Recordings/Discussions
Background Information
Performer Bios
Poet/Composer Bios
Additional Information
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Cantata BWV 121
Christum wir sollen loben schon
Nous devons louer le Christ
Commentary in French |
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KANTATE ZUM 2. WEIHNACHTSTAG
Cantate pour le deuxième jour de Noël (26 décembre)
Leipzig, 26 décembre 1724 |
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CONTENU |
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Avertissement
Datation
Sources
Péricope
Texte
Généralités
Distribution
Aperçu
Bibliographie
Discographie
Annexe BWV 121 - Philipp Spitta |
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AVERTISSEMENT |
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Cette notice dédiée à une cantate de Bach tend à rassembler des textes (essentiellement de langue française), des notes, voire des critiques discographiques souvent introuvables ou difficilement accessibles aujourd’hui (2010). Le but est de donner à lire un ensemble cohérent d’informations et de proposer aux amateurs et mélomanes francophones un panorama élargi et espéré parfois inédit de cette partie de l’œuvre vocale de Bach
Outre les quelques interventions « CR » identifiées par des parenthèses [...] le rédacteur précise qu’il a toujours pris le soin jaloux de signaler sans ambiguïté le nom des auteurs sélectionnés. Semblablement, il a indiqué clairement, entre guillemets «…» toutes les citations fragmentaires tirées de leurs travaux. Rendons à César...
ABRÉVIATIONS:
BB / SPK = Berlin Bibliothek / Staatsbibliothek Preussicher Kulturbesitz
B.c. = Basse continue ou continuo
BCW = Bach Cantatas Website
BD = Bach-Dokumente (4 volumes, 1975)
BG = Bach-Gesellschaft = Société Bach (Leipzig, 1851-1899). J. S. Bach Werke. Gesamtausgabe (édition d’ensemble) der Bachgesellschaft
BJ = Bach-Jahrbuch
D = Deutschland
EKG = Evangelisches Kirchen-Gesangbuch.
F = France
NBA = Neue Bach Ausgabe (nouvelle publication de l’œuvre de Bach à partir des années 1954-1955)
NBG = Neue Bach Gesellschatf = Nouvelle société Bach (fondée en 1900)
Ost = Original Stimmen
P = Partition = Partitur
PBJ = Petite Bible de Jérusalem
PKB = Preußicher Kulturbesitz, Staatsbibliothek, Berlin
St. = Parties séparées = Stimmen
La première lettre -en gras- d’un mot du texte de la cantate indique la majuscule de la langue allemande. Dans le corps du texte allemand de la cantate, le mot ou un groupe de mots mis en italiques désignent un affect particulier ou un « accident remarquable. |
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DATATION BWV 121 |
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BCW : « 26 décembre 1724. Selon la notice [KB I/31] accompagnant la nouvelle édition de cette cantate dans le cadre de la NBA, une seconde exécution a eu lieu entre le 26 décembre 1725 et le 26 décembre 1730 sans qu’il soit possible de préciser la date ». C’est une seconde partie de soprano (donc un autre exemplaire de celle actuellement aux « Bach Archiv »), une partie conservée à Cracovie, de la main de Bach, qui fait envisager une reprise… vers 1725-1730.
HIRSCH : Classement CN 104 (Die chronologisch Nummer = numérotation chronologique). Cantate Choral faisant partie du deuxième cycle des cantates de Leipzig. 2. Jahrgang – Choral-Kantaten. Période allant du 11 juin 1724 au 27 mai 1725.
Chronologie (Alfred Dürr) 1724: BWV 62 (1er jour de l’Avent - 3 décembre) – BWV 91 (Noël – Lundi 25 décembre) - *BWV 121 (2e jour de Noël – 26 décembre) – BWV 133 (3e jour de Noël – 27 décembre) – BWV 122 (premier dimanche après Noël – 31 décembre).
PIRRO : « Cantates sur des chorals… dont la cantate BWV 121 ont été composées, selon Spitta, entre 1735 et 1745 ».
SCHMIEDER (1973) : Leipzig entre 1735 et 1744 (d’après Spitta...)
SCHWEITZER – SPITTA : Les cantates écrites après 1734. |
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SOURCES BWV 121 |
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PARTITION AUTOGRAPHE = ORIGINALPARTITUR
La partition était considérée comme perdue par nombre de musicologues. Elle a été repérée à Cracovie (Thomas Braatz) : (P 867) N. Uniwersytet Jagiellonski. Biblioteka Jagiellonska, Krakow.
BASSO [Jean-Sébastien Bach, volume 1, page 36] : « Ont été perdu les manuscrits d’un certain nombre de composition dont on connaissait l’existence et qui avaient été utilisés pour l’édition préparée pour la Bach-Gesellschaft : les partitions des cantates BWV 99, 111, 121, 123, les parties séparées des cantates BWV 11 et 31 [peut-être par fait de guerre, en 1939-1945 ?]
BG. : La partition était primitivement en possession du chanteur Joseph Hauser de Carlsruhe (D). Elle comportait 12 folios revêtus du filigrane à la demie lune.
[HAUSER, Franz (1794-1870). Musicologue, l’un des fondateurs de la BG. A établi l’un des tous premiers catalogues de l’œuvre de Bach].
L’autographe est rédigé d’une main ferme et n’a que peu de corrections. La page de garde de la cantate comporte le titre autographe : « J. J. Feria 2 Nativit : Xsti [Christi]. Christum wir sollen loben schon ». A la dernière page : « Fine. SDG. ».
Sur la couverture de la main d’un copiste on lit : « Fer 2 Nativit : Christi. | Christum wir sollen loben schon p. | à | 4 Voci | Cornetto | 3 Trombon : | Hautbois | 2 Violini | Viola | con | Continuo del Sign : | J S Bach ».
BRAATZ [BCW] : « Elle revint probablement en héritage à Wilhelm Friedmann Bach. Le propriétaire suivant fut Johann Georg Nacke (1718-1804) dont la collection consacrée à Bach passa à son héritier, cantor à Oelsnitz, Johann Gottlob Schuster (1765-1819). La collection de manuscrits de ce dernier incluant la présente cantate [BWV 121] fut acquise par Franz Hauser en 1833. La cantate et la collection de Hauser arriva à Staatsbibliothek de Berlin en 1904. L’autographe afin d’être sauvegardé fut éloigné de Berlin durant la deuxième guerre mondiale. Il est présentement à la Bibliothèque Jagiellonska à Cracovie (Pologne).
PARTIES SÉPARÉES = ORIGINALSTIMMEN
St Thom L. Thomasschule zZ ; aujourd’hui aux Bach-Archiv Leipzig.
St 390 M. Berlin Deutsche Staatsbibliothek. Anciennement à la Marburg, Staatsbibliothek puis à Berlin-Dahlem.
[Ces références sont données par Werner Neumann (opus cité)].
BG. : Un jeu de parties incomplet, était aussi en la en possession du chanteur Joseph Hauser de Carlsruhe (D).
BRAATZ [BCW] : C’est Anna Magdalena Bach qui remit ce jeu de parties séparées à l’école Saint-Thomas. Les copistes repérés sont Johann Andreas Kuhnau, Johann Heinrich Bach (1707-1783 et Christian Gottlob Meissner. Jean-Sébastien Bach vraisemblablement participa aux nombreuses correction. Il y a quatorze parties : celles de soprano, alto, ténor et basse, les trois trombones, violino I, II, viola et hautbois d’amour sont de la main de Kuhnau. On trouve l’écriture de Jean-Sébastien Bach dans les parties de cornetto, de hautbois et de continuo ; et Meissner paraît aussi dans la partie de continuo. Quatre parties, dont celle de soprano autographe de Bach, et trois doubles des violino I, II et le continuo seraient de la main de Johann Heinrich Bach [à Leipzig entre 1724 et 1728].
SCHMIEDER : Parties séparées et partie de soprano , 13 feuillet et 24 pages écrites, sous couverture. Le jeu de partitions conservées à Saint-Thomas est partiellement autographe et révisé.
St 390 m comporte la voix de soprano (une page autographe) et sept parties séparées avec titre, huit feuilles in 4°.
ÉDITIONS
SOCIÉTÉ BACH = BACH-GESELLSCHAFT
BG Jg. XXVI (26e année). Pages 3 à 20. Préface d’Alfred Dörffel (1876-1878). Cantates BWV 121 à 130.
[Partition BG dans l’enregistrement Teldec / Harnoncourt, volume 30, 1982]
NOUVELLE ÉDITION BACH = NEUE BACH AUSGABE (NBA)
KANTATEN SERIE I/ BAND 31. KANTATEN ZUM 2 UND 3 WEINACHTSTAG.
Avec les cantates BWV 57, 64, 133, 151 et 151a.
Kritischer Bericht (commentaires). BA 5093 41. Différents auteurs :A. Dürr, A. Glöckner, K. Hofmann, Uwe Wolf, Peter Wollny. 2000
AUTRES ÉDITIONS
BCW. Partition BGA + Réduction voix et piano.
Breitkopf & Härtel. Partition = PB 2971. Partition du chœur (Chorst ) = ChB 2175. Orchestre, orgue et clavecin (révision G. Raphael)
2010 : Partition = P 4621. Réduction piano et chant (28 pages) = EB 7121. – Partition du chœur (Chorst), 8 pages = ChB 4621.
Kalmus Study Scores. N° 839. Volume XXXV. New York 1968. Avec les cantates BWV 121 à 125. |
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PÉRICOPE BWV 121 |
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Deuxième jour de Noël, 26 décembre.
MISSEL ROMAIN. Le triomphe céleste du soldat du Chr.
Saint Étienne, premier martyr [Protomartyr du Nouveau Testament, le premier étant Abel, dans l’Ancien Testament].
Psaume 119, 23 [PBJ. 915] et psaume 119, 86 [PBJ. 917]. Éloge de la loi. Le psaume (verset 1) commence sur les mots: « Heureux ceux dont la voie est parfaite, / ceux qui marchent selon la Loi de Yahvé » dont la connotation avec le premier mouvement de la cantate semble évident.
Épître : Actes 6, 8 [PBJ. 1632]: L’arrestation d’Étienne et 7, 55 [PBJ. 1635]: Lapidation d’Étienne.
Évangile : Matthieu 23, 35 [PBJ. 1492]: «…Pour que tombe sur vous tout le sang des justes répandu sur la terre, depuis le sang d’Abel le juste jusqu’au sang de Zacharie…»
EKG: 2. Weihnachstag
Psaume 94 [PBJ. 890], notamment au verset 21 : « Ils s’attaquent à la vie du juste [ici saint Étienne] et le sang innocent, ils le condamnent…
Épître à Tite 3, 4 à 7 [PBJ. 1758] : «…Mais le jour où apparurent la bonté de Dieu notre Sauveur et son amour pour les hommes, il ne s’est pas occupé des œuvres de justice que nous avions pu accomplir, mais, poussé par sa seule miséricorde, il nous a sauvé par le bain de la régénération et de la rénovation en l’Esprit Saint. Et cet Esprit, il l’a répandu sur nous à profusion, par Jésus Christ notre Sauveur, afin que, justifiés par la grâce du Christ, nous obtenions en espérance, l’héritage de la vie éternelle ».
Évangile : Luc 2, 15 à 20 [PBJ. 1536]. Naissance de Jésus et visite des bergers (Hirten an der Krippe - Les bergers à la crèche).
[Même occurrence les cantates BWV 40, 57 et l’Oratorio de Noël BWV 248II]. |
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TEXTE BWV 121 |
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Auteur inconnu de la compilation pour les mouvements 2 à 6 où se trouvent quelques citations bibliques et emprunts (paraphrases) au cantique de Luther. La première et la huitième strophe du cantique [mouvements de la cantate 1 et 6] sont par contre reprises intégralement.
1] Martin Luther (1523-1524). C’est la première strophe (de quatre vers chacune) du cantique de Noël en huit strophes Christum wir sollen loben schon de 1524 basé sur un hymne latin de Caelius Sedulius (vers 430-450) qui débute sur les paroles latines : « A solis ortus cardine adusque terrae limitem… De l’extrémité du levant jusqu’aux confins de la terre…»
2]. Paraphrase de la strophe 2 (Luther).
3] Paraphrase des strophes 3 et 4 (Luther).
4] Paraphrase de la strophe 5 (Luther) et citation de Luc 1, 44 [PBJ. 1534]. La Visitation : « Car vois-tu, dès l’instant où ta salutation a frappé mes oreilles, l’enfant a tressailli d’allégresse en mon sein ».
5] Paraphrase des strophes 6 et 7 (Luther). Dans la féerie de Noël, ici encore une allusion à la crèche de l’enfant Jésus.
6] Martin Luther. Huitième strophe de son cantique..
La mélodie (grégorienne d’origine) du même nom Christum wir sollen loben schon est d’un compositeur anonyme. Gilles Cantagrel (opus cité) l’attribue à « Johann Walter, compagnon de Luther ». [Elle apparaît effectivement dans les « Enchiridien » de 1524].
Renvoi aux chorals de Noël (Orgelbüchlein n° 13) BWV 611 et BWV 696.
BASSO [Jean-Sébastien Bach, volume 2, page 370/371] : « Du cantique de Luther… ne sont maintenues dans leur intégralité que les stances d’ouverture et de conclusion, cependant que les six strophes centrales sont librement amalgamées à l’intérieur des habituels binômes récitatif-aria ».
BOYER [Les mélodies de chorals dans les cantates de J.-S. Bach, pages 128/129] : « Une seule cantate utilise cette mélodie qui en porte le titre éponyme ».
HOFMANN : «Le librettiste de Bach a remanié le texte de l’évangile en isolant certains vers, ainsi à la fin du quatrième mouvement, les mots de « so will mein Herze von der Welt zu deiner Krippen brünstig dringen – Mon cœur voudrait là, loin du monde, venir avec ferveur jusqu’à ton berceau » et au début du cinquième mouvement: « Doch wie erblickt es dich in deiner Krippen ? – Toi, comment m’apparais-tu dans ton berceau ? »
SCHMIEDER : « Auteur inconnu… Henrici (dit Picander ?) |
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GÉNÉRALITÉS BWV 121 |
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GARDINER : «…l’une de ces cantates de Bach respirant une certaine saveur archaïque… voix doublées à la manière ancienne d’un cornetto et de trois trombones… L’intention générale de Bach dans cette cantate est de reproduire le passage de l’obscurité à la lumière… coïncidant avec… le solstice d’hiver…»
GEIRINGER : Dans ses cantates de Weimar et dans les premières cantates de Leipzig, Bach écrivit souvent des chœurs qui ressemblent à des motets, sans parties instrumentales indépendantes… Renvoi aux cantates BWV 182/7, 64/1, 38/1, 2/1, 28/2, 108/4, 144/1, 4/5, 21/9 , 68/5, 121/1, 179/1 et la Messe BWV 232/19, etc. » |
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DISTRIBUTION BWV 121 |
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NEUMANN. Sopran, Alt, Tenor, Baß. – Chor. Zink (seulement (nur) dans les mouvements 1 et 6), Posaune I-III ; Oboe d’amore ; Streicher ; B.c.
SCHMIEDER. Qoli : S, A, T, B. Chor : S, A, T, B. Instrumente : Oboe d‘amore; Cornetto; Trombone I, II, III; Viol. I, II; Vla.; Cont.
BASSO [Jean-Sébastien Bach, volume 2, page 342] : « Quatre trombones doublent les parties vocales, comme dans les cantates BWV 2, 38 (1724) et BWV 28 (1725) ». |
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APERÇU BWV 121 |
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1] CHORALCHORSATZ. BWV 121/1 |
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C HRISTUM WIR SOLLEN LOBEN SCHON, / DER REINEN MAGD MARIEN SOHN, / SO WEIT DIE LIEBE SONNE LEUCHT / UND AN ALLER WELT ENDE REICHT.
Nous devons louer le Christ, / fils de Marie, la Vierge immaculée, / jusqu’aux confins du monde, / aussi loin que le soleil éclaire de ses doux rayons.
Mi mineur (e-moll) – Fa dièse mineur (Fis - phrygisch), 112 mesures, (2/2)
BG. XXVI. Pages 3 à 8. Soprano. / Cornetto, Oboe d’amore, Violino I. col Soprano. | Alto. / Trombone I, Violino II. Coll’ Alto. | Tenore. / Trombone II. Viola col Tenore. | Basso. / Trombone III. Col Basso. | Continuo.
NEUMANN.Forme de motet avec orchestre. La Bc a une thématique indépendante. Chœur fugué et cantus firmus au soprano. partie in, Gesamtinstrumentarium (ensemble des instruments).
BASSO [Jean-Sébastien Bach, volume 2, pages 370/371] : « Le cantus firmus – qui est l’un des plus connu de l’Église évangélique, figurant déjà dans l’ « Erfurter Enchiridion » de 1524 – est confié, dans le premier morceau, au soprano et doublé par un cornet, par un hautbois d’amour et par le violon 1 ; les autres parties du contrepoint vocal sont également soutenues par des instruments (au nombre desquels trois trombones) dans le style propre au motet, entendu dans son acception archaïsante (comme nous l’avons déjà vu dans les cantates BWV 2 et 38,toutes deux sur des poèmes de Luther), sur un mouvement a capella subdivisé en quatre épisodes, c’est à dire autant que de versets de la stance ».
[volume 2, page 608] : « Il est incontestable que l’application de la technique du motet, suivant les manières propres au stylus antiquus, s’étend bien au-delà de la composition des motets au sens étroit du terme, et concerne également le domaine des cantates ou des autres œuvres de musique sacrée. [Renvoi à la note 8 des pages 853/854] : suit la liste des cantates [possédant ponctuellement] un style proche du motet, par exemple les cantates BWV 2/1, 4/5, 21/9, 29/2, 38/1, 64/1, 68/5, 71/3, 101/1, 108/4, 121/1, 144/1, 179/1, 182/7,
BOMBA : « Le chœur attaque sans aucune introduction instrumentale, mais accompagné en colla parte par les trombones. Le soprano interprète vers après vers la mélodie, les voix inférieurs qui avaient préparé ces interventions, lui répond en contrepoint avec une thématique du motif liée au cantus firmus. La basse continue s’unit à la basse vocale de sorte que la vraie quadriphonie ne sera à aucun moment dépassée, en dépit d’un large effectif instrumental. La tonalité alterne entre le dorien et le phrygien et souligne l’habitus ancien de ce mouvement ».
BOYER [Les cantates sacrées de Jean-Sébastien Bach, pages 244/245] : «…Élaboration chorale (mélodie de choral 017). Type motet fugué avec doublures instrumentales des voix ».
[Les mélodies de chorals dans les cantates de J.-S. Bach, pages 128/129] : « Une fugue solide introduit le cantus firmus… la structure « motet » est conservée tout au long de ce vigoureux morceau car, excepté la basse continue indépendante, il n’y a pas d’instrument concertant… Mélodie de choral 017 de type motet IIc. Fugue sur cantus firmus. Ritournelle absentemais comme sous-entendue, les instruments doublant colla parte les voix présentées en style polyphonique
CANTAGREL : « Chacune des quatre périodes [les quatre lignes de la strophe] fait l’objet d’un traitement différent
FINSCHER : « Bach a cependant donné une tournure au plus haut point inhabituelle en tirant les conséquences musicales de la mélodie en quelque sorte archaïque du choral ainsi que du cours des pensées du texte, lequel traite d’abord du miracle de la naissance de Jésus-Christ, puis de l’homme qui considère et célèbre ce miracle. Le chœur d’entrée est tout aussi archaïsant que la mélodie utilisée est vieille ; il se présente comme un motet choral dans le style sévère avec basse continue et instruments conduits colla parte, les cuivres – cornetto et trois trombones – fournissant un coloris archaïque supplémentaire, tandis que la tonalité en suspens (début en mi mineur, conclusion en fa dièse mineur) reflète l’ambivalence inhérente aux modes ecclésiastiques que possède la mélodie ».
HIRSCH [Gematria] : Le morceau comporte 112 mesures. « 112 » est la somme numérique des lettres composant le mot « Christus ».
HOFMANN : «…Aux premières mesures de la cantates, certains auditeurs leipzigois ont dû croire qu’on leur offrirait ici exceptionnellement un motet plutôt qu’une cantate. En effet, Bach a conçu le chœur initial tout à fait dans le style d’un motet. Il soutient le chœur d’un cornetto et de trombones et amplifie cette fois les voix avec l’orchestre habituel… il n’y a que le continuo qui soit traité indépendamment. Le cantus firmus est de nouveau exprimé par des valeurs longues au soprano et la mélodie est vers après vers interrompue par des imitations allongées par anticipation des trois voix inférieures. Le contrepoint du premier vers du choral –d’abord exprimé par le continuo, puis au ténor et finalement à l’alto pour ensuite revenir au continuo et traverser tout le « motet » rend ce mouvement unique et le caractérise bien en tant qu’œuvre de l’époque de Bach où la cohérence thématico-motivique était de mise ».
LEMAÎTRE : « Par sa conception, le chœur fait penser au genre de l’ancien motet a capella. Le célèbre cantus firmus sonne au soprano . Parmi les instruments, qui jouent colla parte, le cornet double le registre aigu tandis que chaque autre voix reçoit le renfort d’un trombone ».
MACIA : « Premier mouvement en forme de motet archaïque avec un début en mi mineur et une fin en fa dièse mineur, avec des tons doriens et phrygiens… caractère ancien accentué par l’utilisation d’un cornet et de trois trombones pour doubler colla parte les voix du chœur. Celles-ci procèdent en imitations avant, pendant et après le cantus firmus en valeurs longues réservées aux sopranos. Le hautbois et les cordes doublent aussi les voix, seule la basse continue a une partie indépendante ».
PIRRO [L’esthétique de Jean-Sébastien Bach – l’orchestration, page 240] : « Les chœurs de quelques cantates sont accompagnés de plusieurs parties de trombones ». Renvoi aux cantates BWV 38, 2 et 68.
ROMIJN : « La mélodie ancienne a inspiré à Bach l’idée d’un mouvement d’ouverture délibérément archaïque dans le style rigoureux du motet…»
SCHWEITZER [J.S. Bach – Motets et chants, pages 298/299 (note) : « Dans les cantates, il y a un grand nombre de mouvement qui ne sont rien d’autres que des motets… ils n’ont pas de parties orchestrales indépendantes, les instruments doublant les parties vocales ». Renvois aux cantates BWV 108/4, BWV 14/1, BWV 38/1 et BWV 2/1
[la basse continue annonce l‘incipit du choral]. |
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2] ARIE TENOR. BWV 121/2 |
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O DU VON GOTT ERHÖHTE KREATUR, / BEGREIFE NICHT, NEIN, BEWUNDRE NUR ; / GOTT WILL DURCH FLEISCH DES FLEICHES HEIL ERWERBEN, / WIE GROß IST DOCH DER SCHÖPFER ALLER DINGE, / UND WIE BIST DU VERACHTET UND GERINGE, / UM DICH DADURCH ZU RETTEN VOM VERDERBEN.
O toi créature que Dieu a relevée, / ne cherche pas à comprendre, non, contente-toi d’admirer [NB… 1917] : Dieu veut opérer le salut de la chair par la chair. / Comme il est grand, le Créateur de toutes choses, / mais toi, tu es vraiment méprisable et vil, / et ne peut te sauver seul de la perdition.
Si mineur (h-moll), 132 mesures, 3/4
BG. XXVI. Pages 9 à 12. ARIE. | Oboe d’amore. | Tenore. | Continuo.
NEUMANN. Forme du trio avec ténor, Deux parties A et B. Oboe d’amore et la basse continue. Da capo.
BASSO [Jean-Sébastien Bach, volume 2, pages 370/371] : « Première aria pour ténor et qui emploie un hautbois d’amour comme instrument concertant ».
BOMBA : « Dans la partie centrale de l’air du ténor riche en vocalises, Bach accentue les mots « wie groß – Comme il est grand » par un saut de sixte, « verachtet und geringe – méprisable et petit » par la conduite des voix dans les profondeurs ainsi que « retten – sauver » par des mélismes ascendants ».
FINSCHER : «… style et accents de danses… »
HOFMANN : «…l’air de ténor… a un caractère nettement instrumental…les voix rivalisent au début des vers avec le hautbois d’amour, au détriment même de la déclamation naturelle du texte ».
LEMAÎTRE : « Avec l’air de ténor commence la partie moderne de la cantate…»
MACIA : « Aria d‘esprit moderne, le ténor y dialogue en si mineur et sur un rythme dansant avec un vibrant hautbois d‘amour…».
[on notera le vif contraste entre le chœur [1] proche du motet et cette aria].
WHITTAKER [volume 11, page 237] : l‘auteur avance que cette aria provient d‘un ouvrage perdue…
[Figurations sur le mot retten – sauver]. |
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3] REZITATIV ALT. BWV 121/3 |
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D ER GNADE UNERMEßLICH’S WESEN / HAT SICH DEN HIMMEL NICHT / ZUR WOHNSTATT AUSERLESEN, / WEIL KEINE GRENZE SIE UMSCHLIEßT. / WAS WUNDER, DAß ALLHIE VERSTAND UND WITZ GEBRICHT, / EIN SOLCH GEHEIMNIS ZU ERGRÜNDEN / WENN SIE SICH IN EIN KEUSCHES HERZE GIEßT. / GOTT WÄHLET SICH DEN REINEN LEIB ZU EINEM TEMPEL SEINER EHREN, / UM ZU DEN MENSCHEN SICH MIT WUNDERVOLLER ART ZU KEHREN.
L’Etre qui est la source incommensurable de la grâce / n’a pas choisi le ciel pour demeure, car sa grâce ne connaît pas de frontières. / Faut-il s’étonner que ni la raison ni l’esprit sagace / ne puissent sonder un tel mystère / lorsqu’elle se répand dans un cœur chaste. / Dieu élit le corps innocent pour être son temple / et pour se consacrer par ce prodige aux humains.
Ré majeur (D) → Ut majeur (C), 15 mesures, C
BG. XXVI. Page 12 RECITATIV. | Alto. | Continuo.
NEUMANN. Récitatif secco. Alto et B.c.
BOMBA : « Le récitatif décrit le miracle de l’incarnation du Christ ; Bach y met l’accent par un revirement de la cadence finale en harmonies audacieuses ».
FINSCHER : « Début du mode majeur dans la cantate – manifestement compris comme le domaine humain par rapport au domaine divin, mystérieux et impénétrable, des tonalités mineures de la naissance de Jésus-Christ... Le récitatif servant d’intermédiaire entre les deux airs trouve en conclusion un code grandiose pour le miracle qu’il y a à ce que Dieu se consacre aux humains, littéralement se tourne vers les hommes ; sur les paroles « um zu den Menschen sich mit wundervoller Art zu kehren », l’harmonie se tourne d’ut dièse majeur vers ut majeur »
GARDINER : «…D’une modernité sans équivoque, toutefois, apparaît la saisissante progression enharmonique – en fait une transformation symbolique – à la fin du récitatif d’alto décrivant le miracle de la maternité divine. Là se trouve le pivot tonal de la cantate… lequel, fort logiquement, intervient sur le mot « kehren – se tourner vers »… Bach joue sur les mots, ce qu’il traduit par un saut « prodigieux » de triton ».
HOFMANN : «…La fin du récitatif d’alto… renferme pour les connaisseurs une particularité. L’avant-dernière mesure a une étonnante modulation où un accord de septième diminué change de fonction par enharmonie et confère à la musique un caractère mystérieux évoqué par le texte : « Gott wählet sich den reinen Leib zu einem Tempel seiner Ehren, um zu den Menschen sich mit wundervoller Art zu kehren…»
MACIA : « Dans l’avant-dernier vers et le dernier vers (Dieu choisit le corps innocent…) il y a une modulation étonnante, un accord de septième diminuée, qui donne à la musique un aspect mystérieux, souligné par un arioso, tandis que la tonalité passe de fa dièse mineur à ut majeur. C’est la de conscience du miracle par le chrétien…» |
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4] ARIE BAß. BWV 121/4 |
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J OHANNIS FREUDENWOLLES SPRINGEN / ERKANNTE DICH, MEIN JESU, SCHON, / NUN DA EIN GLAUBENSARM DICH HÄLT, / SO WILL MEIN HERZE VON DER WELT / ZU DEINER KRIPPE BRÜNSTIG DRINGEN.
O Jésus ! Jean te reconnut aussitôt / et il tressaillit aussitôt d’allégresse. / Tu es tenu dans les bras de la foi / aussi mon cœur veut-il quitter la terre / pour pénétrer plein de ferveur dans ta crèche.
Ut majeur (C-Dur), 176 mesures, 4/4
BG. XXVI. Pages 13 à 19. ARIE. | Violino I. | Violino II. | Viola. | Basso. | Continuo. Nuances marquées : « Piano – Forte – pianissimo ».
NEUMANN. Baß, Streicher (cordes), B.c. Avec da capo.
BASSO [Jean-Sébastien Bach, volume 2, pages 370/371] : « Aria pour basse, avec les cordes employées dans un jeu alternés de piano et de forte. C’est sur cette dernière page qu’il convient d’attirer l’attention : le texte s’inspire de Luc 1, 44, là où Elisabeth s’adresse à Marie : car vois-tu , dès l’instant où ta salutation a frappé mes oreilles, l’enfant a tressailli d’allégresse en mon sein ». Le sujet fournit prétexte à une exaltante construction centrée sur le mot « freudenvolles » au milieu du premiers vers. Encadrés entre deux propositions instrumentales de 18 mesures chacune (mesure 1 à 18 et 53 à 70), les deux premiers vers de la stance sont proposés à deux reprises, la première fois sur une longueur de 8 mesures, et la seconde, après huit nouvelles mesures d’intermède instrumental, sur une longueur de 18 mesures ; la symétrie de la construction est encore soulignée par le fait que la section B est exactement la moitié de la section A (35 mesures contre 70). »
BOMBA : « Un air gai et dansant donne le ton dans lequel « les sauts de joie de Jean Baptiste ».
BOYER [Les cantates sacrées de Jean-Sébastien Bach. Page 245] : « Bel hommage à Jean le Baptiste ».
FINSCHER : « dans la tonalité d’ut majeur l’air dépeint fort amplement et dans ce qui est presque un mouvement concertant aux sonorités tout à fait modernes. Le tressaillement d’allégresse de Jean…»
GARDINER : «…l’air de basse avec son audacieuse écriture italianisante des cordes et son aplomb diatonique, relatant comment Jean Baptiste bondit d’allégresse…»
HOFMANN : «…le jeu animé des cordes, dominé fortement par le premier violon, a pu être inspiré par le début du texte. Il s’agit ici d’une allusion à l’épisode raconté par Luc 1, 39 à 55 –La Visitation et le Magnificat)… ». Renvoi à Alberto Basso ci-dessus].
LEMAÎTRE : « …air de basse dans lequel les cordes accompagnatrices réalisent un jeu d’écho pianoforte ».
MACIA : «… figures agitées des premiers violons. Ce mouvement dynamique est une allusion au « saut de joie » de saint Jean-Baptiste au moment où il reconnaît le Messie en Jésus, alors qu’il était encore dans le sein de sa mère [donc Elisabeth], et en tressaillit de joie (Luc 1, 39 à 55)… » [Il est clair qu’il s’agit bien ici de Jean-Baptiste, dont la vie caché anticipe de plusieurs années sur la naissance de Jésus ]
n fait il paraît ici qu’il y a une confusion, l’enfant dont il est question n’est pas Jésus, fils de Marie mais le fils d’Elisabeth
ROMIJN : „La ligne voocale de l‘aria pour basse offre quelques étonnants passages en coloratures sur les mots „freudenwolles Springen – bonds joyeux“».
SCHWEITZER [J.-S. Bach | Le Musicien-poète, page 239] : «…Le langage musical des cantates…. Thème imagé : le librettiste ayant fait allusion dans son texte, au récit de saint Luc « L’enfant d’Elisabeth tressaillit dans le sein de sa mère lorsque celle-ci entendit la salutation de Marie » Bach écrit un air qui n’est qu’une convulsion continue [+ Exemple musical aux mesures 1 et 2 du violino I et du continuo].
WHITTAKER [The Cantatas of Johann Sebastian Bach. Sacred & Secular, volume 2, pages 110 à 115] : « Un curieux exemple du goût de la littérature religieuse au XVIIIe siècle peut se trouver dans la superbe aria avec cordes avec la cantate BWV 121, une cantate choral pour le lundi de Noël, vers 1740 [?] Le texte renvoie au verset 44 de l’évangile selon saint Luc (1, 42 à 45) où Elisabeth s’adresse à la Vierge ». C’est la paraphrase de la traduction de la stance 5 par Luther du cantique de Noël de Coelius Sedulius, « A solis ortus cardine ». |
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5] REZITATIV SOPRAN. BWV 121/5 |
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D OCH WIE ERBLICKT ES DICH [Wustmann : „erblick ich dich“] IN DEINER KRIPPE ? [Werner Neumann : Ost = „Krippen“] / ES SEUFZT MEIN HERZ : MIT BEHENDER UND FAST GESCHLOßNER LIPPE / BRINGT ES SEIN DANKEND OPFER DAR. / GOTT, DER SO UNERMEßLICH WAR, / NIMMT KNECHTSGESTALT UND ARMUT AN, / UND WEIL ER DIESES UNS ZUGUTGETAN, / SO Laß [Werner Neumann: dans la partition originale (OP) = laß ich“] ICH MIT DER ENGEL CHÖREN / EIN JAUCHZEND LOB UND DANKLIED HÖREN.
Mais comment m’apparais-tu dans ta crèche ? / Mon cœur gémit : c’est les lèvres tremblantes et serrées / que je te rends hommage de gratitude / Dieu, qui était si immensément grand, / s’est fait serviteur et pauvre. / S’il agit de la sorte, c’est pour notre salut, / aussi entonnez avec les chœurs des anges / un allègre cantique de louange et de reconnaissance.
Sol majeur (G) - Si mineur (h), 13 mesures, 4/4
BG. XXVI. Page 19. RECITATIV. | Soprano. | Continuo.
NEUMANN. Récitatif secco. Soprano et Basse continue (B.c.).
BOMBA : « Bach met l’accent sur le mot « Jauchzen - allégresse » en une rupture en triple accord de la voix du soprano, aspirant vers les hauteurs suprêmes ».
FINSCHER : « Le bref récitatif qui mène au choral final est une page d’une vigueur d’expression extrêmement saisissante qui se situe aux confins de l’arioso…»
GARDINER : «…la voix de soprano s’élève jusqu’au si aigu…»
MACIA : « Récitatif d’une grande expressivité, presque arioso… »
[Nouvelle allusion à la crèche de Jésus, tout à fait en situation en ce deuxième jour de Noël]. |
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6] CHORAL. BWV 121/6 |
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L OB, EHR UND DANK SEI DIR GESAGT, / CHRIST, GEBORN VON DER REINEN MAGD, / SAMT [Werner Neumann : „Mit“ dans le Gesangbuch, Vopelius, 1682] VATER UND DEM HEILGEN GEIST / VON NUN AN BIS IN EWIGKEIT.
Que louange, gloire et reconnaissance te soient dites, / O Christ enfanté par la Vierge immaculée, / Ainsi qu’au Père et au Saint-Esprit / Maintenant et pour l’éternité.
Mi mineur (e) → Fa dièse mineur (Fis (phrygisch), 16 mesures, 4/4
BG. XXVI. Page 20. | CHORAL. | Soprano. / Cornetto, Oboe d’amore, Violino I. col Soprano. | Alto. / Trombone I, Violino II. Coll’ Alto. | Tenore. / Trombone II. Viola col Tenore. | Basso. / Col Basso. | Continuo. Trombone III. col Continuo.
NEUMANN. Simple choral harmonisé. Chœur et ensemble des instruments.
BOMBA : « Bach résout finalement d’une manière simple le problème qui consiste à harmoniser un lied aux tonalités sacrés et trahissant encore la mélodie libre de l’ancien hymne. C’est en particulier dans les cinq dernières mesure qu’il tire tous les registres de son art en utilisant des déploiements des voix, un contrepoint raffiné et des harmonies audacieuses…»
BOYER [Les cantates sacrées de Jean-Sébastien Bach, pages 244/245] : «…Choral harmonisé. Mélodie de choral (MDC) 017 de type I ».
FINSCHER : « Vaste mélisme contrapuntique sur « in Ewigkeit » visant en quelque sorte à l’éternité qui ramène stylistiquement au chœur d’ouverture écrit en motet ».
HOFMANN : «…le choral final apparaît dans une harmonisation aérée de la mélodie modale et devient –au mot de « Ewigkeit » en même temps ;méditatif ; la dernière note longuement tenue est accompagnée solennellement par les voix inférieures ».
MACIA : «… Bach ne peut s’empêcher de doter la formule « in Ewigkeit » d’un ample contrepoint mélismatique conclusif ». |
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BIBLIOGRAPHIE BWV 121 |
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BACH CANTATAS WEBSITE (BCW)
AMG (All Music Guide) : Notice par James Leonard.
BRAATZ, Thomas : Commentaires (15 mai 2003).
: Provenance (15 mai 2003).
CLOW, Kim Patrick : Notice, 9 mai 2009.
CROUCH, Simon : Notice. 1996, 1998
EMMANUEL MUSIC : Notice par Craig Smith.
ORON, Aryeh : Discussions 1] : 4 mars 2001 – 2] : 13 juillet 2006 – 3] : 3 mai 2009.
Texte du choral Christus wir sollen loben schon.
AMBROSE, Z. Philip (University of Vermont) : The new translation of cantata texts. Hänssler/ Rilling. Série verte. Vers 1992
Voir aussi le NET : Classics/faculty/bach/BW
BACH COMPENDIUM ou Répertoire anlytique et bibliographique des œuvres de Jean-Sébastien Bach. Hans Joachim Schulze et Christoph Wolff = Bach-Compendium : analytisch-Bibliographisches Repertorium der œuvre Johann Sebastian Bach. Editions Peters. Francfort-sur-le Main. 1985. BWV 121 = BC A 13 (volume I, partie 1).
BASSO, Alberto : Jean-Sébastien Bach. Edizioni di Torino, 1979. Fayard 1984-1985.
Volume 1 pages 34, 36, 157
Volume 2, pages 253, 337, 342, 370/371, 398, 412 et 853
BOMBA, Andreas : Notice de l’enregistrement Hänssler / Rilling / edition bachakademie, volume 38. 1999
BOYER, Henri : Les cantates sacrées de Jean-Sébastien Bach. L’Harmattan 2002. Pages 244/245
: Les mélodies de chorals dans les cantates de J.-S. Bach. L’Harmattan 2003. Pages 128/129 et 388
BREITKOPF. Recueils
Breitkopf n° 10 : 371 Vierstimmige Choragesänge. C. Ph. E. Bach – KJ. Ph. Kirnberger (sans date). B n° 55
Breitkopf n° 3765 : 389 Choralgesänge für vierstimmigen gemischten Chor (sans date). Classement alphabétique. C n° 42
CANTAGREL, Gilles : Les cantates de J.-S. Bach. Fayard. 2010. Pages 175 à 178
CHAILLEY, Jacques : Les chorals pour orgue de Jean-Sébastien Bach. A. Leduc 1974
COLLECTIF : Tout Bach. Ouvrage publié sous la direction de Bertrand Dermoncourt. Robert Laffont – Bouquins. Novembre 2009 Jean-Luc Macia : Cantates d’église. Pages 188/189
DÜRR, Alfred : Die Kantaten von J.-S. Bach. Bärenreiter. Kassel 1974. Volume 1, pages 122 à 125.
EKG : Evangelisches Kirchen-Gesangbuch. Verlag Merfburger Berlin. 1951. Ausgabe für die Evangelische Kirche in Berlin-Brandenburg
Dans les références bibliques, apparaît sous l’abréviation »EKG ».
FINSCHER, Ludwig : Notice de l’enregistrement Teldec Das Kantatenwerk/ Harnoncourt, volume 30. 1982
GARDINER, John Eliot : Notice de son enregistrement, volume 14. 2005
GEIRINGER, Karl : Jean-Sébastien Bach. Le Seuil 1966. Page 183 et note 181 de la page 368
HALBREICH, Harry : Critique de la version de Karl Richter. Revue Harmonie. 1975
HEKKERS, William.: Notice de l’enregistrement de Jean Tubéry. 2006-2007
HELMS, Marianne: Notice de l’enregistrement d’Helmuth Rilling ((Laudate 98715). En collaboration avec Arthur Hirsch. 1981
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HIRSCH, Arthur : Die Zahl im Kantatenwerk Johann Sebastian Bachs. Hänssler HR 24.015. 1ère édition 1986. Pages 64, 70 et 120
: Notice de l’enregistrement d’Helmuth Rilling ((Laudate 98715). En collaboration avec Marianne Helms. 1981
HOFMANN, Klaus : Notice de l’enregistrement Suzuki, volume 31. 2006
LEJEUNE, Jérôme : Notice de l’enregistrement de Jean Tubéry. 2007
LEMAÎTRE, Edmond : La Musique sacrée et chorale profane. L’Âge baroque 1600-1750 ». Fayard. Les Indispensables de la musique 1992. Page 83
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NEUMANN, Werner : Handbuch der Kantaten Johann Sebastian Bachs. VEB. Breitkopf & Härtel Musikverlag Leipzig 1971. Page 142
Literaturverzeichnis: 44
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PETITE BIBLE DE JÉRUSALEM : Dans les références bibliques, apparaît sous l‘abréviation „PBJ.“
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RICHTER, Bernhard Friedrich : Werner Neumann. Literatur 44] : Über die Schicksale der der Thomasschule zu Leipzig angehörenden Kantaten Joh. Seb. Bachs. In BJ 1906, pages 43 à 73
ROMIJN, Clemens : Notice (sur CD) de l‘enregistrement de Pieter Jan Leusink. 2006
SCHMIEDER, Wolfgang : Thematisch-Systematiches Verzeichnis der Werke Joh. Seb. Bachs (BWV). Breitkopf & Härtel 1950-1973-1998 Édition 1973, pages 163/164, 442 (BWV 611) et 456 (BWV 696)
Literatur : Spitta - Schweitzer – Philipp Wolfrum II, (1910) - Pirro - Parry - Wustmann - Wolff - Terry – Schering - Neumann.
BJ 1906 ; 1917; 1918; 1921; 1932
SCHNEIDER, Charles : Luther poète et musicien et les Enchiridien de 1524. Les sources grégoriennes. Edition Henn. Genève 1942. Pages 38/39 et 88
SCHWEITZER, Albert : J.- S. Bach "Le musicien-poète". Foestich 1967, 8e édition. Édition française de 1905
J. S. Bach. Édition allemande complète, en deux volumes. 1911. Pages 203 et 239
Édition américaine (traduction de E. Neumann). Dover Publications, inc. New York. 1911-1966.
Volume 2, pages 86, 143, 299 (note), 357 et 465
SEEDORF, Thomas : Notice de l’enregistrement de Philippe Herreweghe. 2003
SPITTA, Philipp : Johann Sebastian Bach. Sous-titré : « His work and influence on the Music of Germany 1685-1750 ».Novello & Cy 1889 - Dover 1951-1952. Volume 2, page 685. Volume III, page 285
WHITTAKER, W. Gillies : The Cantatas of Johann Sebastian Bach. Sacred & Secular Oxford U.P. 1959-1985
Volume 1, page 237.
Volume 2, pages 110 à 115 et 295
WOLFF, Christoph : Notice de l’enregistrement de Ton Koopman. CD Erato et Challenge Classics"
WUSTMANN, Rudolf : J.S. Bachs geistliche und weltliche Kantatentexte. Breitkopf & Härtel, 1913-1967. Pages 21/22
ZWANG, Philippe et Gérard : Guide pratique des cantates de Bach. R. Laffont 1982. ZK 102, pages 179/180
Réédition révisée et augmentée. L’Harmattan 2005 |
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DISCOGRAPHIE BWV 121 |
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BACH CANTATAS WEBSITE : Discographie établie par Aryeh Oron. Elle est ici proposée sous une forme sensiblement allégée avec, parfois, quelques précisions relatives aux références et aux dates. Les numéros 1] et suivants indiquent l’ordre chronologique des enregistrements.
10 références (Aryeh Oron, octobre 2000 à octobre 2007) + 5 mouvements individuels (octobre 2002 à juillet 2006).
Exemples musicaux : Thomas Braatz (4 décembre 2006).
Mélodie du choral Christus wir sollen loben schon.
*4] GARDINER. Monteverdi Choir. English Baroque Soloists. Premier enregistrement effectué à Londres, janvier et décembre 1998. Durée : 17’38. CD Archiv Produktion. Noël. Avec les cantates BWV 63, 64 et 133.
7] GARDINER (volume 14). The Monteverdi Choir. The English Baroque Soloists. Bach Cantata Pilgrimage. St Bartholomew’s (Manhattan) New York, 25 décembre 2000. Durée : 18’04. Distribution en France, novembre 2005.
CD SDG 113 (Soli Deo Gloria). Avec les cantates BWV 91, 40 et 110
L’une des dernières cantates dirigées par Gardiner dans le cadre du « Bach Cantata Pilgrimage », le 25 décembre 2000 en l’église Saint- Barthélemy, à New York (USA).
3] HARNONCOURT (volume 30). Tölzer Knabenchor. Concentus Musicus Wien. 1982. Durée : 20’25
Disque Teldec 635578-00-501-503 (SKW 30/1-2). Das Kantatenwerk (volume 30)
CD (D). Teldec 4509-91761 2. Das Kantatenwerk - Sacred Cantatas, Volume 7. Coffret de six CD avec les cantates BWV 119 à 137.
CD Teldec 242609-2 ZL. 1982. Das Kantatenwerk (volume 30). Avec la cantate BWV 120.
Reprises CD Teldec. Edition Bach 2000 (en coffret). Intégrale Warner Classics 8573 81172-5. 2007. Volume 38. Cantates BWV 121 à 123
8] HERREWEGHE. Collegium Vocal Gent. Enregistrement effectué au Conservatoire de Liège en décembre 2001.Durée : 19’03 Noël à Leipzig : CD Harmonia Mundi France 901781 et 782. 2003. Coffret de deux CD. Avec les cantates BWV 91, 133, 63 et le Magnificat BWV 243a
6] KOOPMAN (volume 12). The Amsterdam Baroque Orchestra & Choir. Walsee Kerk. Amsterdam (NL). Mars 2000. Durée : 19 34
CD Erato 8573-85842-2 (coffret de 3 CD). Reprise CD Antoine marchand – Challenge. Avec les cantates BWV 135, 124 et 111
5] LEUSINK. Holland Boys Choir / Netherlands Bach Collegium. Elburg (NL). Durée : 19’03
Bach Edition. 2000. CD Brilliant Classics. Bach Edition, volume 14 – Cantates, volume 7
Reprise Bach Edition. 2006. CD Brilliant Classics IV-93102 4/80. Avec les cantates BWV
1] RICHTER. Münchener Bach-Chor. Münchener Bach-Orchester. Soprano : Edith Mathis. Contralto : Anna Reynolds. Ténor : Peter Schreier. Basse : Dietrich Fischer-Dieskau. Herku, Munich, juin et juillet 1971 et mars 1972. Durée : 20’22
Disque. Bach Cantatas, vol. 1 Advent and Christmas. Archiv Produktion 2722 005 (juin - juillet 1971)
Coffret (6 disques). Novembre, décembre 1972 en France. Avec les cantates BWV 64, 82, 124, 171, 111, 61, 63, 65, 132, 13, 28, 61, 58
Reprise en coffret (11 disques).Archiv Produktion 30 2722 018. Volume III
CD Archiv Produktion. Vol. I/2. 439 371-2 (dans un coffret de 26 CD). Vers 2000
2] RILLING. Gächinger Kantorei Stuttgart. Bach-Collegium Stuttgart. Soprano : Arleen Auger. Alto : Doris Soffel. Ténor : Adalbert Kraus . Basse : Wolfgang Schöne. Stuttgart, février et avril 1980. Durée : 20‘45
Disque (D) Hänssler Verlag. Laudate Die Bach Kantate 98715. 1981. Avec la cantate BWV 123
CD. Die Bach Kantate (volume 62). Hänssler Classic Laudate 98. 824.1992. Avec les cantates BWV 133 et 40
CD. Hänssler edition bachakademie (volume 38). Hänssler-Verlag 92.038. 1999
Reprise nov. 2009; coffret Hänssler Classics 93581 (6 CD) sous le titre Advent & Christmas Cantata. Avec les cantates BWV 40 et 57
9] SUZUKI (volume 31). Bach Collegium Japan. Concerto Palatino. Durée : 16’42
CD BIS-SACD-1481. Sept. 2004 - 2006 (6/2006). Avec les cantates BWV 91, 101 et 133
10] TUBÉRY, Jean. Chœur de chambre de Namur. Les Agrémens. Namur 2 au 4 décembre 2006. Durée : 19’09
CD Ricercar RIC 257. 2007. Avec les cantates BWV64 et 133
MOUVEMENTS INDIVIDUELS BWV 121
M-1. Mvt. 6] Helmuth Rilling. Figuralchor der Gedärchtniskirche Stuttgart. Orgue et chœur. Das Orgelbüchlein. Volume I
Disque Bärenreiter/ Musicaphon 1965. Reprise CD Cantate C 57607. 1994
M-2. Mvt. 6] David Wilcocks. King’s College Choir of Cambridge. Cambridge (GB) juin-juillet 1967
Disque et reprise CD EMI Classics 86052. Avec chorals pour l’Avent et motets
M-3. Mvt. 6] Karl Richter. Ansbach Bach Festival Choir & Orchestra. Début des années 1970
Disque et reprise CD Baroque Music Club « Soli Deo Gloria », volume 2
M-4. Mvt. 1] Transcription à la harpe. Andrew Lawrence King. CD Ambitus 1986
M-5. Mvt. 6] Rita Peiretti. Academia Dei Solinghi. CD Fine Tune Classics. Vers 1999 |
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ANNEXE BWV 121
Philipp Spitta |
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SPITTA, Philipp: Johann Sebastian Bach. Sous-titré : « His work and influence on the Music of Germany 1685-1750 ».
Novello & Cy 1889 - Dover 1951-1952. Trois volumes.
Volume II, Appendix n° 25 de la page 385
« Il n’y a seulement que quatre cantates pour le deuxième jour de Noël, Jour de la Saint-Étienne ; les cantates BWV 121, 40, 57 et 248II. La première, BWV 121, possède le filigrane de la « demi-lune » qui indique une date entre 1735 et 1750 ».
Volume III, page 285
« Le filigrane à la « demi lune » sur la première moitié de la page, l’autre moitié étant laissée en blanc. Il est caractéristique d’un grand nombre de cantates de la dernière période des travaux de Bach [suit une liste de 31 cantates classées par ordre alphabétique] . Ce sont toutes des cantates chorals ». |
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Contributed by Claude Role (May 2010) |
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Cantata BWV 121 : Complete Recordings | Recordings of Individual Movements | Discussions: Part 1 | Part 2 |
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