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C. Role. Avril 2011
CANTATE BWV 151
  SÜßER TROST, MEIN JESUS KÖMMT
Voici venir Jésus, mon doux réconfort…
KANTATE ZUM 3. WEINACHTSTAG
Am dritten Weinachtstag
Cantate pour le troisème jour de Noël
Leipzig, jeudi 27 décembre 1725… Reprise vers 1728-1731 [?]
AVERTISSEMENT

Cette notice dédiée à une cantate de Bach tend à rassembler des textes (essentiellement de langue française), des notes et des critiques discographiques parfois peu accessibles (2011). Le but est de donner à lire un ensemble cohérent d’informations et de proposer aux amateurs et mélomanes francophones un panorama espéré « élargi » de cette partie de l’œuvre vocale de Bach. Outre les quelques  interventions « CR » identifiées par des crochets [...] le rédacteur précise qu’il a toujours pris le soin jaloux de signaler sans ambiguïté le nom des auteurs sélectionnés. A cet effet il a indiqué clairement, entre guillemets «…» toutes les citations fragmentaires tirées de leurs travaux. Rendons à César...


ABRÉVIATIONS
(A) = la majeur
(B) = si bémol majeur
BB / SPK = Bach Bibliothek / Staatsbibliothek Preussicher Kulturbesitz
B.c. = Basse continue ou continuo
BCW = Bach Cantatas Website
BD = Bach-Dokumente (4 volumes, 1975)
BGA = Bach-Gesellschaft Ausgabe = Société Bach (Leipzig, 1851-1899). J. S. Bach Werke. Gesamtausgabe (édition d’ensemble) der Bachgesellschaft
BJ = Bach-Jahrbuch
(C) = ut majeur. (c) = ut mineur
D = Deutschland
(D) = Ré majeur – (d) = ré mineur
(E) = mi – (Es) = mi bémol majeur
EKG = Evangelisches Kirchen-Gesangbuch.
(F) = fa
(G) = Sol majeur. (g) = sol mineur
GB = Grande Bretagne = Angleterre
(H) = Si → h moll = si mineur
NBA = Neue Bach Ausgabe (nouvelle publication de l’œuvre de Bach à partir des années 1954-1955)
NBG = Neue Bach Gesellschatf = Nouvelle société Bach (fondée en 1900)
OP = Original Partitur = Partition autographe originale
Ost = Original Stimmen = Parties séparées originales
P = Partition = Partitur
PBJ = Petite Bible de Jérusalem
PKB = Preußicher Kulturbesitz, Staatsbibliothek, Berlin
St. = Parties séparées = Stimmen
La première lettre -en gras- d’un mot du texte de la cantate indique la majuscule de la langue allemande. Dans le corps de ce même texte allemand, le mot ou groupe de mots mis en italiques désignent un affect particulier ou un « accident remarquable.


DATATION BWV 151

BRAATZ [BCW / Provenance, 23 juin 2003] : Le texte de Lehms est destiné [en principe] au culte de l‘après-midi („Nachmittag“)… Bach compte tenu de la fatigue des solistes et des musiciens impliqués depuis plusieurs jours par tant de services durant la Noël 1725 (sept cantates)… fit exécuter la cantate l‘après-midi du 27 décembre…
DÜRR. Chronologie : 1725. BWV 110 (Noël) - BWV 57 (26 décembre) - *BWV 151 (27 décembre) - BWV 28 (30 décembre 1725). - BWV 16 (1er janvier 1726).
HERZ : Nouvelle exécution possible entre 1728 et 1731.
HIRSCH : Classement CN 140 (Die chronologisch Nummer = numérotaton chronologique). 3. Jahrgang. Fragment d’un cycle incomplet de cantates de Leipzig dans une période allant du 2 décembre 1725 au 24 novembre 1726.
NYS, Carl de [Cantates à Saint-Thomas, volume 1 ] : «…Avec cette cantate nous pénétrons dans les dernières années de Bach à Leipzig, non seulement parce que l’ensemble des commentateurs date l’œuvre des environs de 1740 d’après l’étude de la partition autographe conservée au château de Cobourg (Saxe) mais encore parce que le climat spirituel en constitue une sorte de transfiguration de l’âme approchant de son but ». [depuis ce texte, écrit dans les années 1960-1970 et vraisemblablement inspiré par Philipp Spitta, la nouvelle datation d’Alfred Dürr a proposé le troisième jour de Noël 1725].
PIRRO [J.-S. Bach, page 166] : Les cantates après 1727.
SCHWEITZER [J.- S. Bach "Le musicien-poète" page 201] : Les cantates écrites après 1734.
SCHMIEDER : Leipzig, entre 1735 et 1740.
SCHUHMACHER : «…Cantate composée pour le troisième jour de Noël de l’année 1725 ».


SOURCES BWV 151

PARTITION AUTOGRAPHE = ORIGINALPARTITUR
P. Coburg. (V.1109.2). Chapelle du château. Cobourg (Saxe), musée Kunstsammlung der Veste.
En tête de la partition : « Feria JJ 3 Nativitatis Christi Concerto. A la dernière page le classique « Fine SDG ».

BASSO [Jean-Sébastien Bach, volume 1, page 39] : « L’autographe de cette cantate fit partie de l’héritage de Carl Philipp Emanuel Bach dont le catalogue fut publié à Hambourg en 1790, par Gottlieb Friedrich Schniebes sous le titre « Verzeichniss des musikalischen Nachlasses des verstorbenen Cappelmeisters Carl Philipp Emanuel Bach ». La section contenant les œuvres de Jean-Sébastien Bach comprend 86 cantates sacrées et autres pièces vocales et instrumentales ».

BGA. (Ernst Naumann - 1886). Les parties séparées sont à la Bibliothèque Royale de Berlin.
Un copie de la partition (BWV 151) en possession de Joseph Fischhof (1804-1857), pianiste, compositeur et collectionneur de manuscrits - ayant vécu la majeure partie de sa vie à Vienne…Titre pris à la couverture : „Feria 3 Nativitatis Christi | Süsser Trost mein Jesus | a 4 Voci, Traverso, Hautbois d‘Amour, 2 Violini, Viola e Continuo | di Sign. J.S. Bach.“
BRAATZ [BCW / Provenance, 25 juin 2003] : «…la partition originale et les « doublets » des parties séparées originales passèrent en 1791 au collectionneur et bibliothécaire Poelchau, Georg (1773-1836), de la Zelter Singakademie de Berlin [C’est lui qui acheta une grande partie des collections musicales de Carl Philipp Emmanuel Bach à la mort de ce dernier, en décembre 1788]. Poelchau, à son tour les revendit à Ernst Ludwig Gerber (1746-1819) qui les rétrocéda à Johann Anton André (1775-1842) d’Offenbach-sur-le Main. Celui-ci les fit figurer en 1828-1829, à Londres, dans son catalogue de manuscrits, en vue de leur vente. Cependant, ces pièces ne purent être vendues ; plus tard, un de ses parents, Julius André, en hérita mais la manière dont le Duc de Saxe – Coburg [par la suite] en devint propriétaire, est inconnue.
De nos jours, la partition autographe et les « doublets » appartiennent à la collection de la Chapelle du château de Cobourg en Saxe (D) ».

L’autographe ne donne pas l’indication des instruments utilisés. Dans sa notice très détaillée, la NBA fournit de nombreuses précisions sur les possibilités de la première exécution [en décembre 1725] avec ses nombreuses corrections du dernier moment… Il ne fait pas de doute que cette partition fut exécutée à plusieurs reprises sous la direction de Bach, ceci prouvé par le filigrane de la partie de Violino primo (copiée par J. A. Kuhnau). Des collettes et d’autres corrections de la main de Bach, font augurer d’une reprise [ou des reprises] de l’œuvre dans les années 1728-1731. La NBA a imprimé les deux versions de cette partie de violino primo, celle de Kuhnau puis celle de J.-S. Bach ».

SCHMIEDER : Six feuilles dont onze pages de musique (+ Viol. 1, Flauto, Viol. 2, Continuo), in 4° conservées à Cobourg (Saxe).
SPITTA [Johann Sebastian Bach - volume 2, Appendix n° 26] : « Il y a quatre cantates pour le jour de la fête de la Saint-Jean, les cantates BWV 248/3 (de l’Oratorio de Noël) et les BWV 133 , 64 et 151, cette dernière à part, à cause de son filigrane du bouclier et des deux épées entrecroisées ».
SUZUKI : « Le matériel principal de la cantate BWV 151 se compose de la partition autographe de Bach, conservée dans la collection du musée Veste Cobourg (V.1109.2), et des parties originales conservées à la Bibliothèque d’état de Berlin (St 89)…»
 
PARTIES SÉPARÉES = ORIGINALSTIMMEN
St 89 B. Deutsche Staatsbibliothek. Berlin (ex RDA).
St 4, Coburg. Chapelle du château. Cobourg (Saxe) + Les „doublets“ de la collection du duc de Saxe-Coburg et Gotha.

BRAATZ [BCW, Provenance, 25 juin 2003] : «…A la mort de Jean Sébastien Bach, les parties séparées originales ont été remises à son fils Johann Christoph qui a pu les rétrocéder à son frère Carl Philipp Emmanuel, avant son départ pour l‘Italie. Carl Philipp s‘en est défait au profit de Johann Friedrich Herring [collectionneur du début du XIXe siècle ?] qui les remis au comte Carl Otto Friedrich von Voss [1786-1864. La Bibliothèque Royale de Berlin devenue Staatsbibliothek Berlin les a acquis à une date non spécifiée [vers 1840-1850].
Les différentes parties sont : S, A, T, B, [Fl.] Traversière, hautbois d’amour, violino primo et violino secondo, viola, continuo (transposé partiellement avec la basse chiffrée). La partie non transposée est manquante. La majeure partie des copies [d’exécution] est de la main de Johann Andreas Kuhnau, aidé exceptionnellement dans sa tâche par Johann Heinrich Bach (1707-1783) et Anna Magdalena (1701-1760) pour la partie de continuo ainsi que son tout jeune fils de quinze ans, Wilhelm Friedmann…»
HERZ : les copistes seraient Johann Andreas Kuhnau né en 1703 et mort ? (neveux ou petit-fils du cantor Johann Kuhnau), à Leipzig à partir du 7 février 1723 dans sa période dite médiane « K4 », un copiste anonyme, Wilhelm Friedemann Bach et Anna Magdalena Bach.
Filigrane = deux épées entrecroisées = « Sword II ».
SCHMIEDER : Dix voix séparées en partie autographes, in 4°.

ÉDITIONS
SOCIÉTÉ BACH = BACH-GESELLSCHAFT (BG)
BGA Jg. XXXII (32e année). Pages 3 à 16. Préface d’Ernst Naumann (1886). Cantates BWV 151 à 160.
[La partition de la BGA se trouve dans le coffret Teldec Das Kantatenwerk, volume 36. 1984-1985].

NOUVELLE ÉDITION BACH = NEUE BACH AUSGABE (NBA)
KANTATEN SERIE I/ BAND 31. KANTATEN ZUM 2 UND 3 WEINACHTSTAG.
Avec les cantates BWV 57, 64, 133, 151a et Anhang. 2.
Partition, pages 146 à 178. Fac-similé.
Kritischer Bericht (commentaires). BA 5093 41. A. Dürr, A. Glöckner, K. Hofmann, Uwe Wolf, Peter Wollny.

AUTRES ÉDITIONS
BÄRENREITER Verlag Kassel. Sämtliche Kantaten 1 . TP 1281. 2007.
Herausgegeben (NBA) : Alfred Dürr.
Zum 2 u. 3 Weinachtstag (2e et 3e jour de Noël).
BWV 151. Pages 167 à 186. BAE 2000.
BWV 151/3 Anhang. Page 187 (violino primo).
BCW. Partition BG + Réduction chant et piano.
BREITKOPF & HÄRTEL. Partition = PB 3001. Réduction chant et piano (Raphael) = EB 7151 Partition du chœur (Chorstimmen) = ChB 2194. Orchestre, voix (Stimmen), orgue et clavier = copies de Max Seiffert.
2011. Partition (16 pages) = PB 4651. Réduction chant et piano (16 pages) = EB 7151. Partition du chœur (2 pages) = ChB 4651. Parties séparées (6), orgue, vl. I, Vl II., Vla., Vlc. et Vents = OB 4651.
CARUS. Stuttgarter Bach-Ausgaben. Partition (28 pages) = CV 31.151/11. Révision Diethard Hellmann. Partition d’étude = CV 30.151/07. Réduction chant et piano = 30.151/03. Partition du chœur = 30.151/05. Parties séparées = 30.151/09, 30.151/11 à 14 et 30151/49 (orgue).
KALMUS STUDY SCORES. N° 847. Volume XL. New York 1968. Avec les cantates BWV 151 à 156


PÉRICOPE BWV 151

3e jour de la fête de Noël, le 27 décembre. Dans le missel romain, on célèbre aussi la fête de saint Jean (ou Fête de l’apôtre Jean).
Épître : Hébreux 1, 1 à 14 [PBJ. 1760 et 1761]. Le Fils est supérieur aux anges.
Évangile : Jean 1, 1 à 14 [PBJ. 1584]. Prologue : « Au commencement le Verbe était…»
Ou encore plus spécifiquement pour la saint Jean 21, 20 à 24 [PBJ. 1622 et 1623]. Jésus à Pierre au sujet de Jean (dont c’est la fête ce jour).
Livre de la Sagesse 15, 1 à 8 [PBJ. 1020 et 1021] : « Mais toi, notre Dieu, tu es bon, fidèle, lent à la colère et tu gouvernes toutes choses avec miséricorde…»
EKG (1951), exceptionnellement, ne propose pas de lectures pour le troisième jour de Noël.
Pour la même occurrence, renvoi aux cantates BWV 133 et la troisième cantate de l’Oratorio de Noël, BWV 248.


TEXTE BWV 151

Mouvements 1 à 4 : Texte de Georg Christian Lehms (1684-1717) édité à Darmstadt en 1711 et figurant dans le recueil intitulé “Gottgefälliges Kirchen-Opffer in einem gantzen Jahr-Gang… “ Nachmittags = Andacht Auf den dritten Weynacht-Feyertag”.
Autres cantates avec des textes de Lehms, les BWV 13, 16, 32, 35, 57, 110 et 170.
5] Huitième strophe (de cinq vers chacune) du cantique (1554 ou 1560) « Lob Gott, ihr Christen, allzugleich - Louez Dieu, chrétiens, tous ensemble »  » de Nikolaus Herman (vers 1480-1561).

NEUMANN [Sämtliche von J. S. Bach vertonte Texte, pages 256 à 258] : Fac-similé du recueil de Lehms aux pages 11 et 12.
CANTAGREL [Les cantates de J.-S. Bach, pages 204 à 207] : «…méditation de caractère intime sur le bonheur du chrétien consolé des tourments de la vie terrestre par la venue du Messie…» 
HOFFMANN-ERBRECHT : «…Lehms, le librettiste, souligne l’élévation de l’homme par l’abaissement du Christ…le Paradis, grâce au Christ est ouvert à nouveau… Texte traité à la première personne…»
LEMAÎTRE [La Musique sacrée et chorale profane, page 97] : « Le texte de Lehms ne fait aucune référence aux Écritures et seule la notion de consolation rappelle l’univers de saint Jean…» 
MACIA [Tout Bach, pages 216/217] : «…le poème de Lehms n’a pas de rapport avec l’évangile du jour…» 
NYS, Carl de [Cantates à Saint-Thomas, volume 1] : «…Il est fort improbable que le texte de cette cantate soit de Picander ; on l’a suggéré quelquefois mais le fonctionnaire-poète ne semble jamais avoir trouvé des accents aussi profondément vrais que ceux de cette œuvre. Le fait que la partition soit au château de Cobourg pourrait ben expliquer qu’elle était destinée à la chapelle de cette résidence ; l’atmosphère intime et pastorale proprement ravissante qui fait songer au concert des anges du célèbre retable d’Isenheim peint par Mathias Neithardt (Grünewald) s’expliquerait ainsi et y conviendrait bien mieux qu’au culte solennel de Saint-Thomas ».
SCHUHMACHER : «…Cantate sur un texte d’un poète de Darmstadt, Georg Christian Lehms ».
WOLFF : « Le texte provient d’un recueil de Georg Christian Lehms publié en 1711. Dans sa période de Weimar Bach avait déjà utilisé plusieurs textes de ce recueil. Le texte de la cantate n’est pas en relation directe avec l’Évangile de la fête, mais il convient parfaitement au caractère de la période de Noël, comme c’est le cas de la dernière strophe du Lied de Noël « Lob Gott, ihr Christen, allzugleich » de Nikolaus Herman (1560) ».


GÉNÉRALITÉS BWV 151

BASSO [Jean-Sébastien Bach, volume 23, page 412] : «…cette cantate comme la précédente [BWV 57] est dépourvue de chœur d’introduction et obéit à un style exquis de « cantate de chambre…»
CRAIG [BCW] : «…il n’y a pas de chœur d’ouverture mais une sorte d’intimité qui en fait la plus personnel des cantates de Noël de Bach…»
GARDINER : «…Cantate parmi les plus intimistes et les plus séduisantes…»
MACIA [Tout Bach, pages 216/217] : « Comme souvent après plusieurs jours de fête, Bach préfère ne pas trop exiger de ses choristes, aussi cette cantate commence-t-elle par une aria et n’impose-t-elle la participation de chœur que pour le choral harmonisé final ».
ROMIJN : « œuvre joyeuse, optimiste, dans la tonalité radieuse de sol majeur…»
SCHWEITZER [J.-S. Bach, page 400, (note] : « Parmi les cantates où sont indiquées, soit en totalité, soit partiellement des indications de tempo, nous pouvons noter les cantates BWV 106, 23, 12, 151, 115 et 57 ainsi que dans la Messe en si et d’autres cantates profanes ».
SCHUHMACHER : «…Comme dans d’autres cantates pour ce troisième jour de fête, Bach n’occupe le chœur des élèves de Saint-Thomas, qui avait été mis à rude épreuve au cours des jours précédents, que dans le tout simple choral final ».
SPITTA [Johann Sebastian Bach, volume 3, pages 83/84] :  «…une œuvre pour le troisième jour de la fête de Noël [les parties originales sont à la Bibliothèque royale de Berlin]. Intensément et totalement, comme Bach l’avait aussi exprimé pour cette circonstance dans l’Oratorio de Noël et d’autres arias isolées antérieures, cette cantate témoigne qu’il n’avait pas encore épuisé ce sujet. La pure joie de Noël est glorifiée et exaltée. La douce et cristalline voix du soprano qui s’étire en de suaves passages mélodieux accompagnés des tendres ondulations du hautbois, nous rappelle l’idée des anges de paix planant… La section médiane de la première aria est particulière par sa mesure [à 12/8], forme peu utilisée par Bach durant sa période de Leipzig [note 117 : par exemple avec les cantates BWV 167, 187, 197, 42, 114 et 133] … Le choral de Noël « Lob Got ihr Christen allzugleich » conclut cette belle petite œuvre ».


DISTRIBUTION BWV 151

NEUMANN. Sopran, Alt, Tenor, Baß. – Chor. Querflöte, Oboe d’amore (in der Erstfassung Solovioline) ; Streicher ; B.c. 
SCHMIEDER. Soli : S, A, T, B. Chor : S, A, T, B. Instrumente : Flauto trav. ; Oboe d’amore ; Viol. I, II. Vla. ; Continuo.

BOMBA : «…La sobriété de la distribution et du registre instrumental de cette cantate tient compte du fait que, même à Leipzig si abondamment choyée dans le domaine de la musique sacrée, on se contentait d’œuvres plus modestes pour le 3e jour de Noël ; ce qui surprend, c’est qu’à notre époque, malgré les considérations de pratique d’exécution moderne, le mouvement d’introduction de cette cantate est encore allongé pour allonger l’exécution des trois premières parties de l’oratorio de Noël BWV 248 et sollicite ainsi le soprano solo dont les apparitions seraient plutôt rares ».
CANTAGREL [Les cantates de J.-S. Bach, pages 204 à 207] : « Bach a réservé une brillante partie de soliste à la flûte traversière ». 
HOFFMANN-ERBRECHT : «…cantate traitée dans un esprit de musique de chambre avec des cordes, peu de vents et quatre solistes…»
SCHUHMACHER : «…Bach n’occupe le chœur des élèves de Saint-Thomas, qui avait été mis à rude épreuve au cours des jours précédents, que dans le tout simple choral final ».
SUZUKI : « Le matériel [conservé] indique qu’il est possible que la partie de flûte traversière du premier mouvement ait été tenue par le violon, lorsque la cantate fut reprise en 1728 ou 1731… [On peut supposer que l’absence du flûtiste apprécié lors de l’exécution à Noël 1725 ait déterminé Bach à pouvoir aussi sa cantate d’une nouvelle partie de violon dans les années 1728-1731].


APERÇU BWV 151

1] ARIE SOPRAN. BWV 151/1
SÜßER TROST, MEIN JESUS KÖMMT, / JESUS WIRD ANITZT [Wustmann variante : „uns Jetzt] GEBOREN ! | HERZ UND SEELE FREUET SICH, / DENN MEIN LIEBSTER GOTT HAT MICH / NUN ZUM HIMMEL AUSERKOREN.

Voici venir Jésus, mon doux réconfort, / voici que Jésus naît pour nous ! / Mon cœur et mon âme se réjouissent / car mon Dieu bien-aimé m’a élu, / m’a destiné au ciel.

Sol majeur (G Dur), 83 mesures, 12/8 (¢ de la mesure 31 à la fin) puis reprise à 12/8 des mesures 1 à 30 (da capo).
BGA. Jg. XXXII. Pages 3 à 9 | ARIE. | Marqué Molto Adagio. | Flauto traverso. | Violino I. / Oboe d’amore. | Violino II. | Viola. | Soprano. | Continuo.
NEUMANN. Parties instrumentales formant trio et flûte traversière concertante. Forme Da Capo. Structures : A B A’.

BASSO [Jean-Sébastien Bach, volume 23, page 412] : «…L’intérêt de l’œuvre se situe entièrement dans les deux arias (n° 1 et 3) dont la première est l’une des merveilles des merveilles de Bach : une arabesque détaillée par la flûte traversière, sur laquelle se greffe la cantilène du soprano…»
BOMBA : «…Il n’est pas question d’une composition médiocre de Bach. « Ô doux réconfort », la pensée introductrice, s’exprime dans la voix solo de la flûte vivement colorée et dans le caractère paisible et posé du molt’adagio auquel s’oppose, au cœur de la partition, la joie vivante et riche en colorature du vivace ».
BOYER [Les mélodies de chorals dans les cantates de J.-S. Bach, pages 247/248] : «…l’aria de soprano introductive avec flûte traversière, hautbois d’amour, cordes et continuo occupe pratiquement la moitié de la cantate. C’est ce numéro finement ciselé qui a fait l’essentiel de la célébrité de l’œuvre…»
CANTAGREL [Les cantates de J.-S. Bach, pages 204 à 207] : « La forme de l’aria à da capo convient particulièrement bien au texte, qui offre au musicien prétexte à un vigoureux contraste entre les deux membres d’une de ces antithèses qu’il affectionne, la consolation d’abord, la réjouissance ensuite, avec un retour en conclusion à la consolation…. Sur la ponctuation de la basse, les cordes murmurent, piano sempre, en accusant le mètre de sicilienne lié à la symbolique de Noël… Dans une déclamation simple et très chantante, le soprano insiste à maintes reprises sur les mots « Süßer Trost » …Contraste complet avec la section médiane de l’aria en mètre binaire. Notes piquées, trilles, staccatos, triolets de doubles croches en d’interminables et exubérants festons, la flûte entonne un véritable chant d’oiseau annonçant le printemps, dialoguant en imitations avec le soprano…»
DÜRR : « L’air introductif est le plus connu de la cantate, l’une parmi les œuvres les plus inspirées de Bach. Contraste entre les mots « Trost – consolation » Adagio – et « Freude – joie » - Vivace... La soprano reprend en version simple le motif de la ritournelle confiée à la flûte accompagnée du hautbois d’amour. Après deux mesures (au soprano) la flûte reprend la mélodie et la ritournelle. Le « pont instrumental joue la ritournelle et la section « Vivace » est exposée par la voix et la reprise est amplifiée par les instruments avec le mélisme sur les mots « Seele freuet ». Le da capo reprend adagio…»
GARDINER : «…section B (Vivace)… extatique alla breve évoquant une danse de joie, mi-gavotte, mi gigue…la flûte, le soprano et les premiers violons (momentanément) exultent en d’élégantes fioritures en triolets…avant le retour de la berceuse initiale…»
HOFMANN : «…Le long air introductif en trois parties du soprano qui appartient à l’une des plus belles inspirations de Bach illumine toute la cantate. Les parties extrêmes du mouvement sont conçues comme une pastorale de Noël reposant sur une alternance de douze mesures. La flûte et le soprano font leur entrée avec une ligne mélodique à l’ambitus prononcé et, dans le cas de la flûte, richement ornée et s’unissent dans l’expression d’une joie anticipée face à l’arrivée de Jésus. Dans la partie centrale animée de l’air, l’attente passe subitement au moment présent : « Herz und Seel freuet sich » et le rythme utilisé est celui d’une danse, une gavotte à propos de laquelle le cultivé contemporain hambourgeois de Bach, Johann Mattheson, faisait remarquer : « Son affect est véritablement celui d’une joie jubilatoire ». Des guirlandes de triolets animées apparaissent dans la partie vocale au mot « freuet » et la flûte reprend les motifs mélodiques et n fait les motifs principaux de cette section de l’air ».
HOFFMANN-ERBRECHT : «…La perle de la cantate est le premier air de soprano… qui se développe musicalement à partir de la juxtaposition de « Trost – consolation » Adagio – et « Freude – joie » - Vivace. L’alternance de la flûte et du soprano dans les mouvements extrêmes qu’accompagnent un hautbois d’amour et les cordes, est d’une grâce très séduisante. Si les grands arcs expressifs de la mélodie expriment pleinement l’émotion, Bach, dans le mouvement médian plein de vie [Vivace], incarne la joie par un bondissant motif de quartes, d’abord confié au soprano, puis repris par les instruments de façon toujours renouvelée…»
LEMAÎTRE [La Musique sacrée et chorale profane, page 97] : «…l’atmosphère de « douce consolation » s’extériorise dans la partie A (à 12/8) du premier air da capo dans lequel la voix de soprano dialogue avec la flûte. La partie B établit un net contraste. Tempo vif (C barré) et guirlandes de triolets, qui animent la voix et la flûte, nous font sentir que « cœur et âme se réjouissent ».
MACIA [Tout Bach, pages 216/217] : «…la première aria pour soprano, prévoit la participation d’une flûte traversière très active et aux volutes délicates… La première partie que la chanteuse commence par une longue tenue sur « süsser – doux », et un molto adagio marqué sempre piano sur une mesure à 12/8 exprime une joie plus introvertie. La partie centrale apporte un fort contraste… morceau éminemment charmeur…»
MINCHAM [BCW] : «…les premières mesures indiquent la tranquillité et l’espace. L’environnement calme et paisible, pastoral, par le rythme à 12/8 et des lents changements de l’harmonie…tout est léger, paisible, évocateur de la concorde et de la confiance que l’Amour du Seigneur apporte à l’homme…»
NYS, Carl de [Cantates à Saint-Thomas, volume 1] : «…la musique des deux arias est vraiment ineffable. Dans la première, le soprano-solo chante à travers les figurations de la flûte concertante par-dessus les cordes (renforcées par un oboe d’amore) en une claire, sereine et douce atmosphère de sol majeur ».
PIRRO [J.-S. Bach, page 166] : « le premier air est d’une pureté incomparable…»
ROMIJN : «…première aria où la flûte joue de merveilleuses guirlandes autour de la ligne vocale…»
SCHREIER : « Le mouvement initial de la cantate constitue un prototype de composition de cantate baroque, spécifique du style de J.-S. Bach… la genèse de ce mouvement tant du point de vue musical que du point de vue du texte s’explique parfaitement par la découverte de la citation du choral « Was Gott tut, das ist wohlgetan »… Si l’on se souvient de l’importance du choral dans la musique de Bach, on n’a aucune peine à émettre l’hypothèse qu’un bon nombre de cantates de Bach pourraient être expliquées ou décryptées de cette manière… on pourrait donc faire une typologie des modèles de composition de Bach à partir d’un certain nombres de types de mélodies de choral…»
Écriture en trio (la flûte et la ,voix ayant un rôle concertant) avec une basse continue réalisée à quatre voix (cordes), le premier violon et la basse continue ayant des fonctions thématiques, nombreuses imitations entre des deux parties. Forme da capo rigoureuse (A = 29 mesures) - (B = 29 mesures) + Da capo [A). Partie A : La ligne mélodique du premier violon et certaines tournures harmoniques sont étroitement apparentées au cantique « Was Gott tut, das ist wohlgetan »…. La partie centrale du cantique apparaît dans les marches harmoniques en quintes, toute la conclusion du cantique est parfaitement perceptible sur 4 ou 5 mesures dans l’interlude instrumental… Partie B : L’invention mélodique de cette partie est nettement dérivée de la double quinte descendante mi-la-ré-sol, c’est à dire de la conclusion de la mélodie du choral… des imitations très serrées entre les voix déterminent l’écriture de l’ensemble de cette page… L’ornementation mélismatique de la partie de flûte dans la section A se fait essentiellement dans les intervalles de quarte, sixte et octave… La flûte fait passer le message de la voix dans une sorte de registre hyperbolique… On trouvera des indications sur la signification symbolique de l’octave répétée trois fois dans la basse continue… la musique de Bach fournit une autre indication très précieuse sur l’origine de la notion « Süsser Trost - douce consolation ». Le premier violon joue dans la deuxième mesure après l’entrée de la partie chantée la première ligne du choral « Was Gott tut, das ist wohlgetan »… Or la cinquième strophe de ce cantique dit : « parce qu’en fin de compte je serai réconforté d’une « douce consolation » en mon cœur ; alors disparaîtront toutes les souffrances ». C’est à partir de là que l’on peut comprendre les deux premières lignes du récitatif n° 2 « Réjouis-toi, mon cœur, car maintenant disparaît la souffrance ».
SCHUHMACHER : «…L’air d’entrée, fort apprécié lorsqu’il fut connu, au dix-neuvième siècle, domine et éclipse en éclat l’œuvre entière. De la tension entre joie introvertie et consolation, entre les « molto adagio » et « sempre piano » au commencement de cette page et le « Vivace » de la partie centrale, naît cet Expressivo dont Bach répartit normalement les pôles sur deux airs [1 et 3]. De grandes courbes mélodiques et des couleurs de musique de chambre avec bois et cordes déterminent le caractère d’intimité qui continue à se faire sentir dans l’air d’alto [3] ».
SCHWEITZER [J. S. Bach, pages 348 à 350] : « Dans la première aria, les cordes (piano sempre) joue une berceuse à l’Enfant Jésus [+ Exemple musical] à laquelle la flûte ajoute ses traits rapides et joyeux ».

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2] REZITATIV BAß. BWV 151/2
ERFREUE DICH, MEIN HERZ, / DENN ITZO [ancienne forme = jetzo ou Wustmann (variante) : „jetzt weicht aller“] WEICHT DER SCHMERZ, / DER DICH SO LANGE ZEIT GEDRÜCKET. / GOTT HAT DEN LIEBSTEN SOHN, / DEN ER SO HOCH UND TEUER HÄLT, / AUF DIESE WELT GESCHICKET. / ER LÄßT DEN HIMMELSTHRON / UND WILL DIE GANZE WELT / AUS IHREN SLAVENKETTEN / UND IHRER DIENSTBARKEIT ERRETEN. / O WUNDERVOLLE TAT ! / GOTT WIRD EIN MENSCH UND WILL AUF ERDEN / NOCH NIEDRIGER ALS WIR UND NOCH VIEL ÄRMER WERDEN.

Réjouis-toi, mon cœur, / car maintenant s’efface la douleur / qui t’a si longtemps accablé. / Dieu a envoyé sur cette terre / le Fils bien-aimé / qui lui est si cher et si précieux. / Il quitte le trône céleste / pour délivrer le monde entier / des chaînes de l’esclavage / et de la servitude. / O prodige, ô merveille ! / Dieu se fait homme et veut être sur cette terre / encore plus humble, encore plus pauvre que nous.

Ré majeur (D Dur) → mi mineur (e moll), 15 mesures, C
BGA. Jg. XXXII. Page 10 | RECITATIV. | Basso. | Continuo.
NEUMANN. Récitatif secco. 

CANTAGREL [Les cantates de J.-S. Bach, pages 204 à 207] : «…les premiers mots « réjouis-toi », le mot « Erfreue » étant lancé sur une gamme ascendante franchissant en doubles croches une octave entière…» 
HOFMANN : «…Saint Jean [1, 1 à 14…[PBJ. 1584]… le point de départ [du texte de la cantate] provient de la fête de Noël contenu dans le vers final « Und das Wort ward Fleisch und wohnete unter uns » [que le texte de ce récitatif paraphrase librement]
HOFFMANN-ERBRECHT : «…dans cet air, Bach parvient de nouveau à réaliser dans l’accompagnement de très fines différenciations sonores…»
NYS, Carl de [Cantates à Saint-Thomas, volume 1] : «…Récitatif secco de la basse ».
PIRRO [L’Esthétique de Jean-Sébastien Bachdirection des motifs, page 35] : «…L’idée de plénitude lui [à Bach] suggère aussi des motifs de grande envergure. Il les forme volontiers avec les notes de l’accord parfait arpégé et les épanouit sur l’octave entière [+ Exemple musical sur le mot « ganz ». BG. XXIII, page 85]. Renvoi à la cantate BWV 103/3, sur les mêmes mots « die ganze Welt ».
[Formation des motifs, page 53] : « Une égale vigueur tonale se déclare dans les phrases où Bach déploie des traits diatoniques mêlés à des motifs consonants… Par l’emploi exaspéré des ressources tonales, le compositeur va jusqu’à donner des représentations de la force altière et terrible. Un grand motif qui ébranle toutes les cordes du ton est joint à ces paroles « Réjouis-toi, mon cœur, car maintenant la douleur qui t’a si longtemps oppressé disparaît ». ». [+ Exemple musical sur les mots « Erfreue dich, mein Herz ». BG. XXXII, page 10]. Renvoi à la cantate BWV 57.
[page 73] : « Les tierces diminuées sont encore unies à des mots qui désignent des objets désagréables ou nuisibles, des actes mauvais, un état misérables. Ici le mot « ärmer - plus pauvres ».
[L’orchestration, page 229] : « La flûte traversière… la rapidité des motifs, que Bach lui fait déverser en gouttelettes d’argent…. dans le premier air de la cantate BWV 151, elle s’écoule en vocalises agréables et souples…»
SCHREIER : «…Le point d’orgue est dicté par le texte « si longtemps courbé - longtemps accablé », la note aiguë de mi « hoch und teuer - si cher et si précieux »… »
SCHUHMACHER : «…Les lignes expressives des airs trouvent dans les figures de symbolisme musical du récitatif leur correspondance ».
[ le mot «Slavenketten - Chaînes de l’esclavage » et particulièrement « Ketten - chaînes » est un –lieu- classiquement illustré par Bach. Voir, par exemple, la cantate BWV 168/5].


3] ARIE ALT. BWV 151/3
IN JESU DEMUT KANN ICH TROST, / IN SEINER ARMUT REICHTUM FINDEN. | MIR MACHT DESSELBEN SCHLECHTER STAND [Wustmann : „des Herrn geringer“] / NUR LAUTER HEIL UND WOHL BEKANNT, / JA, SEINE WUNDERVOLLE HAND / WILL MIR NUR SEGENSKRÄNZE WINDEN.

Dans l’humilité de Jésus je puis trouver réconfort, / dans sa pauvreté, richesse. / Dans ma piteuse condition, / il m’est promis que salut et prospérité. / Oui, sa main miraculeuse / ne veut me tresser que des couronnes qui soient autant de bénédictions.
Mi mineur (e moll), 114 mesures, ¢ (C barré)
BGA XXXII. Pages 10 à 15 | ARIE. | Marqué Andante. |Oboe d‘amore. | Violino I. / II. / Vla. | Alto. | Continuo
NEUMANN. Forme tripartite. Oboe d’amore (+ Violonchor en ripieni), A1t, B.c. Libre Da-capo.

BASSO [Jean-Sébastien Bach, volume 23, page 412] : «…l’aria est un andante avec da capo de conception libre ; l’instrument protagoniste en est le hautbois d’amour avec les cordes en ripieno, c’est-à-dire en fonction de redoublement par passages alternés…»
BOMBA : «…l’autre instrument solo [après la flûte dans le premier air], le hautbois d’amour, conduit la ligne mélodique de rigueur, assujettie à celles des cordes. Les violons et les violes se taisent dès que la voix alto s’y joint. On pourrait presque penser que Bach voulait symboliser le contraste évoqué dans le texte « pauvreté-richesse » - en limitant l’ampleur ».
CANTAGREL [Les cantates de J.-S. Bach, pages 204 à 207] : «…la voix d’alto traditionnellement associée à une certaine expression douloureuse et à la sombre tonalité de mi mineur…la pauvreté  et la condition misérable de Jésus, ce que marquent bien les nombreuses altérations et le profil descendant de la partie vocale. La structure est celle d’une aria à da capo varié, avec ritournelle … les phrases chantées par l’alto sont séparées par des ritournelles instrumentales confiées à l’ensemble des cordes et au hautbois d’amour, tous à l’unisson ».
GARDINER : «…deux hautbois d’amour doublant les parties de violons et d’alto, louange à la richesse spirituelle émanant de la pauvreté… les « couronnes de bénédictions – Segenskränze » auxquelles il est fait allusion dans la section B apparaissent telle l’image ayant stimulé l’imagination de Bach pour l’air tout entier, y compris le motif de tête…»
HOFMANN : «…L’austérité du mouvement provient du texte qui évoque ,les conditions modestes dans lesquelles Jésus est né, sa pauvreté (Armut) et son état misérable « schlechter Stand »
LEMAÎTRE [La Musique sacrée et chorale profane, page 97] : «L’alto chante la seconde aria da capo qui fait intervenir le hautbois d’amour, les cordes à l’unisson et le continuo. Cette page est réalisée comme une grande variation sur une basse de huit mesures dans le style de la chaconne…»
MACIA [Tout Bach, pages 216/217] : «…l’alto dialogue avec un orchestre où hautbois d’amour et cordes restent à l’unisson sur un rythme allant en mi mineur… Les courbes mélodiques et l’homgénéité instrumentale accompagnent le réconfort et l’espérance…»
NYS, Carl de [Cantates à Saint-Thomas, volume 1] : «…L’alto concerte avec le hautbois-solo par-dessus une basse formée des violons à l’unisson et l’habituel continuo, en mi mineur cette fois, sans que cette tonalité influence le moins du monde le caractère joyeux de l’ensemble. On pourrait y voir le désir mystique d’union et la souffrance de ce que l’heure définitive n’ait pas encore sonné ; il est plus vraisemblable pourtant d’y voir un simple aspect formel musical, en se rappelant qu’au temps de Bach les tonalités mineures n’avaient pas encore la signification émotive que leur donneront l’époque galante, classique et romantique ».
PIRRO [L'esthétique de Jean-Sébastien Bach - Direction des motifs, page 38] : « S’il est question dans le texte de couronnes ou de guirlandes, les notes se groupent en arabesques enveloppantes, dont l’ordonnance fait image ». [+ Exemple musical sur les mots « nur Segenkränze winden - tresser des couronnes ». BG. XXXII, page 13]. Renvoi aux cantates BWV 16/3, 1582 186/9 57/1, 157/4.
[Le commentaire de l’accompagnement instrumental, page 164] : « Prise dans une acception générale de thème de tristesse, la suite chromatique descendante paraît encore … le double reflet en passe dans l’instrumentation de l’air d’alto sur le texte « Dans l’humilité de Jésus, je peux trouver consolation, dans sa pauvreté … » [+ Exemple musical pris aux violons I, II, viola, mesures 13 et 14. BG. XXXII, page11].
[La musique instrumentale, page 387] : « Quand il s’agit de l’humilité et de la pauvreté de Jésus… une suite mélodique paraît dans l’accompagnement… motif que l’on peut considérer comme une variation du motif chromatique descendant et ascendant, ici un motif analogue mais de direction unique (descendant) ».
SCHREIER : «…Écriture en trio pour trois voix dans le style de la variation par dessus une basse de huit mesures dans le style de la chaconne… Le prélude instrumental expose les idées fondamentales du matériau musical… Structure tripartite en da capo libre A-B-A’ ; la partie B se distingue essentiellement par l’absence du motif principal de la basse. L’ensemble de cette page est orienté vers le style du rondo. Chaque section fait appel à des aspects particuliers du matériau exposé dans le prélude…l’accord de sixte napolitaine…. comme symbole de la pauvreté et de la faiblesse, apparaît à nouveau dans deux passages cadentiels… chaque fois sur le mot « Armut - pauvreté »… « Demut - humilité » est traduit par un mouvement descendant dans la mélodie ».
SCHUHMACHER : « …De grandes courbes mélodiques et des couleurs de musique de chambre avec bois et cordes déterminent le caractère d’intimité qui continue à se faire sentir dans l’air d’alto…»
SCHWEITZER [J. S. Bach, pages 348 à 350] : « Le thème de l’aria d’alto est construit sur les mêmes dispositions que ce lui « Gerne will ich mich bequemen » de la Passion selon saint Matthieu ». [l’air de basse n°29].

[Peut-être l’évocation de la « main droite » du psaume 73, 23, rejoint-elle celle de « sa main miraculeuse » dans la cantate ?]


4] REZITATIV TENOR. BWV 151/4
DU TEURER GOTESSOHN, / NUN HAST DU MIR DEN HIMMEL AUFGEMACHT / UND DURCH DEIN NIEDRIGSEIN / DAS LICHT DER SELIGKEIT ZUWEGE BRACHT. / WEIL DU NUN GANZ ALLEIN / DES VATERS BURG UND THRON / AUS LIEBE GEGEN UNS VERLASSEN, / SO WOLLEN WIR DICH AUCH DAFÛR IN UNSER HERZE FASSEN.

O Toi, fils de Dieu, objet de mon amour, / voilà que tu m’as ouvert le ciel / et qu’en t’abaissant / tu as fait naître la lumière du salut. / Puisque c’est seulement / par amour pour nous / que tu as quitté la citadelle et le trône du Père, / nous voulons te porter en notre cœur.

Si mineur (h moll) → Sol majeur (G Dur), 11 mesures, C
BGA. Jg. XXXII. Pages 16 | Tenore. | Continuo.
NEUMANN. Récitatif « secco ».

SCHREIER : «…L’unité thématique est établie avec le récitatif n° 2 par la répétition littérale de la mélodie sur « auf diese Welt geschicket - envoyé en ce monde » (dans le récitatif n° 2) et « und durch dein Niedrigsein - et par ton abaissement » dans le récitatif n° 4…»
SCHUHMACHER : « …Les lignes expressives des airs trouvent dans les figures de symbolisme musical du récitatif leur correspondance ».


5] CHORAL. BWV 151/5
HEUT SCHLEUßT ER WIEDER AUD DIE TÜR / ZUM SCHÖNEN PARADEIS, | DER CHERUB STEHT NICHT MEHR DAFÜR, / GOTT SEI LOB, EHR UND PREIS / reprise : GOTT SEI LOB, EHR UND PREIS.

Aujourd’hui, il frappe de nouveau à la porte / du merveilleux paradis, / le Chérubin n’y montre plus la garde ; / Dieu soit loué, honoré et glorifié !

Huitième strophe (de cinq vers chacune) du cantique (1554 ou 1560) « Lob Gott, ihr Christen, allzugleich - Louez Dieu, chrétiens, tous ensemble »  » de Nikolaus Herman (vers 1480-1561).
La mélodie, tirée d’un chant de Noël du Moyen Âge, « Puer natus est nobis, devenue celle du « Lobt Gott, ihr, Christen allzugleich » est attribuée au même Nikolaus Herman (1554-1560). Elle figure dans le Livre de cantiques de Gotha, 1715 que Jean-Sébastien Bach a pu connaître.
BCW : De nombreux compositeur des 17e et 18e siècles ont fait usage de ce choral : Michael Praetorius, Samuel Scheidt, Dietrich Buxtehude : BUXWV 202, Vincent Lübeck, Georg Friedrich Kauffmann et, Johann Gottfried Walther.
Pour la mélodie = renvoi à EKG 231 (Crüger, voir aussi BWV 252) et EKG 21 (Herman 1554-1560). Autres compositeurs signalés par le
Avec les paroles de Paul Gerhardt, la mélodie est dans la cantate BWV 195/6, puis avec les chorals à quatre voix BWV 375 et 376, les pièces pour orgue BWV 609 (le numéro 11 de l’Orgelbüchlein) et le BWV 732a.
Voir les chorals à quatre voix BWV 375 (Breitkopf 276) et 376 (Breitkopf 341), le choral BWV 609 (le numéro 11 de l’Orgelbüchlein) et les préludes de chorals BWV 732 et 732a.
Renvoi à EKG 21 « Lob Gott, ihr Christen », de Nikolaus Herman (1554 et 1560).
Renvoi à BGA. : Bachs’scher Choräle de Ludwig (Christian) Erk (1807-1883) sous le numéro 259 ainsi qu’au numéro 54 du recueil Breitkopf & Härtel « 371 Vierstimmige Choragesänge”.

Sol majeur (G Dur), 10 mesures, C
BGA. Jg. XXXII. Page 16 | CHORAL. | Soprano. / Flauto traverso / Oboe d’amore. / Violino I. col Soprano. | Alto. / Violino II. coll’ Alto. | Tenore. / Viola col Tenore. | Basso. | Continuo.
NEUMANN. Simple choral à quatre voix avec l’ensemble instrumental.

BOYER : Choral simplement harmonisé sur mélodie (MDC) 068, de type I.
[Les mélodies de chorals dans les cantates de J.-S. Bach, pages 247/248] : «…l’harmonisation de cette strophe est de type I avec colla parte des instruments. Renvoi à la cantate BWV 195/6 avec la même mélodie de choral.
BRAATZ [BCW / Provenance, 25 juin 2003]. Dans sa partition, Bach renvoyant au titre du choral, écrit « Heut schleust er… » et non pas le titre même de Nikolaus Hermann Lobt Gott ihr Christen allzugleich.
NYS, Carl de [Cantates à Saint-Thomas, volume 1] : «…Choral final, la huitième strophe du cantique Lobt Gott ihr Christen allzugleich de Nikolaus Hermann (1560) chantée sur la mélodie traditionnelle [attribuée également à Herman] ».
ROMIJN : «…Le choral final, d’une parfaite simplicité et d’une étonnante brièveté, fait accroire que Bach entendait qu’il ne fut chanté que par les quatre solistes, afin de ne pas mobiliser le chœur, déjà très sollicité au cours de la semaine de Noël ».
SCHREIER : «…Le choral final avec la strophe 8 du cantique « Lob Gott ihr Christen alle gleich » (Nicolas Hermann 15602) est également développé à partir de la citation de la lettre aux Philippiens [PBJ. 1734] « Il renonce à toute sa puissance, il s’abaisse et devient peu de chose et l’apparence d’un serviteur…»


BIBLIOGRAPHIE BWV 151

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BETHELEHEM (The Bach Choir of Bethlehem : Notice de Traupman Carol-Car. 2004
BRAATZ, Thomas (+ Aryeh Oron) : La mélodie du choral “Lobt Gott, ihr Christen allezugleich”. Avril 2006.
: BCW 25 juin 2003. Commentaires d’Alfred Dürr, de Philipp Spitta, Martin Voigt, Albert Schweitzer,
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Provenance : 25 juin 2003.
BROWNE, Francis : texte du choral “Lobt Gott, ihr Christen allezugleich”. (Werner Neumann donne all gleich ?). Mai 2009.
CROUCH, Simon : Notice 1996 & 1998.
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MINCHAM, Julian: The Cantatas of Johann Sebastian Bach, chapitre 8. 2010.
ORON, Aryeh : Discussions 1] 22 juin 2003 – 2] 19 août 2007 – 3] 7 juin 2009.
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BASSO, Alberto : Jean-Sébastien Bach. Edizioni di Torino. 1979. Fayard 1984-1985. Volume 1, pages 34, 39, 157 et 411
Volume 2, pages 253, 256, 406, 407 et 412
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Breitkopf n° 3765 : 389 Choralgesänge für vierstimmigen gemischten Chor (sans date). Classement alphabétique. N° 235 (233 et 233)
CANTAGREL, Gilles : Les cantates de J.-S. Bach. Fayard. 2010. Pages 204 à 207
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Volume 2, pages 348 à 350, 380, 400 (note), 410, 423, 462
SPITTA, Philipp : Johann Sebastian Bach. Sous-titré : « His work and influence on the Music of Germany 1685-1750 »
Novello & Cy 1889 - Dover 1951-1952. Trois volumes. Volume 2, page 685 et volume 3, pages 83/84
SUZUKI, Masaaki : Notes de la production, enregistrement BIS, volume 43. 2009
WHITTAKER, W. Gillies : The Cantatas of Johann Sebastian Bach. Sacred & Secular Oxford U.P. 1959-1985
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ZIRNBAUER, Heinz : Die Urfassung der 151. Kantate von Johann Sebastian Bach. Zeitschrift für Musik, 1920-1955
ZWANG, Philippe et Gérard : Guide pratique des cantates de Bach. R. Laffont 1982. ZK 134, page 218.
*Réédition révisée et augmentée. L’Harmattan 2005


DISCOGRAPHIE BWV 151

BACH CANTATAS WEBSITE : Discographie établie par Aryeh Oron. Elle est ici proposée sous une forme sensiblement allégée avec, parfois, quelques précisions relatives aux références et aux dates. Les numéros 1] et suivants indiquent l’ordre chronologique de parution des enregistrements. 14 références (octobre 2002 – juin 2010) + 12 mouvements individuels (octobre 2002 – octobre 2010).
Exemples musicaux : Aryeh Oron (avril 2003 – janvier 2005).

1] BÖTTSCHER.Vienna State Opera Choir & Orchestra. Soprano : Teresa Stich-Randall. Mezzo-soprano : Nedda Casei.
Ténor : Kurt Equiluz. Basse : Ernst Schramm.
Disques Concert Hall et Nonesuch (USA). Milieu des années 1950. Avec la cantate de Telemann Machet die Tore weit
5] BRITTEN. Wandsworth School Boys’ Choir. English Chamber orchestra. Soprano : Heather Harper. Contralto : Helen Watts.
Ténor : Peter Pears. Basse : John Shirley-Quick. Britten à Aldeburgh (GB), volume 2. Décembre 1968. Durée : 19’08
Disque Decca (BBC). 466 819-2. 2000. Avec la cantate BWV 102 et Ode for Queen Mary (1693) de Henry Purcell
12] GARDINER (volume 15). Monteverdi Choir. English Baroque Soloists. Soprano : Gillian Keith. Contre-ténor : William Towers. Ténor :
James Gilchrist. Basse : Peter Harvey. Bach Cantata Pilgrimage. Eglise Saint-Barthélemy, New York, 27 décembre 2000. Durée : 17’07
CD Soli Deo Gloria (SDG) 127. Distribution en France en décembre 2006. Avec les cantates BWV 151, 57 et 133
*9] GATTI, Flavio. Corale Evangelica di Torino. Academia dei Solinghi.
CD Rugginenti, Milano. 1994. Avec des œuvres de Buxtehude et Kuhnau.
*7] HAASE, Elfriede. Kantorei und Kammerorchester der Jesus-Christus-Kirche. Concert de Noël en l’Eglise Saint-Anne de Berlin Dahlem
(D). Live, 16 décembre 1973. Disque Mixtur-Schallplatten 349.
*2] HORST, Anthon van der. Amsterdam Kamerorchester. Nederlandse Bach Vereging. Amsterdam 1957
Disque Telefunken. Avec la cantate BWV 85
13] KOOPMAN (volume 18). Amsterdam Baroque Orchestra & Choir. Soprano : Johannette Zomer. Alto : Bogna Bartosz. Ténor : Christoph
Prégardien. Basse : Klaus Mertens. Waalse Kerk, Amsterdam (NL), février et mars 2002. Durée : 15’18
CD Antoine Marchand CC 72218. 2005. Avec les cantates BWV 52, 187 et 98
8] LEONHARDT (volume 36). Knabenbchor Hannover. Collegium Vocale. Leonhardt-Consort. Jeune soprano : Sebastian Hennig.
Alto : Paul Esswood. Ténor : Kurt Equiluz. Basse : Max van Egmond.1984. Durée : 16’17
Disque Teldec 6.35654-00-501-503 (SKW 36/1-2). Das Kantatenwerk, volume 36. 1985
CD (D) Teldec 4509-91762 2. Das Kantatenwerk - Sacred cantatas. Volume 8. Avec les cantates BWV 138 à 162
CD Teldec 2292 - 42631 ZL. Das Kantatenwerk (volume 36). 1985
Reprise Bach 2000. Teldec, volume 4. Coffret , 15 CD Teldec. Sept. 1999. Cantates BWV 150-159. BWV 161-188. BWV 192 et 194-199
Reprise CD Warner Classics 8573 81164-5. Intégrale en CD séparés, volume 45. 2007.
11] LEUSINK. Holland Boys Choir/ Netherlands Bach Collegium. Église Saint-Nicolas d’Elburg (NL). Novembre-décembre 1999
Bach Edition. 2000. CD Brilliant Classics. Volume 12 – Cantates, volume 6. Durée : 16’10
Reprise Bach Edition. 2006. CD Brilliant Classics III - 93102 27-73. Avec les cantates BWV 60 et 78
Cette réédition 2006 a fait l‘objet en 2010 d‘une nouvelle édition „augmentée“: 157 CD comprenant, les partitions et 2 DVD proposant
les Passions (saint Jean et saint Matthieu).
*3] REDEL. Chœur et orchestre Pro Arte de Munich. Soprano : Annie Mack. Contralto : Anne Munch. Ténor : Helmut Krebs.
Basse : Herbert Brauer. Avant 1959
Disques Erato (mono) LDE 3044. Reprise Westminster (GB). Avec les cantates BWV 55 et 157
6] RILLING. Frankfurter Kantorei. Bach-Collegium Stuttgart. Février 1971. Durée : 18’09
Disque (D). Die Bach Kantate. Hänssler Verlag. Classic. Laudate 98655. Avec la cantate BWV 63. 1972
Disque Erato STU 70745. Les grandes cantates (volume 2). Coffret, 5 disques. Distribution en France, décembre 1972.
Avec la cantate BWV 63
CD. Die Bach Kantate (volume 63). Hänssler Classic. Laudate 98825.
CD. Hänssler edition bachakademie (volume 46). Hänssler-Verlag 92.046. 2000
Reprise novembre 2009; coffret Hänssler Classics 93581 (6 CD). Advent & Christmas Cantata. Avec les cantates BWV 64 et 133
*10] SMITH, Craig. Orchestra and Chorus of Emmanuel Music. Janvier 1999. Église de l’Emmanuel, Boston. USA. Durée : 17’15
CD Koch International “Bach Christmas Cantatas”. 2000. Avec les cantates BWV 40, 133 et 65
14] SUZUKI (volume 43). Bach Collegium Japan. Soprano : Hana Blaïzkovà. Contre-ténor : Robin Blaze. Ténor : Gerd Türk.
Basse : Peter Kooy. Kobe Shoin Women‘s University Chapel, Japan. Juillet 2008. Durée : 16‘22
CD BIS-SACD 1761. Distribution en Allemagne et en France = mai 2009. Avec les cantates BWV 57 et 110
*4] WINSCHERMANN. Westfälische Kantorei Herford. Deutsche Bachsolisten. Soprano : Agnes Giebel. Alto : Birgit Finnilà. Ténor :
Dieter Ellenbeck. Basse :William Reimer. Juin 1968. Durée : 19’10
Disques Philips 836.958 et PHI 6770 049. Fin 1968 et reprise en coffret de 5 disques Philips « 13 Sacred Cantatas » 6542 807
Reprise en coffret de cinq CD Philips 454 346-2. 1996


MOUVEMENTS INDIVIDUELS BWV 151

M-1. Mvt. 1] Soprano: Aaltje Noordewier. Flûte et orgue. Disque « Dutch Master » Volume 55. 78T Philips 1929 (!)
M-2. Mvt. 1] Soprano: Jean Carlton William H. Scheide. Bach Aria Group. Disque MGM. Début des années 1950.
M-3. Mvt. 5] D. Willcocks. King’s College Choir Cambridge. Disque EMI Classics. Juin-juillet 1967
M-4. Mvt. 1] Soprano : Elly Ameling. Thijs van Leer (flûte). Disque CBS 84009. 1979
M-5. Mvt. 1] Arrangement. Klemens Schnorr, orgue + trompettes et timbales. Mai 1991.CD Audite 95426
M-6. Mvt. 5] Paroles anglaises. Richard Proulx. Ars Antiqua Choralis. Chicago (I). USA . CD Gia Publications. Octobre 1993
M-7. Mvt. 1]The Aulos Ensemble. Soprano : Julianne Baird. CD Music Masters Classics. Live Recorded New York. Vers 1993
M-8. Mvt. 5] Bohumil Kulinsky. Kühn Mixed Choir. Bambini de Praga. CD Supraphon. Avril 1997
M-9. Mvt. 1] Dale Higbee. Carolina Baroque. CD Carolina Baroque. Mars 1998
M-10. Mvt. 5] Nicol Matt. Nordic Chamber Chor. Freiburger Barockorchester. Juin 1999. Bach Edition. 2000
CD Brilliant Classics / Bayer. Volume 23. Chorals
Reprise Bach Edition. 2006. CD Brilliant Classics V – 93102 29/135
M-11. Mvt. 1. Schuntaro Sato. Prague Philarmonia. . Soprano Hyunah Yu. Juin 2006. CD EMI Classics
M-12. Mvts 1 et 5] Dale Higbee. Carolina Baroque. Greensboro (NC, USA. 18 mars 2007. CD Carolina Baroque.


C. Role. Avril 2011

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Last update: April 24, 2011 22:00:00