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Poet/Composer Bios
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Cantata BWV 187
Es wartet alles auf dich
Ils attendent tous de toi que tu leur donnes à manger
Commentary in French |
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KANTATE ZUM 7. SONNTAG NACH TRINITATIS
Cantate pour le 7ème dimanche après la Trinité
Leipzig, 4 août 1726 |
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Avertissement
Datation
Sources
Péricope
Texte
Généralités
Distribution
Aperçu
Bibliographie
Discographie |
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AVERTISSEMENT |
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Cette notice dédiée à une cantate de Bach tend à rassembler des textes (essentiellement de langue française), des notes, voire des critiques discographiques souvent introuvables ou difficilement accessibles aujourd’hui (2010). Le but est de donner à lire un ensemble cohérent d’informations et de proposer aux amateurs et mélomanes francophones un panorama élargi et espéré parfois inédit de cette partie de l’œuvre vocale de Bach. Outre les quelques interventions « CR » identifiées par des parenthèses [...] le rédacteur précise qu’il a toujours pris le soin jaloux de signaler sans ambiguïté le nom des auteurs sélectionnés. A cet effet, il a indiqué clairement, entre guillemets «…» toutes les citations fragmentaires tirées de leurs travaux. Rendons à César...
ABRÉVIATIONS:
BB / SPK = Bach Bibliothek / Staatsbibliothek Preussicher Kulturbesitz
B.c. = Basse continue ou continuo
BCW = Bach Cantatas Website
BD = Bach-Dokumente (4 volumes, 1975)
BG = Bach-Gesellschaft = Société Bach (Leipzig, 1851-1899). J. S. Bach Werke. Gesamtausgabe (édition d’ensemble) der Bachgesellschaft
BJ = Bach-Jahrbuch
D = Deutschland
EKG = Evangelisches Kirchen-Gesangbuch.
F = France
NBA = Neue Bach Ausgabe (nouvelle publication de l’œuvre de Bach à partir des années 1954-1955)
NBG = Neue Bach Gesellschatf = Nouvelle société Bach (fondée en 1900)
Ost = Original Stimmen
P = Partition = Partitur
PBJ = Petite Bible de Jérusalem
PKB = Preußicher Kulturbesitz, Staatsbibliothek, Berlin
St. = Parties séparées = Stimmen
La première lettre -en gras- d’un mot du texte de la cantate indique la majuscule de la langue allemande. Dans le corps du texte allemand de la cantate, le mot ou un groupe de mots mis en italiques désignent un affect particulier ou un « accident remarquable. |
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DATATION BWV 187 |
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Leipzig, 4 août 1726.
BASSO [Jean-Sébastien Bach, volume 2, page 256] : « possible reprise de la cantate entre 1735 et 1750 ».
HIRSCH: Classement CN 151 (Die chronologisch Nummer = numérotation chronologique). Troisième cycle des cantates de Leipzig pour une période allant du 2 décembre 1725 au 24 novembre 1726, plus justement la troisième année des cantates de Leipzig..
Chronologie (Alfred Dürr). 1726 : BWV 88 (21 juillet) – BWV 170 (28 juillet) - *BWV 187 (4 août) – BWV 45 (11 août) – BWV 102 (25 août) – BWV 193 (26 août).
[BCW] : Une première exécution de la cantate le 4 août 1726 ; une seconde, entre 1735 et 1740 et une troisième, plus précisément datée du 26 juillet 1749.
HERZ : Ancienne datation : 1732.
PIRRO : « Les cantates BWV 187 (l’auteur écrit à tort « 178 ») et BWV 17, dont Bach a transcrit plusieurs parties dans la Messe en sol mineur et dans la Messe en sol majeur, ont été composées sans doute avant 1737 ».[citation de Ph. Spitta].
SCHMIEDER : Leipzig, vers 1732.
SCHWEITZER : Les cantates écrites après 1734.
SPITTA : Les cantates, 1737-1741.
WOLFF : « Dans les sources subsistantes de la cantate, une partition autographe et des parties originales, on peut entrevoir les traces d’une représentation ultérieure, peu après 1735 et aussi d’une représentation supplémentaire, probablement en juillet 1749…» |
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SOURCES BWV 187 |
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PARTITION AUTOGRAPHE = ORIGINALPARTITUR
BB Mus. ms. Bach P 84 B. Deutsch Staatsbibliothek zu Berlin (anciennement Berlin-Est).
BASSO [Jean-Sébastien Bach, volume 1, page 39] : « L’autographe de cette cantate fit partie de l’héritage de Carl Philipp Emanuel Bach dont le catalogue fut publié à Hambourg en 1790, par Gottlieb Friedrich Schniebes sous le titre « Verzeichniss des musikalischen Nachlasses des verstorbenen Cappelmeisters Carl Philipp Emanuel Bach ». La section contenant les œuvres de Jean-Sébastien Bach comprend 86 cantates sacrées et autres pièces vocales et instrumentales ».
[volume 1, page 338) : « Selon le jugement de Scheide, un certain nombre de cantates de Bach (BWV 17, 39, 43, 45, 88, 102 et 187) révèlerait une profonde et déterminante influence de Johann Ludwig Bach…»
BRAATZ [BCW] : « La partition autographe est mentionnée dans la liste [des cantates] en la possession de Carl Philipp Emmanuel Bach. Le propriétaire suivant est identifié comme étant la „Berliner Singakademie“. S. W. Dehn qui en établit le catalogue, nota l‘autographe en compagnie d‘une autre copie et de quelques parties séparées en double. Celle-ci fut mis en vente plus tard et consistait en 11 pages plus huit parties vocales et encore 14 pages de la main de Bach. Cependant une copie et quelques parties vocales restèrent à la Berliner Singakademie quand l‘autographe parvint enfin à la Deutsche Staatsbibliothek de Berlin. La couverture de l‘autographe de Bach est ainsi rédigée : Dominica 7. post Trinitatis | Es wartet alles auf dich, daß du ihnen etc. | a | 4 Voci | 2 Hautbois. | 2 Violini | Viola | e | Continuo | di | Joh: Sebast. Bach. En haut de la première page Bach écrivit : J. J. [pour „Jesu juvat“] 7 post Trinitatis. Concerto. A la fin [de l‘autographe] / „Fine | SDG [pour Soli Deo Gloria] ».
HERZ : Filigrane „ICF“.
SCHMIEDER : 11 feuilles, 22 pages de musique, in 4°.
SPITTA : « Les cantates BWV 187 (7e dimanche après la Trinité)) et BWV 17 (14e dimanche après la Trinité) furent utilisées pour les messe en sol mineur et sol majeur, ce qui fait qu’elle durent être composées avant elles et cela vers 1737…La partition autographes et les parties séparées sont à la Bibliothèque royale de Berlin. Des parties séparées originales sont [aussi] en la possession du Professeur Rudorff, à Lichterfelde, près de Berlin. J’ai constaté plus tard que les filigranes semblent lui assigner [cantate BWV 187] la date du 7 juillet 1732 [?]. Il [le filigrane] est décrit à la note 48 de l’appendix A du volume II [page 702] : « un bouclier entouré, de chaque côté, par des palmes et un chevron ».
PARTIES SÉPARÉES = ORIGINALSTIMMEN
St. 29 M. Staatsbibliothek zu Berlin. Anciennement à la Marburg Staatsbibliothek (dépôt) puis Berlin-Dahlem.
St. Privatbesitz. Pr. Rudorff. [Cette référence donnée par Werner Neumann (vers 1970) est aujourd‘hui caduque. Il s‘agit en l‘occurrence d‘une collection privée américaine [voir Thomas Braatz].
Schmieder ajoute la référence Peters, issue de l‘ancienne collection du Pr Rudorff Ms R Nr. 3.
St. Berlin Charlottenburg, Hochschule für Musik.
BRAATZ [BCW] : « Les parties séparées originales sont divisées en deux. Pourquoi cela est-il arrivé, on l’ignore. Le premier paquet fut en dépôt à la Berliner Bibliothek comme indiqué ci-dessus [voir la partition autographe]. Le deuxième paquet échut au début du 19e siècle à Carl Pistor [célèbre collectionneur - 1778- 1847]. Ernst Rudorff, son petit-fils rappelait qu’elles provenaient de Wilhelm Friedemann Bach. A la mort [de Rudorff], elles furent vendues en 1916 à la Bibliothèque musicale Peters de Leipzig, la fameuse maison d’édition. Et maintenant, le fait qu’elles entrèrent en possession d’une collection privée aux États unis (une raison inconnue) demeure un grand mystère.
Les parties vocales [1 à 4) sont à Berlin. Les parties instrumentales (5 à 14) sont aus Etats-Unis. Elles furent supervisées par Bach et rédigées par au moins sept copistes inconnus.. Bach ne copia pas la partie de hautbois II comme il est dit ici et là ».
HERZ : Un set est signalé dans une collection privée aux USA. Copistes classés „C“ et Christian Gottlob Meissner (18 décembre 1707 – 16 novembre 1760), l’un des élèves (et copistes) de Bach, à Leipzig, de 1723 à 1729.
SCHMIEDER : 9 voix séparées en folio. Une partie complète de continuo (fa mineur) de la main de Jean-Sébastien Bach.
ÉDITIONS
SOCIÉTÉ BACH = BGESELLSCHAFT (BG)
BG. Jg. XXXVII (37e année). Pages 157 à 191. Préface de Alfred Dörffel (1891). Cantates BWV 181 à 190.
NOUVELLE ÉDITION BACH = NEUE BACH AUSGABE (NBA)
KANTATEN SERIE I/ BAND 18. KANTATEN ZUM 7 UND 8 SONNTAG NACH TRINITATIS
Bärenreiter Verlag BA 5027. 1966 - 2/1997. En supplément, corrections des tomes précédents. 5 fac-similés.
BWV 187. Pages 93 à 128. Bl. 1r der autographen Partitur : BB Mus. ms. Bach P 84 mit dem Beginn des 1 Satzes.
Avec les cantates BWV 54, 186, 107, 136, 178 et 45.
Kritischer Bericht (commentaires). BA 5027 41. 1966-1967. Leo Treitler : BWV 187.
[La partition NBA est dans le coffret Teldec Das Kantatenwerk, volume 43. 1989].
AUTRES ÉDITIONS
BCW. Partition BGA + Réduction voix et piano.
Breitkopf & Härtel. Partition PB 3037. Partition du chœur (Chorst. ChB 1954. Les parties d’orgue et de clavier par Max Seiffert, OB 2708.
2010. Partition (36 pages) = PB 4687. Réduction voix et piano (32 pages) = EB 7187. Parties séparées (6) = OB 4687. Partition du chœur (Chorstimmen – 16 pages) = ChB 4687.
Kalmus Study Scores. N° 854. Volume L. New York 1968. Cantate BWV 184 à 187. |
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PÉRICOPE BWV 187 |
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Septième dimanche après la Trinité.
Épître : Romains 6, 19 à 23 [PBJ. 1677]. Le chrétien est affranchi du péché.
Évangile : Marc 8, 1 à 9 [PBJ. 1515-1516]. Seconde multiplication des pains. Renvoi à Matthieu 15, 32 à 39, basé également sur le miracle de la seconde multiplication des pains.
EKG. 7. Sonntag nach Trinitatis (7e dimanche après la Trinité).
Épître : Romains 6, 19 à 23 [PBJ. 1677].
Psaume 24, 1 à 6 [PBJ. 821] : « A Yahvé la terre et sa plénitude, le monde et tout son peuplement…»
Cantique : EKG 233 : « Sei lob und Ehr dem höchsten Gut ».
Épître : Romains 6, 19 à 23 [PBJ. 1677].
Évangile : Matthieu 9, 35 à 38 [PBJ. 1467]. Misère des foules : « A la vue des foules, il en eut pitié, car ces gens étaient las et prostrés… »
Même occurrence avec les cantates BWV 54 (15 juillet 1714) - BWV 186 (11 juillet 1723) et BWV 107 (23 juillet 1724). |
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TEXTE BWV 187 |
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[Longtemps, jusqu’aux recherches de W. H. Scheide (in BJ, 1959-1961), l’auteur du texte demeura inconnu. En fait, l’accord des musicologues contemporains semble s’être réalisé désormais autour du nom du prince Ernst Ludwig von Sachsen-Meiningen. Il paraît improbable que Bach ait pu utiliser l’édition des textes de cet auteur publiés à nouveau en 1726 à Rudolstadt (Sonn und Fest-Tags- Andachten…) , sa propre cantate ayant alors bénéficié d’un recueil dont il n’est pas assuré qu’il soit déjà disponible à Leipzig cette même année. Comme pour la cantate BWV 39 exécutée le 23 juin précédent, il faut préférer l’idée que Bach eut en sa possession les textes rassemblés dans le recueil dit « de Meiningen » édité en 1704, recueil qu’avait pu lui transmettre son cousin Johann Ludwig qui les utilisa aussi mais antérieurement. En 1726, ce fut fréquemment (pas moins de seize cantates), entre février et juillet, que Jean-Sébastien exécuta en place des siennes, au programme des paroisses de Saint-Nicolas et de Saint-Thomas. Dans la cantate BWV 187, le poème de Meiningen a été réduit de huit à sept strophes].
1] Psaume 104, 27 et 28 [PBJ. 899]. Les splendeurs de la création : « Tous ils espèrent de toi / Que tu donnes en son temps leur manger / Tu leurs donnes, eux, ils ramassent, / Tu ouvres la main, ils se rassasient ».
Psaume145, 16 [PBJ. 937]. Louange au Roi Yahvé : « Toi, tu ouvres la main / Et rassasie tout vivant à plaisir ».
3] Citation du psaume 65, 12 [PBJ. 859] : «…Tu couronnes l’année de tes bontés, sur tes ornières la graisse ruisselle…»
4] Matthieu 6, 31 et 32 [PBJ. 1463]. Texte tiré des « Béatitudes » : « Ne vous inquiétez donc pas en disant : qu’allons-nous manger ? qu’allons nous boire ? De quoi nous allons nous vêtir ? Ce sont là toutes choses dont les païens sont en quête. Or votre Père céleste sait que vous avez besoin de tout cela…»
Manfred Schreier propose le symbolisme numérique du psaume 103 : « Dieu est amour », verset 13 « tendre est Yahvé pour qui le craint ; il sait de quoi nous sommes pétris… », en concordance avec les 103 mesures du mouvement…»
7] Paroles de la quatrième et de la sixième strophe du cantique (en six strophes) publié à Erfurt (1563) et Nuremberg [1569] Singen wir aus Herzensgrund - Nous chantons du fond du cœur, de Hans Vogel (vers 1525-1567). [James Lyon donne Michael, comme prénom].
[On retrouve également ici une citation presque textuelle du psaume 104, 14 [PBJ 898] : tu fais croître l’herbe pour le bétail ». Dans la cantate : « Il arrose monts et vallées / afin que l’herbe y pousse pour le bétail…» La mélodie est, sauf erreur l’unique utilisation dans une cantate de Bach]. Selon Thomas Braatz |BCW] elle est issue d’un chant pour la période de Noël datant d’avant la Réforme. On la retrouve dans un recueil de chants dit « des frères de Bohème », publié à Francfort sur le Main (1589).
BASSO [Jean-Sébastien Bach, volume 2, page 259] : «…Walter Blankenburg a récemment (1977) pu constater que sept cantates (BWV 17, 39, 43, 45, 88, 102, 187) figurent dans un volume imprimé à Rudolstadt en 1726, réédition d’un précédent recueil de Texte zur Musik probablement dû au pasteur Christoph Helm, nom qui jusqu’à présent n’a jamais figuré nulle part dans les écrits des spécialistes de Bach »,
Renvoi au même volume, note 1 de la page 840 : Le recueil porte le titre Sonn und Fest-Tags-Andachten über die ordentlichen Evangelia aus gewissen biblischen Texten Alt und Neuen Testament für die Hoch- Fürst. Schwartzb Hof-Kapelle zu Rudolstadt. Blankenburg avance le nom de Christoph Helm († 1748) comme auteur du texte… Helm fut également compositeur ». [tome 2, page 422] : « Le recueil attribué à Helm est représenté dans cinq œuvres, les cantates BWV 88, 187, 45, 102 et 17…»
BLANKENBURG. Ce musicologue, vers 1977, a avancé comme nom d’auteur, le poète Christoph Helm [? - † 1748] qui fut attaché à la cour de Rudolstadt jusque vers 1704. D’autres auteurs ont proposé celui du prince Duc Ernst Ludwig Saxe-Meiningen (Thuringe).
BOMBA : « Hans-Joachim Schulze [de la NBG] suppose que le librettiste était le duc de Meiningen ».
BOYER [Les cantates sacrées de Jean-Sébastien Bach, page 311] : « la cantate suit le schéma du double dictum, citation vétérotestamentaire dans le n° 1 et citation néotestamentaire en 4, le schéma des cantates de Johann Ludwig Bach ».
BRAATZ [BCW] : « William H. Scheide fut le premier à noter qu’il existait des séries de sept textes provenant du même librettiste anonyme qu’utilisa le cousin de Bach Johann Ludwig pour ses cantates. Ces cantates que Jean-Sébastien Bach connaissait, il utilisa les mêmes textes par la suite dans les cantates BWV 43, 39, 88, 187, 45, 102 et 17. Parmi ces sept cantates, six ont exactement la même forme et structure…»
HOFMANN : « Dans la seconde partie… les croyants… à partir du Sermon sur la Montagne … sont exhortés à ne pas se soucier de ce qu’ils mangeront et de tous leurs besoins quotidiens…»
NYS, Carl de : Dans sa recension de l’enregistrement de la cantate BWV 187 par Michel Corboz, Carl de Nys attribue le texte, et sans réserve, à Christiana Mariana von Ziegler…
SCHREIER : « L’auteur du texte de la cantate BWV 187 n’a pas été identifié mais on émit l’hypothèse que ce serait Bach lui-même. Pour comprendre la genèse de ce livret, nous donnons quelques citations d’œuvres théoriques qu’il avait dans sa bibliothèque. Cela semble d’autant plus indispensable que l’auteur crée des liens entre certains textes à partir de symbolismes numériques que l’on trouve dans la littérature exégétique ou édifiante des textes bibliques utilisés dans le livret (psaume 104, Matthieu 6 et 8). L’évangile du 7e dimanche après la Trinité relate la multiplication des pains dont voici la présentation dans « l’explication biblique de Johannes Olearius [suivent les textes] ».
WHITTAKER [The Cantatas of Johann Sebastian Bach, volume 1, pages 697 à 705] : « Le texte est probablement du même librettiste anonyme que celui de la cantate BWV39, car le plan est le même. Il est en deux parties chacun commençant par une citation biblique, ni l’un ni l’autre en relation avec les lectures du jour, le premier, appuyé sur le psauti…»
WOLFF : « Le texte, du Duc Ernst Ludwig de Saxe est en étroite relation dans le mouvement 1 avec le psaume 104, 27 et 28, le mouvement 4 (Matthieu 6, 31 et 32) et l ‘Évangile du dimanche (Marc 8, 1 à 9). |
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GÉNÉRALITÉS BWV 187 |
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Noter la symétrie de la cantate : Chœur – Récitatif – Aria || - La citation de l’évangile du jour avec l’Aria de basse [4] – Aria – Récitatif – Choral.
La Messe en sol mineur BWV 235, composée à une date incertaine entre 1737-1748, reprend (avec des modifications) dans son mouvement 1, la cantate BWV 102 ; dans son mouvement 2, la cantate BWV 72 et dans ses mouvement 3, 4, 5 et 6, des emprunts à la cantate BWV 187.
BASSO [Jean-Sébastien Bach, volume 2, page 268] : «…Cantates conçues en deux parties, à exécuter l’une avant, l’autre après le sermon. Seul un nombre très modeste de cantates de Bach est taillé sur ce modèle : c’est le cas des cantates BWV 17, 20, 21 30, 35, 36, 39, 43, 45, 70, 75, 76, 88, 102, 147, 186, 187, 191, 194 et BWV 34a, 120a, 195, 197, 198…»
CANTAGREL : « Bach a remanié le poème d’origine, qui comptait huit numéros, pour l’ordonner en sept numéros selon une structure en arche parfaitement symétrique et place au centre le message christique [4].
LEMAÎTRE : « Cette œuvre reprend la structure des cantates de Johann Ludwig Bach que Jean-Sébastien utilisa en cette année 1726 ». |
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DISTRIBUTION BWV 187 |
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NEUMANN. Sopran, Alt, Baß. – Chor. Oboe I, II ; Streicher, B.c.
SCHMIEDER. Sol i: S, A, B. Chor :S, A, T, B. Instrumente : Oboz I, II; Oboe solo; Viol. I, II; Vla.; Cont. |
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APERÇU BWV 187 |
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ERSTER TEIL |
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1] CHORSATZ. BWV 187/1 |
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E S WARTET ALLES AUF DICH, DAß DU IHNEN SPEISE GEBEST ZU SEINER ZEIT. WENN DU IHNEN GIBEST, SO SAMMELEN SIE, WENN DU DEINE HAND AUFTUST, SO WERDEN SIE MIT GÜTE GESÄTTIGET.
Ils attendent tous de toi que tu leur donnes à manger de leur vivant. Quand tu le leur donnes, ils l’acceptent [ils recueillent], quand tu ouvres ta main, ta bonté les rassasie.
Citation du psaume 104 aux versets, 27 et 28 [PBJ. 899] : « Tous ils espèrent de toi que tu donnes en son temps leur manger ; tu leur donnes, eux, ils ramassent, tu ouvres la main, ils se rassasient…»
Le psaume 145, 16 [PBJ. 937] peut être aussi une source avec des mots parfois identiques aux psaume précédent : « Tous ont les yeux sur toi, ils espèrent ; / Tu leur donne la nourriture en son temps ; toi , tu ouvres les mains et rassasies tout vivant à plaisir…»
Sol mineur (g), 125 mesures, C [partie A = 65 mesures – Partie B (fugue) = 45 mesures – Reprise abrégée de la partie A = 15 mesures].
BG. Jg. XXXVII. Pages 157 à 174. CONCERTO. | Erster Theil. | Oboe I. | Oboe II. | Violino I. | Violino II. | Viola. | Soprano. | Alto. | Tenore. | Basso. | Continuo.
NEUMANN. Sinfonia introductive encadrant le mouvement, de forme A B A‘ (chœur fugué en trois sections – Choreinbau - insertion chorale). Parodie du Cum sancto spiritu de la Messe en sol mineur BWV 235.
Structures : A (mesures 1 à 65) = Sinfonia (27 mesures). – B (mesures 66 à 111) = Fugue vocale. – C (mesures 111 à 125) = conclusion du chœur et instrumentale modifiée par rapport à A.
BASSO [Jean-Sébastien Bach, volume 2, pages 424/425] : « Les deux versets, précédés d’une large introduction (mesures 1 à 28) sont disposés en fonction d’une structure tripartite ABC : A reproduit le premier verset et se présente, musicalement parlant, comme un morceau polyphonique avec imitations canoniques, B cite le second sous forme de fugue, C reprend (en l’allégeant) le matériel musical de l’introduction (les mesures 110 à 125 sont identiques aux mesures 13 à 28, c’est à dire à la seconde partie de l’introduction) mais en le répartissant cette fois sur les deux versets. Cette grandiose page de type motet est directement reliée au n° 4 sur le texte de Matthieu 6, 31 et 32 ».
BOMBA : « Le large chœur introductif est un magnifique témoignage de l’art de Bach qui consiste à relier à des niveaux plus élevés, dans la phrase instrumentale, la forme du concerto moderne à cette époque, aux formes traditionnelles du contrepoint et du motet….»
CANTAGREL : «… chœur d’entrée admirable et complexe, dans le caractère d’un grand motet… un chœur monumental, l’un des chefs-d’œuvre du genre dans le monde des cantates… ».
GARDINER : « Il s’agit d’une pièce en sol mineur, ample et puissamment charpentée, divisée en trois sections principales. Après une Sinfonia de vingt-sept mesures vient un « envoi » des quatre voix du chœur en imitation (Choreinbau) ou insertion vocale, où la fonction thématique initiée par les instruments s’étend dès lors au chœur – puis un interlude instrumental de dix-sept mesures préparant une nouvelle entrée fuguée du chœur (quarante-six mesures). Vient pour finir une récapitulation des deux strophes du psaume, chœur et orchestre combinés… »
HIRSCH [Die Zahl im Kantatenwerk Johann Sebastian Bachs., page 29] : Permanence du chiffre „7“ dans ce mouvemment, les 7 notes du thème de la fugue avant l‘entrée vocale, répétées à 14 reprises…“
HOFMANN : « Le chœur d’entrée de la cantate, de grande dimension comme dans la cantate BWV 39 est un chef d’œuvre de forme et de construction polyphonique… Une longue introduction instrumentale dans laquelle les cordes alternent vivement avec les deux hautbois parvient à créer une atmosphère solennelle et agitée, en préparation au texte tiré de la Bible. En même temps, au point de vue compositionnel cette introduction prépare un important matériau thématique pour l’ensemble du mouvement et son unité intérieure ainsi que son perfectionnement. Le texte [à partir de la mesure 28] se présente en deux parties principales : les mots de « es wartet alles, auf dich…zeiner Zeit - tous ils espèrent de toi…» sont exposés dans une écriture polyphonique libre, en partie en canon puis développés dans un fugato bithématique, constamment accompagné par des motifs issus de l’introduction instrumentale. Au passage de « Wenn du ihnen gibest – Tu leurs donnes…» on entend une fugue chorale stricte qui est enrichie progressivement par des réminiscences instrumentales de l’introduction. Au moyen d’un procédé génial, Bach réunit le tout et à la fin de la partie vocale, le texte introductif complet est répété sur la musique de la seconde partie de l’introduction instrumentale…»
KUIJKEN : «…Troisième cycle annuel des cantates…Nous avons dit plus haut que Bach s’essaya à diverses nouveautés et expériences dans ce cycle. En témoigne l’ouverture de cette cantate. D’une part, elle montre comment, à partir de l’introduction du premier mouvement, le compositeur relie les parties vocales entre elles par des moyens instrumentaux et utilise les ritournelles comme éléments unificateurs…D’autre part, elle présente des éléments fugués, telle la fugue du chœur dans la seconde partie. La troisième partie reprend des éléments de la première, sous une forme libre ».
LEMAÎTRE : « Le chœur d’entrée, de forme A-B-A’ débute par un long prélude de 28 mesures qui expose l’essentiel de la thématique de la première partie. La longueur de cette introduction est en relation avec la notion d’attente exprimée par le texte. Dans la partie centrale, le développement du ,thème fugué symbolise, par la présence d’une vocalise en doubles croches, l’abondance ».
Une sinfonia instrumentale (27 mesures) prélude à l’entrée du chœur fugué à la polyphonie libre et en canon avec la thématique reprise dans la partie vocale. L’entrée médiane du chœur est une fugue comportant 4 voix ».
SCHREIER : « Le prélude d’orchestre de 27 mesures expose l’essentiel du matériau musical. Il sera employé notamment dans les interludes entre les différents développements du chœur dans la première partie et comme da capo abrégé… Le thème fugué [B] est parfaitement soumis… à l’invention des figures rhétoriques. - Les sept notes répétées rappellent les sept pains de l’évangile [renvoi à Marc 8, 5 – seconde multiplication des pains, une lecture faite dans l’ancien Missel romain, le 6e dimanche après la Pentecôte ]. Le fait de « recueillir » ou « rassembler » est traduit deux fois : la fugue est la forme musicale du recueillement, du rassemblement ; des objets de cette collecte , ce sont les doubles croches. Le silence avant la deuxième du thème symbolise « lorsque tu ouvres les mains »…»…
WIJNEN : « Après que le chœur a empli l’atmosphère d’une calme confiance, on entend une de ces longues fugue tellement complexes que l’oreille peine à en percevoir tous les tenants et les aboutissants. Les différentes voix sont cimentées par l’extraordinaire texture orchestrale…»
WHITTAKER [The Cantatas of Johann Sebastian Bach, volume 1, pages 697 à 705] : « Dès la deuxième mesure, les deux hautbois suggèrent l’ondulation des blés sous la brise, pendant que les cordes - le continuo demeurant silencieux - décrivent le mouvement de la faucille. La plupart du temps l’atmosphère pastorale est créée par les hautbois. Cette interprétation n’est pas du tout œuvre d’imagination comme nous le démontreront plus loin…» |
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2] REZITATIV BAß. BWV 187/2 |
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W AS KREATUREN HÄLT / DAS GROß RUND DER WELT ! / SCHAU DOCH DIE BERGE AN, DA SIE BEI TAUSEND GEHEN; / WAS ZEUGET NICHT DIE FLUT ? / ES WIMMELN STRÖM UND SEEN; / DER VÖGEL GROßES HEER / ZIEHT DURCH DIE LUFT ZU FELD. / WER NÄHRET SOLCHE ZAHL, / UND WER VERMAG IHR WOHL DIE NOTDURFT ABZUGEBEN ? / KANN IRGENDEIN MONARCH NACH SOLCHER EHRE STREBEN ? / ZAHLT ALLER ERDE GOLD / IHR WOHL EIN EINIG [Wustmann donne : „einzig“] MAHL ?
Quelles créatures existe-t-il sur le vaste globe du monde ! [on préférera la traduction de Manfred Schreier : « Combien de créatures sont contenues dans l’immense cercle du monde ? »] / Regarde donc les montagnes qui sont des milliers ; / Que n’engendrent pas les eaux ? Fleuves et océans pullulent de vie. / La nuée d’oiseaux sillonne les airs pour atterrir [se poser] dans les champs. / Qui nourrit une telle multitude / et qui est capable de leur épargner les privations ? / Un quelconque monarque peut-il prétendre à un tel honneur ? / Tout l’ordre de la terre peut-il leur payer un seul de leur repas ?
Si bémol majeur (B) – sol mineur (g), 15 mesures, C
BG. Jg; XXXVII. Pages 175. RECITATIV. | Basso. | Continuo.
NEUMANN. Récitatif secco.
GARDINER : «… récitatif dans lequel on pourrait aisément voir le prototype de l’un de ceux de la Création de Haydn…»
KUIJKEN : «…simple récitatif secco…»
SCHREIER : «…le mouvement de vol des oiseaux est indiqué par le mouvement sur les mots « Der Vögel großes Heere…durch die Luft zu Feld – la grande armée des oiseaux traverse par les airs et sur les champs ».
WIJNEN : «…récitatif culminant sur la plus haute note au mot « Berge –montagnes ». |
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3] ARIA ALT. BWV 187/3 |
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D U HERR, DU KRÖNST ALLEIN DAS JAHR MIT DEINEM GUT. / ES TRÄUFET FETT UND SEGEN / AUF DEINES FUßES WEGEN, / UND DEINE GNADE ISTS, DIE ALLEN GUTES TUT.
Toi seul Seigneur, tu combles l’année de tes biens. / Tu prodigues abondance et richesse / là où tu poses tes pieds / et c’est ta grâce qui dispenses tous ses biens [Variante, Teldec: « Là où tu passes / et c’est ta grâce qui dispense à tous le bien-être].
Le verset 12 du psaume 65 [PBJ. 859] a peut-être été une autre source d‘inspiration : «…Tu couronnes l’année de tes bontés, sur tes ornières la graisse ruisselle…»
Si bémol majeur (B), 171 mesures, 3/8
BG. Jg. XXXVII. Pages 179 à 182. ARIE. | Oboe I / Violino I. | Violino II. | Viola. | Alto. | Continuo. | Ende des ersten Theilen.
NEUMANN. Partie de cordes (+ hautbois), Basse continue, Alto. Libre reprise en forme de da capo. Parodie du Domine Filii de la Messe en sol mineur BWV 235.
BASSO [Jean-Sébastien Bach, volume 2, page 274] : « Rythme de danse ».
HIRSCH [Die Zahl im Kantatenwerk Johann Sebastian Bachs, page 65] : Exemple de Gematrie : ce mouvement possède 153 mesures jusqu‘à la fin de la partie vocale, le nombre des poissons de la „pêche miraculeuse“ de Pierre, [Jean, 21, 11 [PBJ. 1622].
HOFMANN : « l’air d’alto… qui commence par « Du Herr, du krönst allein das Jar mit deinem Gut – Toi Seigneur, Toi seul couronnes l’année de ta bonté », allusion verbale au psaume 65, 12 [PBJ. 859] - baigne dans une jolie atmosphère hymnique. La musique est reliée au texte par une représentation sonore concrète comme par exemple le mot de « krönst – couronnes- dont la colorature suit l’aspect visuel d’une couronne ou la représentation des gouttes s’écoulant une par une par un motif mélodique rapide à la trajectoire tombante aux mots de « Es träufet Fest und Segen – L’huile et la bénédiction tombent goutte à goutte ».
KUIJKEN : «…premier air… au caractère grandiose et majestueux qui célèbre la grâce du Seigneur ».
SCHREIER : « Aria tripartite avec une partie centrale nettement délimitée, da capo libre… La basse continue et le premier violon citent à un moment donné un extrait du thème de la fugue du chœur d’entrée…»
WIJNEN : « Aria chargée de l’une de ces impérissables mélodies de Bach, initialement confiée au violon et au hautbois sensés représenter, selon toute probabilité, la couronne évoquée dans le texte. La partie centrale du mouvement, sous forme de variation, reprend des fragments du thème d’ouverture ».
WHITTAKER [The cantatas of Johann Sebastian Bach, volume 1, pages 238 et 701] : Ce mouvement est –peut-être- issu d’une œuvre perdue… [page 703] : on peut douter qu’il soit ici dans sa version originale…un chant populaire de moisson [?] |
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ZWEITER TEIL (précédée probablement par le sermon du pasteur). |
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4] ARIE BAß. BWV 187/4 |
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D ARUM SOLLT IHR NICHT SORGEN NOCH SAGEN : WAS WERDEN WIR ESSEN WAS WERDEN WIR TRINKEN, WOMIT WERDEN WIR UNS KLEIDEN ? NACH SOLCHEM ALLEN TRACHTEN DIE HEIDEN. / DENN EUER HIMMSLICHER VATER WEIß, DAß IHR DIES ALLES BEDÜRFET.
Ne vous inquiétez donc pas et ne dites pas : qu’allons-nous manger, qu’allons-nous boire, de quoi allons-nous nous vêtir ? Ce sont là les soucis des païens. Car votre Père céleste sait que vous avez besoin de tout cela.
Citation pratiquement textuelle de Matthieu 6, 31 et 32 [PBJ. 1463]. Texte tiré des « Béatitudes » : « Ne vous inquiétez donc pas en disant : qu’allons-nous manger ? qu’allons nous boire ? De quoi nous allons nous vêtir ? Ce sont là toutes choses dont les païens sont en quête. Or votre Père céleste sait que vous avez besoin de tout cela… »
Sol mineur (g), 103 mesures, C
BG. Jg. XXXVII. Pages 183 à 186. Zweiter Theil. | ARIE. | Violino I. / II. | Basso. | Continuo.
NEUMANN. Forme du trio : Violon et la basse (Vox Christi) en imitation + le continuo. Partie vocale tripartite avec ritournelle. Renvoi au Gratias de la Messe en sol mineur BWV 235.
CRAIG [BCW] : « Le grand air pour basse très « tonique » avec les violons obligés est presque Haendelien par sa simplicité, mais aussi très luthérien par son contenu…»
HOFMANN : « Basse et unisson des violons et de la basse continue. C’est un mouvement tout de sérieux et d’expression. Le style contrapuntique strict, près du motet, contribue à cette atmosphère retenue… tournures thématiques isolées que l’on entend au début aux violons et qui apparaissent dans leur forme fondamentale au début de la partie vocale ».
KUIJKEN : «…solo de basse, plus un air qu’un récitatif [?] La parole biblique est accompagnée par les violons à l’unisson et le continuo…»
SCHREIER : « Forme de libre développement avec da capo abrégé (le prélude instrumental est repris à la fin). Le nombre de mesures « 103 » serait le symbolisme numérique du psaume 103 : « Dieu est amour », verset 13 « tendre est Yahvé pour qui le craint ; il sait de quoi nous sommes pétris…» |
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5] ARIE SOPRAN. BWV 187/5 |
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G OTT VERSORGET ALLES LEBEN, / WAS HIENIEDEN ODEM HEGT. / SOLLT ER MIR ALLEIN NICHT GEBEN, / WAS ER ALLEN ZUGESAGT ? / WEICHET, IHR SORGEN / SEINE TREUE / IST AUCH MEINER EINGEDENK / UND WIRD OB MIR TÄGLICH NEUE / DURCH MANCH VATER-LIEBSGESCHENK.
Dieu pourvoit à tout ce qui vit, / ce qui respire ici-bas. / Ne donnerait-il pas / ce qu’il accorde à tous ? / Éloignez-vous, soucis, / il se souvient de moi dans sa grande fidélité / et me donnera chaque jour / les preuves de son amour paternel.
Mi bémol majeur (Es), 62 mesures, C – 3/8 – C
BG. Jg; XXXVII. Pages 187 à 190. ARIE. | Marqué en tête „Adagio“ et „un pocco allegro“ (mesures 21) |. Oboe solo. | Soprano. | Continuo.
NEUMANN. En forme de trio sonate : Hautbois concertant, Soprano et Basse continue avec deux parties : „A“ : adagio (à quatre, mesures 1 à 20) et une partie „B“ un poco allegro à 3/8 (mesures 21 à 57). Reprise la ritournelle instrumentale, adagio, mesures 58 à 63). Parodie du Qui tollis et du Quioniam de la Messe en sol mineur BWV 235.
BASSO [Jean-Sébastien Bach, volume 2, page 425] : «…page pour soprano avec hautbois concertant, de forme bipartite : d’un adagio orné à 4/4, d’une ravissante transparence, on passe à un mouvement un poco allegro , nettement contrastant, qui se clôt sur une brève reprise de l’adagio ».
CRAIG [BCW] : «L’air de soprano avec hautbois est manifestement le point éminent de la cantate. L’écart d’octave entre hautbois et voix est une description parfaite de la miséricorde de Dieu [?] ».
GARDINER : «…un curieux air pour soprano et hautbois obligé, lequel débute avec toute la grandeur d’une ouverture à la française sur un rythme à trois contre quatre (élaboration solennelle…)
HOFMANN : « … contraste violent avec sa mélodie au registre étendu, finement ciselé joué par un hautbois solo et la voix. De manière inattendue, la voix se détache dans un intermezzo animé aux mots de « Weicht, ihr Sorgen – Allez-vous en, soucis ». Les motifs fuyants au hautbois soulignent de manière imagée cet ordre avant que le mouvement ne revienne à l’expression paisible du début ».
KUIJKEN : «…Air de soprano (avec hautbois solo… qui contraste vivement avec le précédent [4]. A un adagio riche en figurations marqué par des rythmes pointés majestueux et une ample ligne mélodique du hautbois, succède une partie allegro animée, presque une invitation à danser, qui reprend à la fin le motif initial, conférant ainsi une grande cohésion à tout le mouvement… le caractère actif de cette mesure à trois temps dansante est renforcé par les figurations de croches dans les parties d’accompagnement ».
SCHREIER : « Forme tripartite, partie B en contraste (vivace), da capo abrégé (répétition du prélude, mais la fin sans un autre ton en raison de la cadence finale. Le rythme pointé évoque l’ouverture à la française… symbole de majesté divine… formations madrigalesques et rhétoriques sur les mots « alles – tout », « hinienden – ici-bas » (ligne descendante ou katabase, « allein – seul » avec silence dans la basse continue… Les deux canons à l’unisson entre le soprano et le hautbois répondent à la question du texte « sollt er mir allein nicht geben… - est-ce à moi seul qu’il ne donnerait pas » en affirmant que oui… ». Manfred Schreier propose le symbolisme numérique des 37 mesures de ce mouvement avec le psaume 37, 18 [PBJ. 834] : « Yahvé connaît les jours des parfaits, éternel sera leur héritage ».
SCHWEITZER [J.S. Bach, tome 2, pages 343/344] : « La première partie de l’aria de soprano (adagio) est basée sur un rythme solennel, sur les mots « Weichet, ihr Sorgen - Éloignez-vous, soucis ». Dans la partie « un poco allegro, la musique se mue en figurations virevoltantes…»
SPITTA [Johann Sebastian Bach, volume 3, page 77] : « Il y a un mouvement plus attrayant [que le mouvement 4] avec l’aria de soprano, un poco allegro, à 3/8,
*WHITTAKER [The Cantatas of Johann Sebastian Bach, volume 1, pages 697 à 705] : « L‘aria de soprano est aussi bien élaborée que l‘air de basse [précédent] est simple, sonnant comme un chant d‘action de grâce. Le pécheur est touché par l‘immense bonté du „tout puissant“…“ |
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6] REZITATIV SOPRAN. BWV 187/6 |
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H ALT ICH NUR FEST AN IHM MIT KINDLICHEM VERTRAUEN / UND NEHM MIT DANKBARKEIT, WAS ER MIR ZUGEDACHT, / SO WERD ICH MICH NIE OHNE HÜLFE SCHAUEN, / UND WIE ER AUCH VOR MICH DIE RECHNUNG HAB GEMACHT. / DAS GRÄMEN NÜTZET NICHT, DIE MÜHE IST VERLOREN, / DIE DAS VERZAGTE HERZ UM SEINE NOTDURFT NIMMT; / DER EWIG REICHE GOTT HATT SICH DIE SORGE AUSERKOREN; / SO WEIß ICH, DAß ER MIR AUCH MEINEN TEIL BESTIMMT.
Je n’ai qu’à me tenir fermement à lui avec une confiance d’enfant / et à prendre avec gratitude ce qu’il m’a destiné, / je ne me verrai ainsi jamais dans le besoin / et ceci quelle que soit sa facture [Teldec : « Et je ne me verrai jamais démuni de secours / Quoi qu’il ait prévu pour moi »]. / A quoi bon s’affliger, c’est peine perdue / de s’inquiéter de ses besoins, ô cœur découragé; / Le Dieu éternellement riche s’est adjugé ce soin.
Ut mineur (c) – B (si bémol majeur), 15 mesures, C
BG. Jg. XXXVII. Page 190. RECITATIV. | Violino I. | Violino II. | Viola. | Soprano. | Continuo.
NEUMANN. Récitatif accompagné (ausinstrumentiertes) des cordes et de la basse continue.
BOMBA : «… récitatif accompagné des cordes et enveloppé dans l’amour de Dieu protecteur (citation d’Alfred Dürr) ». |
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7] CHORAL. BWV 187/7 |
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G OTT HAT DIE ERDE ZUGERICHT’, / LÄSSTS AN NAHRUNG MANGELN NICHT; / BERG UND TAL, DIE MACHT ER NAß, / DAß DEM VIEH AUCH WÄCHST SEIN GRAS; // AUS DER ERDEN WEIN UND BROT / SCHAFFET GOTT UND GIBTS UNS SATT, / DASS DER MENSCH SEIN LEBEN HAT.
[Strophe 2] : WIR DANKEN SEHR UND BITTEN IHN, / DASS ER UNS GEB DES GEISTES SINN, / DASS WIR SOLCHES RECHT VERSTEHN, / STETS IN SEIN’ GEBOTEN GEHN, / SEINEN NAMEN MACHEN GROß / IN CHRISTO OHN UNTERLASST : / SO SING‘N WIR RECHT DAS GRATIAS.
Dieu a créé la terre, / Il ne la laisse pas manquer de subsistance; / Il arrose monts et vallées / afin que l’herbe y pousse pour le bétail ; / De la terre, Dieu généra le vin et le pain / et nous en donne à satiété / afin que l’homme puisse vivre.
Nous lui en rendons grâces et le prions / de nous accorder un bon jugement, / afin que nous sachions / suivre toujours ses commandements, / témoigner de la grandeur de son nom / dans le Christ sans relâche : / Chantons donc le Deo Gratias !
Strophes 4 et 6 du cantique Singen wir aus Herzensgrund.
Sol mineur (g), 28 mesure à 3/4
BG. Jg. XXXVII. Page 191. CHORAL. | Soprano. / Oboe I., Oboe II., Violino I. col Soprano.Alto. / Violino II. coll‘ Alto. | Tenore; / Viola. Col Tenore. | Basso. | Continuo.
NEUMANN. Deux strophes. Simple choral harmonisé (homophone) avec l‘ensemble instrumental. Les instruments sont colla parte avec les voix, le soprano avec les deux hautbois.
BOYER [Les cantates sacrées de Jean-Sébastien Bach, page 311] : « Simple choral harmonisé de deux strophes sur mélodie (MDC) 093 de type I ».
GARDINER : «…Une enthousiasmante harmonisation sur mètre ternaire de deux strophes de l’hymne de Hans Vogel… culmine dans le Gratias, hymne pour le temps de la moisson rendant collectivement grâces des fruits de l’agriculture…»
KUIJKEN : «…Les deux strophes du choral final à quatre voix ».
SPITTA [Johann Sebastian Bach, volume 3, page 77] : « Le style archaïsant du cantique « Singen wir aus Herzensgrund » nous ramène à l’ambiance du premier chœur ». |
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BIBLIOGRAPHIE BWV 187 |
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BACH CANTATAS WEBSITE (BCW) :
AMG (All Music Guide). Notice de James Leonard.
BRAATZ, Thomas. Provenance. 14 juillet 2002. Commentaires, 16 juillet 2002. Reprend les textes de Spitta, Voigt, Schweitzer, Smend.
CROUCH, Simon. Notice, 1996, 1998.
EMMANUEL MUSIC. Notice de Craig Smith.
MINCHAM, Julian. The cantatas of Johann Sébastien Bach. Chapitre 20. 2010.
ORON, Aryeh: Discussions 1] : 14 juillet 2002 – 2] : 11 novembre 2007 – Prévision : 21 août 2011.
Texte du cantique Singen wir aus Herzensgrund - Nous chantons du fond du cœur.
ANDERS, Nele : Notice du coffret Teldec Das Kantatenwerk (volume 43). 1989
BACH COMPENDIUM ou Répertoire anlytique et bibliographique des œuvres de Jean-Sébastien Bach. Hans Joachim Schulze et Christoph Wolff = Bach-Compendium : analytisch-Bibliographisches Repertorium der œuvre Johann Sebastian Bach. Editions Peters. Francfort-sur-le Main. 1985. BWV 187 = BC A 110. Volume I, partie 1.
BACH-JAHRBUCH
BJ 1977, pages 7 à 25. Walter Blankenburg: „Une nouvelle source pour les textes de sept cantates de Jean-S&ébastien Bach et dix-huit cantates de Johann Ludwig Bach“
BASSO, Alberto : Jean-Sébastien Bach. Edizioni di Torino. 1979. Fayard 1984-1985.
Volume 1, pages 34, 39, 96, 158 et 338
Volume 2, pages 248, 253, 256, 259, 268, 274, 407, 408, 417, 418, 422, 424/425, 426, 428, 549, 574 et 850
BLANKENBURG, Walter : BJ 1977, pages 7 à 25: Eine neue Textquelle zu sieben Kantaten Johann Sebastian Bachs…
On y trouvera notamment la page de titre de l’édition de Rudolstadt (Thuringe), 1726, sans nom d’éditeur
BLANKENBURG, Walter : Renvoi au Website. Google / Blankenburg, W. Bach 3/33/. Etude in Bj 1977
BOMBA, Andreas : Notice de l’ed’Helmuth / Rilling / edition bachakademie, volume 56.. 2000
BOYER, Henri : Les cantates sacrées de Jean-Sébastien Bach. L’Harmattan 2002. Pages 310/311
: Les mélodies de chorals dans les cantates de J.-S. Bach. L’Harmattan 2003. Pages 300/301
*BREITKOPF. Recueils :
Breitkopf n° 10 : 371 Vierstimmige Choragesänge. C. Ph. E. Bach – KJ. Ph. Kirnberger (sans date). B n° 109
Breitkopf n° 3765 : 389 Choralgesänge für vierstimmigen gemischten Chor (sans date). Classement alphabétique. C n° 308
CANTAGREL, Gilles : Les cantates de J.-S. Bach. Fayard. 2010. Pages 768 à 773 VOIR
COLLECTIF : Tout Bach. Ouvrage publié sous la direction de Bertrand Dermoncourt. Robert Laffont – Bouquins. Novembre 2009
Jean-Luc Macia : Cantates d’église. Pages 250/251 et page 548 (BWV 235).
EKG : Evangelisches Kirchen-Gesangbuch. Verlag Merfburger Berlin. 1951. Ausgabe für die Evangelische Kirche in Berlin-Brandenburg
Dans les références bibliques, apparaît sous l’abréviation « EKG ».
GARDINER, Sir John Eliot : Notice de son enregistrement, volume 4. 2009. Traduction française de Michel Roubinet.
GEIRINGER, Karl : Jean-Sébastien Bach. Le Seuil 1966. Page 209
HELMS, Marianne : Notice de l’enregistrement d’Helmuth Rilling ((Laudate 98656). En collaboration avec Arthur Hirsch. 1974
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HIRSCH, Arthur : Die Zahl im Kantatenwerk Johann Sebastian Bachs. Hänssler HR 24.015. 1ère édition 1986. Page 17, 21, 23, 29, 65, 139
: Notice de l’enregistrement d’Helmuth Rilling ((Laudate 98726). En collaboration avec Marianne Helms. 1974
HOFMANN, Klaus : Notice de l‘enregistrement de Masaaki Suzuki, volume 45. 2009
KUIJKEN, Sigiswald : Notice de son enregistrement DHM Deutsche Harmonia Mundi 1999-2001
LEMAÎTRE, Edmond: La Musique sacrée et chorale profane. L’Âge baroque 1600-1750 ». Fayard. Les Indispensables de la musique. 1992. Page 111
LIONNET, Annie : Critique de la version Richter. Diapason, fin 1978, début 1979
LYON, James : Johann Sebastian Bach. Chorals. Sources hymnologiques des mélodies, des textes et des théologies Beauchesne. Octobre 2005. Page 76. Incipit de la mélodie, page 280, n° 124
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Literaturverzeichnis: 49 (Scheide) - 52 (Schering) - 66II (Smend).
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: Sämtliche von J. S. Bach vertonte Texte. VEB Leipzig 1974. Pages111/112
NYS, Carl de : Notice de l‘enregistrement de Michel Corboz pour le compte d‘Erato. 1972. Revue Diapason, mai 1972
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Dans les références bibliques, apparaît sous l’abréviation « PBJ. ».
PIRRO, André : J.-S. Bach. Alcan, Paris. 5e édition. 1919. Page 163
PIRRO, André : L'esthétique de Jean-Sébastien Bach. Fischbacher 1907. Minkoff Reprint Genève 1973. Très exceptionnellement, l’auteur n’a pas repris cette cantate dans son ouvrage ?
*SCHEIDE, William H. Literatur Werner Neumann 49] : Johann Sebastian Bachs Sammlung von Kantaten seines Vetters Johann Ludwig Bach. BJ 1959, pages 52 à 94 ; BJ 1961, pages 5 à 24 et BJ 1962, pages 5 à 32
SCHERING, Arnold : Literatur Werner Neumann 52] : Über Bachs Parodieverfahren, in BJ 1921, pages 49 à 95.
SCHMIEDER, Wolfgang : Thematisch-Systematiches Verzeichnis der Werke Joh. Seb. Bachs (BWV). Breitkopf & Härtel 1950-1973-1998
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Literatur: Spitta. Schweitzer. Wolfrum II . Pirro. Parry. Voigt. Wustmann. Wolff. Terry. Francke II. Moser.Thiele. Neumann. Smend.
BJ 1917, 1920, 1921, 1940. Bachfest 1925
SCHREIER, Manfred : Notice (très complète) de l’enregistrement d’Helmuth Rilling. Stuttgart, juillet 1971
SCHWEITZER, Albert : J.- S. Bach "Le musicien-poète". Foestich 1967, 8e édition. Édition française de 1905. Pages 183, 200, 201
J. S. Bach. Édition allemande complète, en deux volumes. 1911
Édition américaine (traduction de E. Neumann). Dover Publications, inc. New York. 1911-1966.
Volume 2, pages 356 (note), 343, 380, 410, 460, 462 (note), 466
SMEND, Friedrich : Literatur Werner Neumann 66II] : Kirchen-Kantaten vom Trinitatis bis zum 7. Sonntag nach Trinitatis, Berlin 1947. Kantaten BWV 9, 21, 39, 76, 88, 176, 177 et 187
SPITTA, Philipp : Johann Sebastian Bach. Sous-titré : « His work and influence on the Music of Germany 1685-1750 » Novello & Cy 1889 - Dover 1951-1952.
Volume III, page 76
WHITTAKER, W. Gillies : The Cantatas of Johann Sebastian Bach. Sacred & Secular Oxford U.P. 1959-1985
Volume 1, pages 234, 238, 434, 697 à 205
WIJNEN, Dingeman van : Notice (sur, CD, page 82) de l‘enregistrement de Pieter Jan Leusink. 2006
WOLFF, Christoph : Notice de l‘enregistrement de Ton Koopman, volume 18. 2005
WUSTMANN, Rudolf : J. S. Bachs geistliche und weltliche Kantatentexte. Breitkopf & Härtel 1967. Pages 182 à 184
ZWANG, Philippe et Gérard : Guide pratique des cantates de Bach. R. Laffont 1982. ZK 146, pages 232/233.
Réédition révisée et augmentée. L’Harmattan 2005 |
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DISCOGRAPHIE BWV 187 |
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BACH CANTATAS WEBSITE
Discographie établie par Aryeh Oron. Elle est ici proposée sous forme sensiblement allégée avec, parfois, quelques précisions relatives aux références et aux dates. Les numéros 1] et suivants indiquent l’ordre chronologique de parution des enregistrements.
Douze références. Aryeh Oron (avril 2002 à avril 2010) + 10 mouvements individuels (avril 2002 à juillet 2006).
Exemples musicaux : Aryeh Oron (avril 2003 à janvier 2005).
3] CORBOZ. Ensemble vocal de Lausanne. Orchestre de chambre de Lausanne. Soprano : W. Staempfli. Mezzo : M. Schwartz. Ténor : O. Dufour. Basse : Ph. Huttenlocher. Enregistrement Cruissier (CH), fin 1971. Durée : 22‘35
Disque Erato STU 70710. Distribution en France, début 1972. Reprise par Musical Heritage Society (USA) MH 1833.
Avec le Magnificat BWV 243. Cet enregistrement exista simultanément en cassette sous la référence MCE 70710
*1] DOORMANN, Ludwig. Göttinger Stadtkantorei. Frankfurter Kantatenorchester. Göttingen, mai 1958. Soprano : Ingeborg Reichelt. Alto : Lotte Wolf-Matthäus. Basse : Hans-Olaf Hudemann.
Disques Cantate 640210. 11 03 P (monophonique) et reprise disque Corona. Avec la cantate BWV 34 (Diethard Hellmann).
9] GARDINER (volume 4). Monteverdi Choir. English Baroque Soloists. Bach Cantata-Pilgrimage. Ste Marie. Addington (GB), 5 et 6 août 2000. CD SDG (Soli Deo Gloria) 156. Distribution en France, 2009. Durée : 22’12
Avec les cantates BWV 9, 86, 187 et 107 + le motet de Kuhnau / Bach « Der Gerechte kommt um »
*11] HASHIMOTO, Masayuki. Bach-Chor Tokyo. Tokyo Cantata Chamber Orchestra. Enregistrement « live » effectué à Tokyo le 13 mai 2006. Une « curiosité » Une vingtaine de CD, en coffret, chantée en japonais et non distribuée en Europe.
10] KOOPMAN (volume 18). Amsterdam Baroque orchestra & Choir. Amsterdam : mai 2002 (Mvt. 5). Septembre et octobre 2002 (mvt. 4).Octobre et novembre 2002 (mvts. 1, 3, 6 et 7). Durée : 19’02.
CD Antoine Marchand Challenge CC72218. 2005. Avec les cantates BWV 52, 151 et 98
7] KUIJKEN. La Petite Bande. Pas de chœur. Athènes (Live), 20-22 novembre 1999. Soprano : Midori Suzuki. Durée : 19’48
CD Deutsche Harmonia Mundi 05472 77528 2. Distribution en France, 2001. Deux présentations de la pochette.
Avec les cantates BWV 9 et 94
6] LEONHARDT (volume 43). Knaben und Männerchor Hannover. Collegium Vocale (Philippe Herreweghe). Leonhardt-Consort. 1989 Durée : 23’05.
Disque Teldec 6. 35836-00-501-503 (SKW 43/1-2) Das Kantatenwerk Warner (volume 43)
CD (D) Teldec 4509-91764 2. Das Kantatenwerk - Sacred Cantatas. Volume 10. Coffret de six CD avec les cantates BWV 183 à 200
CD Teldec 8.35836 ZL. 244179-2. Das Kantatenwerk, volume 43. 1989
Reprises CD Teldec. Edition Bach 2000 (en coffret) et Intégrale Warner Classics 2007 (volume 56). CD 8573-81154-5
8] LEUSINK. Holland Boys Choir. Netherlands Bach Collegium. Elburg (NL), janvier et février 2. Durée : 21’42
Bach Edition. 2000. CD Brilliant Classics, volume 15. Cantates, volume VIII-99374 5/105]
Bach Edition. 2006. CD Brilliant Classics IV-93102 10/86. Avec les cantates BWV 136 et 49
*5] OLTMAN, Dwight. Baldwin-Wallace-Motet Choir & Festival Orchestra. Avril (?) 1979. Baldwin Wallace College. Berea. Ohio (USA).
Disque Baldwin-Wallace College Conservatory of Music. Hors commerce.
4] RICHTER: Münchener Bach Chor & Orchester. Soprano : Edith Mathis. Contralto : Julia Hamari. Basse : Dietrich Fischer-Dieskau. Munich. Herkules Saal. Mars, octobre 1976, juin 1977. Durée : 21’01.
Disque. Avec les cantates BWV 9, 105, 178, 102, 179, 137, 33, 17, 100, 27 et 148
Disques Archiv Produktion 2722 028 et 2723.058 (volume II). Du 6e au 17e dimanche après la Trinité
CD Archiv Produktion 439382-2. Volume IV/1. 1993. Sonntage nach Trinitatis I. Coffret de 26 CD. Avec les cantates BWV 9 et 178
2] RILLING. Gächinger Kantorei. Bach Collegium Stuttgart. Février 1971. Durée : 24’20
Disque (D). Die Bach Kantate. Hänssler Verlag. Laudate 98659. 1974. Avec la cantate BWV 81
Disque Erato STU 70749. Les grandes cantates (volume 2). Coffret de 5 disques. 1973. Avec la cantate BWV 81
CD Die Bach Kantate (volume 44). Hänssler Classic. Laudate 98897. Avec les cantates BWV 136 et 178
CD Hänssler edition bachakademie (volume 56). Hänssler-Verlag 92.056. 2000
12] SUZUKI (volume 45). Bach Collegium, Japan. Kobe Shoin Women‘s University Chapel. Japan, février 2009. Durée : 20’20
CD BIS SACD-1801. Distribution en France, janvier 2010. Avec les cantates BWV 129, 39 et la sinfonia BWV 1045.
MOUVEMENTS INDIVIDUELS BWV 187
M-1. Mvt. 3] Bach Aria Group. Contralto : Maria Anderson. Enregistrement de décembre 1951 effectué au Town Hall de New York.
Report sur CD Boston Records (The Robert Bloom Collection).
M-2. Mvt. 5] Bach Aria Group. Soprano Eileen Farrell. Disque Decca, enregistré dans le courant des années 1950.
M-3. Mvts 1 et 7. Hans Pflugbeil. Greifswalde Bach tage Choir . Bach Orchester Berlin. . Disque enregistré à la fin des années 1950 ou 1960.
Report sur CDBaroque Music Club (Soli Deo Gloria, volume 9).
M-4. Mvt. 5] Soprano : Elly Ameling. Utrecht (NL). CD EMI Classics, juillet 1983 (Arias de cantates pour soprano.
M-5. Mvt. 5] John Nelson. Orchestra of St Luke’s. Soprano : Kathleen Battle. CD DGG »The Bach Album ».
New York Août, décembre 1989 et août 1990.
M-6. Mvt. 5] Ensemble Amarillis. Soprano : un garçon de la Maîtrise de Colmar (F). Colmar (F). Avril et juillet 2000. CD Ambroisie.
M-7. Mvt. 5] Bach. Arias de cantates pour soprano, hautbois et basse continue. Soprano : Ruth Rosique.
CD ARS Harmonica (E). Octobre 2000.
M-8. Mvt. 5] Aria pour soprano et hautbois. Soprano Kendra Colton. CD Boston Records. 1995.
M-9. Mvt. 7] Nicol Matt. Nordic Chamber Choir. Solistes du Freiburger Barockorchester. Juin 1999. CD Brilliant Classics / Bayer Records.
Coffret de 8 CD Bach Edition. 2000. Volume 17. Ouvrages vocaux, volume II.
Reprise Bach Edition. 2006. Le chœur désormais s’appelle le Chamber Choir of Europe. CD Brilliant Classics V-93102 26/132
Chorals (389) de l’édition Breitkopf .
M-10. Mvt. 5] Airs de cantates et pièces de hautbois. Soprano Gaële Le Roi + Hautbois, violoncelle et orgue. CD Arion, vers 2005 |
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Contributed by Claude Role (June 2010) |
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