AVERTISSEMENT
Cette
notice dédiée à une cantate de Bach tend à
rassembler des textes (essentiellement de langue française),
des notes, voire des critiques discographiques souvent introuvables
ou difficilement accessibles aujourd’hui (2010). Le but est de
donner à lire un ensemble cohérent d’informations
et de proposer aux amateurs et mélomanes francophones un
panorama élargi et espéré parfois inédit
de cette partie de l’œuvre vocale de Bach. Outre les
quelques interventions « CR » identifiées
par des parenthèses [...] le rédacteur précise
qu’il a toujours pris le soin jaloux de signaler sans ambiguïté
le nom des auteurs sélectionnés. A cet effet il a
indiqué clairement, entre guillemets «…»
toutes les citations fragmentaires tirées de leurs travaux.
Rendons à César...
ABRÉVIATIONS
(A)
= la majeur
(B)
= si bémol majeur
BB
/ SPK = Bach Bibliothek / Staatsbibliothek
Preussicher
Kulturbesitz
B.c.
= Basse continue ou continuo
BCW
= Bach Cantatas Website
BD
= Bach-Dokumente (4 volumes, 1975)
BG
= Bach-Gesellschaft = Société Bach (Leipzig,
1851-1899). J. S. Bach
Werke. Gesamtausgabe
(édition d’ensemble) der
Bachgesellschaft
BJ
= Bach-Jahrbuch
(C)
= ut majeur. (c) = ut mineur
D
= Deutschland
(D)
= Ré majeur – (d) = ré mineur
(E)
= (mi – (Es) = mi bémol majeur
EKG
= Evangelisches
Kirchen-Gesangbuch.
(F)
= fa
(G)
= Sol majeur. (g) = sol mineur
GB
= Angleterre / Grande Bretagne
(H)
= si
NBA
= Neue Bach Ausgabe (nouvelle publication de l’œuvre de
Bach à partir des années 1954-1955)
NBG
= Neue Bach Gesellschatf = Nouvelle société Bach
(fondée en 1900)
Ost
= Original Stimmen
P
= Partition = Partitur
PBJ
= Petite Bible de Jérusalem
PKB
= Preußicher Kulturbesitz, Staatsbibliothek, Berlin
St.
= Parties séparées = Stimmen
La
première lettre -en gras- d’un mot du texte de la
cantate indique la majuscule de la langue allemande. Dans le corps de
ce même texte allemand, le mot ou groupe de mots mis en
italiques
désignent un affect particulier ou un « accident
remarquable.
DATATION BWV 168
9e
dimanche après la Trinité. Leipzig 29 juillet 1725.
BASSO
[Jean-Sébastien
Bach.tome
1, page 407] : «
On suppose que les trois cantates BWV 72, 168 et 164 – dont on
ne connaît que la version mise au point pour Leipzig –
avaient en réalité déjà été
écrites pour Weimar (comme on pourrait d’ailleurs le
déduire du fait que les textes appartiennent à une
année de cantates de Salomo Franck déjà
largement utilisée par Bach à l’époque où
il était au service du duc Guillaume Ernest)…»
[volume
2, page 258] : Alberto Basso, pour une première
exécution, suggère la date du 9 août 1716 à
Weimar…
[tome
2, page 403] : « Cette supposition n’est
confirmée par aucune pièce d’archives dont nous
disposons, et Dürr préfère conclure,
simplement , que si ces deux œuvres [BWV 164 et 168] ne furent
pas écrites in toto à Leipzig, elles y furent à
coup sûr si bien remaniées que l’on peut à
juste titre parler de « nouveautés ».
BRAATZ
[BCW]. Il est possible qu’une nouvelle exécution fut
faite l’année suivante, le 18 août 1726 [9e
dimanche après la Trinité 1726] Autre exécution
1746…1749 ?
CANTAGREL
[Les cantates de J.-S.
Bach] : « Le
fait que la cantate soit composée sur un livret de Salomo
Franck… et dont Bach utilisa alors de nombreux textes…
laisse supposer qu’elle ait fait partie de la quarantaine ,
peut-être écrites par le Concermeister de la cour ducale
[Bach, à Weimar] de mars 1714 à décembre 1715.
On n’a retrouvé aucun document justifiant cette
hypothèse… il est permis de supposer avec beaucoup de
probabilités qu’elles soient (avec les cantates BWV 72
et 164) des remaniements ou des adaptations d’œuvres
écrites antérieurement ».
DÜRR.
Chronologie. 1725 : BWV 76 (10 juin)- *BWV 168 (29 juillet) –
BWV 137 (19 août) – BWV 164 (26 août).
GEIRINGER
: «…de
1716 datent les cantates BWV 155, 70a, 186a, 147a, et peut-être
les n° 168 et 164…»
HERZ
: 29 juillet 1725.
HIRSCH
: Classement CN 132 (Die chronologisch Nummer = numérotation
chronologique). Ferait partie de la troisième années
des cantates de Bach, période allant de juin 1725 à mai
1726.
NYS,
Carl de: «…On ne connaît pas la date exacte de la
composition et de la première interprétation de la
cantate BWV 168. Le texte a été publié dans le
recueil Evangelisches
Andachtsopffer
de Salomon Franck (1715) et il est plus que probable que Bach s’y
est intéressé dès cette époque, donc à
Weimar, mais la partition montre que celle-ci a été
écrite à Leipzig ».
SCHMIEDER :
datation 1723/1724. SCHWEITZER : Les cantates de 1724 à
1727.
WHITTAKER
[The cantatas of Johann
Sebastian Bach, volume
1, pages 217 à 221] : « La réutilisation
des cantates de Weimar… Il est difficile de comprendre
pourquoi Bach aurait repris la cantate « Thue
Rechnung ! Donnerwort »,
…ne serait-ce que pour la splendide aria de basse d’ouverture
…Bach en écrivit la première version, sans
doute, quand le poème [de Franck] fut publié en 1715.
Spitta, de toute façon est d’opinion que Bach revenait
de temps à autres à Franck et n’écrivit
pas cette cantate à Weimar…»
[Quelques
musicologues (mais non pas Spitta) ont donc avancé
l‘hypothèse (sans pour autant en produire la preuve)
qu‘une première version de cette cantate aurait pu voir
le jour à l‘époque de Weimar].
SOURCES BWV 168
PARTITION
AUTOGRAPHE = ORIGINALPARTITUR
BB
P 152 B. Mus
ms. Bach.
Deutsch Staatsbibliothek zu Berlin.(Anciennement Berlin-Est).
BASSO
[Jean-Sébastien
Bach, volume 1, page
39] : « L’autographe de cette cantate fit partie de
l’héritage de Carl Philipp Emanuel Bach dont le
catalogue fut publié à Hambourg en 1790, par Gottlieb
Friedrich Schniebes sous le titre « Verzeichniss
des musikalischen Nachlasses des verstorbenen Cappelmeisters Carl
Philipp Emanuel Bach ».
La section contenant les œuvres de Jean-Sébastien Bach
comprend 86 cantates sacrées et nombre d’autres pièces
vocales et instrumentales ».
BGA.
(Franz Wüllner - 1887). La partition originale, les parties
séparées originales plus une copie de la partition
[sont à la Bibliothèque Royale de Berlin. Titre pris à
la couverture, de la main de Carl Philipp Emmanuel Bach :
« Domin. 9
post Trinit. | Thue Rechnung ! Donnerwort | a | 4 Voci | 2 Hautb
d’Amore | 2 Violino | Viola | e | Continuo | di | J.S. Bach. »
Sur le premier feuillet : « J.J.
| Doica 9, post Trinitatis. A
la fin, la
mention habituelle : « Fine
| SDG ».
BRAATZ
[BCW / Provenance, 29 juillet 2002] : Une nouvelle fois l’auteur
a procédé à une excellente enquête sur les
sources de cette cantate :
« La
partition autographe est aujourd’hui à la « Deutsch
Staatsbibliothek zu Berlin“. Elle fit d‘abord partie de
l‘héritage de Carl Philipp Emmanuel Bach [voir Alberto
Basso], passa par suite à la Berliner Singakademie avant
d‘arriver en 1855 à la Bibliothèque Royale de
Berlin devenu la Staatsbibliothek zu Berlin sous référence
P 152 B BB/ SPK (Preussicher Kulturbesitz Berlin). La partition par
fait des dégâts occasionnés par une encre
[agressive] a subi deux restaurations en 1942 et 1966 ».
HERZ
: Filigrane « S.Coa »
(pour: Schönburg Coat of Arms = cote de mailles), cette dernière
référence se retrouvant en partie dans les cantates BWV
17, 49, 84 et 56. Autre filigrane : « GAW »
= Cor de postillon et demi-lune, les principaux filigranes
habituellement associés et repérés dans le
Jahrgang II de Leipzig.
Les
copistes repérés seraient : Johann Andreas Kuhnau, né
en 1703 – mort ? (neveux ou petit-fils du cantor Johann
Kuhnau), à Leipzig à partir du 7 février 1723 et
Christian Gottlob
Meissner (18 décembre 1707 – 16 novembre 1760) également
copiste de Bach. A Leipzig de 1723 à 1729 Devient en 1731 le
cantor de Gaithain où il meurt.
SCHMIEDER :
Six feuilles et douze pages de musique in 4°. Une annotation de
Zelter au verso de l’autographe [sans doute liée au
passage de la partition à la Singakademie].
SUZUKI :
« Le matériel principal de cette œuvre se compose
de la partition complète de la main de Bach… et des
parties originales, conservées dans les collections de trois
institutions, notamment à l’Université de
Princeton (USA). Il est intéressant de noter que ces parties
comprennent quatre parties de continuo différentes. L’une
des versions non transposées contient un chiffrage élaboré
qui indique qu’elle se destinait à une interprétation
par un instrument harmonique autre que l’orgue » [voir
ci-après le texte de Thomas Braatz / BCW].
PARTIES
SÉPARÉES = ORIGINALSTIMMEN
(St
457)
T, St Rudorff. Berlin. Deutsche Staatsbibliothek Anciennement
Amalienbibliothek; Tübingen Universitätvibliothek et
Berlin-Dahlem.
BGA.
Parties originales séparées à la Bibliothèque
Royale de Berlin. Brève annotation de la veuve de Bach [Anna
Magdalena].
BRAATZ
[BCW / Provenance, 29 juillet 2002] : La situation des parties
séparées est assez complexes : « Les
parties séparées ne sont pas toutes originales de Bach.
Il y en a treize : neuf plus un double du Violon II , un
fragment du même et la partie de soprano sont conservés
à la Bibliothèque de l’Université de
Princeton [New Jersey – USA]. La partie d’Alto est au
« Fitz William Museum » de Cambridge (GB). La
partie de ténor est à la Deutsch
Staatsbibliothek, Berlin. - La partie de basse, le double du Violon
I et la suite du fragment du Violon II semblent perdues ».
Thomas
Braatz développe longuement : « …Il
n’est pas certain que les parties originales aient été
en possession de Carl Philipp Emmanuel Bach [il semblerait, comme
dans la plupart des cas qu’elles furent conservées, un
temps, par Anna Magdalena Bach]. D’autant que ces parties sont
signalées dans le recueil des manuscrits possédés
au début du 19e
siècle par Rudorff [Adolph ; collectionneur] et semblent
avoir été acquises par le biais de Wilhelm Friedemann
Bach. Vers les années 1840, Rudorff s’en sépara
au bénéfice de Friedrich Wilhelm Jähns [Berlin
1809-1888]. A partir de cette époque la BG. ne savait pas ce
qu’elles étaient devenues. Plus tard, en 1851 Jähns
s’en sépara lors d’une vente aux enchères.
A
cette époque, la partie de soprano disparut totalement
jusqu’en 1977, quand elle fut acquise par Pierre Berès à
Paris [très riche libraire, collectionneur et expert parisien,
d’origine russe, né en 1913]. La note accompagnant cette
vente indiquait que cette partie de soprano avait été
déjà vendue en 1882 à un marchand de livres,
Lepke [sans précision …] et avait été
aussi en possession de Karl Eckert ( 1820-1879), compositeur et chef
d’orchestre, ami de C.F. Zelter à la Singakademie].
A
l’époque des publication des cantates par la BG. [1887]
la partie d’alto était en possession de M. Kunzel, à
Leipzig [sans précision]. En 1933, le Fitz William Museum
(Cambridge – GB) la recevait en don de la part de James Stewart
Handerson [banquier anglais 1897-1961].
La
partie de ténor était à Berlin depuis 1876 où
elle avait été offerte par le professeur Wagener, à
Marburg [?] Après la mort de F. W. Jähns, quelques
manuscrits qui étaient en sa possession revinrent à la
famille Rudorff. Il semble qu’à trois reprises, ces
manuscrits furent mis aux enchères entre 1893 et 1895. A la
mort d’Ernest Rudorff en 1916, la collection de ses manuscrits
de Bach fut confiée à la Bibliothèque musicale
Peters à Leipzig et depuis 1945, ces parties originales sont
en des mains privées (The Walter Hinrischen Collection -New
York).
Le
double de la partie de violon II apparut pour la première fois
en 1930 lors d’une vente aux enchères à la Leo
Lieppmansohn firm, Berlin [Célèbre société
spécialisée dans l’acquisition et la vente de
manuscrits et de livres]. Ce n’était à l’époque
qu’un fragment . En 1965, ce fragment réapparut lors
d’une vente chez Charles Hamilton [New York. Marchand
d’autographes] dans la collection privée de Fred
Baenwald [New York ?] qui en 1966 en fit don à la
Bibliothèque de l’Université de Princeton [New
Jersey – USA]
Six
copistes repérés dans ces parties séparées.
Les principaux sont J.A. Kuhnau, Ch. G. Meißner, Johann
Heinrich Bach auxquels s’ajoutent trois copistes inconnus.
Corrections, signes dynamiques, phrasés et ornementations
diverses de la main de Bach ».
SCHMIEDER :
partiellement autographe est la voix de ténor.
COPIES
XVIIIe
SIECLE = ABSCHRIFTEN
18.
Jh.
St
90 M.
Staatsbibliothek Berlin zu Berlin Preußicher Kulturbesitz.
Anciennement Marburg Staatsbibliothek (dépôt) puis
Berlin-Dahlem.
P
Ch.
Berlin-Charlottenburg, Hoschule für Musik.
HERZ
: Une copie dans une collection privée à New York. Une
autre à Cambridge.
SCHMIEDER :
Neuf parties, le titre paraît être de la main d’Anna
Magdalena Bach et le choral final globalement de Bach lui-même.
Elles ont transité par la Librairie Peters et ont figuré
aussi dans le recueil de Rudorff (manuscrits R. Nr. 5) Ernst Rudorff
(Berlin,18 janvier 1840 – † 31 décembre 1916.
Compositeur et , collectionneur).
ÉDITIONS
SOCIÉTÉ
BACH
= BACH-GESELLSCHAFT
(BG)
BG
Jg. XXXIII (33e
année). Pages
149 à 166. Préface de Franz Wüllner (1887).
Cantates
BWV 161 à 170.
[La
partition BGA est dans le coffret Teldec Das
Kantatenwerk, volume
39.
1987].
NOUVELLE
ÉDITION BACH
= NEUE
BACH AUSGABE
(NBA)
KANTATEN
SERIE I/ BAND 19. KANTATEN ZUM 9 UND 10 SONNTAG NACH TRINITATIS
Bärenreiter
Verlag BA 5060. 1985. Robert L Marshall.
BWV
168. Pages 89 à 108. Bl. 1r der autographen Partitur. Deutsch
Staatsbibliothek zu Berlin Mus
ms. Bach P 152.
Beginn des Satzes 1
Avec
les cantates BWV 105, 94, 46, 101 et 102.
Kritischer
Bericht (commentaires). BA
5060 41. Robert L Marshall. 1986.
AUTRES ÉDITIONS
BÄRENREITER
classics.| Bach | Bärenrteiter Urtext.
Sämtliche
Kantaten 7 | TP 1287. 2007.
Serie
I. Band 19. Kantaten zur 9 und 10 Sonntag nach Trinitatis.
Herausgegeben
: Robert L. Marshall. 1986.
Faksimile
: BWV 105, 94, 168, 46, 102.
BWV
168. Pages 87 à 108. Bärenreiter-Verlag. Kassel. 1985.
BCW.
Partition BGA. + Réduction chant et piano.
BREITKOPF
& HÄRTEL. Partition PB 3018. Partition du chœur
(Chorstimmen) = ChB 2203. Orchestre, voix, orgue et clavecin copiés
par G. Raphael.
2011 :
Partition (20 pages) = PB 4668 – Réduction chant et
piano (24 pages) = EB 7168 – Partition du chœur (2 pages)
= ChB 4668. Parties séparées (6), Orgue, Vl. I, Vl. II,
Vla., Violoncelle, Harmonie = OB 4668.
CARUS.
Partition = P 31.168/00.
KALMUS
STUDY SCORES. N° 849. Volume XLV. New York 1968. Avec les
cantates163, 164,
165, 166 et167.
PÉRICOPE BWV
168
Neuvième
dimanche après la Trinité.
Même
occurrence, les cantates BWV 94 (6 août 1724) et BWV 168 (19
juillet 1725).
Missel
romain : les lectures des 8 et 9e
dimanches après la Pentecôte et au 10e
pour le psaume 54.
Épître
: Corinthiens 10, 6 à 13 [PBJ. 1698] : Le point de vue de la
prudence et les leçons du passé d’Israël.
Évangile
: Luc 16, 1 à 9 [PBJ. 1566] : L’intendant infidèle.
[La
conclusion de cette parabole biblique, sous réserve d‘une
explication, demeure quand même ambiguë : „Et
le maître loua cet intendant malhonnête d‘avoir agi
de façon avisée. Car les enfants de ce monde-ci sont
plus avides avec leurs semblables que les enfants de lumière“].
EKG.
9. Sonntag nach
Trinitatis.
Épître
aux Éphésiens 5, 15 [PBJ. 1731]. La vie nouvelle dans
le Christ : « Ainsi
prenez bien garde à votre conduite ; qu’elle soit
celle non
d’insensés
mais de sages ».
Psaume
54 [PBJ. 850]. Appel au Dieu justicier.
Lied
384. Ich
weiss, mein Gott, daß all mein Tun
(Paul Gerhardt 1653).
Épître
1 Corinthiens 10, 1 à 13 [PBJ. 1698]. Le point de vue de la
prudence et les leçons du passé d’Israël :
«…Ne
devenez pas idolâtres comme
certains d’entre
eux… aucune tentation ne vous est survenue qui passât la
mesure humaine ».
Évangile.
Luc 16, 1 à 12 [PBJ. 1566]. L’intendant infidèle…
le bon emploi de l’argent. Renvoi à Matthieu 6, 24 [PBJ.
1462] : Dieu et l’argent.
Même
occurrence avec les cantates BWV 94 et BWV 105.
TEXTE BWV 168
Texte
de Salomon Franck (Weimar, 1659-1725), bibliothécaire de la
cour de Weimar. Evangelisches
Andachts Opffer…
(Offrande (Sacrifice) de ferveur évangélique) de 1715.
Première collaboration avec Bach.
NEUMANN
[Sämtliche von
Johann Sebastian Bach vertonte Texte,
pages 274 et 281. Facsimilé de la page de titre de l’édition
du recueil « Evangelisches
Andachts Opffer... Anordung in geistlichen Cantaten, welche auf die
ordentliche Sonn und Fest=Tage…[à
l’usage de la chapelle de la cour de Wilhelmsburg] A
(anno). 1715...von Salomon
Francken
». On y trouve le texte des cantates BWV 132, 152, 155, 72,
80a, 31, 165, 185, 168, 164, 161, 162 et 163.
Mouvements
1 et 5 : Salomo Franck.
Mouvement
6 : Cantique Herr
Jesu Christ, du höchstes Gut,1588,
en 8 strophes de 7 vers chacune, de Bartholomaüs Ringwaldt
(Francfort-sur-Oder 1530 † 1599).
BOMBA :
« Bien qu’un texte du poète de la cour de
Weimar, Salomon Franck, soit à la base de cette cantate, elle
ne fut créée qu’à Leipzig, à en
croire la partition autographe. Ce texte est fortement imagé
et traite la parabole de l’économe infidèle (Luc,
16, 1 à 9)…»
BRAATZ
[BCW / Commentaires, 2 août 2002] : Citant Spitta :
« Spitta est aussi du nombre des commentateurs qui ont
trouvé que le texte de l’aria de ténor était
« dur à digérer »
particulièrement les paroles « Kapital
und interessen ».
HOFMANN :
« La cantate se réfère étroitement à
l’évangile du jour…»
LYON :
« Cantique de l’Église chrétienne ou
de pénitence ou de confession
Herr
Jesu Christ, du höchstes Gut, en
huit strophes, incorporé à Francfort-sur-Oder, en
1588, dans un poème didactique d’avertissement à
l’immoralité de l’époque, avec la mention :
« Un
bon cantique, pour le pardon des péchés… »
NYS,
Carl de: «…Le texte en a été publié
dans le recueil Evangelisches
Andachtsopffer
de Salomon Franck (1715) et il est plus que probable que Bach s’y
est intéressé dès cette époque, donc à
Weimar, mais la partition montre que celle-ci a été
écrite à Leipzig. Le livret est un commentaire assez
précis de l’évangile de ce 9e
dimanche après la Trinité, avec la parabole de
l’intendant fidèle (Luc 16, 1 à 9) ».
MACIA
[Tout Bach] : « Si, en 1725, lors d’une
période difficile pour lui en raison de ses conflits avec ses
employeurs, Bach utilise le recueil de poèmes de Franck…
paru 10 ans plus tôt à Weimar, c’est sans doute
parce qu’il vient d’apprendre le décès [†
11 juillet 1725] de cet ami et collaborateur d’autrefois ».
[Ceci paraît une hypothèse plausible qui vaudrait
également pour la cantate BWV 164 créée le 26
août 1725 et peut être même étendue à
la cantate BWV 72 du 20 janvier 1726…]
SMITH
[BCW] : A propos de la métaphore de Salomo Franck sur
l’argent… : « La vieille édition
Breitkopf a remplacé ces paroles par le texte d’un
anonyme ».
SCHREIER,
Manfred : « Au cours des premières années
de son activité à Leipzig, Bach ne se trouva pas
d’auteur attitré ; il utilisait des textes très
différents et d’auteurs quasiment inconnus. Il lui
arriva même de reprendre des poèmes de Salomon Franck,
son collaborateur de Weimar, dont il parut se souvenir presque dix
ans plus tard (Peut-être seulement à cause de la
nouvelle de sa mort le 11 juin 1725) ».
SCHUMACHER :
«…La désinvolture avec laquelle Franck incorpore
au texte des termes commerciaux et juridiques est un exemple de la
difficulté que nous avons parfois aujourd’hui à
ressentir et accepter la poésie courante de cette époque…»
WOLFF :
«…Les poèmes de Salomo Franck servent de
fondement à plusieurs des cantates weimaroises de Bach. Or,
en 1715, le texte de Franck pour le 9e
dimanche après la Trinité tombe dans une période
d’interdiction musicale due au deuil officiel après le
décès du prince Johann Ernst, de sorte que Bach ne peut
mettre en musique ce texte à Weimar. D’ailleurs, la
partition de Leipzig ne montre aucun trace d’emploi de matériau
plus ancien…»
GÉNÉRALITÉS
BWV 168
BASSO
[Jean-Sébastien
Bach.tome
2, page 403] : «
Cantate jumelle avec la BWV 164, quant à la distribution des
numéros (six) : une succession régulière
aria-récitatif-aria-récitatif-duo-choral. Le chœur
limite donc sa présence au Lied conclusif… toutes deux
sont, dépourvues de versets bibliques (mais faisant appel à
quelques images tirées des Saintes Écritures) et
s’ouvrent sur des arias accompagnées de cordes…»
BOYER
[Les
mélodies de chorals dans les cantates de J.-S. Bach.
Page 194] : «…
La mélodie « Herr
Jesu-Christ, du höchstes Gut »
qui n’a pas été traitée par Bach à
l’orgue, a eu un sort particulièrement heureux dans le
cycle des cantates, cinq cantates se partagent dix élaborations
différentes : Les cantates BWV 48/7, BWV 113/8 (dont le
titre est celui du cantique) et BWV 168/6 de type I. La cantate BWV
113/1 (type II et BWV 113/4 de type III. La cantate BWV 131/2 et
131/4 de type IV ; la cantate BWV 48/3 de type V et enfin les
cantates BWV 113/2 et BWV 166/3 de type VI ».
LEMAÎTRE :
«…Par le biais des tonalités, de
l’instrumentation et de la forme, Bach différencie
nettement les trois arias…»
NYS,
Carl de : «…Il est possible qu’il s’agisse
d’une cantate destinée aux seuls solistes ; il est
parfaitement possible que ce soit le quatuor soliste qui ait entonné
le choral final avec l’assemblée qui chantait la mélodie
à l’unisson (et à l’octave). Alfred Dürr
pense que cela a pu être le cas le 29 juillet 1725 où
l’œuvre a probablement été donnée
[…] Les instruments participent de cette simplicité et
cette transparence d’écriture qui évoque la
musique de chambre : les deux hautbois d’amour se joignent
aux cordes dans les n° 2 et 3, ce dernier étant un trio
pour la voix de ténor et les hautbois. On peut se demander si
toute l’organisation musicale de cette cantate n’est pas
symbolique : les effectifs instrumentaux vont en diminuant
continuellement et les formes se rétrécissent : de
l’orchestre complet dans la première aria sous forme de
libre da capo on va jusqu’au duo accompagné par la seule
basse continue suivant le schéma le plus concentré qui
soit, l’ostinato comme si le rendement des comptes devenait de
plus en plus serré et finissait par un dépouillement
complet qu’accentue encore le choral à quatre voix sans
le moindre ornement ».
SCHREIER,
Manfred : «…La forme caractéristique de ces
cantates (BWV 164, 72 et 168) sur des textes de Franck, est la
suivante : air (ou phrase de choral sur un texte libre) -
récitatif - air - récitatif - air -choral. Ce plan est
à la base aussi bien des œuvres de Leipzig que celles de
Weimar [BWV 32, 152 et 31]. La manière de Franck qui se
signale par l’abondance des images atteint ici un point
extrême… On sent le soin qu’il apporte à
transposer le texte liturgique dans une langue capable d’atteindre
l’auditeur de l’époque baroque à
l’intérieur de son propre univers d’une façon
tout aussi provocante et directe… » - «…
Bach unifie la matière musicale à l’aide d’un
thème conducteur. Il embrasse l’ensemble de la cantate
BWV 168 sous l’idée de la « chaîne ».
Elle est le symbole de la servitude de l’homme… L’image
de la chaîne se développe en suivant les voies ouvertes
à l’invention musicale, dans les domaines thématique,
mélodique et formel. Toutes ces possibilités sont
exploitées dans les trois airs de la cantate ».
SPITTA
[Johann Sebastian
Bach, volume II, page
423] : Les
cantates de Leipzig 1724 - 1727.
« Neuvième dimanche après la Trinité.
« Thue
Rechnung ! Donnerwort ».
Le texte est tiré du recueil « Evangelischem
Andachtsopffer »
de Franck et de cela, nous pouvons supposer que c’est une
composition du début de la période de Leipzig.
Apparemment, Bach la composa la même année que la
cantate « Ihr,
die ihr euch von Christo tennet »
[BWV 164 de 1725] [renvoi à la page 361 du volume II et à
l’Appendix n° 26, page 640 (Les
cantates de Leipzig sur des textes de Franck].
La cantate ne comporte pas de chœur mais un choral final. Parmi
les arias, celui de ténor n’est pas satisfaisant à
cause de son texte vraiment surprenant : « Capital et
intérêt ». Au contraire, l’aria de
basse [1] et le duo pour soprano et alto sont des exemples
remarquables de force et de traitement caractéristique ».
DISTRIBUTION BWV 168
NEUMANN.
Solo : Sopran ? Alt, Tenor, Baß. – Chor (nur
Schlußchoral). Oboe d’amore I, II ; Streicher ;
B.c.
SCHMIEDER.Soli :
S, A, T, B. Chor : S, A, T, B. Instrumente : Oboe d’amore
I, II ; Viol. I, II ; Vla. ; Continuo.
APERÇU BWV 168
1]
ARIE BAß. BWV 168/1
TUE
RECHNUNG ! DONNERWORT,
/ DAS
DIE FELSEN
SELBST ZERSPALTET, / WORT,
WOVON MEIN BLUT
ERKALTET ! / TUE
RECHNUNG !
SEELE,
FORT !
/ | CH ! DU MUßT GOTT
WIEDERGEBEN / SEINE
GÜTER,
LEIB
UND LEBEN !
| TUE
RECHNUNG !
DONNERWORT !
Rends
tes comptes ! Parole foudroyante / qui fait éclater même
les rochers, / parole telle que mon sang se glace dans mes veines !
/ Rends tes comptes ! Allons, mon âme ! / Hélas,
il te faut rendre à Dieu / ses biens, ce corps et cette vie. /
Rends tes comptes ! Parole foudroyante !
Si
mineur (h), 50 mesures, C
BGA.
Jg ; XXXIII. Pages 149 à 156 | Cantate
| für Sopran, Alt, Tenor und Baß.
| ARIE. | Violino I. | Violino II. | Viola. | Basso. | Continuo. Dal
Segno [reprise de
l’introduction instrumentales aux mesures 2 à 8].
NEUMANN.
Cordes, basse et basse continue,. Libre da capo.
BASSO
[Jean-Sébastien
Bach,
tome 2, page 404] : «…le
chœur adopte la forme régulière ABA’ et se
caractérise par un rythme saccadé sur d’insistantes
tierces de la basse ».
BOMBA :
« Le caractère imagé de ce texte génère
une musique insistante. La parole foudroyante du début se
manifeste sous forme de figurations tumultueuses des cordes et d’une
déclamation agitée de la basse [vocale]… Le
registre vocal reprend plus tard les figurations en triolets de la
basse et en augmente ainsi l’intensité ».
CANTAGREL
[Les cantates de J.-S.
Bach] : «…C’est
un véritable air d’opéra, un air terrible qui
ouvre la cantate, exprimant avec véhémence la frayeur
du chrétien… tout l’air, de structure ABA’
avec ritournelle, envahit l’auditeur de cette terreur. D’entrée
de jeu, la ritournelle superpose deux figures rythmiques… La
ritournelle s’achève en un unisson péremptoire du
motif obsessionnels joué par toutes les cordes. Le soliste
s’exclame à trois reprises « Tu
Rechnung ! »
avant de vocaliser à perdre haleine sur le mot Donnerwort…
Longue tenue sur « erhaltet »…
La brève section centrale est déclamée sur le
seul continuo, pour lui donner une plus grande intelligibilité…»
HIRSCH :
Un mélisme de 28 notes chanté par la basse aux mesures
17 et 18 sur « Don
(- nerwort) ».
HOFMANN :
«…Les mots de « Maudit
calcul / Thue
Rechnung »
du premier air proviennent textuellement de la Bible. Bach, avec les
cordes animées, confère un ton dramatique ; la
basse solo menace, réclame et exige ».
MACIA
[Tout Bach] :
«…Une aria très véhémente, en si
mineur, ouvre la Kirchenmusik : la basse accompagnée par
les cordes y épouse le texte (notamment « parole
foudroyante »)
avec des accents emportés, des vocalises vertigineuses sur un
tissu instrumental agité de triolets de doubles croches. Le
sens de l’imagerie de Johann Sebastian Bach est là à
son zénith…»
ROMIJN :
«…sont à ranger dans la liste de la « peinture
sonore » chère au langage baroque, l’air de
basse ouvrant la cantate, qui fait appel à des rythmes
pointés et de longs triolets des cordes soulignant les
mots « Tue
Rechnung ».
SCHREIER,
Manfred : «…Deux éléments musicaux
différents caractérisent cette pièce : des
rythmes pointés fortement marqués - un jaillissement de
triolets. Leur superposition et leur rapport de 3/4 procure un
sentiment d’agitation… Le cri ‘Tue
Rechnng »
apparaît trois fois ; la « parole
de tonnerre »
résonne sur sept croches… l’élévation
de la tension spirituelle s’exprime à travers la
septième diminué (do - ré) qui mesure l’étendue
de la ligne musicale sur le texte « Ach,
ach, du mußt ».
SCHWEITZER
[J.S. Bach,
page 196] : « L’air d’introduction de la
cantate est vraiment énigmatique… il n’est pas
évident de savoir ce que signifient les figures agitées
des cordes [+ Exemple musical pris aux violons, mesures 1 et 2].
[ceci paraît pourtant évident, il s’agit de
décrire le dramatisme de la scène biblique !]
WOLFF :
«…Agité et virtuose, l’accompagnement en
cordes de l’aria d’introduction prépare, puis
souligne le « Donnerwort »…
qui glace le sang, articulé avec emphase…»
2]
REZITATIV TENOR. BWV
168/2
ES
IST NUR FREMDES GUT,
/ WAS
ICH IN DIESEM LEBEN
HABE ; / GEIST,
LEBEN,
MUT
UND BLUT
/ UND
AMT
UND STAND
IST MEINES GOTTES
GABE,
/ ES
IST MIR ZUM VERWALTEN
/ UND
TREULICH DAMIT HAUSZUHALTEN / VON
HOHEN HÄNDEN
ANVERTRAUT. / ACH !
ABER ACH ! MIR GRAUT, / WENN
ICH IN MEIN GEWISSEN
GEHE / UND
MEINE RECHNUNGEN
SO VOLL DEFEKTE
[R. Wustmann : „voller
Lücken“]
SEHE ! / ICH
HABE TAG
UND NACHT
/ DIE
GÜTER,
DIE MIR GOTT
VERLIEHEN, / KALTSINNING
DURCHGEBRACHT ! / WIE
KANN ICH DIR, GERECHTER GOTT,
ENTFLIEHEN ? / ICH
RUFE FLEHENTLICH : / IHR
BERGE,
FALLT !
IHR HÜGEL,
DECKET MICH / VOR
GOTTES
ZORNGERICHTE
/ UND
VOR DEM BLITZ
VON SEINEM ANGESICHTE !
Ce
que je possède dans cette vie / n’est qu’un bien
qui ne m’appartient pas ; / Esprit, vie, courage et sang /
et situation et rang sont des dons de Dieu, / ceci m’a été
confié en haut lieu / pour le gérer et l’administre
loyalement. / Mais hélas, hélas, je tremble d’effroi
/ lorsque j’interroge ma conscience / et que je vois la
déficience de mes calculs ! / J’ai froidement
dilapidé / nuit et jour / les biens que Dieu m’avait
prêtés ! / Comment pourrai-je t’échapper,
Dieu équitable ? / Je prie instamment : / Montagnes,
tombez sur moi ! Collines, couvrez-moi, / dissimulez-moi devant
le jugement de Dieu en colère / et la foudre de son regard !
Alfred
Dürr et Werner Neumann renvoient à Luc 23, 30 [PBJ.
1580] : «… Alors
on se mettra à dire aux montagnes : tombez sur nous !
et aux collines : couvrez-nous ».
Fa
dièse (fis) - Ut dièse (cis), 23 mesures, C
BGA.
Jg. XXXIII. Pages 156 à 158 | RECITATIV. | Oboe d’amore
I. | Oboe d’amore II. | Tenore. | Continuo.
NEUMANN.
Secco avec partie arioso incrustée.
BOMBA :
« Les harmonies des deux hautbois donnent un fond sonore
au récitatif… les lignes de ces instruments tombent
vers la fin comme les montagnes dont il est question dans le texte
pour ensuite remonter « devant la
foudre du regard ».
CANTAGREL
[Les cantates de J.-S.
Bach] :
« Accompagnant la déclamation du ténor, aux
accents douloureux… marqués par de grands intervalles,
les deux hautbois d’amour commentent le sens par les accords
modulants, étrangers au ton principal… à
l’évocation des montagnes … de vifs arpèges
descendants ponctuent le texte, de même qu’en sens
inverse, ils figurent les éclairs…»
HOFMANN :
«…Dans un contraste violent survient le récitatif…
les deux hautbois d’amour qui accompagnent ne semblent d’abord
que soutenir la basse continue… mais vers la fin du mouvement,
ceux-ci deviennent illustratifs et évoquent la chute des
montagnes et l’éclair violent…»
LEMAÎTRE :
«…dans le premier récitatif, les deux hautbois
d’amour (à l’unisson) accompagnent la récitation
du ténor qui s’incline vers l’arioso à
partir des mots « Ihr
Berge fallt… »
MACIA
[Tout Bach] :
«…deux hautbois d’amour accompagnent la voix de
tenues languides, tout comme le continuo, mais deviennent plus
illustratifs lorsqu’il est question, dans le texte, des
montagnes qui s’écroulent et de l’éclair du
« regard
courroucé de Dieu ».
SCHREIER,
Manfred : « Le thème de quatre notes du hautbois
d’amour est la représentation symbolique d’une
croix (si dièse - ré dièse - fa dièse -
do dièse)… L’orchestre comme la voix contiennent
des représentations plastiques de la chute et du jaillissement
de l’éclair ».
3]
ARIE TENOR. BWV 168/3
KAPITAL
UND INTERESSEN,
/ MEINE
[BG = „meiner“]
SCHULDEN
GROß UND KLEIN [R. Wustmann :
„Meine Sünden samt und sonders, meine Schulden groß
und klein“]
/ MÜSSEN
EINST VERRECHNET SEIN. / ALLES,
WAS ICH SCHULDIG BLIEBEN, / IST
IN GOTTES
BUCH
GESCHRIEBEN / ALS
[R. Wustmann : „Wie“]
MIT STAHL
UND DEMANTSTEIN !
Le
capital et les intérêts, / mes dettes grandes et petites
/ devront un jour être compensées. / Tout ce dont je
demeure en reste / est inscrit dans le Livre de Dieu / comme avec une
pointe d’acier et de diamant.
Ici,
un rappel de Luc 16, 1 à 12 [PBJ. 1566]. L’intendant
infidèle… et du bon emploi de l’argent.
Fa
dièse mineur (fis), 150 mesures, 3/8
BGA.
Jg. XXXIII. Pages 156 à 161 | Oboe d’amore I. II. |
Tenore. | Continuo. | Dal
Segno [Reprise de
l’introduction instrumentale].
NEUMANN.
Trio et forme bipartite + Ritournelles.
BOMBA :
« L’air du « capital » n’est
aucunement de caractère subversif ; le son du hautbois
d’amour se veut bien d’inciter à la méditation
et à l’humilité. Les choix des parties chantées
jusqu’à là (basse au départ, ténor
en n° 2 et 3) pourrait vouloir reproduire un dialogue entre le
maître et son économe…»
BOYER
[Les
mélodies de chorals dans les cantates de J.-S. Bach.
Pages 193/194] : «…L’aria
est une véritable aria profane comique qui mélange
intérêts er capital… »
CANTAGREL
[Les cantates de J.-S.
Bach] : « Capital
et intérêts comme premières paroles d’une
aria, il y a de quoi étonner, et peut-être même de
choquer, au milieu du service divin ! Mais si ce texte peut
paraître aujourd’hui très prosaïque, il n’en
est pas moins bien caractéristique du pragmatisme luthérien… »
HOFMANN :
«…agréable air de ténor… mouvement
en trio dansant et souple…»
MACIA
[Tout Bach] :
«…deux hautbois d’amour à l’unisson…
les métaphores financières… sur un tempo
agréable, presque désinvolte ».
SCHREIER,
Manfred : «…Le thème principal qui apparaît
dans les quatre premières doubles croches est circulaire ;
le groupe commence et s’achève sur la même note,
ce qui donne l’impression d’un enchaînement…
le thème du cercle reparaît pour illustrer le passage
« alles »
- tout ».
[Ces
mots „Kapital
und Interessen
– Capital
et intérêts“
ont paru „triviaux“ auprès de certains auditeurs
français... Qu‘on veuille bien alors se souvenir de la
fable de La Fontaine „La
cigale et la fourmi“
… intérêt
et principal…]
4]
REZITATIV BAß. BWV 168/4
JEDOCH,
ERSCHROCKNES HERZ,
LEB UND VERZAGE NICHT ! / TRITT
FREUDIG VOR GERICHT !
/ UND
ÜBERFÜHRT DICH DEIN GEWISSEN,
/ DU
WERDEST HIER VERSTUMMEN MÜSSEN, / SO
SCHAU DEN BÜRGEN
AN, / DER
ALLE SCHULDEN
ABGETAN ! / ES
IST BEZAHLT UND VÖLLIG ABGEFÜHRT, [R. Wustmann :
„ausgelöscht“]
/ WAS
DU, O MENSCH,
IN RECHNUNG
SCHULDIG BLIEBEN; / DES
LAMMES
BLUT,
O GROßES LIEBEN !
/ HAT
DEINE SCHULD
DURCHSTRICHEN / UND
DICH MIT GOTT
VERGLICHEN. / ES
IST BEZAHLT, DU BIST QUITTIERT ! [R. Wustmann : „befreit“]
/ INDESSEN,
WEIL DU WEIßT, / DAß
DU HAUSHALTER
SEIST, / SO
SEI BEMÜHT UND UNVERGESSEN, / DEN
MAMMON
KLÜGLICH
ANZUWENDEN, / DEN
ARMEN
WOHLZUTUN, / SO
WIRST DU, WENN SICH ZEIT
UND LEBEN
ENDEN, / IN
HIMMELSHÜTTEN
SICHER RUHN !
Cependant,
cœur terrifié, vis et ne perds pas courage ! /
Comparais avec le sourire devant le Tribunal ! / Et si ta
conscience te convainc / de devoir te taire alors, / regarde le
garant / qui a réglé toutes les dettes ! / Ce dont
tu as été en reste, ô être humain, / est
payé et complètement liquidé; / Le sang de
l’Agneau, ô amour immense, / a effacé tes
dettes : et les a compensé vis-à-vis de Dieu. /
C’est payé, tu es quitte ! / En considération
de ceci, puisque tu sais / que tu es l’économe, /
n’oublie pas de te donner la peine / de faire usage des
richesses injustes avec sagesse, / de faire du bien aux pauvres, /
ainsi tu reposeras sûrement dans les demeures célestes,
/ quand la fin des temps et de ta vie viendra.
Si
mineur (h) (- Sol majeur (G), 24 mesures, C
BGA.
Jg. XXXIII. Page 162 | RECITATIV. | Basso. | Continuo.
NEUMANN.
Secco
HOFMANN :
« Le livret de la cantate voit les chrétiens dans
le rôle de l’intendant infidèle mais qui tourne
les yeux vers Jésus, « le
garant qui
enlève toute les dettes
[den Burgen, der alle
Schulden abgetan] au
quatrième mouvement et exige une gestion « prudente »
[Klüglichen »
qui utilise Mammon pour
faire le bien et se garantir une fin heureuse et une place au ciel ».
5]
ARIE (DUETT), SOPRAN, ALT. BWV 168/5
HERZ,
ZERREIß DES MAMMONS
KETTE !
/ HÄNDE !
STREUET GUTES
AUS ! / MACHET
SANFT MEIN STERBEBETTE,
/ BAUET
MIR EIN FESTES HAUS,
/ DAS
IM HIMMEL
EWIG BLEIBET, / WENN
DER ERDE
GUT
ZERSTÄUBET.
Ô
mon cœur, déchire les chaînes de Mammon, / Ô
mes mains, semez le bien ! / Rendez doux mon lit de mort, /
construisez-moi une demeure solide / qui restera éternellement
au ciel / même quand les biens terrestres seront réduits
en poussière.
Mi
mineur (e), 52 mesures, 6/8
BGA.
Jg. XXXIII. Pages 163 à 165 | ARIE. | Soprano. | Alto. |
Continuo.
NEUMANN.
Continuo en forme « ostinato ». Parties vocales
tripartites avec ritournelles. Coupe tripartite.
BASSO
[Jean-Sébastien
Bach, .tome
1, page 404] : «
duo en canon avec le soutien du seul continuo et à structure
tripartite (ABC) ».
[Tome
2, page 404] : «…comme
dans la cantate BWV 164, le même mouvement [5] est conçu
en un duo en canon et ici, dans la cantate BWV 168 avec le soutien du
seul continuo et une structure tripartite ABC ».
BOMBA :
« Le duo est d’ordre plus général,
appelant à la réflexion individuelle. Les « chaînes
de Mammon » se tendent dans la basse, on entend les pièces
de monnaie rouler imperturbablement alors que le chant mené en
canon forme une autre sorte de chaîne [?] En réalité
se chant se déchire pour laisser la voix libre aux deux voix
en harmonie avec le deuxième vers : « Ô
mes mains, semez le bien ».
La voix d’alto prépare le lit de mort en notes basses,
le soprano là demeure solide en notes situées
au-dessus. Bach utilise également les hauts et les bas des
deux voix pour illustrer le ciel et la terre dans les vers
suivants ».
CANTAGREL
[Les cantates de J.-S.
Bach] : Ce petit
duo… progresse entièrement en imitations, figurant
peut-être par là l’enseignement de la prédication
qu’il faut suivre fidèlement. Mais c’est le
mouvement du continuo qui attire l’attention… mouvement
fait de fusées en alternance avec la claudication des rythmes
pointés chancelants…»
HOFMANN :
«…Sur un modèle de danse, la ritournelle à
la basse continue donne le ton au duo « Herz,
zerreiß des Mammons Kette »
avec un rythme pointé évocateur alors que le rythme
utilisé est celui d’une gigue d’un type
particulier : la canarie. Les voix supérieures se meuvent
indépendamment du rythme dans une écriture élaborée
souvent sous forme de canon….le cantor illustre le mot
« zerreiß
- brisons »
avec la pause qui suit immédiatement, le mot « Kette
- chaînes »
au moyen de coloratures liées et syncopées et comment
est souligné le mot de « Sterbebette
- lit de mort »
par des turbulences harmoniques ».
MACIA
[Tout Bach] :
« …Un duo pour soprano et alto, avec la seule basse
continue… présente une injonction « Cœur,
brise les chaînes de
Mammon – zerreiß
des Mammons Kette »
que les voix soulignent de colorature et que la basse s’évertue
à illustrer par une pause après le mot « zerreziss »….
Par des coloratures syncopées sur « Kette »
et par des errances harmoniques sur « Sterbebette
– lit de mort »,
le tout sur un rythme de danse, la canarie, plus fréquente
chez Telemann que chez Bach ».
PIRRO,
André : L'esthétique
de Jean-Sébastien Bach. - La formation rythmique des motifs,
page 94] : «…motif joint au mot « Kette
(chaîne). Renvoi à BG. XXXIII, page 163 ».
ROMIJN :
«…l’aria n° 5 où la chaîne en
question « Kette »
est représentée par de brusques éclats de la
basse sur lesquels les voix tissent une guirlande de notes bien
détachées ».
SCHUMACHER :
«…duo entre soprano et alto, dans lequel les figures
centrifuges du continuo représentent la rupture de la « chaîne
de Mammon »
SCHREIER,
Manfred : «… La basse obstinée de cet air
porte à son point culminant la représentation musicale
de la chaîne, qu’on trouve dans toutes les phrases de la
cantate. Le dessin est en forme de rondo (et donc de chaîne)….
les triples croches décrivent le puissant effort de « zerreiß
- brise ».dans
le représentation développée de la chaîne
« Kette »
nous retrouvons le motif circulaire…»
SCHWEITZER
[J.-
S. Bach |Le musicien-poète.
- Le
langage des cantates.
Page 239] : «…Les
thèmes imagés : Quels efforts et quelles
contorsions dans le thème de l’air « Mon
cœur, brise les liens de Mammon… »
[+ Exemple musical pris aux cinq premières mesures du
continuo].
[J.S.
Bach, page
85] : « Thèmes imagés…Un
exemple caractéristique est le celui de l’aria sur les
mots « déchire
les chaînes de Mammon »
véritable représentation en musique du « mythe
de Lakoon » (prêtre d’Apollon qui fut
enchaîné) [+ Exemple musical].
WOLFF :
«…imagé et dramatique, la dernière aria,
un duo soprano-contralto débutant par les mots « Herz,
zerreiß des Mammons Kette »,
fait du geste du déchirement le motif musical principal ».
6]
CHORAL. BWV 168/6
STÄRK
MICH MIT DEINEM FREUDENGEIST,
/ HEIL
MICH MIT DEINEN WUNDEN,
| WASCH
MICH MIT DEINEM TODESSCHWEIß
/ IN
MEINER LETZTEN STUNDEN ;
[R. Wustmann : „Ich
bitt, daß du mein Tröster seist“.
| UND
NIMM MICH EINST, WENN DIRS GEFÄLLT, / IN
WAHREM GLAUBEN
VON DER WELT / ZU DEINEN AUSERWÄHLTEN !
Fortifie-moi
de ton esprit de joie, / guéris-moi par tes blessures, /
lave-moi avec la sueur de l’agonie / lorsque sera venue ma
dernière heure; / et un jour, quand il te plaira, /
arrache-moi de ce monde dans la vraie foi / pour que je puisse
rejoindre tes élus.
Huitième
strophe du cantique Herr
Jesu Christ, du höchstet Gut
(1588) (8 strophes de 7 vers chacune) de Bartholomaüs Ringwaldt
(Francfort-sur-Oder 1530 † 1599).
On
retrouve le texte : strophe 1 dans BWV 113/1 – Strophe 2
dans BWV 113/2 – Strophe 4 = BWV 113/8 ; strophe 2 = BWV
131/2 – Strophe 5 = BWV 131/4 et donc la strophe 8 dans la
cantate BWV 168/6 et BWV 334.
Le
facsimilé de 1715 ne donne que les deux premiers versets du
texte de la huitième strophe.
La
mélodie portant le même nom Herr
Jesu Christ, du höchstes Gut est
attribuée également mais sans certitude à
Bartholomaüs Ringwaldt
Elle
apparaît dans le livre des cantiques (Hymnal) à Görlitz
(1587) et à Dresde (Dresdener Gesangbuch, 1593). Bach a pu la
connaître aussi par le Gotha Hymnal de 1715. Cette mélodie,
avec d’autres paroles dans les cantates BWV 48/1, BWV 166/3
(autre texte de Ringewaldt) et BWV 1114 (Choral Neumeister).
EKG
167. Görlitz 1587 - Dresden 1593. Manque la cinquième
strophe.
Autres
compositeurs ayant utilisé cette mélodie :
Scheidt, Pachelbel, Krebs, Telemann, Homilius, etc.
Mélodie
du cantique Herr Jesu
Christ, du höchstes Gut.
Attribution, sans certitude, à Bartholomaüs Ringwaldt.
Si
mineur (h), 18 mesures, C
BGA.
Jg. XXXIII. Page 166 | CHORAL. | Soprano. / Oboe d’amore I.
II., Violino I. col Soprano. | Alto ; / Violino II. coll’
Alto. | Tenore. / Viola col Tenore. | Basso. | Continuo.
NEUMANN.
Simple choral harmonisé, avec l’ensemble instrumental.
BOMBA :
« Un choral travaillé en ligne droite clôture
cette cantate ; à la fin toutes les voix sont menées
sur des notes très élevées parce que, en
interprétant l’art choral de Bach, il est question des
élus ».
BOYER
[Les
cantates sacrées de Jean-Sébastien Bach,
page 290] : Mélodie de choral (MDC) = 042 de type I. Simple
choral harmonisé. Les instruments (deux hautbois d’amour,
les cordes et le continuo) doublent colla
parte
les parties vocales”.
CANTAGREL
[Les cantates de J.-S.
Bach] : Le texte
annoncé est bien celui de la huitième strophe du
cantique de Ringwaldt (1588). Par contre en ce qui concerne la
mélodie, l’auteur écrit : « Il
[le cantique] est chanté sur la mélodie anonyme composé
pour le choral Wenn
mein Stündlein
vorhanden ist, en 1560
[renvoi à BWV 31/9 et BWV 95/7. Bach en a tiré la
cantate de choral homonyme BWV 113. [ceci n’est pas clair
puisque le titre de la mélodie donné par Werner Neumann
est « Herr
Jesu Christ, du höchstes Gut » ?
SCHREIER,
Manfred : « Les quatre notes du début du choral
constituent un thème cruciforme (si - ré - la - si)…»
BIBLIOGRAPHIE BWV 168
BACH
CANTATAS WEBSITE (BCW) :
AMG
(All Music Guide) : Notice par James Leonard.
BRAATZ,
Thomas : Mélodie (avec Aryeh Oron), Septembre et novembre
2005.
:
Provenance, 29 juillet 2002.
BROWNE,
Francis (décembre 2004) : texte du choral (anglais et
allemand) Herr Jesu
Christ, du höchstes Gut.
:
Commentaires, 28 juillet 2002. Textes tirés des ouvrages de
Whittaker, Schweitzer, Spitta, Dürr.
CROUCH,
Simon : Notice,1996 & 1997.
EMMANUEL
MUSIC : Notice de Craig Smith.
MINCHAM,
Julian : Chapitre 2. 2010.
ORON,
Aryeh : Discussion 1] 29 septembre 2002 – 2] 1er
juillet 2007 – Prévision : 2 octobre 2011.
:
Commentaires, 3 août 2002. Textes tirés des ouvrages de
A. Robertson et W. Murray Young.
BACH
COMPENDIUM ou Répertoire
analytique et bibliographique des œuvres de Jean-Sébastien
Bach. Hans Joachim
Schulze et Christoph Wolff = Bach-Compendium
: analytisch-Bibliographisches
Repertorium der œuvre Johann Sebastian Bach.
Editions
Peters. Francfort-sur-le Main. 1985. BWV 168 = BC A 116.
BASSO,
Alberto : Jean-Sébastien
Bach.
Edizioni di Torino. 1979. Fayard 1984-1985. Volume 1, pages 34, 39,
158, 407, 409, 412 et 449
Volume 2,
pages 256, 268, 402 et 403/404
BOMBA,
Andreas : Notice de l’enregistrement Hänssler / Rilling /
edition bachakademie,
volume 50. 2000
BOYER,
Henri : Les
cantates sacrées de Jean-Sébastien Bach.
L’Harmattan 2002. Page 290
:
Les
mélodies de chorals dans les cantates de J.-S. Bach.
L’Harmattan 2003. Pages 190 à 194
BREITKOPF.
Recueils :
Breitkopf
n° 10 : 371 Vierstimmige
Choragesänge. C.
Ph. E. Bach – KJ. Ph. Kirnberger (sans date). N° 293 (73,
92 et 266)
Breitkopf
n° 3765 : 389 Choralgesänge
für vierstimmigen gemischten Chor
(sans date). Classement alphabétique. N° 142 (141, 143 et
144)
CANTAGREL,
Gilles : Les cantates
de J.-S. Bach. Fayard.
2010. Pages 807 à 811
COLLECTIF
: Tout Bach.
Ouvrage publié sous la direction de Bertrand Dermoncourt.
Robert Laffont – Bouquins. Novembre 2009.
Cantates
d’église. Pages 230/231
DÜRR,
Alfred : W. Neumann : Literaturverzeichnis 15] Studien
über die frühen Kantaten J. S. Bachs,
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Sebastian Bachs. Bach-Archiv, 20
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Sämtliche von Johann Sebastian Bach
vertonte Texte. VEB Leipzig 1974.
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117 et 281/282 (facsimilé du texte, pages 141 à 144 du
recueil de 1715) et page 512 (sources des documents).
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Terry - Moser - Schering -
Neumann.
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l’enregistrement Helmuth Rilling / Erato. 1972
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Albert : J.-
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Foestich 1967, 8e
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J.
S. Bach. Édition
allemande complète, en deux volumes. 1911.
Édition
américaine (traduction de E. Neumann). Dover Publications,
inc. New York. 1911-1966.
Volume
2, pages 85 et 196
SPITTA,
Philipp : Johann
Sebastian Bach.
Sous-titré
: « His
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Novello
& Cy 1889 - Dover 1951-1952. Volume II, page 423
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Masaaki : Notes de la production. Volume 40. 2008
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Christoph : Commentaire de l’enregistrement Koopman, volume 15.
2002
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Breitkopf &
Härtel 1967. Pages 192/193
ZWANG,
Philippe et Gérard : Guide
pratique des cantates de Bach.
R. Laffont 1982. ZK 128, pages 210/211
Réédition
révisée et augmentée. L’Harmattan 2005
DISCOGRAPHIE BWV
168
BACH
CANTATAS WEBSITE :
Discographie
établie par Aryeh Oron. Elle est ici proposée sous
forme sensiblement allégée avec, parfois, quelques
précisions relatives aux références et aux
dates. Les numéros 1] et suivants indiquent l’ordre
chronologique de parution de l’enregistrement (BCW).
Six
références (Aryeh Oron, avril 2002 - octobre 2010) +
un mouvement individuel (avril 2002 à juillet 2006).
Exemples
musicaux : Aryeh Oron, avril 2003 - janvier 2005).
2]
HARNONCOURT (volume 39). Tölzer Knaben Chor. Concentus Musicus
Wien. Boy soprano : Helmut Wittek. Boy alto : Christian
Immler.
Ténor : Kurt Equiluz. Basse : Robert Holl.
Vienne,1987. Durée : 13’22
Disque
Teldec 6.35658-00-503 SKW 39/1-2 Das
Kantatenwerk
CD
Teldec 4509 - 91763 2. Das
Kantatenwerk - Sacred Cantatas,
volume 9. 1987.
Coffret de 6 CD.
Avec les cantates 167 à 182.
CD
Teldec 2292-42634-2 .Das
Alte Werk.
Complete
Cantatas, volume
39. 1987
Reprise
Bach 2000.
Teldec, volume 4. Coffret de 15 CD Teldec. Sept. 1999. Avec les
cantates BWV 150-159. BWV 161-188. BWV 192
et
194 à 199.
Reprise
CD Warner Classics 8573-81160-5. Intégrale en CD séparés,
volume 50. 2007. Avec les cantates BWV 167 et 169
4]
GARDINER. The
Monteverdi Choir. The
English Baroque Soloists. Soprano : Katharine Fuge.
Contre-ténor : Daniel Taylor. Ténor :
James
Gilchrist. Basse : Peter Harvey. Bach Cantata Pilgrimage.
Cathédrale Saint-Nicolas. Merano. 19 août 2000. Durée :
13’09.
CD
Archiv Produktion 363590. Avec les cantates BWV 94 et 105
5]
KOOPMAN (volume 15). The Amsterdam Baroque Orchestra & Choir.
Soprano : Johannette Zorner. Alto : Bogna Bartosz.
Ténor :
Christoph Prégardien. Basse : Klaus Mertens. Waalse Kerk.
Amsterdam (NL). Février et mars 2002. Durée :
12’44.)
CD
Antoine Marchand / Challenge CC 722152.
Avec les cantates BWV 175, 87 et 3
3]
LEUSINK. Netherlands
Bach Collegium.
Holland Boys
Choir. Église Saint-Nicolas. Elburg (NL). Durée :
13’55
Bach
Édition. 2000. CD Brilliant Classics. Volume 8 –
Cantates volume 3. Avec les cantates BWV 117 et 153
Reprise
Bach Edition. 2006. CD Brilliant Classics III - 93102 15/61. Avec les
cantates BWV 117 et 153
1]
RILLING. Bach Collegium Stuttgart. Gächinger Kantorei Stuttgart.
Soprano : Nancy Burns. Alto : Verena Gohl. Ténor : Theo
Altmeyer.
Basse
: Siegmund Nimsgern.
Juin et juillet 1970. Durée : 16’29
Disque
Erato STU 70705. Les
Grandes Cantates
(volume 1). 1972. Coffret de 4 disques
Disque
(D). Die
Bach Kantate. Hänssler Verlag. Classic.
Laudate 98652. 1980. Avec la cantate BWV 20
CD.
Die Bach Kantate
(volume 45) Hänssler
Classic. Laudate 98898. Avec les cantates BWV 45 et 105. 1982
CD.
Hänssler edition bachakademie
(volume 50). Hänssler-Verlag 92.050. 2000
6]
SUZUKI (volume 40). Bach Collegium Japan. Soprano : Yukari Nonoshita.
Contre-ténor : Robin Blaze. Ténor : Makoto Sakurata.
Basse
: Peter Kooy.Kobe Shoin Women‘s University Chapel. Japan. Juin
2007. Durée
: 12’51
CD
BIS SACD 1671. Octobre
2008 en France. Avec les cantates BWV 137, 164 et 79
MOUVEMENT INDIVIDUEL BWV 168
M-1.
Mvt. 6] Matt, Nicol. Nordic Chamber Choir. Soloists of Freiburger
Barockorchester. CD Brilliant Classics (volume 23) –
Bayer
Records, juin 1999
Reprise
Bach Edition 2006. CD Brilliant Classics V - 93102
32/138. Avec le Chamber
Choir of Europe (anciennement –1999-
le
Nordic Chamber Choir
Nicol Matt).
DIVERS
[Les
notices du BCW traduites en langue française [traduction
automatique ?], notamment celle de la cantate BWV 168, souffrent
d’une traduction des plus fâcheuses… Cependant
« l’éventuel » lecteur francophone
est invité à y participer et à proposer une
meilleure traduction… Vaste programme !]
C.
Role. Février 2011
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