Recordings/Discussions
Background Information
Performer Bios
Poet/Composer Bios
Additional Information
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C.
Role. Mai 2011
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CANTATE BWV
114
ACH,
LIEBEN CHRISTEN, SEID GETROST
Chers
chrétiens, ayez donc confiance
KANTATE
ZUM 17. SONNTAG NACH TRINITATIS
Cantate
pour le 17e
dimanche après la Trinité
Leipzig,
1er
octobre 1724
|
AVERTISSEMENT
Cette
notice dédiée à une cantate de Bach tend à
rassembler des textes (essentiellement de langue française),
des notes et des critiques discographiques parfois peu accessibles
(2011). Le but est de donner à lire un ensemble cohérent
d’informations et de proposer aux amateurs et mélomanes
francophones un panorama « espéré »
inédit de cette partie de l’œuvre vocale de Bach.
Outre les quelques interventions « CR »
identifiées par des crochets [...] le rédacteur précise
qu’il a toujours pris le soin jaloux de signaler sans ambiguïté
le nom des auteurs sélectionnés. A cet effet il a
indiqué clairement, entre guillemets «…»
toutes les citations fragmentaires tirées de leurs travaux.
Rendons à César...
ABRÉVIATIONS
(A)
= La majeur
→
(a moll) = la mineur
(B)
= Si bémol majeur
BB
/ SPK = Bach Bibliothek / Staatsbibliothek
Preussicher
Kulturbesitz
B.c.
= Basse continue ou continuo
BCW
= Bach Cantatas Website
BD
= Bach-Dokumente (4 volumes, 1975)
BGA =
Bach-Gesellschaft Ausgabe = Édition par la Société
Bach (Leipzig, 1851-1899). J.
S. Bach Werke. Gesamtausgabe
(édition d’ensemble) der
Bachgesellschaft
BJ
= Bach-Jahrbuch
(C)
= Ut majeur →
(c moll) = ut mineur
D
= Deutschland
(D)
= Ré majeur →
(d moll) = ré mineur
(E)
= Mi →
(Es) = mi bémol majeur
EKG
= Evangelisches
Kirchen-Gesangbuch.
(F)
= Fa
(G)
= Sol majeur→
(g moll) = sol
mineur
GB
= Grande-Bretagne = Angleterre
(H)
= Si →
(h moll) = si mineur
NBA
= Neue Bach Ausgabe (nouvelle publication de l’œuvre de
Bach à partir des années 1954-1955)
NBG
= Neue Bach Gesellschatf = Nouvelle société Bach
(fondée en 1900)
OP
= Original Partitur = Partition originale autographe
Ost.
= Original Stimmen – Parties séparées originales
P
= Partition = Partitur
PBJ
= Petite Bible de Jérusalem
PKB
= Preußicher Kulturbesitz, Staatsbibliothek, Berlin
St.
= Parties séparées = Stimmen
La
première lettre -en gras- d’un mot du texte de la
cantate indique la majuscule de la langue allemande. Dans le corps de
ce même texte allemand, le mot ou groupe de mots mis en
italiques
désignent un affect particulier ou un « accident
remarquable.
DATATION BWV 114
BRAATZ
[BCW Provenance] : Première exécution le 1er
octobre 1724. Il apparaît qu‘il y a pu y avoir d‘autres
exécutions par la suite de la cantate, durant la vie de Bach…
1740-1747… [voir à ce propos la note de la production
de Masaaki Suzuki].
DÜRR.
Chronologie 1724 : BWV 8 (24 septembre). BWV 130 (29 septembre). *BWV
114 (1er
octobre). BWV 96 (8 octobre). BWV 5 (15 octobre). BWV 180 (22
octobre).
HERZ
: outre la datation du 1er
octobre 1724, l‘auteur donne les anciennes, issues de Philipp
Spitta : 1735*1744 ou vers 1745.
HIRSCH
: Classement CN 93 (Die chronologisch Nummer). Année
II. Deuxième cycle des cantates chorales de Leipzig (Jahrgang.
II – Choral-Kantaten). Période allant du 11 juin 1724 au
27 mai 1725.
SCHMIEDER
: Leipzig, entre 1735 et 1744 (ou début 1745).
SCHWEITZER
[J.-
S. Bach | Le musicien-poète, page
203.] : Liste complète, d‘après Spitta, des
dernières cantates écrites après 1734 ».
SPITTA
: N‘a apparemment pas consacré de notice à la
cantate BWV 114 située (notamment au moyen du filigrane) dans
la période des cantate choral, soit vers 1734-1735.
SOURCES BWV 114
PARTITION
AUTOGRAPHE = ORIGINALPARTITUR
Professeur
Rudorff puis au 20e
siècle dans une collection privée New Yorkaise (USA).
Privatbesitz = collection privée.
BGA.
XXIV, Alfred Dörffel, 1876 : La partition originale est la
propriété du professeur Ernst Rudorff… 4
feuillets et 8 pages ; filigrane à la demi-lune
(Halbmond). En haut de la première page : J.J.
Doica 17 post Trinitat. Ach lieben Xsten seyd getrost ».
A la couverture : « Dom :
17 post Trinit : Ach lieben Xsten seyd | getrost | a | 4 Voc :
| Corno | 2 Hautbois | 2 Violini | Viola | con | Continuo | di |
Sign : J S. : Bach »
BRAATZ
[BCW Provenance] : « Le
premier propriétaire connu [après la mort de Bach] fut
Carl Pistor [Carl
Philipp Pistor. Berlin. 1778- 1847. Conseiller privé et
collectionneur] qui l’acquit à Berlin en 1827 lors d’une
grande vente aux enchères de manuscrits autographes de Bach
[Félix Mendelssohn fut-il présent lors de cette vente ?
probable…] Elle passa à son gendre, Adolf Rudorff [Né
à Berlin, 18 janvier 1840 – 31 décembre 1916.
Compositeur, collectionneur et professeur à la Königlischen
Hochscule Berlin] qui la donna à son petit-fils Ernst Rudorff.
Ce fut l’époque [donc vers les années 1875-1876]
à laquelle elle servit à Alfred Dörffel pour
l’édition de la BGA, [volume XXIV]. Ernst Rudorff tenta
à l’époque mais en vain de la revendre entre les
années 1893 et 1895 car elle figure dans un catalogue
d’enchères de ces années. La partition resta
alors en sa possession jusqu’à sa mort en 1916. En 1917
la Bibliothèque Peters en fit l’acquisition ainsi qu’une
grande partie de sa collection. En 1945 un collectionneur américain
au nom inconnu l’acheta à la Bibliothèque
musicale Peters. La Neue Bach Gesellsschaft KB n’a pas pu
déterminer l’endroit où il était possible
de la consulter pour une nouvelle édition. On en est donc
resté aux informations données par Dörffel en
1876 »…« Le titre pris à la
couverture est de la main de Johann Andreas Kuhnau et en tête
de la première page, Bach a écrit : « J.J.
Doica 17 post Trinitat. Ach lieben Xsten seyd getrost ».
A la fin du manuscrit il a ajouté [les classiques] « Fine
| SDG. ».
SCHMIEDER :
4 fascicules, 8 feuilles et 15 pages de musique manuscrite. Titre à
la couverture de la main d’Anna Magdalena Bach [ou Kuhnau ?]
Manuscrit signalé dans le catalogue de la Bibliothèque
musicale Peters, n° 2
SPITTA
[Johann
Sebastian Bach, volume
III, Volume
3, pages 285/286] : «…The « Half Moon
Watermark » (filigrane représentant une demie lune)
sur la première moitié de la feuille (l’autre
demeurant en blanc) est caractéristique d’un grand
nombre de cantates de la dernière partie des oeuvres de Bach”.
Suit une série de 31 cantates dont la cantate BWV 114.
[Spitta
semble donc avoir pu vérifier ce filigrane en compagnie
d’Alfred
Dörffel, quand celui-ci eut entre les mains la partition
autographe utilisée pour la première édition de
la cantate BWV 114 parue en 1876.
SUZUKI :
«…Cette cantate nous est parvenue sous forme de
partition manuscrite de la main même de Bach et aurait été
léguée à sa mort à son fils Wilhelm
Friedemann ; elle est aujourd’hui la propriété
d’un collectionneur privé aux Etats-Unis…»
PARTIES
SÉPARÉES = ORIGINALSTIMMEN
St
Thom L. Thomasschule
zZ Bach-Archiv Leipzig.
BRAATZ
[BCW Provenance] : Elles furent déposées à la
Thomaschule à Leipzig mais y arrivèrent dans des
circonstances particulières décrites par Bernhard
Friedrich Richter (Bach-Jahrbuch 1906). Les „doublets“
qui accompagnaient la partition originale furent perdues au 20e
siècle…[?] Kuhnau [il s‘agit de Johann Andreas né
en 1703 – mort ? neveux ou petit-fils du cantor Johann Kuhnau]
en copia la majeure partie à l‘exception de celle du cor
du premier mouvement – Bach le fit lui-même. Un copiste
anonyme réalisa la transposition de continuo, et Bach alors y
ajouta la basse chiffrée. Bach révisa, corrigea les
erreurs et repositionna le texte sous les notes avec les indications
de phrasé et de dynamiques.
COPIE
XVIIIe
SIECLE = ABSCHRIFTEN
18. Jh.
P
964 M.
Staatsbibliothek zu Berlin Preußicher Kultur Besitz.
Anciennement à
la Marburg Staatsbibliothek puis Berlin-Dahlem.
P
1035 M.
Staatsbibliothek zu Berlin Preußicher Kultur Besitz.
Anciennement à
la Marburg Staatsbibliothek puis Berlin-Dahlem.
BASSO
[Jean-Sébastien
Bach, tome
2, pages 59/60] : «…A
la mort de Harrer (9 juillet 1755) [successeur de Bach et cantor de
Saint-Thomas de 1750 à 1755] le chef de chœur de la
Thomasschule était Christian Friedrich Penzel (1737-1801).
Thomasien arrivé à Leipzig vers 1749, l’un des
tous derniers élèves de Bach] devenu par la suite
cantor de Merseburg, non loin de Halle].
C’était
à lui que l’on avait confié ad
interim la direction
de la musique sacrée, en attendant que l’on procédât
au choix d’un nouveau Cantor, ce qui fut fait le 26 septembre
1755 suivant [avec le cantor Doles]… . Au cours de ces six
mois, Penzel copia les partitions d’au moins treize cantates de
Bach, dont onze au cours des seuls mois de juillet et d’août
1755… La copie de la cantate BWV 114 est datée de
septembre 1755.
[Dans
le livre de Basso, volume 1, aux pages 59 à 61 figure la liste
des cantates copiées par Penzel :: BWV 94, 178, 150, 101,
137, 113, 140, 177, 33, 99, 41, 129, 114, 133, 78, 8, 126, 149, 125,
112, 62, 97, 157, 159, 106, 158 et 25, soit 27 cantates.
ÉDITIONS
SOCIÉTÉ
BACH
= BACH-GESELLSCHAFT
(+AUSGABE = BGA)
BGA
Jg. XXIV (24e
année). Pages
83 à 108. Préface d‘Alfred Dörffel, Leipzig,
courant novembre 1876. Cantates
BWV 111 à 120.
[La
partition de la BGA est dans le coffret Teldec Das
Kantatenwerk /
Harnoncourt, volume 28. 1981].
NOUVELLE
ÉDITION BACH =
NEUE BACH AUSGABE
(NBA)
KANTATEN
SERIE I/ BAND 23. KANTATEN
ZUM 16 UND 17 SONNTAG NACH TRINITATIS
Bärenreiter
Verlag BA 5054. 1982. 6 Fac-similés.
BWV
114. Pages 289 à
318.
Avec
les cantates BWV 161, 95, 8, 164, 148 et 47.
Kritischer
Bericht (commentaires). BA 5054 41. 1982. Rufus Hallmark : BWV 114.
AUTRES ÉDITIONS
BÄRENREITER
CLASSICS | Bach | Bärenreiter Urtext.
SÄMTLICHE
KANTATEN 9 | TP 1289. 2007.
Serie
I. Band 23. Kantaten zum 16 und 17 Sonntag nach Trinitatis.
Herausgegeben :
Rufus Hallmark. 1982.
BWV
114. Pages 289 à 318.
Bärenreiter-Verlag. Kassel. 1982.
BCW.
Partition BGA + Réduction chant et piano.
BREITKOPF
& HÄRTEL. Partition = PB 2964. Réduction chant et
piano (Todt) = EB 7114. Partition du chœur = ChB 1856. Révision
orgue et clavecin par Max Seiffert = OB 7113 + Copie des parties
instrumentales et de la partie de chant.
2011.
Partition = PB 4614. Réduction chant et piano (28 pages) = EB
7114. Partition du chœur (8 pages) = ChB 4614.
CARUS.
Pas de partition disponible (2011).
KALMUS
STUDY SCORES. N° 837. Volume XXXIII. New York 1968. BWV 113 à
116.
PETERS :
Klavierauszug = Réduction chant et piano.
PÉRICOPE BWV 114
Dix-septième
dimanche après la Trinité.
Épître
: Ephésiens 4, 1 à 6 [PBJ. 1729]. Appel à
l’unité… : un
seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême !
Évangile :
Luc 14, 1 à 11 [PBJ. 1563] et (ou) 18, 14 [PBJ. 1569].
Guérison d’un hydropique un jour de Sabbat.
Dans
le Missel romain, les lectures du 18e
dimanche après la Pentecôte ne correspondent pas à
celles proposées dans l’EKG (décalage d’un
dimanche entre les dimanches après la Pentecôte ou après
la Trinité (culte luthérien). Dans le missel romain on
retrouve donc l’épître aux Éphésiens
le 17e
dimanche, juste avant les « Quatre temps ».
EKG.
17. Sonntag nach Trinitatis.
17e
dimanche après la Trinité. Incipit : Michée
6, 8 [PBJ. 1420] : « On
t’a fait savoir, homme, ce qui est bon… »
C’est
le titre même de la cantate BWV 45/1 : Es
ist dir gesagt, Mensch, was gut ist…»
Psaume
119, 1 à 10 [PBJ. 914]. Eloge de la loi divine (le psaume de
Pascal !). Voir aussi le psaume 124 [PBJ. 923] et psaume144
[PBJ. 935]
Cantique
EKG 193 « Wo
Gott der Herr ni bei uns hält »,
la paraphrase du psaume 124 par Justus. Jonas ; Wittenberg,
1524.
Épître
aux Éphésiens 4, 1 à 6 [PBJ. 1729]. Appel à
l’unité, un seul Seigneur, une seule foi, un seul
baptême !
Évangile :
Luc 14, 1 à 11 [PBJ. 1563]. La guérison d’un
hydropique. Sur le choix d’une place : «… car
tout homme qui s’élève…»
Même
occurrence avec les cantates BWV 148 (19 septembre 1723) et BWV 47
(13 octobre 1726).
TEXTE BWV 114
Le
texte des mouvements 1, 4 et 7 de la cantate correspond aux strophes
1, 3 et 6 du cantique Ach,
lieben Christen, seid getrost
(avec réserve pour la première strophe… David
Spaiser, 1521 ?) attribué au poète Johann Gigas,
dit Heune (le Géant, 1514-1581). Les numéros 2, 3, 5 et
6 sont une compilation de ce cantique opérée par un
poète inconnu.
Ce
cantique publié en 1561 à Francfort-sur-l’Oder
par Johann Eichhorn comprend six strophes de sept vers chacune.
Mélodie
du cantique Wo Gott
der Herr nicht bei uns hält
inspiré du psaume 124 [PBJ 923] de Justus Jonas (1543),
mélodie présente dans les cantates BWV 73/1 et BWV 178
dont c’est le titre éponyme, aux mouvements 1, 2, 4, 5
et 7. Renvoi au choral à quatre voix BWV 256.
BCW :
La mélodie paraît dans le livre de cantiques publié
à Görlitz en 1650. Elle est souvent associée à
des textes de différents auteurs. Renvoi à Scheidt,
Pachelbel et Buxtehude avec sa cantate BUXWV 102 Wär
Gott nicht mit uns diese Zeit.
FINSCHER :
«…travail de détail et une interprétation
du texte se signalant par une richesse et un sens des nuances
proprement hors du commun…»
HERZ :
Texte autre que celui choral : peut-être J.-S. Bach ?
SCHWEITZER
[J.-
S. Bach | Le musicien-poète, page
104] : «…Nombreuses
sont les cantates que Bach a écrites sur la lassitude de la
vie. Sitôt que l’Évangile effleurait l’idée
chérie, il s’en emparait et lui consacrait toute une
description…» Renvoi aux cantates BWV 8, 32, 53, 56, 57,
82, 106, 156, 161 et 162.
GÉNÉRALITÉS
BWV 114
BOYER
[Les mélodies de
chorals dans les cantates de J.-S. Bach
, pages 356 à 356] : MDC (mélodie de choral 112 :
« Symétrie parfaite des sept numéros…Le
choral n°4 fait basculer le fléau de la balance :
« Nul fruit
ne porte le grain de blé à moins qu’il ne tombe
à
terre
».
Les trois derniers numéros permettent le triomphe de la
confiance…»
FINSCHER :
«…configuration entièrement symétrique
[des mouvements], revêtant également une exceptionnelle
homogénéité tonale, sol mineur, ré
mineur, ré mineur (modulant du sol mineur vers le ré
mineur), si bémol majeur, sol mineur, sol mineur ».
DISTRIBUTION BWV 114
NEUMANN.
Sopran,
Alt, Tenor, Baß. – Chor. Horn (seulement au cantus firmus
(nur C.f. Verstärkung) dans les mouvements 1 et 7. Querflöte,
Oboe I, II ; Streicher ; B.c. Cantus firmus au soprano +
Cor. Parties homophones et en imitations.arties instrumentales
indépendantes avec parties vocales encastrées
(ritournelles).
SCHMIEDER.
Soli : S, A, T, B. Chor : S, A, T, B. Instrumente : Flauto traverso
solo. Oboe I, II; Corno; Viol. I, II; Vla..; Continuo.
SUZUKI
: «…En
ce qui concerne l‘instrumentation du continuo, seuls les
premier et cinquième mouvements sont fournis avec la basse
chiffrée même sur les parties séparées non
transposées… on doit cependant noter que la basse
chiffrée ne date pas de la création mais plutôt
de la seconde interprétation de la cantate…»
APERÇU BWV 114
1]
CHORALCHORSATZ. BWV 114/1
ACH,
LIEBEN CHRISTEN,
SEID GETROST,
/ WIE
TUT IHR SO VERZAGEN !
| WEIL UNS DER HERR
HEIMSUCHEN
TUT, / LAßT
UNS VON
HERZEN
SAGEN |
DIE
STRAF
WIR WOHL VERDIENET HAN, / SOLCHS
MUß BEKENNEN
JEDERMANN, / NIEMAND
DARF SICH AUSSCHLIEßEN.
Chers
chrétiens, ayez donc confiance, / Vous qui vous découragez
de la sorte ! / Puisque le Seigneur nous met à
l’épreuve, / Disons du fond du cœur : / Nous
avons bien mérité la punition, / C’est là
ce que chacun doit confesser, / Personne n’a le droit de
s’exclure.
Première
strophe du cantique de Johann Gigas „Ach
lieben Christen, seid getrost“.
Six strophes de sept versets chacune.
BCW
[Francis Browne, février 2006] : Réserve sur la
paternité de cette strophe (1) datée de 1521 attribué
(non pas à Johann Gigas mais à David Spaiser. Il
pourrait s‘agir en l‘occurrence d‘un problème
d‘édition survenu vers 1521…
La
mélodie est celle du cantique (inspiré par le psaume
124) Wo
Gott, der Herr, nicht bei uns hält“
de Justus Jonas (1493-1555). Elle apparaît pour la première
fois dans le recueil Geistliche
Lieder
publié à Wittenberg en 1529. D‘un anonyme.
Sol
mineur (g moll), 80 mesures, 6/4
BGA.
XXIV. Pages 83 à 95 |Dominica 17 post Trinitatis. | „Ach,
lieben Christen, seid getrost.“| Marqué „Vivace“.
| Oboe I. | Oboe II. | Violino I. | Violino II. | Dsoprano. / Corno
col Soprano. | Alto. | Tenore. | Basso. | Continuo.
NEUMANN.
Cantus firmus au soprano.
BASSO
[Jean-Sébastien
Bach, volume 2, page
351] : «…Cette cantate débute (vivace) par
un morceau concertant bien dosé (influencé par la
structure mélodique du choral) qui emploie les voix tantôt
à soutenir, en accords, le cantus firmus, aux versets 1, 3, 4,
tantôt à le mettre en valeur par des effets
d’imitations, aux versets 2, 5 6, 7 (ce dernier musicalement
identique au 2) ; dans l’un et l’autre cas, la
longueur de la réalisation contrapuntique est la même (5
mesures)…»
BOMBA
: «…Le
premier vers de ce choral se compose d’une série
d’intervalles de tierce et d’intervalles de quinte, pris
doubles. Bach développe à partir de cela les motifs
destinés à la basse (avec un rythme insistant composé
de doubles croches continues) ainsi que ceux du premier registre de
violon / hautbois. Le chœur chante le choral sur le mouvement
instrumental qui se développe à partir de là ;
Bach met l’accent sur les termes prédominants des
différents vers en les traitant d’une manière
musicale différente (tons tenus, mouvement, répétition) :
« Getrost »,
« verzagen »,
« von
Herzen »… »
BOYER
[Les
cantates sacrées de Jean-Sébastien Bach.pages
237/238] : « Élaboration
de choral sur MDC (mélodie de choral) 112, de type II. Choral
incrusté dans une ritournelle d’orchestre Mouvement
orchestral, cantus firmus au soprano (+ le cor). Pas de flûte
traversière ».
BOYER
[Les
mélodies de chorals dans les cantates de J.-S. Bach,
pages 353 à 356] : «
MDC 112,
Mélodie
éditée par Joseph Klug (1535).
Le
cantus firmus est confié au soprano doublé par un cor,
en valeurs longues (blanches pointées) tandis que les voix
inférieures dessinent des motifs d’imitations rapides ».
CANTAGREL
[Les cantates de J.-S.
Bach, pages 950 à
956] : « C’est une grande sinfonia qui ouvre la
cantate dans un tempo marqué vivace,
où se trouve
requis tout l’effectif instrumental. Une figure métrique
(une longue une brève), quasiment omniprésente du début
à la fin propulse énergiquement le morceau dans lequel
viendront s’insérer les sept périodes du choral
[les sept vers]. En style concertant, les hautbois et les cordes
s’échangent ce motif de la joie auquel s’en ajoute
un autre, des croches répétées en mouvement
descendant… mélodie du cantique avec cantus
firmus au soprano,
doublé par le cor, tandis que les trois autres voix
l’escortent en imitations ou en harmonisation homophone ».
FINSCHER :
«…Le chœur d’entrée développe
à partir de la première ligne du cantique une
ritournelle orchestrale à deux motifs et fournit en même
temps aux voix inférieures du chœur, un commentaire des
détails contenus dans les versets du cantique (« getrost »,
« verzagen »,
« heimsuchen »,
« bekennen ») ;
dans la ritournelle comme dans le chœur se manifeste une
alliance, voire une fusion franchement dialectique d’unification
et diversification…»
GARDINER :
«…ce qui frappe immédiatement dans sa fantaisie
chorale initiale, mouvement à 6/4 en sol mineur, indiqué
vivace,
c’est qu’elle renferme en son sein la même et
émouvante mélodie de Justus Jonas utilisée par
Bach de façon mémorable dans la cantate BWV 178, bien
que traitée ici différemment…. Bach fait sienne
l’opposition des climats dans la première strophe de
l’hymne sur lequel repose la cantate toute entière…
Ce puissant contraste est audible avant même qu’un mot
soit chanté… Bach énonce deux thèmes
simultanément, l’un autoritaire et sur le ton de la
réprimande dérivé de la mélodie de
l’hymne et confié aux deux hautbois et aux premiers
violons, l’autre plus enlevée et reposante sur un motif
de type figura corta…
joué initialement par les seconds violons et le continuo…»
HOFMANN :
«…une sorte de chaconne… en sol mineur…
caractère sérieux et solennel et également
empreint d’une certaine gravité… Dans
l’introduction instrumentale, Bach expose une multitude de
matériaux thématiques qui seront combinés et
variés tout au long du mouvement. La mélodie du
cantique est déroulée, vers après vers…
sous forme d’un cantus firmus dans des valeurs de notes
allongées, alors que les voix d’alto, de ténor et
de basse apparaissent modestement mais avec un art dans le traitement
homophonique ou dans une polyphonie imitative…»
MACIA
[Tout Bach,
page 183] : «…dans le chœur d’ouverture
en sol mineur, la mélodie est égrenée dans un
mouvement en forme de chaconne par les sopranos, avec le cor colla
parte, tandis que les
autres voix du chœur brodent sur elle en une polyphonie
imitative, que la basse continue déploie une manière de
lamento et que le reste de l’orchestre joue une mélodie
agitée au caractère triste ».
NYS,
Carl de : «…le procédé habituel de la
mise en œuvre d’un cantique-choral dans les cantates :
chacun des vers du cantique constitue une séquence chorale
insérée dans le tissu instrumental, en l’occurrence
sept séquences vocales avec prélude, interludes et
postlude. La mélodie du cantique est confiée en valeurs
longues au soprano renforcé par un cor, mais l’ensemble
du matériau musical employé est déduit de la
mélodie, ce qui donne une très grande unité à
l’ensemble… On remarquera aussi que l’harmonisation
de la mélodie est fortement influencée par le sens du
texte, voire des mots qui le composent ».
PIRRO
[L'esthétique de
Jean-Sébastien Bach - Le commentaire de l’accompagnement
instrumental,
page184] : «… le motif rythmique (de joie) formé
de croches et de doubles croches… cadence vivifiante de la
basse continue, quand le texte exprime la confiance dans le secours
de Dieu… où quand les paroles annoncent la consolation
prochaine. Renvoi à BG. XXIV, page 83.
ROMIJN :
«…un parfait exemple de cantate chorale… la
thématique emprunte à la ligne mélodique d’un
choral traditionnel, souvent d’origine luthérienne…
Ici, la ligne est entendue dès l’introduction
instrumentale, avant même que les sopranos du chœur ne
s’en saisissent…»
SCHWEITZER
[J.-
S. Bach | Le musicien-poète. Le langage musical des cantates,
pages
253 à 256] : «…Les
motifs de la joie : …parfois, Bach force la note des
textes qui n’expriment qu’une certaine nuance de
contentement afin de pouvoir les traduire en musique par des motifs
exubérants. C’est ainsi que dans la cantate BWV 114, il
interprète le texte « Chrétiens,
ayez bon courage »
par la basse que voici » : [+ Exemple musical].
SCHWEITZER
[J.-
S. Bach | Le musicien-poète – Le langage musical des
cantates, page
258] : «…le
maître [Bach] figure le mot « getrost
– consolés »
par une lutte entre le motif de la terreur et celui de la joie » :
[+ Exemple musical].
[La
mélodie du choral est énoncée par les voix des
sopranos doublées par un cor, soutenues par les autres voix en
accords dans les versets 1, 3 et 4, en imitations polyphoniques dans
les versets 2, 5, 6 et 7, les versets 2 et 7 étant
musicalement identiques].
SCHWEITZER
[J. S. Bach,
volume 2, pages 116/117] : « Dans le premier chœur
nous avons ôte à côte le motif de la crainte et
le motif de la joie [+ Exemple musical du hautbois et de la basse
continue].
2]
ARIE TENOR. BWV 114/2
WO
WIRD IN DIESEM JAMMERTALE
/ VOR
MEINEN GEIST
DIE ZUFLUCHT
SEIN ? | Vivace
: ALLEIN
ZU JESU
VATERHÄNDEN
/ WILL
IN MICH IN DER SCHWACHHEIT
WENDEN ; / SONST
WEIß ICH WEDER AUS NOCH EIN.
Où y
aura-t-il, dans cette vallée de larmes, / Refuge pour mon
âme ? | En ma faiblesse, c’est vers Jésus que
je veux me tourner, / Entre ses mains paternelles me remettre ;
/ Sinon je ne sais plus que faire.
Texte
inspiré partiellement à la strophe 2 du cantique de
Johann Gigas.
Ré
mineur (d moll), 132 mesures, 3/4 - 12/8 (vivace,
mesure 55 à 77 et da capo à 3/4 mesures 1 à 55
BGA.
XXIV. Pages 96 à 100 | ARIE. | Flauto traverso. | Marqué
„Solo“. | Tenore. | Continuo. Da
Capo.
NEUMANN.
Trio : flûte à bec, ténor et B.c. Avec da capo.
BASSO
[Jean-Sébastien
Bach, volume 2, page
351] : «…une aria avec da capo, pour ténor,
dont le caractère tripartite est mis en évidence par le
fait que l’on passe successivement du 3/4 au 12/8 puis de
nouveau au 3/4, la section médiane étant par ailleurs
sur un tempo vivace ;
mais cette page est celle qui se distingue par la très haute
teneur en virtuosité de la partie soliste de flûte
traversière ».
BOMBA
: «…L’air
serait un joyau musical même sans le texte spirituel - une
alternance entre une sensibilité exacerbée, rappelant
le « Benedictus » de la Messe
en si, et un mouvement
concertant virtuose. Ce contraste correspond bien à la teneur
du texte : ici la vallée « des larmes »,
là-bas la perspective des mains paternelles de Jésus…»
BOYER
[Les
cantates sacrées de Jean-Sébastien Bach.pages
237/238] : « Aria
de ténor avec flûte traversière. Forme da capo…
La cantate culmine expressément dans l’aria de ténor,
extrêmement longue, environ 9 minutes, qui, dans son adagio de
départ, illustre la vallée de larmes, adagio suivi d’un
allegro qui exprime le désir de l’âme de s’en
remettre à Jésus avant une reprise da capo de
l’admirable adagio
(peu justifié sur le plan de la logique… »
CANTAGREL
[Les cantates de J.-S.
Bach, pages 950 à
956] : «…aria extrêmement expressive
construite en da capo strict avec ritournelle, et qui représente
un archétype du genre avec sa partie centrale en antithèse
contrastant vigoureusement avec les deux autres par le caractère,
la mesure et le tempo marqué vivace…
la question posée par la section A, la section B apporte la
réponse… dans la section A, lente… la basse
continue, marquée en toutes lettres pianissimo, procède
par des mouvements de noires et de croches piquées…le
solo désolé de la flûte développe un long
lamento… Le ténor concerte avec la flûte, lui
reprenant des éléments de motifs, procédant en
imitations ou en alternance de questions et de réponses, en
dialogue intensément expressif…»
FINSCHER :
«…l’air de ténor accentue le contraste
fourni par le texte (question - réponse) en une emphatique
opposition où interviennent sentiment, tonalité, espèce
de mesure et tempo ».
GARDINER :
«…Le contraste entre découragement et consolation
[comme dans 1] persiste dans le deuxième mouvement… un
air désolé mais hypnotique reflétant l’âme
assiégée…l’austérité
prévisible de la texture est compensée par la puissante
rythmique d’une ouverture à la française, à
3/4 prenant appuis sur des ré,
lents et lancinants, marqués pianissimo…»
HOFMANN :
«…découragement et le réconfort donne le
ton de l’expression de la première aria… duo
extraordinairement expressif avec la flûte traversière,
et la voix de ténor… contraste animé et
enthousiaste à ces mots « Allein
zu Jesu Vaterhänden…»
MACIA
[Tout Bach,
page 183] : «…le ténor dialogue avec une
flûte traversière dotée d’une partition
très virtuose… preuve que Bach disposait d’un
soliste de grande qualité. Le ton est toujours triste et
préoccupé… dans la partie centrale, la musique
s’anime brusquement et devient plus joyeuse « Allein
zu Jesu Vaterhänden… »
. Le da capo
réintroduit cependant l’amertume un rien languissante du
début, malgré les arabesques de la flûte ».
NYS,
Carl de : « …trio avec une partie très
virtuose de flûte traversière et la basse continue, dans
une tonalité assez sombre de ré mineur qui convient
parfaitement au texte, comme d’ailleurs l’instabilité
et la « recherche » de la flûte faisant
contraste avec les calmes tenues de la basse. La partie centrale de
cette aria da capo
que Bach intitule vivace
donne la réponse à la recherche, à la question
des deux premières lignes du texte : la musique se
transforme symboliquement en devenant joyeuse, très équilibrée
et régulière, en particulier dans la flûte…»
PIRRO
[L'esthétique de
Jean-Sébastien Bach - Conclusion,
page 475] : «…Cette tendance à découvrir
une sorte de sympathie entre les aspects de la nature et les
disposition de notre âme paraît souvent dans les œuvres
de Bach. Quand il parle de la « vallée
de misères…
il nous suggère l’image d’une lande aride ou
souffle un vent plaintif. [BG. XXIV, page 96]. Renvoi à la
cantate BWV 146 (BG. XXX, page 168) sur les paroles « Wir
müssen durch viel Trubsal in das Reich Gottes eingehen ».
ROMIJN :
«…Bach écrit un grand nombre de trilles et de
notes répétées au hautbois, puis aux flûtes…
une sorte de représentation naturaliste de la « vallée
de larmes » sans même avoir à faire appel aux
mots pour l’exprimer…»
SCHWEITZER
[ J.-
S. Bach | Le musicien-poète – Le langage musical des
cantates, page
256] : «…Un
solo de flûte…Dans la cantate BWV 114, une voix demande
« Dans cette
vallée de misère, où mon âme trouve-t-elle
un refuge ? et
une autre répond [mais laquelle ?] « Allons
vers Jésus ».
Nous entendrons d’abord la question douloureuse et ensuite
l’éclat de joie [le motif de la joie] que provoque la
réponse » : [+ Exemple musical et la réponse
« Vivace ».
3]
REZITATIV BAß. BWV 114/3
O
SÜNDER,
TRAGE MIT GEDULD,
/ WAS
DU DURCH DEINE SCHULD
/ DIR
SELBER ZUGEZOGEN ! / DAS
UNRECHT
SÄUFST [R. Wustmann : „trinkst“]
DU JA / WIE
WASSER
IN DICH EIN, / UND
DIESE SÜNDENWASSERSUCHT
/ IST
ZUM VERDERBEN
DA
/ UND
WIRD DIR TÖDLICH SEIN. | DER
HOCHMUT
Aß VORDEM VON DER VERBONEN FRUCHT,
/ GOTT
GLEICH ZU WERDEN ; / WIE
OFT ERHEBST DU DICH MIT SCHWÜLSTIGEN
GEBÄRDEN,
/ Andante
: DAß
DU ERNIEDRIGT
WERDEN
MUßT. | WOHLAN,
BEREITE DEINE BRUST,
/ DAß
SIE DEN TOD
UND GRAB
NICHT SCHEUT, / SO
KÄMMST DU DURCH EIN SELIG STERBEN
/ AUS
DIESEM SÜNDLICHEN VERDERBEN
/ ZUR
UNSCHULD
UND ZUR HERRLICHKEIT.
O pécheur, endure patiemment / Ce que tu t’es attiré
/ Par ta propre faute ! / Tu t’abreuves du mal et
d’injustice / Comme tu t’abreuvais d’eau / Et cette
hypocrisie du péché / Est là pour nous perdre /
Et te sera mortelle. / L’orgueil goûta jadis au fruit
défendu, / Pour être semblable à Dieu ; /
Combien de fois ne t’élèves-tu pas avec morgue /
Alors que tu dois être abaissé / Allons prépare
ton cœur / A ne pas redouter la mort et le tombeau / Ainsi
sortiras-tu, en mourant saintement / De cette coupable perdition /
Pour accéder à l’innocence et à) la
gloire.
Tiré
de la strophe 2 du cantique de Johann Gigas.
Sol
mineur (g moll) → ré mineur (d moll), 21 mesures, C.
Andante
aux mesures 13 à 21.
BGA.
XXIV. Pages 100/101 | RECITATIV. | Basso. Continuo.
NEUMANN.
Récitatif secco associé à un arioso.
BASSO
[Jean-Sébastien
Bach, volume 2, page
351] : «…Récitatif avec passages arioso…»
BOYER
[Les
cantates sacrées de Jean-Sébastien Bach.pages
237/238] : « Récit
de basse secco avec section centrale arioso ».
CANTAGREL
[Les cantates de J.-S.
Bach, pages 950 à
956] : «…Au centre de ce récitatif secco, un
épisode d’arioso, marqué andante, souligne en
figuralismes éloquents l’antithèse du chrétien
qui s’élève bruyamment alors qu’il devrait
être abaissé ».
MACIA
[Tout Bach,
page 183] : «… ce morceau module d’une
manière poignante de sol mineur en ré mineur…»
NYS,
Carl de : « …la fin du secco s’élargit
en arioso pour souligner l’abaissement et l’exaltation
dont il est question dans le texte » .
PIRRO
[L'esthétique de
Jean-Sébastien Bach. - Formation des motifs, pages
60 à 62] : «…On rencontre fréquemment
chez Bach des thèmes issus de ce grand motif dissonant de la
détresse… variante du thème de lamentation…
formule de chant mêlée à des textes qui
conseillent la résignation… le trait caractéristique
du motif, la répétition d’une note qui annonce
une évolution de la tonalité…Dans la cantate BWV
114… la note sur laquelle la voix insiste complète une
succession retombante de tierces mineures qui évoquent, en
l’arpégeant, l’harmonie de septième
diminuée… Enfin le groupe mélodique se résout
sur une cadence de sol mineur. Nous passons ainsi de l’incertitude
à la précision tonale. Ce chant d’abord troublé,
puis assombri, s’accorde fort bien d’ailleurs avec des
paroles qui conviennent à la patience, mais laissent deviner
le découragement : « O
pécheur, supporte avec patience les maux que tu t’es
attirés par ta propre faute ».
[+ Exemple musical sur les mots « O
Sünder, trage mit geduld »…
BG. XXIV, page 100].
[Formation
des motifs, page 73] :
« Bach a toujours usé avec intention des motifs
formés ainsi de sons voisins. Il les associe constamment à
des paroles de signification douloureuse. Il les modèle
d’ailleurs avec variétés. Parfois la succession
chromatique se réduit aux trois notes comprises dans
l’intervalle d’un ton… » [+ Exemple
musical sur les mots « aus
diesem sündlichen Verderben - De cette coupable perdition ».
BG. XXIV, page 101]. Renvois aux cantates BWV 83, BWV 20, BWV 72,
BWV 181 et BWV 73.
4]
CHORALBEARBEITUNG SOPRAN. BWV 114/4
KEIN
FRUCHT DAS WEIZENKÖRNLEIN
BRINGT, / ES
FALL DENN IN DIE ERDEN ;
|| SO
MUß AUCH UNSER IRDSCHER LEIB
/ ZU
STAUB
UND ASCHEN
WERDEN, ||| EH
ER KÖMMT ZU DER HERRLICHKEIT,
/ DIE
DU, HERR
CHRIST,
UNS HAST BEREIFT’ |||| DURCH
DEINEN GANG
ZUM VATER.
Nul fruit ne
porte le grain de blé / A moins qu’il ne tombe en
terre ; / Ainsi notre enveloppe mortelle / Doit devenir cendre
et poussière / Avant de parvenir à la gloire / Que tu
nous as préparée, Seigneur Jésus-Christ, / En te
rendant auprès du Père.
Troisième
strophe du cantique de Johann Gigas „Ach
lieben Christen, seid getrost“.
Paraphrase
de saint Jean 12, 24 [PBJ. 1607] : „Si
le grain de blé tombé en terre ne meurt, il reste seul;
s‘il meurt, il porte beaucoup de fruit“.
Mélodie
„Wo
Gott, der Herr, nicht bei uns hält“
de Justus Jonas.
[On
serait tenté d‘évoquer ici la „parabole du
semeur“ prise à saint
Luc 8, 4 à 15 [PBJ. 1548] et présente par ailleurs
dans la cantate BWV 18/2.]
Sol
mineur (g moll), 37 mesures, C
BGA.
XXIV. Pages 101 à 103 | CHORAL. | Soprano. | Continuo.
NEUMANN.
Barform. ABA‘.
BASSO
[Jean-Sébastien
Bach, volume 2, page
351] : «…le choral est entonné en style
simple par le soprano, sur le vigoureux support de figurations
« obstinées » confiées au
continuo ».
BOMBA
: «…strophe
choral interprétée dans une simplicité soutenue
par le continuo…»
BOYER
[Les
cantates sacrées de Jean-Sébastien Bach, pages
237/238] : « Élaboration
de choral sur MDC 112 (mélodie de choral) de type VI ».
BOYER
[Les
mélodies de chorals dans les cantates de J.-S. Bach,
pages 353 à 356] : MDC 112, «…l’élaboration
chorale est confiée au soprano solo, verset par verset, tandis
que la seule basse continue déverse un mouvement perpétuel
issu de la thématique même du choral de type VI (choral
confié à un soliste) comme dans la cantate BWV 44/4
CANTAGREL
[Les cantates de J.-S.
Bach, pages 950 à
956] : «…le choral est chanté par le soprano
en valeurs « normales, celles du chant de l’assemblée,
doté d’une très légère
ornementation. Il est accompagné de la seule basse continue en
un motif étrange, quasi obstiné, régulièrement
entrecoupé de silence…n’est-ce pas le geste du
semeur que représente la musique ? (Schweitzer)…
et Schweitzer fait justement observer que Bach a noté au bas
d’une page du premier chœur, une esquisse de ce mouvement
du continuo…»
GARDINER :
«…confié à un continuo unisono,
l’accompagnement est tout entier constitué d’une
figure de dix notes séparées par deux silences
(demi-soupirs)… [figuration] du petit mouvement sec que fait
le poignet du semeur…»
HOFMANN :
«…motifs constants et répétés au
continuo…»
MACIA
[Tout Bach,
page 183] : «…la mélodie est confiée
à la soprano en valeurs longues ; pour cette allégorie
« Nul fruit
ne porte le grain de blé »,
le Cantor n’a prévu qu’un continuo aux motifs
agités et répétitifs…»
NYS,
Carl de : « …la troisième strophe du
cantique est présentée sous une forme à la fois
captivante et inattendue : une voix de soprano chante la mélodie
de manière presque rigoureuse, avec très peu
d’ornements, au-dessus d’une basse continue assez riche
et dont certains motifs semblent dérivés de la mélodie
chantée. Le symbole du grain de blé qui doit mourir en
terre pour porter du fruit est exprimé, comme le remarque
Manfred Schreier, par un contraste simultané entre les deux
lignes ».
SCHWEITZER
[J.-
S. Bach | Le musicien-poète, page
207.] : motifs descriptifs…
Parfois, l’association d’idées picturales qui a
donné naissance au thème est tellement lointaine, qu’il
faut faire tout un détour pour la découvrir. Prenons,
par exemple, l’air Le
grain de blé ne
peut produire aucun
fruit, s’il ne tombe sur le sol,
qui se développe sur la basse obstinée que voici [+
Exemple musical]. Quelle en est la signification ? N’est-ce
point le geste du semeur que représente la musique ? Car,
alors, tout s’explique : c’est en effet comme si,
dans le lointain, l’on voyait à intervalles réguliers,
un bras s’étendre une fois, deux fois, trois fois ;
la traînée des grains reste suspendue en l’air
pendant un instant, et puis tombe à terre. Thème unique
en son genre… l’un des rares cas où nous
puissions retracer la genèse du thème : Bach, lui
aussi ne réussissait pas du premier coup ! Déjà
pendant la composition du premier chœur [1] le thème de
l’air le hantait. Croyant le tenir, il le nota à la hâte
au bas de la page, sous cette forme [+ Exemple musical]… La
transformation a donc consisté, précisément, à
remplacer le rythme souple à trois temps par le rythme saccadé
à quatre temps, et à introduire des pauses : en un
mot, à lui donner le rythme caractéristique du
mouvement du semeur, que l’esquisse [de 1] n’exprimait
qu’imparfaitement…»
ROMIJN :
«…le thème du choral initial, présenté
sans aucun ornement au soprano, se développe sur une basse
extraordinairement agitée, entrecoupée de silences
presque aberrants, une illustration musicale de ce que le soprano
chante en toute simplicité…»
5]
ARIE ALT. BWV 114/5
DU
MACHST, O TOD,
MIR NUN NICHT FERNER BANGE, / WENN
ICH DURCH DICH DIE FREIHEIT
NUR ERLANGE, /
ES
MUß JA SO EINMAL GESTORBEN SEIN.
|| MIT
SIMEON
WILL ICH IN FRIEDE
FAHREN,
/ MEIN
HEILAND
WILL MICH IN DER GRUFT
BEWAHREN / UND
RUFT MICH EINST ZU SICH VER… adagio
: KLÄRT
UND REIN.
O mort, tu ne
me fais plus peur / Si seulement par toi j’atteins la liberté ;
/ Il faut bien en passer par la mort. / Avec Siméon, je veux
aller en paix, / Mon Sauveur veillera sur moi dans la tombe / Et
m’appellera un jour à lui, transfiguré et pur que
je serai.
Luc
2, 29 [PBJ. 1637, le „Nunc
dimittis“].
Le cantique de Siméon ici évoqué avec les
paroles «
Avec Siméon, je
veux aller en paix…»
Si
bémol majeur (B), 83 mesures, C. Adagio aux mesures 48/49. Da
capo aux mesures 1 à 34.
BGA.
XXIV. Pages 103 à 107 | ARIE. | Oboe I. | Violino I. | Violino
II. | Viola. | Alto. | Continuo. Da
Capo.
Jusqu‘à la mesure 34 avec Gestorben
sein
et postlude instrumental.
NEUMANN.
Parties instrumentale avec hautbois, cordes, Basse continue et Alto.
Avec da
capo.
Texte
tiré ou inspiré par la strophe 4 du cantique de Johann
Gigas.
CANTAGREL
[Les cantates de J.-S.
Bach, pages 950 à
956] : «…la voix d’alto, ici la voix de l’âme
marquée par la souffrance. Quant au hautbois il est encore
l’instrumentation de la méditation sur la mort envisagée
comme une nouvelle naissance. Un tendre et réconfortant si
bémol majeur évoque le sommeil réparateur de la
mort…Air à da
capo strict avec
ritournelle… Section A. Ritournelle qui déroule une
phrase exprimant la tranquille consolation du chrétien, que
reprend l’alto. Pour bien distinguer ce dialogue, les
instruments à cordes procèdent le plus souvent en notes
piquées, dans la nuance piano.
Par contraste, la section médiane B se déploie dans le
ton principal de sol mineur… et s’achève sur une
cadence ornée pour valoriser le mot « verklärt
– transfiguré ».
Renvoi à André Pirro.
FINSCHER :
«…l’air d’alto acquiert, par de brèves
insertions dans le mode mineur et de degrés mélodiques
chromatiques, une intensité peu s’en faut angoissante
dans l’interprétation des paroles… le mot « Tod,
la bémol littéralement nié par le « la »
intervenant sur le mot « nicht »…»
GARDINER :
«…Bach écrit une séquence chromatique
ascendante pour [décrire] l’approche de la mort sur « Es
muß ja so einmal gestorben
sein »,
l’alto évoluant en sixtes avec le hautbois sur la
pulsation du continuo…»
HOFMANN :
«…Aria…expression d’espoir, d’autant
plus émouvant qu’il est le seul de la cantate à
être en mode majeur… Un peu partout, y compris dans
l’euphonie des sixtes et des tierces parallèles entre la
voix et le hautbois, règne une ambiance de fête, mais
aux mots « es
muß ja
so einmal gestorben sein »
cette atmosphère est assombrie par de frappantes incursions en
mode mineur…»
MACIA
[Tout Bach,
page 183] : «…seul mouvement en mode majeur de la
partition. Règne ici une ambiance de fête marquée
par le rythme trépidant et l’euphonie (sixtes et tierces
parallèles) entre voix et hautbois. Pourtant, Bach ménage
un assombrissement saisissant en mode mineur, lorsque le texte
indique « Il
faut bien en passer par la mort ».
NYS,
Carl de : «…C’est le seul mouvement en majeur
de la cantate, ce qui s’explique parfaitement par la lecture du
texte : les seules modulations mineures interviennent lorsqu’il
est question de la nécessité de mourir (et où le
librettiste cite d’ailleurs un vers du cantique original…»
PIRRO
[L'esthétique de
Jean-Sébastien Bach
- Le commentaire de
l’accompagnement instrumental,
pages 175/176] : «…Forme rythmique de la basse
continue… uniformité de mouvement qui régit
la basse continue quand le texte parle de mourir… »
[+ Exemple musical sur les mots « Du
machst, O Tod, mir nun nicht ferner bange
- O mort, tu ne me
fais plus peur ».
BG. XXIV, page 104].
[La
traduction du texte,
page 275] : « Dans l’air d’alto… Bach
met une gravité soudaine dans la fin de cette phrase qui
évoque la mort, libératrice, mais dont
l’affranchissement est payé par la douleur «
O mort, tu ne me fais
plus peur / Si
seulement par toi j’atteins la liberté ».
Ce mélange d’audace et de crainte est d’une
admirable vérité de sentiment. Ici encore, Bach
complète son texte et fait deviner ce que les paroles
n’avouent point, l’inévitable terreur de la mort
incertaine, que les promesses de consolation ne suffisent pas à
détourner ». [+ Exemple musical sur les mots « Wenn
ich durch dich die Freheit nur erlange, es muss ja so einmal
gestorben sein ».
BG XXIV, page 104].
6]
REZITATIV TENOR. BWV 114/6
INDES
BEDENKE DEINE SEELE
/ UND
STELLE SIE DEM HEILAND
DAR ; / GIB
DEINEN LEIB
UND DEINE GLIEDER
/ GOTT,
DER SIE DIR GEGEBEN, WIEDER. | ER
SORGT UND WACHT, / UND
SO WIRD SEINER LIEBE
MACHT
/ IM
TOD
UND LEBEN
OFFENBAR.
Songe donc à
ton âme / Et présente la au Sauveur ; / Rends ton
corps et tes membres / A Dieu qui te les a donnés. / Il prend
soin et veille, / Et ainsi la puissance de son amour / Se manifeste
dans la mort et la vie.
Texte
tiré ou inspiré de la strophe 5 du cantique de Johann
Gigas.
Sol
mineur (g moll) → Sol mineur (g moll), 9 mesures, C
BGA.
XXIV. Pages 107 | RECITATIV. | Tenore. | Continuo.
NEUMANN.
Rezitativ secco.
BOYER
[Les
cantates sacrées de Jean-Sébastien Bach.pages
237/238] : « Récitatif
secco de ténor ».
7]
CHORAL. BWV 114/7
WIR
WACHEN ODER SCHLAFEN EIN, / SO
SIND WIR DOCH DES HERREN ;
| AUF
CHRISTUM
WIR GETAUFET SEIN [R. Wustmann : „sindt“],
/ DER
KANN DEM SATAN
WEHREN. || DURCH
ADAM
AUF UNS KÖMMT DER TOD,
/ CHRISTUS
HILFT UNS AUS ALLER NOT,
| DRUM
LOBEN WIR DEN HERREN.
Que nous
soyons éveillés ou endormis, / Nous appartenons au
Seigneur ; / Nous avons été baptisés dans
le Christ, / Qui peut faire obstacle à Satan. / A cause d’Adam
la mort vient à nous, / Mais Jésus-Christ pourvoit à
notre secours. / Aussi louons-nous le Seigneur.
Sixième
et dernière strophe du choral Wo
Gott, der Herr, nicht bei uns hält
de Johannes Gigas avec sa mélodie de Justus Jonas.
Un
texte allusif à celui de l‘Épître aux
romains 14, 8 [PBJ 1685] : «…Si
nous vivons, nous vivons pour le Seigneur, et si nous mourrons, nous
mourrons pour le Seigneur. Donc, dans la vie comme dans la mort, nous
appartenons au Seigneur
».
Sol
mineur (g moll), 14 mesures, C
BGA.
XXIV. Page 108 | CHORAL. | Soprano. /Corno, Oboe I. II. Violino I.
col Soprano. | Alto. / Violino II. coll‘ Alto. | Tenore. /
Viola col Tenore. | Basso. | Continuo.
NEUMANN.
Simple choral harmonisé avec l‘instrumentation comme
dans le premier mouvement.
BOYER
[Les
cantates sacrées de Jean-Sébastien Bach, pages
237/238] : « Choral
harmonisé sur Mélodie de choral (MDC) 112, de type I ».
BOMBA
: «…Bach
déploie tout son art de la technique de composition pour
assombrir le mot de « Satan »
par un chromatisme approprié et pour glisser sur le texte
« Durch Adam
auf uns kommt der Tod «
une ligne de basse menant sur un immense intervalle portant le nom de
onzième (onze tons !). Ce mouvement ascendant est
objectif et conséquence…»
CANTAGREL
[Les cantates de J.-S.
Bach, pages 950 à
956] : «…Les deux premières périodes
de cette strophe sont imitées de l’Épître
aux Romains 14, 8 [PBJ. 1685] dans laquelle Paul exalte la charité
envers les faibles… La dernière strophe du cantique de
Gigas est traitée en harmonisation homophone, les voix
soutenues par les instruments, le cor renforçant la mélodie
du choral au soprano ».
FINSCHER :
«…partie mélodique renforcée, comme dans
le chœur d‘ouverture, par un cor…»
MACIA
[Tout
Bach,
page 183] : «…climat de confiance retrouvé,
où le cor fait sa réapparition en soutien du cantus
firmus“.
[le
nombre de mesures (ici 14) pourrait-il être „signifiant“
comme une profession de foi personnelle de Bach…?]
BIBLIOGRAPHIE BWV 114
BACH
CANTATAS WEBSITE (BCW) :
AMG
(All Music Guide) : Notice.
BRAATZ,
Thomas : Provenance (29 septembre 2002).
Commentaires
et Mélodie Wo
Gott, der Herr, nicht bei uns hält. En
collaboration avec Aryeh Oron, janvier 2006.
BROWNE,
Francis : Texte des six strophes du cantique „Ach
lieben Christen, seid getrost“.
Allemand et anglais. Février 2006.
CROUCH,
Simon : Notice 1996 & 1998.
EMMANANUEL
MUSIC : Notice de Craig Smith.
MINCHAM,
Julian: The Cantatas of
Johann Sebastian Bach,
chapitre 18. 2010.
ORON,
Aryeh : Discussions : 1] 27 septembre 2002 – 2] 17 septembre
2006 – Prévision : 15 avril 2012.
Mélodie
du choral :
Wo Gott, der Herr, nicht bei uns hält. En
collaboration avec Thomas Braatz, janvier 2006.
AMBROSE,
Z. Philip (University of Vermont) : The
new translation of cantata texts.
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Rilling. Série verte. Vers 1990
Voir
aussi le NET : Classics/faculty/bach/BWV
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analytique et bibliographique des œuvres de Jean-Sébastien
Bach. Hans Joachim
Schulze et Christoph Wolff = Bach-Compendium
: analytisch-Bibliographisches
Repertorium der œuvre Johann Sebastian Bach.
Editions
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Breitkopf
n° 10 : 371 Vierstimmige
Choragesänge. C.
Ph. E. Bach – KJ. Ph. Kirnberger (après 1784). N°
335 (si mineur).
Breitkopf
n° 3765 : 389 Choralgesänge
für vierstimmigen gemischten Chor
(sans date). Classement alphabétique. N°
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Verlag Merfburger Berlin. 1951. Ausgabe für die Evangelische
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Dans les
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Notice de l‘enregistrement d‘Helmuth Rilling (Laudate
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l’enregistrement Erato / Rilling, volume 5. 1976
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du Cerf, Paris, 1955. Page 1254
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les références bibliques, apparaît sous
l’abréviation « PBJ ».
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Bernhard Friedrich : W. Neumann. Literaturverzeichnis 44] Über
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Foestich 1967, 8e
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104, 203, 207, 254, 256 et 256
:
J. S. Bach.
Édition allemande complète en deux volumes. 1911.
Édition
américaine (traduction de E. Neumann). Dover Publications,
inc. New York. 1911-1966.
Volume
2, pages 36, 37, 116, 227, 368, 378, 461, 462 (note), 463 (note)
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Philipp : Johann
Sebastian Bach.
Sous-titré
: « His
Work and influence on the Music of Germany 1685-1750 »
Novello
& Cy 1889 - Dover 1951-1952. Trois volumes. Volume III, page 285
SUZUKI,
Masaaki : Note de la production de son enregistrement. CD Bis, volume
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W. Gillies : The
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Oxford U.P. 1959-1985
Volume
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Christoph : Notice de l’enregistrement de Ton Koopman, volume
12. 2000
WUSTMANN,
Rudolf : J.S.
Bachs geistliche und weltliche Kantatentexte.
Breitkopf &
Härtel, 1913-1967. Pages 238/239
ZWANG,
Philippe et Gérard : Guide
pratique des cantates de Bach.
R. Laffont 1982. Page 165
Réédition
révisée et augmentée. L’Harmattan 2005
DISCOGRAPHIE BWV 114
BACH
CANTATAS WEBSITE :
Discographie
établie par Aryeh Oron. Elle est ici proposée sous
forme sensiblement allégée avec, parfois, quelques
précisions relatives aux références et aux
dates. Les numéros 1] et suivants indiquent l’ordre
chronologique de parution de l’enregistrement.
Six
références (août 2002 – juin 2010) + huit
mouvements individuels (août 2002 – avril 2011).
Exemples
musicaux : Aryeh Oron (janvier 2003 - janvier 2005).
5]
GARDINER (volume 9) . Monteverdi Choir. English Baroque Orchestra.
Soprano : Katharine Fuge. Contre-ténor : Charles Humphries.
Ténor
: Mark Padmore. Basse : Stephan Loges. Bach Cantata Pilgrimage :
Allhelgonakyrian Lund (SV =. Suède). 14 octobre 2000.
Durée
: 24’12. CD SDG 159. Distribution en France = octobre 2009).
Avec les cantates 148, 47, 96, 169, 116, motet BWV 226 et choral
pour
orgue BWV 668
4]
KOOPMAN (volume 12). Amsterdam Baroque Orchestra. Soprano : Lisa
Larson. Alto : Annette Markert. Ténor : Christpoh
Prégardien.
Basse :
Klaus Mertens. Mars 2000. Waalse Kerk. Amsterdam (NL). Durée :
22’04.
Coffret
de trois CD Erato 8573-85842-2. Reprise CD Antoine Marchand (vers
2003). Avec les cantates BWV 99 et 78
2]
LEONHARDT. Knabenchor Hannover. Collegium Vocale (direction de
Philippe Herreweghe). Leonhardt-Consort. Garçon-soprano :
Sebastian
Hennig. Alto : René Jacob. Ténor : Kurt
Equiluz. Basse : Max van Egmond. 1981 . Durée :
24’05
Disque
Teldec 6.35573-00-501-503 (SKW 28/1-2). Das
Kantatenwerk (volume
28)
CD
Teldec 242 606-2. Das
Kantatenwerk (volume
28). 1988
CD
(D). Teldec 4509- 91760 2 Das
Kantatenwerk - Sacred Cantatas. Coffret
de 6 CD. Volume 6 avec les cantates BWV 100 à 117
Reprise
Bach 2000.
Teldec, volume 3. Coffret, 15 CD. Septembre 1999. Cantates BWV 100 à
117. BWV 119 à 140. BWV 143 à 149
Reprise
Warner Classic, CD 8573 81175-5. Intégrale en CD séparés,
volume 35. 2007. Avec les cantates BWV 112 et 113
3]
LEUSINK Holland Boys Choir/ Netherlands Bach Collegium. Soprano :
Ruth Holton. Alto : Sytse Buwalda. Ténor : Knut Schoch.
Basse
: Basse : Bas Ramselaar. Église Saint-Nicolas d’Elburg
(NL). Avril et septembre 1999.,. Durée : 24’13
Bach
Edition. 2000. CD Brilliant Classics. Volume 5 – Cantates,
volume 2. Avec les cantates BWV 57 et 155
Reprise
Bach Edition. 2006. CD Brilliant Classics
III - 93102 8/54
Cette
réédition 2006 a fait l‘objet en 2010 d‘une
nouvelle édition „augmentée“ : 157 CD + les
partitions et 2 DVD proposant les Passions
de
saint Jean et saint Matthieu.
1]
RILLING. Gächinger Kantorei Stuttgart. Bach-Collegium Stuttgart.
Janvier, février
1974. Soprano : Gabriele Schnaut. Alto : Else Paaske
(1974)
puis Julia Hamari (1981). Ténor : Kurt Equiluz. Basse :
Wolfgang Schöne. Gedärchtniskirche, Stuttgart (D). janvier
et février
1974.
Reprise pour le label Die Bach Kantate (CD série verte) des
mouvements 5 (l’alto Else Paaske remplacée par Julia
Hamari) et 7, en
février
1981. Durée : 26’47.
Disque
(D). Die
Bach Kantate.
Hänssler Verlag. Classic. Laudate 98674. 1976. Avec la cantate
BWV 179
Disque
(F) Erato. Les
grandes cantates. STU
70939 (volume 5). 1976. Avec la cantate BWV 179
CD.
Die
Bach Kantate
(volume 52) Hänssler-Classic. Laudate 98814. 1981 ? Avec
les cantates BWV 148 et 96
CD.
Hänssler edition bachakademie
(volume 36). Hänssler-Verlag 92.036. 1999
6]
SUZUKI (volume 25). Bach Collegium Japan. Soprano : Yukari
Nonoshita. Contre-ténor : Daniel Taylor. Ténor :
Makoto Sakurada.
Basse :
Peter Kooy.
Kobe Shoin Women‘s University Chapel. Japan.4 au 17 février
2003. Durée : 23’24
CD
BIS 1361. Avec les cantates BWV 78 et 99
MOUVEMENTS INDIVIDUELS BWV 114
M-1.
Mvt. 5] William Johnson. Choral Society & Orchestra Bach Aria
Group. New York, décembre 1951. Avec la cantate BWV 202
Report sur CD
Boston Records (Robert Bloom Collection, volume 1). BR 1036 CD
M-2.
Mvt. 2] Bach Aria Group. (arias pour ténor). 1960. Disque
Decca DL-9411. Avec la cantate BWV 58
M-3.
Mvt. 2] Ténor : Ivan Kozlovsky + orgue et flûte.
Disque Russian Melodya. 1956
M-4.
Mvt. 1] Hans Pflugbeil. Greifswalde Bach Tage Choir. Bach-Orchester
Berlin. Fin des années 1950 ou 1960.
CD
Baroque Music Club, Soli Deo Gloria, volume 7
M-5.
Mvt. 2] John Metz. ASU Early Music Ensemble. Tempe, Arizona, USA. En
concert, le 26 avril 1990
CD
Arizona State University. School of Music
M-6.
Mvt. 5] Pascal Vigneron + trompette et orgue. Grand Bornand (73)
France. L’Art du
Cantus firmus, volume
1.CD Quantum 6963
M-7.
Mvt. 5] Nicol Matt. Nordic Chamber Choir. Solistes du Freiburger
Barockorchester. Bach Edition, volume 17
Œuvres
vocales, volume 2.CD Brilliant Classics / Bayer Records. Juin 1999.
Reprise Bach
Edition 2006. Nicol Matt. Chamber Choir of Europe (pour les chorales
à quatre voix).
CD
Brilliant Classics. Œuvres chorales. V - 93102 27/133
M-8.
Mvt. 5] Daniel Johannsen. + Violoncelle, Orgue et flûte. 2008.
CD Coviello 20909 Airs pour ténor, flûte et B.c.
Choral
à 4 voix „Vierstimmige Gesänge“
Chorals
BWV 253-301 : Choral BWV 256 : Choralsatz « Ach
lieben Christen seid getrost »
Rundfunkchor
Berlin. Robin Gritton (+ orgue, violoncelle et violone).
CD
Bach 2000 | Das Alte Werk | Teldec, volume 82. 8573-81135-2|.
1999-2000
EN CONCERT
BERSTEL,
Béatrice. Atelier du Centre d’Art polyphonique de
Paris. Ensemble vocal BWV. Le Concert RoyaL Alto : Cécile
Eloir. Ténor : Ian Honeyman. Baryton : Philippe
Cantor. Concert donné à l’Église
évangélique allemande le 16 décembre 1990.
Diffusion sur France Musique le 14 avril 1992 → *C
853
C.
ROLE. Mai 2011
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