Recordings/Discussions
Background Information
Performer Bios
Poet/Composer Bios
Additional Information
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C.
Role. Avril 2011
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CANTATE BWV
151
SÜßER TROST, MEIN JESUS KÖMMT
Voici
venir Jésus, mon doux réconfort…
KANTATE
ZUM 3. WEINACHTSTAG
Am
dritten Weinachtstag
Cantate
pour le troisème jour de Noël
Leipzig,
jeudi 27 décembre 1725… Reprise vers 1728-1731 [?]
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AVERTISSEMENT
Cette
notice dédiée à une cantate de Bach tend à
rassembler des textes (essentiellement de langue française),
des notes et des critiques discographiques parfois peu accessibles
(2011). Le but est de donner à lire un ensemble cohérent
d’informations et de proposer aux amateurs et mélomanes
francophones un panorama espéré « élargi »
de cette partie de l’œuvre vocale de Bach. Outre les
quelques interventions « CR » identifiées
par des crochets [...] le rédacteur précise qu’il
a toujours pris le soin jaloux de signaler sans ambiguïté
le nom des auteurs sélectionnés. A cet effet il a
indiqué clairement, entre guillemets «…»
toutes les citations fragmentaires tirées de leurs travaux.
Rendons à César...
ABRÉVIATIONS
(A)
= la majeur
(B)
= si bémol majeur
BB
/ SPK = Bach Bibliothek / Staatsbibliothek
Preussicher
Kulturbesitz
B.c.
= Basse continue ou continuo
BCW
= Bach Cantatas Website
BD
= Bach-Dokumente (4 volumes, 1975)
BGA
= Bach-Gesellschaft Ausgabe = Société Bach (Leipzig,
1851-1899). J. S. Bach
Werke. Gesamtausgabe
(édition d’ensemble) der
Bachgesellschaft
BJ
= Bach-Jahrbuch
(C)
= ut majeur. (c) = ut mineur
D
= Deutschland
(D)
= Ré majeur – (d) = ré mineur
(E)
= mi – (Es) = mi bémol majeur
EKG
= Evangelisches
Kirchen-Gesangbuch.
(F)
= fa
(G)
= Sol majeur. (g) = sol mineur
GB
= Grande Bretagne = Angleterre
(H)
= Si → h moll = si mineur
NBA
= Neue Bach Ausgabe (nouvelle publication de l’œuvre de
Bach à partir des années 1954-1955)
NBG
= Neue Bach Gesellschatf = Nouvelle société Bach
(fondée en 1900)
OP
= Original Partitur = Partition autographe originale
Ost
= Original Stimmen = Parties séparées originales
P
= Partition = Partitur
PBJ
= Petite Bible de Jérusalem
PKB
= Preußicher Kulturbesitz, Staatsbibliothek, Berlin
St.
= Parties séparées = Stimmen
La
première lettre -en gras- d’un mot du texte de la
cantate indique la majuscule de la langue allemande. Dans le corps de
ce même texte allemand, le mot ou groupe de mots mis en
italiques
désignent un affect particulier ou un « accident
remarquable.
DATATION BWV 151
BRAATZ
[BCW / Provenance, 23 juin 2003] : Le texte de Lehms est destiné
[en principe] au culte de l‘après-midi („Nachmittag“)…
Bach compte tenu de la fatigue des solistes et des musiciens
impliqués depuis plusieurs jours par tant de services durant
la Noël 1725 (sept cantates)… fit exécuter la
cantate l‘après-midi du 27 décembre…
DÜRR.
Chronologie : 1725. BWV 110 (Noël) - BWV 57 (26 décembre)
- *BWV 151 (27 décembre) - BWV 28 (30 décembre 1725). -
BWV 16 (1er
janvier 1726).
HERZ
: Nouvelle exécution possible entre 1728 et 1731.
HIRSCH
: Classement CN 140 (Die chronologisch Nummer = numérotaton
chronologique). 3. Jahrgang. Fragment
d’un cycle incomplet de cantates de Leipzig dans une période
allant du 2 décembre 1725 au 24 novembre 1726.
NYS,
Carl de [Cantates à Saint-Thomas, volume 1 ] : «…Avec
cette cantate nous pénétrons dans les dernières
années de Bach à Leipzig, non seulement parce que
l’ensemble des commentateurs date l’œuvre des
environs de 1740 d’après l’étude de la
partition autographe conservée au château de Cobourg
(Saxe) mais encore parce que le climat spirituel en constitue une
sorte de transfiguration de l’âme approchant de son
but ». [depuis ce texte, écrit dans les années
1960-1970 et vraisemblablement inspiré par Philipp Spitta, la
nouvelle datation d’Alfred Dürr a proposé le
troisième jour de Noël 1725].
PIRRO
[J.-S. Bach,
page 166] : Les cantates après 1727.
SCHWEITZER
[J.-
S. Bach "Le musicien-poète"
page 201] : Les cantates écrites après 1734.
SCHMIEDER :
Leipzig, entre 1735 et 1740.
SCHUHMACHER
: «…Cantate composée pour le troisième
jour de Noël de l’année 1725 ».
SOURCES BWV 151
PARTITION
AUTOGRAPHE = ORIGINALPARTITUR
P.
Coburg. (V.1109.2).
Chapelle du château. Cobourg (Saxe), musée Kunstsammlung
der Veste.
En
tête de la partition : « Feria
JJ 3 Nativitatis Christi Concerto.
A la dernière page le classique « Fine
SDG ».
BASSO
[Jean-Sébastien
Bach, volume 1, page
39] : « L’autographe de cette cantate fit partie de
l’héritage de Carl Philipp Emanuel Bach dont le
catalogue fut publié à Hambourg en 1790, par Gottlieb
Friedrich Schniebes sous le titre « Verzeichniss
des musikalischen Nachlasses des verstorbenen Cappelmeisters Carl
Philipp Emanuel Bach ».
La section contenant les œuvres de Jean-Sébastien Bach
comprend 86 cantates sacrées et autres pièces vocales
et instrumentales ».
BGA.
(Ernst Naumann -
1886). Les parties séparées sont à la
Bibliothèque Royale de Berlin.
Un
copie de la partition (BWV 151) en possession de Joseph Fischhof
(1804-1857), pianiste, compositeur et collectionneur de manuscrits -
ayant vécu la majeure partie de sa vie à Vienne…Titre
pris à la couverture : „Feria
3 Nativitatis Christi | Süsser Trost mein Jesus | a 4 Voci,
Traverso, Hautbois d‘Amour, 2 Violini, Viola e Continuo | di
Sign. J.S. Bach.“
BRAATZ
[BCW / Provenance, 25 juin 2003] : «…la
partition originale et les « doublets » des
parties séparées originales passèrent en 1791 au
collectionneur et bibliothécaire Poelchau, Georg (1773-1836),
de la Zelter Singakademie de Berlin
[C’est lui qui
acheta une grande partie des collections musicales de Carl Philipp
Emmanuel Bach à la mort de ce dernier, en décembre
1788]. Poelchau, à son tour les revendit à Ernst Ludwig
Gerber (1746-1819) qui les rétrocéda à Johann
Anton André (1775-1842) d’Offenbach-sur-le Main.
Celui-ci les fit figurer en 1828-1829, à Londres, dans son
catalogue de manuscrits, en vue de leur vente. Cependant, ces pièces
ne purent être vendues ; plus tard, un de ses parents,
Julius André, en hérita mais la manière dont le
Duc de Saxe – Coburg [par la suite] en devint propriétaire,
est inconnue.
De
nos jours, la partition autographe et les « doublets »
appartiennent à la collection de la Chapelle du château
de Cobourg en Saxe (D) ».
L’autographe
ne donne pas l’indication des instruments utilisés. Dans
sa notice très détaillée, la NBA fournit de
nombreuses précisions sur les possibilités de la
première exécution [en décembre 1725] avec ses
nombreuses corrections du dernier moment… Il ne fait pas de
doute que cette partition fut exécutée à
plusieurs reprises sous la direction de Bach, ceci prouvé par
le filigrane de la partie de Violino primo (copiée par J. A.
Kuhnau). Des collettes et d’autres corrections de la main de
Bach, font augurer d’une reprise [ou des reprises] de l’œuvre
dans les années 1728-1731. La NBA a imprimé les deux
versions de cette partie de violino primo, celle de Kuhnau puis celle
de J.-S. Bach ».
SCHMIEDER :
Six feuilles dont onze pages de musique (+ Viol. 1, Flauto, Viol. 2,
Continuo), in 4° conservées à Cobourg (Saxe).
SPITTA
[Johann Sebastian Bach - volume 2, Appendix n° 26] : «
Il y a quatre cantates pour le jour de la fête de la
Saint-Jean, les cantates BWV 248/3 (de l’Oratorio
de Noël)
et les BWV 133 , 64 et 151, cette dernière à
part, à cause de son filigrane du bouclier et des deux épées
entrecroisées ».
SUZUKI :
« Le matériel principal de la cantate BWV 151 se
compose de la partition autographe de Bach, conservée dans la
collection du musée Veste Cobourg (V.1109.2), et des parties
originales conservées à la Bibliothèque d’état
de Berlin (St 89)…»
PARTIES
SÉPARÉES = ORIGINALSTIMMEN
St
89 B. Deutsche
Staatsbibliothek. Berlin (ex RDA).
St
4, Coburg. Chapelle du
château. Cobourg
(Saxe) + Les „doublets“ de la collection du duc de
Saxe-Coburg et Gotha.
BRAATZ
[BCW, Provenance, 25 juin 2003] : «…A
la mort de Jean Sébastien Bach, les parties séparées
originales ont été remises à son fils Johann
Christoph qui a pu les rétrocéder à son frère
Carl Philipp Emmanuel, avant son départ pour l‘Italie.
Carl Philipp s‘en est défait au profit de Johann
Friedrich Herring [collectionneur du début du XIXe
siècle ?] qui les remis au comte Carl
Otto Friedrich von Voss [1786-1864. La Bibliothèque Royale de
Berlin devenue Staatsbibliothek Berlin les a acquis à une date
non spécifiée [vers 1840-1850].
Les
différentes parties sont : S, A, T, B, [Fl.] Traversière,
hautbois d’amour, violino primo et violino secondo, viola,
continuo (transposé partiellement avec la basse chiffrée).
La partie non transposée est manquante. La majeure partie des
copies [d’exécution] est de la main de Johann Andreas
Kuhnau, aidé exceptionnellement dans sa tâche par Johann
Heinrich Bach (1707-1783) et Anna Magdalena (1701-1760) pour la
partie de continuo ainsi que son tout jeune fils de quinze ans,
Wilhelm Friedmann…»
HERZ :
les copistes seraient Johann Andreas Kuhnau né en 1703 et mort
? (neveux ou petit-fils du cantor Johann Kuhnau), à Leipzig à
partir du 7 février 1723 dans sa période dite médiane
« K4 », un copiste anonyme, Wilhelm Friedemann
Bach et Anna Magdalena Bach.
Filigrane
= deux épées entrecroisées = « Sword
II ».
SCHMIEDER :
Dix voix séparées en partie autographes, in 4°.
ÉDITIONS
SOCIÉTÉ
BACH
= BACH-GESELLSCHAFT
(BG)
BGA
Jg. XXXII (32e
année). Pages
3 à 16. Préface d’Ernst Naumann (1886). Cantates
BWV 151 à 160.
[La
partition de la BGA se trouve dans le coffret Teldec Das
Kantatenwerk, volume
36. 1984-1985].
NOUVELLE
ÉDITION BACH
= NEUE
BACH AUSGABE
(NBA)
KANTATEN
SERIE I/ BAND 31.
KANTATEN ZUM 2
UND 3 WEINACHTSTAG.
Avec
les cantates BWV 57, 64, 133, 151a et Anhang. 2.
Partition,
pages 146 à 178. Fac-similé.
Kritischer
Bericht (commentaires). BA 5093 41. A. Dürr, A. Glöckner,
K. Hofmann, Uwe Wolf, Peter Wollny.
AUTRES ÉDITIONS
BÄRENREITER
Verlag Kassel. Sämtliche
Kantaten 1 .
TP 1281. 2007.
Herausgegeben
(NBA) :
Alfred
Dürr.
Zum
2 u. 3 Weinachtstag (2e
et 3e
jour de Noël).
BWV
151. Pages 167 à 186. BAE 2000.
BWV
151/3 Anhang. Page 187 (violino primo).
BCW.
Partition BG + Réduction chant et piano.
BREITKOPF
& HÄRTEL. Partition =
PB 3001. Réduction chant et piano (Raphael) = EB 7151
Partition du chœur (Chorstimmen) = ChB 2194.
Orchestre, voix (Stimmen), orgue et clavier = copies de Max Seiffert.
2011.
Partition (16 pages) = PB 4651. Réduction chant et piano (16
pages) = EB 7151. Partition du chœur (2 pages) = ChB 4651.
Parties séparées (6), orgue, vl. I, Vl II., Vla., Vlc.
et Vents = OB 4651.
CARUS.
Stuttgarter Bach-Ausgaben. Partition (28 pages) = CV 31.151/11.
Révision Diethard Hellmann. Partition d’étude =
CV 30.151/07. Réduction chant et piano = 30.151/03. Partition
du chœur = 30.151/05. Parties séparées =
30.151/09, 30.151/11 à 14 et 30151/49 (orgue).
KALMUS
STUDY SCORES. N° 847. Volume XL. New
York 1968. Avec les cantates BWV
151 à 156
PÉRICOPE BWV 151
3e
jour de la fête de Noël, le 27 décembre. Dans le
missel romain, on célèbre aussi la fête de saint
Jean (ou Fête de l’apôtre Jean).
Épître
: Hébreux 1, 1 à 14 [PBJ. 1760 et 1761]. Le Fils est
supérieur aux anges.
Évangile
: Jean 1, 1 à 14 [PBJ. 1584]. Prologue : « Au
commencement le Verbe était…»
Ou
encore plus spécifiquement pour la saint Jean 21, 20 à
24 [PBJ. 1622 et 1623]. Jésus à Pierre au sujet de Jean
(dont c’est la fête ce jour).
Livre
de la Sagesse 15, 1 à 8 [PBJ. 1020 et 1021] : « Mais
toi, notre Dieu, tu es bon, fidèle, lent à la colère
et tu gouvernes toutes choses avec miséricorde…»
EKG
(1951), exceptionnellement, ne propose pas de lectures pour le
troisième jour de Noël.
Pour
la même occurrence, renvoi aux cantates BWV 133 et la troisième
cantate de l’Oratorio
de Noël,
BWV 248.
TEXTE BWV 151
Mouvements
1 à 4 : Texte de Georg Christian Lehms (1684-1717) édité
à Darmstadt en 1711 et figurant dans le recueil intitulé
“Gottgefälliges Kirchen-Opffer in einem gantzen Jahr-Gang…
“ Nachmittags = Andacht Auf den dritten Weynacht-Feyertag”.
Autres
cantates avec des textes de Lehms, les BWV 13, 16, 32, 35, 57, 110 et
170.
5]
Huitième
strophe (de cinq vers chacune) du cantique (1554 ou 1560) « Lob
Gott, ihr Christen, allzugleich - Louez Dieu, chrétiens, tous
ensemble » »
de Nikolaus Herman (vers 1480-1561).
NEUMANN
[Sämtliche
von J. S. Bach vertonte Texte,
pages 256 à 258] : Fac-similé
du recueil de Lehms aux pages 11 et 12.
CANTAGREL
[Les cantates de J.-S.
Bach, pages 204 à
207] : «…méditation de caractère
intime sur le bonheur du chrétien consolé des tourments
de la vie terrestre par la venue du Messie…»
HOFFMANN-ERBRECHT
: «…Lehms,
le librettiste, souligne l’élévation de l’homme
par l’abaissement du Christ…le Paradis, grâce au
Christ est ouvert à nouveau… Texte traité à
la première personne…»
LEMAÎTRE
[La Musique sacrée
et chorale profane,
page 97] : « Le texte de Lehms ne fait aucune référence
aux Écritures et seule la notion de consolation rappelle
l’univers de saint Jean…»
MACIA
[Tout Bach,
pages 216/217] : «…le poème de Lehms n’a
pas de rapport avec l’évangile du jour…»
NYS,
Carl de [Cantates à
Saint-Thomas, volume
1] : «…Il est fort improbable que le texte de cette
cantate soit de Picander ; on l’a suggéré
quelquefois mais le fonctionnaire-poète ne semble jamais avoir
trouvé des accents aussi profondément vrais que ceux de
cette œuvre. Le fait que la partition soit au château de
Cobourg pourrait ben expliquer qu’elle était destinée
à la chapelle de cette résidence ; l’atmosphère
intime et pastorale proprement ravissante qui fait songer au concert
des anges du célèbre retable d’Isenheim peint par
Mathias Neithardt (Grünewald) s’expliquerait ainsi et y
conviendrait bien mieux qu’au culte solennel de Saint-Thomas ».
SCHUHMACHER
: «…Cantate sur un texte d’un poète de
Darmstadt, Georg Christian Lehms ».
WOLFF :
« Le texte provient d’un recueil de Georg Christian
Lehms publié en 1711. Dans sa période de Weimar Bach
avait déjà utilisé plusieurs textes de ce
recueil. Le texte de la cantate n’est pas en relation directe
avec l’Évangile de la fête, mais il convient
parfaitement au caractère de la période de Noël,
comme c’est le cas de la dernière strophe du Lied de
Noël « Lob
Gott, ihr Christen, allzugleich »
de Nikolaus Herman (1560) ».
GÉNÉRALITÉS
BWV 151
BASSO
[Jean-Sébastien Bach, volume 23, page 412] :
«…cette cantate comme la précédente [BWV
57] est dépourvue de chœur d’introduction et obéit
à un style exquis de « cantate de chambre…»
CRAIG
[BCW] : «…il n’y a pas de chœur
d’ouverture mais une sorte d’intimité qui en fait
la plus personnel des cantates de Noël de Bach…»
GARDINER :
«…Cantate parmi les plus intimistes et les plus
séduisantes…»
MACIA
[Tout Bach, pages 216/217] : « Comme souvent
après plusieurs jours de fête, Bach préfère
ne pas trop exiger de ses choristes, aussi cette cantate
commence-t-elle par une aria et n’impose-t-elle la
participation de chœur que pour le choral harmonisé
final ».
ROMIJN :
« œuvre joyeuse, optimiste, dans la tonalité
radieuse de sol majeur…»
SCHWEITZER
[J.-S. Bach, page 400, (note] : « Parmi les
cantates où sont indiquées, soit en totalité,
soit partiellement des indications de tempo, nous pouvons noter les
cantates BWV 106, 23, 12, 151, 115 et 57 ainsi que dans la Messe
en si et d’autres cantates profanes ».
SCHUHMACHER :
«…Comme dans d’autres cantates pour ce troisième
jour de fête, Bach n’occupe le chœur des élèves
de Saint-Thomas, qui avait été mis à rude
épreuve au cours des jours précédents, que dans
le tout simple choral final ».
SPITTA
[Johann Sebastian Bach,
volume 3, pages 83/84] : «…une œuvre
pour le troisième jour de la fête de Noël [les
parties originales sont à la Bibliothèque royale de
Berlin]. Intensément et totalement, comme Bach l’avait
aussi exprimé pour cette circonstance dans l’Oratorio
de Noël et
d’autres arias isolées antérieures, cette cantate
témoigne qu’il n’avait pas encore épuisé
ce sujet. La pure joie de Noël est glorifiée et exaltée.
La douce et cristalline voix du soprano qui s’étire en
de suaves passages mélodieux accompagnés des tendres
ondulations du hautbois, nous rappelle l’idée des anges
de paix planant… La section médiane de la première
aria est particulière par sa mesure [à 12/8], forme peu
utilisée par Bach durant sa période de Leipzig [note
117 : par exemple avec les cantates BWV 167, 187, 197, 42, 114
et 133] … Le choral de Noël « Lob
Got ihr Christen
allzugleich »
conclut cette belle petite œuvre ».
DISTRIBUTION BWV 151
NEUMANN.
Sopran,
Alt, Tenor, Baß. – Chor. Querflöte, Oboe d’amore
(in der Erstfassung Solovioline) ; Streicher ; B.c.
SCHMIEDER.
Soli : S, A, T, B. Chor : S, A, T, B. Instrumente :
Flauto trav. ; Oboe d’amore ; Viol. I, II. Vla. ;
Continuo.
BOMBA
: «…La sobriété de la distribution et du
registre instrumental de cette cantate tient compte du fait que, même
à Leipzig si abondamment choyée dans le domaine de la
musique sacrée, on se contentait d’œuvres plus
modestes pour le 3e
jour de Noël ; ce qui surprend, c’est qu’à
notre époque, malgré les considérations de
pratique d’exécution moderne, le mouvement
d’introduction de cette cantate est encore allongé pour
allonger l’exécution des trois premières parties
de l’oratorio de Noël BWV 248 et sollicite ainsi le
soprano solo dont les apparitions seraient plutôt rares ».
CANTAGREL
[Les cantates de J.-S.
Bach, pages 204 à
207] : « Bach a réservé une brillante partie
de soliste à la flûte traversière ».
HOFFMANN-ERBRECHT
: «…cantate
traitée dans un esprit de musique de chambre avec des cordes,
peu de vents et quatre solistes…»
SCHUHMACHER
: «…Bach n’occupe le chœur des élèves
de Saint-Thomas, qui avait été mis à rude
épreuve au cours des jours précédents, que dans
le tout simple choral final ».
SUZUKI :
« Le matériel [conservé] indique qu’il
est possible que la partie de flûte traversière du
premier mouvement ait été tenue par le violon, lorsque
la cantate fut reprise en 1728 ou 1731… [On peut supposer que
l’absence du flûtiste apprécié lors de
l’exécution à Noël 1725 ait déterminé
Bach à pouvoir aussi sa cantate d’une nouvelle partie de
violon dans les années 1728-1731].
APERÇU BWV 151
1]
ARIE SOPRAN. BWV 151/1
SÜßER
TROST,
MEIN JESUS
KÖMMT, / JESUS
WIRD ANITZT [Wustmann variante : „uns
Jetzt]
GEBOREN ! | HERZ
UND SEELE
FREUET SICH, / DENN
MEIN LIEBSTER GOTT
HAT MICH / NUN
ZUM HIMMEL
AUSERKOREN.
Voici
venir Jésus, mon doux réconfort, / voici que Jésus
naît pour nous ! / Mon cœur et mon âme se
réjouissent / car mon Dieu bien-aimé m’a élu,
/ m’a destiné au ciel.
Sol
majeur (G Dur), 83 mesures, 12/8 (¢ de
la mesure 31 à la fin) puis reprise à 12/8 des mesures
1 à 30 (da capo).
BGA.
Jg. XXXII. Pages 3 à 9 | ARIE. | Marqué Molto
Adagio. | Flauto
traverso. | Violino I. / Oboe d’amore. | Violino II. | Viola. |
Soprano. | Continuo.
NEUMANN.
Parties instrumentales formant trio et flûte traversière
concertante. Forme Da
Capo. Structures :
A B A’.
BASSO
[Jean-Sébastien
Bach, volume 23, page
412] : «…L’intérêt de l’œuvre
se situe entièrement dans les deux arias (n° 1 et 3) dont
la première est l’une des merveilles des merveilles de
Bach : une arabesque détaillée par la flûte
traversière, sur laquelle se greffe la cantilène du
soprano…»
BOMBA
: «…Il n’est pas question d’une composition
médiocre de Bach. « Ô
doux réconfort »,
la pensée introductrice, s’exprime dans la voix solo de
la flûte vivement colorée et dans le caractère
paisible et posé du molt’adagio
auquel s’oppose, au cœur de la partition, la joie vivante
et riche en colorature du vivace ».
BOYER
[Les
mélodies de chorals dans les cantates de J.-S. Bach,
pages 247/248] : «…l’aria
de soprano introductive avec flûte traversière, hautbois
d’amour, cordes et continuo occupe pratiquement la moitié
de la cantate. C’est ce numéro finement ciselé
qui a fait l’essentiel de la célébrité de
l’œuvre…»
CANTAGREL
[Les cantates de J.-S.
Bach, pages 204 à
207] : « La forme de l’aria à da capo
convient particulièrement bien au texte, qui offre au musicien
prétexte à un vigoureux contraste entre les deux
membres d’une de ces antithèses qu’il affectionne,
la consolation d’abord, la réjouissance ensuite, avec un
retour en conclusion à la consolation…. Sur la
ponctuation de la basse, les cordes murmurent, piano
sempre,
en accusant le mètre de sicilienne lié à la
symbolique de Noël… Dans une déclamation simple et
très chantante, le soprano insiste à maintes reprises
sur les mots « Süßer
Trost » …Contraste
complet avec la section médiane de l’aria en mètre
binaire. Notes piquées, trilles, staccatos, triolets de
doubles croches en d’interminables et exubérants
festons, la flûte entonne un véritable chant d’oiseau
annonçant le printemps, dialoguant en imitations avec le
soprano…»
DÜRR
: « L’air introductif est le plus connu de la cantate,
l’une parmi les œuvres les plus inspirées de Bach.
Contraste entre les mots « Trost
– consolation »
Adagio
– et « Freude
– joie »
- Vivace... La
soprano reprend en version simple le motif de la ritournelle confiée
à la flûte accompagnée du hautbois d’amour.
Après deux mesures (au soprano) la flûte reprend la
mélodie et la ritournelle. Le « pont instrumental
joue la ritournelle et la section « Vivace »
est exposée par la voix et la reprise est amplifiée par
les instruments avec le mélisme sur les mots « Seele
freuet ».
Le da capo reprend adagio…»
GARDINER :
«…section B (Vivace)… extatique alla
breve évoquant une danse de joie, mi-gavotte, mi gigue…la
flûte, le soprano et les premiers violons (momentanément)
exultent en d’élégantes fioritures en
triolets…avant le retour de la berceuse initiale…»
HOFMANN
: «…Le
long air introductif en trois parties du soprano qui appartient à
l’une des plus belles inspirations de Bach illumine toute la
cantate. Les parties extrêmes du mouvement sont conçues
comme une pastorale de Noël reposant sur une alternance de douze
mesures. La flûte et le soprano font leur entrée avec
une ligne mélodique à l’ambitus prononcé
et, dans le cas de la flûte, richement ornée et
s’unissent dans l’expression d’une joie anticipée
face à l’arrivée de Jésus. Dans la partie
centrale animée de l’air, l’attente passe
subitement au moment présent : « Herz
und Seel freuet sich »
et le rythme utilisé est celui d’une danse, une gavotte
à propos de laquelle le cultivé contemporain
hambourgeois de Bach, Johann Mattheson, faisait remarquer :
« Son affect est véritablement celui d’une
joie jubilatoire ». Des guirlandes de triolets animées
apparaissent dans la partie vocale au mot « freuet »
et la flûte reprend les motifs mélodiques et n fait les
motifs principaux de cette section de l’air ».
HOFFMANN-ERBRECHT
: «…La
perle de la cantate est le premier air de soprano… qui se
développe musicalement à partir de la juxtaposition de
« Trost –
consolation »
Adagio
– et « Freude
– joie »
- Vivace.
L’alternance de la flûte et du soprano dans les
mouvements extrêmes qu’accompagnent un hautbois d’amour
et les cordes, est d’une grâce très séduisante.
Si les grands arcs expressifs de la mélodie expriment
pleinement l’émotion, Bach, dans le mouvement médian
plein de vie [Vivace],
incarne la joie par un bondissant motif de quartes, d’abord
confié au soprano, puis repris par les instruments de façon
toujours renouvelée…»
LEMAÎTRE
[La Musique sacrée
et chorale profane,
page 97] : «…l’atmosphère de « douce
consolation » s’extériorise dans la partie A
(à 12/8) du premier air da capo dans lequel la voix de soprano
dialogue avec la flûte. La partie B établit un net
contraste. Tempo vif (C barré) et guirlandes de triolets, qui
animent la voix et la flûte, nous font sentir que « cœur
et âme se réjouissent ».
MACIA
[Tout Bach,
pages 216/217] : «…la première aria pour
soprano, prévoit la participation d’une flûte
traversière très active et aux volutes délicates…
La première partie que la chanteuse commence par une longue
tenue sur « süsser
– doux »,
et un molto adagio
marqué sempre
piano sur une mesure à
12/8 exprime une joie plus introvertie. La partie centrale apporte un
fort contraste… morceau éminemment charmeur…»
MINCHAM
[BCW] : «…les premières mesures indiquent la
tranquillité et l’espace. L’environnement calme et
paisible, pastoral, par le rythme à 12/8 et des lents
changements de l’harmonie…tout est léger,
paisible, évocateur de la concorde et de la confiance que
l’Amour du Seigneur apporte à l’homme…»
NYS,
Carl de [Cantates à
Saint-Thomas, volume
1] : «…la musique des deux arias est vraiment ineffable.
Dans la première, le soprano-solo chante à travers les
figurations de la flûte concertante par-dessus les cordes
(renforcées par un oboe d’amore) en une claire, sereine
et douce atmosphère de sol majeur ».
PIRRO
[J.-S. Bach,
page 166] : « le premier air est d’une pureté
incomparable…»
ROMIJN :
«…première aria où la flûte joue de
merveilleuses guirlandes autour de la ligne vocale…»
SCHREIER :
« Le mouvement initial de la cantate constitue un
prototype de composition de cantate baroque, spécifique du
style de J.-S. Bach… la genèse de ce mouvement tant du
point de vue musical que du point de vue du texte s’explique
parfaitement par la découverte de la citation du choral « Was
Gott tut, das ist wohlgetan »…
Si l’on se souvient de l’importance du choral dans la
musique de Bach, on n’a aucune peine à émettre
l’hypothèse qu’un bon nombre de cantates de Bach
pourraient être expliquées ou décryptées
de cette manière… on pourrait donc faire une typologie
des modèles de composition de Bach à partir d’un
certain nombres de types de mélodies de choral…»
…Écriture
en trio (la flûte et la ,voix ayant un rôle concertant)
avec une basse continue réalisée à quatre voix
(cordes), le premier violon et la basse continue ayant des fonctions
thématiques, nombreuses imitations entre des deux parties.
Forme da capo rigoureuse (A = 29 mesures) - (B = 29 mesures) + Da
capo [A). Partie A : La ligne mélodique du premier violon
et certaines tournures harmoniques sont étroitement
apparentées au cantique « Was
Gott tut, das ist wohlgetan »….
La partie centrale du cantique apparaît dans les marches
harmoniques en quintes, toute la conclusion du cantique est
parfaitement perceptible sur 4 ou 5 mesures dans l’interlude
instrumental… Partie B : L’invention mélodique
de cette partie est nettement dérivée de la double
quinte descendante mi-la-ré-sol, c’est à dire de
la conclusion de la mélodie du choral… des imitations
très serrées entre les voix déterminent
l’écriture de l’ensemble de cette page…
L’ornementation mélismatique de la partie de flûte
dans la section A se fait essentiellement dans les intervalles de
quarte, sixte et octave… La flûte fait passer le message
de la voix dans une sorte de registre hyperbolique… On
trouvera des indications sur la signification symbolique de l’octave
répétée trois fois dans la basse continue…
la musique de Bach fournit une autre indication très précieuse
sur l’origine de la notion « Süsser
Trost - douce consolation ».
Le premier violon joue dans la deuxième mesure après
l’entrée de la partie chantée la première
ligne du choral « Was
Gott tut, das ist wohlgetan »…
Or la cinquième strophe de ce cantique dit : « parce
qu’en fin de compte je serai réconforté d’une
« douce consolation » en mon cœur ;
alors disparaîtront toutes les souffrances ».
C’est à partir de là que l’on peut
comprendre les deux premières lignes du récitatif n°
2 « Réjouis-toi,
mon cœur, car maintenant disparaît la souffrance ».
SCHUHMACHER
: «…L’air d’entrée, fort apprécié
lorsqu’il fut connu, au dix-neuvième siècle,
domine et éclipse en éclat l’œuvre entière.
De la tension entre joie introvertie et consolation, entre les
« molto
adagio » et
« sempre
piano » au
commencement de cette page et le « Vivace »
de la partie centrale, naît cet Expressivo
dont Bach répartit normalement les pôles sur deux airs
[1 et 3]. De grandes courbes mélodiques et des couleurs de
musique de chambre avec bois et cordes déterminent le
caractère d’intimité qui continue à se
faire sentir dans l’air d’alto [3] ».
SCHWEITZER
[J. S. Bach,
pages 348 à 350] : « Dans la première aria,
les cordes (piano
sempre) joue une
berceuse à l’Enfant Jésus [+ Exemple musical] à
laquelle la flûte ajoute ses traits rapides et joyeux ».
.
2]
REZITATIV BAß. BWV 151/2
ERFREUE
DICH, MEIN HERZ,
/ DENN
ITZO [ancienne forme = jetzo
ou
Wustmann (variante) :
„jetzt weicht aller“]
WEICHT DER SCHMERZ,
/ DER
DICH SO LANGE ZEIT
GEDRÜCKET. / GOTT
HAT DEN LIEBSTEN SOHN,
/ DEN
ER SO HOCH
UND
TEUER
HÄLT, / AUF
DIESE WELT
GESCHICKET. / ER
LÄßT DEN HIMMELSTHRON
/ UND
WILL DIE
GANZE WELT
/ AUS
IHREN SLAVENKETTEN
/ UND
IHRER DIENSTBARKEIT
ERRETEN. / O
WUNDERVOLLE TAT !
/ GOTT
WIRD EIN MENSCH
UND WILL AUF
ERDEN / NOCH
NIEDRIGER ALS WIR UND NOCH VIEL ÄRMER
WERDEN.
Réjouis-toi,
mon cœur, / car maintenant s’efface la douleur / qui t’a
si longtemps accablé. / Dieu a envoyé sur cette terre /
le Fils bien-aimé / qui lui est si cher et si précieux.
/ Il quitte le trône céleste / pour délivrer le
monde entier / des chaînes de l’esclavage / et de la
servitude. / O prodige, ô merveille ! / Dieu se fait homme
et veut être sur cette terre / encore plus humble, encore plus
pauvre que nous.
Ré
majeur (D Dur) → mi mineur (e moll), 15 mesures, C
BGA.
Jg. XXXII. Page 10 | RECITATIV. | Basso. | Continuo.
NEUMANN.
Récitatif secco.
CANTAGREL
[Les cantates de J.-S.
Bach, pages 204 à
207] : «…les premiers mots « réjouis-toi »,
le mot « Erfreue »
étant lancé sur une gamme ascendante franchissant en
doubles croches une octave entière…»
HOFMANN
: «…Saint
Jean [1, 1 à 14…[PBJ. 1584]… le point de départ
[du texte de la cantate] provient de la fête de Noël
contenu dans le vers final « Und
das Wort ward Fleisch
und wohnete unter uns »
[que le texte de ce récitatif paraphrase librement]
HOFFMANN-ERBRECHT
: «…dans
cet air, Bach parvient de nouveau à réaliser dans
l’accompagnement de très fines différenciations
sonores…»
NYS,
Carl de [Cantates à
Saint-Thomas, volume
1] : «…Récitatif secco de la basse ».
PIRRO
[L’Esthétique
de Jean-Sébastien Bach
– direction des
motifs, page 35] :
«…L’idée de plénitude lui [à
Bach] suggère aussi des motifs de grande envergure. Il les
forme volontiers avec les notes de l’accord parfait arpégé
et les épanouit sur l’octave entière [+ Exemple
musical sur le mot « ganz ».
BG. XXIII, page 85]. Renvoi à la cantate BWV 103/3, sur les
mêmes mots « die
ganze Welt ».
[Formation
des motifs, page 53] : « Une égale vigueur
tonale se déclare dans les phrases où Bach déploie
des traits diatoniques mêlés à des motifs
consonants… Par l’emploi exaspéré des
ressources tonales, le compositeur va jusqu’à donner des
représentations de la force altière et terrible. Un
grand motif qui ébranle toutes les cordes du ton est joint à
ces paroles « Réjouis-toi, mon cœur, car
maintenant la douleur qui t’a si longtemps oppressé
disparaît ». ». [+ Exemple musical
sur les mots « Erfreue dich, mein Herz ».
BG. XXXII, page 10]. Renvoi à la cantate BWV 57.
[page
73] : « Les tierces diminuées sont encore
unies à des mots qui désignent des objets désagréables
ou nuisibles, des actes mauvais, un état misérables.
Ici le mot « ärmer - plus pauvres ».
[L’orchestration,
page 229] : « La flûte traversière…
la rapidité des motifs, que Bach lui fait déverser en
gouttelettes d’argent…. dans le premier air de la
cantate BWV 151, elle s’écoule en vocalises agréables
et souples…»
SCHREIER :
«…Le point d’orgue est dicté par le texte
« si longtemps courbé - longtemps accablé »,
la note aiguë de mi « hoch und teuer - si
cher et si précieux »… »
SCHUHMACHER
: «…Les lignes expressives des airs trouvent dans les
figures de symbolisme musical du récitatif leur
correspondance ».
[
le mot «Slavenketten -
Chaînes de l’esclavage »
et particulièrement « Ketten
- chaînes »
est un –lieu- classiquement illustré par Bach. Voir, par
exemple, la cantate BWV 168/5].
3]
ARIE ALT. BWV 151/3
IN
JESU
DEMUT
KANN ICH TROST,
/ IN
SEINER ARMUT
REICHTUM
FINDEN. | MIR
MACHT DESSELBEN SCHLECHTER
STAND
[Wustmann : „des
Herrn geringer“]
/ NUR
LAUTER HEIL
UND WOHL
BEKANNT, / JA,
SEINE WUNDERVOLLE HAND
/ WILL
MIR NUR SEGENSKRÄNZE
WINDEN.
Dans
l’humilité de Jésus je puis trouver réconfort,
/ dans sa pauvreté, richesse. / Dans ma piteuse condition, /
il m’est promis que salut et prospérité. / Oui,
sa main miraculeuse / ne veut me tresser que des couronnes qui soient
autant de bénédictions.
Mi
mineur (e moll), 114 mesures, ¢
(C barré)
BGA
XXXII. Pages 10 à 15 | ARIE. | Marqué Andante.
|Oboe d‘amore. | Violino I. / II. / Vla. | Alto. | Continuo
NEUMANN.
Forme tripartite.
Oboe d’amore (+ Violonchor en ripieni), A1t, B.c. Libre
Da-capo.
BASSO
[Jean-Sébastien
Bach, volume 23, page
412] : «…l’aria est un andante avec da
capo de conception
libre ; l’instrument protagoniste en est le hautbois
d’amour avec les cordes en ripieno,
c’est-à-dire en fonction de redoublement par passages
alternés…»
BOMBA
: «…l’autre instrument solo [après la flûte
dans le premier air], le hautbois d’amour, conduit la ligne
mélodique de rigueur, assujettie à celles des cordes.
Les violons et les violes se taisent dès que la voix alto s’y
joint. On pourrait presque penser que Bach voulait symboliser le
contraste évoqué dans le texte « pauvreté-richesse »
- en limitant l’ampleur ».
CANTAGREL
[Les cantates de J.-S.
Bach, pages 204 à
207] : «…la voix d’alto traditionnellement
associée à une certaine expression douloureuse et à
la sombre tonalité de mi mineur…la pauvreté
et la condition misérable de Jésus, ce que marquent
bien les nombreuses altérations et le profil descendant de la
partie vocale. La structure est celle d’une aria à da
capo varié,
avec ritournelle … les phrases chantées par l’alto
sont séparées par des ritournelles instrumentales
confiées à l’ensemble des cordes et au hautbois
d’amour, tous à l’unisson ».
GARDINER :
«…deux hautbois d’amour doublant les parties de
violons et d’alto, louange à la richesse spirituelle
émanant de la pauvreté… les « couronnes
de bénédictions – Segenskränze »
auxquelles il est fait allusion dans la section B apparaissent telle
l’image ayant stimulé l’imagination de Bach pour
l’air tout entier, y compris le motif de tête…»
HOFMANN
: «…L’austérité
du mouvement provient du texte qui évoque ,les conditions
modestes dans lesquelles Jésus est né, sa pauvreté
(Armut)
et son état misérable « schlechter
Stand »
LEMAÎTRE
[La Musique sacrée
et chorale profane,
page 97] : «L’alto chante la seconde aria da capo
qui fait intervenir le hautbois d’amour, les cordes à
l’unisson et le continuo. Cette page est réalisée
comme une grande variation sur une basse de huit mesures dans le
style de la chaconne…»
MACIA
[Tout Bach,
pages 216/217] : «…l’alto dialogue avec un
orchestre où hautbois d’amour et cordes restent à
l’unisson sur un rythme allant en mi mineur… Les courbes
mélodiques et l’homgénéité
instrumentale accompagnent le réconfort et l’espérance…»
NYS,
Carl de [Cantates à
Saint-Thomas, volume
1] : «…L’alto concerte avec le hautbois-solo
par-dessus une basse formée des violons à l’unisson
et l’habituel continuo, en mi mineur cette fois, sans que cette
tonalité influence le moins du monde le caractère
joyeux de l’ensemble. On pourrait y voir le désir
mystique d’union et la souffrance de ce que l’heure
définitive n’ait pas encore sonné ; il est
plus vraisemblable pourtant d’y voir un simple aspect formel
musical, en se rappelant qu’au temps de Bach les tonalités
mineures n’avaient pas encore la signification émotive
que leur donneront l’époque galante, classique et
romantique ».
PIRRO
[L'esthétique de
Jean-Sébastien Bach - Direction des motifs,
page 38] : « S’il est question dans le texte de
couronnes ou de guirlandes, les notes se groupent en arabesques
enveloppantes, dont l’ordonnance fait image ». [+
Exemple musical sur les mots « nur
Segenkränze winden
- tresser des
couronnes ».
BG. XXXII, page 13]. Renvoi aux cantates BWV 16/3, 1582 186/9 57/1,
157/4.
[Le
commentaire de l’accompagnement instrumental,
page 164] : « Prise dans une acception générale
de thème de tristesse, la suite chromatique descendante paraît
encore … le double reflet en passe dans l’instrumentation
de l’air d’alto sur le texte « Dans
l’humilité de
Jésus, je peux trouver consolation, dans sa pauvreté
… » [+ Exemple musical pris aux violons I, II,
viola, mesures 13 et 14. BG. XXXII, page11].
[La
musique instrumentale,
page 387] : « Quand il s’agit de l’humilité
et de la pauvreté de Jésus… une suite mélodique
paraît dans l’accompagnement… motif que l’on
peut considérer comme une variation du motif chromatique
descendant et ascendant, ici un motif analogue mais de direction
unique (descendant) ».
SCHREIER :
«…Écriture en trio pour trois voix dans le style
de la variation par dessus une basse de huit mesures dans le style de
la chaconne… Le prélude instrumental expose les idées
fondamentales du matériau musical… Structure tripartite
en da capo libre A-B-A’ ; la partie B se distingue
essentiellement par l’absence du motif principal de la basse.
L’ensemble de cette page est orienté vers le style du
rondo. Chaque section fait appel à des aspects particuliers
du matériau exposé dans le prélude…l’accord
de sixte napolitaine…. comme symbole de la pauvreté et
de la faiblesse, apparaît à nouveau dans deux passages
cadentiels… chaque fois sur le mot « Armut
- pauvreté »…
« Demut -
humilité »
est traduit par un mouvement descendant dans la mélodie ».
SCHUHMACHER :
« …De grandes courbes mélodiques et des
couleurs de musique de chambre avec bois et cordes déterminent
le caractère d’intimité qui continue à se
faire sentir dans l’air d’alto…»
SCHWEITZER
[J. S. Bach,
pages 348 à 350] : « Le thème de l’aria
d’alto est construit sur les mêmes dispositions que ce
lui « Gerne
will ich mich
bequemen »
de la Passion selon
saint Matthieu ».
[l’air de basse n°29].
[Peut-être
l’évocation de la « main
droite » du
psaume 73, 23, rejoint-elle celle de « sa
main miraculeuse »
dans la cantate ?]
4]
REZITATIV TENOR. BWV 151/4
DU
TEURER GOTESSOHN,
/ NUN
HAST DU MIR DEN HIMMEL
AUFGEMACHT / UND
DURCH DEIN NIEDRIGSEIN
/ DAS
LICHT
DER SELIGKEIT
ZUWEGE BRACHT. / WEIL
DU NUN GANZ ALLEIN / DES
VATERS
BURG
UND THRON
/ AUS
LIEBE
GEGEN UNS VERLASSEN, / SO
WOLLEN WIR DICH AUCH DAFÛR IN UNSER HERZE
FASSEN.
O
Toi, fils de Dieu, objet de mon amour, / voilà que tu m’as
ouvert le ciel / et qu’en t’abaissant / tu as fait naître
la lumière du salut. / Puisque c’est seulement / par
amour pour nous / que tu as quitté la citadelle et le trône
du Père, / nous voulons te porter en notre cœur.
Si
mineur (h moll) → Sol majeur (G Dur), 11 mesures, C
BGA.
Jg. XXXII. Pages 16 | Tenore. | Continuo.
NEUMANN.
Récitatif « secco ».
SCHREIER :
«…L’unité thématique est établie
avec le récitatif n° 2 par la répétition
littérale de la mélodie sur « auf
diese Welt geschicket -
envoyé en ce
monde »
(dans le récitatif n° 2) et « und
durch dein Niedrigsein
- et par ton abaissement » dans le récitatif n°
4…»
SCHUHMACHER :
« …Les lignes expressives des airs trouvent dans
les figures de symbolisme musical du récitatif leur
correspondance ».
5]
CHORAL. BWV 151/5
HEUT
SCHLEUßT ER WIEDER AUD DIE TÜR
/ ZUM
SCHÖNEN PARADEIS,
| DER
CHERUB STEHT NICHT MEHR DAFÜR, / GOTT
SEI LOB,
EHR
UND PREIS
/
reprise
:
GOTT
SEI LOB,
EHR
UND PREIS.
Aujourd’hui,
il frappe de nouveau à la porte / du merveilleux paradis, / le
Chérubin n’y montre plus la garde ; / Dieu soit
loué, honoré et glorifié !
Huitième
strophe (de cinq vers chacune) du cantique (1554 ou 1560) « Lob
Gott, ihr Christen, allzugleich - Louez Dieu, chrétiens, tous
ensemble » »
de Nikolaus Herman (vers 1480-1561).
La
mélodie, tirée d’un chant de Noël du Moyen
Âge, « Puer
natus est nobis,
devenue celle du « Lobt
Gott, ihr, Christen allzugleich »
est attribuée au même Nikolaus Herman (1554-1560). Elle
figure dans le Livre de
cantiques de Gotha,
1715 que Jean-Sébastien Bach a pu connaître.
BCW :
De nombreux compositeur des 17e et 18e siècles
ont fait usage de ce choral : Michael Praetorius, Samuel
Scheidt, Dietrich Buxtehude : BUXWV 202, Vincent Lübeck,
Georg Friedrich Kauffmann et, Johann Gottfried Walther.
Pour
la mélodie = renvoi à EKG 231 (Crüger, voir aussi
BWV 252) et EKG 21 (Herman 1554-1560). Autres compositeurs signalés
par le
Avec
les paroles de Paul Gerhardt, la mélodie est dans la cantate
BWV 195/6, puis avec les chorals à quatre voix BWV 375 et 376,
les pièces pour orgue BWV 609 (le numéro 11 de
l’Orgelbüchlein) et le BWV 732a.
Voir
les chorals à quatre voix BWV 375 (Breitkopf 276) et 376
(Breitkopf 341), le choral BWV 609 (le numéro 11 de
l’Orgelbüchlein) et les préludes de chorals
BWV 732 et 732a.
Renvoi
à EKG 21 « Lob
Gott, ihr Christen »,
de Nikolaus Herman (1554 et 1560).
Renvoi
à BGA. : Bachs’scher
Choräle de Ludwig
(Christian) Erk (1807-1883) sous le numéro 259 ainsi qu’au
numéro 54 du recueil Breitkopf & Härtel « 371
Vierstimmige
Choragesänge”.
Sol
majeur (G Dur), 10 mesures, C
BGA.
Jg. XXXII. Page 16 | CHORAL. | Soprano. / Flauto traverso / Oboe
d’amore. / Violino I. col Soprano. | Alto. / Violino II. coll’
Alto. | Tenore. / Viola col Tenore. | Basso. | Continuo.
NEUMANN.
Simple choral à quatre voix avec l’ensemble
instrumental.
BOYER :
Choral simplement harmonisé sur mélodie (MDC) 068, de
type I.
[Les
mélodies de chorals dans les cantates de J.-S. Bach,
pages 247/248] : «…l’harmonisation
de cette strophe est de type I avec colla parte des instruments.
Renvoi à la cantate BWV 195/6 avec la même mélodie
de choral.
BRAATZ
[BCW / Provenance, 25 juin 2003]. Dans sa partition, Bach renvoyant
au titre du choral, écrit « Heut
schleust er… »
et non pas le titre même de Nikolaus Hermann Lobt
Gott ihr Christen allzugleich.
NYS,
Carl de [Cantates à
Saint-Thomas, volume
1] : «…Choral final, la huitième strophe du
cantique Lobt Gott ihr
Christen allzugleich
de Nikolaus Hermann (1560) chantée sur la mélodie
traditionnelle [attribuée également à Herman] ».
ROMIJN :
«…Le choral final, d’une parfaite simplicité
et d’une étonnante brièveté, fait accroire
que Bach entendait qu’il ne fut chanté que par les
quatre solistes, afin de ne pas mobiliser le chœur, déjà
très sollicité au cours de la semaine de Noël ».
SCHREIER :
«…Le choral final avec la strophe 8 du cantique « Lob
Gott ihr Christen alle gleich »
(Nicolas Hermann 15602) est également développé
à partir de la citation de la lettre aux Philippiens [PBJ.
1734] : «
Il renonce à
toute sa puissance, il s’abaisse et devient peu de chose et
l’apparence d’un serviteur…»
BIBLIOGRAPHIE BWV 151
BACH
CANTATAS WEBSITE (BCW) :
AMG
(All Music Guide) : Notice de Brian Robins.
BETHELEHEM (The
Bach Choir of Bethlehem : Notice de Traupman Carol-Car. 2004
BRAATZ,
Thomas (+ Aryeh Oron) : La mélodie du choral “Lobt
Gott, ihr Christen allezugleich”.
Avril 2006.
: BCW 25 juin
2003. Commentaires d’Alfred Dürr, de Philipp Spitta,
Martin Voigt, Albert Schweitzer,
W. Gillies
Whittaker.
Provenance
: 25 juin 2003.
BROWNE,
Francis : texte du choral “Lobt
Gott, ihr Christen allezugleich”.
(Werner Neumann donne all
gleich
?). Mai 2009.
CROUCH,
Simon : Notice 1996 & 1998.
EMMANUEL
MUSIC : Notice de Craig Smith.
MINCHAM,
Julian: The Cantatas of
Johann Sebastian Bach,
chapitre 8. 2010.
ORON,
Aryeh : Discussions 1] 22 juin 2003 – 2] 19 août 2007 –
3] 7 juin 2009.
Exemples
musicaux : Aryeh Oron, (avril 2003 – janvier 2005).
BACH
COMPENDIUM ou Répertoire
analytique et bibliographique des œuvres de Jean-Sébastien
Bach.
Hans Joachim Schulze et Christoph Wolff = Bach-Compendium
: analytisch-Bibliographisches
Repertorium der œuvre Johann Sebastian Bach.
Editions Peters. Francfort-sur-le Main. 1985. BWV 151 = BC A 17.
BASSO,
Alberto : Jean-Sébastien
Bach. Edizioni di
Torino. 1979. Fayard 1984-1985. Volume 1, pages 34, 39, 157 et 411
Volume
2, pages 253, 256, 406, 407 et 412
BOMBA,
Andreas : Notice de l’enregistrement Hänssler / Rilling /
edition bachakademie,
volume 46. 2000.
BOYER,
Henri : Les
cantates sacrées de Jean-Sébastien Bach.
L’Harmattan 2002. Page 274
:
Les
mélodies de chorals dans les cantates de J.-S. Bach.
L’Harmattan 2003. Pages 247/248
BREITKOPF.
Recueils :
Breitkopf
n° 10 : 371 Vierstimmige
Choragesänge. C.
Ph. E. Bach – KJ. Ph. Kirnberger (sans date). N° 54 (276 et
341)
Breitkopf
n° 3765 : 389 Choralgesänge
für vierstimmigen gemischten Chor
(sans date). Classement alphabétique. N° 235 (233 et 233)
CANTAGREL,
Gilles : Les
cantates de J.-S. Bach.
Fayard. 2010. Pages 204 à 207
CHAILLEY,
Jacques : Les chorals
pour orgue de Jean-Sébastien Bach.
A. Leduc 1974.
Pages 188/189
= Chorals n° 137 et 138 = BWV 609 et BWV 732
COLLECTIF :
Tout Bach.
Ouvrage publié sous la direction de Bertrand Dermoncourt.
Robert Laffont – Bouquins. Novembre 2009
Jean-Luc
Macia : Cantates
d’église.
Pages 216/217
DÜRR,
Alfred : Die
Kantaten von J.-S. Bach. Bärenreiter.
Kassel 1974. Volume 1, pages 136 à 138
EKG
: Evangelisches
Kirchen-Gesangbuch.
Verlag Merfburger Berlin. 1951. Ausgabe für die Evangelische
Kirche in Berlin-Brandenburg
Dans
les références bibliques, apparaît sous
l’abréviation « EKG ».
GARDINER,
John Eliot : Notice (et sur le net) de son enregistrement. Traduction
française de Michel Roubinet. 2006.
HERZ,
Gerhard : Cantata
N° 140.
Historical
Background.
Pages 3 à 50. Norton Critical Scores. Page 31
W.
W. Norton & Company. Inc. New York 1972
HIRSCH,
Arthur : Die
Zahl im Kantatenwerk Johann Sebastian Bachs.
Hänssler HR.24.015. 1986. CN 140, page 134
:
Notice de l’enregistrement d’Helmuth Rilling ((Laudate).
En collaboration avec Marianne Helms.
:
Interprétation
symbolique des chiffres dans les cantates de Bach.
La Revue musicale
: Jean-Sébastien
Bach /
Contribution
au Tricentenaire 1985"
HOFFMANN-ERBRECHT,
Lothar : Notice de l’enregistrement d’Helmut
Winschermann. Vers 1975
HOFMANN,
Klaus : Notice de l’enregistrement de Masaaki Suzuki. Volume
43. 2008
LEMAÎTRE,
Edmond : La
Musique sacrée et chorale profane. L’Âge baroque
1600-1750 ».
Fayard. Les
indispensables de la musique
1992.
Page 97
LYON,
James : Johann
Sebastian Bach. Chorals.
Sources hymnologiques des mélodies, des textes et des
théologies
Beauchesne.
Octobre 2005. Pages 45, 127. Incipit de la mélodie [5], page
276 = M 90.
NEUMANN,
Werner : Handbuch
der Kantaten Johann Sebastian Bachs.
VEB. Breitkopf & Härtel Musikverlag Leipzig 1971. Page
167
Literaturverzeichnis
:
38 (Noack) - 76 (Zirnbauer).
:
Kalendarium
zur Lebens-Geschichte Johann Sebastian Bach.
Bach-Archiv 20 novembre 1970. Page 29
:
Sämtliche
von J. S. Bach vertonte Texte.
VEB Leipzig 1974.
Pages
35/36,
256 à 258 (fac-similé du texte), 509
NOACK,
Elisabeth : W. Neumann : Literaturverzeichnis 38] Georg
Christian Lehms, ein Texdichter Johann Sebastian Bachs.
BJ. 1970,
pages
7 à 18 (Annales). Avec les cantates BWV 13, 16, 32, 35, 54,
57, 110, 151, 170 et 199. Citée par Alfred Dürr.
NYS,
Carl de : Critique de la version Winschermann. Revue Diapason,
vers 1970
:
Cantates à Saint-Thomas
(I). Collection « Les Grands Musiciens ».
Pierre Horay 1957. Pages 72 à 77
PETITE
BIBLE DE JÉRUSALEM : Desclée de Brouwer. Editions
du Cerf, Paris, 1955. Page 1254
Dans
les références bibliques, apparaît sous
l’abréviation « PBJ ».
PIRRO,
André : J.-S.
Bach. Alcan, Paris. 5e
édition. 1919. Page 166
PIRRO,
André : L'esthétique
de Jean-Sébastien Bach. Fischbacher
1907. Minkoff
Reprint Genève 1973. Pages35, 38, 53, 72, 164, 229 et 387
REED,
Philip: Notice de l’enregistrement de Benjamin Britten à
St-Andrew‘s Holborn. Décembre 1968
ROMIJN,
Clemens : Notice (sur CD, page 70) de l‘enregistrement de
Pieter Jan Leusink. 2006
SCHMIEDER,
Wolfgang : Thematisch-Systematiches
Verzeichnis der Werke Joh. Seb. Bachs
(BWV). Breitkopf &
Härtel 1950-1973-1998
Édition
1973, page 203
Literatur
: Spitta. Schweitzer. Pirro. Parry. Voigt. Wustmann. Wolff. Terry.
Steglich. Schering. Neumann.
BJ :
1914
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de Helmuth Rilling / Erato. Stuttgart, juillet 1971
Traduction de
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volume 36. 1984-1985.
SCHWEITZER,
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S. Bach "Le musicien-poète".
Foestich 1967, 8e
édition. Édition française de 1905. Page 201
J.
S. Bach. Édition
allemande complète, en deux volumes. 1911.
Édition
américaine (traduction de E. Neumann). Dover Publications,
inc. New York. 1911-1966
Volume
2, pages 348 à 350, 380, 400 (note), 410, 423, 462
SPITTA,
Philipp : Johann
Sebastian Bach.
Sous-titré
: « His
work and influence on the Music of Germany 1685-1750 »
Novello
& Cy 1889 - Dover 1951-1952. Trois volumes. Volume 2, page 685 et
volume 3, pages 83/84
SUZUKI,
Masaaki : Notes de la production, enregistrement BIS, volume 43. 2009
WHITTAKER,
W. Gillies : The
Cantatas of Johann Sebastian Bach. Sacred & Secular
Oxford U.P. 1959-1985
Volume
2, pages 160 à 163
WOLFF,
Christoph : Notice de l’enregistrement de Ton Koopman, volume
18. 2002
WUSTMANN,
Rudolf : J.
S. Bachs geistliche und weltliche Kantatentexte.
Breitkopf &
Härtel 1967. Pages 26/27
ZIRNBAUER,
Heinz : Die
Urfassung der 151. Kantate von Johann Sebastian Bach.
Zeitschrift für Musik, 1920-1955
ZWANG,
Philippe et Gérard : Guide
pratique des cantates de Bach.
R. Laffont 1982. ZK 134, page 218.
*Réédition
révisée et augmentée. L’Harmattan 2005
DISCOGRAPHIE BWV 151
BACH
CANTATAS WEBSITE :
Discographie
établie par Aryeh Oron. Elle est ici proposée sous une
forme sensiblement allégée avec, parfois, quelques
précisions relatives aux références et aux
dates. Les numéros 1] et suivants indiquent l’ordre
chronologique de parution des enregistrements.
14
références (octobre 2002 – juin 2010) + 12
mouvements individuels (octobre 2002 – octobre 2010).
Exemples
musicaux : Aryeh Oron (avril 2003 – janvier 2005).
1]
BÖTTSCHER.Vienna State Opera Choir & Orchestra. Soprano :
Teresa Stich-Randall. Mezzo-soprano : Nedda Casei.
Ténor :
Kurt Equiluz. Basse : Ernst Schramm.
Disques
Concert Hall et Nonesuch (USA). Milieu des années 1950. Avec
la cantate de Telemann
Machet
die Tore weit
5]
BRITTEN. Wandsworth School Boys’ Choir. English
Chamber orchestra. Soprano : Heather Harper. Contralto :
Helen Watts.
Ténor :
Peter Pears. Basse : John Shirley-Quick. Britten à
Aldeburgh (GB), volume 2. Décembre 1968. Durée :
19’08
Disque
Decca (BBC). 466 819-2. 2000.
Avec la cantate BWV 102 et Ode for Queen Mary (1693) de Henry
Purcell
12]
GARDINER (volume 15). Monteverdi Choir. English Baroque Soloists.
Soprano : Gillian Keith. Contre-ténor : William
Towers. Ténor :
James
Gilchrist. Basse : Peter Harvey. Bach Cantata Pilgrimage. Eglise
Saint-Barthélemy, New York, 27 décembre 2000. Durée :
17’07
CD
Soli Deo Gloria (SDG) 127. Distribution en France en décembre
2006. Avec les cantates BWV 151, 57 et 133
*9]
GATTI, Flavio. Corale Evangelica di Torino. Academia dei Solinghi.
CD
Rugginenti, Milano. 1994. Avec des œuvres de Buxtehude et
Kuhnau.
*7]
HAASE, Elfriede. Kantorei und Kammerorchester der
Jesus-Christus-Kirche. Concert de Noël en l’Eglise
Saint-Anne de Berlin Dahlem
(D).
Live, 16 décembre 1973. Disque Mixtur-Schallplatten 349.
*2]
HORST, Anthon van der. Amsterdam Kamerorchester. Nederlandse Bach
Vereging. Amsterdam 1957
Disque
Telefunken. Avec la cantate BWV 85
13]
KOOPMAN (volume 18). Amsterdam Baroque Orchestra & Choir.
Soprano : Johannette Zomer. Alto : Bogna Bartosz. Ténor :
Christoph
Prégardien.
Basse : Klaus Mertens. Waalse Kerk, Amsterdam (NL), février
et mars 2002. Durée : 15’18
CD
Antoine Marchand
CC 72218. 2005.
Avec les cantates BWV 52, 187 et 98
8]
LEONHARDT (volume 36). Knabenbchor Hannover. Collegium Vocale.
Leonhardt-Consort. Jeune soprano : Sebastian Hennig.
Alto :
Paul Esswood. Ténor : Kurt Equiluz. Basse : Max van
Egmond.1984. Durée : 16’17
Disque
Teldec 6.35654-00-501-503 (SKW 36/1-2). Das Kantatenwerk, volume
36. 1985
CD
(D) Teldec 4509-91762 2. Das Kantatenwerk - Sacred cantatas.
Volume 8. Avec les cantates BWV 138 à 162
CD
Teldec 2292 - 42631 ZL. Das Kantatenwerk (volume 36). 1985
Reprise
Bach 2000.
Teldec, volume 4. Coffret , 15 CD Teldec. Sept. 1999. Cantates BWV
150-159. BWV 161-188. BWV 192 et 194-199
Reprise
CD Warner Classics 8573 81164-5. Intégrale en CD séparés,
volume 45. 2007.
11]
LEUSINK. Holland Boys Choir/ Netherlands Bach Collegium. Église
Saint-Nicolas d’Elburg (NL).
Novembre-décembre 1999
Bach
Edition. 2000. CD Brilliant Classics. Volume 12 – Cantates,
volume 6. Durée : 16’10
Reprise
Bach Edition. 2006. CD Brilliant Classics III - 93102 27-73. Avec les
cantates BWV 60 et 78
Cette
réédition 2006 a fait l‘objet en 2010 d‘une
nouvelle édition „augmentée“: 157 CD
comprenant, les partitions et 2 DVD proposant
les
Passions
(saint Jean et saint Matthieu).
*3]
REDEL. Chœur et orchestre Pro Arte de Munich. Soprano :
Annie Mack. Contralto : Anne Munch. Ténor : Helmut
Krebs.
Basse :
Herbert Brauer. Avant 1959
Disques
Erato (mono) LDE 3044. Reprise Westminster (GB). Avec
les cantates BWV 55 et 157
6]
RILLING. Frankfurter Kantorei. Bach-Collegium Stuttgart. Février
1971. Durée :
18’09
Disque
(D). Die
Bach Kantate.
Hänssler Verlag. Classic.
Laudate 98655. Avec la cantate BWV 63. 1972
Disque
Erato STU 70745. Les
grandes cantates
(volume 2). Coffret, 5 disques. Distribution en France, décembre
1972.
Avec
la cantate BWV 63
CD.
Die Bach Kantate
(volume 63). Hänssler Classic. Laudate 98825.
CD.
Hänssler edition bachakademie
(volume 46). Hänssler-Verlag 92.046. 2000
Reprise
novembre 2009; coffret Hänssler Classics 93581 (6 CD). Advent
& Christmas Cantata.
Avec les cantates BWV 64 et 133
*10]
SMITH, Craig. Orchestra and Chorus of Emmanuel Music. Janvier 1999.
Église de l’Emmanuel, Boston. USA. Durée : 17’15
CD
Koch International “Bach Christmas Cantatas”. 2000. Avec
les cantates BWV 40, 133 et 65
14]
SUZUKI (volume 43). Bach Collegium Japan. Soprano : Hana Blaïzkovà.
Contre-ténor : Robin Blaze. Ténor : Gerd Türk.
Basse
: Peter Kooy. Kobe Shoin Women‘s University Chapel, Japan.
Juillet 2008. Durée : 16‘22
CD
BIS-SACD 1761. Distribution en Allemagne et en France = mai 2009.
Avec les cantates BWV 57 et 110
*4]
WINSCHERMANN. Westfälische Kantorei Herford. Deutsche
Bachsolisten. Soprano : Agnes Giebel. Alto : Birgit Finnilà.
Ténor :
Dieter
Ellenbeck. Basse :William Reimer. Juin
1968. Durée : 19’10
Disques
Philips 836.958 et PHI 6770 049. Fin 1968 et
reprise en coffret de 5 disques Philips « 13 Sacred
Cantatas » 6542 807
Reprise
en coffret de cinq CD Philips 454 346-2. 1996
MOUVEMENTS INDIVIDUELS BWV 151
M-1.
Mvt. 1] Soprano: Aaltje Noordewier. Flûte et orgue. Disque
« Dutch Master » Volume 55. 78T
Philips 1929 (!)
M-2.
Mvt. 1]
Soprano: Jean Carlton William H. Scheide. Bach Aria Group. Disque
MGM. Début des années 1950.
M-3.
Mvt. 5] D. Willcocks. King’s College Choir Cambridge. Disque
EMI Classics. Juin-juillet 1967
M-4.
Mvt. 1] Soprano : Elly Ameling. Thijs van Leer (flûte).
Disque CBS 84009. 1979
M-5.
Mvt. 1] Arrangement. Klemens Schnorr, orgue + trompettes et
timbales. Mai 1991.CD Audite 95426
M-6.
Mvt. 5] Paroles anglaises. Richard Proulx. Ars Antiqua Choralis.
Chicago (I). USA . CD Gia Publications. Octobre
1993
M-7.
Mvt. 1]The
Aulos Ensemble. Soprano : Julianne Baird. CD Music Masters
Classics. Live Recorded New York. Vers 1993
M-8.
Mvt. 5]
Bohumil Kulinsky. Kühn Mixed Choir. Bambini de Praga. CD
Supraphon. Avril 1997
M-9.
Mvt. 1] Dale Higbee. Carolina Baroque. CD Carolina Baroque. Mars
1998
M-10.
Mvt. 5]
Nicol Matt. Nordic Chamber Chor. Freiburger Barockorchester. Juin
1999. Bach Edition. 2000
CD
Brilliant Classics / Bayer. Volume 23. Chorals
Reprise
Bach Edition. 2006. CD Brilliant Classics V – 93102 29/135
M-11.
Mvt. 1. Schuntaro Sato. Prague Philarmonia. . Soprano Hyunah Yu. Juin
2006. CD EMI Classics
M-12.
Mvts 1 et 5] Dale Higbee. Carolina Baroque. Greensboro (NC, USA. 18
mars 2007. CD Carolina Baroque.
C.
Role. Avril 2011
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