AVERTISSEMENT
Cette
notice dédiée à une cantate de Bach tend à
rassembler des textes (essentiellement de langue française),
des notes et des critiques discographiques parfois peu accessibles
(2011). Le but est de donner à lire un ensemble cohérent
d’informations et de proposer aux amateurs et mélomanes
francophones un panorama « espéré »
inédit de cette partie de l’œuvre vocale de Bach.
Outre les quelques interventions « CR »
identifiées par des crochets [...] le rédacteur précise
qu’il a toujours pris le soin jaloux de signaler sans ambiguïté
le nom des auteurs sélectionnés. A cet effet il a
indiqué clairement, entre guillemets «…»
toutes les citations fragmentaires tirées de leurs travaux.
Rendons à César...
ABRÉVIATIONS:
(A)
= La majeur →
(a moll) = la mineur
(B)
= Si bémol majeur
BB
/ SPK = Bach Bibliothek / Staatsbibliothek
Preussicher
Kulturbesitz
B.c.
= Basse continue ou continuo
BCW
= Bach Cantatas Website
BD
= Bach-Dokumente (4 volumes, 1975)
BGA
= Bach-Gesellschaft Ausgabe = Édition par la Société
Bach (Leipzig, 1851-1899). J.
S. Bach Werke. Gesamtausgabe
(édition d’ensemble) der
Bachgesellschaft
BJ
= Bach-Jahrbuch
(C)
= Ut majeur →
(c moll) = ut mineur
D
= Deutschland
(D)
= Ré majeur →
(d moll) = ré mineur
(E)
= Mi →
(Es) = mi bémol majeur
EKG
= Evangelisches
Kirchen-Gesangbuch.
(F)
= Fa
(G)
= Sol majeur→
(g moll) = sol
mineur
GB
= Grande-Bretagne = Angleterre
(H)
= Si →
(h moll) = si mineur
NBA
= Neue Bach Ausgabe (nouvelle publication de l’œuvre de
Bach à partir des années 1954-1955)
NBG
= Neue Bach Gesellschatf = Nouvelle société Bach
(fondée en 1900)
OP
= Original Partitur = Partition originale autographe
Ost.
= Original Stimmen – Parties séparées originales
P
= Partition = Partitur
PBJ
= Petite Bible de Jérusalem
PKB
= Preußicher Kulturbesitz, Staatsbibliothek, Berlin
St.
= Parties séparées = Stimmen
La
première lettre -en gras- d’un mot du texte de la
cantate indique la majuscule de la langue allemande. Dans le corps de
ce même texte allemand, le mot ou groupe de mots mis en
italiques désignent un affect particulier ou un
« accident remarquable.
DATATION BWV 154
Leipzig,
9 janvier 1724.
BASSO
[Jean-Sébastien Bach, volume 2, page 318] :
«…d’après divers travaux d’exégèse,
on serait fondé à croire que la cantate [BWV 154]
pourrait avoir déjà été composée à
Weimar. Au-delà des résultats auxquels ont peut
parvenir grâce à l’analyse des filigranes des
parties originales et autres éléments techniques,
l’argument est étayé par le fait que Bach utilisa
le dimanche suivant [16 janvier 1724] une cantate de Weimar (BWV
155). Il est raisonnable d’accorder au compositeur [Bach]
quelque pause… On est porté à croire que BWV 154
est une cantate parodie, avec des arias déjà composées
précédemment et ici simplement nantis d’un
nouveau texte…»
BRAATZ
[BCW. Provenance, 15 janvier 2002] : « Une exécution
plus tardive de la cantate (ceci basé sur l’étude
des filigranes) a pu être faite, soit le 8 janvier 1736 ou
l’année suivante, le 13 janvier 1737 ».
CANTAGREL[Les
cantates de J.-S. Bach.
pages 305 à 310] : «…Il
est vraisemblable que la composition de la cantate remonte aux années
de Weimar, dans un état aujourd’hui perdu…Bach
aurait donc repris une œuvre ancienne, comme il le fera le
dimanche suivant en faisant rejouer la cantate BWVV 155 remontant à
1716…. Le musicien fera rejouer cette cantate [BWV 154]
ultérieurement, au moins une fois, après 1735 ».
DÜRR.
Chronologie. 1723 : BWV 63 (Noël 1723). BWV 40 (26 décembre).
BWV 64 (27 décembre).
1724
: BWV 190 (1er
janvier). BWV 153 (2 janvier). BWV 65 (6 janvier). *BWV 154 (9
janvier).
BWV 155
(16 janvier). BWV 73 (23 janvier).
„Reprise
possible dans les années ultérieures, vers 1735, mais
la composition d‘une allure plus „primitive“
pourrait remonter aux années de Bach à Weimar.
HERZ
: 9 janvier 1724. Révision d‘une cantate de l‘époque
de Weimar ?
HIRSCH
: Classement CN 65 (Die chronologisch Nummer = numérotation
chronologique). I.
Jahrgang ou « Année I » et Premier
cycle des cantates de Leipzig dans la période allant du 30 mai
1723 au 4 juin 1724.
MACIA
[Tout Bach, pages 219/220] : «…après
la magnifique cantate BWV 65 (le six janvier 1724)… qui fait
appel à des forces importantes, sans doute Bach a-t-il donc
décidé à nouveau de laisser ses troupes se
reposer. Le chœur n’a ainsi à assumer que deux
chorals harmonisés. Certains pensent que plusieurs morceaux de
l’ouvrage date de l’époque de Weimar, mais rien ne
vient étayer cette hypothèse…»
NEUMANN
: 1724, vers 1738. Semble basée sur une parodie de cantate de
l’époque de Weimar. … Cantate que Bach a sans
doute donnée à plusieurs reprises, assurément
vers 1737 ».
PITROU
[J.-S. Bach, page 119] : Les cantates de 1704 à
1725.
ROMIJN :
«…Selon toute évidence, l’ouvrage fut écrit
pour Weimar puis repris ; adapté et augmenté pour
Leipzig ».
SPITTA
- SCHWEITZER : Cantate composée durant la première
année de Leipzig.
SOURCES BWV 154
La
« database » du « Catalogue Bach de
l’Institut de Göttingen » en connexion avec les
« Bach Archiv », est un instrument de travail
exceptionnel (langue anglaise et allemande) mais d’un usage qui
n’est pas toujours aisé pour le lecteur français.
Adresse
:http: //www.bach;gwdg.de/bach_engl.html
PARTITION
AUTOGRAPHE = ORIGINALPARTITUR.
Preußicher
Staatsbibliothek, Berlin West. Mus.
ms. Bach P
130.
Référence
gwdg.de/Bach : D B Mus.ms. Bach P 130 [Staatsbibliothek zu
Berlin]. Titre de la couverture autographe : J.-S. Bach.
Première moitié du 18e
siècle.
BASSO
[Jean-Sébastien
Bach, volume 1, page
39] : « L’autographe de cette cantate fit partie de
l’héritage de Carl Philipp Emanuel Bach dont le
catalogue fut publié par Gottlieb Friedrich Schniebes, à
Hambourg en 1790, sous le titre « Verzeichniss
des musikalischen Nachlasses des verstorbenen Cappelmeisters Carl
Philipp Emanuel Bach ».
La section contenant les œuvres de Jean-Sébastien Bach
comprend 86 cantates sacrées et autres pièces vocales
et instrumentales ».
BGA
[Ernst Naumann, 1886] Les parties séparées originales
et la partition originale incomplète sont à la
Königlichen Bibliothek zu Berlin. Sur leur couverture, le
titre : « Dominica
1. Post Epiph. | Mein liebster Jesus ist verloren | a 4 Voci, 2
Hautb. D’Amour, 2 Violini, Viola e Continuo di J.S. Bach. ».
En plus sur la partition : « Concerto.
Dominica 1. Post Epiphan. Di Joh. Seb. Bach. ao
[ = année] 1724. »
L’aria
d’alto [4] s’achève (à l’encre
noire) à la mesure la mesure 31…Zelter a complété
[la partition] à l’encre rouge pour le premier récitatif
[2] et ajouté le texte du choral [3] « Jesu,
mein Hort und Erretter »
ainsi que le choral final [8] et ajouté : fait
à partir des parties du chant, Berlin, le 20. Mai
1815. Z.
[pour Zelter] . Manque en totalité [à la partition]
l’arioso de basse [5], le récitatif de ténor [6]
et le duo d’alto et ténor [7] »…. Les
filigranes du papier sont comme ceux de la cantate précédente
[BWV 153] : « IMK »
sur la première moitié de la page et la « demie
lune » sur
le bas de la même page. Ce filigrane apparaît dans
41 cantates…» [suit la liste, dans l’ordre
alphabétique des titres].
BRAATZ
[BCW. Provenance, 15 janvier 2002] : « La partition
autographe provenant de C. Ph. E. Bach a plusieurs mouvements
manquants. Quand Zelter en fit l’acquisition, il utilisa alors
les parties séparées pour rétablir les
mouvements 1, 4 et 8 et compléta le texte du troisième
mouvement. Le titre en tête de la première page est de
la main de Bach : « JJ
Concerto Dominica 1. Post Epiphan. Di Joh Seb. Bach. ».
Trois
hypothèses : 1] La partie du continuo, la seule
comportant un filigrane de l’époque de Weimar semble
indiquer qu’elle fut intégrée dans la nouvelle
composition de la cantate de 1724. 2]. Les arias 1, 4 et 7 composés
sans doute antérieurement ont pu recevoir un nouveau texte
pour l’exécution de 1724. 3]. La cantate est une toute
nouvelle composition sans rapport avec une composition antérieure ».
HERZ :
Filigrane « IMK ».
SCHMIEDER :
autographe incomplet : l’aria d’alto va jusqu’à
la mesure 31…
BGA :
[…Zelter d’après les parties séparées,
à l’encre rouge pour le premier récitatif ainsi
que le texte du choral .
SPITTA [Johann
Sebastian Bach.
Appendix, tome 2, page 691, note 34] : La partition originale et les
parties séparées sont à la Bibliothèque
d’État de Berlin [Königlichen Bibliothek zu Berlin
/ Deutsche Staasbibliothek Berlin ]. La partition n’est
pas complète ; elle comporte l’ensemble du premier
mouvement, seulement un fragment du second ; le troisième
est sans texte ; le quatrième n’est qu’en
fragment ; le restant est manquant. Sur toutes les parties de la
basse figurée sont les mots « senza basso »
mais il existe un autographe de la basse figurée pour le
clavecin en la majeur. Ce clavecin durant toute l’œuvre
collabore avec le continuo de la partition mais à l’octave
inférieure…»
PARTIES
SÉPARÉES = ORIGINALSTIMMEN.
Mus.
ms. Bach
St
70.
Preußicher Staatsbibliothek, Berlin/West.
Référence
gwdg.de/Bach : D B Mus.ms Bach St 70. Copiste, J. A. Kuhnau. Ch.
G. Meißner. J.-S. Bach. C. G Gerlach. Première moitié
du 18e
siècle.
BRAATZ
[BCW. Provenance, 15 janvier 2002] : « Le « set »
des parties séparées provient de C. Ph. E. Bach. Par la
suite elles furent acquises par Zelter qui en fit dépôt
à la Singakademie de Berlin. En 1854 ces parties furent
acquises par la Deutsche Staatsbibliothek de Berlin ».
HERZ :
les copistes seraient Johann Andreas Kuhnau né en 1703 –
mort ? (neveux ou petit-fils du cantor Johann Kuhnau), à
Leipzig à partir du 7 février 1723 dans sa période
dite médiane K2
et Christian Gottlob Meissner (18 décembre 1707 – 16
novembre 1760). A Leipzig de 1723 à 1729 .
COPIES
XVIIIe
et 19e
SIÈCLE = ABSCHRIFTEN 18 u. 19. Jh.
P
Am 44,5 Preußicher Staatsbibliothek, Berlin.
Référence
gwdg.de/Bach : DB Am. B 44, Faszikel 5 [anciennement à
l’Amalienbibliothek]. Copie suscitée par la maison
Breitkopf (copiste inconnu) d’après le manuscrit DB
Mus.ms P 1124 [Staatsbibliothek zu Berlin]. Deuxième moitié
du 18e
siècle.
D
B Mus.ms Bach P 1159/XVI, Faszikel 4 [Staatsbibliothek zu Berlin].
Berlin, début du 19e
siècle.
D
B Mus.ms Bach P459, Faszikel 6. Copiste inconnu. Milieu du 19e
siècle.
D
Bhm H 895. Copiste inconnu. Fin du 18e
siècle. (Berlin, Staaliche Hochschule für Musik).
PL
Wru 60008.5031 ; B.217 (Wroclaw (Breslau). Bibliothèque
universitaire.. Copiste : C. Bagans. Berlin. 19e
siècle.
ÉDITIONS
SOCIÉTÉ
BACH =
BACH-GESELLSCHAFT
AUSGABE (BGA).
BGA.
Jg. XXXII (32e
année). Pages 61 à 82. Préface d’Ernst
Naumann (1886). Cantates BWV151 à 160.
NOUVELLE
ÉDITION BACH
= NEUE
BACH AUSGABE
(NBA).
KANTATEN
SERIE I/ BAND 5. KANTATEN ZUM EPIPHANIASFEST BIS ZUM 2 SONNTAG NACH
EPIPHANIAS
Bärenreiter
Verlag BA 5043. 1975. 5 fac-similés.
BWV
154. Pages 91 à
114.
Avec
BWV 65, 124, 32, 155, 3
Kritischer
Bericht (commentaires). BA 5043 41. Marianne Helms. 1978 = KB 1976.
[La
partition NBA est dans le coffret Teldec / Harnoncourt, volume 37.
1985].
AUTRES
ÉDITIONS
BÄRENREITER
classics. | Bach | Bärenreiter Urtext.
Sämtliche
Kantaten 2.
Bärenreiter TP 1282. 2007. Pagination 1 à 648.
Serie
I. Band 5. Kantaten Zum Epiphaniasfest an zum 2 Sonntag nach
Epiphanias.
Herausgegeben
: Marianne Helms. 2007. = NBA I/5.
BWV
154. Pages 89 à 114. Bärenreiter-Verlag. Kassel. 1975.
BCW.
Partition de la BGA + Réduction chant et piano.
BREITKOPF
& HÄRTEL. Partition = PB 3004. Réduction chant et
piano (Todt) = EB 7154. Partition du chœur = ChB t 1858.
Orgue
et clavecin révisés par Max Seiffert = OB 1992.
2011 :
Partition = OB 4654. Réduction chant et piano (24 pages) = EB
7154. Partition du chœur = ChB 4654
CARUS.
En 2011, partition absente du catalogue Carus.
KALMUS
STUDY SCORES. N° 847. Volume XL. New
York 1968. Avec les cantates BWV
151 à 156
PÉRICOPE
BWV 154
Premier
dimanche après l’Épiphanie.
Épître
: Romains 12, 1 à 6 [PBJ. 1683].
Le culte spirituel - Humilité et charité dans la
communauté.
Évangile
: Luc 2, 41 à
52 [PBJ. 1537 et
1538]. Jésus parmi les docteurs (ses parents le cherchent dans
le Temple). La vie cachée à Nazareth.
EKG
: Evangelisches
Kirchen-Gesangbuch.
I. Sonntag nach Epiphanias.
Entrée:
Jean 1, 14 [PBJ. 1584] : « Et
nous avons vu sa gloire, gloire qu’il tient de son Père
comme Fils unique, plein de grâce et de vérité ».
Psaume
100 [PBJ. 894].
Cantique
= EKG 47 : « O
süßer Jesu Christ »
(Les frères de Bohème, 1531).
Épître
: Romains XII, 1 à 6 [PBJ. 1683].
Le culte spirituel.
Évangile
: Luc 2, 41 à
52 [PBJ. 1537 et
1538]. Jésus,
âgé de 12 ans, au Temple.
[Pour
la même occurrence, renvoi aux cantates BWV 124 (7 janvier
1725) et BWV 32 (13 janvier 1726].
TEXTE BWV 154
Auteur
du livret inconnu. Le nom du pasteur de l’église
Saint-Thomas de 1714 à 1737, Christian Weiss Senior (1671-1737
est proposé par G. Herz, R. Wustmann et W. Neumann.
3]
Seconde strophe du cantique (en 19 strophes de 8 vers chacune) Jesu,
meiner Seelen Wonne (Görlitz 1661 ou 1668-1671), de Martin
Jahn (vers 1620 -† 1682) .
Les
strophes six et seize se trouvent dans la cantate BWV 147/6 et
l47/10.
5]
Luc 2, 49 [PBJ. 1538]. Jésus retrouvé au temple de
Jérusalem.
8]
Sixième et dernière strophe (de six vers chacune) du
cantique « Meinen Jesum laß ich nicht »
de Christian Keymann publié à Dresde en 1658-1659 dans
le livre de cantique d’Andreas Hammerschmidt avec mélodie
de ce dernier (1611 - † Zittau, octobre 1675).
La
strophe 1 est dans la cantate BWV 124/1 ; La strophe 5 dans les
cantates BWV 70/11 et BWV 70a/6 ; la strophe 6 est aussi dans la
cantate BWV 157/5 et dans la Passion selon saint Matthieu, BWV
244b/29.
BASSO
[Jean-Sébastien
Bach, volume 2, page
281] : «…Enfin, l’attribution (par Wustmann) des
textes de BWV 37, 44, 67, 75, 76, 81, 86, 104, *154, 166, 179 au
théologien Christian Weiss senior est fort discutable, pour ne
pas dire inconsistante ».
[note
5, page 837] : « Selon Rudolf Wustmann (1910) –
et cette affirmation a été reprise, entre autres, par
Luigi Ferdinando Tagliavini (1959) – l’auteur des textes
de ces cantates, et bien d’autres encore (BWV 154, 81, 104, 67,
166, 86, 37, 44) pourraient être le pasteur de la Thomaskirche,
Christian Weiss senior, compte tenu également du caractère
typiquement « théologique » de ces
textes. William H. Scheide (1961) avait avancé le nom de
Henrici, possibilité rejetée, par contre, par Ferdinand
Zander (1968)… »
HOFMANN :
« La cantate actualise le récit [de l’Évangile] ;
elle reprend motifs et atmosphère, mais transporte les
évènements dans le monde personnel de l’expérience
du croyant. Les trois arias représentent trois phases du
récit : la perte – la recherche – les
retrouvailles ».
KUIJKEN
: «…Ce texte de cantate d’origine inconnue succède
à l’Évangile du dimanche (Luc 2, 41-52) qui
relate comment Jésus, âgé de douze ans reste sans
qu’on le remarque au milieu des docteurs à Jérusalem
tandis que ses parents ne se doutant de rien, s’en retournent
de la fête de la pâque à Nazareth… Le poète
considère cet épisode célèbre de Jésus
de la perspective de sa propre vie spirituelle, personnifiant pour
ainsi dire toute la communauté des chrétiens et parlant
en son nom…»
MACIA
[Tout Bach, pages 219/220] : «…Symboliquement,
le poème commente la perte cruelle que représente la
perte de Jésus pour le pécheur et la joie de le
retrouver dans la Maison du Père ».
SCHMIEDER :
propose le nom de Christian Weiss ?
SCHWEITZER
[J. S. Bach, page 175] : « Nous sommes tenté
de dire que le sensible poète inconnu de la Passion selon
saint Jean est le même qui a fourni le texte des cantates
BWV 23, 64 et 154 ».
GÉNÉRALITÉS
BWV 154
BOYER
[Les mélodies de chorals dans les cantates de J.-S. Bach.]
: «…Une cantate de soliste sans chœur
initial…»
HOFMANN :
«…La cantate fut probablement chantée à
plusieurs occasions au cours du quart de siècle qui suivit
[après 1724] à partir d’additions supplémentaires
dans les parties. Nous savons avec certitude qu’il y eut au
moins une autre exécution vers 1737. Après l’exécution
trois jours auparavant de la cantate BWV 65 à
l’instrumentation très complète]… Bach
prêcha encore une fois la modération : il se passa
encore de soprano solo et il se limita encore à un petit
orchestre –quoique cette fois avec deux hautbois d’amour
en plus des cordes – et, encore une fois, il ménagea son
chœur, lui demandant de ne chanter que les chorals ( qui
étaient probablement lus à vue – quand aurait-il
eu le temps de répéter ? »
LEMAÎTRE :
«…Il n’est pas impossible que BWV 154 découle
d’une cantate composée à Weimar dont elle serait
une parodie. Il faut remarquer que la semaine suivante Bach réutilisa
une œuvre weimaroise, BWV 155 ».
DISTRIBUTION BWV
154
NEUMANN.
Alt, Tenor, Baß. – Chor (nur Choral).
Oboe d’amore I, II (nur C. f. Vertsärkanden oboenstimmen,
3. und 8.) ; Streicher ; B.c ;
SCHMIEDER.
Soli: A,T, B. Chor : S, A, T, B. Instrumente : Oboe I, II; Oboe
d‘amore. I, II; Viol. I, II; Vla.; Continuo.
BOMBA
: «…Pour une exécution ultérieure,
Bach a ajouté une basse continue pour clavecin ; d’autres
parties de la cantate semblent provenir par contre, des années
de Bach à Weimar ».
APERÇU BWV
154
1]
ARIE TENOR. BWV 154/1
MEIN
LIEBSTER JESUS
IST VERLOREN : / O WORT, DAS MIR VERZWEIFLUNG
BRINGT || O SCHWERT, DAS DURCH DIE
SEELE
DRINGT, / O
DONNERWORT
IN MEINEM OHREN.
Mon
Jésus bien-aimé et perdu : / O paroles qui me
réduisent au désespoir, / O glaive qui transperce mon
âme, / O paroles d’effroi à mon oreille
Si
mineur (h), 62 mesures, 3/4.
BGA.
Jg. XXXII. Pages 61 à 64 | Am ersten Sonntage nach
Epiphanias : | Cantate | für Alt, Tenor und Baß. |
Concerto | ARIE. | Violino I. | Violino II. | Viola. | Tenore. |
Continuo.
NEUMANN.
Forme de trio: Cordes, Tenor, B.c. Da capo et sorte de « lamento ».
BASSO
[Jean-Sébastien Bach, volume 2, page 318] :
«…prodigieux lamento initial qui dans la partie
du continuo présente une figuration « obstinée »
(répétée quatre fois et débouchant sur un
tremolo des cordes, pour être ensuite reprise deux autres
fois…»
BOMBA
: «…l’air d’introduction… est
tout au service du texte. Les instruments à archet jouent un
ostinato. Par sa ligne chromatique descendante, la basse ressemble à
une basse lamento, comme celle que Bach prend pour base du
« Crucifixus » de la Messe en si mineur,
par exemple. Cependant ici, elle ne progresse pas régulièrement,
mais saute en tous sens dans l’espace sonore, symbolisant
peut-être l’hésitation et la recherche inhérentes
à l’attitude plaintive. Des mots tels que « perdu »
et « désespoir » génèrent
des pauses général. Les cordes jouent ensuite des
accords tremblants à la progression harmonique hardie, image
bien entendu de l’épouvante ressentie par l’âme
qui se croit perdue ».
BOYER
[Les cantates sacrées de
Jean-Sébastien Bach, page 277] : «…le
curieusement tintement des cordes pour illustre la parole foudroyante
« O Donnerwort ». Soutien instrumental
colla parte ».
BOYER
[Les mélodies de chorals dans les cantates de J.-S. Bach.]
: «…épisode qui devait toucher
particulièrement la sensibilité piétiste…»
CANTAGREL
[Les cantates de J.-S. Bach.
pages 305 à 310] : «…La construction de
l’œuvre est très originale. Elle s’ouvre par
un étonnant et poignant lamento de ténor (Jésus
perdu) aux riches figuralismes…c’est tout l’air
qui est fondé sur un ostinato (et ses intervalles diminués),
de huit mesures, sept fois entendu, à ceci près que la
cinquième itération se brise et se transforme pour
traiter les deux derniers vers du texte, avant la reprise abrégée
du début, selon une coupe ABA’. Dans cette partie
centrale (B), les cordes frémissent de trémolos de
doubles croches, sur une montée chromatique, pour figurer « le
mot de tonnerre - Donnerwort ». Ce traitement
est très comparable à celui dont Bach use dans la
cantate BWV 60… L’ostinato, en deux sections de quatre
mesures, est labouré de silences, comme hagards. Suivant un
profil descendant sur un large ambitus, il est constitué
d’intervalles chromatiques et de quintes diminuées,
figuralisme du doute et du désespoir…»
DÜRR :
«…sur les paroles « O glaive qui
transperce mon âme…» à trois reprises
une manière de fanfare et un trémolo des cordes,
traduisent la crainte de l’homme qui se croit abandonné
de Dieu…»
GARDINER :
«…Le premier mouvement est un air exalté en si
mineur…à un moment donné, il offre une évocation
quasi-picturale de comment vibre l’oreille : « Ô
parole qui à mes oreilles retentit »
HIRSCH :
Le texte pourrait renvoyer au psaume 40 |PBJ. 871] : « Toi,
toi, le terrible ! Qui tiendra devant ta face, sous le coup de
ta fureur ? Des cieux tu fais entendre ta sentence, la terre a
peur et se tait…»
HOFMANN :
« L’aria d’ouverture… est une
lamentation désespérée sur la perte, remplie de
retards plaintivement soupirants au premier violon puis dans la ligne
vocale qui renferme aussi d’expressives sixtes ascendantes et
est perforée de silences lourds d’émotion. Tout
cela prend place sur le fil insistant d’un basso ostinato
fortement chromatique…»
KUIJKEN
: «…On commence « ex abrupto »
avec la plainte « Mon cher Jésus est perdu ».
Logiquement, ce texte n’est pas chanté par l’ensemble
vocal à quatre voix mais par un soliste (aria pour ténor
et cordes) comme un lamento passionné personnel. La
composition de Bach nous évoque une passacaille, la figure de
basse à répétition est fortement chromatique,
ses nombreuses pauses lui confèrent un caractère
« hésitant » (on pourrait déjà
y voir la recherche vaine). Le premier violon introduit le motif
principal fortement pointé et chargé d’appoggiatures
plaintives ; le ténor le répète ensuite,
interrompu par d’inquiètes figures isolées des
1er violons. A O Schwert, das durch die Seele
dringt, Bach dépeint le mouvement de frappe et de coupe
aux violons et à l’alto : Donnerwort est illustré
par la répétition du ton…»
NEUMANN :
« Donnerwort :
allusion au Cantique de Johann Rist et à l’évangile
de Luc 2, 35 [un glaive te transpercera l’âme - PBJ.
1537].
REVOIR
NYS, Carl de [Cantates
à Saint-Thomas,
page 107] : « la musique n’a rien de piétiste
chez Bach [renvoi à la cantate BWV 32/1] ; elle serait
plutôt un pressentiment du romantisme. L’atmosphère
assez particulière de cette cantate s’explique par le
sujet qu’elle traite : Jésus perdu et retrouver au
temple : elle n’est pas entièrement nouvelle, car
on la trouve dans l’aria de ténor de la cantate BWV
154/1 Mein liebster
Jesu ist verloren…
MACIA
[Tout Bach,
pages 219/220] : «…un lamento
pour ténor et cordes en si mineur où le soliste épanche
sa détresse face à lz disparition de Jésus –
ce qu’illustrent les soupirs et les retards aux cordes, le
chromatisme de la basse obstinée qui se répète
sept fois ou encore le grondement des cordes sur le mot
« Donnerwort ».
MARCHAND
[page 327] : « Mouvement d’ouverture dont les
proportions correspondent exactement au nombre d’or…
division du nombre de mesures par 1, 618 »
PIRRO
[L’Esthétique
de Jean-Sébastien Bach
– Formation des
motifs, page 55] :
« Même quand le texte ne lui permet [à Bach]
que de les dire en passant, sans insister… il déplore
les angoisses de l’âme incertaine par une musique
tourmentée, aux intonations difficiles… Ainsi dans les
cantates [BWV 108/2, BWV 154/1 et BWV 109/3 [BG. XXIII, page 61], il
associe des quintes diminuées descendantes dans la mélodie,
aux paroles qui se rapportent à l’état de doute
[ici le mot « zweiflung »].
[Le
commentaire de l’accompagnement instrumental,
page 189] : « Pour reproduire la terrible résonance
des paroles qui bouleversent l’âme, comme d’un coup
de tonnerre, Bach fait mugir la basse dans l’air de ténor ».
Renvoi à BG. XXXII, page 63.
ROBERT :
« Après l’imitation des gémissements
et le soulignement de l’idée de faute, nous trouvons une
troisième idée que Bach tente de traduire au moyen du
thème chromatique…il est placé à la basse
qui marche par doubles croches et monte ou descend d’un
demi-ton à chaque groupe de doubles croche. Bach use de ce
procédé lorsqu’il veut donner une solennité
particulière aux paroles ou en marquer la signification…le
continuo monte par demi-tons…il n’y a donc pas lieu de
s’étonner de retrouver ce procédé dans le
premier air de la cantate BWV 154 sur « Donnerwort »
ROMIJN :
«…l’aria de ténor tient lieu d’ouverture
est chargé de lourdes lamentations et chromatisme sur un
rythme de chaconne » .
SPITTA
[Johann Sebastian Bach,
tome 2, pages 401 à 403] : « les lignes suivantes ;
« O Schwert,
das durch die Seele dringt »
sont à l’évidence suggérées par le
cantique de Joh. Rist : « O
Ewigkeit du Donnerwort ».
Bach composa deux cantates avec ce choral…» [BWV
20 et 60].
WHITTAKER :
« Le superbe air de ténor qui ouvre la cantate BWV
154 ressemble, par son caractère, au n° 19 de la Passion
selon saint Jean [Ach,
mein Sinn…]…quand
le chanteur répète les mots Mein
liebster Jesus ist verloren…,
le violon I pousse à quatre reprises un bref cri de
lamentation… su « Donnerwort », les
cordes s’agitent en doubles croches répétées,
un motif toujours retrouvé sur ce mot dans d’autres
cantates…» [voir les deux cantates BWV 20/1 et BWV
60/1].
2]
REZITATIV TENOR. BWV 154/2
WO
TREFF ICH MEINEN JESUM
AN, / WER
ZEIGET MIR DIE BAHN,
/ WO
MEINER SEELE
BRÜNSTIGES VERLANGEN,
/ MEIN
HEILAND,
HINGEGANGEN ? / KEIN
UNGLÜCK
KANN MICH SO EMPFINDLICH RÜRHEN, / ALS
WENN ICH JESUM
SOLL VERLIEREN.
Où
trouverai-je mon Jésus, / qui me montrera la voie / sur
laquelle est parti mon Sauveur, / désir fervent de mon âme ?
/ Nul malheur ne saurait me toucher plus vivement / que celui de
devoir perdre Jésus.
Fa
dièse (fis)→ La majeur (A dur), 8 mesures, C.
BGA.
Jg. XXXII. Pages 64 | RECITATIV. | Tenore. | Continuo.
NEUMANN.
Forme de trio: Cordes, Tenor, B.c. Da capo et manière de
« lamento ».
CANTAGREL
[Les cantates de J.-S. Bach.
pages 305 à 310] : «…même registre
affectif [que l’air précédant] sui finit par
s’apaiser dans la résignation avant que le choral
n’apporte sa lumière… Saut d’intervalle
outrepassant l’octave pour le mot « brünstig
– ardent ».
KUIJKEN
: «…Le ténor chante ce passage presque comme une
prolongation de son air [1] ».
PIRRO
[L’Esthétique
de Jean-Sébastien Bach
– Formation des
motifs, page 55] :
« Même quand le texte ne lui permet [à Bach]
que de les dire en passant, sans insister… il déplore
les angoisses de l’âme incertaine par une musique
tourmentée, aux intonations difficiles… Ainsi dans les
cantates [BWV 108/2, BWV 154/1 et BWV 109/3 [BG. XXXII, page 61], il
associe des quintes diminuées descendantes dans la mélodie,
aux paroles qui se rapportent à l’état de
doute ».
[pages
59/60] : « Le motif paraît lorsque Bach veut appuyer
sur un mot qui contient quelque chose d’excessif. Ainsi, quand
il parle d’un désir ardent [+ Exemple musical sur les
mots « meiner
Seelen brünstiges Verlangen »,
BG. XXXII, page 64] Renvoi à la cantate BWB 181/2.
3]
CHORAL. BWV 154/3
JESU,
MEIN HORT
UND ERRETTER,
/ JESU,
MEINE ZUVERSICHT,
/ JESU,
STARKER SCHLANGENTRETER,
/ JESU,
MEINES LEBENS
LICHT !
// WIE
VERLANGET MEINEM HERZEN,
[R. Wustmann ; „mich im“]
/ JESULEIN,
[R. Wustmann ; „Jesu
mein“]
NACH DIR MIT SCHMERZEN !
// KOMM,
ACH KOMM, ICH WARTE DEIN, / KOMM,
O LIEBSTES JESULEIN !
[R. Wustmann ; „liebster Jesu
mein“].
Jésus,
mon rempart et mon sauveur, / Jésus, mon espoir, / puissant
Jésus [toi] qui foules les serpents à tes pieds, /
Jésus, lumière de ma vie ! / Avec quelles douleurs
[variante Hänssler : « Mon cœur te désire,
/ Petit Jésus, ressentant tant de douleurs !] / mon cœur
aspire à Toi, petit Jésus ! / Viens, ah viens, je
t’attends, / viens, ô bien-aimé petit Jésus !
Texte
de Martin Jahn, 1661, tiré du cantique Jesu, meiner Seelen
Wonne. La mélodie Werde munter, mein Gemüte –
sois enjoué, mon cœur (Abenlied de Johann Schop
l’Ancien, publié à Lunebourg en 1642), se
retrouve dans les cantates BWV 55/5, BWV 146/8 (sans le texte) et BWV
147/6 de type II). Renvoi aux chorals à quatre voix BWV 359 et
360.
Deuxième
strophe du cantique de Martin Jahn : Jesu, meiner Seelen
Wonne (1661) sur la mélodie Werde munter, mein Gemüte.
La
majeur (A dur), 16 mesures, C.
BGA.
Jg. XXXII. Page 65 | CHORAL. | Soprano. / Oboe I . II., Violino
I. col Soprano. | Alto. / Violino II. coll’ Alto. | Tenore. /
Viola col Tenore. | Basso. | Continuo.
NEUMANN.
Forme de trio: Simple choral (+ Oboe I, II, cordes et B.c. Cordes,
Tenor, B.c. Da-capo et sorte de « lamento »
BOYER
[Les cantates sacrées de
Jean-Sébastien Bach, page 277] : «
Choral harmonisé sur mélodie de choral (MDC) 109, de
type 1. Instruments colla parte ».
KUIJKEN:
«…Transition directe à l’aria [4] ».
WHITTAKER :
« Jesulein », un diminutif en terme
d’affection ».
[Renvoi
possible rencontré dans la cantate BWV 41/5 avec les litanies
de Martin Luther :, Den Satan unter unsere
Füsse treten – fouler Satan sous nos pieds].
4]
ARIE ALT. BWV 154/4
JESUS,
LAß DICH FINDEN, / LAß
DOCH MEINE SÜNDEN
/ KEINE
DICKE WOLKEN
SEIN, / WO
DU DICH ZUM SCHRECKEN
/ WILLST
[W. Neumann : „vor mir“] FÜR MICH VERSTECKEN,
/ STELLE
DICH BALD WIEDER EIN !
Jésus,
laisse-toi trouver, / ne laisse pas mes péchés /
s’épaissir jusqu’à obscurcir ma vie ;
/ Où que tu puisse te cacher, / pour me faire peur, / ne tarde
pas à réapparaître !
La
majeur (A dur), 43 mesures, 12/8.
BGA.
Jg. XXXII. Pages 66 à 72 | ARIE. | Oboe d’amore I. |
Oboe d’amore II. | Alto. | Violino I. II., e Viola. | Cembalo.
NEUMANN.
Forme de trio: Cordes, Tenor, B.c. Da capo et sorte de « lamento ».
BOMBA
: «…Bach dessine des hauteurs éthérées
et renonce aux fondements terrestres en faisant jouer la basse des
violons et des violes à l’unisson à l’octave
inférieure (demi-basse). Les voix chantées et les
hautbois d’amour planent par dessus dans une atmosphère
pastorale et sereine…»
CANTAGREL
[Les cantates de J.-S. Bach.
pages 305 à 310] : «…une sicilienne douce
et triste, de caractère pastoral… la longue ritournelle
d’introduction est confiée aux deux hautbois d’amour,
progressant en tierces parallèles ou dialoguant en imitations,
sans soutien du continuo. La basse de l’harmonie est en effet
assurée par les violons et les altos à l’unisson,
renforcée à l’octave grave par le clavecin, ici
expressément désigné [dans la partition]. Les
répétitions lancinantes du premier vers, dans le
balancement régulier des cordes et la ligne languide de la
voix… traduisent une sorte de lassitude dans cette recherche…»
GARDINER :
«…air touchant et mélodieux…Le registre
aigu du continuo d’accompagnement, connu sous l’appellation
« bassettchen » confié aux violons à
l’unisson avec l’alto et le clavecin du continuo,
représente symboliquement Jesu perdu ou caché au
pénitent, dont il est séparé par « les
épais nuages » de ses péchés
représentés par les roulades qu s’échangent
les deux hautbois d’amour (qui peut-être représentent
également la recherche angoissé de Jésus par ses
parents ».
HOFMANN :
« Une aria chaude et chantante avec beaucoup de charme et
de sincérité…Les forces originales
instrumentales utilisées pour le basso continuo sont également
importantes. Bach l’a donné aux violons et alto et
ajouta plus tard une partie pour clavecin (il n’est pas sûr
que ceci fût fait en 1724 ou pour une exécution
ultérieure, mais violoncelles, violone, bassons et orgue se
taisent…»
KUIJKEN
: «…Presque Une berceuse. Le beau texte est chanté
par l’altus accompagné de deux hautbois d’amour
et (au lieu de la basse continue) d’un « Bassetto »
à l’octave supérieure des violons et de l’alto
à l’unisson. Le tout respire une atmosphère de
Noël. Seulement sur les mots Schrecken et verstecken
survient brièvement une abrupte dissonance » ?
MACIA
[Tout Bach, pages 219/220] : «…superbe aria
en la majeur adoptant l’esprit du Lied allemand, avec deux
hautbois d’amour et les cordes à l’unisson qui
remplacent de fait la basse continue. Une lumière de Noël
baigne ce mouvement , auquel Bach ajoutera néanmoins, pour une
reprise ultérieure, une partie de clavecin ».
MARCHAND
[page 197] : «…Selon Schweitzer, lorsqu’il
s’agit d’exprimer un chant d’allégresse,
souvent pour souligner la joie des fidèles après la
Résurrection, le flot des doubles croches se cristallise en
une structure rythmique dansante… l’air n° 4,
célébrant la dissolution du péché par la
Résurrection, est soutenu par un motif de joie, joué en
grand unisson aux cordes [+ Exemple musical pris aux mesures 7 à
10 (violons I, II et Viola]…»
[page
332] : « Mouvement d’ouverture dont les
proportions correspondent exactement au nombre d’or…
division du nombre de mesures par 1, 618 »
PIRRO
[L’Esthétique de Jean-Sébastien Bach –
L’orchestration, page 225] : « Les
premiers et les seconds violons joints à l’alto, et
soutenus à l’octave inférieure par le clavecin,
jouent la partie de basse de l’air d’alto…
L’auteur inconnu des paroles y demande à Jésus de
se laisser trouver…les motifs des instruments à cordes
se déroulent en larges volutes, et le chant en est quelquefois
environné, mais ce brouillard bien que continu, reste léger ».
BG. XXXII, page 66.
[L’orchestration,
page 243] : « Rappelons que le cembalo est désigné
formellement dans l’air d’alto ». BG. XXXII,
page 66.
ROMIJN :
«…doux mouvement de balancier. L’absence de partie
de basse rajoute à la magie du moment…»
SCHWEITZER
[ J.- S. Bach | Le musicien-poète.
page 234] : « Les nuages épais de nos péchés
dont il est question dans l’air n° 4, sont figurés
par le motif que voici : [+ Exemple musical aux violons I,
violon II et Viola]... Cet effet de monotonie angoissante, nous
l’avons déjà rencontré dans le duo de la
Passion selon saint Matthieu qui dépeint la venue de
l’orage après l’arrestation du Seigneur [Fin de la
première partie, le duo n° 33 pour soprano et alto]. »
[J.
S. Bach, page 77] : « les sombres nuages de nos
péchés[+ Exemple musical aux violons I, violon II et
Viola]...
WESTRUP
(56) : «…le clavecin peut avoir été
nécessaire pour l’exécution de cantates d’église
comme cela parait le cas dans la partie figurée de clavier de
BWV 154 [4] qui aurait pu être utilisée…»
5]
ARIOSO BAß. BWV 154/5
WISSET
IHR NICHT, DAß ICH SEIN MUß IN DEM, DAS MEINES VATER
IST ?
Ne
saviez-vous pas que je me dois aux affaires de mon Père ?
Luc
2, 49 [PBJ. 1538] : « Et
pourquoi me cherchiez-vous ? Ne saviez-vous pas que je me dois
aux affaires de mon Père ? Mais eux ne comprirent pas la
parole qu’il venait de leur dire ».
Fa
dièse (fis), 22 mesures, C.
BGA.
Jg. XXXII. Page 73 | ARIOSO. | Basso. | Continuo.
NEUMANN.
Forme de trio: Cordes, Tenor, B.c. Partie de continuo en imitations.
BASSO
[Jean-Sébastien
Bach, volume 2, pages
318/319] : «…L’arioso n° 5 est, sans conteste
[?] une œuvre nouvelle, constituant une sorte de pendant de
l’arioso de BWV 153/3 [6 janvier 1724]. Ici aussi, c’est
à la voix de basse qu’est confié le soin
d’entonner un texte biblique (Luc 2, 49)… ce texte est
réitéré avec insistance, comme si la question
(« Ne saviez-vous pas que je me dois aux affaires de mon
Père ?) était conçue comme devant
s’associer à une attitude de reproche jointe à un
état de tension et d’agitation fébrile…»
BOYER
[Les cantates sacrées de
Jean-Sébastien Bach, page 277] : «…le
grand arioso dévolu à la parole christique est de toute
beauté…»
BOYER
[Les mélodies de chorals dans les cantates de J.-S. Bach.]
: «…l’arioso fait intervenir l’enfant
Jésus lui-même (malencontreusement, il faut le dire par
le truchement d’une voix de basse » [Ce propos peut
être discutable…]
CANTAGREL
[Les cantates de J.-S. Bach.
pages 305 à 310] : «…Seul l’arioso
de basse serait [dans cette cantate remontant peut-être à
l’époque de Weimar) une composition nouvelle [de
Leipzig]. La basse « vox Christi ».
DÜRR :
«…un arioso destiné à la basse (der vox
Christi)….déclamation avec imitation de la voix chantée
par le continuo ».
GARDINER :
«…Ici le continuo reste en imitation avec la voix…tandis
que les répétitions de la question se prolongeant sur
vingt-deux mesures renforcent le climat de reproche et de tension. Ce
numéro fut ajouté pour la première exécution
de cette cantate à Leipzig, en 1724, alors que les trois
autres mouvements (n° , 4 et 7) semblent avoir pour origine une
œuvre plus ancienne remontant à ses années de
Weimar ».
HIRSCH :
le mouvement compte 22 mesures…le thème vocale a 22
notes… renvoi possible à la vie du Christ et au psaume
22 le psaume dit du « Christ en croix ».
HOFMANN :
«…partie principale de la cantate…mouvement
strictement imitatif, souvent canonique…»
KUIJKEN
: «…Inattendue et directe vient dans l’arioso la
réponse dégrisante de Jésus à cette
prière car le poète cite littéralement
l’Évangile de saint Luc 2, 49. Ce morceau est un duo
purement monothématique dans lequel la basse continue et le
chanteur sont étroitement liés dans un style
d’imitation. Une annonce du message du texte ? A cette
réponse de Jésus, le croyant saute de joie [6] ».
LEMAÎTRE :
«…le point central de l’œuvre, celui autour
duquel tournent les autres numéros ».
MACIA
[Tout Bach, pages 219/220] : «…L’arioso
de basse est le cœur de l’ouvrage [citation de
l’Évangile]… La voix et le continuo sont liés
dans un style d’imitation, métaphore probable du sens
des paroles de Jésus ».
6]
REZITATIV TENOR. BWV 154/6
DIES
IST DIE STIMME
MEINES FREUNDES,
/ GOTT LOB
UND DANK !
/ MEIN
JESU, MEIN
GRETREUER HORT.
/ LÄßT
DURCH SEIN WORT
/ SICH
WIEDER TRÖSTLICH HÖREN ; / ICH
WAR VOR SCHMERZEN
KRANK, / DER
JAMMER
WOLLTE MIR DAS MARK
/ IN
BEINEN
FAST VERZEHREN ; / NUN
ABER WIRD MEIN GLAUBE
WIEDER STARK, / NUN
BIN ICH HÖCHST ERFREUT ; |
DENN ICH
ERBLICKE MEINER SEELE
WONNE, /
DEN
HEILAND,
MEINE SONNE,
/ DER NACH
BETRÜBTER TRAUERNACHT
/ DURCH
SEINEN GLANZ
MEIN HERZE
FRÖLICH MACHT. / AUF,
SEELE,
MACHE DICH BEREIT ! / DU
MUßT ZU IHM / I N
SEINES VATERS
HAUS, HIN
IN DEN TEMPEL
ZIEHN ; / DA
LÄßT ER SICH IN SEINEM WORT
ERBLICKEN, / DA
WILL ER DICH IM SAKRAMENT
ERQUICKEN ; | DOCH,
WILLST DU WÜRDIGLICH SEIN FLEICH
UND BLUT
GENIEßEN, / SO
MUßT DU JESUM
AUCH IN BUß
UND GLAUBEN
KÜSSEN.
C’est
la voix de mon ami, / louanges et grâces soient rendues à
Dieu ! / Mon Jésus, mon fidèle gardien / fait de
nouveau entendre / sa parole consolatrice ; / J’étais
malade de douleur, / la désolation me rongeait / presque la
moelle des os ; / Mais à présent ma foi est
raffermie, / à présent je suis au comble de la joie, /
car j’aperçois les délices de mon âme, / le
Sauveur, mon soleil, / qui après une accablante nuit de
tristesse, / réjouit mon cœur de son éclat. /
Allons, mon âme, prépare-toi ! / Il te faut / aller
trouver dans la demeure de son Père, dans le Temple ; /
Là se fait voir à travers sa parole, / là il te
réconfortera dans le sacrement ; / Mais si tu veux
consommer dans un noble recueillement sa chair et son sang, / il te
faut embrasser Jésus dans la contrition et la foi.
BRAATZ
[BCW. Provenance], Alfred Dürr et Werner Neumann : Ici est
proposé un renvoi au Cantiques des Cantiques (Salomon), 2, 8
[PBJ.994] : « J’entends la voix de mon
Bien-aimé ». Dans la cantate : « C’est
la voix de mon ami ».
Ré
majeur (D dur) → fa dièse (fis), 25 mesures, C.
BGA.
Jg. XXXII. Page 74 | RECITATIV. | Tenore. | Continuo.
NEUMANN.
Récitatif « secco ».
PIRRO
[L’esthétique
de Jean-Sébastien Bach
– Formation des
motifs, pages 47/48] :
« des progressions mélodiques uniformes, faciles
et certaines…des thèmes analogues quand il [Bach] veut
exprimer des sentiments enthousiastes, de grands élans de
l’âme, des expansions irrésistibles de joie, de
reconnaissances, de louanges…Ces amples figures mélodiques,
formées de quintes, de sixtes ou d’octaves paraissent
d’ailleurs bien souvent dans la musique de Bach, et l’usage
en est significatif.. Ces motifs font passer un souffle d’allégresse
dans les airs heureux où il célèbre la
délivrance d’un chœur oppressé, ou
l’affranchissement d’une âme contraintes … »
[+ Exemple musical sur « Nun
bin ich… »,
BG. XXXII, page 76. Renvoi aux cantates BWV 180/2 BG. XXXV, page 306
et BWV 32, BG. VII, page 70.
7]
ARIE (DUETT), ALT, TENOR. BWV 154/7
WOHL
MIR, JESUS
IST GEFUNDEN, / NUN
BIN ICH NICHT MEHR BETRÜBT. / DER,
DEN MEINE SEELE
LIEBT, / ZEIGT
SICH MIR ZUR FROHEN STUNDEN.
/ |mesure à 6/8] : ICH
WILL DICH, MEIN JESU,
NUN NIMMERMEHR LASSEN, / ICH
WILL DICH IM GLAUBEN
BESTÄNDIG UMFASSEN.
C’est
un bonheur pour moi, Jésus est trouvé, / maintenant je
ne suis plus affligé. / Lui, qui aime mon âme, / se
montre à moi aux heures de joie. / Mon Jésus, je ne
veux plus jamais t’abandonner, / je veux constamment
t’étreindre, de toute la force de la foi.
Ré
majeur (D dur), 96 mesures, C.
BGA.
Jg. XXXII. Pages 75 à 82 | ARIE. (Duett). | Violino I. / Oboe
d’amore I. | Violino II. / Oboe d’amore II. | Viola. |
Alto. | Tenore. | Continuo
NEUMANN
Structure A, B, c, C (à 3/8). Avec ritournelles et passage en
canon ». Parties de cordes (+ Oboe d’amore I, II),
B.c., Tenor. [Mesure à 6/8, en ut majeur, sur les paroles
« Ich will dich, mein Jesu…standig umfassen ».
En conclusion, reprise à C du prélude instrumental].
BOYER
[Les cantates sacrées de
Jean-Sébastien Bach, page 277] : «
Duo de forme AB avec ritournelle, style en canon à 4/4…»
CANTAGREL
[Les cantates de J.-S. Bach.
pages 305 à 310] : «…Air de joie,
brillant, avec sauts d’octaves, ses grands intervalles
bondissant à la basse, signes récurrents de la
délivrance.. des figures caractéristiques de la joie.
Les deux hautbois d’amour, comme ensuite les deux voix,
progressent en tierces et sixtes parallèles, signe de l’union
retrouvée avec le Christ, ou en imitations canoniques, à
l’imitation de Jésus-Christ. Un bref épisode
central est animé d’une métrique ternaire, à
3/8, dont la rythmique bien affirmée, presque martelée,
se fait le signe de la forte décision…»
DÜRR :
« type de duo « à la française ».
GARDINER :
«…la joie d’avoir trouvé Jésus
emplit le duo en ré majeur… proche de la danse…lequel
s’engage tel un canon tout d’agilité à 3/8
avec une claire réminiscence thématique de la figure de
type roulade employée précédemment dans le n°
4, avant une reprise du ritornello d’introduction ».
KUIJKEN
: «…Maintenant que Jésus est retrouvé et
que son message est perçu, le chrétien peut respirer à
nouveau et désormais, par la force de sa foi, il veut « ne
plus jamais laisser échapper et tenir solidement Jésus.
Il faut peut-être comprendre à partir du récitatif
[6] le fait que Bach ait conçu ce texte comme un duo :
nous y avons vu (dans le langage imagé baroque) comment le
croyant parle à son âme comme à une deuxième
personne. Ce duo n’est-il pas la continuation du « dialogue
intérieur » dans lequel tous deux se sont mis
d’accord et chantent leur décision d’une même
voix ? Ce duo sonne pour nous comme une Gavotte, gai mais
maîtrisée. Dans les quatre premiers vers, Bach a
converti pratiquement « en binaire » le pied
trochaïque (long-bref): Whol mir, Jesus ist gefunden. Au
moment où le poète passe dans les deux derniers vers du
trochée au dactyle (long/ bref / bref) Ich will dich, mein
Jesu, nun nimmermehr lassen, Bach passe à une mesure à
3/8 pleine d’élan (passepied ?). La ritournelle de
début des instruments (cordes et 2 hautbois d’amour)
conclut enfin l’air dans le tempo de Gavotte initial ».
MACIA
[Tout Bach, pages 219/220] : «…La joie
nourrit le duetto alto-ténor avec cordes doublées par
les hautbois d’amour, en ré majeur et sur un rythme de
gavotte. Bach l’a peut-être conçu comme un
dialogue entre le croyant et son âme… La seconde partie
de l’air, à partir de « Ich will dich mein
Jesu nun nimmermehr lassen » traitée en
imitation sur la seule basse continue, est d’une émotion
intense ».
PIRRO
[L'esthétique de Jean-Sébastien Bach –
Formation des motifs, page 43] : «…quand Bach
veut exprimer des sentiments de décision, de volonté
inébranlable, il représente cette fermeté au
moyen d’un thème rigide et martelé »
[+ Exemple musical sur les paroles « Ich will dich,
mein Jesu ». BG. XXII, page 80]. Renvoi à la
cantate BWV 146/ 7 .
[pages
48 ] : « Ces amples figures mélodiques,
formées de quinte, de sixtes ou d’octaves paraissent
d’ailleurs bien souvent dans la musique de Bach, et l’usage
en est significatif. Ces motifs font passer un souffle d’allégresse
dans les airs heureux où il célèbre la
délivrance d’un cœur oppressé, ou
l’affranchissement d’une âme contrainte. Ils
apportent à la fois des idées de force joyeuse et de
force élégante … » [+ Exemple musical
sur les mots « Nun bin ich nicht mehr betrübt -
maintenant je ne suis plus affligé ». BG. XXII,
page 76]. Renvoi aux cantates BWV 32/5 et BWV 180/2.
[Les
mélodies simultanées, page 132] : «…idées
de bénédiction ou de béatitude…tierces et
sixtes mêlées indifféremment…»
[Le
commentaire de l’accompagnement instrumental, pages
160/161] : « Les élans d’octave de la
basse continue… ajoutent souvent , aux description de la joie
exaltante, une sorte de rude gaieté brusque, un peu lourde..
il y a des soubresauts, une surabondance de vigueur, un excès
d’expansion, quelque chose de populaire, qu’on subit et
qui entraîne ». [+ Exemple musical sur les mots
« Wohl mir, Jesus ist gefunden - C’est
un bonheur pour moi, Jésus est trouvé…BG.
XXXII, page 75]. Renvoi à la cantate BWV 82/5… 129, 130
et 145.
ROMIJN :
«…Le duo présente un saisissant contraste avec
l’aria d’ouverture : l’éclatante
tonalité de ré majeur et le joyeux discours musical
illustrent radieusement les mots « Wohl mir, Jesu ist
gefunden - C’est un bonheur pour moi, Jésus est
trouvé ».
SCHWEITZER
[ J.- S. Bach | Le musicien-poète.
page 253/254] : « Les motifs de la joie… une
certaine animation joyeuse… motif de la basse joyeuse »
[+ Exemple musical].
8]
CHORAL. BWV 154/8
MEINEN
JESUM LAß
ICH NICHT, / GEH
IHM EWIG AN DER SEITEN ;
| CHRISTUS
LÄßT MICH FÜR UND FÜR / ZU
DEN [Neumann : livre de chant de l‘époque : „dem“]
LEBENSBÄCHLEIN
LEITEN. || SELIG,
WER MIT MIR SO SPRICHT ; / MEINEN
JESUM LAß
ICH NICHT.
Je
ne laisse pas mon Jésus s’écarter de moi, / Je
marcherai à jamais à ses côtés. /
Jésus-Christ me guide jour après jour / Vers la source
de vie. / Bienheureux celui qui dit avec moi : / Je n’abandonne
pas mon Jésus.
Sixième
strophe du cantique de C. Keymann « Meinem Jesum lass
ich nicht » (1658). La mélodie de Andreas
Hammerschmidt se retrouvent dans les cantates BWV 70, 70a ; 124,
157 et 163/5, et également dans le choral à quatre voix
BWV 380.
Ré
majeur (D dur), 13 mesures, C.
BGA.
Jg. XXXII. Page 82 | CHORAL. | Soprano. / Oboe I . II., Violino
I. col Soprano. | Alto. / Violino II. coll’ Alto. | Tenore. /
Viola col Tenore. | Basso. | Continuo.
NEUMANN.
Simple choral harmonisé (+ Oboe I, II ; cordes et B.c.).
BOYER
[Les cantates sacrées de
Jean-Sébastien Bach, page 377] : «
Choral harmonisé sur mélodie de choral (MDC) 072 , de
type 1. Instruments colla parte. Simple harmonisation de la
même strophe dans la cantate BWV 124/6 ».
GARDINER :
«…Sur une basse roulante, le choral final fait entendre
la sixième strophe de l’hymne de Christian Keymann (et
sur la même mélodie qui avait servi de base à la
cantate BWV 124) ».
KUIJKEN
: «...Choral de conclusion de Chr. Keymann (1658) ».
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Werde munter,
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[3]
Incipit de la mélodie « Werde
munter, mein Gemüte »
= M 162, page 284.
[8]
Incipit de la mélodie « Meinen
Jesum laß ich nicht
– Je n’abandonne
pas mon Jésus »
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Réédition
révisée et augmentée. L’Harmattan 2005
DISCOGRAPHIE BWV
154
BACH
CANTATAS WEBSITE :
Discographie
établie par Aryeh Oron. Elle est ici proposée sous une
forme sensiblement allégée avec, parfois, quelques
précisions relatives aux références et aux
dates. Les numéros 1] et suivants indiquent l’ordre
chronologique de parution des enregistrements.
Neuf
références (janvier 2002 – mai 2011) + Deux
mouvements individuels (janvier 2002 – août 2006).
Exemples
musicaux (Audio) : (avril 2003 – janvier 2005).
6]
GARDINER (volume 18). The Monteverdi Choir. The English Baroque
Soloists. Contre-ténor : Michael Chance. Ténor :
James Gilchrist.
Basse :
Peter Harvey. Bach Cantata Pilgrimage. Hauptkirche St. Jacobi.
Hamburg (D), le 9 janvier 2000. Durée 16’01
CD
SDG 174. 2010. Distribution en France en novembre 2010. Avec les
cantates BWV 124 et 32. Il s’agit de la dernière
livraison des
enregistrement
des cantates par J. E. Gardiner.
1]
GRISCHKAT. Schwäbischer Singkreis Stuttgart. Bach
Orchester Stuttgart. Alto : Elisabeth Wacker. Ténor : Karl
Markus.
Basse
: Michael Schopper. Martin-Luther-Kirche. Böblingen (D),
novembre 1972. Durée : 18’15
Disque
Corona (ex VEB RDA). Reprise disque Carus FSM 43104. Das
Kantatenwerk,
volume 4.
Reprise
MHS/ FSM / Candide (USA).
3]
HARNONCOURT (volume 37).Concentus Musicus Vienne. Tölzer
Knabenchor. Alto : Paul Esswood. Ténor : Kurt Equiluz.
Basse
: Thomas Hampson. 1985. Durée : 15’52
Disque
Teldec 6.35656-00-501-503 (SKW 37/1-2). Das
Kantatenwerk, volume
37. 1985
CD
Teldec 2292-42632-2.
Das Kantatenwerk, volume
37. 1985
CD
Teldec 4509-91762-2. Das
Kantatenwerk - Sacred Cantatas,
volume 8. Coffret de six CD avec les cantates BWV 138 à 162
Reprise
Bach 2000.
Teldec, volume 4. Coffret , 15 CD Teldec. Sept. 1999. Cantates BWV
150-159. BWV 161-188. BWV 192 et 194-199
Reprise
CD Warner Classics 8573 81163-5. Intégrale en CD séparés,
volume 47. 2007.
4]
KOOPMAN (volume 9). Amsterdam Barioque Orchestra & Choir. Alto :
Bernhard Landauer. Ténor : Christoph Prégardien.
Basse
: Klaus Mertens. Waalse Kerk. Amsterdam (NL). Octobre 1998. Durée
: 14’51
Coffret
de CD Erato 3984-27315-2. 2000. Reprise label Antoine Marchand.
Challenge Classics CC 72209. 2006
*8]
KUIJKEN (volume 4). La
Petite Bande . Sans le chœur. Soprano : Elisabeth
Hermans. Alto : Petra Noskaiova. Ténor : Jan Kobow.
Basse :
Jan van der Crabben. Église des Minimes, Bruxelles, janvier
2006. Durée : 15’13
CD
Accent ACC 25304. 2006-2007. Avec les cantates BWV 153, 16 et 65
6]
LEUSINK. Holland Boys Choir/ Netherlands Bach Collegium. Alto :
Sytse Burwalda. Ténor : Marcel Beckman. Basse : Bas
Ramselaar.
Église
Saint-Nicolas. Elburg (NL), Novembre et décembre 1999. Durée :
14’53
CD
Bach Edition. 2000. Brilliant Classics. Volume 12. Cantates Volume 6.
Reprise
Bach Edition .2006. CD Brilliant Classics III - 93102 28/74. Avec
les cantates BWV 128 et 62
Cette
réédition 2006 a fait l‘objet en 2010 d‘une
nouvelle édition „augmentée“ : 157 CD
comprenant, les partitions et 2 DVD proposant
les
Passions
de saint Jean et saint Matthieu.
9]
PONSEELE, Marcel. Il Gardellino. Soprano : Caroline Weynants. Alto :
Patrick Van Goethem. Ténor : Marcus Ullman.
Baryton
: Lieven Termon. Anvers (B), du14 au17 janvier 2008. Durée :
21’19
CD
Passacaille 956. 2010. Avec les cantates BWV 32 et 154 et une cantate
de Johann Christoph Bach.
2]
RILLING. Gächinger Kantorei Stuttgart. Bach-Collegium
Stuttgart. Alto : Ann Murray. Ténor : Aldo Baldin. Basse :
Walter Heldwein.
Gedächtniskirche
Stuttgart (D), septembre 1978. Durée : 15’49
Disque
(D). Die
Bach Kantate.
Hänssler Verlag. Classic.
Laudate 98701. Avec la cantate BWV 83
CD.
Die
Bach Kantate
(volume 21). Hänssler Classic. Laudate 91872. Avec les cantates
BWV 65, 123 et 124
CD.
Hänssler edition bachakademie
(volume
47). Hänssler-Verlag 92.047. 2000
7]
SUZUKI (volume 17). Bach Collegium Japan. Contre-ténor :
Robin Blaze. Ténor : Gerd Türk. Basse : Peter
Kooy. Kobe
Shoin Women‘s
University
Chapel. Japan. 10 et 11 et 13 au 15 mars 2001
CD
BIS 1221. 2002. Distribution en France en février mars 2002
MOUVEMENTS
INDIVIDUELS BWV 154
M-1.
Mvt. 4] : John Beckett. New Irish Chamber Orchestra. Mezzo
soprano Bernadette Greevy. Disque Claddagh Records Limited. 1976.
M-2.
Mvt. 3]
Nicol Matt. Nordic Chamber Choir. Soloists of the Freiburger
Barockorchester. Juin
1999
Bach
Edition 2000. CD Brilliant Classics: Bayer Record. Volume 17. Œuvres
vocales, volume II.
Reprise
Bach Edition 2006. CD Brilliant Classics. CHORALS V-93102 26/132.
Le
Nordic Chamber Choir est devenu le Chamber
Choir of Europe. CD 1576
C.
Role. Octobre 2011
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