Recordings/Discussions
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Poet/Composer Bios
Additional Information
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C.
Role. Octobre 2011
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Cantate BWV
41
JESU, NUN SEI GEPREISET
Jésus,
sois loué…
CHORALKANTATE
ZUM NEUJAHR
Auch
Feste der Beschneidung Christi
Cantate
pour le nouvel An et la Circoncision du Christ
Leipzig,
1er
janvier 1725
|
AVERTISSEMENT
Cette
notice dédiée à une cantate de Bach tend à
rassembler des textes (essentiellement de langue française),
des notes et des critiques discographiques parfois peu accessibles
(2011). Le but est de donner à lire un ensemble cohérent
d’informations et de proposer aux amateurs et mélomanes
francophones un panorama espéré « élargi »
de cette partie de l’œuvre vocale de Bach. Outre les
quelques interventions « CR » repérées
par des crochets [...] le rédacteur précise qu’il
a toujours pris le soin jaloux de signaler sans ambiguïté
le nom des auteurs sélectionnés. A cet effet il a
indiqué clairement, entre guillemets «…»
toutes les citations fragmentaires tirées de leurs travaux.
Rendons à César...
ABRÉVIATIONS
(A)
= la majeur →
(a moll) = la mineur
(B)
= si bémol majeur
BB
/ SPK = Bach Bibliothek / Staatsbibliothek
Preussicher
Kulturbesitz
B.c.
= Basse continue ou continuo
BCW
= Bach Cantatas Website
BD
= Bach-Dokumente (4 volumes, 1975)
BGA
= Bach-Gesellschaft Ausgabe = Société Bach (Leipzig,
1851-1899). J. S. Bach
Werke. Gesamtausgabe
(édition d’ensemble) der
Bachgesellschaft
BJ
= Bach-Jahrbuch
(C)
= ut majeur →
(c moll) = ut
mineur
D
= Deutschland
(D)
= Ré majeur →
(d moll) = ré mineur
(E)
= Mi →
Es = mi bémol
majeur
EKG
= Evangelisches
Kirchen-Gesangbuch.
(F)
= Fa
(G)
= Sol majeur. (g moll) = sol mineur
GB
= Grande Bretagne = Angleterre
(H)
= Si → (h moll) = si mineur
NBA
= Neue Bach Ausgabe (nouvelle publication de l’œuvre de
Bach à partir des années 1954-1955)
NBG
= Neue Bach Gesellschatf = Nouvelle société Bach
(fondée en 1900)
OP
= Original Partitur = Partition autographe originale
Ost
= Original Stimmen = Parties séparées originales
P
= Partition = Partitur
PBJ
= Petite Bible de Jérusalem
PKB
= Preußicher Kulturbesitz, Staatsbibliothek, Berlin
St.
= Parties séparées = Stimmen
La
première lettre -en gras- d’un mot du texte de la
cantate indique la majuscule de la langue allemande. Dans le corps de
ce même texte allemand, le mot ou groupe de mots mis en
italiques
désignent un affect particulier ou un « accident »
remarquable.
DATATION BWV 41
Nouvel
An 1725.
Par
le style, Schweitzer, tout en émettant des réserves sur
les travaux de Spitta [«… on
se demande parfois si ce sont bien là des œuvres de la
dernière époque de Leipzig… l’inspiration
en est si jeune »…],
s’alignait quand même sur l’année 1735. La
cantate BWV 41, dans le tableau dressé par Spitta, se trouvait
alors contemporaine des cantates BWV 78, BWV 123, BWV115 (entre
autres).
Mais
la musicologie contemporaine (représentée par Alfred
Dürr, à partir des années 1950) a classé
cette cantate beaucoup plus avant dans le temps, lui affectant la
date du 1er
janvier 1725 (II Jahrgang Choral-Kantaten), c'est-à-dire entre
les cantates BWV 133 (17/12/1724), BWV (31/12/1724) d’une part
et BWV 124 (7/1/1725) d’autre part (Dürr – Neumann).
Toutefois,
d’après les autographes une reprise de la cantate BWV 41
a pu être envisagée, selon Werner Neumann, dans les
années 1732 -1735.
BCW :
1724. Première exécution le 1er
janvier 1725. Une deuxième exécution vers 1732-1735.
DÜRR.
Chronologie 1724 : BWV 91 (Noël 1724). BWV 121 (26
décembre). BWV 133 (27 décembre). BWV 122 (31 décembre
1724).
1725 :
*BWV 41 (1er
janvier). BWV 123 (6 janvier). BWV 124 (7 janvier). BWV 3 (14
janvier).
HERZ :
1er
janvier 1725. Autre exécution vers 1732-1735.
HIRSCH
: Classement CN 107 (Die chronologisch Nummer = numérotation
chronologique).
« Année
II. » Deuxième cycle des cantates de Leipzig
(Jahrgang. II). Période allant du 11 juin 1724 au 27 mai 1725.
Cantate chorale.
NYS,
Carl de : «…C’est
pour la fête de la Circoncision du Seigneur, c'est-à-dire
le jour de l’An 1725 que Bach écrivit la cantate BWV 41.
Nous savons [mais
comment ?] qu’il
l’a reprise au début des années trente
(1732-1735), ce qui indique assez combien il y tenait ».
SCHWEITZER,
SCHMIEDER : 1735 (Spitta).
WHITTAKER
: «…Argumente pour 1736 et la paix en Saxe qui a succédé
à fin de la guerre de succession de la Pologne. Le mouvement
paisible [II] en serait le reflet ».
[Aryeh
Oron [BCW] paraît avoir partagé ce point de vue qui
s’affranchit des travaux d’Alfred publiés à
Londres dès 1959… mais plus loin Thomas Braatz réfute
clairement cette hypothèse, la guerre de succession de Pologne
eut lieu entre 1735 et 1737… « ce
que Bach ne pouvait prévoir, sauf à être
prophète »…
la première exécution doit être datée du
1er
janvier 1725. Et Aryeh Oron s’interroge justement :
« quelle
autre guerre a pu avoir lieu ? »]
[Un
correspondant du BCW envisage une exécution le 1er
janvier 1746, pour commémorer la fin de la seconde guerre de
Silésie quand Leipzig fut assiégé à
l’automne et jusqu’en décembre 1746. Les allusions
dans les sections [2] et [5] lui paraissent très
« éclairantes ».
SOURCES BWV 41
La
« database » du « Catalogue Bach de
l’Institut de Göttingen » en connexion avec les
« Bach Archiv », est un instrument de travail
exceptionnel (langue anglaise et allemande) mais d’un usage qui
n’est pas toujours aisé pour le lecteur français.
Adresse
: http: //www.bach;gwdg.de/bach_engl.html
PARTITION
AUTOGRAPHE = ORIGINALPARTITUR
BB
Mus. ms.
Bach
P 874
T. Deutsche Staatsbibliothek (BB/SPK 874. Ex Berlin-ouest).
Anciennement :
Universitätsbibliothek (dépôt) puis Berlin-Dahlem.
Référence
gwdg.de/Bach : DB MUS.ms. Bach P 874. [Staatsbibliothek zu
Berlin]. J.S. Bach. Première moitié du 18e
siècle.
BGA
[Wilhelm Rust, Berlin, décembre1860]. Partition originale en
possession du Maître de chapelle Hauser, à Munich.
BRAATZ
[BCW. Provenance, 13 mars 2003] : « Toutes les
cantates chorales de la période de Leipzig furent ainsi
réparties : Les parties séparées originales
échurent à Anna Maria Bach [à la mort de son
mari] qui rapidement les remis à l’École
Saint-Thomas de Leipzig où elle se trouvent aujourd’hui
[depuis les Bach-Archiv Leipzig]. Toute les partitions autographes de
ce premier cycle revinrent au fils Wilhelm Friedemann Bach. Ce qu’il
advint de la partition [BWV 41] est demeuré obscure. Il est
possible qu’elle fut momentané entre les mains du
neveu de C. F. Penzel, G. Schuster, puis à Franz Hauser
[Musicologue, l’un des fondateurs de la BG.] car elle figure
dans la l’index des œuvres manuscrites lui ayant
appartenu. Quand cette partition issue de sa collection de manuscrits
de Bach fut vendue à la Bibliothèque [impériale]
de Berlin [Berlin Bibliothek] en 1904, il y avait avec elle sept
vieilles parties séparées originales dont trois étaient
des « doublets » : violino primo, violino
secundo et le continuo…
Le
titre autographe en haut de la première page de la partition
est ainsi libellé : « J.J.
Festo Circumcisionis Xsti
[Christi] Jesu nun sei
gepreiset ».
A la fin de la partition le classique « fine
SDG. Deux pages
de la partition sont manquantes, l’une, la page 11, est au
Heimatmuseum de Saalfeld (D) ; l’autre, la page 12, semble
définitivement perdue ».
NEUMANN :
Selon Werner Neumann, après la « Staatsbibliothek
Marburg » et l’Universitätsbibliothek la
partition est aujourd’hui à Berlin, à la Deutsche
Staatsbibliothek (BB/SPK 874). 22 feuillets, 39 pages de musique. 16
voix sur 23 feuillets (soit en tout 39 pages).
SZCHULZE :
« Au sujet du retour de quelques fragments des Cantates
autographes à la collection Bach de la Bibliothèque de
l’État d à Berlin : « Des sections de
la partition originale des cantates BWV 41 (P
874,
feuille 12) et BWV
99 de Bach ainsi que trois parties (voix) de la Cantate BWV 23 furent
découvertes vers la fin 1976 parmi une collection privée.
Après qu’il fut établi que les manuscrits
disparurent entre 1904 et 1907 de l’ancienne Bibliothèque
Royale de Berlin, ils furent retournés à leur lieu
d’origine ».
SPITTA
[Johann Sebastian Bach,
volume 3, pages 286/287] : Le filigrane (demi-lune) figure sur
le haut de la première page. « Ce
filigrane est caractéristique d’un grands nombre de
cantates de la dernière période créatrice de
Bach ».
Suit une liste de 31 cantates, la cantate BWV 41 est en 21e
position, possédant également avec les BWV 5 et 94
l’autre filigrane « MA ».
[L’examen
des manuscrits et des filigranes « MA »
avait donc conduit Spitta à dater tardivement cette cantate au
1er
janvier 1736.]
SUZUKI :
« Le matériel original de cette cantate comprend la
partition d’orchestre de la main de Bach, conservée à
la Bibliothèque nationale de Berlin…»
PARTIES
SÉPARÉES = ORIGINALSTIMMEN
Référence
gwdg.de/Bach : D Leb Thomana 41. [Bach Archive Leipzig]. Très
nombreux copistes parmi lesquels J.A. Kuhnau, J. S. Bach, C G.
Meißner – A. M. Bach – C. F. Penzel, J.G. Harrer +
un copiste inconnu du temps de Doles (Kantor). Première moitié
du 18e
siècle.
En
partie autographes, primitivement en possession d’Anna
Magdalena Bach, elles furent remises par ses soins à l’Ecole
Saint-Thomas de Leipzig.
16
parties séparées sont à la Musikbibliothek der
Stadt Leipzig (Bach-Archiv).
COPIES
XVIIIe
et XIXe
SIÈCLES
= ABSCHRIFTEN
18. u. 19 Jh. (P
= Partition – St. = Parties séparées).
Référence :gwdg.de/Bach :
DB MUS.ms Bach P 1026. [Staatsbibliothek zu Berlin]. Conservé
sous référence (W. Neumann) P 1026M (Marburg)
avant de rejoindre la Deutsche Staatsbibliothek Berlin
Copiste : C.F. Penzel. Milieu du 18e
siècle.
Référence :gwdg.de/Bach :
DB MUS.ms 1300. Auparavant 843. G. J. Voegler (?)
Référence :gwdg.de/Bach :
DB MUS.ms Bach P 51, Faszikel 2. Copiste inconnu. Début du 19e
siècle.
Référence :gwdg.de/Bach :
DB MUS.ms Bach P 457. Faszikel 4. Copiste : A. Werner (Vienne).
Première moitié du 19e
siècle.
Référence :gwdg.de/Bach :
D Hau Ms. 145. F.X. Gleichauf. Première moitié du 19e
siècle.
Référence :gwdg.de/Bach :
D SAH (sans signature. Première moitié du 18e
siècle. J.S. Bach ?
Référence :gwdg.de/Bach :
PL.WU RM 5919 (précédemment Breslau Mf 5016 et Varsovie
Rps mus 82. Copiste : Schlottnig (Breslau). Première
moitié du 19e
siècle.
Référence :
gwdg.de/Bach : DB MUS.ms Bach St 394. Faszikel 1. Précédemment
DB MUS.ms. Bach St 643. Copistes : J. A. Kuhnau et trois
copistes IIf, IId et IIg. Première moitié du 18e
siècle.
On y reconnaît
la main de Christoph Friedrich Penzel chef de chœur de la
Thomasschule qui copia (selon A. Basso, I, 59 à 61) au moins
13 cantates de Bach, peut-être exécutées à
l’époque, et datée pour BWV 41 des 24-26 août
1755.
Titre
sur la copie de la partition, vers 1750 (Penzel ?) : Festo
Circumcisionis Christi
/ Jesu nun sey
gepreiset, zu diesen Neuen
/ à
/ 4. Voc
/ 3. Tromb
/ e
/ Tamburi /
3 Hautbois
/ 2 Violini
/ Viola
/ con
/ Continuo
/ del
/ Signor
/ J.S. Bach.
BGA
[Wilhelm Rust, Berlin, décembre1860]. Les parties séparées
originales sont à la Thomasschule, Leipzig.
Titre
pris à la couverture des parties originales : « Festo
Circumcisionis Christi, | Jesu, nun sei gepreiset zu diesem neuen :
| à 4 Voc. 3 Tromb. E Tamburi, 3 Hautbois, 2 Violini, Viola
con Continuo del Signor J. S. Bach. »
Pas de partie de violoncelle.
ÉDITIONS
SOCIÉTÉ
BACH
= BACH-GESELLSCHAFT
AUSGABE
(BGA).
BGA.
Jg. X (10e
année). Page
3 à 62. Préface de Wilhelm Rust (1860). Cantates
BWV 41 à 50.
NOUVELLE
ÉDITION BACH
= NEUE
BACH AUSGABE
(NBA).
KANTATEN
SERIE I/ BAND 4. KANTATEN ZU NEUJAHR UND ZUM SONNTAG NACH NEUJAHR
Bärenreiter
Verlag BA 5024. 1965-2/1986. 4 fac-similés.
BWV
41. Pages 39 à 102. BB Mus.
ms. Bach
P
874. Satz I, takt 115-122.
Avec
les cantates BWV 190, 16, 171, 143, 153, 58 et Anh. 58.
Kritischer
Bericht (commentaires). BA 5024 41. 1964. A. Dürr ; W.
Neumann. Herausgegeben vom W. Neumann.
[La
partition de la NBA est dans le coffret Das
Kantatenwerk /
Harnoncourt, volume 11. 1975].
AUTRES
ÉDITIONS
BÄRENREITER
classics. | Bach | Bärenreiter Urtext.
Sämtliche
Kantaten 2.
Bärenreiter TP 1282. 2007..
Serie
I. Band 4. Kantaten zu Neujhar zum Sonntag nach Neujhar.
Herausgegeben
: Werner Neumann. 1965.
BWV
41. Pages 37 à 102. Bärenreiter-Verlag. 2000.
BCW
: Partition de la BGA + Réduction voix et piano.
BREITKOPF
& HÄRTEL. Partition = PB 2891. Réduction chant et
piano (Todt) = EB 7041. Partition du chœur = ChB 1965.
Révision
orgue et clavecin par Max Seiffert = OB 1200.
2011
: Partition = PB 4541. Réduction chant et piano (36 pages) =
EB 7041. Partition du chœur = ChB 4541.
CARUS-AUSGABEN.
Stuttgarter Bach-Ausgaben. Urtext. Partition (78 pages) = CV n°
31041/00. Partition d’étude = CV n° 31041/07.
Réduction chant et piano = CV n° 31041/03. Partition du
chœur = CV n° 31041/05. Harmonie (Harmoniestimmen) = CV n°
31041/09. Oboe I, II, III. CV n° 31041/21, 22 et 23. Trompette &
Timbales CV n° 31041/31. Violino I, II, Viola, Violoncelle /
Contrebasse = CV n° 31041/11, 12, 13 et 14. Orgue = CV n°
31041/49.
KALMUS
STUDY SCORES. N° 817. Volume XIII. New York 1968. Cantates BWV 41
à 43.
PÉRICOPE BWV 41
Jour
de l’An 1725.
Épître
: Galates. 3, 23 à
29 [PBJ. 1723] : « Vous
tous en effet, baptisés dans le Christ, vous avez revêtu
le Christ… »
Évangile
: Luc 2, 21 [PBJ. 1536/1537]. Circoncision de Jésus :
« Quand vint
le huitième jour, où l’on devait circoncire
l’enfant, on lui donna le nom de Jésus qu’avait
indiqué l’ange avant sa conception ».
EKG.
Neujahr (Jour de l’An).
Introït
: Épître aux Colossiens 3, 17 [PBJ. 1741] : « Et
quoi que vous puissiez dire ou faire, que ce soit toujours au nom du
Seigneur Jésus, rendant par lui grâces au Dieu Père ! »
Psaume
8 [PBJ. 808]. Munificence du Créateur. La gloire du Créateur :
« Yahvé,
notre Seigneur, qu’il est grand ton nom par toute la terre…»
Cantique
EKG 39 : Jesu,
nun sei gepreiset. Johann
Herman (1593).
Épître
: Galates. 3, 23 à
29 [PBJ. 1723].
Avènement de la foi : « car
vous êtes tous fils de Dieu par la foi au Christ Jésus… Vous
tous en effet, baptisés dans le Christ, vous avez revêtu
le Christ…»
Évangile
: Luc 2, 21 [PBJ. 1536]. Circoncision de Jésus: « Quand
vint le huitième jour, où l’on devait
circonscrire l’enfant, on lui donna le nom de Jésus, nom
qu’avait indiqué l’ange avant sa conception… »
A
l’exception de EKG 39, la citation des différents textes
ci-dessus est absente dans la cantate.
[Pour
la même occurrence, renvoi aux cantates BWV 190 (1er
janvier 1724), BWV 41 (1er
janvier 1725). BWV 16 (1er
janvier 1726). BWV 171 (1er
janvier 1729). BWV 143 (1er
janvier 1731) et l’Oratorio
de Noël BWV 248/4
(1er
janvier 1735).
TEXTE BWV 41
[Pour
l’étude et la compréhension du texte (ici la
cantate BWV 41), les travaux de Manfred Schreier accompagnant
l’édition discographique Laudate/Erato 1975, demeurent
insurpassables. L’exégèse des écrits de
Martin Luther « Kirchenpostille »,
1522 et de Johann Gerhard (Iéna 1613) est un modèle
dont la diffusion –grand public- est surprenante ! Ceci
est encore plus vrai de nos jours ou les « notices »
sont fréquemment rédigées « a
minima » : par exemple les emprunts à Wolff
pour les enregistrements de Koopman (Erato) paraissent illustre, pour
des questions éditoriales sans doute, cet état
d’esprit].
Mouvement
1] : Texte de la première strophe du cantique (1593) :
« Jesu,
nun sei gepreiset »,
composé de trois strophes de 14 vers chacune, de Johannes
Herman » (surnommé "l’Italien"),
La
strophe 2 de ce cantique est paraphrasée dans les mouvements 2
à 6.
Renvoi
à EKG 39/1.
La
strophe 2 de ce même cantique dans les cantates BWV 171/6 et
BWV 190/7.
Mélodie
apparaissant dès 1591 dans le Wittenberg Gesangbuch.
[BCW] :
mélodie (d’un anonyme ?) tirée du recueil
Ein
schön geistlich Gesangburch
publié par Melchior Vulpius à Jena, 1609.
La
mélodie et le texte de la première strophe « Jesu,
nun sei gepreiset…»
se trouvent aussi dans le choral à quatre voix BWV 362
« Weinachtslieder Wittenberg 1591 ».
Mouvement
2] : Poète inconnu. Paraphrase poétique de la
strophe 2 du cantique EKG 39/2, ligne 1: Laß
uns das Jahr vollbringen zu Lob…
Mouvement
3] : Poète inconnu. Paraphrase: Ach !
deine hand Segen
= EKG 39/2, ligne 9: Dein’
Segen zu uns wende
Citations:
Apocalypse 1, 8 [PBJ. 1799] : Le « Das
A und O »
dans la cantate, renvoie à « C’est
moi l’Alpha et l’Oméga, dit le Seigneur »
de la Bible dans Apocalypse 1, 8 [PBJ. 1799] ; Apocalypse 21, 6
[PBJ. 1817] ; Apocalypse 21, 13 : « Je
suis l’Alpha et l’Oméga, le Premier et le
dernier »
[PBJ. 1819] et enfin Isaïe 44, 6 [PBJ. 1155] : « Je
suis le premier et le dernier ».
Cette citation A
und O,
dans la cantate BWV31/3.
Mouvement
4] : Poète inconnu. Paraphrase: Woferne
du den edlen Frieden
= EKG 39/2, ligne 10 : Gib
Fried an allem Ende…
Paraphrase
: So
laß der Seele doch… dein seligmachend Wort
= EKG 39/2, ligne 12 : Dein
seligmachend Wort…
Mouvement
5] : Poète inconnu. Emprunt aux litanies de Martin
Luther, vers 1528/1529. Ces litanies ont été -si l’on
peut dire- mises en musique par Carl-Philipp Emmanuel Bach en 1785.
L’autographe
porte : « 14
mars 1785 ».
Wq 204, verset 30: « Den
Satan unter unsere Füsse treten ! Erhör uns, Herr,
Herr unser Gott ! ».
Paraphrase : Doch
weil der Feind bei Tag und Nacht
= EKG 39/2, ligne 13: Die
Teufel mach zuschanden.
Renvoi
pour les « litanies » à la cantate BWV
18/3.
Mouvement
6] :Troisième et dernière strophe du cantique« Jesu,
nun sei gepreiset »,
de Johannes Herman.
BOMBA
: «…La cantate BWV 41 est tirée du deuxième
cycle [des cantates de Leipzig], mais est construite différemment.
Bach reprend, ce qui n’est pas nouveau, les premières et
dernières strophes de Johannes Herman ; les idées
contenues dans la deuxième strophe seront, par contre élargies
et réparties sur chaque couple air-récitatif alors que
la teneur des différents vers sera reprise. Bach n’adapta
la deuxième strophe en entier dans son texte original que des
années plus tard en la transférant sur le mouvement à
quatre voix qui clôt la cantate BWV 41 mais aussi en plaçant
cette strophe à la fin de la cantate BWV 171 ». La
raison qui poussa Bach à se servir de ce procédé
non conventionnel est la longueur du choral qui n’en est
pas moins inhabituelle. Chaque strophe est composée de
quatorze vers chacune. A Leipzig, il semblait qu’on aimait
chanter ce cantique ; à côté de la cantate
BWV 171, ce cantique se retrouve dans une troisième cantate du
Nouvel An de Bach, la cantate BWV 190. Dans cette cantate, Bach fait
toujours répéter les deux premiers vers à la
fin, ce qui nous permet de conclure que l’usage des chants
religieux en seize vers [pourquoi pas 14 comme BWV 41 ?] était
devenu courant à cette époque ».
CANTAGREL
[Les
cantates de J.-S. Bach]
:
«…Pas de référence scripturaire, donc, à
l’Évangile ou à l’Épître du
jour. Bach commente musicalement un vieux choral dû à
Johannes Herman et publié à Wittenberg en 1591. Ses
trois strophes fourniront le matériau thématique, la
première, au grand chœur liminaire, et la troisième,
au choral final de la cantate. Quant à la seconde, ‘Lass
uns das Jahre vollbringen’,
que le musicien avait déjà traitée le 1er
janvier de l’année précédente dans la
cantate BWV 190, et qu’il reprendra pour le même jour
quatre ans plus tard dans la cantate BWV 171, le librettiste anonyme
choisit d’en paraphraser le texte dans deux arias suivies de
deux récitatifs...
NET
[GROB, Jochen. 2002-2006. Site via Goggle] : « Jesu,
nun sei gepreiset ».
Page 2/28 :
Bachdiskographie – Johann Sebastian Bach.
NYS,
Carl de : «…selon L. F. Tagliavini, le texte des
sections 2 à 5 pourrait revenir à Picander. Son
hypothèse est d’autant plus vraisemblable que certaines
tournures sont bien dans la manière du collaborateur de Bach
et que la composition se situe au moment de leur plus actif travail
en commun, dans la première partie des années trente à
Leipzig [depuis les datations de Alfred Dürr ont fait justice de
cette hypothèse…]
[Festival
de Mazamet 1977] : Il s’agit d’une cantate « chorale »;
non pas dans le sens rigoureux, c'est-à-dire que tout le texte
du livret serait constitué par l’ensemble des strophes
d’un cantique de
tempore
(comme par exemple la cantate BWV 4) mais dans ce sens que la
première et dernière strophe sont utilisées
telles quelles pour le premier chœur et le choral final, alors
que les autres sont plus ou moins librement paraphrasées dans
les mouvements intermédiaires. En la circonstance le cantique
de Johannes Herman (1591) comporte trois strophes mais d’une
longueur inhabituelle - 14 vers - ce qui a conduit Bach à
répartir la deuxième strophe entre les deux arias
suivies de deux récitatifs qui font défiler
successivement les quatre solistes (SATB). On ignore l’identité
de l’auteur de cette adaptation mais on retrouve dans chacun
des numéros 2 à 5 une presque citation du cantique. »
SCHREIER
[Erato, volume 4] : «…L’intérêt des
textes que Bach a mis en musique dans ses cantates est constitué
par leur arrière-plan théologique. Il est vraisemblable
(et on peut vérifier à partir des corrections
autographes que Bach a faites de certains livrets préexistants)
que le compositeur a choisi ses textes conformément à
ses conceptions théologiques fortement imprégnées
de l’orthodoxie luthérienne. La bibliothèque de
Bach dont nous connaissons le contenu par la liste de ce qu’il
a laissé à sa mort, représente un courant
théologique bien défini à partir de Luther ;
elle constitue la source essentielle des investigations théologiques
et même simplement littéraires sur les textes des
cantates ».
WOLFF
: «…La cantate fut créée le 1er
janvier 1725. Elle reprend le texte et la mélodie du choral …
intégré en 1953 aux livres de chant luthérien.
Ce choral compte trois strophes : tandis que les premières
et dernières sont restituées dans leur intégralité
aux numéros 1 et 6, la deuxième est paraphrasée
tout au long des quatre autres numéros, qui la citent
ponctuellement ».
GÉNÉRALITÉS
BWV 41
BOMBA
: «…Au cours de ce deuxième cycle de Leipzig
[Cantates chorales], Bach se référa en grande partie à
une troisième forme de création. Il reprit les strophes
de référence du choral et les intégra en tant
que mouvement d’encadrement de la cantate, le plus souvent sous
une forme figurative [figurée ?] pleine d’élégance
en ce qui concerne le mouvement du début en un mouvement
simple et à quatre voix pour la fin. Les strophes restantes
furent remaniées, comprimées, paraphrasées et
adaptées sous forme de récitatifs et d’airs par
un poète, modifications qui permettaient de faire interpréter
ici la mélodie chorale par les voix instrumentales ».
BOYD,
Malcom : «…La cantate écrite pour le Nouvel an de
1725 est typique à maints égards des cantates-chorals
(ou hymnes) qui appartiennent au cycle de la deuxième année
que Bach passa à Leipzig. Dans ces cantates, un air de
cantique sert de base à une vaste fantaisie d’ouverture,
généralement (comme c’est dans le cas dans la
cantate n° 41) dotée de ritournelles orchestrales
thématiquement indépendantes ; la cantate s’achève
sur la même mélodie, dans une écriture homophone
d’une grande simplicité. En ce qui concerne les
mouvements internes, le texte du cantique est librement paraphrasé
de manière à s’adapter aux récitatifs et
aux arias ».
[…Exprimant
l’un comme l’autre leur gratitude pour les bénédictions
passées et l’espoir des bénédictions
futures, les deux arias, en forme de da capo sans détours
(A-B-A), sont remarquables en raison des instruments obligato
inhabituels que Bach emploie pour accompagner les voix. Les trois
hautbois ajoutent ainsi un parfum un peu rustique à l’aria
de soprano [2], tandis que le ténor [4] se voit marié
aux sauts énergiques d’un violoncello piccolo (plus
petit que le violoncelle ordinaire et avec un registre plus aigu).
Mentionnons encore, parmi les traits frappants de cet ouvrage
remarquable, une interjection chorale dans le récitatif de
basse [5], demandant à Dieu que « Satan soit
écrasé sous nos pieds » et, dans le
choral final [6], des rappels des fanfares de trompettes initiales ».
CANTAGREL
[Les
cantates de J.-S. Bach,
page 245] : «
Une construction faussement symétrique comme les affectionne
le compositeur : Chœur /aria /récitatif / aria /
récitatif / choral ».
«…Au
lieu de fêter la circoncision, consécration juive de
l’enfant nouveau-né au cours de laquelle lui est donné
son nom, Bach se contente, cette fois, de célébrer
l’année nouvelle, par une action de grâces pour
les jours écoulés et une prière pour l’année
à venir, année que le fidèle tient à
placer sous la bénédiction du Christ ».
GARDINER :
«…Œuvre de maturité de la plus haute
qualité…»
DISTRIBUTION
BWV 41
NEUMANN.
Solo : Sopran, Alt, Tenor, Baß. – Chor. Trompete
I-III, Pauken ; Oboe I-III ; Violoncello piccolo
(ou viola pomposa dans le premier mouvement) ; Streicher ;
B.c.
SCHMIEDER.
Soli : S, A, T, B. Chor: S, A, T, B. Instrumente: Oboe I, II, III ;
Tromba I, II, III ; Timpani ; Viol. I,
II ; Vla. ; Vcl. Piccolo solo ; Organo ; Cont.
MACIA
[Tout Bach,
pages 120/121] : «…En ce jour de fête,
l’orchestre fait appel à l’éclat des
trompettes, ce qui nous vaut un premier chœur jubilatoire…»
NYS,
Carl de : «…L’appareil orchestral a la rutilance
qui convient pour saluer l’An neuf : 3 trompettes,
timbales, 3 hautbois, un violoncello piccolo (appelé aussi
viola pomposa) - petit violoncelle que l’on prenait « sur
le bras » comme l’alto - qui était de
dimension plus réduite et qui permettait un jeu plus agile ;
et bien entendu l’habituel orchestre à cordes avec la
basse continue ».
WOLFF:
«…L’œuvre étant composée pour
le Nouvel An, elle fait appel au déploiement d’une
formation festive : chœur à quatre voix (dont
chacune est également soliste), trois trompettes, timbales,
trois hautbois, cordes et continuo. A cela s’ajoute un
violoncello piccolo auquel l’air n° 4 confie une partie
obligée, les trois hautbois assurant en revanche l’obbligato
de l’air n° 2 ».
APERÇU
BWV 41
1]
CHORALCHORSATZ. BWV 41/1
A]
(mesures 1 à 102) : JESU,
NUN SEI GEPREISET / ZU
DIESEM NEUEN JAHR
/ FÜR
DEIN GÜT, UNS BEWEISET / IN
ALLER
NOT
UND G‘FAHR,
A]
(mesures 57 à 101) : DAß
WIR HABEN ERLEBET
/ DIE
NEU FRÖHLICHE ZEIT,
/ DIE
VOLLER
GNADEN
SCHWEBET, / UND
EWGER
SELIGKEIT ;
/
B
] (Adagio,
mesure 103 à 118) : DAß
WIR IN
GUTER STILLE
/ DAS
ALT JAHR
HABN ERFÜLLET. /
C]
Presto,
C barré aux mesures 119 à 182) : WIR
WOLLN UNS DIR ERGEBEN / ITZUND
(Jetz) UND IMMERDAR, /
(mesures
183 à 201, reprise à 4/4] : BEHÜT
LEIB,
SEEL
UND LEBEN
/ HINFORT
DURCHS GANZE JAHR.
A’]
Mesures 201 à 212. Reprise de l’ouverture instrumentale.
Jésus,
sois glorifié / en cette nouvelle année / pour la bonté
que tu nous as dispensé / dans l’affliction et dans le
péril, / pour nous avoir permis d’être témoins
/ de ce nouveau temps de joie, / entièrement baigné de
grâce / et de félicité éternelle, / et
d’avoir terminé dans une douce tranquillité /
l’année écoulée. / Nous voulons nous en
remettre à Toi / maintenant et à jamais, / continue
toute l’année à veiller / sur nos corps, nos âmes
et notre vie.
Ut
majeur (C dur), 213 mesures, C (mesures 1 à 102). 3/4 (adagio
aux mesures 103 à 182). C (mesures 183 à 213).
BGA.
Jg. X. Pages 2 à 47 | Festo Circumcisionis Christi. | Tromba
I. | Tromba II. | Tromba III. | Timpani. | Oboe I. | Oboe II. | Oboe
III. | Violino I. | Violino II. | Viola. | Soprano. | Alto. | Tenore.
| Basso. | Organo e Continuo.
NEUMANN.
« Trompete I-III, Pauken ; Oboe I-III ;
Streicher ; B.c. Parties orchestrales indépendantes
(ritournelles). Parties vocales encastrées. Cantus firmus au
soprano, avec imitations en libre polyphonie. Forme fuguée de
motet avec motif du choral.
BASSO
[Jean-Sébastien
Bach, volume 2, pages
373 à 375] : «…Structure musicale de type
singulier (AABCA’) sur le modèle de la mélodie
même du choral… ultérieurement renforcée
par la répétition des deux derniers versets et par la
participation d’une Festmusik
instrumentale. L’élaboration des versets I à IV,
dont chacun recourt à une figuration polyphonique différente,
est répétée dans les versets V à VIII, de
manière à conclure ce qui dans la Barform
constitue la première partie, les deux Stollen (AA) : dans les
deux sections (sur une mesure à 4/4), le discours instrumental
est réalisé en style concertant. Suivent un adagio
(B) pour les versets IX et X, de type en accords, à 3/4 et
avec un accompagnement « obligé » de
l’orchestre, puis un presto
(C) sur un mouvement a capella, sur les versets XI à XIV, en
style de motet fugué sur cantus
firmus du soprano et
avec redoublement instrumental des parties vocales ; une
dernière section (A’) reprend le texte des versets
XIII-XIV, mais en utilisant le langage musical des versets I et II
(et V et VI), cependant que les douze mesures conclusives sont
l’exacte répétition des douze mesures
d’ouverture ».
BOMBA
: «…Dans le chœur solennel d’introduction,
Bach insère les huit premiers vers en un mouvement concertant
extrêmement habile et exécuté par les trompettes,
les trombones, les hautbois et les violons ; la voix de soprano
interprète le cantus firmus en de longues valeurs de notes
alors que les autres voix viennent se joindre au caractère du
mouvement en toute liberté polyphonique. Ensuite il est
question dans le texte de "guter
Stille". Le
mouvement du chœur se calme [adagio],
se dépouille et devient homophone et l’orchestre en
tempère la dynamique. Pour les quatre vers suivants, Bach
choisit la forme musicale de la fugue que la soprano couronne à
nouveau du cantus firmus. Au moyen d’une reprise, Bach fait
répéter les deux premiers vers et c’est par ce
réemploi que Bach achève le cadre solennel de ce chœur
au grand format soit, mais qui reste quand même différencié
de par ses petites parties. Remplissant la même fonction, le
motif des trompettes de ce mouvement revient dans le mouvement choral
final à quatre voix ».
BOYER
[Les
cantates sacrées de Jean-Sébastien Bach,
pages 161/162] : Élaboration chorale sur mélodie (MDC)
060 de type II. Ritournelle orchestrale indépendante”.
[Les
mélodies de chorals dans les cantates de J.-S. Bach,
pages 229/230] : «…Le
choral incrusté dans une forme concerto ou dans une ouverture
à la française avec exposé du cantus firmus à
l’une des voix [ici le soprano] est la forme principale du type
II qui occupe essentiellement le chœur d’ouverture de la
cantate. Le choral est incrusté dans une brillante
ritournelle. La MDC est confié aux soprani. Rupture à
la mesure 103, constituée par un adagio
où le choral est simplement harmonisé. Le presto
final fait doubler la voix de soprano par la trompette. Ce mouvement
se présente donc comme un véritable concerto italien ».
BOYD,
Malcom : «…Ce qui fait l’originalité de
cette cantate particulière, c’est que les strophes du
cantique ne comptent pas moins de quatorze vers. Ceci conduit Bach a
interrompre sa fantaisie d’ouverture – resplendissante,
avec trois trompettes et des timbales, en plus des hautbois, des
cordes et du continuo- par un bref passage en mesures ternaires (vers
9 et 10) et par une longue section en forme de motet, avec des
instruments doublants les voix (vers 11 et12). Le résultat est
l’un des mouvements de cantates de Bach les plus
majestueusement proportionnés ».
CANTAGREL
[Les
cantates de J.-S. Bach.]
: «…La longueur inhabituelle (14 périodes) de la
mélodie du choral de Herman incite Bach à faire du
chœur introductif de sa cantate une véritable ouverture
d’opéra en plusieurs épisodes. Il propose une
lecture période par période du cantique, générant
des sections bien différenciées (structure ABCA). La
mélodie en apparaît toujours en cantus firmus au
soprano, tandis que les trois autres voix nouent un réseau
polyphonique en imitations très animé. Dans le tissu
même de la sinfonia initiale et l’éclat du chœur
des hautbois, trompettes et timbales, ce sont d’abord les
périodes 1 à 8 du choral chantant l’action de
grâces du chrétien arrivé au seuil d’une
nouvelle année. Brutale rupture pour les deux périodes
suivantes (9 et 10), comme pour une brève scène de
sommeil : tempo adagio,
nuance piano,
choral harmonisé en homophonie : l’année s’est
terminée paisiblement, comme le souligne la longue tenue sur
le mot Stille.
Quant à la prière des quatre dernières périodes
(11 à 14), Bach choisit en ce matin du premier janvier, de la
faire exploser joyeusement, dans un presto
bondissant, et d’une traite. Mais les deux dernières
périodes seront reprises sur la musique de la première
partie, pour conclure en symétrie dans l’éclat
des trompettes du début ».
DUFOURCQ
: «…Bach prêche une joie toute humaine dans la
cantate 41. Ici une formule rythmique confiée aux trompettes
donne à l’œuvre son unité, puisqu’elle
circule dans tout le chœur initial, et que nous la retrouverons
dans le chœur conclusif. Ce premier chœur offre comme à
l’habitude de vastes proportions, scindé qu’il est
en deux parties. Dans la première, le choral apparaît en
valeurs augmentées au soprano, alors que les trois autres
parties déroulent à qui mieux mieux des vocalises :
discours éloquent, rompu de temps à autre par de
puissantes ritournelles symphoniques. Dans la seconde partie,
l’auteur en appelle à la formule du choral figuré
déjà rencontré. Un retour à la première
présentation nous permet de constater que Bach ne réserve
pas à l’air seul le procédé du da
capo ».
DÜRR
: «…Le chœur d’entrée montre les
caractéristiques typiques de l’écriture chorale
de Bach : l’air du cantique est exposé en valeurs
de notes longues au soprano, étayé par le soubassement,
la plupart du temps en imitations animées, des autres parties
vocales, encastré dans un mouvement concertant orchestral. La
longueur exceptionnelle des strophes a cependant incité Bach à
diviser l’envoi (lignes 9 à 14) en une partie adagio
homophone, illustration de la « guter
Stille » et
en une partie presto
en style de motet, complétée par la répétition
des deux vers finals sur l’écriture des vers 1-2 ».
GARDINER :
«…un mouvement gigantesque, en fait une fantaisie de
choral… Confronté tant à la nécessité
de structurer les quatorze vers de l’hymne exceptionnellement
longue de Johannes Herman… qu’à la manière
dont sa mélodie s’achève –un degré
plus haut qu’elle n’a commencé » - Bach
décide de répéter les deux dernières
lignes sur la musique des première et deuxième lignes,
introduisant ainsi une réitération différée
d’ut majeur en un majestueux geste de conclusion. Plus encore,
il relie les mouvements d’introduction et de conclusion de sa
cantate, d’une part en restituant les première et
dernière strophes sous leur forme originale, d’autre
part en utilisant les deux premières mesures de son ritornello
initial (elles-mêmes répondant à une coupe ABA
miniature) en guise d’interlude entre les phrases chorales de
son mouvement de conclusion…. Hormis les triomphales fanfares
de cuivres, ces 213 mesures déploient un contrepoint dense,
des passages « angéliques » évoquant
la danse, mais aussi un moment magique lorsque élan et
progression se trouvent soudain suspendus sur les mots « daß
war in guter Stille das alt’ Jahr…
De là jaillit une fugue, indiquée presto
et proche du motet…»
HALBREICH
: «…l’un des plus longs chœur de Bach avec
45 pages de partition [BGA.]… peut-être le plus
extraordinairement développé que Bach ait jamais conçu.
Sa joie impétueuse, surhumaine… les périodes 9
et 10 suscitent un bref adagio
homophone d’un pathétique indicible, suivi (période
11 et 12) d’un sublime fugato
des trois voix inférieures (instruments colla parte) auquel
vient se superposer le cantus
firmus des sopranos.
Bach se retrouve tout entier dans cet incomparable chef-d’œuvre ».
HOFMANN :
« Le chœur initial est une musique somptueuse au
caractère festif… rôle important que prendra le
motif à la fois spectaculaire et syncopé des trompettes
au début. La stance [strophe] qui compte inhabituellement
quatorze vers a pour conséquence d’allonger le chœur
initial. Le mouvement qui compte deux cents mesures [213 exactement]
est cependant structuré par plusieurs changements de métrique
et de tempo. La mélodie du cantique apparaît dans les
parties extrêmes sous forme de cantus
firmus exprimé
en valeurs longues par le soprano, accompagné par un
contrepoint libre et très agité aux voix inférieures.
Les deux sections internes sont organisées de manière
contrastée : à la section commençant par
« dass wir
in guter
Stille » le
tempo agité jusqu’à présent, passe à
un adagio,
la métrique binaire devient ternaire, le cantus
firmus apparaît
dans des valeurs normales et le chœur est traité de
manière homophonique. La douce tranquillité « gute
Stille »
est d’une part soulignée par une nuance instrumentée
de piano (les trompettes se taisent, suivies des hautbois) et,
d’autre part, par la reprise du tempo. Finalement, la
tranquillité complète est représentée par
une note soutenue à la basse pendant cinq mesures sur le mot
« Stille
– tranquillité ». La section suivante « Wir
vollen uns dir ergeben
– Nous voulons
nous en remettre à
toi »
établit un autre contraste, presto
et maintenant dans une métrique alla
breve, à la
manière d’un motet de cantus
firmus dans lequel les
instruments ne font que jouer à l’unisson avec les voix
sans avoir d’autre fonction. La reprise du vers final « behüt
Leib, Seel und Leben »
dans lequel Bach retourne, pour le début de la mélodie,
à ce qui avait amorcé le mouvement, constitue la
conclusion de celui-ci ».
MACIA
[Tout Bach,
pages 120/121] : «…le chœur adopte les
quatorze vers de la première strophe du cantique de Johann
Herman ; aussi le Cantor ménage-t-il plusieurs volets.
Tout d’abord, sur les premiers vers, une fantaisie concertante
instrumentale, où brillent les trompettes et les timbales et
dans laquelle s’insèrent les parties chorales :
cantus firmus
en valeurs longues aus sopranos, contrepoint imitatif pour les autres
voix. Puis, soudain, sur les mots « Das
wir in guter Stille »,
le tempo se change en adagio
avec homophonie aux voix, silence des vents et une tenue des basses
pendant cinq mesures sur le mot « Stille ».
Lorsque le chœur proclame « Nous
voulons nous en remettre à toi »,
la partition se transforme en un choral (à nouveau les
sopranos en valeurs longues) avec fugato
pour les autres voix et instruments à l’unisson. Enfin,
pour les deux derniers vers, Bach reprend la musique festive du
début…»
NYS,
Carl de : «…Un grand chœur d’ouverture nous
montre la science contrapuntique de Bach. Le début et la fin
de ce mouvement est une fantaisie sur le thème du choral, sa
mélodie étant confiée au soprano du chœur
et souvent renforcée par les cuivres, car Bach utilise dans
cette première partie l’ensemble des instruments, ce qui
donne à l’ouverture presque symphonique un très
bel éclat sonore […] Une séquence centrale plus
rapide (on voit combien le musicien est imprégné de la
forme de l’ouverture à la française) adopte le
style du motet fugué, les instruments se contentent de
renforcer et de doubler les voix ; même dans cette
séquence la mélodie du choral reste présente,
toujours dans la voix la plus haute ».
[Festival
de Mazamet 1977] : « La forme du premier chœur est
particulièrement impressionnante ; comme on reprenait à
l’époque les deux premiers vers à la fin de la
strophe, Bach avait à composer un ensemble de 16 vers. A la
polyphonie libre des huit premiers vers (avec instruments
concertants) succède une sorte de mouvement lent adagio
sur les deux vers suivants, mouvement homophone orné seulement
de figurations instrumentales ; puis c’est un mouvement
rapide avec reprise, mouvement fugué dans lequel les
instruments doublent les voix (deux fois deux vers) ; les deux
derniers vers sont enfin repris sur la musique des deux premiers, ce
qui confère une grande unité à l’ensemble ».
SCHREIER,
Manfred [voir en annexe] : «…La grande structure en 25
sections de ce chœur d’entrée suit le schéma
de la mélodie du choral qui lui sert de fondement. Ce n’est
pas la mélodie de Vulpius dans le recueil de cantiques de
l’église évangélique. C’est une
structure avec barres de reprises A-A-B-A ». [Voir la
structure ci après, dans l’annexe].
SCHWEITZER
[J.S. Bach,
tome 2, pages 355, 404] : « Le motif de la joie
domine l’orchestre dans la première partie du chœur,
deux trompettes se manifestant selon les belles figurations suivantes
[+ Exemple musical de ce motif pris aux mesures 1 à 3]…
Dans le premier chœur des cantates BWV 31 et 41, Bach a marqué
les deux sections médianes « adagio »
et « presto ».
WIJNEN :
«…Le choral de base est le long « Jesu,
nun sei gepreiset » ;
long d’autant plus que plusieurs lignes sont répétées.
Bach atteint une merveilleuse variété de sonorités
en changeant les combinaisons orchestrales de strophe en strophe ou
en changeant complètement de musique et de tempo dans un
extraordinaire passage central…»
WOLFF
: «…Au n° 1, la longue mélodie, qui s’étend
sur 14 vers, donne lieu à une vaste composition en deux volets
– le choral se faisant d’abord entendre en homophonie,
puis sous forme de fugue pour chœur ».
2]
ARIE, SOPRAN. BWV 41/2
LAß
UNS, O HÖCHSTER GOTT,
DAS JAHR
VOLLBRINGEN,
/ DAMIT
DAS ENDE
SO, WIE DESSEN ANFANG
SEI. |
ES
STEHE DEINE HAND
UNS BEI, / DAß
KÜNFTIG BEI DES JAHRES
SCHLUß
/ WIR
BEI DES SEGENS
ÜBERFLUß
/ WIE
ITZT EIN HALLELUJA
SINGEN.
O
Dieu suprême, fais que notre année s’accomplisse /
de telle sorte que la fin en soit comme le commencement. / Que ta
main nous assiste / et qu’au terme de l’année, /
dans la profusion de bénédictions qui nous est
dispensée, / nous chantions comme maintenant un Alleluia.
En
tête, les mots « Laß uns, o höchster
Gott, das Jahr volbringen », sont ceux par lesquels
débute la strophe 2 du cantique de Herman
Sol
majeur (G dur), 187 mesures, 6/8.
BGA.
Jg. X. Pages 48 à 52 | ARIA. | Oboe I. | Oboe II. | Oboe III.
| Soprano. | Organo e Continuo. | Dal Segno (da capo).
NEUMANN.
Parties obligée : Oboe I-III. B.c. Sopran. Forme Da capo.
Instruments obligés concertants, ici les 3 hautbois.
BASSO
: «…Timide aria du soprano, en manière de
pastorale avec trois hautbois…»
[volume
2, pages 273/274] : « Tempo de danse "Pastorale" ;
comme dans les cantates BWV 1/1, 46/5, 64/7, 65/1, 69a/3, 76/12,
88/1, etc.
BOMBA
: «…Pastorale paisible avec hautbois et mesure à
6/8 ».
CANTAGREL
[Les cantates de J.-S. Bach] :
«…Humble prière placée dans la bouche de
l’âme chrétienne, ici confiée, selon
l’usage, à la voix de soprano. Mais une semaine après
Noël, le jour de l’an résonne encore des échos
de la fête de la Nativité. Le nouveau temps, cette
naissance de l’année se place tout naturellement dans la
perspective de la crèche où est apparu le salut. Les
images sonores surgissent spontanément : les trois
hautbois, la tonalité de sol majeur, le rythme de sicilienne
berceuse, le caractère simple et pastoral traditionnellement
associé à la célébration musicale de
Noël. »
GARDINER :
«…l’ondoiement pastoral des trois hautbois
d’accompagnement…»
HIRSCH :
Mélisme classique sur « Halleluja ».
Da capo, aux mesures 112 à 187. Le
soprano chante 550 notes.
NYS,
Carl de : «…Ce sont les trois hautbois, soutenus par le
seul continuo, qui confère à la première aria
son caractère pastoral et situent ainsi la cantate dans le
temps liturgique de Noël ».
PIRRO
[L’Esthétique
de Jean-Sébastien Bach
– L’orchestration,
pages 231/232] : «…les hautbois sont d’un ton
chaud et intense…Cette sonorité flamboyante est mise à
profit par Bach, surtout dans les airs où il réunit
plusieurs parties de hautbois. Une telle orchestration se rencontre
assez fréquemment dans les airs où il veut déployer
une harmonie somptueuse, sans avoir recours au fracas des
trompettes…» Renvoi aux cantates BWV 28/1 et BWV 91/3.
SCHREIER
: «…Contraste très vif par rapport au n°1
dans l’orchestration, qui a d’ailleurs un caractère
assez rare puisque les voix supérieures sont constituées
par trois hautbois (voir la cantate BWV 91/5). Il semble que le motif
par lequel débute l’aria ait été inventé
à partir de la première ligne du choral... La fin
comme le commencement. Cette idée est fortement soulignée
dans l’ensemble de la cantate… L’idée du
cycle temporel de l’année terrestre n’est
évidemment pas extraordinaire. Mais il est probable que
l’auteur du texte de l’œuvre a été
amené à insister sur cet aspect en raison de la
facilité de la transposition musicale dans les conventions du
genre de la cantate d’église ».
WIJNEN :
«…trois hautbois accompagnent la soprano dans une aria,
une mélodie d’une sublime fluidité, dont la
première partie est chantée deux fois avant que d’être
variée de divers fragments repris ci et là ».
3]
REZITATIV, ALT. BWV 41/3
ACH !
(Variante: Herr !) DEINE HAND,
DEIN SEGEN
MUß ALLEIN / DAS
A
UND O
DER ANFANG,
UND DAS ENDE
SEIN. / DAS
LEBEN
TRÄGEST DU IN DEINER HAND,
/ UND
UNSRE TAGE
SIND BEI DIR GESCHRIEBEN ; / DEIN
AUGE SIEHT
AUF STADT
UND LAND ;
/ DU
ZÄHLEST UNSER WOHL
UND KENNEST UNSER LEIDEN,
/ ACH, GIB
VON BEIDEN / WAS
DEINE WEISHEIT
WILL, WORZU DICH DEIN ERBARMEN
ANGETRIEBEN.
Seigneur,
ta main, ta bénédiction doivent seules / être
l’alpha et l’oméga, le commencement et la fin. /
Tu portes la vie dans ta main / et c’est toi qui tiens le
compte de nos jours ; / Ton regard s’étend aux
cités et aux campagnes ; / Tu dénombres notre bien
et connais nos souffrances, / Ah, accorde-nous de l’un et des
autres / ce que ta sagesse désire, selon la miséricorde
à laquelle tu es enclin.
La
mineur (a moll) → mi mineur (e moll), 14 mesures. C.
BGA.
Jg. X. Page 53 | Alto. | Organo e Continuo.
NEUMANN.
Récitatif secco.
BOMBA
: «…Le récitatif arpente une distance parfaite
sous la forme d’une octave sur les mots "A
und O Anfang und das Ende"
– le commencement et la fin ».
GARDINER :
«…Dans le récitatif… l’alto,
commençant en la mineur, dévie de sa trajectoire afin
d’ancrer dans l’esprit de l’auditeur «
A und O »
sur une octave d’ut…»
HIRSCH :
Symbolisme des 14 mesures … Bach parlant ?
SCHREIER
: «…L’harmonie divise ce récitatif en trois
parties. La première n’est pas très complexe. La
deuxième partie comporte la modulation caractéristique
de la basse. S’enchaîne ensuite la quarte-lamento
chromatique dans la basse, figure rhétorique pour exprimer
« kennet
unser Leiden ».
La partie chantée utilise à travers toute cette page
des intervalles très larges, comprenant tout l’ambitus
sonore. »
[«Das
A und O - L’alpha et l’oméga, un
lieu théologique classique [chez Bach] trouvé dans
Isaïe 44, 6 [PBJ. 1155] : « Je
suis le premier et le dernier ; moi excepté, il n’y
a pas de dieux »
et dans l’Apocalypse 1, 8 et 1 , 17 et 18 : [PBJ.
1799] : « C’est
moi l’Alpha et l’Oméga… »
et « Ne
crains rien, c’est moi, le Premier et le Dernier, le Vivant ;
j’ai été mort, et me voici
vivant…»
Renvois aux cantates BWV 1/6 et 31/3].
4]
ARIE, TENOR. BWV 41/4
WOFERNE
DU DEN EDLEN FRIEDEN
/ VOR
UNSER LEIB
UND STAND
BESCHIEDEN, / SO
LAßT DER SEELE
DOCH (Wustmann : « auch »)
DEIN SELIGMACHEND, WORT !
(ici, la fin du da capo avec reprise du postlude instrumental) ||
WENN
UNS DIES HEIL
BEGEGNET, / SO
SIND WIR HIER GESEGNET
/ UND
AUSERWÄHLTE
DORT.
De
même que tu donnes la noble paix / en partage à notre
corps et à notre état, / accorde donc à notre
âme ta parole dispensatrice de béatitude. / Si ce salut
nous est prodigué, / alors nous sommes bénis ici-bas /
Et seront là-haut les élus.
La
mineur (a moll), 48 mesures + le da capo de 37 mesures = 85 mesures
en tout, C.
BGA.
Jg. X. Pages 53 à 56 | ARIA. | Adagio. | Violoncello piccolo
Solo. | Tenore. | Organo e Continuo.
NEUMANN.
« Forme trio. Violoncello piccolo, Tenor, B.c. Forme da
capo. Avec instrument obligé concertant, ici le violoncello
piccolo.
BASSO
[Jean-Sébastien
Bach, volume 1, page
659] : «…Le violoncelle piccolo apparaît dans les
cantates BWV 6, 49, 68, 85, 115, 175, 180, 183 (années
1724-1725).
BOMBA
: «…Le violoncelle piccolo à cinq cordes [ou
Viola pomposa] que Bach avait inventé et qu’il avait
utilisé pour la première fois dans la cantate BWV 180.
Bach réussit à réaliser son vœu apparent
qui était d’équiper un instrument de voix de
milieu d’un registre présentant une très grande
ampleur et d’en augmenter ainsi la mobilité mélodique.
Le texte parle de "Den edlen Frieden – la noble
paix" - la partie du chant tient alors le même ton
longtemps – et de l’étende qui sépare le
salut d’ici-bas et le fait d’être élu
là-haut ».
CANTAGREL
[Les cantates de J.-S. Bach.]
: «…C’est le ténor qui, dans l’aria
constituant le cœur expressif de la cantate, qui implore la
bénédiction divine. Nouvel air d’opéra,
sans doute, mais où, cette fois, l’instrument soliste
capte toute l’attention. Le violoncelle piccolo y déroule
en effet une arabesque chantournée, accords brisés,
sauts, grands écarts, même, dans un intense frémissement
et comme l’ivresse de la béatitude annoncée. »
GARDINER :
«…Le joyau de cette cantate est… l’air de
ténor…C’est l’un de ces mouvement de
cantates, au nombre de neuf seulement, où Bach fait appel à
la sonorité séduisante et à l’ample
tessiture du violoncello piccolo… Moment saisissant :
l’intervention chorale, abrupte et sonore qui… se fait
le porte-parole de l’assemblée toute entière,
résolue à « Den
Satan unter unsre Füsse zu treten – écraser Satan
sous nos pieds ».
HIRSCH :
[Gématrie ]. Les 85 mesures pourraient peut-être
évoqué le psaume 85 [PBJ. 881]: « fais-nous
revenir, Dieu de notre salut ».
La somme numérique du mot « Heil
– le salut »
est 33. C’est le nombre de notes aux mesures 38 à 42,
chantées par le ténor dans ce passage où
précisément il est question du « salut » !]
LEMAÎTRE
: «…Le violoncello piccolo, par sa mélodie
rivalise avec la voix. Sur les 86 mesures que comprend cet air, Bach
lui en réserve environ cinquante à découvert ».
MACIA
[Tout Bach,
pages 120/121] : «…superbe mouvement chambriste,
dominé par la partie de violoncelle piccolo. Dialoguant avec
le ténor…cet instrument relativement nouveau à
l’époque et dont Bach va user à plusieurs
reprises pendant deux ans, dispose d’une ligne mélodique
envoûtante et surtout de 50 mesures à découvert
sur les 86 que comporte l’aria…»
NYS,
Carl de : «…C’est pour le violoncello piccolo que
Bach a aussi écrit sa sixième suite en ré majeur
BWV 1012 ».
SUZUKI :
« l’indication « violoncello piccolo
solo » dans la partition d’orchestre : on ne
sait pour quel instrument se destinait cette partie et le lien entre
le « violoncelle piccolo » et la « viola
pomposa » que Bach aurait lui-même construite,
également incertaine. Par contre, ce qui est certain à
propos de cette partie est qu’elle fut tenue non pas par un
violoncelliste mais par un premier violon qui dut, à cet
endroit changer d’instrument… pour l’enregistrement
[Bis / Suzuki] nous avons utilisé un petit violoncelle à
cinq cordes ».
WIJNEN :
«…Dans cette aria, le violoncello déroule une
ligne mélodique d’une divine longueur, dont certains
motifs descendants évoquent sans doute la descente sur terre
des bienfaits célestes. La partie centrale souligne que les
bienfaits terrestres ne sont pas une fin en soi , ainsi que
l’expriment très clairement les notes tendues sur « dort
–la haut »].
5]
REZITATIV, BAß + CHOR. BWV 41/5
Basse
: DOCH
WEIL DER FEIND
BEI TAG
UND NACHT
/ ZU
UNSERM SCHADEN
WACHT / UND
UNSRE RUHE
WILL VERSTÖREN, / SO
WOLLEST DU, O
HERRE
GOTT,
ERHÖREN,
/ WENN
WIR IN HEILIGER GEMEINDE
BETEN : /
Chœur.
Allegro (mesures 7 à 15) : « DEN
SATAN
UNTER
UNSRE
FÜßE
TRETEN ».
/ SO
BLEIBEN WIR ZU DEIBEM RUHM
/ DEIN
AUSERWÄHLTES EIGENTUM
/ UND
KÖNNEN AUCH NACH KREUZ
UND LEIDEN / ZUR
HERRLICHKEIT VON HINNEN SCHEIDEN.
Mais
comme l’ennemi, à notre détriment, / veille jour
et nuit / à détruire notre quiétude / veuille
exaucer, Ô Seigneur Dieu, / la prière que nous
prononçons en sainte assemblée : / « Que
Satan soit foulé à nos pieds ! » /
Ainsi demeurons-nous, pour ta gloire, / ton bien élu / et
pouvons également, après la croix et les souffrances, /
quitter ce monde pour accéder à la splendeur éternelle.
Ut
majeur (C dur), 15 mesures, C.
BGA.
Jg. X. Pages 56/57 | RECITATIVO. | Soprano. | Alto. | Tenore. |
Basso. | Organo e Continuo.
NEUMANN.
Récitatif + chœur, secco. Avec citation de la litanie
« Den Satan unter unsre Füße ».
Construction homorythmique.
BOMBA
: «…Bach renforça l’expression de la
résolution prise pour la Nouvelle année, qui consistait
à fouler "den Satan unter unsre Füße ».
BOYER
[Les cantates sacrées de
Jean-Sébastien Bach, pages 161/162] :
«…récit tropé d’une
litanie exorciste ».
CANTAGREL
[Les cantates de J.-S. Bach.]
: «…La basse intensifie la prière, car la
tentation diabolique demeure un danger permanent. Aussi, dit le
texte, faut-il répéter la litanie "Que Satan
soit foulé à nos pieds". Mû par
l’instinct dramatique d’un homme de théâtre
accompli, Bach a imaginé de faire entendre cette litanie
[Plein chant] proclamée par l’Église toute
entière, et, cela au beau milieu du récitatif :
intense effet de surprise que cette exclamation du chœur à
quatre voix, en rupture avec le reste du récitatif ».
DÜRR
: «…Chœur à quatre voix marqué
allegro sur la litanie : « Den Satan
unter unsre Füß - Que Satan soit foulé
à nos pieds ! ».
HOFMANN :
« Dans le récitatif de basse, on entend
soudainement une rupture d’affect aux mots de « wenn
wir in heiliger Gemeine beten : Der Satan unter unsre Füß
treten »… la prière, une citation d’un
passage de la litanie allemande de Luther, le chœur se met
soudainement comme une assemblée en prière, avec, au
soprano, la formule de récitation liturgique de ce cantique ».
MACIA
[Tout Bach, pages 120/121] : «…Litanie
allemande de Luther… Bach crée un effet de surprise en
faisant chanter ces mots par tout le chœur lors d’un bref
allegro ».
NYS,
Carl de [Mazamet 1977] : « …Un récitatif
pour basse auquel se mêle les quatre voix du chœur (un
souvenir de la vieille forme de l’église primitive
appelée litanie et qui était encore en usage à
Leipzig dans la première moitié du XVIIIe
siècle : Caractère particulier de ce récitatif
du fait de l’introduction du cantus firmus de
plain-chant utilisé traditionnellement dans la récitation
des litanies… Intervention de l’assemblée par le
chœur à quatre voix sur les litanies ».
PIRRO
[L’Esthétique de Jean-Sébastien Bach - Les
mélodies simultanées, pages 125/126] : «…l’idée
de simultanéité. Bach se sert de ce moyen pour mettre
en relief un fragment du texte. Cette interprétation se
confirme à l’aide d’exemples… Nous
rencontrons en effet dans la cantate Jesu, nun sei gepreiset,
une phrase, non plus chanté sur le même ton par tout le
chœur, mais harmonisée et rythmée à la
manière d’un faux-bourdon, où les quatre parties,
procédant du même pas, énoncent une série
d’accords uniformes. Cet ensemble se rattache à un récit
dans lequel la basse dit : « Mais, comme l’ennemi
veille, jour et nuit, à notre ruine, et veut détruire
notre paix, veuille, ô Seigneur Dieu, nous exaucer, quand, dans
une sainte communauté, nous demandons de fouler Satan sous nos
pieds ». Au moment où le chanteur a commencé
d’articuler ces derniers mots : « de fouler
Satan sous nos pieds », le chœur se joint à
lui, en scandant les syllabes également. C’est comme une
réponse à cette invitation de prier, qui vient d’être
adressée à l’assemblée. On dirait qu’à
la voix du ministre officiant, tous se sont levés soudain pour
réciter avec lui les invocations consacrées. »
Suit l’exemple musical (BG. X, page 57) ».
SCHREIER
: «…Forme tripartite par la citation de la « Litanie »
comme dans BWV 18/3, au milieu du récitatif. Dans la première
partie, on trouve une transposition de si-bémol-la-ut-si
(B-A-C-H) ».
WOLFF:
«…Le chœur chante ici des extraits de la litanie
liturgique…»
[voir
dans la cantate BWV 18/3, le texte du soprano sur Satan. Litanies de
Martin Luther 1528-1529]. Analogie possible suggérée
avec dans le choral de la cantate BWV 154/3 les paroles « Jésus,
qui foule puissamment le serpent…»
6]
CHORAL. BWV 41/6
DEIN
IST ALLEIN DIE EHRE,
/ DEIN
IST ALLEIN DER RUHM.
/ GEDULD
IM KREUZ
UNS LEHRE, / REGIER
ALL UNSER TUN,
/ BIS
WIR FRÖHLICH ABSCHEIDEN / INS
EWIG’ HIMMELREICH,
/ ZUM
WAHREN FRIED
UND FREUDEN.
/ DEN
HEILGEN
GOTTES
GLEICH. / INDES
MACHS MIT UNS ALLEN / NACH
DEINEM WOHLGEFALLEN !
|| SOLCHES
SINGET HEUTE OHN SCHERZEN
/ DIE
CHRISTGLÄUBIGE SCHAR
|| UND
WÜNSCHT MIT MUND
UND HERZEN
/ EIN
SELIG NEUES JAHR.
A
toi seul est l’honneur, / à toi seul est la gloire, /
enseigne-nous la patience dans la croix. / Régis tous nos
actes, / jusqu’à ce que nous quittions heureux ce
bas-monde / pour le royaume des cieux éternels, / pour la
paix et les joies véritables. / Semblables aux saints de Dieu.
/ En attendant, agis-en avec nous tous / comme il te plaira ! |
Voila ce que chante aujourd’hui avec conviction / la Légion
des fidèles chrétiens | qui désirent des lèvres
et du cœur / une nouvelle année bénie.
Troisième
strophe du cantique de Johann Herman.
Ut
majeur (C dur), 45 mesures, C (et à 3/4 aux mesures 24 à
39).
BGA. Jg. X.
Page 58 à 62 | CHORAL. | Tromba I. | Tromba II. | Tromba III.
| Timpani. | Oboe I. | Oboe II. | Oboe III. | Violino I. | Violino
II. | Viola. | Soprano. | Alto. | Tenore. | Basso. | Organo e
Continuo.
NEUMANN.
« Choral harmonisé avec intervention encastrées
des Trompettes, reprenant la thématique de [1].
Instrumentation comme [1]. Renvoi (similitudes ?) avec le choral
de la cantate BWV 171/6 ».
BOMBA
: «…Le choral final fait sous-tendre la voix soliste de
la basse par les voix du chœur ce qui est également un
artifice particulièrement inhabituel qui fait nettement
éclater le cadre des conventions ».
BOYER
[Les
cantates sacrées de Jean-Sébastien Bach,
pages 161/162] :
Élaboration chorale sur mélodie (MDC 060) de type II.
Vastes ponts instrumentaux entre les versets et changement de rythme
caractéristique ».
[Les
mélodies de chorals dans les cantates de J.-S. Bach,
pages 229/230] : «…une
harmonisation colla
parte où les
voix sont doublées par trois hautbois et les cordes tandis que
les trois trompettes et les timbales ponctuent les silences entre
chaque verset par des fioritures brillantes. Une broderie de
trompettes dans l’aigu clôt ce grand choral harmonisé
(même procédé que dans la cantate BWXV 149/7) ».
CANTAGREL
[Les
cantates de J.-S. Bach,
page 249] : «
Le choral final énonce en harmonisation la troisième
strophe du cantique d’Herman. Dans le tutti instrumental, mais
en réservant toutefois trompettes et timbales pour interpoler
d’éclatantes ritournelles entre certaines périodes
du choral…»
HOFMANN :
« Le choral final conclut l’œuvre par une
particularité au sein de l’ensemble de la production des
cantates : le motif syncopé des trompettes du chœur
initial revient entre chaque vers . du chœur d’entrée,
claironnée par les trois trompettes et les timbales ».
LEMAÎTRE
: «…Entre chaque élément [chanté]
reparaît pendant deux mesures la fanfare…»
MACIA
[Tout
Bach,
pages 120/121] : « Le motif syncopé des trompettes
provenant du chœur initial, est repris ensuite entre les
versets du choral…»
NYS,
Carl de [Mazamet 1977] : «…Les vers sont séparés
les uns des autres par de brefs interludes confiés aux cuivre,
ce qui lui donne les allures d’un choral figuré. Cette
très belle page est sans doute empruntée à une
cantate (postérieure) écrite vers 1730 sur un livret de
Picander pour cette même de la circoncision (BWV 171) ».
« Bach réemploiera le choral de cette cantate pour
le Nouvel An 1729, comme conclusion de la cantate BWV 171.
Choral
homophone mais avec des interludes instrumentaux confiés aux
trois trompettes qui reprennent des thèmes du premier chœur ».
SCHREIER
[Erato, volume 4] : «…Les cordes et les hautbois jouent
colla
parte,
c'est-à-dire qu’ils doublent les parties vocales du
chœur ; on trouve cinq fois les deux mesures
d’introduction du n° 1 dans les trompettes et les timbales.
La structure tripartite du choral, qui a des dimensions nettement
plus importante que les chorals concluant habituellement les cantates
en raison de la longueur du cantus
firmus,
rappelle une fois encore la structure du premier chœur. L’idée
de l’aria n° 2 « achever l’année de
manière a ce que la fin soit comme son commencement est
reprise à nouveau. Ici, il est évident que le
compositeur veut souligner cette idée. La structure de ce
choral est la formes avec barres de reprises A-A-B-A . Les lignes 1
et 4 du choral sont donc répétées ; les
lignes 9 à 12 forment la partie B, 13 et 14 sont la reprise de
1 et 2. Les lignes 11 et 12 représentent une forme modulante
de ces deux premières lignes du choral. Les lignes 9 et 10
sont identiques. La quatrième ligne est la forme en écrevisse
de la deuxième. L’ensemble du matériau musical
est très concentré du point de vue des intervalles, ce
qui l’apparente à la forme en barres de reprises et en
écrevisse et donc à l’idée « fin
comme le commencent ».
[voir en annexe la structure de ce mouvement].
WIJNEN :
«…Le choral final vient rassurer les âmes…Le
long thème choral est scindé en plusieurs parties :
Bach en modifie la métrique, et établit un lien avec
l’ouverture en laissant les trompettes et les timbales ponctuer
le propos choral de plusieurs fanfares de triomphe ».
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Work and influence on the Music of Germany 1685-1750 ».
Novello
& Cy 1889 - Dover 1951-1952. Trois volumes. Volume II, 686.
Volume III : datation, 90, 91, 93 et 286.
(Filigrane
: demi-lune pour 1736, au plus tard). Pas d’analyse spécifique.
SUZUKI,
Masaaki : Notes de son enregistrement (CD BIS), volume 33. 2006
WHITTAKER,
W. Gillies : The
Cantatas of Johann Sebastian Bach. Sacred & Secular
Oxford U.P. 1959-1985
Volume I,
pages. 236, 320, 321. Volume II : pages 75 à 81, 277, 285
et 305.
WIJNEN,
Dingeman van : Notice (sur CD, page 105) de l’enregistrement
de Pieter Jan Leusink. 2006
WOLFF,
Christoph : Notice de l’enregistrement de Ton Koopman, volume
11. 1999
WUSTMANN,
Rudolf : J.S.
Bachs geistliche und weltliche Kantatentexte.
Breitkopf &
Härtel, 1913-1967. Pages 40 à 42.
ZWANG,
Philippe et Gérard : Guide
pratique des cantates de Bach.
R. Laffont 1982. ZK 105, page 183
Réédition
révisée et augmentée. L’Harmattan 2005
DISCOGRAPHIE
BWV 41
BACH
CANTATAS WEBSITE (BCW) :
Discographie
établie par Aryeh Oron. Elle est ici proposée sous
forme sensiblement allégée avec, parfois, quelques
précisions relatives aux références
discographiques et aux dates. Les numéros 1] et suivants
indiquent l’ordre chronologique des enregistrements.
Douze
références (octobre 2002 – mai 2011) + Quatre
mouvements individuels (octobre 2002 – juillet 2006).
Exemples
musicaux (Audio). Février 2003 – janvier 2005.
?]
BOULANGER, Nadia. Harvard Glee Club & Radcliffe Choral Society.
Bach Society Orchestra. Boston 23 avril 1958
6]
COIN, Christophe. Chœur de chambre Accentus. Ensemble baroque
de Limoges. Soprano : Barbara Schlick. Alto : Andreas
Scholl.
Ténor :
Christoph Prégardien. Basse : Gotthold Schwarz.
Enregistré à la Ponitz Kirche, Thüringen (D).
Octobre 1995. Durée : 26’48
CD
Astrée Audivis E 8555. 1996. Reprise sous le label Naïve
Classique. « 16. Voix baroques ». 2007-2008.
Avec
les cantates BWV 6 et 68
9] GARDINER,
J. E. (volume 17). The English Baroque Soloists. The Monteverdi
Choir. Soprano : Ruth Holton (voir aussi l’enregistrement
de Pieter Jan Leusink). Alto : Lucy Ballard. Contre-ténor
= Charles Humphries. Ténor : James Gilchrist. Basse :
Peter Harvey. The Bach Cantata Pilgrimage. Gethsemanekirche, Berlin.
1er et 2 janvier 2000. Durée : 25’16. CD
SDG (Soli Deo Gloria) 150. 2008. Distribution en France, novembre
2008.
4]
HARNONCOURT (volume 11). Concentus Musicus Wien. Solists der Wiener
Sängerknaben. Wiener Sängerknaben. Chorus Viennensis.
Soprano :
jeune soliste du Wiener Sängerknaben (non précisé).
Alto : Paul Eswood. Ténor : Kurt Equiluz. Basse :
Rund van der Meer:
Février
1974. Durée : 27’36
Disque
Teldec 6.35269-00-501-503. Das
Kantatenwerk, volume
11. Coffret de deux disques, avec la partition. 1975
CD
Teldec (D) 4509- 91757 2. Das
Kantatenwerk –
Sacred Cantatas.
Volume 31975.
Coffret de six CD avec les cantates BWV 37 à 60
CD.
Teldec 2292-42556-2 ZL. 1987.
Das Kantatenwerk, volume
11.
Reprise
Bach
2000.
Teldec, volume 1. Coffret de 15 CD. Septembre 1999. Cantates BWV 1 à
14 et BWV 16 à 47
CD
Warner Classics 8573-81201-5. Intégrale en CD séparés.
Volume 14. 2006
Harry
Halbreich : « Cantate ici enregistré pour la
troisième fois, mais les deux versions précédentes
(dont l’une, admirable signée Günter
Ramin)
remontaient à la mono et ne figurèrent que peu de temps
sur les listes françaises (écrit en 1975).
In
Revue Harmonie
n° 109, septembre 1975.
8]
KOOPMAN (volume 11). The Amsterdam Baroque orchestra & Choir.
Soprano : Sybylla Rubens. Alto : Annette Markert.
Ténor :
Christoph Prégardien. Basse : Klaus Mertens.
Enregistré à la Waalse Kerk, octobre 1999. Amsterdam
(NL). Durée : 25’19
CD
Erato 8573 80215-2. Coffret de trois CD. 2001. Avec les cantates BWV
7 et 139.
Reprises
sous label Antoine Marchand, CC 72211. 2004, CC 72230 (Christmas
Cantatas – 2004)
et CC 72296 (album simple « New
Year’s
Day Cantatas »,
2006. Avec les cantates BWV 171, 28 et 16
5]
LEONHARDT. Tölzer Knabenchor. Baroque Orchestra. Solistes du
Tölzer Knabenchor : Matthias Ritter (soprano) et Jonas Will
(alto).
Ténor :
Markus Schäfer. Basse : Harry van der Kamp. Enregistré
à Haarlem (NL) les 20 au 23 juin 1995. Durée :
29’13
CD
Sony Classical SK 68 265. 1996 Avec les cantates BWV 27 et 34
10]
LEUSINK. Holland
Boys Choir / Netherlands Bach Collegium. Soprano : Ruth Holton. Alto
: Sytse Buwalda. Ténor : Knut Schoch.
Basse
: Bas Ramselaar. Église Saint-Nicolas d’Elburg (NL).
Juin et juillet 2000. Durée : 24’59
Bach
Edition. Brilliant Classics. Volume 21. Cantates, volume 12
Bach
Edition 2006. Brilliant Classics IV –93102 30/106. Avec
les cantates BWV 29 et 120
Cette
réédition 2006 a fait l‘objet en 2010 d‘une
édition „augmentée“ : 157 CD comprenant,
les partitions et 2 DVD proposant les
Passions
selon saint
Jean
et saint
Matthieu.
12]
NELSON, Ralph. Bach Cantata Choir, Portland. Oregon (USA).
Enregistrement « Live », le 3 février
2008. CD Bach Cantata Choir 9
Avec
la cantate BWV 19 et une cantate de Graupner.
7]
OHMURA, Emiko. Bach-Chor Tokyo. Tokyo Cantata Chamber Orchestra.
Tokyo « Live « le: 13 décembre
1998. Durée : 30’51’
CD
Chanté en japonais. CD Bach-Chor Tokyo (Japan). BACHCD 06.
Avec la cantate BWV 42
?
] PROHASKA [une référence discographique donnée
par Carl de Nys dans son ouvrage « Cantates
à Saint-Thomas »
(page 252) :
Prohaska
et la Louisville Bach Society. Disque Riverside / RCA 630.280 (30
cm). Avec les cantates BWV 69 et 120.
1]
RAMIN. Thomanerchor Leipzig. Gewandhausorchester Leipzig. Voix de
soprano et d’alto = Solistes du Thomanerchor (sans
précision).
Ténor :
Gert Lutze. Basse : Johannes Oettel. Thomaskirche Leipzig. 1950.
Durée : 32’41
Disques
sous labels Eterna 820-288 et Corona (ex VEB RDA VEB). Début
des années 1960 ?
Disque
Cantate 640.227 (mono). Avec la cantate BWV 179
Reprise
CD Berlin Classics 090922BC. Historische Aufahmen mit Günther
Ramin. Coffret de 9
CD. 1997
Avec
les cantates BWV 73 et 111
Reprise
CD Leipzig
Classics 001802 2BC. « Cantatas
II – Bach in Germany ». Vol.
I/2. A 1999.
Avec les cantates BWV 73 et 111
3]
RILLING. Gächinger Kantorei Stuttgart. Bach-Collegium Stuttgart.
Soprano : Helen Donath. Alto : Marga Höffgen. Ténor :
Adalbert
Kraus.
Basse : Siegmund Nimsgern. Gedächtniskirche Stuttgart (D). Mars
et avril 1973. Durée :
29’14
Disque
(D). Die
Bach Kantate.
Hänssler Classics Verlag. Classic.
Laudate 98666. Avec la cantate BWV 96
Disque
(F). Erato STU
70856 Les grandes
cantates. (volume 4).
Coffret de 5 disques. 1975. Avec la cantate BWV 96
CD
Die
Bach Kantate.
Hänssler Classic Laudate (volume 19). CD 98.870. 1975-1978.
Avec les cantates BWV 143, 190
CD
Hänssler edition bachakademie
(volume 14). Hänssler-Verlag 92.014. 1999
2]
SHAW, Robert. Bach Aria Group. Robert Shaw Chorale & Orchestra.
Soprano : Eileen Farrell. Alto : Carol Smith. Ténor : Jan
Peerce.
Basse-baryton
: Norman Farrow. Disque RCA Victor LM 6023 1953-1954
Coffret
de deux disques Disque
RCA Victor A 630
279 “A new Orthophonic High Fidelity Recording”.
Avec
les cantates BWV 41 (R. Shaw) et 60 (Frank Brief) et des arias des
cantates 47, 110, 127, 79, 132, 99 et 155
L’édition
française (un disque, ne contient pas les cantates BWV 41 et
42).
11]
SUZUKI (volume 33) Bach Collegium Japan. Soprano : Yukari Nonoshita.
Contre-ténor : Robin Blaze. Ténor : Jan Kobow.
Basse
: Dominik Wörner [une exception, la basse Peter Kooy n’est
pas associée à ce volume 33]. Kobe
Shoin Women‘s University
Chapel,
Japan, avril
2005. Durée : 27’40
CD
BIS SACD-1541. 2006 Avec les cantates BWV 92 et 130
MOUVEMENTS
INDIVIDUELS BWV 41
M-1.
Mvts 1 et 6] Hans Pflugbel. Greifswalde Bach Tage Choir.
Bach-Orchester Berlin. Début des année 21950 ou 1960.
CD
Baroque Music Club « Soli Deo Gloria, volume 4.
M-2.
Mvt. ?] Transcription pour trompette, timbales et orgues.
Bernhard, Hannes et Wolfgang Laubin. CD DGG ? Vers 1987 ?
M-3.
Mvt. 4] Arias for tenor. Greg Funfgeld. Bethlehem Bach Festival
Orchestra. CD Newport Classic. Juin 1994.
M-4.
Mvt. 6] Transcription pour violoncelle (Matthew Barley).
CD Black Box
Classics. Juillet 2002 – mai 2003.
ANNEXE
BWV 41
SCHREIER,
Manfred
STRUCTURES :
MOUVEMENT 1. CHORALCHORSATZ :
«…La
grande structure en 25 sections de ce chœur d’entrée
suit le schéma de la mélodie du choral qui lui sert de
fondement. Ce n’est pas la mélodie de Vulpius dans le
recueil de cantiques de l’église évangélique. C’est
une structure avec barres de reprises A-A-B-A.
Partie
A :
1]
Prélude instrumental. Mesures 1-12.
2]
Chœur. Choral ligne 1. Mesures 12-17. S.A.T.B chantent 135
notes. C.f. au soprano en valeurs longues, 7 notes. Somme numérique
du texte = 230. Schreier C1. Dérivé de l’homophonie
du prélude instrumental à la trompette.
3]
Section instrumentale (2). Mesures 17-21. Motif de 25 notes.
4]
Chœur. Choral ligne 2 : "Zu
diesem neuen Jahr"
(somme numérique 188). Mesures
21-25. S.A.T.B chantent 135 notes. C.f. + hautbois. Schreier C2.
Coloratures de doubles croches imitant la basse du prélude
instrumental.
5]
Sections instrumental (3). Mesures 26 à 35.
6]
Chœur. Choral ligne 3 : "Für
dein Güt, uns beweiset"
(somme numérique 255). Mesures 35-39. S.A.T.B chantent 139
notes. Mélisme sur
Beweiset.
7]
Section instrumentale (4). Mesures 39 à 42. Motif au continuo.
8]
Chœur. Choral ligne 4 : "In
aller Not und Gfahr"
(somme numérique 189). Mesures 42-46. S.A.T.B chantent 130
notes. C.f. au soprano en valeurs longues. Mélisme sur
« Aller ».
9]
Section instrumentale (5). Mesures 46 à 57. Motif trompettes :
25 notes. Continuo : 93 notes.
10]
Chœur. Choral ligne 5 : "Daß
wir haben erlebet"
(somme numérique 163). Mesures
57-61. S.A.T.B chantent 143 notes. C.f. au soprano + Oboe. Tenue sur
Erlebet.
11]
Section instrumentale (6). Mesures 61 à 66. Motif trompettes =
25 notes.
12]
Chœur. Choral ligne 6 : "Die
neu Fröhliche Zeit"
(somme numérique 194). Mesures 66-70. S.A.T.B chantent 194
notes. C.f. au soprano + Oboe. Mélisme de la basse sur
Fröhliche
(49 notes).
13]
Section instrumentale (7). Mesures 70 à 80. Motif oboe :
25 notes, Motif violon 1 : 25 notes
14]
Chœur. Choral ligne 7 : "Die
voller Gnade schwebet"
(somme numérique 220). Mesures 80 à 84. S.A.T.B
chantent 152 notes.
Cantus
firmus au soprano + Oboe. Tenue sur voller de
46 notes (basses).
15]
Section instrumentale (8). Mesures 84 à 87. Motif continuo 8
+ 8 + 8 (mesures 84 à 87).
16]
Chœur. Choral ligne 8 : "Und
ewger Seligkeit"
(somme numérique 185). Mesures 87 à 91 S.A.T.B chantent
125 notes. C.f. au soprano + Oboe en valeurs longues.
17]
Section instrumentale (9). Mesures 91 à 102. Motif continuo 7
notes mesure 91 – 7, mesure 92 – 7, mesures 94/95
(symbolisme ?)
Partie
A]. ADAGIO 3/4. Schreier : « Adagio exprimant la
notion de silence, de tranquillité. Passage d’ut majeur
à mi majeur dans lequel la ligne 9 du choral commence par
trois passages homophones ornés de figurations instrumentales.
18]
Chœur. Choral ligne 9 : "Daß
wir in guter Stille"
(somme numérique 141). A) Mesures 103 à 107. S. A. T
(sans la basse –
symbolisme ?)
chantent 7 + 7 + 7 notes.
B)
Mesures 107-115. Reprise ligne chorale 10. La basse seule = 11 notes.
Tenue sur Stille,
mesures 110 à 115.
C).
Chœur homophone, ligne choral 10 : "Das
alt Jahr habn erfüllet"
(somme numérique 207) et conclusion aux mesures 115 à
119.
S.
A. T. B. chantent 7 + 7 + 7 + 7 (symbolisme ?)
PARTIE
B
19]
PRESTO. Fugue du chœur. Les instruments doublent les voix.
Mesures
119-152. Choral, lignes 11 : "Wir
wolln uns dir ergeben"
(somme
numérique
252) et 12 : "Itzund
und immerdar"
(somme numérique 203), enchaînées. Entrées→
Ténor (34 mesures/129) → Basses (33 mesures/40 + 84) →
Alto (30 mesures/ 40 + 72) –→ Sopranos (12 mesures/ 7 + 9)
= 119 mesures / 381 notes. C.f. au soprano + Oboe en valeurs
longues. Continuo : 121 notes. Reprise de und
Immerdar, 40 fois
(une fois au soprano, 12 à l’alto, 13 au ténor et
14 à la
basse).
20]
Chœur. Choral lignes 13 : "Behüt
Leib, Seel und Leben"
(somme numérique 193) et 14 : "Hinfort
durchs ganze Jahr"
(somme numérique
=
241). Mesures 152-183. Altérations aux voix sur "Hinfort".
21]
Section instrumentale (10). Mesures 183 à 188. Figurations au
continuo 8 + 8 + 8 + 8 = 32 notes.
REPRISE
A
22]
Chœur. Reprise et conclusion ligne chorale 13"Behüt
Leib, Seel und Leben"
(somme numérique 193). Soprano = 7 notes, C.f. Alto = 39.
Ténor
= 44. Basse 7 + 34 (41). Total = 131 notes. Continuo 15 + 1 +
11 + 24 (41).
Tenue
sur "Leben"
aux quatre voix aux mesures 191 à 192.
23]
Section instrumentale (11). Mesures 192 à 197.
24]
Chœur reprise lignes chorales 14 : "Hinfort
durchs ganze Jahr"
(somme numérique 241). Tenue de 55 notes à la basse sur
"Ganze".
25]
Postlude. Section instrumentale (12). Mesures 201 à 213.
Figurations au continuo 8 + 8 + 8 notes.
STRUCTURES
MOUVEMENT 6. CHORAL.
[Structure
A-A-B-A. EKG 39/3].
[A.
Stollen 1. [Section 1: mesures 1 à 3. Choral lignes 1 et 2. –
Section 2 : Mesures 4 et 5. Interlude instrumental – Section 3
: mesures 5-9 : Choral, lignes 3 et 4 - Section 4 : mesures
10/11 : interlude instrumental.
Section
5 : mesures 11 à 14. Choral, lignes 5/6 (comme 1, parallèle).
A.
Stollen 2. Section 6: mesures 14-15. Interlude instrumental (comme
section 2) - Section 7 : mesures 15 à 19. Choral, lignes 7/8
(comme 3 ; parallèle). - Section 8 : mesures 19/20.
Interlude instrumental (comme section 4).
B.
Section 9 : mesures 21 à 24. Choral lignes 9/10. Section 10 :
mesures 24 à 40. Choral, lignes 11 à 14.
A.
Abgesang : Conclusion aux mesures 40 à 44 ; reprise
des lignes choral 13/14, comme dans la section 1 (la fin = le
commencement !) Section 11. Conclusion instrumentale -
trompettes] .
C.
Role. Octobre 2011
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