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BWV 118. C. Role. Décembre 2010, Janvier 2011
MOTET BWV 118
O JESU CHRIST, MEINS LEBENS LICHT
O Jésus-Christ, lumière de ma vie
TRAUERFEIER (Motetto)
Leipzig,vers 1736 - 1737 – 1746
AVERTISSEMENT

Cette notice dédiée à une cantate de Bach tend à rassembler des textes (essentiellement de langue française), des notes, voire des critiques discographiques souvent introuvables ou difficilement accessibles aujourd’hui (2010). Le but est de donner à lire un ensemble cohérent d’informations et de proposer aux amateurs et mélomanes francophones un panorama élargi et espéré parfois inédit de cette partie de l’œuvre vocale de Bach. Outre les quelques  interventions « CR » identifiées par des parenthèses [...] le rédacteur précise qu’il a toujours pris le soin jaloux de signaler sans ambiguïté le nom des auteurs sélectionnés. A cet effet il a indiqué clairement, entre guillemets «…» toutes les citations fragmentaires tirées de leurs travaux. Rendons à César...

ABRÉVIATIONS
(A) = la majeur
(B) = si bémol majeur
BB / SPK = Bach Bibliothek / Staatsbibliothek Preussicher Kulturbesitz
B.c. = Basse continue ou continuo
BCW = Bach Cantatas Website
BD = Bach-Dokumente (4 volumes, 1975)
BG = Bach-Gesellschaft = Société Bach (Leipzig, 1851-1899). J. S. Bach Werke. Gesamtausgabe (édition d’ensemble) der Bachgesellschaft
BJ = Bach-Jahrbuch
(C) = ut majeur. (c) = ut mineur
D = Deutschland
(D) = Ré majeur – (d) = ré mineur
(E) = (mi – (Es) = mi bémol majeur
EKG = Evangelisches Kirchen-Gesangbuch.
(F) = fa
(G) = Sol majeur. (g) = sol mineur
(H) = si
NBA = Neue Bach Ausgabe (nouvelle publication de l’œuvre de Bach à partir des années 1954-1955)
NBG = Neue Bach Gesellschatf = Nouvelle société Bach (fondée en 1900)
Ost = Original Stimmen
P = Partition = Partitur
PBJ = Petite Bible de Jérusalem
PKB = Preußicher Kulturbesitz, Staatsbibliothek, Berlin
St. = Parties séparées = Stimmen
La première lettre -en gras- d’un mot du texte de la cantate indique la majuscule de la langue allemande. Dans le corps de ce même texte allemand, le mot ou groupe de mots mis en italiques désignent un affect particulier ou un « accident remarquable.


DATATION BWV 118

Leipzig, vers 1736, 1737 et ou 1746.
BCW : Exécution de la première version à Leipzig 1736-1737. Deuxième version : 1746-1747.
HERZ : 1736 ou 1737. Motet pour un service funèbre. Ancienne date : 1740.
MAHLING : «… Pour une cérémonie funèbre... L’existence d’une partition démontre que ce motet, vraisemblablement composé en 1735 ou 1736 [en plein air] fut à nouveau exécuté pour une circonstance similaire (1749 ou 1752) mais dans un lieu cette fois fermé et dans une instrumentation modifiée, deux cors, cordes et continuo [ces deux derniers instruments suppléant à la prééminence des vents]
NEUMANN : «…Environs 1736-1737 et une reprise vers 1740 ».
SCHMIEDER : «…Le seul (rejoint par Carl de Nys) a proposé comme titre « Motet pour la cérémonie funèbre du comte et gouverneur de la ville de Leipzig Joachim Friedrich von Flemming, † 11 octobre 1740 ». Fête célébrée le 19 octobre à l’église Saint Paul (l’église de l’Université, la même église où fut exécutée la cantate BWV 198).
Pour la musicologie contemporaine, il semble plutôt que cette œuvre fut chantée lors d’une cérémonie funèbre (vers 1736-1737 et plus tard vers 1746/1747). Certains musicologues [BCW(Charles Francis) in Discussion 2, novembre 2008 / citant H. J. Schulze] envisagent même la possibilité d’une exécution lors de la sépulture de Bach les 30 ou 31 juillet 1750 !
SPITTA [Johann Sebastian Bach, tome II, page 713, Appendix n° 57] : Filigrane tardif « ECER CCS » avec un écusson. identique à ceux de la cantate BWV 34, du Gloria de la Messe en si et de la Passion selon saint Matthieu.


SOURCES BWV 118

PARTITION AUTOGRAPHE = ORIGINALPARTITUR
BG. Les deux partitions originales sont en possession de la société Breitkopf & Härtel de Leipzig.
[ceci est écrit en 1876 par Alfred Dörffel, dans son introduction pour le compte de la Bach Ausgabe. Le cheminement « séparé » de ces autographes jusqu’aux Etats-Unis et en Suisse demeure mystérieux… Faut-il incriminer une « prise de guerre », en 1945 ?]

BWV 118a - 2 P. Privatbesitz. USA. Collection privée aux Etats-Unis.
Motet BWV 118a. Titre autographe pris en tête de la partition [qui paraît être le fruit d’une composition rédigée dans l’urgence] : J.J. (Jesu juva) Motetto a 4 Voci, due Litui, 1 cornet, 3 Trombone.

BWV 118b. Motet de rédaction plus soignée ; les mesures ont été comptées jusqu’au « 108 » final.
Dernière page avec classiquement le fine et le SDGl. Motetto, à Voci, 2 Litui, 2 Violini, Viola, 3 Oboe e Bassono se piace [au choix] e continuo. Bach.
Dans les deux autographes les parties réservées aux Litui sont semblables.
BASSO [Jean-Sébastien Bach, volume 2, page 609] : «… de BWV 118, on ne connaît que la partition, dont il existe d’ailleurs deux versions, la première appartenant aujourd’hui [écrit en 1983-1985] à William Hurde Scheide [Princeton, New Jersey) et la seconde aux héritiers d’Arthur Hans Wilhelm Pfeifer (Bâle). 
[page 616] : «…Œuvre publiée à tort par la BG parmi les cantates (mais en tant que motet par Max Schneider en 1916), nous possédons deux versions, toutes deux autographies.
HERZ : Filigrane : Cavalier en armure (Zedwitz Coat of Arms) + NM.
1 feuillet, 2 pages, 4° et un feuillet supplémentaire 26x 20,5, provenant des archives Breitkopf à Leipzig, Mus. Ms, Nr. 5.

PARTIES SÉPARÉES = ORIGINALSTIMMEN
Pas de sources connues.

ÉDITIONS
SOCIÉTÉ BACH = BACH-GESELLSCHAFT (+ AUSGABE = BGA). Cantates BWV 111 à 120.

BG. Jg. XXIV (24e année). Pages 185 à 192. Préface d‘Alfred Dörffel, (1876).
NBG (Neue Bach-Gesselschaft) XVII, 1 et 2. Partition et réduction par Max Schneider, 1916.

NOUVELLE ÉDITION BACH = NEUE BACH AUSGABE (NBA).
Serie III/ Band 1 (Motets BWV 225 à 230 et BWV 118). Préface de Konrad Ameln, 1965. KB 1967.

AUTRES ÉDITIONS

BÄRENREITER Verlag Kassel. Sämtliche Kantaten 17. TP 1297. 2007.

BCW. Partition BGA + Réduction chant et piano.
CARUS. Stuttgarter Bach-Ausgaben. Partition
BREITKOPF & HÄRTEL. Partition PB 2825 u. 2968. Orch. St. ; Orgel (Max Seiffert) = OB 2374. Chorst (Chorstimmen) = ChB 122.
2010.

CARUS. Carus Verlag. Stuttgarter Bach-Ausgaben (Urtext). Partition (20 pages) = Carus 31.118/00. Réduction chant et piano = Carus 31.118/03. Partition du chœur = Carus 31.118/05. Parties séparées (5) = 31.118/09 et 11 à 14. Partition de l‘orgue = 31.118/49.

Bach for Brass. Volume 2 (cantate BWV 101 à 200) = 31.302/00.

KALMUS STUDY SCORES. N° 838. Volume XXXIV. New York 1968 VOIR Cantates BWV 117-120 ?
PETERS. Réduction chant et clavier KIA NBG XVII, 2.


OCCURENCE BWV 118

Trauerfeier (Cérémonie funèbre).
BASSO [Jean-Sébastien Bach page 609] : « deux motets funèbres, BWV 229 et BWV 118, furent peut-être, destinés à de véritables rites d’inhumation…»
HOFMANN : «…Les circonstances de composition de l’œuvre sont inconnues. La musique funèbre se composait habituellement d’un motet se destinant aux voix seules avec ou sans accompagnement de basse continue. L’effectif significativement élargi de l’œuvre suggère que celle-ci a pu être composée pour une personnalité de haut rang alors que les cors, selon les habitudes de l’époque, permettent de penser qu’il s’agissait d’un membre de la noblesse… on a beaucoup spéculé sur l’identité du dédicataire des deux versions… en se basant sur l’époque de la conception de l’œuvre, on a pu croire que la première version était en relation avec la mort du premier protecteur de Bach, le Prince Christian de Sachsen-Weissenfels, le 28 juin 1736. En ce qui concerne la seconde version, il pourrait s’agir de son successeur, Johann Adolph II de Sachsen-Weissenfels, mort subitement alors qu’il assistait à la messe, le 16 mai 1746 ».
SCHMIEDER : [selon Arnold Schering] : « Motet pour la cérémonie funèbre du comte et gouverneur de la ville de Leipzig Joachim Friedrich von Flemming, † 11 octobre 1740 ». Fête célébrée le 19 octobre à l’église Saint Paul (Université).


TEXTE BWV 118

Strophe 1/14 du cantique (1608-1610) de Martin Behm (1557-1622). Le texte, dix strophes seulement et la mélodie (Königsberg 1602 - Leipzig 1625), sont dans EKG 317.
BCW [Francis Browne] Dans le Colmariches Gesangbuch de 1644, une strophe ajoutée qui n’est pas de Behm…
HOFMANN : attribue 15 strophes à ce cantique.
NYS, Carl de: « Les quatre vers évoquent le poids du péché opprimant l’âme ici-bas et la condition de pèlerin et hôte sur la terre et sa condition illuminée par Jésus-Christ, lumière de la vie…»
[Analogie avec l’aria BWV 200 dont les derniers mots sont presque cités à l’identique: « Der Herr ist meines Lenes Licht »
La mélodie se trouve également dans les cantates BWV 3/1, 2 et 6 ; BWV 44/4 (sous le titre de Ach Gott, wie manches Herzeleid) ; BWV 58/1 et 5 (sous le titre de Ach Gott, wie manches Herzeleid) et BWV 153/9.


GÉNÉRALITÉS BWV 118

BWV 118a. Une première version (cérémonie funèbre en plein air  vers 1736-1737) avec les instruments à vent (trois trombones, Litui I, II, Oboe I, II, Taille, etc. sans les cordes
BWV 118b. La seconde version, plus tardive vers 1746-1747 pour un culte ? avec les cordes et les cors et hautbois et les litui conservés.

BOMBA : «…Motetto, c’est ainsi que Bach dénomme cet ouvrage que les éditeurs des années ultérieures rangent parmi les cantates. Du point de vue stylistique il s’agit plutôt du genre de « cantate en forme de choral élargi ». Sans doute, cette composition était destinée à des funérailles, une occasion bourgeoise enfin, auxquelles, en général, on ne commandait pas de cantates. La tradition connaît deux versions instrumentales. La première n’emploie que des instruments à vent, parmi eux deux instruments obligés insolites comme les deux Litui (des cors en si bémol). Alors la destination aux funérailles s’impose d’avantage, parce que les joueurs et les chanteurs l’ont peut-être exécuté en se rendant à la fosse ou en procession. Le « dal segno » à la fin du choral permettait peut-être l’exécution de quelques unes des quinze strophes ou même toutes suivant les besoins. Aujourd’hui on préfère dater la naissance de cet ouvrage vers la fin de 1736 (l’enterrement de Christoph Weiß, pasteur de l’église Saint-Thomas) et non pas en octobre 1740, date qu’on présumait antérieurement. La deuxième version à l’usage du culte (Litui et cordes) / instruments à vent / continuo) peut être daté à partir de 1746 ».
BOYER [Les mélodies de chorals dans les cantates de J.-S. Bach, pages 100/101] : «…pièce en un seul mouvement sur le texte du cantique « O Jesu Christ meins Lebens Licht, de Martin Behm (1611) avec la mélodie identique « Ach Gott wie manches Herzeleid », n’est pas considéré comme une cantate ou fragment par certains musicologues et ne devrait pas porter selon eux le numéro 118 du catalogue BWV. … … Comme motet, il n’en est pas pour autant enregistré et joué avec l’ensemble des motets de Bach…. Ce motet existe en deux versions, la seconde étant plus étoffée instrumentalement. Le style est bien celui d’un motet avec entrée étagée et imbriquée des voix, le cantus firmus étant confié en valeurs longues aux soprani. Dans la seconde version, l’orchestre comprend deux cors, cordes, deux hautbois, hautbois da caccia, basson, continuo . Dans la version I qui a pu être exécutée en pleine air comme un motet funèbre, Bach avait prévu un cornet, trois trombones et deux « luiti » [ces instruments sont maintenus dans la seconde version]. Ils seraient de la famille des cornets ou il s’agirait éventuellement du nom de deux longues trompette militaires tombées en désuétude. Le texte en deux strophes est de toute beauté.
CANDÉ : « Motet composé selon Schering pour les funérailles de J.F. von Flemming, gouverneur de Leipzig (1740). A 4 voix avec instruments : fugue à double chœur, grandiose et enthousiasmante… il est considérée par erreur comme un mouvement de cantate (il n’y a pas d’autre cantate à double chœur et l’écriture instrumentale en doublure des voix est davantage dans le caractère des motets). »
GARDINER : « …Bach en personne l’intitula « motet » sur les partitions autographes…La première version de ce cantique remonte à 1736 environ. Elle fut peut-être composée pour des exécutions de plein air, sur les lieux mêmes de l’inhumation, car la partition a été écrite pour les instruments « d’extérieur » de l’orchestre municipal : un cornet, trois trombones et deux « litui »…Un peu plus tard Bach [quand même presque dix ans après ?] a réalisé une version destinée à des exécutions en salle, avec cordes et continuo en sus de trois hautbois et d’un basson qui doublaient les lignes de chant ad libitum. Il y maintint les parties obligées des deux étranges « litui » et c’est cette même version que nous avons enregistrée [Gardiner, 1980] avec des trompettes naturelles ».
MACIA [Tout Bach, page 557] : problèmes d’identification et de dénomination entre cantate et motet. Ainsi le BWV 118 dont l’organisation s’inspire de la polychoralité instrumentale d’un Buxtehude… a été finalement retenu comme cantate, alors que Bach le qualifiait de motet.
NYS, Carl de : «… La dernière manière ou le style monumental de Bach…»
PICHON : « Sur un hymne vraisemblablement écrit par Martin Behm en 1608, ce motet connut au moins deux versions de la main de Bach, renforçant l‘idée d‘une musique de circonstance dédiée à des funérailles et jouée lors d‘une procession. En effet, à Leipzig (et ce encore à l‘époque de Bach), il incombait aux jeunes chanteurs de l‘école de Saint-Thomas [les „alumni“] de chanter en procession durant le transport du corps des défunts depuis la maison mortuaire. Il n‘est donc pas étonnant que la première version de ce motet ne concerne que des voix et des instruments à vent…»
SCHWEITZER [J. S. Bach. Page 371] : « Le splendide motet sur « O Jesu Christ, meins Lebens Licht », imprimé dans l’édition de la BG. en tant que cantate, fut à l’origine composé pour l’église mais exécuté en plein air pour une cérémonie funèbre. Pour cette raison il est accompagné seulement d’instruments à vent. On ne trouve aucune précision, ni dans Mattheson ni dans Walther sur l’instrument appelé « Lituus » pourtant ici [dans le motet]en deux exemplaires Sans doute est-il de la famille du cornet. L’ouvrage a pu être réorchestré pour un usage en église [car] nous en possédons une autre partition utilisée par Bach. Dans celle-ci, les cornetti et les trois trombones sont remplacés par les cordes, auxquelles, peut-être ont été ajoutés des « bois ».
SPITTA [Johann Sebastian Bach, tome II, page 713, Appendix n° 57] :  « A la liste des chœurs en forme de motets il pourrait être ajouté le splendide morceau publié dans le volume XXIV, n° 118 de la BG. O Jesu Christ meins Lebens Licht qui par ailleurs voit le traitement indépendant des instruments à vent dans l’accompagnement fut probablement exécuté en plein air pour une cérémonie funèbre et adapté plus tard pour une reprise en intérieur ; Il est daté des environs de 1737 ».
WHITTAKER : « Comme les BWV 50 et 53, « O Jeu Christ, meins Lebens Licht » est inclus parmi les cantates dans l’attente d’une meilleure classification. C’est un chœur largement développé sans doute destiné pour une sépulture et doit dater alentour 1737. La première strophe du cantique funèbre de Behm y est utilisé sur la mélodie d’un anonyme Ach Gott, wie manches Herzeleid ». Il en existe deux partitions originales. La première incluse dans [l’édition] de la BGS fut vraisemblablement prévue pour une exécution en plein air, au bord de la tombe, et c'est une combinaison unique dans les travaux de Bach - deux Litui, un cornetto et trois trombones. Il est difficile de l’exécuter aujourd’hui car le Lituus ne peut être valablement remplacé par aucun instrument moderne, ni les cors ni les trompette ne pouvant en remplacer la sonorité…un second arrangement sans doute écrit par Bach pour un culte a été édité par le Docteur Max Schneider pour le compte de la nouvelle Bach Société (BGS) - deux Litui, deux violons, viola et le continuo avec trois hautbois et bassons ad libitum…. L’ouvrage d’une grave beauté est l’un des chœurs les plus émouvants dans toute la production d’église de Bach. Le « noyau » du matériel thématique se trouve dans les quatre notes du choral aux mesures 38 à 40…»
WOLFF : «… BWV 118 n’appartient pas, rigoureusement parlant, au répertoire des cantates, puisqu’il n’utilise pas les formes du récitatif et de l’aria. L’œuvre est réalisée dans le style ancien du motet et utilise le Lied d’église de 15 strophes « O Jesu Christ, meins Lebens Licht » de Martin Behm (1608). Bach composa la musique sous forme de strophes entrecoupées d’un morceau instrumental qui est répété, ce qui permet de chanter autant de strophes que l’on veut. Dans la mesure où l’on ne sait pas pour quelle occasion l’œuvre fut composée, le motet ne peut être daté avec précision. Pourtant, il doit dater de la période 1736-1737. Et, puisque le Lied est un choral de funérailles traditionnel, l’œuvre pourrait avoir été destinée à un service de funérailles. L’arrangement de l’œuvre renforce l’hypothèse d’un rite funéraire, car la solennité de l’accompagnement instrumental du chœur (deux cors, cornet à piston et trois trombones) suggère un cortège funèbre. Le nombre de strophes chantées pourrait avoir été déterminé par la longueur de la route que le cortège devait emprunter pour se rendre au Johannisfriedhof (cimetière de Saint-Jean) en dehors des murs de la ville. Mais plus tard, Bach adapta l’accompagnement du motet pour une représentation ultérieure dans l’église ne préservant que la version originale des cors et ajoutant un orchestre de cordes. Par ailleurs, les voix furent seulement renforcées par deux hautbois, l’une taille (hautbois en fa ou hautbois d’amour) et l’autre basson. Cette version du motet date quant à elle de 1746-1747 ».


DISTRIBUTION BWV 118

NEUMANN: I. Fassung : Chor. Horn I, II, Zink, Posaune I-III (trombones). = BWV 118a.
II. Fassung : Chor. Horn I, II ; Streicher ; dazu Oboe I, II, Oboe da caccia, Fagott ; B.c. = BWV 118b.
SCHMIEDER. Chor : S, A, T, B. Lituo (Horn) I, II ; Cornetto ; Trombone I, II, III.

La 1ère version (ca 1736-1737) avec deux Litui et instruments à vent (cornets, trombones I, II, III + SATB et cantus firmus au soprano, peut-être jouée par les « sonneurs » de la ville de Leipzig, en « extérieur… un cimetière » ne comporte pas de continuo. 
BG. XXIV, pages 185 à 192 ne donne que la partition de cette version, celle avec les trois trombones, BWV 118a.

La 2e version : Chor. S, A, T, B. Lituo (Horn) I, II ; Viol. I, II ; Vla. ; Cont. 3 Oboe e Bassono se piace.
Vers 1746-1747, avec hautbois, cordes et continuo en version « d’intérieur, » église, etc. Avec le continuo

BASSO [Jean-Sébastien Bach, volume 2, page 610] : «…la présence d’un appareil instrumental est …prescrite dans trois autographes de Bach, celui de BWV 226 et ceux des deux versions de BWV 118 ».
BOYER [Les cantates sacrées de Jean-Sébastien Bach, pages 241/242] Motet fuunèbre. Deux versions : 1] Chœur. 2 cors en si bémol (ou litui), cornet, 3 trombones - 2] Chœur. 2 cors en si bémol (ou litui), cordes, 2 hautbois et hautbois da caccia, basson.
CANTAGREL [Le moulin et la rivière. Air et variations sur Bach, page 545] : « …les instruments se bornent à doubler les parties vocales ».
GÉROLD [page 104] : «…Le cor que nous rencontrons dans les partitions de Bach est le cor de chasse. Au même genre appartient un instrument qui a complètement disparu et que Bach n’a employé qu’une fois : le lituus… Renvoi à la note 2, en bas de page : « M. C. Sachs a trouvé dans un inventaire de 1706 la mention « litui vulgo Waldhörner ».
MAHLING : «…Le mouvement de motet BWV 118 a été sûrement exécuté pour la première fois pour une cérémonie funèbre en plein air. Ceci est en quelque sorte suggéré par l’instrumentation [uniquement des instruments à vent], réminiscence des anciennes pratiques musicales et relativement inhabituelles chez Bach, avec deux grands cors, cornetto, trois trompettes, sans la basse continue. L’instrumentation est ainsi conduit à une grand degré d’indépendance et peut cependant soutenir le chœur à chacune de ses entrées… Ce motet fut à nouveau exécuté pour une circonstance similaire (1749 ou 1752) mais dans un lieu cette fois fermé et dans une instrumentation modifiée, deux cors, cordes et continuo…» [ces deux derniers instruments suppléant à la prééminence des vents]… l’accompagnement instrumental est disposé de sorte que, malgré une certaine indépendance, il est capable de soutenir le chœur dès qu’il entre. Le mouvement se caractérise par des relations harmoniques franches et une conduite des voix sans complications, et sa réussite tient à son instrumentation et à sa simplicité ».
NYS, Carl de : «…Il est probable que la première version du motet BWV 118, celle qui utilise des cuivres sans basse (deux cors aigus [Litui], un cornet, trois trombones, date de 1736-1737, alors que la version pour deux cors, trois hautbois et cordes, a été exécuté le 11 octobre 1740 pour les funérailles du comte Fr. von Flemming [Schmieder]. La première version était certainement destinée au plein, au moment de la mise en terre, alors que la deuxième ne pouvait être donnée qu’à l’église ».
PIRRO [L'esthétique de Jean-Sébastien Bach - L’orchestration, page 241] : « Les trombones, le cornet et deux litui [note : Ces instruments étaient sans doute une sorte de trompette. Renvoi à M.A. Dörffel, BG. volume XXIV] sont tout l’orchestre de la cantate « O Jesu Christ, meins Lebens Licht [BG. 118, volume XXIV, page 185]. Il est à remarquer que la plupart des chœurs ainsi accompagnés sont écrits en forme de motets. Bach fait revivre dans cette orchestration simple et cependant grandiose une des ressources de la vieille musique allemande…»


APERÇU BWV 118

1] CHORALCHORSATZ. BWV 118/1
O JESU CHRIST, MEINS LEBENS LICHT, | MEIN HORT, MEIN TROST, MEIN ZUVERSICHT, | AUF ERDEN BIN ICH NUR EIN GAST | UND DRÜCKT MICH SEHR DER SÜNDEN LAST !

O Jésus-Christ, lumière de ma vie, / Mon asile, mon réconfort, mon espoir, / Sur la terre je ne suis que de passage, / Et je succombe sous le fardeau des péchés.

Strophe 1/14 du cantique (1608) de Martin Behm (Luban, 16 septembre 1557 - † 5 février 1622). Edition en 1610 dans le recueil « Christliche Gebet » puis en 1625 à Leipzig dans un second volume intitulé « As hymnodus sacer » (Hymnaire sacré). C’est cette édition qui sera utilisée par Bach.
EKG 317 : texte et la mélodie en 10 strophes (Königsberg 1602 - Leipzig 1625).
Mélodie dans BWV 58/5 (1727) avec le texte de la 2e strophe.
Voir aussi la mélodie « O Jesus Christ, meins Lebens Licht in BWV 3/1, 44/4, 58/1 et 5 153/9 et le choral BWV 750.

Deuxième strophe reprise dans certains enregistrements, version longue :
AUF DEINEN ABSCHIED HERR ICH TRAU, | DARAUF MEIN LETZTE HEIFAHRT BAU, | TU MIR DIE HIMMELS TÜR WWEIT AUF | WENN ICH BESCHLIEß MEIN LEBENSLAUF.

Seigneur, j’ai foi en ton adieu | et, de ce fait, me prépare pour mon dernier voyage. | Ouvre grande la porte des Cieux | Quand, sur la terre, ma vie arrivera à son terme.

Si bémol, 108 mesures, C barré
BG. : XXIV (24e année), pages 185 à 192. | « O Jesu Christ, mein’s Lebens Licht ». | Lituus I. | Lituus II. | Trombone I. | Trombone II. | Trombone III. | Soprano. | Alto. | Tenore. | Basso. S/S Dal segno ad libitum.
[Lituus = petite trompette au son grêle utilisée dans les cérémonies guerrières ou funèbres]
NEUMANN : Parties instrumentales en forme de ritournelles encastrant le discours vocal (choral). Le C.f. au soprano. Avec possibilité de reprise. Prélude instrumentale aux mesures 1 à 18 puis entrée du chœur, Alto, Soprano, Ténor et enfin Basse.

BASSO [Jean-Sébastien Bach, volume 2, page 616] : «…La première [version] date de 1736-1737 et comporte un appareil instrumental autonome par rapport à la réalisation vocale à quatre partie, constitué de deux litui (cors…), cornet et trois trombones…. La seconde [version], qui fut probablement réalisée peu après 1740, emploie à côté des litui et d’un groupe de bois (deux hautbois, taille et basson) ad libitum, les cordes… l’exposition des quatre versets [les quatre lignes de la strophe du cantique] est précédée d’un prélude instrumental de 18 mesures, repris en suite comme postlude et en partie réutilisé comme ritournelle entre les versets… motet sur cantus firmus ».
BOYER [Les cantates sacrées de Jean-Sébastien Bach, pages 241/242]. Élaboration chorale : ritournelle d’orchestre, chœur de type motet avec cantus firmus au soprano. Mélodie de choral (MDC) 087 de type II “Jesu Christ, meins Lebens Licht” ou la mélodie identique (MDC) dont le titre est “Ach Gott, wie manches Herzeleid”.
[Les mélodies de chorals dans les cantates de J.-S. Bach, pages 100/101] : «…La musique, aux longues tenues cuivrées (notamment dans la version prévue pour l’exécution en plein air) s’élève lentement. Bach devait particulièrement aimer ce genre de démonstration de plénitude sonore. MDC 04 de type II : Le cantus firmus est confié à l’une des voix du chœur [ici le soprano], les trois autres parties vocales en situations harmoniques, imitatives ou libres. L’orchestre déroule une ritournelle continue tandis que les versets de la mélodie de choral sont exposés de manière discontinue, entrecoupés par les pauses ou seul intervient l’orchestre”.
HOFMANN : «…l’œuvre se rapproche de plusieurs chœurs d’ouverture des cantates-chorals de Bach : La mélodie du cantique apparaît sous la forme d’un cantus firmus exprimé par de longues valeurs de notes au soprano alors que les lignes plus agitées de l’alto, du ténor et de la basse forment un tissu contrapuntique accompagnateur qui développe en imitation le début de chaque vers du cantus firmus, tantôt en avance, tantôt en retard. Les instruments soutiennent le chœur et encadrent chaque vers par des introductions, des conclusions et de commentaires intercalaires thématiquement indépendants…Bach reprend rétrospectivement le « stylus antiquus » de la polyphonie vocale classique et expose la substance thématique dans un contrepoint strict à sept voix ».»
NYS, Carl de : «…La mélodie du cantique de Böhm (Behm) est chantée par le soprano ; les autres voix interprètent le texte de manière souvent très imagée. On peut remarquer par exemple le motif chromatique descendant dans la basse, puis dans le ténor, lorsqu’il est question du « poids du péché - Auf Erden bin ich nur ein Geist… ». Mais on demeure surtout frappé par le caractère de paix transfigurée de l’ensemble, accentué peut-être encore lorsqu’il est dit dans le texte que nous ne sommes que des « hôtes en ce monde ». La partie instrumentale notamment dans l’introduction et la conclusion, traduit ce caractère très spécifique de la tonalité de si bémol que nous trouvons dans le dernier concerto KV 595 de Mozart, véritable traduction sonore de cette « paix qui surpasse tout sentiment » (Paul aux chrétiens de Philippe), et qui n’est pas de ce monde : transfiguration, lumière de l’au-delà - les mots sont impuissants à cerner ce chef-d’œuvre ».


BIBLIOGRAPHIE BWV 118

BACH CANTATAS WEBSITE (BCW) :
BCW : Aryeh Oron. 1er avril 2001. Motet ou cantate perdue ?
EMMANUERL MUSIC : Notice par Craig Smith.
ORON, Aryeh : Discussion 1] 1er avril 2001. - 2] 16 novembre 2008. - Prévision : 26 mai 2013.
Texte du choral O Jesu Christ meins Lebens Licht. Renvoi à EKG 317. 14 strophes + une ajoutée ; langue allemande et anglaise.
Francis Browne, mai 2006.

BACH COMPENDIUM ou Répertoire analytique et bibliographique des œuvres de Jean-Sébastien Bach. Hans Joachim Schulze et Christoph Wolff = Bach-Compendium : analytisch-Bibliographisches Repertorium der œuvre Johann Sebastian Bach. Editions Peters. Francfort-sur-le Main. 1985. BWV 118 = BC B 23 a/b.
BASSO, Alberto : Jean-Sébastien Bach. Edizioni di Torino. 1979. Fayard 1984-1985. Volume 1, pages 35, 88 et 98
Volume 2, pages 592, 609, 610 et 616
BOMBA, Andreas : Notice de l’enregistrement Hänssler / Rilling / edition bachakademie, volume 69. 1990-1999
BOYER, Henri : Les cantates sacrées de Jean-Sébastien Bach. L’Harmattan 2002. Pages 241/242
: Les mélodies de chorals dans les cantates de J.-S. Bach. L’Harmattan 2003. Page 291
BREITKOPF. Recueils :
Breitkopf n° 10 : 371 Vierstimmige Choragesänge. C. Ph. E. Bach – KJ. Ph. Kirnberger (sans date). N° 217, 156 et 307
Breitkopf n° 3765 : 389 Choralgesänge für vierstimmigen gemischten Chor (sans date). Classement alphabétique n° 236, sous le titre O Jesu, du mein Braütigam.
CANDÉ, Roland de : Jean-Sébastien Bach. Seuil. 1984. Page 370
CANTAGREL, Gilles : Bach en son temps. Hachette. Pluriel (Inédit) 8380. Juin 1982
: Le moulin et la rivière. Air et variations sur Bach. Fayard 1998. Page 265
: Notice de l’enregistrement de J. E. Gardiner. CD Archiv Produktion. 1990
COLLECTIF : Tout Bach. Ouvrage publié sous la direction de Bertrand Dermoncourt. Robert Laffont – Bouquins. Novembre 2009
Jean-Luc Macia : Cantates d’église. Pages 186 et 557
FESTIVAL J.-S. BACH DE MAZAMET. 1968 (3e année). Eglise St-Sauveur, Mazamet, 6 septembre 1968. Notice de Carl de Nys.
GEFFROTIN, Thierry : Notice de l‘enregistrement de Françoise Lasserre. 2009
GÉROLD, Th. : Les Musiciens célèbres. J. S. Bach. M. Laurens Editeur Paris. 1925. Page 104
HERZ, Gerhard : (Cantata N° 140). Historical Background. Pages 3 à 50. Norton Critical Scores. Page 46
W. W. Norton & Company. Inc. New York 1972
HOFMANN, Klaus : Notice de l’enregistrement de Masaaki Suzuki. 2009
LANGLOIS, Franck : Notice de l’enregistrement de Françoise Lasserre. CD Pierre Verany. 1997
LEMAÎTRE, Edmond : La Musique sacrée et chorale profane. L’Âge baroque 1600-1750 ». Fayard. Les indispensables de la musique
1992. Page 82
LYON, James : Johann Sebastian Bach. Chorals. Sources hymnologiques des mélodies, des textes et des théologies
Beauchesne. Octobre 2005. Pages 66 et 71 et 279 avec l’incipit de la mélodie M 114
MAHLING, Christoph Hellmut : Notice de l’enregistrement Telefunken. Reprise de la notice dans le coffret Teldec 2009
NEUMANN, Werner : Handbuch der Kantaten Johann Sebastian Bachs. VEB Breitkopf & Härtel Musikverlag Leipzig 1971. Page 138
: Literaturverzeichnis: 53 et 55 (Arnold Schering).
:
Sämtliche von J. S. Bach vertonte Texte. VEB Leipzig 1974. Page 224
NYS, Carl de : Notice du Festival de Mazamet 1968

Notice de l’enregistrement de Fritz Werner / Erato / Les grandes cantates, volume 22. 1966
PICHON, Raphaël : Notice de son enregistrement Alpha. 2010
PIRRO, André : L'esthétique de Jean-Sébastien Bach. Fischbacher 1907. Minkoff Reprint Genève 1973. Page 241
SCHERING, Arnold. W. Neumann. Literaturverzeichnis 53] Kleine Bachstudien, in BJ 1933, pages 30 à 70
W. Neumann. Literaturverzeichnis 55]
Johann Sebastian Bach und das Musikleben Leipzigs im 18. Jahrhundert.
Musigeschichte Leipzigs, Bd. III, Leipzig 1941
SCHMIEDER, Wolfgang : Thematisch-Systematiches Verzeichnis der Werke Joh. Seb. Bachs (BWV). Breitkopf & Härtel 1950-1973
Édition 1973, page 158
Literatur : Spitta ; Schweitzer ; Pirro ; Parry ; Voigt ; Wolff ; Terry ; Franke ; Whittaker ; Moser ; Steglich ;
Schering ; Neumann ; Curt Sachs.
BJ 1904 - 1906 - 1912 - 1914 - 1921 - 1929 - 1932 - 1938. Bachfestbuch 1910 - 1911 - 1926 - 1935
SCHWEITZER, Albert : J. S. Bach. Édition allemande complète, en deux volumes. 1911.
Édition américaine (traduction de E. Neumann). Dover Publications, inc. New York. 1911-1966.
Volume 2, pages 371, 434 (notes), 465
SPITTA, Philipp : Johann Sebastian Bach. Sous-titré : « His work and influence on the Music of Germany 1685-1750 »
Novello & Cy 1889 - Dover 1951-1952.. Volume II Appendix 57. Volume III, page 100 et note 141
WHITTAKER, W. Gillies : The Cantatas of Johann Sebastian Bach. Sacred & Secular Oxford U.P. 1959-1985
Tome II, pages 167 à 169, 298 et 345
WOLFF, Christoph : Notice de l’enregistrement de Ton Koopman, volume 21. 2006.
WUSTMANN, Rudolf : J.S. Bachs geistliche und weltliche Kantatentexte. Breitkopf & Härtel, 1913-1967. Page 342


DISCOGRAPHIE BWV 118

BACH CANTATAS WEBSITE :
Discographie établie par Aryeh Oron. Elle est ici proposée sous une forme sensiblement allégée avec, parfois, quelques précisions relatives aux références et aux dates. Les numéros 1] et suivants indiquent l’ordre chronologique de parution des enregistrements. 
Aryeh Oron donne 34 références (janvier 2001 à janvier 2011).

Exemples musicaux : Aryeh Oron (Version de P.J. Leusink sur « Real Player »). Décembre 2004 à mai 2006.
Mélodie du choral Herr Jesu Christ, mein Lebens Licht. Mélodie II.

[N. B. La version (1746-1747), avec les cordes (BWV 118b) est la plus fréquemment enregistrée. Toutefois, avec la participation des trois trombones de la Fenice et l’ensemble Akademia, Françoise Lasserre offrait en 1997 l’une des rares possibilités avec l’enregistrement de Martin Neary et le (Baroque Brass of London), d’entendre la version primitive du motet BWV 118a. A cet égard, il est cependant légitime de s’interroger sur l’authenticité de la source, puisque la partition originale est conservée dans une collection privée aux Etats-Unis…
Certaines versions discographiques (par exemple celles de J. E. Gardiner, 1980 et 1990 et de Raphaël Pichon (2009) font entendre en outre la deuxième strophe du cantique de Behm].

19] BILLER, Georg Christoph. Thomanerchor Leipzig. Capella Thomana. Baroque Brass of London. Durée : 4’16. Leipzig. Février 1997
Coffret de deux CD Philips 462233 “Motetten II”. Bach et ses contemporains et Bach et ses successeurs au Thomanerchor
12] BRASS ENSEMBLE. A Touch of Brass. Arrangement Geoffrey Leader. 1982 ?
Disque 1985 ? “A Touch of Brass” 4185 AR. 1982-1985 ?
8] BROWN, Mark. Westminster Bach Choir (chanté en anglais). Uniquement avec le soutien de l’orgue par Richard Townend. Durée : 5’20
Disque EMI Music for Pleasure myp.6049. 1972. Différents fragments de cantates dont le choral final de la cantate BWV 147/10.
29] CUMMINGS, Laurence. RAM Baroque Orchestra & Chamber Choir. 2006
CD Cantoris C 6065. Canada. 2006. Avec la suite BWV 1069, le motet BWCV 225 et la cantate BWV 210
18 ] DICKEY, Bruce. Small Choir / Concerto Palatino. 1ère version avec Lituui (trompettes). Juin 1992
CD EMI Classics 567-754 455-2, juin 1992. Durée : 4’12. Avec la messe “Sine nomine” de Palestrina et œuvre de Kuhnau.
21] ERIKSON; Rick (organiste). The Holy Trinity Bach Choir. Chant en anglais. Eglise luthérienne de New York. Mars 1999. Durée : 8’40.
 CD Ausburg Fortress 1999

13] FLATH, Edwin (orgue). Valley Choral Society. Californian Brass Society. 1984. Durée : 9’39
CD Bainbridge “Colossus” 2502. USA, 1984
5] FORBES, Sebastian. Aeolian Singers. Plus ensemble instrumental. Eglise Saint-Gillles-Griplegate. Londres. GB
Coffret de deux disques Decca Eclipse. 76066/67. Mai 1967
11] GARDINER. Monteverdi Choir. English Baroque Society. All Saints Church, Tooting (GB). Avril 1980. Durée : 10’02.
Coffret de deux disques Erato STU 71337. 1982 Avec les motets BWV 225 à 231, BWV 50 et la cantate BWV 4
Il pourrait peut-être s’agir de l’un des tous derniers enregistrements sur vinyle du label Erato
Reprise CD Erato ECD 88117. 1982
Reprise en coffret de deux CD Erato 2292-45979-2. 1993. Avec les motets 225 à 231 + BWV 50
15] GARDINER. Monteverdi Choir. English Baroque Soloists. Londres, sept. 1989. BWV 118b. Durée : 9’11.
 CD Archiv Produktion 429782-2. 1990. Avec les cantates BWV 106 et 198

Reprise CD Archiv Produktion 463581. 2000. Bach Cantatas. Avec les cantates BWV 106 et 198 et motet BWV 118/231
2] HENKING. Zürcher Bach Choir. Winterthur Symphony Orchestra. Début des années 1960
Disque Concert Hall Limited Edition Society Release F-12. 1962 (?) Report sur CD Schola Antiqua SADPR-6H.
En complément la messe BWV 233 dirigée par Walter Goehr.
6] JÜRGENS. Monteverdi-Chor Hamburg. Concerto Amsterdam / Jaap Schröder. 1967. Durée : 3’44
Disque Telefunken Teldec SAWT 9489-B 1967-1968. Avec les cantates BWV 27, 158 et 59
Reprise Bach Edition 2000. Volume 7. Les motets, les chorals et cantiques
Reprise CD Teldec (coffret de deux CD) 2564-69599-2. 2009
25] KING, Robert. D. Baldwin –Wallace Brass Choir. Arrangement pour dix parties. Avril (?) 2001
CD Baldwin-Wallace. Berea Ohio. USA. Consevatoire de musique
27] KING, Robert D. Monarch Brass Ensemble & Quintet.Cincinnati. Arrangement pour dix parties Ohio. USA. 2003
CD International Women’s Brass Conference
26] KOOPMAN (volume 21). Amsterdam Baroque Orchestra & Choir. Durée : 4’11. Walsee Kerk Amsterdam (NL). 13 au 19 octobre 2003
CD Antoine Marchand / Challenge Classics CC 72221/3. Septembre 2006. Avec cantates BWV 197, 97 et 191
20] LASSERE, Françoise. Akademia. La Fenice. Temple Saint-Jean. Paris 7e. Premier enregistrement du 7 au 11 juillet 1997. Durée : 5’21
CD Pierre Verany 797111. 1997. BWV 118a
32] LASSERRE, Françoise. Deuxième enregistrement. Ensemble Akademia. Eglise évangélique allemande. Paris 9e. 3 décembre 2008 et 5 au 7 janvier 2009. Durée : 4’49
CD “Zig-Zag Territoires ZZT 90502. Distribution en France, mai 2009. Avec les cantates BWV 78, 180 et le motet BWV 118
22] LEUSINK. Holland Boys Choir. Netherlands Bach Collegium. Église Saint-Nicolas. Elburg (NL). Novembre 1999, janvier 2000
Bach Edition. 2000. Coffret de 8 CD Brilliant Classics. Volume 17. Vocal Works, Volume 2. Durée : 7’46
Reprise Bach Edition. 2006. Vocal Works V - 93102 25/131. Avec le BWV 1083 la cantate BWV 200 et le motet 231
30] MOODY, Robert. Canadian Brass. Arrangements à dix parties. Eglise Sainte-Madeleine. Toronto. Canada. 2007. Durée : 5’13.
 CD Opening Day OD –7346. Avec 16 œuvres de Bach, Vivaldi, etc.

7] MUELLER. North Carolina All-State High School Chorus
Disque Century Records. USA. Fin des années 1960
14] NEARY, Martin. Winchester Cathedral Choir. Baroque Brass of London. Winchester (G.B), juillet 1986. BWV 118a
CD EMI Classics 5-66683-2. 1988 Reprise EMI Digital CDC 7 47772-2 « A Solemn Musick Funeral ». 1988. + Purcell, etc..
1] PFLUGBEIL, Hans. Greifswald Bach Tage Choir. Bach-Orchester Berlin. Fin des années 50, début des années 1960. Durée : 10’08
Disque et report CD Baroque Music Club “Soli Deo Gloria, volume 10. Avec des extraits de différentes cantates.
34] PICHON, Raphaël. Ensemble Pygmalion. Octobre 2009. Durée : 9’14
CD Alpha 170 „Missae Breves“, volume 2. 2010. Avec les messes BWV 233 et 236
17] RILLING. Gächinger Kantorei Stuttgart. Bach-Collegium Stuttgart. Septembre, octobre 1990. La 2e version BWV 118b avec cordes. Durée : 6’26.
 Coffret de deux CD. Hänssler edition bachakademie (volume 69). Hänssler-Verlag 92.069. 1990-1999

*23] ROBERTS, Timothy. His Majesty’s Consort of Voices & Sagbutts and Cornetts. 29-30 novembre et 1er décembre 2000. BWV 118a. Durée : 8’28.
 CD Hyperion 67247 « A Bach Album ». Arrangements de 20 mouvements de cantates et autres pièces de Bach. 2002

*16] SCHWEIZER, Rolf. Motettenchor Pforzheim. Bachorchester Pforzheim. juin 1990. Durée : 3’15 [!] BWV 118a ?
CD Jägel GMBH Mediaphon.“Best of baroque“, volume 1
*3] SOMARY, Johannes. Amor Artis Chorale. 22 avril 1965. Durée : 4’56
Disques Decca DL-71014 et MCA Westminster. Avec des œuvres de Scarlatti et Purcell
*24] SPICER, Paul. Birmingham Bach Choir. Organ : Robert Sharpe. Live performance. Saison 2000
CD Birmingham Bach Choir. Avec les sept motets de Bach
*9] STEINITZ, Paul. London Bach Society. Steinitz Bach Players. Barkins Assembly Hall. Londres. GB. 29 novembre 1976
Disque Unicorn USN-248. 1977. Avec le Magnificat BWV 243
28] STRAUBE. Norddeutscher Figuralchor. Baroque Brass of London. Bach-Orchester Hannover (D). Durée : 4’31
Coffret de deux CD Thorofon Classics CTH 2481/2. 2003. “Die Motetten”
*10] STUART, Raleigh. Baldwin Wallace Festival Chorus. Avril 1977 (?)
En concert. Disque Baldwin-Wallace College. Berea. Ohio. USA
33] SUZUKI. Bach Collegium Japan. Kobe Shoin Women‘s University Chapel. Japan. Deuxième version, BWV 118b. Juin 2009. Durée : 9’19.
 CD BIS-SACD-1841. Distribution en France, février 2010. Motet BWV 225 à 230 et Anhang 159

*31] TAYLOR, Daniel. Choir of the Theatre of Early Music. Theatre of Early Music. 6 au 11 août 2007. Durée : 8’28
CD Sony BMG 729031 „Tje Voice of Bach“. Avec des extraits de cantates BWV 4, 12, 21, 23, 78, BWV 244 et 245, BWV 668
4] WERNER. Orch. de chambre de Pforzheim/ Chorale Heinrich Schütz de Heilbronn. Juillet 1966. Durée : 4’22
Disque Erato STU 70.342. Les Grandes Cantates (volume 22). Avec les cantates BWV 7, 103 et 200
Reprise en coffret de 10 CD, Warner Classics 256461403-2 (2004). “Bach Choral Works” (volume 3), avec les Passions, les motets, la Messe en si et l’Oratorio de Noël.

DIVERS

Sur « Yahoo Tube », source « vidéo » de nombreux enregistrements dont ceux de Rilling et le Gächinger Kantorei, le Bach Choir de Taipei, un ensemble instrumental du Minnesota, un chœur de Malaga, et l’enregistrement (sans la vidéo) de la version de P.J. Leusink….
Vu le 8 décembre 2010

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Last update: January 1, 2011 21:00:00