans le mouvement 6.
BOYER
[Les
mélodies de chorals dans les cantates de J.-S. Bach.]
: «…La
présence continue de la même mélodie de choral
(MDC) « Vater
unser im Himmelreich »
assure à la cantate une grande unité… En effet
le cantique placé sur cette mélodie avait été
composé à l’occasion de la funeste épidémie
de peste de 1584. La prière continue et exigeante du Pater
noster devait servir
d’exorcisme à cette peste…»
CANTAGREL
[Le moulin et la
rivière. Air et variations sur Bach.
pages 126/127] : «…La cantate BWV 101 propose une
méditation sur la destruction de Jérusalem, pour
laquelle Bach s’en va emprunter une partie de son texte au
cantique de Martin Moller, composé sous le coup de l’épidémie
de peste de 1584 dont il fait la métaphore du châtiment.
Le cantique ramène avec lui la mélodie du Vater
unser , qui tout
naturellement, devant cette image de dévastation, de
disparition de sa patrie, la cité des pères, vient sous
la plume de Bach pour implorer miséricorde, réconfort
et soutien ».
HIRSCH :
Symétrie de la cantate : Choral (chœur) - Aria -
Choral (+ récitatif) - Choral (aria) - Choral (récitatif)
- Aria (Duo) - Choral (chœur).
SCHNEIDER :
Vater, unser im
Himmelreich :
« Tous ceux qui ont lu les deux Catéchismes
de Luther savent en
quels termes le Réformateur a parlé de l’Oraison
dominicale….
avec quelle simplicité, quelle concision Luther traite le
choral… Qu’il s’agisse des vers ou de la musique,
le ton général, l’accent sont d’une pureté,
d’une humilité, d’une poésie mystique fort
rares dans l’histoire du chant liturgique. Une fois de plus, on
peut parler ici de chef d’œuvre, et de chef-d’œuvre
accessible au peuple aussi bien qu’à l’élite.
Luther a si bien senti qu’un tel poème appelait la
musique, qu’il s’est essayé à la
composition d’une mélodie appropriée, celle-ci [+
Exemple musical] que donne l’édition de Weimar…
La seconde mélodie, qui porte l’empreinte très
nette de Walther, est évidemment supérieure. Elle a
prévalu et n’a cessé d’inspirer les
musiciens qui continuent, après quatre siècles, de
l’ornementer, chacun à sa manière…»
DISTRIBUTION BWV 101
NEUMANN.
Sopran, Alt, Tenor, Baß. – Chor. Zink (nur Chorstütze
1, 7), Posaune I-III ; Querflöte, Oboe I, II, Oboe da
caccia ;
Streicher ;
B.c.
SCHMIEDER.Soli
: S, A, T, B. Chor : S, A, T, B. Instrumente : Flauto trav.; Oboe I,
II; Oboe da caccia (Taille); Cornetto; Trombone I, II, III; Viol.
Solo; Viol. I, II; Vla. Cont.
APERÇU BWV 101
1]
CHORALCHORSATZ. BWV 101/1
NIMM
VON UNS, HERR,
DU TREUER GOTT,
/ DIE
SCHWERE STRAF
UND GROßE
NOT,
/ DIE
WIR MIT SÜNDEN
OHNE
ZAHL
/ VERDIENET
HABEN ALLZUMAL.
/ BEHÜT
FÜR KRIEG
UND TEURER ZEIT,
/ FÜR
SEUCHEN, FEUR UND GROßEM LEID.
Ecarte
de nous, Seigneur, Dieu fidèle, / le sévère
châtiment et le grand danger / que nous avons, tous que nous
sommes, / mérités par nos péchés sans
nombre. / Garde-nous de la guerre et de la disette, / de la peste, du
feu et de grandes misères.
Première
strophe du cantique de pénitence Nimm
von uns, Herr, du treuer Gott
(1584) en sept strophes (de six vers chacune) de Martin Moller
(1547-1606). Il emprunte à un texte profane latin édité
à Wittenberg vers 1541 « Aufer
immensam, aufer
iram ».
[Ecrit
durant la grande peste qui ravagea une grande partie d’Allemagne,
on trouve dans cette première strophe du cantique une citation
précise à la peste].
La
mélodie est celle du cantique Vater
unser im Himmelreich
de Martin Luther, issue vraisemblablement d’un chant profane du
Moyen Âge, transmise selon James Lyon dans un recueil des
« Böhmische Brüder » de 1519.
On
la retrouve dans les cantate BWV 90/5 avec la septième strophe
du même cantique utilisée dans la cantate BWV 101/7.
Renvois
à la cantate BWV 102/7 ; à la Passion
selon saint Jean BWV
245/9 ; aux chorals BWV 636 (Orgelbüchlein n° 37) ;
aux chorals BWV 682, 683, 737, 760, 761 et 762. Œuvres de
Telemann et Mendelssohn sur le texte et la mélodie du Vater
unser im Himmelreich.
BG
(1876) : Le compositeur de la mélodie Vater
unser im Himmelreich
est inconnu. Les principales sources renvoient au recueil de Valentin
Schumann, année 1539.
Ré
mineur (d-Moll), 262 mesures, C. Alla
breve
BG.
Jg. XXIII. Pages 3 à 15. | (Choral
„Nimm von uns, Herr du treuer Gott“).
| Flauto traverso. | Oboe I. | Oboe II. | Taille. | Violino I. |
Violino II. | Viola. | Soprano. / Cornetto col Soprano. | (NB : Der
cantus fiermus „Vater unser Herr, in Himmelreich“ in
Soprano).
| Alto. / Trombone I. coll‘ Alto. | Tenore. / Trombone II. col
Tenore. | Basso; / Trombone III. col Basso. | Continuo.
NEUMANN.
Parties instrumentale indépandante avec ritournelles et texte
encastré. Citation chorale aux instruments.
BASSO
[Jean-Sébastien
Bach, volume 2, page
608] : «…Il est incontestable que l’application de
la technique du motet, suivant les manières propres au stylus
antiquus, s’étend
bien au-delà de la composition des motets au sens étroit
du terme, et concerne également le domaine des cantates ou des
autres œuvres de musique sacrée. Renvoi à la note
8 des pages 853/854 : suit la liste des cantates [possédant
ponctuellement] un style proche du motet, par exemple BWV 2/1, 4/5,
21/9, 29/2, 38/1, 64/1, 68/5, 71/3, *101/1, 108/4, 121/1, 144/1,
179/1 et 182/7.
BOMBA :
«…Ce qui frappe dans ce morceau, c’est
l’indétermination harmonique évoquant la grande
détresse (große
Not) et les péchés
sans nombre (Sünden
ohne Zahl).
BOYER
[Les
cantates sacrées de Jean-Sébastien Bach]
: « Élabor ation
de choral sur mélodie Vater
unser im Himmelreich
(MDC) 096 de type IIb, avec ritournelle autonome (indépendante)
de l’orchestre. Type de choral « incrusté »
[Les
mélodies de chorals dans les cantates de J.-S. Bach.]
: «…l’élaboration
de choral se fait à l’intérieur d’un vaste
chœur inséré dans un contexte orchestral très
sombre (ré mineur). Le cantus firmus est exposé en
valeurs longues, tandis qu’une fugue s’intègre aux
autres parties vocales donnant à l’ensemble l’aspect
austère du motet, malgré l’apport instrumental
non négligeable [de la mélodie de choral) de type II »
BRAATZ
[BCW] : Exemples tirés de la partition. Mouvements 1 avec
le motif descendant du continuo aux mesures 10 et 241. Autre
illustration : le choral de Martin Luther : Dies
sind die heilgen Gebot
(1524) dont la mélodie est comparée à celle du
Vater unser im
Himmelreich.
CANTAGREL
[Les cantates de J.-S.
Bach] :
«…puissant chœur introductif en style
antico…
Sinfonia : …longues phrases descendantes, notes répétées
et surtout des motifs de soupirs…trois notes haletantes
suivies de silences qui finissent par se répandre dans tout le
tissu instrumental. Chromatismes et accords dissonants confèrent
à tout le morceau une très grande tension dramatique…
Les six périodes du choral [correspondants aux six vers de la
strophe] avec pré-imitations suivies par le soprano en cantus
firmus doublée à l’octave par la flûte.
DÜRR :
«…vaste motet à cantus firmus ».
FINSCHER :
«…Le chœur d’ouverture est une vaste
composition sur le choral, dans une écriture de motet, presque
archaïsante dans sa rigueur et sa complexité
stylistiques, à laquelle l’orchestre fournit pour ainsi
dire un commentaire affectif avec un traitement mélodique et
harmonique recourant au chromatisme et avec des motifs de soupirs peu
s’en faut excessifs…»
GARDINER :
«…L’œuvre commence de manière
sombrement méditative sur une ligne de basse indépendante
qui soutient un trio de hautbois échangeant le thème
des 10 Commandements
[ ?] avec les cordes supérieures… extraordinaire
poème en musique avec une texture orchestrale à sept
parties que Bach élargit jusqu’à onze parties
réelles… figure de trois notes en forme de « plainte »
ballottée entre les instruments…»
HIRSCH :
Chœur-choral renvoyant au motet BWV 118. Les 262 mesures
peuvent renvoyer à la somme numérique des mots « Dies
sind die heiligen
zehn Gebot - ce sont les Dix Commandements »
(renvoi à Friedrich Smend et à Manfred Schreyer),
hypothèse réfutée par Alfred Dürr et
Marianne Helms…
HOFMANN :
« Le mouvement initial est mis en relief par une écriture
« archaïque… l’amplification à
l’ancienne du chœur par un quatuor composé d’un
cornetto et de trois trombones lui confère un caractère
spécifique…. contrepoint strict des anciens motets…
motet à cantus firmus à l’ancienne…les
parties des trois hautbois, des cordes et du continuo jouent un rôle
inhabituel : elles sont indépendantes des voix… et
reprennent leur propre matériau thématique. La
répétition d’une note (comme si l’on
frappait à la porte) jouée par le premier violon au
début… et revenant à plusieurs reprises…
est particulièrement évocatrice. Il en va de même
pour le motif du soupir, fait de trois notes et revenant vers la fin
de l’introduction instrumentale pour ensuite accompagner le
premier vers du choral. C’est surtout ce motif qui confère
au mouvement son empreinte de tristesse profonde…»
MACIA
[Collectif « Tout
Bach « ] :
«… admirable grand motet à l’ancienne avec
cantus firmus aux sopranos doublées par un cornet, tandis que
les trombones renforcent les autres voix du chœur procédant
en imitation, ce qui accuse le caractère archaïque du
mouvement… une note répétée aux premiers
violons (comme un coup frappé à la porte) revient ainsi
durant tout le morceau, à l’instar du motif de soupir de
trois notes qui intervient à la fin de l’introduction
instrumentale et qui ponctue le premier vers du choral…»
WIJNEN
: «…comme
le premier mouvement d‘une grande Passion… un motif de
trois notes qui en est le fil conducteur… les voix entrent en
canon… les péchés humains sont décrits
avec une puissance effrayante…»
2]
ARIE TENOR. BWV 101/2
HANDLE
NICHT NACH DEINEN RECHTEN
/ MIT
UNS BÖSEN SÜNDENKNECHTEN,
/ LAß
DAS SCHWERT
DER FEINDE
RUHN !
/ HÖCHSTER,
HÖRE UNSER FLEHEN,
/ DAß
WIR NICHT DURCH SÜNDLICH TUN
/ WIE
JERUSALEM
VERGEHEN !
N’agis
pas selon tes droits / avec nous vils esclaves du péché,
/ laisse reposer le glaive [l’épée] des ennemis !
/ Très-Haut, exauce notre supplication / afin que notre
comportement coupable / ne nous fasse pas périr comme
Jérusalem !
Saint
Luc 19, 41 à 48 [PBJ. 1572]. Jésus prédit la
destruction du Temple de Jérusalem.
Sol
mineur (g-Moll), 90 mesures, 3/4
BG.
Jg. XXIII. Pages 16 à 19. | ARIE. | Violino solo. | Tenore. |
Continuo. (Violoncello e Violone pizzicato). Reprise „Dal segno
de la ritournelle aux mesures 2 à 17.
NEUMANN.
Forme trio (Violine (solo), Tenor u. B.c. [instrument obligé,
ou flûte à bec]. Mouvement bipartie avec ritournelle.
BASSO
[Jean-Sébastien
Bach, tome II, pages
349/350] : «…choral apparaissant dans chacun des
morceaux, excepté dans le n° 2… qui est tout à
fait indépendant du contexte mélodique généralement
dominant tout au long de la cantate ».
[Jean-Sébastien
Bach, tome II, page
350] : «… l’aria de ténor que nous
connaissons aujourd’hui dans la version avec violon concertant,
avait été conçue à l’origine pour
le Querflöte, instrument que Bach ne semble avoir employé
à Leipzig qu’à partir de la seconde moitié
de 1724 (la première cantate à l’utiliser, en
couple, est la BWV 107)…»
BOMBA :
«…rappel de l’air numéro 42 de la Passion
selon saint Matthieu…»
CANTAGREL
[Les cantates de J.-S.
Bach] : « …en
style concertant à l’italienne… écriture
en trio pour violon soliste [existe une partie de flûte solo
dans le matériel d’orchestre produite par la NBA en
annexe], ténor et basse continue… air de détresse…
et supplication adressée à Dieu revient tout
naturellement à la voix de ténor. Sa ligne mélodique
n’entretient aucun rapport thématique avec la partie de
violon solo… figuralisme très marqué, longues
tenues sur « ruhn
- s’apaiser »
et plongée abyssale d’une octave et demie sur « vergehen
- périr »,
gémissements sur « Flehen
- plaintes ».
[Le
moulin et la rivière.
pages 126/127] : «…Structurés de façon
semblable avec le n° 5, les récitatifs font entendre une à
une les périodes du cantique de Moller, en arioso, interpolées
d’un commentaire en recitativo…»
FINSCHER :
«…l’air de ténor [par comparaison au
premier chœur] est comparativement conventionnel (c’est
également le seul mouvement de la cantate qui ne s’attache
pas à la mélodie du choral)…»
HOFMANN :
« …une partie instrumentale virtuose s’associe
à la séduisante ligne vocale…»
LEMAÎTRE :
«…La partie de violon solo qui relève l’air
du ténor (n° 2) fut auparavant destinée à la
flûte traversière. Cette pièce est la seule qui
soit thématiquement indépendante du choral qui
s’infiltre peu ou prou partout ailleurs...»
MACIA
[Collectif « Tout
Bach « ] :
« Le cantique et la mélodie innerve toute la
cantate à l’exception du deuxième mouvement…
Aria indépendante du choral… fait allusion à
l ‘Évangile selon saint Luc. Le chanteur est
accompagné par les figures alambiquées d’une
flûte traversière, remplacée lors d’une
reprise ultérieure par un violon solo ».
SUZUKI
: « Le
matériau de base [de la cantate] se compose de dix-huit partes
séparées qui sont conservées aux Archives Bach
de Leipzig. C’est sur la base de celles-ci que nous devons
considérer le deuxième mouvement. [Suit la description
d’une partie isolée de flûte traversière…
pour Hofmann, le deuxième mouvement a été joué
par la flûte à la création mais en raison de
l’absence d’un musicien doué au traverso, a été
confié au violon lors d’une reprise de l’œuvre…»]
WIJNEN
: Motifs ascendants sur les mots „ruhn,
flehen et vergehen“.
3]
CHORAL + REZITATIV SOPRAN. BWV 101/3
Choral,
sopran : ACH !
HERR
GOTT,
DURCH DIE TREUE
DEIN /
Sopran,
Rezitativ : WIRD
UNSER LAND
IN FRIED
UND RUHE
SEIN. / WENN
UNS EIN UNGLÜCKSWETTER
DROHT, / SO
RUFEN WIR. / BARMHERZIGER
GOTT,
ZU DIR / IN
SOLCHER NOT:
/
Choral
sopran: MIT
TROST
UND RETTUNG
UNS ERSCHEIN !
Sopran,
Rezitativ : DU
KANNST DEM FEINDLICHEN ZERSTÖREN
/ DURCH
DEINE MACHT
UND HILFE
WEHREN /
CHORAL,
sopran: BEWEIS
AN UNS DEINE [W. Neumann/Gesangbücher“ : dein“]
GROßE GNAD
/ UND
STRAF UNS NICHT AUF FRISCHER TAT, /
Sopran
Rezitativ : WENN
UNSRE FÜßE
WANKEN WOLTEN / UND
WIR AUS SCHWACHHEIT
STRAUCHELN SOLLTEN
CHORAL
Sopran : WOHN
UNS MIT DEINER GÜTE
BEI /
Sopran
Rezitativ: UND
GIB, DAß WIR / NUR
NACH DEM GUTEN
STREBEN, / DAMIT
ALLHIER / UND
AUCH IN JENEM LEBEN
/ Sopran Choral : DEIN
ZORN
UND GRIMM
FERN VON UNS SEI.
Ah !
Seigneur, grâce à ta fidélité / notre pays
vivra dans la paix et la tranquillité. / Si une tempête
nous menace, / nous t’implorons, / Dieu miséricordieux,
/ dans un tel péril : / Apparais-nous en nous apportant
réconfort et salut ! / tu peux par ta puissance et ton
secours t’opposer à l’hostile [ ?]
destruction. / Prouve-nous ta grâce infinie / et ne nous châtie
pas quand tu nous prends en flagrant délit, / si nos jambes
sont sur le point de chanceler. / Et s’il devait arriver que
nous trébuchions / assiste-nous de ta bonté / et fais
que nous / n’aspirions qu’au bien, / afin qu’ici-bas
/ ainsi que dans l’autre vie / ta colère et ton courroux
demeurent loin de nous.
Martin
Moller. Strophe 3 du cantique.
Nouvelle
allusion à la destruction annoncée du temple de
Jérusalem : « l’hostile
destruction… »
[Saint Luc 19, 41 à 48 [PBJ. 1572].
Ré
mineur- ré mineur (d-Moll - d-Moll), 46 mesures, 3/4 (a
Tempo) et C
(Récitatif)
BG.
Jg. XXIII. Pages 19/20. RECITATIV UND CHORAL. | (Melodie „Vater
unser Herr, in Himmelreich“.)
| Soprano. | Continuo.
NEUMANN.
„Choralarioso“ et continuo „ostinato“. Secco
et citations du choral tropées ( a tempo). Motif du choral au
continuo.
BOMBA :
«…mouvement pensif, rendu très étrange par
sa mesure à trois temps, ses figures de continuo en ostinato
et ses passages récitatifs intercalés…»
BOYER
[Les
mélodies de chorals dans les cantates de J.-S. Bach.]
: «…La
mélodie de choral est présentée par le soprano
solo mais largement transformée en arioso et tropée de
récit. Le continuo seul dessine des figures obstinées.
Mélodie de choral (MDC) 096 de type III. Ce type associe le
choral à la forme du récit ». Renvoi à
Werner Neumann : Choral + Récitatif, forme particulière
du Choralbearbeitung.
CANTAGREL
[Les cantates de J.-S.
Bach] : «…choral
entendu en arioso, dans une légère ornementation, mais
entrecoupé de commentaires en récitatif secco
très expressifs… »
FINSCHER :
«…arioso de soprano et choral fortement orné…»
HOFMANN :
«…les vers du choral apparaissent sous forme d’ariosos
avec une mélodie chorale libre, accompagnée des motifs
en ostinato au continuo alors que les nouveaux vers prennent la forme
d’un recitativo
secco ».
LEMAÎTRE :
«…les mouvements 3 et 5… ont une architecture
similaire : alternance de périodes issues du choral
fondées sur un motif de type ostinato à la basse
continue et de phrases en récitatif secco…»
MACIA
[Tout Bach ] :
« Bach mélange citations du choral traité en , et
vers libres conçus en récitatif secco…»
ORON
[BCW - Discussion I] : «
Bach
pouvait-il imaginer que la ville de jérusalem a rarement connu
la paix et le calme durant sa longue histoire, jusqu‘à
nos jour ? »
SCHWEIZTER
[J.-S.
Bach |Le musicien-poète,
pages 246/247 & J.S.
Bach,
volume II, page 100] : «
Le
motif de la quiétude.. Souvent, au lieu de le renforcer, Bach
atténue le motif de la quiétude (triples croches,
croche, croche, soupir, triple croches, etc). Dans la cantate le
récitatif „O,
Seigneur Dieu par ta fidélité,
notre
pays jouira de la paix…
est accompagné par la basse suivante [+ Exemple musical,
triple croches, croche, triples croches, etc.]. Renvoi pour un motif
analogue à la cantate BWV 173/2 ».
SPITTA
: « Le
prélude instrumental agité avec le hautbois décrit
la colère. Puis la voix de basse attaque l’andante
avec la première ligne du cantique et sa mélodie…»
WIJNEN
: « La
strophe [3] du cantique est énoncée en entier et le
choral est cité à la basse continue ».
WHITTAKER
: « Toute
la ligne de chant du soprano est tellement ornée, qu‘il
est parfois difficile de reconnaître la mélodie [du
choral]
4]
CHORALBEARBEITUNG. BAß. BWV 101/4
CHORAL
Baß : WARUM
WILLST DU SO ZORNIG
SEIN ?
ARIE
Baß : ES
SCLAGEN DEINES EIFERS
FLAMMEN
/ SCHON
ÜBER UNSERM HAUPT
ZUSAMMEN. / ACH,
STELLE DOCH DIE STRAFEN
EIN / UND
TRAG AUS VÄTERLICHER HULD
/ MIT
UNSERM SCHWACHEN FLEISCH
GEDULD !
Pourquoi
veux-tu te montrer si courroucé ? / Déjà
les flammes de ton zèle / s’abattent sur notre tête.
/ Ah ! suspends donc les châtiments / et, dans ta
bienveillance paternelle, fais preuve / d’indulgence et de
patience à l’égard de notre chair sujette à
la faiblesse !
La
mineur (a-Moll), 74 mesures, 4/4. Vivace - Andante…Adagio,
Vivace - Andante, etc.
BG.
Jg. XXIII. Pages 21 à 25. ARIE. | (mit
Benutzung (utilisation)
der
Choral-Melodie „
Vater unser Herr, in Himmelreich“.)
| Oboe I. | Oboe II. | Taille. | Basso. | Continuo .
NEUMANN.
Citation chorale à la voix de basse.
BASSO
[Jean-Sébastien
Bach, tome II, pages
349/350] : « …De caractère
extraordinaire est également l’aria de basse, avec trois
hautbois, dont un da
caccia (taille),
portant deux citations (andante) de la mélodie du choral dans
la partie vocale, cependant que dans la section médiane le
choral est confié au trio instrumental (plus le continuo).
BOMBA :
«…la citation du choral se répète, suivie,
toujours sur le même texte d’un ritardando en récitatif
libre - interruption étonnante…»
BOYER
[Les
mélodies de chorals dans les cantates de J.-S. Bach.]
: «…la
mélodie de choral est confiée aux instruments pendant
une aria de basse qui elle-même emprunte certains motifs à
la mélodie 096. Il s’agit donc d’une présentation
instrumentale du cantus firmus de type V. Dans ce type la mélodie
est confiée d’une façon exclusive, à un ou
plusieurs instruments sous forme de citation discontinue ou continue,
à l’intérieur d’un contexte toujours
complexe…»
CANTAGREL
[Les cantates de J.-S.
Bach] : «…voici
l’une des plus étonnâtes arias de toutes les
cantates, opposant de façon spectaculaire la prière du
fidèle à la colère divine. Ritournelle
flamboyante vivace, des trois hautbois sur le continuo… Mais
avant d’entrer dans le tourbillon infernal des flammes sonores
de l’introduction [renvoi à André Pirro,
« Esthétique »,
page 327], la basse énonce ces premiers mots : « Pourquoi
te montrer si courroucé ? », tout doucement,
dans une tendre confiance, sur la première période du
choral, dans un mouvement dûment marqué par Bach andante
et la nuance piano.
puis vivace à nouveau, la basse interpelle Dieu, toujours sur
les mêmes mots, mais avec une vigueur… Cette section
introductive se referme comme elle avait commencé, sur la
mélodie de la première période du choral,
andante et piano, suivie, adagio et pianissimo, d’un ultime
questionnement… Dans une première partie, traitant les
deux premiers vers duc commentaire, en ut majeur et vivace,
les diverses images liées aux flammes suscitent… de
véhéments figuralismes… dans la seconde partie
de l’aria… épisode marqué andante
et piano, la ligne de chant de la basse est devenue un souple arioso…
tandis qu’au-dessus, le chœur des hautbois énonce
paisiblement période après période, tout le
choral… donc sans paroles. Une troisième partie revient
à l’agitation initiale, pour répéter les
deux dernières lignes du commentaire, en s’appesantissant
sur le mot « Geduld
- patience ».
Reprise de la ritournelle initiale…»
FINSCHER :
«…apocalyptique air de basse au sein duquel les versets
du choral sont tantôt chantés, tantôt joués
instrumentalement…»
GARDINER :
«…Le plus saisissant des airs de la cantate… un
air de fureur. Le mot « warum »
passant de façon « malhérienne »
de mi mineur vers ut mineur…»
HOFMANN :
« …pièce tout à fait inhabituelle.
L’ « unité des affects » typique
de l’époque baroque est interrompue par un changement à
la sphère des affects, perceptible en apparence par le
changement de tempi (vivace
- andante, adagio) :
après la rage violente apparaissent les gestes d’imploration
humble. Le chœur est également mis en exergue. Bach
reprend du texte original les premiers vers de l’air de la
mélodie chorale et les fait entendre au complet par les
bois…»
LEMAÎTRE :
«…dans l’aria de basse, la voix et l’étonnant
trio de hautbois (2 hautbois + la taille de hautbois) citent
successivement le choral lorsque le tempo vivace cède la place
à une andante…»
MACIA
[Collectif « Tout
Bach « ] :
«…Bach varie d’une manière étonnante
les atmosphères : la rage violente d’un vivace aux
trois hautbois alterne avec des motifs adagio-andante, où la
basse reprend des vers du cantique et évoque la
« bienveillance paternelle » de Dieu, tandis
que les hautbois égrènent la mélodie de Luther…»
PIRRO
[ L’Esthétique
de Jean-Sébastien Bach - l’orchestration,
page 232] : « assemblage de trois hautbois… ici
l’excès d’éclat devient menaçant…
Dans la cantate BWV 101, trois hautbois crépitent en
tourbillon embrasés pour symboliser les flammes de la colère
divine, prêtes à fondre sur tous…»
[BGXXIII, page 21].
WHITTAKER
[The
Cantatas of Johann Sebastian Bach,
volume 2, pages 270-271]: Chorals dans des arias. Renvois aux
cantates BWV 4/6, BWV 19/5, BWV 31/8, BWV 137/4, BWV 143/6, BWV
161/1.
[
Noter le mot „warum“,
très interrogatif, à la mesure 19 ainsi que la longue
tenue sur „Geduld“
aux mesures 59 à 62 - „Vivace, mesures 1à 8 -
„Andante“, mesures 9 et 10 - „Vivace“,
mesures 11 à 16 - „Andante“, mesures 19 à
20 - „Vivace“, mesures 21 à 37 -„Andante“,
mesures 38 à 58 - „Adagio“, mesure 58 - „Vivace“,
mesures 59 à 66 - Reprise de la ritournelle instrumentale aux
mesures 67 à 74].
5]
CHORAL + REZITATIV TENOR. BWV 101/5
CHORAL
BAß : DIE
SÜND HAT UNS VERDERBET SEHR. /
Rezitativ:
SO
MÜSSEN AUCH DIE FRÖMMENSTEN
SAGEN / UND
MIT BETRÄNTEN AUGEN
KLAGEN ; /
CHORAL
Baß : DER
TEUFEL PLAGT UNS NOCH VIEL MEHR. /
Rezitativ
Baß : JA,
DIESER BÖSE GEIST,
/ DER
SCHON VON ANBEGINN
EIN MÖRDER
HEIßT, / SUCHT
UNS UM UNSER HEIL
ZU BRINGEN / UND
ALS SEI N LÖWE
ZU VERSCHLINGEN. /
CHORAL
Baß: DIE
WELT,
AUCH UNSER FLEISCH
UND BLUT
/ UNS
ALLEZEIT VERFÜHREN TUT. /
Baß
Rezitativ: WIR
TREFFEN HIER AUF DIESER SCHMALEN BAHN
/ SEHR
VIELE [R. Wustmann : „vieles“]
HINDERNIS
IM GUTEN
AN. /
CHORAL
Baß: SOLCH
ELEND
KENNST DU, HERR,
ALLEIN : /
Baß
Rezitativ: HILF,
HELFER,
HILF UNS SCHWACHEN,
/ DU
KANNST UNS STÄRKER MACHEN ! /
CHORAL
Baß: ACH,
LAß UNS DIR BEFOHLEN SEIN.
Le
péché nous a profondément corrompus. / A tel
point que les plus dévots doivent eux aussi / gémir,
les yeux pleins de larmes ; / Le diable nous tourmente encore
bien davantage. / Oui, cet esprit malin / qui, dès l’origine,
était homicide, / cherche à nous faire perdre notre
salut / et à nous dévorer comme un lion. / Le monde,
lui aussi, ne cesse à tout propos / de tenter notre chair et
notre sang. / Ici-bas, sur cette étroite voie, nous
rencontrons / tant d’obstacles au bien. / Tu es le seul,
Seigneur, à savoir ce qu’est une telle misère :
/ Aide-nous, Dieu secourable, aide-nous dans notre faiblesse, / tu
peux nous rendre plus forts. / Ah, rends-nous obéissants à
tes commandements.
Martin
Moller. Strophe 5 et texte libre.
Renvoi
à l’Évangile de Jean 8, 44 [PBJ. 1600] :
«…Vous
avez pour père le diable…Dès l’origine, ce
fut un homicide…».
Dans la cantate : «…Oui,
cet esprit malin / qui, dès l’origine, était
homicide…»
Renvoi
à la première Épître de Pierre 5, 8 [PBJ.
1785] : « …Votre
partie adverse, le diable, comme un lion rugissant, rôde,
cherchant qui dévorer…»
Dans la cantate : «… cherche
à nous faire perdre notre salut / et à nous dévorer
comme un lion…».
Ré
mineur - ré mineur (d-Moll - d-Moll), 31 mesures, 4/4.
Alternance du choral (a
Tempo) et de la ligne
du récitatif.
BG.
Jg. XXIII. Pages 25/26. RECITATIV UND CHORAL. | (Melodie
„Vater
unser Herr, in Himmelreich“.)
| Tenore. | Continuo.
NEUMANN.
« Choralarioso » et continuo « ostinato »,
avec secco et citations tropées du choral.
BOYER
[Les
mélodies de chorals dans les cantates de J.-S. Bach.]
: «…Mélodie
de choral 096 de type III. Volet symétrique au mouvement
numéro 3 mais cette fois ci le choral tropé de récit
est confié au ténor, avec toujours un continuo
présentant des figures obstinées ».
CANTAGREL
[Les cantates de J.-S.
Bach] :
«…interpolations de commentaires avec périodes du
choral énoncé en très légères
ornementation ».
[Le
moulin et la rivière.
pages 126/127] : «…Structurés de façon
semblable avec le n° 3… [voir ci-dessus].
HOFMANN :
« …la mélodie du choral apparaît ici
dans son aspect original…»
LEMAÎTRE :
«…les mouvements 3 et 5… ont une architecture
similaire…» [voir le mouvement n° 3].
MACIA
[Collectif « Tout
Bach « ] :
« récitatif mélangeant vers du choral en
arioso et texte libre… vers du choral soutenus par la mélodie
luthérienne originale…»
6]
ARIE DUETT SOPRAN, ALT. BWV 101/6
Duett,
Alt, Choralzeilzitate + Sopran : GEDENK
AN JESU
BITTERN
TOD !
/ NIMM,
VATER,
DEINES SOHNES
SCHMERZEN
/ UND
SEINER WUNDEN
PEIN
ZU HERZEN.
Duett,
Alt + Sopran, Choralzeilzitate : DIE
SIND JA FÜR DIE GANZE WELT
/ DIE
ZAHLUNG UND DAS LÖSEGELD ;
/
Duett
Alt + Sopran: ERZEIG
AUCH MIR ZU ALLER ZEIT,
/ BARMHERZGER
GOTT,
BARMHERZIGKEIT !
/ ICH
SEUFZE STETS IN MEINER NOT !
/
Duett,
Alt + Sopran Choralzeilzitate: GEDENK
AN JESU
BITTERN TOD !
Souviens-toi
de la mort amère de Jésus ! / Prends à
cœur, ô Père, les douleurs de ton fils / et les
souffrances de ses blessures, / Elles sont en effet pour le monde
entier / Le paiement et la rançon ; / Témoigne-moi
en tout temps, / Dieu miséricordieux, miséricorde !
/ Je ne cesse de soupirer dans ma détresse: / Souviens-toi de
la mort amère de Jésus !
Ré
mineur (d-Moll), 67 mesures, 12/8
BG.
Jg. XXIII. Pages 27 à 31. ARIE (DUETT). | (mit
Benutzung (utilisation)
der
Choral-Melodie „
Vater unser Herr, in Himmelreich“.)
| Flauto traverso. | Oboe da caccia. | Soprano. | Alto. | Continuo.
Reprise Dal
segno
du prélude instrumental.
NEUMANN.
Citations du choral aux instruments et parties vocales menées
en canon. Forme de quintette : Querflöte (flûte à
bec), Oboe da caccia, Sopran, Alt, B.c. Da-capo.
BASSO
[Jean-Sébastien
Bach, tome II, page
350] : « …Dans l’admirable duo soprano
et alto… au rythme de sicilienne, auquel s’opposent
flûte traversière et hautbois da caccia, les deux
instruments comme les voix, ne s’abandonnent que par instants
à l’ornementation, entonnant alternativement la mélodie
du choral…»
BOMBA :
«…le comble de l’art de Bach a harmoniser un
choral est offert dans le duo n° 6. Le cantus firmus transparaît
encore et toujours dans l’entrelacement du dialogue
instrumental entre flûte et oboe da caccia et des parties
chantées ; le caractère pastoral de ce mouvement
élève la mémoire et les soupirs terrestres vers
l’idylle espérée de l’Acadie céleste ».
BOYER
[Les
cantates sacrées de Jean-Sébastien Bach]
: «…c’est
dans le duo n° 6 que l’intensité spirituelle de Bach
culmine sur les mots « souviens-toi
de la mort de Jésus »…»
CANTAGREL
[Les cantates de J.-S.
Bach] : «…
avec oboe da caccia dont c’est la seule intervention dans toute
la cantate…. Rythme de sicilienne, soupirs, sanglots étouffés,
discours en imitations pour chanter la mélodie du choral,
longues inflexions chromatiques descendantes… Bach traite
toutes ces figures en un mouvement concertant très subtilement
agencé, parcouru régulièrement par quelques
périodes du choral … deux parties séparées
de flûte traversière nous sont parvenues… La Neue
Bach-Ausgabe laisse le choix entre les deux…»
FINSCHER :
«…duo dans lequel une mélodie de sicilienne
saturée de soupir, le développement du choral et un
mouvement concertant écrit pour bois se trouvent unis dans une
extraordinaire combinaison…»
HOFMANN :
« …un quintette sur un rythme de sicilienne de
caractère méditatif… tout ce qui apparaît
dans les trois mesures et demie est développé dans la
citation du cantique par le hautbois da caccia et le contrepoint à
la flûte…»
MACIA
[Collectif « Tout
Bach « ] :
«…lent rythme de sicilienne gorgé de syncopes…
s’engage alors un duo entre la soprano et l’alto, avec,
en
parallèle, un duo entre oboe da caccia et flûte…
véritable quintette, avec le continuo…»
WIJNEN
: « Le mot
« Barmherzger
- miséricordieux »
est sous-tendu d’un motif suppliant ».
[Figuration
sur le mot „Pein“
aux mesures 20 à 22].
7]
CHORAL. BWV 101/7
LEIT
UNS MIT DEINER RECHTEN HAND
/ UND
SEGNE UNSRE STADT
UND LAND ;
/ GIB
UNS ALLZEIT DEIN HEILGES WORT,
/ BEHÜT
FÜRS TEUFELS
LIST
UND MORD ;
| VERLEIH
EIN SELGES STÜNDELEIN,
/ AUF
DAß WIR EWIG
BEI DIR SEIN.
Guide-nous
de ta dextre / et bénis notre ville et notre pays ; /
Prodigue-nous toujours ta sainte parole, / garde-nous des ruses et
des atteintes meurtrières du diable, / accorde-nous une brève
félicité terrestre / avant que nous ne te rejoignons
pour l’éternité.
Septième
strophe du cantique Nimm
von uns, Herr, du treuer Gott
de Martin Moller, texte et mélodie retrouvées également
dans la cantate BWV 90/5. Le texte n’est pas sans évoquer
ici celui de la cantate BWV 29/4 sur les mots «…protègent
la ville et les palais…»
Ré
mineur (d-Moll), 12 mesures, 4/4,
BG.
Jg. XXIII. Page 32. CHORAL. (Melodie « Vater
unser im Himmelreich »).
Soprano. / Flauto traverso in 8va.,
Oboe I., Cornetto. Violino I. col Soprano. | Alto. / Oboe II.,
Trombone I., Violino II. coll’ Alto. | Tenore. / Taille,
Trombone II., Viola. col Tenore. | Basso. / Trombone III. col Basso.
NEUMANN.
Simple choral harmonisé avec l’ensemble instrumental.
BOYER
[Les
mélodies de chorals dans les cantates de J.-S. Bach.]
: «…La
mélodie de choral 096 refait son apparition intégrale
dans un choral harmonisé avec présence colla
parte de tous les
instruments… »
CANTAGREL
[Les cantates de J.-S.
Bach] : « …
simple harmonisation homophone, les voix étant doublées
par les instruments ».
LEONARD
[BCW] : « La
tierce picarde finale allège le côté angoissé
de la musique ».
WIJNEN
: « Le mot
« ewig »
souligné dans la partie du ténor ».
BIBLIOGRAPHIE BWV 101
BACH
CANTATAS WEBSITE (BCW) :
AMG
(All Music Guide) : Notice par James Leonard.
BRAATZ,
Thomas : Provenance.
Exemples tirés
de la partition. Mouvements 1 (motif descendant au continuo, mesures
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Commentaires
(9 août 2002) en anglais tirés des ouvrages de Spitta,
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Francis : Novembre 2005. Texte des sept strophes du cantique
Nimm von uns, Herr, du
treuer Gott.
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chapitre 11. 2010.
ORON,
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Prévision : 23 octobre 2011.
Avec
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unser im Himmelreich.
Août 2006 à mai-juin 2009.
BACH
COMPENDIUM ou Répertoire
analytique et bibliographique des œuvres de Jean-Sébastien
Bach. Hans Joachim
Schulze et Christoph Wolff = Bach-Compendium
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*BREITKOPF.
Recueils :
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n° 10 : 371 Vierstimmige
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Ph. E. Bach – KJ. Ph. Kirnberger (sans date). N° 110, 47
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Breitkopf
n° 3765 : 389 Choralgesänge
für vierstimmigen gemischten Chor
(sans date). Classement alphabétique. N°320 et 316 à
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CANTAGREL,
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Ouvrage publié sous la direction de Bertrand Dermoncourt.
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PETITE
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Sous-titré
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Novello
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WHITTAKER
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Cantatas of Johann Sebastian Bach,
volume 2, pages 271, 275, 277/278, 298, 478 et 484 à 497
[Cette
notice est parmi les plus longues que Whittaker a consacré aux
cantates de Bach…14 pages !]
WOLFF,
Christoph : Notice de l’enregistrement de Ton Koopman. volume
10. 2000
WUSTMANN,
Rudolf : J.S.
Bachs geistliche und weltliche Kantatentexte.
Breitkopf &
Härtel, 1913-1967. Pages 200 à 202
ZWANG,
Philippe et Gérard : Guide
pratique des cantates de Bach.
R. Laffont 1982. ZK 83, pages 156/157
Réédition
révisée et augmentée. L’Harmattan 2005
DISCOGRAPHIE BWV 101
BACH
CANTATAS WEBSITE :
Discographie
établie par Aryeh Oron. Elle est ici proposée sous une
forme sensiblement allégée avec, parfois, quelques
précisions relatives aux références et aux
dates. Les numéros 1] et suivants indiquent l’ordre
chronologique de parution des enregistrements.
Sept
références (Aryeh Oron, février 2002 à
novembre 2010) + 3 références de mouvements
individuels (avril 2002 à novembre 2010).
Exemples
musicaux : Aryeh Oron (avril 2003 à janvier 2005).
BRAATZ (6
août 2002) : « C’est une honte qu’avec
quatre enregistrements disponibles, aucun chef n’ait choisi de
produire la version originale du deuxième mouvement avec flûte
traversière au lieu du violon ». Thomas Braatz a
été entendu puisque en 2004, Masaaki Suzuki a utilisé
la flûte traversière dans son enregistrement (volume
31).
6]
GARDINER (volume 5). Monteverdi Choir. English Baroque Soloists. Dom
Braunschweig (D), 27 août 2000
CD
SDG 147. 2008. Avec cantates BWV 178, 45, 46, 136 et 102
L’enregistrement
vidéo de cette cantate a été assuré par
la NDR et diffusé sur la chaîne franco-allemande
« Arte » en novembre 2000
*1]
HARBISON, John. Cantata Singers & Ensemble. Enregistré
(une première mondiale ?) à l’Emmanuel
Church de Boston (USA) en 1973. Durée :
29’53.
Disque Advent Corporation RD-1015 et reprise CD, ca ?
Avec les cantate BWV 7 et 44
3]
HARNONCOURT (volume 25). Tölzer
Knabenchor. Concentus Musicus Wien. 1980. Durée : 24’01
Disque
Teldec 6.35443-00-501-503 (SKW 25/1-2). Volume 25
CD
Teldec 4509-91760 2. Das
Kantatenwerk -Sacred Cantatas.
Volume 6. Coffret de six CD. Cantates BWV 100 à 117
CD.
Teldec 8 35443 - 242 584-2. volume 25. 1980-1989
Reprise
Bach 2000.
Teldec, volume 3. Coffret de 15 CD. Septembre 1999. Cantates BWV 100
à 117. BWV 119 à 140. BWV 143 à 149
Reprises
CD Warner Classics 8573
81179-5 (en CD séparés, volume 31). 2007.
Avec les cantates BWV 100 à 102
4]
KOOPMAN (volume 10). The Amsterdam Baroque Orchestra & Choir.
Durée : 27’30
CD
Erato 8573-80220-2. 2000. Reprise CD Antoine Marchand. Challenge
Classics. Avec les cantates BWV 20 et 2
5]
LEUSINK. Holland Boys Choir. Netherlands Bach Collegium. Juin et
juillet 2000. Durée : 25’33
Bach
Edition. 2000. CD Brilliant Classics – Bayer Records. Volume 20
- cantates, volume 11. Eglise Saint-Nicolas, Elburg (NL).
Avec
les cantates BWV 127, 95 et 124
Reprise
Bach Edition. 2006. CD Brilliant Classics IV - 93102
21/97. Avec
les cantates BWV
127, 95 et 124
2]
RILLING. Gächinger
Kantorei Stuttgart. Bach-Collegium Stuttgart. Octobre, novembre 1979.
Durée : 24‘
Disque
(D). Die
Bach Kantate.
Hänssler Verlag. Laudate 98708. 1980. Avec la cantate BW 107
CD.
Die
Bach Kantate.
(volume 47). Laudate. Hänssler Classic. 98.809. 1979-1991. Avec
les cantates BWV 102 et 77
CD.
Hänssler Edition bachakademie
(volume 32). Hänssler-Verlag 92.032. 1999
7]
SUZUKI (volume 31). Bach Collegium Japan. Concerto Palatino. Kobe
Shoin Women‘s University Chapel. Japan. Septembre 2004.
Durée:
26’15.
CD BIS-SACD-1481. 2006.
Distribution en France, juin 2006. Avec les cantates BWV 91, 121 et
133
MOUVEMENTS INDIVIDUELS BWV 101
M-1.
Mvt. 2] William H. Scheide. Bach Aria Group. Disque MGM. Début
des années 1950
M-2.
Mvts. 1 et 7] Hans Pflugbeil. Greifswalde Bach Tage Choir.
Bach-Orchester Berlin. Début des années 1950 ou 1960.
Disque puis CD
Baroque Music Club « Soli Deo Gloria », volume 7
M-3.Mvts 1, 5 et 7] Ernest Ansermet. Chœur Pro Arte de Lausanne.
Orchestre de la Suisse Romande. Genève, 30 août 1968.
Disque Decca London OS 26098. Reprise en coffret de deux CD Decca
« Eloquence 480027
DIVERS
DUFOURQ :
pas d’enregistrements anciens de la cantate. Le choral Vater
unser im Himmelreich,
page 247. 78 tours, Victor 17333, sans nom de l’interprète ?
C .
Role. Janvier 2011
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