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Cantata BWV 32
Liebster Jesu, mein Verlangen
Bien-aimé Jésus, objet de mes désirs…
Commentary in French

KANTATE ZUM 1. SONNTAG NACH EPIPHANIAS
Cantate pour le premier dimanche après l’Épiphanie
Leipzig, 13 janvier 1726

CONTENU

Avertissement
Datation
Sources
Péricope
Texte
Généralités
Distribution
Aperçu
Bibliographie
Discographie

 

AVERTISSEMENT

Cette notice dédiée à une cantate de Bach tend à rassembler des textes, des notes, voire des critiques discographiques souvent introuvables ou difficilement accessibles aujourd’hui (2010). Le but est de donner à lire un ensemble cohérent d’informations et de proposer aux amateurs et mélomanes francophones un panorama élargi et espéré parfois inédit de cette partie de l’œuvre vocale de Bach
Outre les quelques interventions « CR » identifiées par des parenthèses [...] le rédacteur précise qu’il a toujours pris le soin jaloux de signaler sans ambiguïté le nom des auteurs sélectionnés. Semblablement, il a indiqué clairement, entre guillemets «…» toutes les citations fragmentaires tirées de leurs travaux. Rendons à César...

ABRÉVIATIONS:
BB / SPK = Berlin Bibliothek / Staatsbibliothek Preussicher Kulturbesitz
B.c. = Basse continue ou continuo
BCW = Bach Cantatas Website
BD = Bach-Dokumente (4 volumes, 1975)
BG = Bach-Gesellschaft = Société Bach (Leipzig, 1851-1899). J. S. Bach Werke. Gesamtausgabe (édition d’ensemble) der Bachgesellschaft
BJ = Bach-Jahrbuch
D = Deutschland
EKG = Evangelisches Kirchen-Gesangbuch.
F = France
NBA = Neue Bach Ausgabe (nouvelle publication de l’œuvre de Bach à partir des années 1954-1955)
NBG = Neue Bach Gesellschatf = Nouvelle société Bach (fondée en 1900)
Ost = Original Stimmen
P = Partition = Partitur
PBJ = Petite Bible de Jérusalem
PKB = Preußicher Kulturbesitz, Staatsbibliothek, Berlin
St. = Parties séparées = Stimmen

La première lettre -en gras- d’un mot du texte de la cantate indique la majuscule de la langue allemande. Dans le corps du texte allemand de la cantate, le mot ou un groupe de mots mis en italiques désignent un affect particulier ou un « accident remarquable.

 

DATATION BWV 32

Leipzig, 13 janvier 1726. III. Jahrgang Leipzig, période allant du 2 décembre 1725 au 24 novembre 1726.
Anciennement daté de 1738-1740.

BASSO [Jean-Sébastien Bach, tome I, pages 584 et 586]: « …D’après Smend… Bach aurait écrit pour la cour de Köthen au moins vingt-quatre cantates… Quelques unes des cantates de la période de Leipzig ne seraient que des parodies ou des refontes de cantates… La question se poserait pour BWV 32, 66, 120, 134, 145, 173, 174, 190, 193, 194, 202…etc. D’après Smend, en partie soutenu par les conclusions auxquelles était arrivé Spitta, les cantates BWV 32, 120, 145, 190, 193, 202 présenteraient des particularités de style qui laisseraient penser qu’on doit les considérer comme des parodies ou des réélaborations, avec ajout de nouveaux morceaux de cantates écrites à l’époque de Köthen… Les cantates BWV 32, 120, 145, 193 pourraient avoir été, à l’origine des œuvres écrites en hommage à Léopold… »
HIRSCH: Classement CN 143 (Die chronologisch Nummer = numérotation chronologique).
Chronologie (Alfred Dürr). 1725: BWV 151 (27 décembre) – BWV 28 (30 décembre) – 1726 : BWV 16 (1er janvier 1726) – * BWV 32 (13 janvier) – BWV 72 (20 janvier) – BWV 13 (27 janvier).
NEUMANN: Vers 1726, peut-être la reprise d’une œuvre perdue de l’époque de Köthen.
NYS [Cantates à Saint-Thomas, pages 106 à 112]: « Si l’on s’accorde généralement pour dater la composition de la dernière période de Leipzig, aux alentours de 1740 on en est réduit aux hypothèses pour l’auteur du livret [ce texte écrit au début des années 1950 montre combien les travaux d’Alfred Dürr et la découverte du texte de Georg Christian Lehms par Elisabeth Noack (Op. cit.) ont fait progresser la connaissance sur la cantate BWV 32]…
PIRRO [J.-S. Bach, page 166): « Les cantates après 1727… quelques œuvres écrites pour des solistes peuvent provenir de cette période ».
SCHMIEDER : Leipzig vers 1740 ou 1738 ?
SCHWEITZER: « Les cantates écrites après 1734 ».
SPITTA [Johann Sebastian Bach, volume 2,Appendix n° 41, page 695]: Cantate exécutée le 7 janvier 1725 puisque la cantate BWV 154 [pour le même premier dimanche après l’Épiphanie) fut écrite pour 1724. [finalement, malgré la datation de Terry [voir ci-après] vers 1740, Spitta s’est montré perspicace ; à une année près !]
WHITTAKER: « Spitta donne [la date ] du7 janvier 1725 pour cette cantate, [datation] totalement écarté par Terry, vers 1740 ».

 

SOURCES BWV 32

PARTITION AUTOGRAPHE = ORIGINALPARTITUR
P 126 B. Deutsche Staatsbibliothek Berlin [ex RDA].
[Primitivement la partition originale et les parties séparées étaient conservées à la Königlichen Bibiothek zu Berlin].
BG.:Titre autographe pris à la couverture: „Dominica 1 post Epiphanias | Dialogue | Liebster Jesu, mein Verlangen à 4 Voci, 1 Hautbois, 2 Violini, Viola e Continuo di Joh. Seb. Bach
Annotations et corrections autographes de Bach avec parties autographes également des voix d’alto et de ténor, partiellement pour les voix de soprano et de basse de la page 66 à la fin. Annotation de Zelter.
BASSO [Jean-Sébastien Bach, volume 1, page 39]: L’autographe de cette cantate fit partie de l’héritage de Carl Philipp Emanuel Bach dont le catalogue fut publié à Hambourg en 1790, par Gottlieb Friedrich Schniebes sous le titre « Verzeichniss des musikalischen Nachlasses des verstorbenen Cappelmeisters Carl Philipp Emanuel Bach ». Il comportait entre autre 86 cantates sacrées
HERZ: Filigrane: épées entrecroisées (Sword II]. Copistes: Anna Magdalena Bach ; Wilhelm Friedemann Bach ; Christian Gottlob Meissner (et) ou Johann Andreas Kuhnau.
NEUMANN: « Le titre « Dialogus » figure sur la partition autographe.
SCHMIEDER : Partition en 9 feuillet in 4°, 17 pages de musique in 8 + 1 feuillet. Texte de la main de Carl Friedrich von Zelter (1758 - 1832), un ami de Goethe avec lequel il échangea une importante correspondance et de Mendelssohn. Membre de la Singakademie de Berlin.
SPITTA [Johann Sebastian Bach, volume II, Appendix, note 41]. Le filigrane au bouclier et aux deux épées entrecroisées… Ce type de papier est très courant à l’époque [première moitié du 18e siècle, tout au moins en Saxe] et il apparaît durant la plupart des périodes de la vie de Bach. Si la forme bien connue de ce bouclier saxon peut varier considérablement, s’il n’est pas vraiment identique, cela n’a pas d’importance. Ce « filigrane » apparaît sur les manuscrits dès l’époque de Cöthen,, comme –par exemple- dans la Partita en si bémol, puis partiellement dans la Passion selon Saint-Jean, à nouveau dans la cantate Gott, wie deine Name [BWV 171] écrite pour le Nouvel An 1729 ainsi que dans les révisions autographe de Vergnügte Pleissenstadt (BWV 216) écrite en 1728 ; en partie dans la Passion selon Saint-Luc, dans les cantates BWV 103 et 43 de 1735 ainsi que dans le rapport remis le 12 août 1736 par Bach au Conseil de la ville de Leipzig, pendant la querelle avec Ernesti,. Mais ceci n’exclut pas la possibilité que Bach ait utilisé ce papier, avec le même filigrane, au début de son établissement à Leipzig, mais d’autre part, rien ne permet d’assurer qu’il le fit….les cantates qui possèdent ce filigrane sont les cantates BWV 28, 110 et 32…»

PARTIES SÉPARÉES = ORIGINALSTIMMEN
St 67 B. Deutsche Staatsbibliothek Berlin.
SCHMIEDER: 12 parties séparées (Ost = Original Stimmen) in 4° avec quelques annotations autographes.

ÉDITIONS
SOCIÉTÉ BACH
= BACH-GESELLSCHAFT AUSGABE (BG)
BG. Jg. VII (7e année) Pages 55 à 80. Préface de Wilhelm Rust (1857). Cantates BWV 31 à 40.

NOUVELLE ÉDITION BACH = NEUE BACH AUSGABE (NBA)
KANTATEN SERIE I/ BAND 5. KANTATEN ZUM EPIPHANIASFEST BIS ZUM 2 SONNTAG NACH EPIPHANIAS
Bärenreiter Verlag BA 5043. 1975.
BWV 32. Pages 145 à 172.
Avec les cantates BWV 65, 154, 124, 155, 3 et 13.
Kritischer Bericht (commentaires). BA 5043 41. MariaHelms. 1976.
[La partition de la NBA est dans le coffret Das Kantatenwerk / Leonhardt (volume 9), d’après l’édition Bärenreiter-Verlag, Kassel. 1974].

AUTRES ÉDITIONS
Breitkopf & Härtel. Partition = PB 2882 – Chœur (Chorstimmen) = ChB 1779. Orgue et clavier par Max Seiffert = OB 2133
2010: Partition (28 pages) = PB 4532 – Réduction voix et piano (28 pages) = EB 7032 – Parties séparées (6) = OB 4532 – Partition du chœur (2 pages) = ChB 4532.
Eulenburg. Partition de poche
Hänssler. Révision de Hans Grischkat 1963.
Kalmus Study Scores. N° 814. Volume X. New York 1968. Cantates BWV 32 à 34.

 

PÉRICOPE BWV 32

Premier dimanche après l’Épiphanie
Épître: Romains XII, 1-6 [PBJ. 1683]. Le culte spirituel - Humilité et charité dans la communauté.
Évangile: Luc II, 41-52 [PBJ. 1537-1538]. Jésus parmi les docteurs (ses parents le cherchent dans le Temple - Encore la vie cachée à Nazareth.

EKG: Evangelisches Kirchen-Gesangbuch. I. Sonntag nach Epiphanias.
Entrée: Jean 1, 14 [PBJ. 1584]: « Et nous avons vu sa gloire, gloire qu’il tient de son Père comme Fils unique, plein de grâce et de vérité ».
Psaume 100 [PBJ. 894]
Cantique = EKG 47 « O süßer Jesu Christ » (Les frères de Bohème, 1531).
Épître: Romains XII, 1-6 [PBJ. 1683]. Le culte spirituel.
Évangile: Luc II, 41-52 [PBJ. 1537-1538]. Jésus, âgé de 12 ans, au Temple.

[Pour la même occurrence, renvoi aux cantates 124 (7 janvier 1725) et BWV154 (9 janvier 1724].

 

TEXTE BWV 32

L’auteur est Georg Christian Lehms (Liegnitz 1684 † Darmstadt, 15 mai 1717). Le cantique est extrait du recueil publié à Darmstadt en 1711 et intitulé: « Gottgefalliges | Kirchen | Opffer | in einem gantzen | Jahr-Gange | Andächtiger Betrachtugen | Ûber | die gewöhnllichen | Sonn-und Festtags Texte… Gott zu Ehren / und der Darmstat | tischen Schloß=Capelle | zu seiner Früh / und Mittag=Erbauung | angezündet | von / M. Georg Christian Lehms | hochfürsttl hessen. Darmstattischen | Bibliothecario | Darmstadt | Drucks Johann Levin Bachmann | Horfürsttl, hoff-Buchdrucker … (Offrande des fidèles à la gloire de Dieu…)
A ce texte Bach a adjoint comme choral final la douzième strophe (de 8 vers chacune) du cantique de Paul Gerhardt « Weg, mein Herz, mit den Gedanken ».
Même cas dans deux autres cantates où manque le choral final ajouté finalement par Bach, les cantates BWV 16 et 13.

2] Luc 2, 49 [PBJ. 1538]: « Et pourquoi me cherchiez-vous ? Ne saviez-vous pas que je me dois aux affaires de mon Père. Mais eux [les parents de Jésus ne comprirent pas la parole qu’il venait de leur dire ». Dans la cantate, citation littérale: « Pourquoi donc me cherches-tu ? Ne sais-tu pas que je dois / être dans ce qui est de mon père ? »
4] Citation du psaume 84 [PBJ. 880]: « Que tes demeures sont désirables, Yahvé Sabaot ! ». Dans la cantate : « Que ta demeure est aimable, Seigneur, puissant Sabaoth ».
6] cantique de Paul Gerhardt (1607-1676). « Weg, mein Herz, mit den Gedanken » (édité en 1647 à Berlin).
La mélodie « Freu dich sehr, o meine Seele » (1620) a été très souvent utilisée par Bach voir [6].

BOMBA: « De tels dialogues étant plutôt usuels dans les cantates profanes, on a cru longtemps que Bach avait parodié ici une cantate d’hommage (disparue) composée à Köthen, peut-être sur un texte de Christian Friedrich Hunold. Il a été prouvé depuis que ce morceau est dû au poète de la cours de Darmstadt Georg Christian Lehms ».
BOYD: « Comme la cantate BWV 57, la cantate BWV 32 présente un dialogue entre l’âme et Jésus sur un teste également de Christian Lehms ».
DÜRR: « Dans la plupart des œuvres vocales de tout genre composées par Bach, l’auteur du texte est inconnu. Aussi ne saurait-on surestimer la valeur de la découverte qui a permis récemment à Elisabeth Noack [vers 1970] de prouver que les textes de dix cantates de Bach (BWV 54, 199, 110, 57, 151, 16, 32, 13, 170 et 35) ont été fournis par le poète de la cours de Darmstadt, Georg Christian Lehms (1684-1717) et datent de l’année 1711.
L‘édition des poèmes de l‘année 1711, à laquelle Bach a emprunté ses textes, se présente en deux parties. La première contient des textes destinées aux services religieux du matin avec versets de la Bible, airs et parfois aussi chorals. La deuxième partie, consistant en textes à l‘intention du service religieux de l‘après-midi, renferme également des récitatifs, mais versets et chorals n‘y sont pas régulièrement représentées. C‘est là la forme proprement dite de la « cantata» et c‘est de cette partie que proviennent les paroles des autres œuvres de Bach composées sur des textes de Lehms.
NEUMANN: Texte du cantique = Livre de chant contemporain de Bach: „Vopelius, Dreßdnische Gesang-Buch“ (et. Leipzig), vers 1725. Aux pages 256 et 258 de son ouvrage Sämtliche von Johann Sebastian Bach vertonte Texte (Op. cit.), Werner Neumann présente le fac-similé de la page de titre du recueil de chant „Gottgefalliges Kirchen Opffer“ (format 10 x 18 cm) édité en 1711 à Darmstadt par Johann Levin Bachmann. Le cantique est ainsi présenté (pages 16 et 17): « Nachmittags = Andacht | Auf den ersten Sonntag nach der Offenbarung Christi | Jesus | Seele ». Pas de choral final proposé par Georg Christian Lehms ».
[de cela, il est possible de supposer que la cantate BWV 32 fut plutôt chantée à l’église Saint-Thomas (qu’à Saint-Nicolas) au culte de l’après-midi].
NYS [Cantates à Saint-Thomas, pages 106 à 112]: « s’agirait-il de Picander [hypothèse également émise par W. Gillies Whittaker], comme l’ont suggéré Werner Neumann et Luigi. Tagliavini ? Nous ne le croyons pas, car celui-ci est en général plus abstrait que ne le sont les vers de cette œuvre [BWV 32]… le livret a inspiré à Bach une musique très expressive, très sensible et qui frôle quelquefois la sentimentalité la plus noble, celle de l’efflorescence poétique du moyen âge (dans les sermons et les traités de saint Bernard par exemple) ; elle n’a rien de piétiste chez Bach ; elle serait plutôt un pressentiment du romantisme. L’atmosphère assez particulière de cette cantate s’explique par le sujet qu’elle traite : Jésus perdu et retrouver au temple : elle n’est pas entièrement nouvelle, car on la trouve dans l’aria de ténor de la cantate BWV 154/1 Mein liebster Jesu ist verloren…on ne retrouve pas seulement ce climat spirituel et musical mais aussi un motif mélodique qui est exploité dans le duo de notre partition… l’essentiel reste toujours l’expression vivante et ardente de la vie intérieure… C’est la personne du Christ qui est le centre de la cantate ».

 

GÉNÉRALITÉS BWV 32

BASSO [Jean-Sébastien Bach, volume 1, page 586]: «…D’après Smend, en partie soutenu par les conclusions auxquelles était arrivé Spitta, les cantates BWV 32, 120, 145 190 , 193 et 202, présenteraient des particularités de style qui laisseraient penser qu’on doit les considérer comme des parodies ou des réélaborations, avec ajout de nouveaux morceaux de cantates écrites à l’époque de Köthen… et les cantates BWV 120, 145, 193 pourraient avoir été, à l’origine, des œuvres écrites en hommage à Léopold…»
BOMBA : « Bach a donné le nom de « Concerto in Dialogo » à ce morceau qui prend pour modèle le concerto spirituel et la cantate italienne ».
DUFOURCQ: « 1730-1736, c’est l’époque des cantates pour solistes… entre autres cette cantate BWV 32 pour soprano et basse : la lassitude de la vie, dépeinte dès le premier air surchargé d’altérations et imprégné d’une authentique douleur [on ne peut ponctuellement souscrire à cette interprétation] ».
KRUMMACHER [Le dialogue dans les cantates de Bach. Coffret Teldec (volume 15). 1976]: « La thèse selon laquelle l’œuvre vocale de Bach tendrait souvent à offrir une structure dialoguée semble être réfutée par le fait qu’à peine cinq pour cent des cantates d’église contiennent des indications spécifiques dans ce sens. La difficulté qu’il y a à citer un nombre d’œuvre plus précis réside dans une autre difficulté, celle de la délimitation, motivée par le genre même. Il ne devrait y y avoir que cinq cantates qualifiées par Bach en personne de dialogues (BWV 32, 49, 57, 58, 60). A cela viennent s’ajouter des œuvres dont les parties individuelles portent le nom – si ce n’est pas dans l’autographe, du moins alors dans la vimprimée - [?] de partenaires de dialogue (comme les cantates BWV 66, 145, 152, 172). Et enfin il faudrait assimiler à cette catégorie un grand nombre de cantates dans lesquelles les voix se relaient analoguement en dialogue (comme dans les cas des cantates BWV 21 ou 140, mais aussi dans les Passions et les Oratorios..».
LEMAÎTRE: «…Il s’agit d’un Dialogus… néanmoins ce dialogue ne commence qu’au récitatif n° 4 ».
ROMIJN: «…Dialogue entre l’âme personnifiée par la voix de soprano et celle de la basse, Jésus…Peut-être une réutilisation d‘un ouvrage composé à Cöthen. Atmosphère de supplique et de nostalgie…»

 

DISTRIBUTION BWV 32

NEUMANN: Sopran, Baß. – Chor (nur Schlußchoral). Oboe ; Streicher ; B.c.
SCHMIEDER.Soli: S. B. Chor: S, A, T, B. Instrumente: Oboe; Viol. Solo; Viol. I, II; Vla.; Cont.

 

APERÇU BWV 32

1] ARIE SOPRAN. BWV 32/1

LIEBSTER JESU, MEIN VERLANGEN, / SAGE MIR, WO FIND ICH DICH ?/ SOLL ICH DICH SO BALD VERLIEREN / UND NICHT FERNER BEI MIR SPÜREN ? [Werner Neumann: BG. = führen“] / ACH ! MEIN HORT, ERFREUE MICH, / LAß DICH HÖCHST VERGGNÜGT [Wustmann donne aussi « beglückt »] UMFANGEN.
Bien-aimé Jésus, objet de mes désirs, / dis-moi où je puis te trouver ! / Dois-je te perdre aussi vite / et ne plus te sentir auprès de moi, / laisse-moi t’étreindre au comble de la félicité.

Mi mineur (e), 50 mesures, C
BG. Jg. VII. Pages 55 à 60. Dominica 1 post Epiphanias. | ARIA. | Marqué „adagio“ | Oboe. | Violino I. | Violino II. | Viola. | Soprano. | Continuo.
NEUMANN. Partie d‘orchestre forme de trio. Oboe, Streicher, B.c. Partie vocale, soprano en trois parties.

BASSO: «…une splendide aria du soprano, avec hautbois concertant, sur un fond harmonique des cordes ; cette âge constitue un véritable adagio de concerto, une arabesque mélodique d’une grande intensité d’expression mise au service d’un texte qui célèbre pathétiquement l’amour de l’Âme et sa quête fébrile du Christ ».
BOMBA: « Le soprano établit un dialogue interne avec le hautbois…»
DÜRR: « L’air initial, disposé d’après le modèle d’un mouvement lent de concerto, est d’une beauté exceptionnelle ; au-dessus d’accords aux instruments à cordes le hautbois et le soprano concertent en amples lignes mélodiques richement ornementées…»
HALBREICH: Pathétique indicible de l’air (avec hautbois solo).
HIRSCH [Die Zahl im Kantatenwerk, page 21]: « Les mots « Liebster Jesu » sont chantés à cinq reprises (= les cinq plaies du Christ en croix ? » …L’association du chiffre 5 avec des textes concernant Jésus nous fait identifier ce chiffre avec le Christ. « 5 » fut depuis toujours le symbole de l’homme par les cinq sens, les cinq doigts de chaque main… et pour Jésus par les cinq blessures sur la croix [renvoi possible à l’Épître aux Romains 12, 4 [PBJ. 1683-1684]: « De même que notre corps en son unité possède plus d’un membre et que ces membres n’ont pas tout la même fonction, ainsi nous, à plusieurs, nous ne formons qu’un seul corps dans le Christ… »
HOFMANN: « Le début [de la cantate] est une aria qui évoque la nostalgie de l’âme à la recherche de Jésus dans laquelle le soprano et le hautbois solo rivalisent avec une cantilène riche de motifs soupirants ».
NYS [Cantates à Saint-Thomas, pages 106 à 112]: «…ce premier mouvement est un trio. On peut remarquer que la tonalité de mi mineur, celle-là même qui servait dans la cantate BWV 151 à traduire la joie de la Nativité, se charge tout à coup d’une nostalgie intense…»
PIRRO [L’Esthétique de Jean-Sébastien BachDirection des motifs, page 37]: Un trait en spirale analogue au mot umfassen de la cantate BG. II. BWV 12/5, page 75 : ici sur le mot « umfangen ». [+ Exemple musical. BG. VII, page 59].
[La formation rythmique des motifs, page 102]: « Bach associe volontiers un motif rythmique ainsi terminé par des notes accélérées aux paroles qui éveillent une idée de béatitude souriante, aux mots d’accueil, de félicitation, de tendresse ; il l’écrit pour traduire ces exclamations qui semblent jaillir d’un cœur épanoui [+ Exemple musical sur le mot « Liebster » BG. VII, page 56], Nombreux renvois aux cantates BWV 63 (Selig) – BWV119 (glückselge Stadt) – BWV 186 (selig) – BWV 67 (Wohluns ! Wohluns) – BWV 119 (Wohl dir) – BWV 50 (lieben).
ROMIJN: «…L’âme humaine clame ses suppliques à l’aide d’un hautbois plaintif et soupirant ».
SCHWEITZER [J.-S. Bach / Le musicien-poète, page 253]: « Les motifs de la douleur. Pour exprimer la douleur, Bach emploie le motif chromatique et le thème des soupirs…»
[J.-S. Bach, tome 2, pages 350/351] : « L’aria d’ouverture de la cantate BWV 32, un dialogue entre basse et soprano, nous évoque fortement le premier mouvement si rempli de mélancolie de la cantate profane Weichet nur, betrübte Schatten [BWV 202] ».
WHITTAKER: « La présence de « l’Enfant-Christ » questionnant dans le temple [de Jérusalem] les docteurs de la loi est le curieux cheminement dont se sert le texte. Bien que ce ne soit pas expressément précisé, c’est comme à l’habitude l’Âme et le Christ retrouvés dans des cantates similaires… passage remarquable du hautbois débutant à la mesure 5 et repris à la mesure 15, juste après les mots « sage mir, wo find…virtuellement un duo entre la voix et le hautbois »

2] REZITATIV BAß. BWV 32/2

WAS ISTS, DAß DU MICH GESUCHET ? WEIßT DU NICHT, DAß ICH SEIN MUß IN DEM, DAS MEINES VATERS IST ?
Pourquoi donc me cherches-tu ? Ne sais-tu pas que je dois / être dans ce qui est de mon père ?
Luc 2, 49 [PBJ. 1538]: « Et pourquoi me cherchiez-vous ?

Si mineur (h), 5 mesures, C
BG. Jg. VII. Page 60. RECITATIVO. | Basso. | Continuo.
NEUMANN.Rezitativ secco.

HIRSCH [Die Zahl im Kantatenwerk, page 21]: « récitatif de cinq mesures, même symbolique que dans [1] ?
PIRRO [L’Esthétique de Jean-Sébastien BachLa traduction du texte, page 269]: «…Dans quelques airs qui finissent par une interrogation, la voix ne revient pas, pour conclure, à la note du ton » [+ Exemple musical sur les mots « Was ist’s, daß ihr mich gesuchet ? ». BG. VII, page 60]. Renvois à de nombreuses cantates, BWV 57, 102, 38, etc.
WHITTAKER: [curiosité : « … la présence du Christ-enfant [supposée} avec déjà la voix d’un homme [dans la cantate…]

3] ARIE BAß. BWV 32/3

HIER, IN MEINES VATERS STÄTTE, / FINDT MICH EIN BETRÜBTER GEIST. / DA KANNST DU MICH SICHER FINDEN, / UND DEIN HERZ MIT MIR VERBINDEN, / WEIL DIES MEINE WOHNUNG HEIßT.
Là, en ce lieu de mon père, / un esprit affligé me trouve. / Là tu peux me trouver sûrement / et unir ton cœur à moi, / car ce lieu est ma demeure.

Sol majeur (G), 254 mesures, 3/8
BG. Jg. VII. Pages 61 à 65. ARIA. | Violino solo. | Basso.| Continuo.
NEUMANN. Trio. Violon solo, Basse, Basse continue. Forme da-capo.

DÜRR: « ce mouvement dont la partie de violon relève presque du domaine de la virtuosité, est encore empreint d’une profonde gravité (que l’on remarque avec les assombrissements harmoniques sur les mots « betrübter Geistesprit affligé ».
NYS [Cantates à Saint-Thomas, pages 106 à 112]: «…la seconde aria, toujours chantée par la basse, mais en majeur cette fois… elle est écrite en trio pour le violon concertant, la basse et le continuo ; ces deux trios successifs [1] et [3] peuvent être interprétés de manière symbolique : il faut voir l’unit » de la Trinité, la nécessité pour le Fils de rejoindre la maison du Père, dans son Esprit ».
PIRRO [L’Esthétique de Jean-Sébastien BachL’orchestration, pages 211/212]: «…Bach écrit aussi un solo de violon (parenté avec les cantates BWV 139/1 et BWV 83/1). Expression de joie fondée sur la confiance en Dieu… Parenté évidente avec l’air de basse. Ici à la vérité, c’est Jésus qui parle lui-même « Dans la demeure de mon Père, l’âme attristée me rencontre… » A ces paroles, le violon solo joint ses grandes nappes de clarté, à peine assombries par un chromatisme discret qui rappelle, en même temps que la voix y fait allusion, les angoisses errantes de l’âme, à la recherche de Jésus ».

4] REZITATIV (DIALOG), SOPRAN, BAß. BWV 32/4

Seele: ACH ! HEILIGER UND GROßER GOTT, SO WILL ICH MIR / DENN HIER BEI DIR / BESTÄNDIG TROST UND HILFE SUCHEN. /
Jesus: WIRST DU DEN ERDEN-TAND VERFLUCHEN / UND NUR IN DIESE WOHNUNG GEHN, / SO KANNST DU HIER UND DORT BESTEHN. /
Seele: WIE LIEBLICH IST DOCH DEINE WOHNUNG, HERR, STARKER ZEBAOTH ; / MEIN GEIST VERLA NGT / NACH DEM, WAS NUR IN DEINEM HOFE PRANGT. / MEIN LEIB UND SEELE FREUET SICH / IN DEM LEBENDGEN GOTT : / ACH ! JESU, MEINE BRUST LIEBT DICH NUR [Werner Neumann. BG. = „nun“] EWIGLICH. /
Jesu: SO KANNST DU GLÜCKLICH SEIN, / WENN HERZ UND GEIST AUS LIEBE GEGEN MICH ENTZÜNDET HEIßT. /
Seele: ACH ! DIESES WORT, DAS ITZO [variante: jetzo] SCHON / MEIN HERZ AUS BABELS GRENZEN REIßT, / FASS’ ICH MIR ANDACHTSVOLL IN MEINER SEELE EIN.
L’âme: Ah, Dieu saint et grand, je veux alors / auprès de Toi / chercher constamment consolation et assistance. /
Jésus: Si tu maudis les futilités de ce monde / et que tu viennes uniquement en cette demeure, / alors tu pourras vivre ici-bas et là–haut. /
L’âme: Que ta demeure est aimable, Seigneur, puissant Sabaoth ; / Mon esprit aspire ardemment / à ce qui ne resplendit que dans ta demeure. / Ma chair et mon âme se réjouissent / dans le Dieu vivant : / Ah, Jésus, mon cœur n’aime que toi pour l’éternité. /
Jésus: Ainsi tu peux être heureuse / lorsque le cœur et l’esprit sont enflammés d’amour pour moi. /
L’âme: Ah, cette parole qui maintenant arrache déjà mon cœur aux frontières de Babel, / je l’enferme avec dévotion dans mon âme.
Citation du psaume 84 [PBJ. 880]: « Que tes demeures sont désirables…»

Si mineur (h) – Sol majeur (G), 23 mesures, C
BG. Jg. VII. Pages 66 à 68. RECITATIVO. | Violino I. | Violino II. | Viola. | Soprano. | Basso. | Continuo.
NEUMANN. Secco et arioso. Cordes, Soprano, basse et basse continue.

BOMBA: « Récitatif accompagné de cordes ».
BOYD: « Récitatif avec accompagnement de cordes comprenant un passage du psaume 84, bien connu par son adaptation par Brahms dans un « Requiem allemand ».
BOYER [Les cantates sacrées de Jean-Sébastien Bach, page 152]: « Récit en dialogue ».
HOFMANN: « solennel récitatif accompagnato présente l’âme et Jésus réunis…»
NYS [Cantates à Saint-Thomas, pages 106 à 112]: «… Le récitatif n’est pas accompagné par le seul continuo, il s’épanouit rapidement en arioso et utilise d’un bout à l’autre l’ensemble de l’orchestre à cordes ; ses dimensions sont impressionnantes ».

5] ARIE (DUETT) SOPRAN, BAß. BWV 32/5

L‘âme: NUN VERSCHWINDEN ALLE PLAGEN, / NUN VERSCHWINDET ACH UND SCHMERZ. / NUN WILL ICH NICHT VON DIR LASSEN, /
Jesu: UND ICH DICH AUCH STETS UMFASSEN. /
Seele: NUN VERGNÜGET SICH MEIN HERZ /
Jesu: UND KANN VOLLER FREUDE SAGEN : /
L‘âme: NUN VERSCHWINDEN ALLE PLAGEN, / NUN VERSCHWINDET ACH UND SCHMERZ !
L’âme : Maintenant disparaissent tous les tourments, / maintenant disparaissent plaintes et douleurs. /
Jésus: Maintenant je ne veux plus t’abandonner. /
L’âme ;Et je veux te tenir constamment enlacée. / Maintenant mon cœur se réjouit /
Jésus: et il peut dire, rempli de joie : /
L’âme Maintenant disparaissent tous les tourments, / maintenant disparaissent plaintes et douleurs.

Ré majeur, (D), 111 mesures, C
BG. Jg. VII. Pages 69 à 79. DUETTO. | Marqué „Vivace“. | Oboe. | Violino I. | Violino II. | Viola. | Soprano. | Basso. | Continuo.
NEUMANN. Parties instrumentales: hautbois, cordes (violon I concertant); Basse continue. Parties vocales, soprano, basse. Avec da-capo.

BOYD: « Les deux instruments, hautbois et violon obligé se retrouvent associés dans le duo, dont les sentiments joyeux sont plus simplement exprimés dans le choral final…»
DÜRR : « Le duo final revêt des accents de joie sereine, presque exubérante ».
HIRSCH [Interprétation symbolique des chiffres dans les cantates de Bach. La Revue musicale, pages 47/48]: «…Dans la tradition, le chiffre 11 représente l’excès et le refus de la loi qui est symbolisée par le chiffre 10. Chez Bach pourtant, il semble être choisi comme symboles des disciples fidèles au Christ un nombre surprenant de compositions dans les cantates à 111 mesures (BWV 67/5 ;123/3 ; 205/1, 137/3 ; 57/5, 190/7.
HOFMANN: «…et le résultat du récitatif [4]constitue [5] un véritable duo d’amour tel qu’on pourrait le trouver dans une scène d’opéra contemporaine et, qui plus est, sur le rythme alors à la mode de gavotte ».
PIRRO [L’esthétique de Jean-Sébastien BachFormation des motifs, pages 47/48]: « des progressions mélodiques uniformes, faciles et certaines…des thèmes analogues quand il [Bach] veut exprimer des sentiments enthousiastes, de grands élans de l’âme, des expansions irrésistibles de joie, de reconnaissances, de louanges…Ces amples figures mélodiques, formées de quintes, de sixtes ou d’octaves paraissent d’ailleurs bien souvent dans la musique de Bach, et l’usage en est significatif.. Ces motifs font passer un souffle d’allégresse dans les airs heureux où il célèbre la délivrance d’un chœur oppressé, ou l’affranchissement d’une âme contraintes …»
[+ Exemple musical sur Nun verschwinden, BG. VII, page 70]. Renvoi aux cantates BWV 180 /2, BG. XXXV, page 306 et BWV 154, BG. XXXII, page 76.
PIRRO [L’Esthétique de Jean-Sébastien BachLa formation rythmiques des motifs, page 101]: «…l’alliance de notes de valeur brève et l’élan se trouve dans les passages où Bach veut faire éprouver des sentiments de consolation, de bénédiction, de bonheur revenu… » [+ Exemple musical sur les mots « Nun vergnüget sich mein HerzMaintenant mon cœur se réjouit », BG. VII, page 78 ]. Renvoi à la cantate [+ exemples musicaux] BWV 103, sur les mots « Erholet euch, erholet euch » », BG XXIII, page 89 et à la cantate BWV 196, BG. XIII1, page 80.
SCHWEITZER [J.-S. Bach, page 350]: « Dans le duetto final « vivace, entre l’âme croyante et Jésus, beaucoup de soin pour exprimer la démarche joyeuse des instruments, hautbois et cordes. Les seconds violons et les violoncelles s’envolent à travers tout le mouvement en de fortes doubles croches « staccato,».
[Pages 390/391: Le phrasé]: Exemple de staccato ininterrompu, comme dans la cantate BWV 5/3.

6] CHORAL. BWV 32/6

MEIN GOTT, ÖFFNE MIT DIE PFORTEN / SOLCHER GNAD UND GÜTIGKEIT, / LAß MICH ALLZEIT ALLERORTEN / SCHMECKEN DEINE SÜßIGKEIT ! / LIEBE MICH UND TREIB MICH AN, / DAß ICH DICH, SO GUT ICH KANN, / WIEDERUM UMFANG UND LIEBE / UND JA NUN NICHT MEHR BETRÜBE.
Mon Dieu, ouvre-moi les portes / de cette grâce et de cette bonté, / fais-moi en tout temps et en tout lieux / goûter ta douceur ! / Aime-moi et stimule-moi / afin que de nouveau aussi bien que je le puis, / je t’embrasse et je t’aime / et surtout que je ne t’afflige plus jamais.
12e strophe du cantique de Paul Gerhardt « Weg, mein Herz, mit den Gedanken – Au loin, toi mon cœur avec les pensées…»
La mélodie Freu dich sehr, o meine Seele se retrouve dans les cantates BWV 13/3 (Renvoi à EKG 319), BWV 19/7, 25/6, 30/6, 32/6, 39/7, 70/7 et 194/6. Elle est tirée du psautier calviniste de Genève (et de la mélodie de Loÿs Bourgeois « Ainsi qu’on oit le cerf bruire », vers 1539-1562) accompagnant généralement le psaume 42). Voir également, citées par Jacques Chailley, les deux pièces pour orgue « Freu’ dich sehr, o meine Seele », BWV Anh. 52 et 53.
Psaume 100 ? [PBJ. 894] : « Allez à ses portiques en rendant grâce…»

Sol majeur (G), 17 mesures, C
BG. Jg; VII. Page 80. CHORAL. | Violino I. | Violino II. | Viola. | Soprano. | Alto. | Tenore. | Basso. | Continuo.
NEUMANN.Simple choral harmonisé avec l‘ensemble des instruments.

BOYER [Les cantates sacrées de Jean-Sébastien Bach, page 152]: « Choral harmonisé sur mélodie de choral (MDC) 034 de type I ».
BOYER [Les mélodies de chorals dans les cantates de Jean-Sébastien Bach, pages 169/170]: ]: «L’élaboration chorale finale est comme dans la majorité des cas pour cette mélodie [Freu dich sehr, o meine Seele] du type harmonisé I mais ici avec une économie de moyens quant aux doublures instrumentales : Soprano = hautbois, violon I – Alto = violon II – Ténor = viola – Basse ) = basse continue ».La mélodie est citée par Schumann transcrite pour le piano dans son Album pour la jeunesse ».
DÜRR: « Le choral final, douzième strophe du cantique Weg, mein Herz, mit den Gedanken » n’est pas prévu dans la donnée de l’auteur des paroles, c’est un apport de Bach ».

 

BIBLIOGRAPHIE BWV 32

BACH CANTATAS WEBSITE (BCW):
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CROUCH, Simon. Notice, 1996, 1998.
EMMANUEL MUSIC. Notice par CrSmith.
ORON, Aryeh: Discussions 1] 10 janvier 2000 – 2] 9 septembre 2007 – 3] 22 novembre 2009.
Mélodie du choral: Freu dich sehr, o meine Seele…
Texte du choral: Weg, mein Herz, mit den Gedanken – Au loin ! mon cœur avec les pensées…» 12 strophes en allemand et anglais.

BASSO, Alberto: Jean-Sébastien Bach. Edizioni di Torino, 1979, Fayard. Volume 1 (1984), pages 34, 39, 95, 157, 411, 584, 586
Volume 2 (1985), pages 248, 253, 268, 406, 407, 414/415, 841
BELVAL, Maurice (pseudo: Henri Maubel): (la trente-deuxième cantate de Bach – Fischbacher. Paris. 1914. 52 pages
BOMBA, Andreas: Notice de l’enregistrement Hänssler / Rilling / edition Bachakademie (volume 11). 1999
BOYD, Malcom: Notice de l’enregistrement d’Helmut Winscherman
BOYER, Henri: Les cantates sacrées de Jean-Sébastien Bach. L’Harmattan 2002. Page 152
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BREITKOPF. Recueils
Breitkopf n° 10: 371 Vierstimmige Choragesänge. C. Ph. E. Bach – KJ. Ph. Kirnberger (sans date). B n° 29 (63, 67, 76, 282, 254, 256)
Breitkopf n° 3765: 389 Choralgesänge für vierstimmigen gemischten Chor (sans date)
Classement alphabétique. C n° 102 (98 à 101, 103, 104
CHAILLEY, Jacques: Les chorals pour orgue de Jean-Sébastien Bach. A. Leduc 1974. Pages 120/121: BWV Anh.52 et 53
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HIRSCH, Arthur: Die Zahl im Kantatenwerk Johann Sebastian Bachs. Hänssler HR 24.015. 1ère édition 1986. Pages 21, 135/136
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HOFMANN, Klaus: Notice de l enregistrement de Masaaki Suzuki (volume 42). 2008
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ROMIJN, Clemens: Notice (sur CD, page 84) de l’enregistrement de Pieter Jan Leusink. 2006
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SCHWEITZER, Albert: J.- S. Bach "Le musicien-poète". Foestich 1967, 8e édition. Édition française de 1905. Pages 104, 201, 253 et 257
J. S. Bach. Édition allemande complète, en deux volumes. 1911.
Édition américaine (traduction de E. Neumann). Dover Publications, inc. New York. 1911-1966.
Volume 2, pages 109, 114, 348 (note), 350, 380, 387, 391, 410 et 462
SMEND, Friedrich: 69] Bach in Köthen, Berlin 1951.Kantaten BWV 22, 23, 32, 63, 64, 66, 66a, 120, 134, 134a, 145, 173, 173a, 184, 184a, 190, 193, 193a, 202, 244a, 249a, IX, XII, XIII
SPITTA, Philipp: Johann Sebastian Bach. Sous-titré: « His work and influence on the Music of Germany 1685-1750 ». Novello & Cy 1889 - Dover 1951-1952. Trois volumes. Volume II, pages 402, 695 (Appendix, note 41) Volume III, page 84
WHITTAKER, W. Gillies: The Cantatas of Johann Sebastian Bach. Sacred & Secular Oxford U.P. 1959-1985. Volume I, page 396 – Volume II, pages 141 à 145
WOLFF, Christoph: Notice de l’enregistrement de Ton Koopman (volume 17).
WUSTMANN, Rudolf: J.S. Bachs geistliche und weltliche Kantatentexte. Breitkopf & Härtel, 1913-1967. Pages 56 à 58
ZWANG, Philippe et Gérard: Guide pratique des cantates de Bach. R. Laffont 1982. ZK 137, pages 221/222
Réédition révisée et augmentée. L’Harmattan 2005

 

DISCOGRAPHIE BWV 32

Les numéros 1] et suivants indiquent la chronologie discographique établie par Aryeh Oron (BCW).
BACH CANTATAS WEBSITE: Discographie établie par Aryeh Oron. Elle est ici proposée sous forme sensiblement allégée avec, parfois, quelques précisions relatives aux références discographiques et aux dates.
Aryeh Oron : 17 références (janvier 2000 à janvier 2010) + 10 mouvements individuels (janvier 2000 à janvier 2010)..
Exemple musicaux (février 2003 à janvier 2005).

15] COHEN-AKENINE, Patrick. Chœur régional d’Auvergne. Les Folies Françoises. « Concerto in dialoga ». 2008
CD Cypres CYP 1652. Avec les cantates BWV 49 et 57
13] FORCK, Bernhard. Members of Berliner Philarmoniker. Soprano: Christine Schäfer. Baryton: Peter Kooy. Berlin, mars 2004. Durée:20’56. CD IPPNW. Concert. Avec la cantate BWV 49
6] GÖNNENWEIN. Süddeutscher Madrigalchor. Consortium Musicum. Soprano: Edith Mathis. Basse: Franz Crass. Fin des années 1960
Disque EMI - Electrola 063-25810. Avec la cantate BWV 39
17] HIGBEE, Dale. Carolina Baroque (pas de chœur). Concert du 16 octobre 2009 en l’église luthérienne Saint-Jean à Salisbury (USA)
Coffret de 2 CD Carolina baroque CB 130 avec les cantates 156, 166, 56, 33 et le BWV 622. 22’32
12 ] KOOPMAN, Ton (volume 17). The Amsterdam Baroque Orchestra & Choir. Soprano: Johannette Zomer. Basse: Klaus Mertens. Waalse Kerke. Amsterdam (NL). Février et mars 2002. Durée: 21’05
CD Antoine Marchand. Challenge CC 72217. 2005. Avec les cantates BWV 169, 58 et 84
8] LEONHARDT (volume 9). Knabenchor Hannover. Leonhardt-Consort. 1974. Durée: 23’29
Disque Teldec 6.35035-00-501-503 (SKW 9/1-2 BR 2. Das Kantatenwerk (volume 9). 1974
CD Teldec 4509-91756-2. Das Kantatenwerk - Sacred Cantatas. Volume 2. Coffret de 6 CD. Avec les cantates BWV 20 à 36
CD. Teldec Das Kantate (volume 9)
Reprises CD Teldec. Edition Bach 2000 (en coffret) et Intégrale Warner Classics 2006 (volume 11), CD 8573-81204-5
10] LEUSINK, Pieter Jan. Holland Boys Choir. Netherlands Bach Collegium. Printemps 2000. Durée: 21’58
CD Brilliant Classics 99377 2/129. Bach Edition. 2000. Volume 18 – cantates volume 9
Reprise Brilliant Classics. Coffret Bach Edition. 2006. IV – 93102 12/88. Avec les cantates BWV 51 et 14
2] REINHARDT, Rolf. Royal Philarmonic Choir & Orchestra.Soprano: Agnes Giebel. Basse: Bruno Müller. Début des années 1950 Durée:20’45. Disque Vox. Avec la cantate BWV 57
9] RILLING. Gächinger Kantorei Stuttgart. Bach-Collegium Stuttgart. Soprano: Arlen Auger. Basse: Walter Heldwein. Gedächtniskirche Stuttgart (D). Novembre 1981. Durée: 22‘53
Disque (D). Die Bach Kantate. Hänssler Verlag. Classic. Laudate 98730. Avec la cantate BWV 16
CD. Die Bach Kantate (volume 22). Hänssler Verlag. Classic. Laudate 98873. Avec les cantates BWV 155 et 3
CD. Hänssler edition bachakademie (volume 11). Hänssler-Verlag 92.011. 1999
3] RISTENPART, Karl. Laubacher Kantorei. Orchestre de chambre de la Sarre. Fin des années 1950, début des annés 1960
Disque: Club français du disque, n° 162. Avec la cantate BWV 79
5] ROVATKAY, Lajos.Members of the Bach Choir & Bach Ensemble Hanover. Février 1968
Disque Camerata CM5-30051. Avec la cantate BWV 82
14] SARASA ENSEMBLE (sans choeur). 21‘.CD Sarasa 2004. Avec les cantates BWV 202 et 82
1] SCHERCHEN. Wiener Akademie Kammerchor/Vienna State Opera Orchestra. Magda Laszlo. Mozartsaal. Vienne 1950-1951
DisqueWestminster. Avec la cantate BWV 140. Durée: 24’05
Reprise en CD Archipel „Desert Island Collection. 2004. Avec la cantate BWV 76
Reprise CD Westminster. Avec les cantates BWV 53, 54 et 170
CD (reprise) Archipel. ARPCD 1067. 2006. Avec la cantate BWV 76
16] SUZUKI (volume 42). Bach Collegium Japan. Kobe Shoin Women’s University Chapel. Japan. Février 2008. Durée: 22’46
CD BIS-SACD 1711. 2008. En France, février 2009. Avec les cantates BWV 13, 16 et 72
3] WERNER, Fritz (volume 13). Heinrich Schütz Choir, Heilbronn. Pforzheim Chamber Orchestra. Soprano: Agnes.Giebel – Basse: Barry Mac Daniel. Ilsfeld (Germany), Juin 1963. 24‘27
Disque Erato STU 70120 Les Grandes Cantates (volume 13).Avec la cantate BWV 57
Reprise CD Warner Classics 2564 61401-2 (coffret de 10 CD). 2004 Avec les cantates BWV 110 et 57
7] WINSCHERMANN, Helmut. Chor der Deutscher Bachsolisten u. Orchester. Soprano: Elly Ameling. Basse: Hermann Prey. Mars 1970. 20’45. Disque Philips 6500 080. 1996. Reprise en coffret de dix cantates. Philips 6770 049
Reprise CD. Coffret de cinq CD Philips 454 346-2. 1996. Avec les cantates BWV 191, 57 et 151
11] WIRTH, Torsten. St. Vitus-Chor et orchestre. Cecilienverein Langenbrücken (D). Concert 2001
CD St. Vitus-Chor / Jubilate Deo. Avec des œuvres de Mozart (messes) KV 263, 220 et 339

MOUVEMENTS INDIVIDUELS BWV 32
M-1. Mvt. 1] Brian Pristman. Bach Aria Group & Orchestra. Soprano : Lois Marshall. Disque Vox, fin des années 1960.
Reprise en CD (2 CD) Vox Box CDX 5127. Vers 1995
M-2. Mvt. 1] The Art of Robert Bloom. Reprise de l’enregistrement précédent. Disque Boston Records 1963
M-3. Mvt. 1] Transcription pour soprano et orgue. Soprano : Tatiana Sterling. Disque Melodiya. URSS. 1981 (avec des œuvres de Haendel)
M-4. Mvt. 5] Duo. Transcription pour ordinateur (Computer). CD Well Tempered Productions. 1992
M-5. Mvt. 1] The Plymouth Trio. Soprano Christin Price. Hautbois, clavier et violoncelle. Cleveland (USA). CD Crystal Records 1992
M-6. Mvt. 1] Transcription pour soprano et hautbois. Soprano : Kendra Colton. Duxbury (Massachusetts – USA). Février 1996 CD Boston Records
M-7. Mvt. 1] Arrangement pour voix d’enfants. Studio Arts Orchestra. CD The Children Group. 1996
M-8. Mvt. 1] Instrumental Ensemble. Arrangement pour soprano et hautbois. Juin et juillet 1998 CD Vanguard Classics / Challenge Classics.
M-9. Mvt. 1] Prague Philarmonic. Soprano : Hyunah Yu. CD EMI Classics. Juillet 2006
M-10. Mvt. 3] Alexander Liebreich. Münchener Kammerorchester. Baryton, violon, clavier, orgue, théorbe CD DGG 4778092. Décembre 2008 à avril 2009

 

Contributed by Claude Role (January 2010)

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