Recordings/Discussions
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Performer Bios
Poet/Composer Bios
Additional Information
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C.
Role. Octobre 2011
|
Cantate BWV
116
DU FRIEDEFÜRST,
HERR JESU CHRIST
Seigneur
Jésus-Christ, prince de la paix…
KANTATE
ZUM 25. SONNTAG NACH TRINITATIS
Cantate
pour le 25ème
dimanche après la Trinité
Leipzig,
26 novembre 1724
|
AVERTISSEMENT
Cette
notice dédiée à une cantate de Bach tend à
rassembler des textes (essentiellement de langue française),
des notes et des critiques discographiques souvent accessibles
(2011). Le but est de donner à lire un ensemble cohérent
d’informations et de proposer aux amateurs et mélomanes
francophones un panorama espéré « élargi »
de cette partie de l’œuvre vocale de Bach. Outre les
quelques interventions « CR » repérées
par des crochets [...] le rédacteur précise qu’il
a toujours pris le soin jaloux de signaler sans ambiguïté
le nom des auteurs sélectionnés. A cet effet il a
indiqué clairement, entre guillemets «…»
toutes les citations fragmentaires tirées de leurs travaux.
Rendons à César...
ABRÉVIATIONS
(A)
= La majeur →
(a moll) = la mineur
(B)
= Si bémol majeur
BB
/ SPK = Bach Bibliothek / Staatsbibliothek
Preussicher
Kulturbesitz
B.c.
= Basse continue ou continuo
BCW
= Bach Cantatas Website
BD
= Bach-Dokumente (4 volumes, 1975)
BGA
= Bach-Gesellschaft Ausgabe = Société Bach (Leipzig,
1851-1899). J. S. Bach
Werke.Gesamtausgabe
(édition d’ensemble) der
Bachgesellschaft
BJ
= Bach-Jahrbuch
(C)
= Ut majeur →
(c moll) = ut
mineur
D
= Deutschland
(D)
= Ré majeur →
(d moll) = ré mineur
(E)
= Mi →
Es = mi bémol
majeur
EKG
= Evangelisches
Kirchen-Gesangbuch.
(F)
= Fa
(G)
= Sol majeur. (g moll) = sol mineur
GB
= Grande Bretagne = Angleterre
(H)
= Si → (h moll) = si mineur
NBA
= Neue Bach Ausgabe (nouvelle publication de l’œuvre de
Bach à partir des années 1954-1955)
NBG
= Neue Bach Gesellschatf = Nouvelle société Bach
(fondée en 1900)
OP
= Original Partitur = Partition autographe originale
Ost
= Original Stimmen = Parties séparées originales
P
= Partition = Partitur
PBJ
= Petite Bible de Jérusalem
PKB
= Preußicher Kulturbesitz, Staatsbibliothek, Berlin
St.
= Parties séparées = Stimmen
La
première lettre -en gras- d’un mot du texte de la
cantate indique la majuscule de la langue allemande. Dans le corps de
ce même texte allemand, le mot ou groupe de mots mis en
italiques
désignent un affect particulier ou un « accident »
remarquable.
DATATION BWV 116
Leipzig,
dimanche 26 novembre 1724.
BASSO :
Une deuxième exécution vers 1744-1745 ?
BRAATZ
[BCW. Provenance, 29 avril 2003] : « Une exécution
plus tardive put avoir lieu dans les années 1740, ceci basé
sur des autographes de Bach de la dernière période [sa
manière d’écrire changea notablement après
1740].
DÜRR.
Chronologie. 1724 : BWV 80 (31 octobre) - BWV 115 (5 novembre) -
BWV 139 (12 novembre) - BWV 26 (19 novembre ) -
*BWV
116 (26 novembre) - BWV 62 (3 décembre). Du 10 au 21 décembre
« Tempus
clausum ».
« L’ancienne
hypothèse que cette cantate avec son allusion à la
guerre de 1744 ou 1745 a été réfutée dans
les KB (Kritischen Bericht) NBA I/27, pages 91 et suivantes ».
HERZ :
26 novembre 1724. Ancienne datation (celle de Spitta) : 1745
HIRSCH
: Classement CN 101 (Die chronologisch Nummer = numérotation
chronologique). II. Jahrgang. Choral Kantaten. Période allant
du 11
juin 1724 au 27 mai 1725. Avec cette cantate pour le 25e
dimanche après la Trinité s‘achève l‘année
liturgique 1724.
PIRRO
[J.-S. Bach,
page 179] : « Les cantates après 1727. Dans le
récit d’alto de la cantate Du
Friedefürst, Herr Jesu Christ…on
trouve des allusions aux malheurs de la deuxième guerre de
Silésie (1744-1745) causés à la Saxe…on
peut dater du 15 novembre 1744 ».
PITROU :
« A la mi-novembre 1744 encore, dans l’imbroglio
sanglant de la succession d’Autriche, une cantate invoquera
« Jésus,
Prince de la
Paix »,
BG.XXXIV, 116 ».
SCHMIEDER
- SCHWEITZER renvoient à Philipp Spitta) : entre 1735 et
1745.
SCHWEITZER
[J.S.
Bach,
page 378] : La cantate semble se réfrer à l’invasion
prussiene [de la Saxe] à l’automne 1744. La cantate fut
exécutée pour le 25e
dimanche après la Trinité qui tombait cette année
le 15 novembre ».
SPITTA
[Johann
Sebastian Bach, volume
III page 285 à 287] [Leipzig 1745] : « Dans la
cantate chorale BWV 116, il semble avéré que le texte
fait référence à la guerre dans laquelle la
province [ici la Saxe] était alors [dans les années
1745] engagée, quoique il soit aussi possible d’admettre
que cette référence est simplement liée à
l’épître du jour [I Thessaloniciens 4, 13 à
18. [PBJ. 1745] prophétisant la dispersion du peuple des
juifs »… En 1745, la Saxe fut très
sévèrement éprouvée mais il n’y
avait pas de 25e
dimanche après la Trinité pour lequel la cantate BWV
116 fut écrite. D’ailleurs 1744 est la dernière
année dans laquelle le filigrane « Half Moon
–demi-lune » a été utilisé ».
SOURCES BWV 116
La
« database » du « Catalogue Bach de
l’Institut de Göttingen » en connexion avec les
« Bach Archiv », est un instrument de travail
exceptionnel (langue anglaise et allemande) mais d’un usage qui
n’est pas toujours aisé pour le lecteur français.
Adresse
: (http: //www.bach;gwdg.de/bach_engl.html)
PARTITION
AUTOGRAPHE = ORIGINALPARTITUR.
Ms
1. Autographen Partitur. Bibliothèque du Conservatoire de
Musique. Paris (F).
Référence
gwdg.de/Bach : F Pn. Ms. 1. Titre à la couverture de
Maria Magdalena Bach. Première moitié du 18e
siècle.
L’exemplaire
conservé à la Bnf Paris sous référence
« Ms 1 » a été numérisé
et est consultable en totalité sur le site « Gallica ».
Adresse
(identifiant) : http//gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b55002042x
Notice
d’accompagnement : 18 pages (35 x 21 cm). Ancien
possesseur : Charles Malherbe (18531911). Cachet « Conservatoire
national de Musique - Paris ». La page de titre pourrait
être de la main de Johann Andreas Kuhnau (selon Gerhard Herz.
1984). Le texte du dernier choral n’est pas noté [sur la
partition].
Page
de titre : « Dom :
25 post Trinit. | Du Friede Fürst, Herr Jesu | Christ | a | 4
Voc : |Tromba
[cet instrument est biffé] | 2
Hautb d’Amour
| 2 Violini | Viola | con Continuo | di Sign | J.S. Bach »
BGA
(Alfred Dörffel, Leipzig, novembre 1876). La partition originale
est en la possession de Monsieur le Professeur Ernst Rudorff à
Berlin. Filigrane à la « demi-lune / Halbmond »
et à la dernière page « Fine
| SDG ».
Titre
autographe en tête de la première page : « J
J Doïca [pour
« Dominica »]
25 post Trinit : Du Friede-Fürst H [pour
« Herr »]
Jesu Christ. »
Titre
pris à la couverture [copiste inconnu] : « Dom :
25 post Trinit | Du Fried Fürst Herr Jesu Christ p. | à |
4 Voc : / Tromba / 2 Hautb :d’Amour /2 violini /
viola / con / continuo di Sign : J.S. Bach. »
[on
notera quelques légères différences entre la
notice de la Bnf Paris et celle de la BGA].
BRAATZ
[BCW. Provenance, 29 avril 2003] : « La partition
autographe revint en héritage à W. F. Bach. Le
propriétaire suivant, un inconnu, auquel il la vendit, la mit
aux enchères au début du 19e
siècle. L’acheteur fut Carl Pistor qui plus tard en fit
don à son gendre, Adolf Rudorf Quand le manuscrit fut utilisé
en 1876 comme base de travail par la Bach Gesellsschaft (BG), il
appartenait à Ernst Rudorf son fils qui plus tard la mis aux
enchères en 1893. Il semble que ce manuscrit fut la propriété
du comte de Waldstein à Prague avant de devenir celle de
Charles Malherbe [1853-1911. Collectionneur français] qui en
fit don à la Bibliothèque du Conservatoire national de
Musique à Paris [qui le rétrocéda à La
Bibliothèque Nationale de France [BnF / Louvois] où il
se trouve de nos jours ».
SCHMIEDER :
Huit feuilles. En 1876 était la propriété du
professeur Ernst Rudorff à Berlin puis au comte Walderstein à
Pragues et enfin à la Bibliothèque du Conservatoire de
Paris (F).
SPITTA
[Johann
Sebastian Bach, volume
III. Appendix 3,
page 285] : «…The « Half Moon Watermark »
(filigrane représentant une demi- lune) sur la première
moitié de la feuille (l’autre demeurant en blanc) est
caractéristique d’un grand nombre de cantates de la
dernière partie des oeuvres de Bach ».
[Suit une série de 31 cantates. Dans cette série, la
cantate BWV 116 a le numéro 11].
PARTIES
SÉPARÉES = ORIGINALSTIMMEN.
St
Thom L. Thomasschule
zZ Bach-Archiv Leipzig.
Référence
gwdg.de/Bach : D LeB Thomana 116. Copistes J.A. Kuhnau, C. G.
Meißner. J.S. Bach. Copiste de la page de titre inconnu .
Manquent
les « doublets de violino I et II ainsi qu’une
partie de continuo non transposé. Les parties sont copiées
par la main de Johann Andreas Kuhnau [neveux ou petit-fils du cantor
Johann Kuhnau, à Leipzig à partir de février
1723], sauf celle de cor (J.-S. Bach lui-même).
BRAATZ
[BCW. Provenance, 29 avril 2003] : « Comme d’habitude
les parties séparées revinrent à Maria Magdalena
à la mort de Jean-Sébastien Bach. A peine au bout d’une
année, elle les remit à l’École
Saint-Thomas où elles sont conservées aujourd’hui.
[Bach-Archiv]. Subsistent onze parties. Une douzième, celle
du continuo en sol majeur demeura dans le set jusqu’en 1876
quand elle en fut retranchée. La tradition rapporte que
Georges van der Meylen l’acheta le 8 septembre 1906, pour la
somme de 1800 marks, pour le compte du magnat de l’industrie
Raoul Warocqué (1870-1917) par le biais du cabinet
d’antiquaire de Leipzig, Otto August Schultz. Warocqué
qui n’eut pas d’enfants la proposa au Musée de
Mariemont à Morlanwetz (Belgique) où elle se trouve de
nos jours ».
St.
Mariemont (Belgique).
Référence
gwdg.de/Bach : B MA 1084/3. Copiste C. G Meißner et J. A.
Kuhnau. Première moitié du 18e
siècle.
BRAATZ
[BCW. Provenance, 29 avril 2003] : Voir ci-dessus.
HERZ :
Une partie du continuo au château de Mariemont. Copistes :
Johann Andreas Kuhnau,
Bibliothèque
du château de Mariemont (B). La première page de la
partie de continuo porte une annotation manuscrite plus tardive »
.
SCHMIEDER :
révisées par Bach ; partiellement autographes. A
la Thomasschule Leipzig [Aujourd’hui, aux Bach-Archiv Leipzig].
COPIE
XVIIIe
et XIXe
SIECLE = ABSCHRIFTEN
18. u. 19. Jh.
Partitur
Am
44.
Berlin, Deutsche Staatsbibliothek. Anciennement (avant 1989)
Amalienbibliothek.
Référence
gwdg.de/Bach : DB Am B 44, Faszikel 7. Copiste Breitkopf –
anonyme. Deuxième moitié du 19e
siècle.
Quelques
autres références :
DB
Mus. ms Bach P 1159/X, Faszikel I. C.G. Sander. Première
moitié du 19e
siècle.
DB
Mus. ms Bach P 446. Faszikel 2. A. Werner (Copiste viennois).
Première moitié du 19e
siècle.
Ch
Zz Ms Car XV 244 (B 5) (Zurich). Hermann Naeeli. Premiere moitié
du 19e
siècle.
ÉDITIONS
SOCIÉTÉ
BACH
ou BACH-GESELLSCHAFT
AUSGABE (BGA).
BGA.
Jg. XXIV (24e
année). Pages 135 à 158. Préface d‘Alfred
Dörffel, Leipzig, novembre1876. Cantate BWV 111 à 120.
NOUVELLE
ÉDITION BACH
= NEUE
BACH AUSGABE
(NBA).
KANTATEN
SERIE I/ BAND 27. KANTATEN ZUM 24 BIS 27 SONNTAG NACH TRINITATIS
BWV
116. Pages 81 à 106. Bl. 1r
der autographen Partitur (Paris, Bibliothèque du Conservatoire
de Musique, Ms 1) mit dem Beginn des 1 Satzes.
Kritischer
Bericht (commentaires). BA 5032 41. Alfred Dürr 1968 et février
1987.
[La
partition de la NBA dans le coffret Teldec Das
Kantatenwerk, volume
29. 1981]. Un fac-similé de la première page est
reproduit dans l’ouvrage d’Yvonne Tiénot.
AUTRES
ÉDITIONS
BÄRENREITER
classics.| Bach | Bärenrteiter Urtext.
Sämtliche
Kantaten. 11. Bärenreiter TP 1291. 2007.
Serie
I. Band 27. Kantaten zum 24 bis 27 Sonntag nach Trinitatis.
Zur
Edition.
Faksimile
: BWV 116. Partition. Bl. 1.
BWV
116. Pages 81 à 106. Bärentreiter-Verlag. Kassel 1968.
BCW.
Partition de la BGA + Réduction chant et piano.
BREITKOPF
& HÄRTEL. Partition = PB 2966. Réduction chant et
piano = EB 7116. Partition du chœur = ChB 1952. Orchestre,
voix, orgue et clavecin. Révision par Max Seiffert (copies).
2011.
Réduction chant et piano (32 pages) = EB 7116. Partition du
chœur, huit pages (Chorstimmen) = ChB 4616.
CARUS.
Carus Ausgaben. Partition (36 pages) = CV 31.116/00. Partition
d’étude = CV 31.116/07. Réduction chant et piano
(Klavierauszug) = CV 31.116/03. Partition du chœur
(Chorstimmen) = CV 31.116/05. Harmonie (Harmoniestimmen) = CV
31.116/09. Oboe I, II = 31.116/21 et 22. Trompettes (deux= = CV
31.116/31. Parties séparées : Violine 1, 2. Viola.
Violoncello – Contrebasse = CV 31.116/11 à 14. Orgue =
CV 31.116/49
KALMUS
STUDY SCORES. N° 837. Volume XXXIII. New York 1968. Cantates BWV
113 à 116.
PÉRICOPE
BWV 116
25e
dimanche après la Trinité. L’un des derniers
dimanches (letzte Sonntag des Kirchenjahres) de l’année
et l’avent, où les lectures sont généralement
orientées vers des textes pessimistes, de rappel à
l’ordre et même « apocalyptiques ».
Épître.
I Thessaloniciens 4, 13 à 18. [PBJ. 1745]. La venue finale du
Christ vainqueur. Les morts et les vivants lors de l’avènement
du Seigneur. La résurrection des « endormis »
dans saint Paul : « Car
lui-même, le Seigneur, au signal donné par la voix de
l’archange et la trompette de Dieu, descendra du ciel…»
Évangile
: Matthieu 24, 15 à 28 [PBJ. 1493]. La grande tribulation de
Jérusalem. Ce texte précède immédiatement,
dans une perspective plus réconfortante, l’annonçe
de Noël et l’avènement du Fils de l’homme ».
MISSEL
ROMAIN
Ce
dimanche n’est pas précisé ici. L’Evangile
de Matthieu 24, 15-28 est celui du 24e
dimanche après la Pentecôte : « Demande
à Dieu de secourir la torpeur de nos volonté. Tous les
malheurs qui surviendront ne doivent pas trop nous effrayer, car ce
ne sont que d’indispensables signes avant-coureurs du Jour du
Seigneur, de ce jour que nul ne connaît et qui arrivera
soudainement. Veillons et prions donc selon le conseil du Maître
et des Apôtres ».
EKG.
25. Sonntag des Kirchenjahres.
Matthieu
24, 13 [PBJ. 1493] : « Mais celui
qui aura tenu bon jusqu’au bout, celui-là sera sauvé ».
Introït:
Psaume 125 [PBJ.
923] : « Dieu
protège les siens ».
Cantique des « Montées. Confiance indispensable en
Yahvé.
Cantique.
Lied: EKG 318. Tod
und Ewigkeit
: « Valet
will ich dir geben ».
Épître.
I Thessaloniciens 4, 13 à 18. [PBJ. 1745].
Évangile.
Matthieu 24, 15 à 28 [PBJ. 1493]. La grande tribulation de
Jérusalem : « Lors
donc que vous verrez l’abomination de la désolation,
dont a parlé le prophète Daniel…»
Pour
la même occurrence, voir la cantate BWV 90 du 14 novembre 1723.
TEXTE BWV 116
Cantique
Du Friedefürst,
Herr Jesu Christ
(Francfort-sur-l’Oder, 1601), en sept strophes (de sept vers
chacune) de Jakob Ebert (1549-1614).
Texte
parfois attribuée à Ludwig Helmbold ou à Andreas
Stöbel [Wolff et Schulze].
[Andreas
Stöbel (1653-1725), ancien co-recteur de l’église
Saint-Thomas décédé le 31 janvier 1725].
Mélodie
d’un anonyme semblant être dérivée du
célèbre Innsbruck,
ich muß dich lassen
(Heinrich Isaac), publiée dans un recueil à Francfort
sur l’Oder (D) par Bartholomäus Gesius vers 1600-1601,
qui en est parfois réputé l’auteur comme Ludwig
Helmbold…
On
retrouve la septième strophe dans la cantate BWV 67/7 (texte
et mélodie), la première et la troisième
strophes dans la cantate BWV 143/2 et 7 (texte et mélodie) et
la mélodie dans le choral « Neumeister »
BWV 1102.
[BCW :
Aryeh Oron – Thomas Braatz] : Autres compositeurs ayant
utilisé cette mélodie : Buxtehude (BuxWV 20), et
une cantate « perdue », du même titre, de
Georg Philipp Telemann.
Mouvement
1] : Cantique de Jakob Ebert. Strophe 1.
Mouvements
2 à 5 d’un poète inconnu. Compilation et(ou)
paraphrase des strophes 2 à 6.
Mouvement
6] : Cantique de Jakob Ebert. Strophe 7 .
Renvoi
à EKG 391.
BLANKENBURG :
«…cantique expressément désigné
pour le 25e
dimanche après la Trinité, cantique qui n’offre
aucune relation directe avec l’évangile du jour
(Matthieu XXIV, 15 à 28), traitant de la fin du monde et de
l’avènement du fils de l’Homme…»
CANTAGREL
[Les cantates de J.-S.
Bach. pages 1081 à
1085] : «…Le librettiste, très
vraisemblablement le même que pour la cantate Mach
dich mein Geist,
bereit, BWV 115,
exécutée trois semaines plus tôt…»
HOFMANN :
« Conformément au concept du cycle des
cantates-chorals, les première et dernière strophes du
poème original sont laissées telles quelles, alors que
les autres ont été remaniées en une série
de récitatif et d’airs ».
LYON,
James : Le texte de ce cantique renvoie généralement
à Isaïe 9, 5 et 6 [PBJ. 1111] : « Car
un enfant nous est né… Conseiller merveilleux, Dieu
fort, Père Éternel, Prince de la Paix,
etc. »
PFENDER :
« La cantate contient des allusions aux événements
de la seconde guerre de Silésie (1744-1745)…»
SCHMIEDER :
texte ressemblant à l’entrée du cantique de
Ludwig Helmbold ou Jakob Ebert. Compilateur inconnu.
GÉNÉRALITÉS
BWV 116
BOYER
[Les mélodies de
chorals dans les cantates de J.-S. Bach.,
page138] : «…évocation eschatologique de la venue
finale du Christ… La cantate BWV 116, contrairement à
la cantate BWV 90 de 1723 [pour la même occurrence, 25e
dimanche après la Trinité] se déroule dans un
climat plus paisible, l’image baroque insistant sur la
solennité et la noblesse du « Prince de Paix ».
FINSCHER :
Donnée trois semaines après la cantate BWV 115, la
cantate BWV 116 présente une grande ressemblance de structure
littéraire et formelle ; l’auteur du texte, demeuré
anonyme, est manifestement le même dans les deux cas…»
HALBREICH
: «… Cantate inédite en 1979. Louant
Jésus-Christ, Prince de Paix, elle dépeint la guerre et
ses dévastations comme le pire des fléaux, ce qui avait
amené les anciens musicologues à la situer
arbitrairement en 1745, date de l’occupation de Leipzig par les
Prussiens, et à la désigner ainsi comme la dernière
de toutes les cantates. Nous savons aujourd’hui qu’il
n’en est rien. Très concise, très dépouillée,
l’œuvre renonce à tout da
capo…»
[Mais alors ? Quels évènements ont pu susciter un
texte aussi précis sur « ce pays effroyablement mis
à l’épreuve » ?]
LABIE
[le visage du Christ,
page 308] : «…Le mot « paix »
n’apparaît que deux fois dans un titre de cantate [avec
la cantate BWV 158]. Dans BWV 116, le nom que Bach applique ainsi au
Christ "Du
Friedefürst, Herr Jesu Christ »
s’inscrit dans la plus ancienne des traditions. Isaïe en
faisait déjà un des titres de gloire de l’Emmanuel
[Isaïe 9, 5 - PBJ. 1111]… Dans saint Matthieu 24, 15
à 28) le Christ prédit en termes fulgurant à la
fois la chute de Jérusalem et la fin du monde…»
WHITTAKER
[The Cantatas of Johann
Sebastian Bach, volume
II, page117] : «…il n’y a seulement que cinq
trios dans les cantates de Bach, les BWV 15, 38, 122 et 150 et donc
BWV 116 ».
DISTRIBUTION BWV 116
NEUMANN.
Solo : Sopran, Alt, Tenor, Baß. – Chor. Horn
(uniquement dans le cantus firmus, section 1 et 6). Oboe d’amore
I, II ;
Streicher ;
B.c.
SCHMIEDER.Soli :
S, A, T, B. Chor : S, A, T, B. Instrumente : Oboe d’amore
I, II. ; Corno ; Viol. I, II ; Vla. ; Continuo.
APERÇU BWV 116
1]
CHORALCHORSATZ. BWV 116/1
DU
FRIEDEFÜRST, HERR
JESU
CHRIST, /
WAHR’
MENSCH UND
WAHRER GOTT,
| (lignes 3 et 4) : EIN
STARKER NOTHELFER
DU BIST / IM
LEBEN UND
IM TOD. ||
DRUM WIR ALLEIN IM NAMEN
DEIN / ZU DEINEM VATER SCHREIEN.
Seigneur
Jésus-Christ, prince de la paix, / Homme véritable et
Dieu véritable, / Tu es un puissant sauveur / Dans la vie et
dans la mort. / C’est pourquoi nous voulons / en ton seul nom /
élever nos cris vers ton père.
La
majeur (A dur), 100 mesures, C barré.
BGA.
XXIV (24e
année). Pages 135 à 147 | Dominica 25 post Trinitatis.
| Oboe d’amore I. | Oboe d’amore II. | Violino I. |
Violino II. | Viola. | Soprano. / Corno col Soprano. | Alto. |
Tenore. | Basso. | Continuo.
NEUMANN :
Partie instrumentale indépendante avec violon concertant.
Ritournelle encastrée. Cantus firmus au soprano (+ le cor).
Discours homophone ou en imitation. Ensemble des instruments.
BASSO
[Jean-Sébastien Bach, volume II, page 368] : «…Pour
entonner les deux premiers versets du choral… Bach recourt à
une écriture élémentaire, note contre note…
mélodie en valeurs larges, de laquelle se détache la
base instrumentale autonome. En revanche les versets 3 et 4 sont en
style polyphonique, de type motet, mais les parties instrumentales
n’y font que doubler les parties vocales. Dans les versets 5 et
6, s’instaure une sorte de dialogue entre le soprano et les
autres voix qui, en valeurs brèves, s’insèrent,
formant contraste, entre les mailles de la mélodie en valeurs
longues au superius, cependant que les instruments ont à
nouveau une fonction autonome. Le dernier verset 7, propose le style
déjà adopté dans le distique initial…»
BLANKENBURG :
«…La strophe du cantique est une fois de plus intégrée
verset par verset dans une composition orchestrale dans ce cas
dramatique, dotée d’autonomie et recourant à
l’apport concertant des violons I. Le sens du contraste musical
ainsi produit avec le cantus firmus renforcé par
un cor et se déroulant paisiblement s”explique par la
conduite des parties vocales inférieures dans la répétition
du “Stollen”, c’est à dire des
versets 3 et 4 de la strophe, aux mots “Ein starker
Nothelfer du bist / im Leben und im Tod”. Alors que
dans le premier “Stollen” comme de nouveau plus
loin dans le dernier verset de la strophe, le cantus firmus
forme un simple soubassement d’harmonisation verticale, les
parties vocales sont ici adaptées dans un ample réseau
polyphonique aux parties instrumentales, ce qui contribue à
symboliser le pouvoir du Sauveur…»
BOMBA
: «…La cantate commence par un
mouvement concertant de l’ensemble au complet duquel les
violons solos flanqués des hautbois se détachent bien
vite ; il n’y a pas de réminiscence à la
mélodie chorale. Le chœur interprète les deux
premiers vers en une phrase homophone. Bach modifie ensuite ce
schéma ; différentes voix du chœur
reprennent la thématique instrumentale et les compriment en
une sorte de motet que le cantus firmus
du soprano vient accompagner. Le mouvement se met donc en agitation
-et il est réellement question dans le texte de choses qui
touchent à l’existence- on parle en effet de la vie et
de la mort et du Sauveur dans la détresse. Bach organise de
nouveau d’une autre manière les deux vers suivants :
les instruments qui avaient joué auparavant par endroits les
registres vocaux colla parte,
se séparent à nouveau de la phrase du chœur qui
se retire dans son homophonie, mais qui met l’accent sur les
voix inférieures par rapport au soprano en employant des notes
plus courtes. Le vers final reprend alors le modèle du début…»
BOYER
[Les cantates sacrées de Jean-Sébastien Bach,.
pages 239/240] : «…Élaboration
de choral sur mélodie (MDC) 022 de type II… Évocation
du « Prince de la Paix »… dans une trame
orchestrale qui relève à la fois du concerto de violon
et de réminiscences d’ouverture à française ».
[Les
mélodies de chorals dans les cantates de J.-S. Bach.,
pages 137/138] : «…Chœur de
type choral « incrusté » dans une
ritournelle d’orchestre où un violon concertant dessine
de brillantes figurations. Insérée verset par verset,
la mélodie est confiée au soprano doublé par le
cor tandis que les trois autres voix, dans un premier temps
harmonisent par accords le cantus
firmus. Mais peu à peu,
l’atmosphère solennelle s’anime et à la
mesure 42 on entend trois voix inférieures instaurer un
dialogue d’imitations sur lesquelles va venir à nouveau
planer le cantus firmus.
Le dernier verset va reprendre aux quatre parties vocales
l’harmonisation plus claire du début ».
CANTAGREL
[Les cantates de J.-S.
Bach. pages 1081 à
1085] : «…Contrairement à son habitude, Bach
ne respecte pas ici la forme Bar
du texte… les deux premières périodes du
cantique sont traitées en harmonisation homophone, en valeurs
longues…mais les deux périodes suivantes, qui devraient
reproduire les deux premières à l’identique, sont
traitées différemment. Si la mélodie apparaît
toujours en cantus
firmus au soprano,
avec le soutien du cor, les trois autres voix en anticipent la
présentation par un fugato
animé sur le motif initial de la sinfonia que les premiers
violons enrubannent d’une guirlande de doubles croches…la
cinquième période est encore différente, puisque
le cantus firmus
est commenté par les trois autres voix en interventions brèves
et rapides dialoguant avec les instruments. Et la dernière
période revient à l’harmonisation solennelle des
deux premières, puisqu’il s’agit à nouveau
de la majesté de Dieu le Père ».
DÜRR
[Die Kantaten von
Johann Sebastian Bach,
tome 2, pages 525 à 527 :
Structures :
1.
Stollen : lignes 1 et 2. Unisson. Partie (thématique) des
instruments indépendante.
2.
Stollen : lignes 3 et 4. Mouvement vif en imitation avec
thématique de la ritournelle. Instruments colla
parte.
Abgesang.
Lignes 5 et 6. Partie (thématique) des instruments
indépendante.
Ligne
7. Semblable aux lignes 1 et 2.
FINSCHER :
«…Le chœur d’entrée,
principalement inspiré par l’idée se rattachant
au terme de Prince de la paix, souligne en même temps les deux
teneurs du vocable, promesse de paix et règne, dans la
tonalité de la majeur ainsi que dans le majestueux type
d’écriture, rappelant de loin l’ouverture à
la française, de cette ample page dotée d’une
véritable splendeur sonore…»
GARDINER :
«…Le mouvement d’introduction évoque Jésus
en tant que Prince de la paix vers lequel l’humanité se
tourne…Le ritornello
orchestral pour cordes accompagnées de deux hautbois d’amour
fait l’effet d’un mouvement modifié de concerto en
la majeur… lignes vocales du choral d’introduction
harmonisées verticalement, note contre note, en regard d’un
matériau instrumental indépendant. Ce n’est
qu’avec l’avant-dernière ligne de l’Abgesang
(partie B d’une structure Barform
– AAB) qu’il fait allusion au jugement dernier à
travers la manière dont les trois voix inférieures
répondent au cantus firmus…via
un commentaire nerveux, brisé et homophonique allant de pair,
en imitation avec les lignes instrumentales ».
HALBREICH
: «…La cantate débute par un chœur en la
majeur qui doit sa vitalité intense à la permanence, à
l’orchestre, des rythmes dactyliques chers au Cantor. Ils se
communiquent même aux pré-imitations du chœur pour
les troisièmes et quatrièmes périodes du choral,
ce qui est très rare chez Bach ».
HIRSCH
[Die Zahl im
Kantatenwerk, page
64] : « Le hautbois I joue 112 notes dans la
ritournelle. Le nombre 112 = « Christus ».
HOFMANN
: «…la
strophe du choral est exposée un vers après l’autre
dans une figuration concertante à l’orchestre. Le thème
du choral est utilisé comme cantus
firmus au soprano,
renforcé et mis en valeur par le cor. Les voix inférieures
que Bach d’ordinaire traite de manière polyphonique,
sont ici pour les deux premiers vers traitées en homophonie…
conférant aux mots « Du
Friedefürst, Herr Jesu Christ, wahr
Mensch und wahr Gott…»
expressivité et solennité. La polyphonie reprend ses
droits dans les deux vers suivants avec, au début de ceux-ci
et dans chacune des trois voix inférieures un fugato
réalisé avec la tête du thème de la
ritournelle instrumentale ».
LABIE
[George
Frédéric Haendel,
page 584] : «…Dans
l’ode funèbre The
Ways of Zion do mourn,
le numéro She
delivered the poor »
est un des plus originaux qu’Haendel ait écrits…
utilise une phrase de choral, elle aussi utilisée par Bach
dans sa cantate BWV 116, le thème du Prince de la Paix, qui
chante la bonté, la douceur, le réconfort…»
LEMAÎTRE
: «…par
ses figurations concertantes, le violon I domine l’ensemble
instrumental. Lorsque l’écriture est homophone, note
contre note (première partie), l’appareil instrumental
garde son autonomie. Lorsque s’installe un contrepoint (seconde
partie), les instrumentistes jouent colla
parte ».
MACIA
[Tout
Bach,
pages 184/185] : «…une
formule fréquente dans ce type de Kirchenmusik :
cantus firmus
aux sopranos doublées par le cor, autres voix chorales en
imitation ou homophones, ritournelles et intermèdes
instrumentaux indépendants, sur un rythme solennel dominés
ici par les figurations concertantes du premier violon . Lorsque les
voix du chœur se répondent en contrepoint (vers 3 et 4,
par exemple) ; les instruments interviennent alors colla
parte…»
ROMIJN
: «…Le
mouvement d‘ouverture reprend un modèle que Bach
affectionne particulièrement : une partie instrumentale
indépendante au milieu de laquelle s‘enlace, ligne après
ligne, le thème du choral…»
SCHWEITZER
[J.-
S. Bach | Le musicien-poète
- Les
thèmes de la lassitude,
page 244] : «
Sous leur forme idéalisée, les thèmes syncopés
représentent la lassitude qui a trouvé le repos en
Christ » [+ Exemple musical pris aux mesures une et deux
des parties de Hautbois I, II et de violon I]. Renvoi aux cantates
BWV 95/1 et 82/3 et 34/3.
SCHWEITZER
[J.S.
Bach,
page 378] : «…un
motif animé et ardent nous rappelant celui de la cantate BWV
114…»
2]
ARIE ALT. BWV 116/2
ACH,
UNAUSSPRECHLICH IST DIE NOT
/ UND
DES
ERZÜRNTEN RICHTERS
DRÄUEN !
| KAUM,
DAß WIR NOCH IN DIESER ANGST,
/ WIE
DU, O JESU,
SELBST VERLANGST, / ZU
GOTT
IN DEINEM NAMEN
SCHREIEN.
Hélas,
indicible est l’angoisse, / indicible la menace du juge
courroucé ! / C’est tout juste si, dans notre
crainte, nous sommes encore capables, / comme tu le réclames
toi-même, / d’implorer Dieu en ton nom.
Fa
dièse mineur (fis), 85 mesures, 3/4.
BGA.
XXIV (24e
année). Pages 147 à 150 | ARIE. | Oboe d’amore
solo. | Alto. | Continuo.
NEUMANN :
B.c. Forme trio : Alto, Oboe d’amore. Libre da capo.
BLANKENBURG :
«… angoisse indicible, face à la « menace
du juge courroucé » : expressif trio pour
alto, hautbois et continuo…»
BOMBA
: «…Le texte commence sur le mot « Ach »
ce qui incite Bach à l’étendre à deux
reprises et à en faire un motif de gémissement dirigé
vers les hauteurs. La menace du juge courroucé « Des
erzünnten Richters Dräuen »
est illustrée par les mouvements de la basse, puis par une
vocalise du registre chanté ; il en est de même de
l’angoisse qui est illustrée par des répétitions
du ton qui ne sont pas sans rappeler le langage émotionnel du
baroque italien précoce… »
CANTAGREL
[Les cantates de J.-S.
Bach. pages 1081 à
1085] : «…Changement complet de climat…dans
le ton désolé de fa dièse mineur et confié
à la voix d’alto, par excellence celle de l’âme
endolorie. Écrit en trio pour deux dessus et basse, de forme à
da capo
avec reprise variée, il s’ouvre par une ritournelle
gonflée de tristesse où abondent les intervalles
diminués. Les Ach
– Hélas !
répétés, soupirs que s’échangent
l’alto et le hautbois, le mot unaussprechlich
– indicibles
revenant sans cesse… vocalises tourmentées sur
erzürnten
– courroucé,
puis la tenue hagarde, animée d’une trille, du mot Angst
– angoisse,
et enfin la suspension sur Not
– détresse.
On entend aussi le continuo trembler sur le mot Dräuen
–menace ».
FINSCHER :
«…comme un dialogue
abondant en soupirs entre partie vocale et hautbois d’amour,
dialogue qui, atteint son point culminant dans le chromatisme
vraiment angoissé de la section centrale Kaum,
daß wir noch in dieser Angst ».
GARDINER :
«…air d’alto accompagné d’un hautbois
d’amour obligé aux lignes tortueuses… vrai duo,
la portée expressive sous-jacente du mot se trouvant
constamment reflétée par la ligne du hautbois…»
HALBREICH
: «…L’air d’alto en fa dièse mineur,
bref, mais tendu, fait dialoguer la voix et le hautbois d’amour
sur une mélodie complexe, sinueuse, pleine de modulations et
de chromatismes, conformément aux paroles Ach
unaussprechlich ist die Not ».
HOFMANN
: «…émouvant
chant de plainte. La voix et le hautbois d’amour y jouent un
véritable duo plein de soupirs et de plaintes… Bach
parvient à traduire musicalement la tristesse la plus extrême
au moyen de tournures mélodiques faites de soupirs, de
retards, d’accords diminués et augmentés et de
chromatismes ».
MACIA
[Tout Bach,
pages 184/185] : «…aria en fa dièse mineur, en
forme de plainte, où la voix et le hautbois d’amour
concertant font assaut de soupirs et de tristes affects (retards,
chromatismes)…»
MARCHAND :
Mouvement dont les proportions correspondent exactement au nombre
d’or (division du nombre de mesures par 1,618).
PIRRO
[L'esthétique de
Jean-Sébastien Bach. - La traduction du texte,
page 279] : «…Sentiment intime et pénétrant…»
ROMIJN
: «…une poignante aria en fa dièse mineur dans
laquelle la voix d’alto solo et le hautbois d’amour
soupirent sur les mots « Ach,
unaussprechlich ist die
Not – Ah,
combien inexprimable est notre angoisse ».
3]
REZITATIV TENOR. BWV 116/3
GEDENKE
DOCH, / O
JESU,
DAß DU NOCH / EIN FÜRST
DES FRIEDENS HEIßEST ! / AUS
LIEBE WOLLTEST DU DEIN WORT
UNS SENDEN. / WILL
SICH DEIN HERZ
AUF EINMAL VON UNS WENDEN, / DER
DU GROßE HÜLFE SONST BEWEISEST ?
Souviens-toi,
o Jésus, que tu t’appelles aussi / Prince de la paix ;
/ C’est par amour que tu as voulu nous envoyer ta parole ;
/ Toi qui témoigne d’habitude d’un si grand
secours, / est-il possible que ton cœur soudain se détourne
de nous ?
La
majeur (A dur) → Mi majeur (E dur), 10 mesures, C.
BGA.
XXIV (24e
année). Page 150 | RECITATIV. | Tenore. | Continuo.
NEUMANN
: Tenor, B.c. Récitatif secco. Citation du choral à la
basse continue.
BLANKENBURG :
«…récitatif traité secco, dans lequel le
continuo cite le premier verset du cantus firmus avant l’entrée
de la partie vocale…»
BOMBA
: «…Bach fait introduire le récitatif de la
citation du premier vers choral en continuo…Le pluriel « Wir
bekennen - nous
confessons »
aurait sans doute été à l’origine de
l’emploi de trois solistes dans l’air suivant »
[4]
CANTAGREL
[Les cantates de J.-S.
Bach. pages 1081 à
1085] : «…simple et bref récitatif secco qui
présente la particularité d’entendre la basse
continue commencer par rappeler, comme en souvenir, l’incipit
de la mélodie du choral…sur les mots Gedenke
doch –
Souviens-toi ».
DÜRR :
Sur les mots « Gedenke
doch, o Jesu, daß du noch ein Fürst… »
il est rappelé à l’auditeur, dans le continuo, la
première ligne musicale du cantique ».
FINSCHER :
«…récitatif
de ténor par la double citation, à la basse continue,
du verset initial du choral (associant au texte « daß
du ein Fürst des
Friedens heißest »,
celui de l’alto par l’exceptionnelle intensité de
l’accompagnement de cordes et par la conclusion - qui de
nouveau sur le mot « Fried »
recourt, tant dans la partie vocale qu’à la basse
continue, à des allusions mélodiques et rythmiques au
chœur d’ouverture…»
HOFMANN
: «…le
récitatif… fait entendre les mots de « Gedenke
doch, o Jesu, dass du noch ein Fürst des Friedens heißest ».
Le continuo encadre ce texte avec une citation du thème du
choral (en fait, de ses huit premières notes). Bach
s’attendait à ce que les fidèles comprennent
l’allusion et complètent, intérieurement les
mots correspondants…»
MACIA
[Tout
Bach,
pages 184/185] : «…Bach
s’amuse à faire retentir au continuo les huit premières
notes de la mélodie du choral…»
4]
ARIE (TERZETT), SOPRAN, TENOR, BAß. BWV 116/4
ACH,
WIR BEKENNEN UNSRE SCHULD
/ UND
BITTEN NICHTS ALS UM
GEDULD
/ UND
UM DEIN UNERMEßLICH LIEBEN.
| ES
BRACH JA DEIN ERBARMEND HERZ,
/ ALS
DER GEFALLNEN SCHMERZ
/ DICH
ZU UNS DIE WELT
GETRIEBEN.
Ah,
nous confessons notre faute / et ne demandons rien d’autre que
ton indulgence / et ton incommensurable amour. / Ton cœur
miséricordieux ne s’est-il pas brisé / lorsque la
douleur des déchus / t’as poussé à venir à
nous en ce monde.
Mi
majeur (E dur), 152
mesures, 3/4.
BGA.
XXIV (24e
année). Pages 151 à 156 | ARIE. Terzett. | Soprano. |
Tenore. | Basso. | Continuo.
NEUMANN :
Terzett.
Sopran, Tenor, Baß, B.c (Continuosatz).
BASSO
[Jean-Sébastien
Bach, volume II, page
368] : «…trio vocale développé en
imitation et soutenu par le seul continuo ».
BLANKENBURG :
«…page d’une poignante ferveur prenant la valeur
d’un aveu [le mot confession serait plus juste ?]
BOMBA
: «…De tels trios sont tout à fait inhabituels
dans la musique de Bach [renvoi au numéro 52 de l’Oratorio
de Noël]…
La rencontre en accord des trois voix dans la partie centrale [de ce
terzetto] montre que l’effet qui était de concentrer un
mouvement dense, auparavant imitateur, sur le message proférant
que le Prince de paix a été « poussé »
dans le monde, le cœur brisé en raison de la déchéance
dans laquelle l’homme est tombé, était voulu par
Bach…»
BOYER
[Les cantates sacrées
de Jean-Sébastien Bach,.
pages 239/240] : «…trio vocal qui, sur un continuo
joyeux, évoque à la fois la faute humaine et l’amour
divin ».
CANTAGREL
[Les cantates de J.-S.
Bach. pages 1081 à
1085] : «…construction en da
capo avec une reprise
variée de la première section, selon le schéma
ABAA…La brève ritournelle expose le sujet du fugato
vocal à venir, mais haché de silence, comme haletant.
Les trois voix tissent alors un contrepoint dense, très serré,
où les voix permutent leurs motifs et font apparaître
une sorte de contre-sujet soupirant sur les mots « um
Geduld – ton
indulgence »…
La section médiane (B) renonce d’abord à ce
maillage pour s’exprimer en quasi homophonie d’où
surgissent des accents très expressifs soulignant la
miséricorde… le trio se complexifie à mesure,
jusqu’au retour de la ritournelle… un chef d’œuvre
de contrepoint expressif ».
FINSCHER :
«…trio uniquement
accompagné de la basse continue… se présente en
dépit de toute sa finesse contrapuntique (la section centrale
est dans une large mesure travaillée en triple contrepoint
avec permutation des voix) comme un mouvement inhabituellement
compact, qui doit son effet presque moderne et presque « scénique »
avant tout à sa simplicité et clarté
d’articulation ainsi qu’aux échanges de mineur et
de majeur épousant bien le sens du texte…»
HALBREICH
: «…On trouve ici l’un des très rares trios
vocaux de Bach, d’une polyphonie chromatique serrée…»
HOFMANN
: «…un
caractère théâtral. Ici aussi, les motifs
« soupirants » expressifs ne manquent pas :
les mots « Herz »
et de « Schmerz »
sont mis en valeur par de longues valeurs de note alors qu’au
passage autour de « es
brach ja dein erbamend Herz »
la brisure est représentée par des interruptions
frappantes de la mélodie au moyen de silences. Ce passage
illustratif marque également de son empreinte le thème
inhabituel de ritournelle qui encadre le mouvement et le subdivise ».
LABIE
[le visage du Christ,
page 308] : «…Pas plus la paix que le royaume ne
sont ceux de ce monde…Le très beau terzetto…
hésite et semble trébucher sous le poids d’une
charge trop lourde…»
[Un
autre « Terzett » dans la cantate BWV 38/5].
LEMAÎTRE
: «…Les
trois voix, qui développent un contrepoint imitatif, prennent
l’allure d’un triple coryphée. Elles apparaissent
comme trois représentant désignés par l’humanité
entière, dont la mission consiste à obtenir
l’indulgence divine…»
MACIA
[Tout
Bach,
pages 184/185] : «…mouvement
atypique (renvois aux cantates BWV 38 et 122)… soprano, ténor
et basse s’y expriment d’une manière théâtrale…
un tempo lent où les brusques silences, les traits
chromatiques et l’alternance majeur-mineur créent une
ambiance de tristesse inquiète assez représentative du
sens de la cantate…»
5]
REZITATIV ALT. BWV 116/5
ACH,
LAß UNS DURCH DIE SCHARFEN RUTEN
/ NICHT
ALLZU HEFTIG BLUTEN ! / O
GOTT, DER
DU EIN GOTT
DER ORDNUNG BIST, / DU
WEIßT, WAS BEI DER FEINDE
GRIMM / VOR
GRAUSAMKEIT UND UNRECHT
IST. / WOHLAN,
SO STRECKE DEINE HAND
/ AUF EIN
ERSCHRECKT GEPLAGTES LAND,
/ DIE KANN
DER FEINDE
MACHT BEZWINGEN / UND
UNS BESTÄNDIG FRIEDE
BRINGEN !
Ah,
ne nous impose pas les rudes verges [autrement « coups
de fouet »] / Un châtiment trop sanglant !
/ O Dieu, toi qui es un Dieu de paix, / Tu n’ignores pas toute
la cruauté et l’injustice que recèle ma rage de
nos ennemis ! / Allons, étends sur ce pays effroyablement
mis à l’épreuve / ta main capable de triompher de
la puissance de nos ennemis / et de nous apporter une paix durable.
NEUMANN :
Renvoi à I. Corinthiens 14, 33 [PBJ. 1704] : « Car
Dieu n’est pas un Dieu de désordre, mais de paix ».
Ut
dièse mineur (cis) → La majeur (A dur), 12 mesures, C.
BGA.
XXIV (24e
année). Page 157 | RECITATIV. | Violino I. | Violino II. |
Viola. | Alto. | Continuo.
NEUMANN
: Alt, Streicher, B.c.
BOMBA
: «…Un récitatif accompagné des cordes à
la fin duquel Bach illustre le mot « Friede »
en arioso, mène au choral final brillant dans ses notes
élevées ».
CANTAGREL
[Les cantates de J.-S.
Bach. pages 1081 à
1085] : «…nombreux accords diminués
maintenant le climat de tension douloureuse qui domine dans cette
cantate ».
HOFMANN
: «…Bach
illustre les « rudes verges où « roseaux
pointus [?] par des dissonances crues, et débouche sur une
tournure conclusive, joliment ornée musicalement qui évoque
la prière pour une paix durable ».
SPITTA[Johann
Sebastian Bach,
volume 2, pages 91/92] : Le récitatif d‘alto utilise un
texte probablement en rapport avec le caractère original de
l‘œuvre liée à la guerre de 1744. [Spitta,
ayant classé l‘ensemble des cantates chorales vers 1745,
a trouvé dans le texte de ce récitatif des éléments
[effectivement troublants, par allusion à un conflit en cours]
confortant sa datation. Mais, depuis, les travaux d‘Alfred Dürr
n‘ont pas ratifié cette hypothèse].
6]
CHORAL. BWV 116/6
ERLEUCHT
AUCH UNSER SINN
UND HERZ
/ DURCH DEN GEIST
DEINER GNAD,
| Stollen 2 : DAß
WIR NICHT TREIBEN DRAUS EIN SCHERZ,
/ DER UNSRER SEELEN
SCHAD. || Abgesang : O
JESU
CHRIST,
/ ALLEIN DU BIST, / DER SOLCHS WOHL KANN AUSRICHTEN.
Eclaire
aussi notre âme et notre cœur / par l’esprit de ta
grâce, / afin que nous ne commettions pas en cela, par
légèreté, / une action nuisible à notre
âme, / O Jésus-Christ, / Toi seul / peut vraiment
t’acquitter de cela.
Septième
et dernière strophe du cantique de Jakob Ebert.
La
majeur (A dur), 13 mesures, C.
BGA.
XXIV (24e
année). Pages 158 | CHORAL. | Soprano. / Corno, Oboe d’amore
I., Violino I. col Soprano. | Alto. / Oboe d’amore II .,
Violino II. coll’ Alto. | Tenore. / Viola col Tenore. | Basso.
| Continuo.
NEUMANN :
Chor,
Gesamtinstrumentarium.
BOYER
[Les cantates sacrées de Jean-Sébastien Bach,.
pages 239/240] : «…Choral harmonisé
sur mélodie (MDC) 022 de type I ».
[Les
mélodies de chorals dans les cantates de J.-S. Bach.,
pages 137/138] : «…mélodie du choral légèrement
ornée confiée au soprano. Le choral est harmonisé
et doublé colla
parte par les
instruments (cor, deux hautbois, cordes et basse continue)…»
CANTAGREL
[Les cantates de J.-S.
Bach. pages 1081 à
1085] : «…Le retour au La majeur initial du choral
permet, après tant de sombres pensées, de conclure sur
le climat apaisé appelé par la fin du récitatif
d’alto ». [5].
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116
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Voir
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COMPENDIUM ou Répertoire
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Bach. Hans Joachim
Schulze et Christoph Wolff = Bach-Compendium
: analytisch-Bibliographisches
Repertorium der œuvre Johann Sebastian Bach.
Editions
Peters. Francfort-sur-le Main. 1985. BWV = BC A 164.
BASSO,
Alberto : Jean-Sébastien
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Edizioni di Torino 1979. Fayard 1984-1985. Volume 1, pages 34, 96 et
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Volume 2,
pages 253, 256, 337, 351, 352, 362, 367/368
BLANKENBURG,
Walter : Notice de l’enregistrement de Karl Richter. 1979.
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BOYER,
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L’Harmattan 2002. Pages 239/240
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L’Harmattan 2003. Pages 137 à 141
BREITKOPF.
Recueils :
Breitkopf
n° 10 : 371 Vierstimmige
Choragesänge. C.
Ph. E. Bach – KJ. Ph. Kirnberger (sans date). N° 42
Breitkopf
n° 3765 : 389 Choralgesänge
für vierstimmigen gemischten Chor
(sans date). Classement alphabétique. N°68 (et 69)
CANDÉ,
Roland de : Jean-Sébastien
Bach. Seuil. 1984.
Page 219
CANTAGREL,
Gilles : Les cantates
de J.-S. Bach. Fayard.
2010. Pages 1081 à 1085
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Le moulin et la rivière. Air et variations sur Bach.
Fayard 1998. Page 607
COLLECTIF
: Tout Bach.
Ouvrage publié sous la direction de Bertrand Dermoncourt.
Robert Laffont – Bouquins. Novembre 2009
Jean-Luc
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d’église.
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DÜRR,
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W.
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Enstehungsgeschichte des bachschen Choralkantaten-Jahrgangs.
In
Bach-Interpretationen,
hrsg [édition] von Martin Geck, Göttingen 1969,
EKG
: Evangelisches
Kirchen-Gesangbuch.
Verlag Merfburger Berlin. 1951. Ausgabe für die Evangelische
Kirche in Berlin-Brandenburg
Dans
les références bibliques, apparaît sous
l’abréviation « EKG ».
FINSCHER,
Ludwig : Notice de l’enregistrement de Gustav Leonhardt, volume
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GARDINER,
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Traduction française de Michel Roubinet .
GEIRINGER,
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:
J. S. Bach.
Édition allemande complète, en deux volumes. 1911.
Édition
américaine (traduction de E. Neumann). Dover Publications,
inc. New York. 1911-1966
Volume
2, pages 378, 421 (note), 461, 465 et 466
SPITTA,
Philipp : Johann
Sebastian Bach.
Sous-titré : « His
Work and influence on the Music of Germany 1685-1750 »
Novello
& Cy 1889 - Dover 1951-1952. Trois volumes. Volume 3, pages 91 et
283 à 287
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(H. Lemoine 1951). Chronologie et fac-similé d’une page
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bibliothèque
du Conservatoire de musique de Paris puis, de nos jours (vers 2000) à
la BN Paris (Louvois).
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Cantatas of Johann Sebastian Bach. Sacred & Secular
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Tome 2,
pages 117, 278, 308, 478 à 484
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Philippe et Gérard : Guide
pratique des cantates de Bach.
R. Laffont 1982. ZK 99, pages 176/177
Réédition
révisée et augmentée. L’Harmattan 2005
DISCOGRAPHIE BWV 116
BACH
CANTATAS WEBSITE :
Discographie
établie par Aryeh Oron. Elle est ici proposée sous une
forme sensiblement allégée avec, parfois, quelques
précisions relatives aux références et aux
dates. Les numéros 1] et suivants indiquent l’ordre
chronologique de parution des enregistrements.
Huit
références (octobre 2002 – mai 2011) + quatre
mouvements individuels (octobre 2002 – février 2009).
Exemples
musicaux (Audio) : Aryeh Oron (avril 2003 – janvier
2005).
6]
GARDINER (volume 9). Monteverdi Choir. English Baroque Orchestra.
Soprano : Katharine Fuge. Contralto : Nathalie Stutzmann.
Ténor
: Christoph Genz. Basse : Gotthold Schwarz. Bach Cantata Pilgrimage.
Thmaskirch. Leipzig, 22 octobre 2000. Durée : 15’29
Coffret
de deux CD SDG (Soli Deo Gloria) 159. Distribution en France, octobre
2009
3]
HARNONCOURT (volume 29). Tölzer Knabenchor. Concentus Musicus
Wien. Soprano : Markus Huber (jeune soliste du Tölzer Knaben
Chor).
Alto : Paul Esswood. Ténor : Kurt Equiluz. Basse : Philippe
Huttenlocher. Juin 1981. Durée : 14’33
Disque
Teldec 6.35577-00-501-503 (SKW 29/1-2). Das
Kantatenwerk (volume
29). 1981
CD
Teldec 242608-2 ZL. Das
Kantatenwerk,
volume 29. 1989
CD
Teldec 4509-91760-2. Das
Kantatenwerk - Sacred Cantatas,
Volume 6. Coffret de 6 CD avec les cantates BWV 100 à 117
Reprise
Bach 2000.
Teldec, volume 3. Coffret, 15 CD. Septembre 1999. Cantates BWV 100 à
117. BWV 119 à 140. BWV 143 à 149
Reprise
CD Warner Classics
8573 81174-5. Reprise en CD séparés, volume 36. 2007.
Avec les cantates BWV 115 et 117
5]
KOOPMAN (volume 12). Amsterdam Baroque Orchestra & Choir.
Soprano : Sibylla Rubens. Alto : Annette Markert. Ténor :
Christoph
Prégardien.
Basse : Klaus Mertens. Waalse Kerk. Amstersam (NL). Mars 2000. Durée
16’14.
Coffret
de trois CD Erato 8573-85842-2. 2000
Reprise
CD Antoine Marchand. Challenge Classics. CC 72211. 2006
4]
LEUSINK. Holland Boys Choir. Netherlands Bach Collegium. Soprano :
Ruth Holton. Alto : Sytse Buwalda. Ténor : Knut
Schoch.
Basse :
Bas Ramselaar. Église Saint-Nicolas d’Elburg (NL)
Octobre et novembre 1999. Durée : 15’52
Bach
Edition. 2000. CD Brilliant Classics./ Bayer Records. Volume 9.
Cantates, volume 4
Reprise
Bach Edition. 2006 CD Brilliant Classics III – 93102
19/65 . Avec les cantates BWV 13 et 144
Cette
réédition 2006 a fait l‘objet en 2010 d‘une
nouvelle édition „augmentée“ (157 CD) + les
partitions et 2 DVD proposant les Passions
selon
saint Jean et selon
saint Matthieu.
8]
OHMURA, Emiko. Bach-Chor Tokyo. Tokyo Cantata Chamber Orchestra. CD
Bach-Chor Tokyo (Japan). Live : 15 mai 2005.
Durée :
16’37’. CD BACHCD 14. Chanté en japonais. Avec les
cantates BWV 110 et 123
1]
RICHTER. Münchener Bach-Chor. Münchener Bach-Orchester.
Soprano : Edith Mathis. Contralto : Trudeliese Schmidt. Ténor
: Peter
Schreier.
Basse : Dietrich Fischer-Dieskau. Enregistrement réalisé
à Munich, Herkules-Saal les 6/2/1977 – 25/2/1978 - 2/3
– 6/5/ 1978 et
12/6/1978.
Durée : 17‘18
Sauf
erreur cet enregistrement a été directement
commercialisé en coffret de six disques.
Archiv Produktion 2722 030/2564 177.
Volume
V.
Sonntage nach Trinitatis II. 1979
Reprise
en coffret de 26 CD Archiv Produktion.
(1998-2000)
comprenant l’intégrale desenregistrements réalisés
par Karl Richter de
1959
à 1979.
2]
RILLING. Gächinger Kantorei Stuttgart. Bach-Collegium
Stuttgart. Soprano : Arleen Auger. Alto : Helen Watts.
Ténor : Lutz-Michael
Harder.
Basse : Philippe Huttenlocher. Gedächtniskirche Stuttgart.
Février, avril 1980. Durée : 17’58
Disque
(D). Die
Bach Kantate.
Hänssler Verlag. Classic.
Laudate 98714. Avec la cantate BWV 62
CD.
Die
Bach Kantate
(volume 58). Hänssler Classic Laudate Nr 98.820. 1992.
Avec les cantates BWV 163, 139
CD.
Hänssler edition bachakademie
(volume 37).
Hänssler-Verlag
92.037. 1999
7]
SUZUKI (volume 28). Bach Collegium Japan. Soprano : Yukari
Nonoshita. Contre-ténor : Robin Blaze. Ténor :
Makoto Sakurada.
Basse :
Peter Kooy. Kobe Shoin Women’s University Chapel. 16 au 19 mars
2004. Durée : 17’15
CD
BIS-SACD-1451. 2005. Distribution en RFA, septembre 2005 et en
France, octobre 2005.
Avec
les cantates BWV 62, 139 et 26
MOUVEMENTS
INDIVIDUELS BWV 116
M-1.
Mvt. 2] Bach Aria Group. Alto : Jennie Touret. Hautbois :
Robert Bloom. New York, février 1954.
Report
CD Boston Records BR 1037. Volume II.
M-2.
Mvt. 1] Hans Pflugbeil. Greifswalde Bach Tage Choir / Bach-Orchester
Berlin. Fin des années 1950 ou 1960.
Report
CD Baroque Music Club. Soli Deo Gloria, volume 7.
M-3.
Mvt. 2] Aria for Alto. Contre-ténor : Daniel Taylor + Hautbois
d’amour. Québec (Canada), Avril 1998. CD Atma Classique.
M-4.
Mvt. 6 ] Nicol Matt. Nordic Chamber Choir. Soloists of the
Freiburger Barockorchester. Juin
1999.
Bach
Edition 2000. CD Brilliant Classics: Bayer Record. Volume 23. Œuvres
vocales, volume II.
Reprise
Bach Edition 2006. CD Brilliant Classics V – 93102 31/137
Le
Nordic
Chamber Choir est devenu le
Chamber Choir of Europe.
DIVERS
Enregistrements
non repris ci-dessus :
Diffusion
[provenance de l’ex RDA, années 1970-1975 ?] :
Hans Tham. Collegium Musicum WDR. Winsbacher Knabenbchor. Valenti
(soprano ?). N. Procter (alto). Th. Altmeyer (ténor).S.
Nimsgern (basse).
[Arthur
Hirsch 6 mai 1973 et report le 17 mai 1981 sur cassette audio *C
185].
Diffusion
sur le site « You Tube » :
Direction :
Gianni Lazzari. Andréa Gulot (soprano), Birgitt Finniae
(alto). Nicolai Gedda (ténor), Robert Massard (basse). Chœurs
et orchestre de la Rai. Rome, le 7 juin 1969. Durée :
18’40
SZERSNOVICZ,
Patrick. Le Monde de la
Musique, décembre
1993. Cantates de J. S.
Bach. Immortels instantanés. Pièces de circonstance,
vouées à l’éphémère, les
cantates de Bach nous bouleversent toujours…, deux siècles
et demi après leur composition.
4 pages et illustration, notamment une page manuscrite de la cantate
BWV 116. Généralités. Classement dans le fichier
Bach - Archives
C.
Role. Octobre 2011
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