AVERTISSEMENT
Cette
notice dédiée à une cantate de Bach tend à
rassembler des textes (essentiellement de langue française),
des notes, voire des critiques discographiques parfois peu
accessibles (2011). Le but est de donner à lire un ensemble
cohérent d’informations et de proposer aux amateurs et
mélomanes francophones un panorama espéré
« élargi » de cette partie de l’œuvre
vocale de Bach. Outre les quelques interventions « CR »
identifiées par des crochets [...] le rédacteur précise
qu’il a toujours pris le soin jaloux de signaler sans ambiguïté
le nom des auteurs sélectionnés. A cet effet il a
indiqué clairement, entre guillemets «…»
toutes les citations fragmentaires tirées de leurs travaux.
Rendons à César...
ABRÉVIATIONS
(A)
= la majeur
(B)
= si bémol majeur
BB
/ SPK = Bach Bibliothek / Staatsbibliothek
Preussicher
Kulturbesitz
B.c.
= Basse continue ou continuo
BCW
= Bach Cantatas Website
BD
= Bach-Dokumente (4 volumes, 1975)
BGA
= Bach-Gesellschaft Ausgabe = Société Bach (Leipzig,
1851-1899). J. S. Bach
Werke. Gesamtausgabe
(édition d’ensemble) der
Bachgesellschaft
BJ
= Bach-Jahrbuch
(C)
= ut majeur. (c) = ut mineur
D
= Deutschland
(D)
= Ré majeur – (d) = ré mineur
(E)
= (mi – (Es) = mi bémol majeur
EKG
= Evangelisches
Kirchen-Gesangbuch.
(F)
= fa
(G)
= Sol majeur. (g) = sol mineur
GB
= Angleterre = Grande Bretagne
(H)
= Si → h-moll = si mineur
NBA
= Neue Bach Ausgabe (nouvelle publication de l’œuvre de
Bach à partir des années 1954-1955)
NBG
= Neue Bach Gesellschatf = Nouvelle société Bach
(fondée en 1900)
OP
= Original Partitur = Partition autographe originale
Ost
= Original Stimmen. Parties séparées originales
P
= Partition = Partitur
PBJ
= Petite Bible de Jérusalem
PKB
= Preußicher Kulturbesitz, Staatsbibliothek, Berlin
St.
= Parties séparées = Stimmen
La
première lettre -en gras- d’un mot du texte de la
cantate indique la majuscule de la langue allemande. Dans le corps de
ce même texte allemand, le mot ou groupe de mots mis en
italiques
désignent un affect particulier ou un « accident »
remarquable.
DATATION
BWV 59
?
Weimar 1716 - Leipzig, 16 mai 1723… Pentecôte 1724.
BASSO
[Jean-Sébastien
Bach, volume 2, page
98] : « … Bach fut –peut-être-
amené à anticiper ses débuts [à Leipzig]
le jour de la Pentecôte 16 mai 1723 en écrivant une
cantate (BWV 59), cela afin de se confirmer à l’obligation
faite au Thomaskantor de pourvoir aux besoins du service liturgique
(Alt-Gottesdienst)
de l’église Saint-Paul (Université).
[Volume
2, pages 602/603] : «… Sur les origines et les
destinées que connut la cantate BWV 59… on a beaucoup
discuté. Après que l’on eut rejeté les
conclusion de Spitta (qui voulait faire remonter l’œuvre
à 1716) et adopté celles de Schering (BJ 1938, page
75), fixant l’exécution de cette cantate lors d’un
service liturgique célébré en l’église
de l’Université, Dadelsen et Dürr ont pu établir
que la partition avait été réalisée avant
1724, alors que les parties avaient été prépares
pour l’exécution du 28 mai 1724, ce qui pourrait
signifier que l’œuvre avait déjà été
donnée à Saint-Paul le 16 mai 1723, une semaine avant
que Bach ne vint s’installer définitivement à
Leipzig…»
BOMBA
: [Précédant l’exécution de la
cantate BWV 75 le premier dimanche après la Trinité, 30
mai 1723, le 7 février 1723, les paroissiens de Leipzig qui
auraient préféré comme Cantor de Saint Thomas
l’obligeant Telemann plutôt que cet intrigant de Bach,
avaient entendu les deux cantates d’essai BWV 22 et BWV 23 et
peut-être même à la Pentecôte de la même
année, la cantate BWV 59 si Bach a joué ce morceau dans
l’église de l’Université ».
BRAATZ
[BCW, 25 mai 2002] : «…Plusieurs
dates exécutions : Leipzig 1731 (par Zelter). Weimar 1716
(par Spitta). Weimar, 31 mai 1716 (par Terry rejoint par Whittaker).
Leipzig (Université) 1723 (Schering). 16 mai 1723 et reprise
le 28 mai 1724 (Alfred Dürr – Arnold Schering, ainsi que
par la NBA, compte tenu des filigranes).
CANTAGREL
[Les
cantates de J.-S. Bach,
pages 596 à 599] : «…On
est fort peu informé sur la genèse et les conditions
d’exécution de la cantate. Il est depuis longtemps admis
qu’elle a été exécutée le jour de
la Pentecôte 1724… Mais il n’en est pas moins vrai
que a partition autographe laisse supposer une exécution à
Leipzig dès 1723, donc le 16 mai, dimanche de la Pentecôte…Il
est possible que Bach ait préparé cette cantate pour la
faire exécuter le 16 mai 1723, avant même son arrivée
à Leipzig le 22 mai…on suppose… que l’exécution
aurait eu lieu en l’église Saint-Paul de l’université,
ou au début de son cantorat Bach avait à faire entendre
une cantate pour les quatre grandes fêtes de l’année,
Noël, Pâques, Pentecôte, anniversaire de la
Réforme…»
DÜRR.
Chronologie 1723 : *BWV 59 (16 mai) – BWV 75 (30 mai) –
BWV 76 (6 juin) – BWV (reprise le 13 juin) – BWV 185
(reprise, 20 juin) - BWV 24 (20 juin).
FINSCHER
: «…cette
cantate fut probablement exécutée en 1724 dans l’église
de l’Université de Leipzig - ce qui pourrait expliquer
la distribution modeste de l’œuvre, sa forme tout à
fait insolite et le fait curieux que Bach n’ait mis ici en
musique que les quatre premiers morceaux du texte d’Erdmann
Neumeister… Peut-être Bach lui-même ne fut-il pas
satisfait de l’ouvrage, car il l’élargit plus tard
pour en faire la grande cantate de la Pentecôte BWV 74… »
GARDINER
: «…Alfred
Dürr a formellement établi que l’autographe de
cette cantate avait été rédigé pour le
dimanche de Pentecôte 1723 au plus tard, bien que les parties
séparées qui nous sont parvenues datent de l’année
suivante. Il semble que l’œuvre ait pu être
assemblée par Bach, reprenant un matériau antérieur,
avant qu’il ne quitte Coethen. Bach se présenta-t-il à
son nouveau public de Leipzig en ce jour important en faisant
entendre cette cantate en quatre mouvements à l’église
de l’Université le dimanche de Pentecôte 1723 (16
mai), deux semaines avant son arrivée, différée,
dans la cité…
HERZ :
1716 ou 1723.
HIRSCH
: Classement CN 39 (Die chronologisch Nummer = numérotation
chronologique). Cette cantate, si l‘on suit la chronologie
d‘Alfred Dürr, aurait donc été exécutée
une quinzaine de
jour avant la cantate BWV 75, celle-ci généralement
considérée comme la toute première, une fois
Bach ayant pris officiellement son poste de Cantor…mais par
ailleurs cette cantate BWV 59 semble avoir été à
nouveau entendue le 29 mai 1724 , cette fois pour le lundi de
Pentecôte… et figurerait alors dans le premier cycle (I.
Jahrgang) des cantates de Leipzig, période allant du 30 mai
1723 au 4 juin 1724.
MACIA
[Tout Bach,
pages 133/134] : « Cette brève cantate, aux
effectifs réduits… a suscité beaucoup de
commentaires et d’hypothèses musicologiques. Elle fut
créée lors de la première Pentecôte de
Bach à Leipzig en tant que Cantor [donc comme l’écrit
Gilles Cantagrel, à la Pentecôte 1724] et jouée
probablement après une reprise de la cantate BWV 172 datant de
Weimar. L’absence d’une troisième trompette et
d’autres instruments à vent, ainsi que son allure
tronquée (n’y sont utilisées que quatre des sept
parties du poème de Neumeister et le choral final est absent)
laissent penser que Bach la fit peut-être jouer un an plus tôt
[mai 1723] à l’université de Leipzig, où
il était présent sans être encore à son
poste…»
NYS,
Carl de [Mazamet 1972] : «…il y eut une expérience
du même genre pour la fête de la Pentecôte. Il
semble que pour la Pentecôte de 1723, la première de son
cantorat, Bach ait écrit la cantate BWV 59, qui ne fait appel
qu’à des moyens assez limités dans tous les
domaines. Les parties autographes permettent d’établir
qu’il la reprit encore l’année suivante. Mais en
1725 il estima que ses auditeurs, les fidèles de Saint-Thomas,
étaient susceptibles d’apprécier une toute autre
musique. C’est alors qu’il composa la cantate BWV 74 dans
laquelle il reprit, en les transformant, deux mouvements de la
cantate BWV 59, sur un texte nouveau de Marianne von Ziegler ».
PIRRO
[J.-S. Bach,
page 93] : Philipp Spitta date de 1716 la cantate tirée
de la quatrième année de Neumeister ».
WHITTAKER
[The Cantatas of Johann
Sebastian Bach. Sacred & Secular,
page 103] : «…La cantate fut exécutée dans
la chapelle du château de Weimar le 31 mai 1716 ».
Neumeister en est le librettiste…
[Volume
2, pages 47/48] : la cantate BWV 74 est une adaptation partielle
de la cantate BWV 59 écrite en 1716 ».
WOLFF :
« Cantate exécutée –peut-être-
le 16 mai 1723 à l’office de l’Université,
à la Paulinerkirche ».
SOURCES BWV 59
PARTITION AUTOGRAPHE =
ORIGINALPARTITUR
BB/SPK.
Mus.
ms.
Bach
P 161 T.
Staatsbibliothek Preußicher Kulturbesitz (ex RFA).
Anciennement Tübingen, Universitätsbibliothek
BGA
: (Wihlelm Rust -
1863). Titre
pris à la couverture : „Concerto,
Ferria 1ma
Pentecostes | „Wer mich liebet, der wird mein Wort halten“
| a 2 Tromba, Tamburi, 2 Violini, Vila, C. A. T è B.C Fond
: (di
J. S. Bach 1731)“.
BRAATZ
[BCW, 25 mai 2002] : «…Les
deux partitions autographes ainsi que les parties séparées
des cantates BWV 59 et 74 faisaient partie de l’héritage
de Carl Philipp Emmanuel Bach [Ceci n’a pas été
ratifié par Alberto Basso, en ce qui concerne la cantate BWV
59]. La cantate BWV 59 a passé à la Singakademie de
Berlin [sans doute par le biais de Carl Friedrich von Zelter (1758 -
1832) violoniste, chef d’orchestre. et membre de la
Singakademie de Berlin] avant que d’être définitivement
conservée à la Bibliothèque Royale de Berlin en
1854
HERZ :
Le copiste serait Christian Gottlob Meissner (18 décembre 1707
– 16 novembre 1760), à Leipzig de 1723 à 1729.
Filigrane :
« IMK ».
SCHMIEDER
: 6 feuilles et 12 pages de musique avec couverture et de la main de
Zelter : « di
J.S. Bach 1731 »
Ce
manuscrit comporte en haut de la dernière page une esquisse du
chœur fugué Wer
an ihn glaubet de la
cantate d’église (Kirchen Kantate)
BWV
68/5.
PARTIES
SÉPARÉES =
ORIGINALSTIMMEN
BB/SPK
St 102 M.
Staatsbibliothek zu Berlin Preußicher Kultur Besitz.
Anciennement Marburg, Staatsbibliothek ; Berlin-Dahlem.
Il
existe deux jeux de parties séparées.
SCHMIEDER
: 9 parties (in 4°), 2 parties (oblong).
COPIES
XVIIIe
SIECLE = ABSCHRIFTEN
18.
Jh.
P
162 M.
Staatsbibliothek zu Berlin Preußicher Kultur Besitz.
Anciennement Marburg, Staatsbibliothek ; Berlin-Dahlem.
SCHMIEDER
: marqué „1731“. Huit feuilles, in 4°.
Référence : Ms P 162.
ÉDITIONS
SOCIÉTÉ
BACH
= BACH-GESELLSCHAFT
(BG)
BGA.
Jg. XII2
(douzième année). Pages 153 à 168. Préface
de Wihlelm Rust (1863). Cantates BWV 51 à BWV 60.
NOUVELLE
ÉDITION BACH
= NEUE
BACH AUSGABE
(NBA)
KANTATEN
SERIE I/ BAND 13. KANTATEN ZUM 1. PFINGSTTAG
Bärenreiter
Verlag BA 5015. 1959. Heraugegeben von Dietrich Kilian. 4
fac-similés.
BWV
59. Pages 67 à 82. BB. Mus.
ms.
Bach P 161,
Bl. 1r
.
Avec
les cantates BWV 172, 74 et 34.
Kritischer
Bericht (commentaires). BA 5015 41. Dietrich Kilian.
[La
partition de la NBA/ Bärenreiter-Verlag Kassel (1959) est dans
l’enregistrement Teldec / Das
Kantatenwerk /
Harnoncourt, volume 15. 1976].
AUTRES ÉDITIONS
BÄRENREITER
classics. | Bach | Bärenrreiter Urtext.
Sämtliche
Kantaten 5.
Bärenreiter TP 1285. 2007.
Serie
I. Band 13. Kantaten zum I. Pfingsttag.
Faksimile
: BWV 59. Début de la partition.
BWV
59. Pages 67 à 82. Bärenreiter-Verlag. Kassel 1979.
BÄRENREITER :
Partition de poche. Kilian (NBG) 1963.
BCW.
Partition BGA + Réduction chant et piano.
BREITKOPF
& Härtel. Partition PB 2909. Partition du chœur ChB
1470. Réduction pour piano (Todt) = EB 7059.
2011.
Partition (16 pages) = PB 4559. Réduction chant et piano (20
pages) = EB 7059. Partition du chœur (4 pages) = ChB 4559.
Parties séparés (6 - orgue, violons I, II, Viola,
violoncelles et vent) = OB 4559.
CARUS.
Stuttgarter Bach-Ausgaben. Partition 40 pages) (Partitur) = CV
31.059/00. Partition d’étude (Studienpartitur) = CV
31.059/07 ?. Réduction chant et piano (Klavierauszug) =
CV 31.059/03. Partition du chœur (Chorstimmen) = 31.059/05.
Harmonie (Harmoniestimmen) = CV 31.059/09 (trompettes I, II =
31.059/31 et 32) – Timbales = 31.059/41. Parties séparées
= 31.059/11 à 14 (Violon I, II, alto et violoncelle).
KALMUS
STUDY SCORES. N°
821. Volume XVII. New York 1968. Avec les cantates BWV
58 à 62.
PÉRICOPE
BWV 59
Dimanche
de Pentecôte. Même occurrence, les cantates BWV 34, 74 et
172.
Épître
: Actes des Apôtres 2, 1 à 13 [PBJ. 1625]. La Pentecôte.
Descente de l’Esprit Saint sur les disciples assemblés.
Évangile
: Jean 14, 23 à 31 [PBJ. 1611] : « Si
quelqu’un m’aime, il gardera ma parole, et mon Père
l’aimera et nous viendrons à lui, et nous ferons chez
lui notre demeure ».
Pour
la même occurrence (la Pentecôte) renvoi aux cantates
BWV 34, 59, 74.
EKG.
Pfingsten. Pentecôte.
Entrée :
Zaccharie 4, 6.
Psaume
118, 24 à 29.
Cantique
EKG 98 Komm,
heiliger Geist, Herre Gott.
Épître
: Actes des Apôtres 2, 1 à 13 [PBJ. 1625].
Évangile
: Jean 14, 23 à 31 [PBJ. 1611].
BCW :
Aryeh Oron citant l’ouvrage d’Alec Robertson : « Il
est étonnant qu’aucun des quatre livrets mis en musique
pour la Pentecôte ne fassent allusion à la descente du
Saint Esprit, relatée dans les Actes des Apôtres 2, 1 à
13, lecture assignée à ce dimanche… Bach aurait
pu décrire le « vent tumultueux et les langues de
feu…».
[Repris de Whittaker ?]
TEXTE BWV 59
[Première
cantate à porter le titre de “Wer
mich liebet, der wird mein Wort halten”
(1723-1724…). La cantate BWV 74, même titre, (le 20 mai
1725) en reprend les mouvements 1 et 2].
Texte
d’Erdmann Neumeister,
pasteur et poète (Üchtritz / Weissenfels, 12 mai 1761 -
Hambourg, 18 août 1756).
Plusieurs
recueils des poèmes de cet auteur, imprimés entre 1714
et 1717, sont connus. Werner Neumann, dans son ouvrage Sämtliche
von Johann Sebastian Bach vertonte Texte (page
509) en donne (en fac-similé) quelques exemples. Ils
contiennent en totalité ou partiellement le texte des cantates
BWV 61, 28, 18, 59 (page 296) et BWV 24.
Recueil
(4e
année) Geistliche
Poesien mit untermischten Biblischen Sprüchen und Choralen
(Francfort 1714).
Neumeister.
Recueil de la IVe
année sous le titre « Fünffache
Kirchenandachten, Jg.
4 » publié à Eisenach
en 1714 et réédité
en 1716 à Leipzig.
5e
édition
: Titt
|Herrn | Erdman Neumeisters | Fünfffache | Kirchen Andachten |
bestehend | In theils einzeln, theils niemahls | gedrukten | ; Arien,
Cantaten und Oden |Auf alle |Sonn und Fest-Tage |des ganzen
Jahres…Leipzig…
Anno 1717.
Le
texte de la cantate BWV 59 est à la partie IV du recueil,
pages 279/280 « « Erster
Pfingst-Tenertag. N° 4 ».
Pour
le cinquième mouvement de sa cantate, Bach n’indique pas
le choral proposé par Neumeister dans son recueil qui est la
troisième strophe du cantique « Erhalt
uns, Herr,
bei deinem Wort » :
Gott, heilger Geist, du
Tröster wert…
Gott der Hoffnung
erfülle euch mit aller Freude.
Renvoi à la cantate BWV 6/6. Le texte du choral proposé
par Neumeister cite Romains XV, 13 [PBJ. 1686] : « Que
le Dieu de l’espérance vous donne en plénitude
dans votre acte de foi la joie et la paix, afin que l’espérance
surabonde en vous par la vertu de l’Esprit Saint ».
1]
Citation de saint Jean 14, 23 : « Celui
qui m’aime gardera ma parole…»
[PBJ. 1611].
3]
Martin Luther : Le cantique “Komm,
heiliger Geist, herre Gott”
. Renvoi à EKG 98.
SCHWEITZER
[J.-
S. Bach "Le musicien-poète",
page 65] : «
Cantates
sur des textes de Neumeister composées à Weimar : BWV
142, 160, 18, et 61 ».
WHITTAKER
[The Cantatas of Johann
Sebastian Bach. Sacred & Secular,
page 103] : « Neumeister est le librettiste… excepté
la citation dun cantique il n’est pas de référence
à la péricope. Il est étonnant aussi qu’il
ne soit pas fait allusion ici au « miracle »
des langues de feu présent dans les autres cantates (de
Pentecôte) avec les cantates BWV 74 et 172…»
GÉNÉRALITÉS
BWV 59
BOMBA
: «…La
cantate commence solennellement, construite comme si elle était
destinée à un chœur double entre les cordes et
les trompettes. Bach n’avait cependant pas pourvu la cantate
d’instruments à vent en bois (hautbois et flûtes),
la troisième trompette habituelle manque également, et
avant tout, il n’y a pas de chœur mais « uniquement »
une parole biblique mise en musique sous la forme d’un
dialogue… Sous sa forme présente, la cantate est
probablement un fragment. Il se peut aussi que cette partie de la
cantate ait été jouée comme pièce, placée
avant le sermon, avec une autre cantate qui fut jouée après
le sermon, à savoir la cantate de Weimar BWV 172 :Bach
avait l’habitude de faire ces exécutions doubles surtout
dans les années 1723 et 1724, années d’où
proviennent la notation conservée de cette cantate : la
partition datant de 1723, les voix de l’année suivante.
Il se peut également, à en croire Friedrich Smend en
1938, que ce fragment ne fut pas exécuté à
Saint-Thomas ni à Saint-Nicolas mais avec un effectif moins
qualifié, à l’église Saint-Paul, l’église
de l’Université, donc.
BOYER
[Les
cantates sacrées de Jean-Sébastien Bach
] : «…la
cantate présente aurait pu se présenter dans son état
idéal… »Cantate très intéressante
malgré sa brièveté et son incomplétude
[?], tout au moins pour les musicologues. Elle fait connaître
une première mouture de deux numéros de la cantate BWV
74, elle permet de savoir quel type de musique pouvait des jouer à
Saint-Paul (Pauliner-Kirche, Leipzig ?], si elle y fut
exécutée ; elle permet enfin un débat sur
le choral à rajouter qui portait Choral segue sans le
préciser…»
CANTAGREL
[Les
cantates de J.-S. Bach,
pages 596 à 599] : «…La
structure de l’œuvre est pour le moins inhabituelle, sans
choral final (quoique une copie ancienne, qui ne fait cependant pas
autorité, présente le choral n° 3 pour finir [il
semble s’agir de la copie P
162 M.,
voir ci-dessus],
respectant ainsi l’ordre du livret de Neumeister… le
fait est d’autant plus curieux que le livret présente
sept morceaux, alors que Bach n’a traité que les quatre
premiers. Mais on ignore pourquoi l’œuvre est apparemment
incomplète, au moins telle qu’elle nous est parvenue…
Une seconde partie aujourd’hui disparue, ce n’est pas
impossible…»
HALASZ :
« L’histoire de la composition de la cantate BWV 59
est assez obscure. La partition était probablement prête
plus tôt déjà, mais les parties instrumentales
qui en prouvent l’exécution datent de 1724. Non
seulement la date, mais aussi le lieu est discuté par les
spécialistes. C’est ainsi qu’Arnold Schering
supposait que la cantate avait été écrite non
pas pour Saint-Thomas, mais pour le service religieux de
l’Université, ce qui en expliquerait les limitations de
structure et d’instrumentation. Bach n’a en effet mis en
musique que quatre strophes des sept que comporte la composition du
poète réputé qu’était Erdmann
Neumeister… les bois ont été purement et
simplement supprimés…»
HALBREICH,
Harry : « Œuvre de moindre intérêt,
sorte de premier état de la grande Cantate pour la Pentecôte
BWV 74, cette page n’en est ici qu’à sa troisième
gravure mondiale. La précédente (version), la meilleure
était due au même éditeur (Telefunken/Schroeder)
mais avec des interprètes hollandais. L’œuvre
avait été présentée à cette
occasion (harmonie 84, page 68). Ici, l’excellence de Peter
Jelosits se confirme, mais aussi, hélas, l’aigreur des
violons d’époque et la raucité des vieilles
trompettes. Il faut aimer…»
LEMAÎTRE
[La Musique sacrée et chorale profane, pages 54/55] :
«…Malgré l’importance de sa destination, la
cantate BWV 59 est une œuvre économique. Utilisation
parcimonieuse du chœur et brièveté la
caractérise. Sur les sept numéros que comporte le
livret de Neumeister, la partition ne retient que les quatre
premières parties. De plus ses modestes proportions ne font
que souligner l’originalité de son architecture… »
MAHLING :
« La cantate BWV 59 n’est pas consistante ni dans sa
forme ni dans sa structure. Parmi d’autres raisons c’est
peut-être parce que Bach n’a utilisé ici qu’une
partie du poème de Neumeister publié pour la première
fois en 1714, poème qui ne lui apparut pas très adapté
pour une composition. Il y a aussi le fait que Bach en 1725 en
composa une seconde, révisée et élargie, la
cantate BWV 74. Ceci pourrait indiquer qu’il n’était
pas satisfait de la première version de Leipzig en 1723/1724…»
MINCHAM
[BCW] : réutilisation de deux mouvements de la cantate
BWV 59 un an plus tard avec la BWV 74…aussi doit-on lire la
notice de la cantate BWV 59 en relation avec celle de la cantate BWV
74.
DISTRIBUTION
BWV 59
NEUMANN.
Solo ; Sopran, Baß. Chor (nur Choral -seulement le
choral). Trompete I-II ; Pauken ; Streicher ; B.c.
SCHMIEDER.
Soli : S, B. Chor : S, A, T, B. Instrumente : Tromba
I, II ; Timpani ; Viol. I, II ;Vla. ; Continuo
GARDINER
: «…On
peut voir dans l’instrumentation restreinte (ni vents ni
troisième trompette), le recours limité aux voix
soliste (soprano et basse) et l’absence de choral final, une
adaptation concrète aux forces musicales modestes dont
l’Université {de Leipzig] disposait ».
APERÇU
BWV 59
1]
ARIE (DUETT), SOPRAN, BAß. BWV 59/1
WER
MICH LIEBET, DER WIRD MEIN WORT
HALTEN, UND MEIN VATER
WIRD IHN LIEBEN, UND WIRD WERDEN ZU IHM KOMMEN
UND WOHNUNG
BEI IHM MACHEN.
Celui
qui m’aime gardera ma parole et mon Père l’aimera.
Nous viendrons à lui et nous établiront chez lui notre
demeure.
Citation
textuelle de Jean 14, 23 [PBJ. 1611] : « Si
quelqu’un m’aime, | il gardera ma parole, | et mon Père
l’aimera | et nous viendrons à lui, | et nous ferons
chez lui notre demeure ».
Ut
majeur (C-Dur), 61 mesures, C
BGA.
Jg. XII2.
Pages 153 à 161 | Première composition | Evangelium
St . Johannis Cap. 14. V. 23. | Feria 1 Pentecostes. | DUETTO. |
Tromba I. | Tromba II. | Timpani. | Violino I. | Violino II. | Viola.
| Soprano. | Basso. | Continuo
NEUMANN.
Duett. Ensemble des instruments. En forme de canon. Mouvement repris
dans la cantate BWV 74/1.
BASSO
[Jean-Sébastien
Bach, volume 2, page
98] : «…le premier morceau est réalisé
de manière pluripartite ; introduction instrumentale,
quatre expositions en canon du texte (de 8 mesures chacune) –
exposition homophone conjointe par sixtes parallèles (de 6
mesures) – épilogue instrumental…
CANTAGREL
[Les
cantates de J.-S. Bach,
pages 596 à 599] : «…le
style de cette page évoque la « manière »
de Bach à l’époque de Coethen, et confirme
l’hypothèse d’une composition antérieure à
Leipzig. Une introduction instrumentale présente la tête
du motif chanté… aux premiers violons, accompagnés
des autres instruments à cordes, et soulignée par de
petites fanfares des deux trompettes. ..deux solistes vont énoncer
à cinq reprises le texte dans son intégralité,
quatre fois en exposition canonique et la dernière en
mouvement de sixtes parallèles…»
FINSCHER
: «…inhabituel…
est déjà le premier morceau. Le texte - une citation de
l’évangile du dimanche - est exposé quatre fois
de suite en canon jusqu’à ce que les deux solistes
finissent par se réunir en traits parallèles de sixte ;
instruments à cordes et trompettes (cette fois seulement au
nombre de deux au lieu des trois habituelles) entourent ce noyau
d’une délicate texture de musique de chambre ne cessant
de reprendre les deux motifs essentiels des parties chantées.
Le contraste entre la rigueur symbolique de l’écriture
vocale et la liberté concertante laissée aux
instruments semble relever de quelque intention symbolique…»
GARDINER
: «…Mêlant
duo de chambre à l’italienne et l’instrumentation
festive, d’une retenue toutefois pleine de tact, le mouvement
d’introduction est un enchantement. Le motif biblique est
repris quatre fois en canon par les deux chanteurs, puis une
cinquième et dernière fois, homophoniques et en sixtes
parallèles, signal à l’adresse des instruments
qui font enfin leur entrée et rehaussent majestueusement les
paroles du Sauveur d’un exubérant postlude…»
HALASZ :
« Le duo initial illustre l’art du contrepoint de
Bach ; un même incipit y donne naissance à un canon
mettant en jeu quatre intervalles différents et pour finir,
les deux parties vocales se retrouvent à la dixième [?]
Bien entendu , les fragments de motifs du canon font également
leur apparition à différents endroits des parties
d’accompagnement…»
HIRSCH
[Die
Zahl im Kantatenwerk Johann Sebastian Bachs.,
page 45] : «
les mots « Wer
mich liebet »
sont chantés à 14 reprises…»
LEMAÎTRE
[La musique sacrée
et chorale profane, pages
54/55] : «…la tête du thème du court
prélude instrumental inonde le duo… les voix, qui lors
des quatre premières présentations du texte travaillent
en canon, concertent avec les deux groupes instrumentaux (trompettes
et cordes). Bach transformera cette page en un chœur qui
ouvrira la cantate BWV 74…»
MACIA
[Tout Bach,
pages 133/134] : «…duo pour soprano et basse,
accompagnés par deux trompettes et les timbales… Les
chanteurs exposent quatre fois le verset de Jean 14, 23, en canon
avec une rigueur expressive qui tranche sur l’écriture
concertante flamboyante des trompettes…»
NYS,
Carl de : «…Musicalement il est passionnant de voir
comment Bach transforme le duo primitif de la cantate BWV 59 (avec
deux trompettes et cordes) en un chœur à quatre voix
(BWV 74) avec trois trompettes, trois hautbois et cordes. Il fait
passer certaines parties instrumentales aux voix, il fait passer à
l’alto certaines parties de la basse primitive, celles-ci
doublant la basse continue, enfin il ajoute des parties entièrement
neuves, sans toucher à l’essentiel de l’original,
sans même changer le nombre des mesures ».
PIRRO
[J.-S. Bach,
page 93] : «…Le premier duo est un travail
remarquable de polyphonie… mais la partie la plus inspirée
de l’œuvre est l’air de basse avec violon qui la
termine ».
[Renvoi
pour la réutilisation de ce duo au premier chœur de la
cantate BWV 74/1 (Pentecôte 1725), mouvement associé
à un texte nouveau de Mariane von Ziegler].
PITROU :
« Qu’elles soient écrites pour l’Avent,
la nativité, pour la Sexagésime, pour Pâques ou
Pentecôte, ces cantates (BWV 18, 61, 59), révèlent
l’éclatante supériorité avec laquelle le
musicien traite désormais cette forme élargie. En
principe, il [Bach] prend le soin d’exposer , dès l’orée
et par une fusion audacieuse le choral avec l’ouverture à
la française… »
SCHWEITZER
[J. S. Bach,
page 138] : « Pour les cantates de Pentecôte de
la période de Weimar, nous en possédons une seule, BWV
59, texte de Neumeister et seulement dans une révision plus
tardive. L’instrumentation du duo d’ouverture est
curieuse - deux trompettes, timbales et cordes…»
WHITTAKER
[The
Cantatas of Johann Sebastian Bach. Sacred & Secular,
page 104] : «…au
début de la dernière section vocale, les deux voix
s’unissent de nouveau chantant parallèlement… en
canon ou librement… il y a quelque chose de joyeux dans la
vocalise sur « kommen
- viendrons » …
timbales et trompettes ajoutent à la majesté de la voix
du Seigneur qui parle non seulement en tant que Fils de Dieu mais
aussi comme Roi du ciel… »
2]
REZITATIV SOPRAN. BWV 59/2
O,
WAS SIND DAS VOR (Für) EHREN,
/ WORZU
UNS JESUS
SETZT ? / DER
UNS SO WÜRDIG SCHÄTZ, / DAß
ER VERHEIßT, / SAMT
VATER
UND DEM HEILGEN GEIST
/ IN
UNSERN HERZEN
EINZUKEHREN. / O !
WAS SIND DAS VOR EHREN !
/ DER
MENSCH
IST STAUB,
/ DER
EITELKEIT
IHR RAUB,
/ DER
MÜH
UND ARBEIT
TRAUERSPIEL
/ UND
ALLES ELENDS
ZWECK
UND ZIEL.
/ WIE
NUN ! DER
ALLERHÖCHSTE
SPRICHT, / ER
WILL IN UNSERN SEELEN
/ DIE
WOHNUNG
SICH ERWÄHLEN. / ACH,
WAS TUT GOTTES
LIEBE
NICHT ? / Arioso : ACH,
DAß DOCH, WIE ER WOLLTE, / IHN
AUCH EIN JEDER LIEBEN
SOLLTE.
O
quels immenses honneurs / Jésus nous accorde / lorsqu’il
nous estime assez dignes / pour nous promettre / de s’établir
en nos cœurs / en compagnie du Père et du Saint-Esprit !
/ Oh, que ces honneurs sont immenses ! / L’homme est
poussière, / la proie de la vanité, / son travail et sa
peine sont un triste spectacle, / la misère le but final de
ses efforts. / Comment donc ? Le Très-Haut parle, / il
veut élire demeure / en nos âmes. / Ah, de quoi l’amour
de Dieu n’est-il pas capable ? / Ah, qu’il en soit
donc comme il le veut / et que chacun l’aime en retour !
dire.
La
mineur (a moll) → Sol majeur (G Dur), 23 mesures, C
BGA.
Jg. XII2.
Pages 162/163 | RECITATIVO. | Violino I. | Violino II. | Viola. |
Soprano. | Continuo.
NEUMANN.
Récitatif „accompagnato“. Avec Arioso.
CANTAGREL
[Les
cantates de J.-S. Bach,
pages 596 à 599] : «…le
récitatif… accompagné… s’achève
en arioso sur le seul soutien de la basse continue, pour énoncer
solennellement à trois reprises… le dernier segment de
phrase du texte « Et
que chacun l’aime aussi ».
FINSCHER
: «…Le
récitatif même de la mineur au sol major du choral qui
s’enchaîne…
L’accompagnement
richement harmonique des cordes, les exclamations extatiques et les
rapides vocalises de l’arioso donnent à ce mouvement un
soupçon d’exubérance extasiée…»
GARDINER
: «…Relevant
d’un style propre à maintes pages composées par
Bach durant ses années de Weimar, le récitatif de
soprano, accompagné des cordes, culmine dans une prière
de type arioso sur « aussi
tout un chacun devrait l’aimer ».
PIRRO
[L'esthétique de
Jean-Sébastien Bach - La formation rythmique des motifs, page
102] : « Bach associe volontiers un motif rythmique
ainsi déterminé par des notes accélérées
aux paroles qui éveillent une idée de béatitude
souriante, aux mots d’accueil, de félicitation,…
de tendresse…; il l’écrit pour traduire ces
exclamations qui semblent jaillir d’un cœur épanoui
». [+ Exemple musical sur le mot « lieben
- aime »,
BG. 59, XII2,
page 163]. Renvois plus particulièrement, sur le même
mot aux cantates BWV 32 et 155.
3]
CHORAL. BWV 59/3
KOMM,
HEILIGER
GEIST,
HERRE GOTT !
/ ERFÜLL
MIT DEINER GNADEN
GUT
| DEINER
GLÄUBIGEN
HERZ,
MUT
UND SINN.
/ DEIN
BRÜNSTIG LIEB
ENTZÜND IN IHN’N / O
HERR, DURCH DEINES LICHTES
GLANZ
[R. Wustmann : Luther écrit „Glast“]
/ ZU
DEM GLAUBEN
VERSAMMLET HAST / DAS
VOLK
AUS ALLER WELT
ZUNGEN ;
|| DAS
SEI DIR, HERR,
ZU LOB
GESUNGEN. / ALLELUJA !
ALLELUJA.
Viens,
Esprit saint, Seigneur Dieu ! / Emplis du bien qu’est ta
grâce / le cœur, l’esprit de tes fidèles. /
Enflamme en eux un amour fervent pour Toi. / O Seigneur tu as
rassemblé en une seule foi, / par l’éclat de ta
lumière, / un peuple parlant toutes les langues du monde. /
que ta louange en soit chantée, Seigneur ! / Alleluia !
Alleluia !
Première
strophe du cantique (trois strophes de neuf vers chacune) de Martin
Luther „Komm,
Heiliger Geist, Herre Gott“
(Wittenberg,1524). Adaptation et paraphrase du Veni
sancte spiritu.
(XIe
siècle).
La
mélodie (issue du XVe
siècle ?] d‘un anonyme, paraît en 1524, harmonisée
à quatre voix, dans le recueil de Johann Walter „Geystliche
Gesangk
Buchleyn“.
La
mélodie [BCW] a également été utilisée
par d‘autres compositeurs tels, Schein, Scheidt, Hasse,
Buxtehude (BUXWV 199 et 200), Kaufmann, Telemann, Krebs et jusqu‘à
nos jours par Rudolf Petzold (1908-1991).
Renvoi
à EKG 98 : Komm,
heiliger Geist, Herre Gott.
15e
siècle / Erfurt 1524. Strophe 1 = Veni
Sanctus Spiritus,
15e
siècle.
Strophes 2 et 3, Martin Luther, 1524.
Sol
majeur (G Dur), 28 mesures, C
BGA.
Jg. XII2.
Pages 164/165 | CHORAL. | Violino I. | Violino II. | Viola. |
Soprano. | Alto. | Tenore. | Basso. | Continuo.
NEUMANN.
Simple choral. Violons II et cordes sont conduits en partiesq
indépendantes. Renvoi à la cantate BWV 175/7 pour la
mélodie du choral.
BOMBA
: «…Dans
ce cantique de la Pentecôte de Martin Luther qui fut beaucoup
chanté, non seulement le chœur est requis mais aussi une
conduite en partie obligée de cordes. Elle confère une
opulence solennelle à ce mouvement…»
BOYER
[Les
cantates sacrées de Jean-Sébastien Bach,
page 178] : Simple choral harmonisé de type 1, sur mélodie
(MDC 063). Instruments
colla parte.
[Les
mélodies de chorals dans les cantates de J.-S. Bach]
: Renvoi au motet
BWV 226/2, aux chorals [dits de Leipzig] BWV 651, 651a, 652 et 652a,
aux cantates BWV 172/5 et BWV 175/7 et enfin ce serait le sujet de la
fugue de la sonate pour violon seul, BWV 1005.
CANTAGREL
[Les
cantates de J.-S. Bach,
pages 596 à 599] : «…Première
strophe du cantique harmonisée à quatre voix,
accompagnées par les instruments à cordes. Mais si les
premiers violons doublent le soprano, seconds violons et altos sont
dotés de parties autonomes…»
GARDINER
: «…Il
s’agit de l’hymne de Pentecôte composée [le
texte] par Luther en 1524, laquelle, compte tenu des parties
indépendantes confiées à l’alto et au
second violon, donne l’impression de sonner de façon
particulièrement riche et fournie ».
LYON
[Johann Sebastian Bach
Chorals, page 12] :
«…Cantique de Pentecôte en trois strophes
(mai-juin 1524) provient pour la première strophe de la
traduction allemande (Ebersberg, ca 1480) de l’antienne Veni
sancte Spiritu…
Luther ajoute deux strophes en 1524 ». Renvoi à la
cantate BWV 120b/6 (strophe 3), la mélodie (autre texte) BWV
175/7, le motet BWV 226 (strophe 3) et aux chorals pour orgue BWV
651, 651a, 652 et 652a.
MACIA
[Tout Bach,
pages 133/134] : « Le choral central [3] devint le 22
mai 1725 le choral final de la cantate BWV 175/7 [en ce qui concerne
la mélodie mais non pas le texte qui revient à Johann
Rist de 1651…]
4]
ARIE BAß. BWV 59/4
DIE
WELT
MIT ALLEN KÖNIGREICHEN,
/ DIE
WELT
MIT ALLER HERRLICHKEIT / KANN
DIESER HERRLICHKEIT
NICHT GLEICHEN, / WOMIT
UNS UNSER GOTT
ERFREUT : / DAß
ER UNSERN HERZEN
THRONET / UND
WIR IN EINEM HIMMEL
WOHNET. / ACH,
ACH, GOTT,
WIE SELIG SIND WIR DOCH ! / WIE
SELIG WERDEN WIR ERST NOCH, / WENN
WIR NACH DIESER ZEIT
AUF ERDEN
/ BEI
DIR IM HIMMEL
WOHNEN WERDEN.
L’univers
avec tous ses royaumes, / l’univers avec toute sa gloire / ne
peut égaler la gloire / dont notre Dieu nous délecte :
/ Celle de trôner en nos cœurs / et de s’y établir
comme en une demeure céleste. / Ah Dieu, qu’elle n’est
pas notre félicité ! / Et quelle ne sera pas à
plus forte raison notre félicité / lorsque après
ce temps passé sur la terre, / nous établirons demeure
au ciel à tes côtés !
Ut
majeur (C Dur), 42 mesures, C
BGA.
Jg. XII2.
Pages 166 à 168 | ARIA. | Violino I. | Basso. | Continuo.
NEUMANN.
Trio Violine, Baß et B.c. Forme bipartite avec ritournelle.
Renvoi à la cantate BWV 74/2.
BASSO
[Jean-Sébastien
Bach, volume 2, page
98] : «…Étant donné que la partition
autographe porte dans la partie vocale de la basse, au terme de
l’aria l’indication « choral
suit », on
suppose que Bach avait également prescrit l’exécution
du n° 5 de Neumeister, le choral Gott
Heil’ger Geist,
du Tröster
(troisième strophe de Erhalt
uns, Herr, bei deinem Wort »
[Renvoi
pour la réutilisation de cette aria à la cantate BWV
74/2 de 1724 mais cette fois avec un texte de Marianne von
Ziegler.
CANTAGREL
[Les
cantates de J.-S. Bach,
pages 596 à 599] : «…Exquis
trio pour violon solo, base et continuo…»
FINSCHER
: «…l’air
de basse avec violon obligé allie une concise structure de
ritournelle… à une présentation faisant
ressortir de manière prononcée l’opposition des
deux parties du texte : mélodie accessible, suivant de
près les versets, pour l’établissement du
contraste entre la gloire profane et céleste, mélismes
d’une affectivité prolixe pour la description des
félicités de la vie éternelle ».
HALASZ :
« une aria de basse accompagnée par le violon solo
qui est représentatif du style le plus transparent -presque de
type italien - de Bach…On reste surpris de voir l’œuvre
finir ainsi, mais les interprètes consciencieux ne la
« compléteront » pas en ajoutant un
morceau quelconque à la partition interrompue brusquement
après l’aria » [Pal Nemeth a suivi ce
conseil].
LEMAÎTRE
[La Musique sacrée
et chorale profane, pages
54/55] : «…Toute la saveur de l’air de basse
provient de la magnifique partie de violon solo. Cette conclusion
bipartite fut également exploité dans la cantate BWV 74
qui troque la basse contre le soprano et le violon contre un oboe da
caccia…»
MACIA
[Tout Bach,
pages 133/134] : « Aria de basse avec une partie
raffinée de violon solo qui met bien en valeur l’opposition
entre la gloire profane de notre monde terrestre et celle sacrée
et inégalable, du monde céleste…»
NYS,
Carl de : « La deuxième aria de la cantate BWV 59
devient la première dans la nouvelle cantate BWV 74. Le trio
original était confié au violon-solo, à la voix
de basse et à la basse continue. Par le moyen d’une
transposition (d’ut en fa majeur) il devient un trio pour
soprano, oboe da caccia et basse continue ».
PIRRO
[J.-S. Bach,
page 93] : «…la partie la plus inspirée de
l’œuvre est l’air de basse avec violon qui la
termine ».
PIRRO
[L'esthétique de
Jean-Sébastien Bach -Le commentaire de l’accompagnement
instrumental, page
183] : « Dans l’air de basse de la cantate BWV
59, qui fut sans doute composée pour le dimanche de la
Pentecôte de 1716, la basse continue se déploie avec
aisance et splendeur, sous ces paroles « Le
monde, avec tous les royaumes, ne peut égaler cette
magnificence… »
[+ Exemple musical. BG XII2,
page 166].
SCHWEITZER
[J. S. Bach,
page 138] : « Dans l’aria finale nous
rencontrons l’un des « motifs de la joie »
les plus extravagants de Bach sur le texte « Die
Welt mit allem Königreichen »
[+ Exemple musical, mesures 1 et 2 du continuo]. « Le
choral final ne nous est pas parvenu ».
WHITTAKER
[The
Cantatas of Johann Sebastian Bach. Sacred & Secular,
page 106] : «…Ici
s’achève le manuscrit ; on peut seulement en
conclure qu’il est incomplet du fait que l’aria n’est
pas une conclusion satisfaisante. La cantate qui débutait de
façon aussi solennelle ne peut trouver sa fin de façon
aussi banale… Ch. Terry suggère que la répétition
du choral [3] avec la troisième strophe du cantique de Luther
fait une bonne conclusion… »
5 ?]
CHORAL : Pas de choral
Troisième
et dernière strophe du cantique Komm,
Heiliger Geist, Herre Gott“
de Martin Luther (Wittenberg,1524).
DU
HEILIGE BRUNST, SÜßER TROST, /
NUN HILF
UNS FRÖHLICH UND GETYROST. / IN
DEINEM DIENST
BESTÄNDIG BLEIBEN, / DIE
TRÜBSAL UNS NICHT ABTREIBEN. / O
HERR,
DURCH DEIN KRAFT
UNS BEREIT / UND
STÄRK DES FLEICHES
BLÖDIGKEUT,
/ DAß
WIR HIE RITTERLICH RINGEN / DURCH
TOD UND
LEBEN ZU
DIR DRINGEN. / HALLELUJA !
HALLELUJA !
O
Toi sainte ferveur, douce consolation, / aide-nous dans la joie et le
réconfort / à demeurer constamment à ton
service, / à ne pas nous laisser emporter à la dérive
par l’affliction. / O Seigneur, prépare-nous par ta
force / et affermis la pusillanimité de la chair / afin que
nous luttions vaillamment à travers la mort et la vie / pour
parvenir jusqu’à Toi. / Alleluia ! Alleluia !
BOYER
[Les
cantates sacrées de Jean-Sébastien Bach
] : « La
partition portait chorale
segue. Or le choral
absent, on peut admettre de faire chanter le choral « Erhalt
uns, Herr, bei deinem Wort »
sur la mélodie de choral (MDC 027). Renvoi à la cantate
BWV 6/6 pour la mélodie.
On
peut [aussi] opter pour la simple reprise de la dernière
strophe du choral Komme,
heiliger Geist »
CHAILLEY
: «…Une
paraphrase du Veni
creator de la
Pentecôte. Renvoi aux chorals BWV 651 et BWV 652 ».
GARDINER
: «…Une
reprise du choral précédent [3], sur la troisième
strophe de l’hymne de Luther, semble une solution plausible ».
Ce que fait également Nikolaus Harnoncourt…
HARNONCOURT :
« On est frappé par le fait que cette cantate ne
possède pas de choral final. Il existait trois possibilités
de conclusion :1) laisser la cantate sans choral final ; 2)
répéter la phrase du choral (3) sur les paroles du
« heilige
Brunst »
contenues dans la strophe ; 3) Selon ma proposition figurant
dans le manuel de Neumann, exécuter la strophe « Gott,
heilger Geist, du Tröster wert »
contenue dans le texte de Neumeister, sur la musique du choral final
de la cantate BWV 6 ? Nous nous sommes décidés en
faveur de la deuxième solution, vraisemblablement la bonne,
car la première laisserait une impression trop fragmentaire de
l’œuvre et la troisième ne peut se justifier que
du point de vue du texte, ne présentant pas la moindre
évidence musicale ».
LEONARD
[BCW] : Le cinquième mouvement est un choral final, la
répétition du mouvement 3 avec le texte de Neumeister à
la place de celui de Luther. [Ce pourrait être la troisième
strophe du cantique de Neumeister « Erhalt
uns , Herr,
bei deinem Wort » :
Gott, heilger Geist, du
Tröster wert ».
MACIA
[Tout Bach,
pages 133/134] : « Il est pour le moins inhabituel
chez Bach qu’une cantate s’achève ainsi [sans
choral]. D’ailleurs, sur certaines parties originales ayant
servi à l’exécution de 1724, figure de la main de
Bach, la mention de « choral
segue - choral suit ».
On peut donc penser qu’une partie de l’œuvre a
disparu, au moins cet ultime choral mais peut-être aussi les
autres parties du poème de Neumeister. C’est pourquoi la
plupart des interprètes concluent l’œuvre par un
choral emprunté aux textes de Neumeister ».
NEUMANN :
« Il n’y a pas de choral final, seulement la note
« Chorale
segue »
dans la partie de basse vocale. On peut substituer la troisième
strophe du cantique de Neumeister « Erhalt
uns , Herr,
bei deinem Wort »
(Gott, heilger Geist,
du Tröster wert).
Renvoi à la cantate BWV 6/6. Le texte du choral proposé
par Neumeister est emprunté à Romains XV, « Gott
der Hoffnung erfülle euch mit aller
Freude…»
WOLFF :
« L’enregistrement de Ton Koopman propose une
solution d’ordre hypothétique mais qui musicalement fait
sens, au problème de l’ordre des numéros dans la
partition d’orchestre de 1723, en répétant le
choral n° 3 à la fin (en n° 5) sur le texte de la
dernière strophe du chant luthérien. Cette solution
pourrait bien correspondre à une indication donnée
oralement par Bach avant l’exécution ».
[La
cinquième strophe de l’hymne de Martin Luther est
chantée régulièrement dans les enregistrements,
Harnoncourt, Koopman, par exemple…]
BIBLIOGRAPHIE BWV 59
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BREITKOPF.
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Breitkopf
n° 10 : 371 Vierstimmige
Choragesänge. C.
Ph. E. Bach – KJ. Ph. Kirnberger (sans date). N° 69
Breitkopf
n° 3765 : 389 Choralgesänge
für vierstimmigen gemischten Chor
(sans date). Classement alphabétique. N° 220 (221)
CANDÉ,
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CANTAGREL,
Gilles : Les
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A. Leduc 1974. N° 121 et 122,n pages 171 à 173
COLLECTIF
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Ouvrage publié sous la direction de Bertrand Dermoncourt.
Robert Laffont – Bouquins. Novembre 2009
Jean-Luc
Macia : Cantates
d’église.
Pages 133/134
DÜRR,
Alfred : W. Neumann : Literaturverzeichnis 15] Studien
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Leipzig 1951
:
Die
Kantaten von J.-S. Bach. Bärenreiter.
Kassel 1974.Volume 1, pages 298 à 301
EKG
: Evangelisches
Kirchen-Gesangbuch.
Verlag Merfburger Berlin. 1951. Ausgabe für die Evangelische
Kirche in Berlin-Brandenburg
Dans
les références bibliques, apparaît sous
l’abréviation « EKG ». Voir EKG 98
FINSCHER,
Ludwig : Notice de l’enregistrement de Nikolaus Harnoncourt,
volume 15. 1976.
Notice
identique dans le coffret de deux CD Das
Alte Werk. Jaap
Schröder. 2008
GARDINER,
John Eliot : Notice de son enregistrement, volume 26. 2006-2007.
Traduction française de Michel Roubinet.
GEIRINGER,
Karl : Jean-Sébastien
Bach. Le Seuil 1966.
Note 345 de la page 381
HALASZ,
Peter : Notice de l’enregistrement de Pal Nemeth. 1989
HALBREICH,
Harry : Critique de la version Harnoncourt dans la revue Harmonie
n°
124, février
1977 du coffret Teldec, volume 15. 1976
HARNONCOURT,
Nikolaus : Remarques sur l’exécution. Coffret Teldec,
volume 15, page 13. 1976
HERZ,
Gerhard: Cantata
N° 140.
Historical
Background.
Pages 3 à
50. Norton Critical Scores.
W.
W. Norton & Company. Inc. New York 1972. Page 15
HIRSCH,
Arthur : Die
Zahl im Kantatenwerk Johann Sebastian Bachs.
Hänssler HR.24.015. 1986. CN 39, page 25 (chiffre 7) et page 45
le
nombre
(14) page 93.
:
Notice de l’enregistrement d’Helmuth Rilling (Laudate).
En collaboration avec Marianne Helms.
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Friedehelm : Le dialogue dans les cantates de Bach.
Enregistrement de Nikolaus Harnoncourt, volume 15, page 10. 1976
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Musique sacrée et chorale profane. L’Âge baroque
1600-1750 ».
Fayard. Les indispensables de la musique
1992.
Pages 54/55
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James : Johann
Sebastian Bach. Chorals. Sources hymnologiques des mélodies,
des textes et des théologies
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Octobre 2005. Pages 12, 104. Incipit de la mélodie, M 17, page
269
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Christoph-Hellmut : Introduction (allemand et anglais) au disque
de Jaap Schröder (1967)
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der Kantaten Johann Sebastian Bachs.
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82/83
Literaturverzeichnis : 15 (Dürr). 54
(Schering).
:
Sämtliche von Johann Sebastian Bach
vertonte Texte. VEB Leipzig 1974. Pages
82, 292, 296 et 509
:
Kalendarium zur Lebens-Geschichte Johann
Sebastian Bachs. Bach-Archiv, 20 novembre 1970. Page 20
NYS,
Carl de : Notice de la cantate BWV 74 dans le programme de la 7e
année du Festival J. S. Bach de Mazamet, 1972
:
Notice de l’enregistrement Rilling / Erato, volume 9. 1978-1979
PETITE
BIBLE DE JÉRUSALEM : Desclée de Brouwer. Editions
du Cerf, Paris, 1955. Page 1254
Dans
les références bibliques, apparaît sous
l’abréviation « PBJ ».
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Jean-Marie: Revue Diapason
213, janvier 1977. Présentation des volumes 15 et 16
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62
à 86. Kantaten BWV 59, 64, 74, 80, 142, 145, 160, 172, 218 et
XXI
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Bach. Alcan, Paris. 5e
édition. 1919
PIRRO,
André : L'esthétique
de Jean-Sébastien Bach. Fischbacher
1907. Minkoff
Reprint Genève 1973. Pages 102 et 183
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Robert : Jean-Sébastien
Bach. Editions Albin
Michel. 1955. Page 82
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Arnold. W. Neumann : Literaturverzeichnis 54] Bachs Musik für
den Leipziger Universitättsgottesdienst 1723-1725,
BJ 1938,
pages 62 à 86. Kantaten BWV 59, 64, 74, 80, 142, 145, 160,
172, 218 et XXI
SCHMIEDER,
Wolfgang : Thematisch-Systematiches
Verzeichnis der Werke Joh. Seb. Bachs (BWV).
Breitkopf & Härtel 1950-1973-1998
Édition
1973, pages 77/78
Literatur
: Spitta; Schweitzer; Pirro; Parry; Wustmann; Wolff; Terry;
Whittaker; Moser; Schering; Neumann.
BJ
: 1932 - 1934 - 1935 - 1938.
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J.
S. Bach. Édition
allemande complète, en deux volumes. 1911
Édition
américaine (traduction de E. Neumann). Dover Publications,
inc. New York. 1911-1966.
Volume
2, pages 138, 337 et 338 (note)
SPITTA,
Philipp : Johann
Sebastian Bach.
Sous-titré
: « His
work and influence on the Music of Germany 1685-1750 ».
Novello
& Cy 1889 - Dover 1951-1952. Trois volumes. Volume 1, page 511 à
513 + Appendix n° 22, pages 631 à 633
WHITTAKER,
W. Gillies : The
Cantatas of Johann Sebastian Bach. Sacred & Secular
Oxford U.P. 1959-1985
Volume 1,
pages12, 103 à 106, 236 et 586. Volume 2 : pages 47 et 48
WIJNEN,
Dingeman : Notice (sur CD, page 93) de l’enregistrement de
Pieter Jan Leusink. 2006
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WUSTMANN,
Rudolf : J.S.
Bachs geistliche und weltliche Kantatentexte.
Breitkopf &
Härtel, 1913-1967. Pages 134/135
ZWANG,
Philippe et Gérard : Guide
pratique des cantates de Bach.
R. Laffont 1982. ZK 28, pages 83 à 85
Réédition
révisée et augmentée. L’Harmattan 2005
DISCOGRAPHIE BWV 59
BACH
CANTATAS WEBSITE :
Discographie
établie par Aryeh Oron. Elle est ici proposée sous une
forme sensiblement allégée avec, parfois, quelques
précisions relatives aux références et aux
dates. Les numéros 1] et suivants indiquent l’ordre
chronologique de parution des enregistrements.
Dix
références (avril 2002 – janvier 2011) + Cinq
mouvements individuels (avril 2003 – novembre 2010).
Exemples
musicaux : Aryeh Oron (février 2003 – janvier
2005).
7]
GARDINER. The Monteverdi Choir. The English Baroque Soloists. Soprano
: Magdalena Kozena. Basse : Peter Harvey Durée : 11’35
Londres,
avril 1999. CD Archiv Produktion 463 584 2 AY. 2000 Bach Cantatas.
Avec les cantates BWV 172, 24 et 74
9]
GARDINER (volume 26). The Monteverdi Choir. The English Baroque
Soloists. Soprano : Lisa Larsson. Basse : Panajotis Iconomou.
Bach
Cantata Pilgrimage. Église de la Sainte Trinité. Long
Melford (GB). 11 juin 2000. Durée : 11’34
CD
SDG 121. Distribution en France, juillet-septembre 2006. Avec
les cantates BWV 173, 74, 34, 172, 68 et 174
3]
HARNONCOURT (volume 15). Tölzer Knabenchor. Concentus Musicus
Wien. Garçon soprano : Peter Jelosits. Basse Ruud van der
Meer.
1976. Durée : 12’15
Disque
Teldec 6.35305-00-501-503.
SKW 15/1-2 BR 2.
Das Kantatenwerk
(volume 15)
CD
(D). Teldec 4509-91757 2. Das
Kantatenwerk - Sacred Cantatas,
volume 3. Coffret de six CD avec les cantates BWV 37 à 60
CD
Teldec 8.35306 ZL. Das
Kantatenwerk
(volume 15) Novembre 1988
Reprise
Bach 2000.
Teldec, volume 2. Coffret de 15 CD. Septembre 1999. Cantates 48 à
52. 54 à 69. BWV 69a. BWV 70 à 99
Reprise
Warner Classics 8573-81197-5. Intégrale en CD séparés,
volume 18. 2006. Cantates BWV 55 à 59
6]
KOOPMAN (volume 6). Amsterdam Baroque Orchestra & Choir. Soprano
: Ruth Ziesak. Basse : Klaus Mertens. Waalse Kerk,
Amsterdam.
Avril, septembre 1997. Durée 10’48
CD
Erato 3984-21629-2. Reprise CD Antoine Marchand. Challenge
8]
LEUSINK. Holland
Boys Choir / Netherlands Bach Collegium. Soprano : Ruth Holton. Basse
: Bas Ramselaar. Église Saint-Nicolas
d’Elburg
(NL). Printemps 2000. Durée : 9’44
Bach
Edition. 2000. CD Brilliant Classics. Volume 19. Cantates, volume 10.
Avec les cantates BWV 75 et 21
Bach
Edition. 2006. CD Brilliant Classics IV - 93102
20/96. Avec les cantates BWV 75, 59 et 21
5]
NEMETH. Savaria Vocal Ensemble. Capella Savaria. Soprano : Maria
Zàdori. Basse : Laszlo Polgar. Mars et novembre 1988
CD
Hungaroton Antiqua
HCD 12897. Distribution en France, 1989.
Avec les cantates BWV 57, 58 et 152
4]
RILLING. Bach-Ensemble. Gächinger Kantorei Stuttgart.
Bach-Collegium
Stuttgart. Soprano : Arleen Auger.
Basse
: Niklaus Tüller. Septembre 1976 -janvier 1977. Durée :
10‘48
Disque
(D). Die
Bach Kantate.
Hänssler Verlag. Classic.
Laudate 98690. Avec la cantate BWV 134
Disque
(F). Erato STU
71190. Les grandes
cantates, volume
9. 1979.
Avec la cantate BWV 194
CD.
Die Bach Kantate (volume
35). Hänssler Classic. Laudate 98.886. 1982-1989. Avec les
cantates BWV 128, 37 et 44
CD.
Hänssler edition bachakademie
(volume19). Hänssler-Verlag 92.019. 1999.
Avec les cantates BWV58, 60 et 61
2]
SCHROEDER, Jaap. Concerto Amsterdam. Choir Monteverdi de Hambourg.
Soprano : Rotraud Hansmann. Basse : Max Van Egmond
Bennebroek
(NL), 11 décembre 1967. Durée : 10’35. Pas de
choral final.
Disque
Telefunken SAWT 9.489 B. Avec les cantates BWV 27, 118 et 158 par
Jürgen Jürgens
Reprise
en coffret de deux CD Teldec Das
Alte Werk
2564-69599-2. 2009. Avec les cantates
BWV 89, 90 et 161 et les cantates 18, 106,
118,
152 et 182 dirigées par Jürgen Jürgens
10]
SUZUKI (volume 20). Bach Collegium Japan. Soprano : Yukari
Nonoshita. Basse : Peter Kooy. Kobe Shoin Women’s University
Chapel.
21 au 24 septembre 2001
CD
BIS 1271 Digital. Avec les cantates BWV 44, 173 et 184
1]
THOMAS, Kurt. Thomanerchor Leipzig. Gewandhausorchester Leipzig.
Soprano : Agnes Giebel. Basse : Theo Adam. Église Saint-
Thomas.
Juin, décembre
1959. Durée : 12’56.
Disque
Eterna (ex Allemagne de l’Est). Reprise disque EMI / Da Capo C
047 28587. Avec le Magnificat
BWV 243 et les cantates
BWV
4 et 54
Reprise
CD Berlin Classics 0092012 BC (1961-1996) avec la cantate BWV 51 et
le Magnificat BWV 243
Reprise
CD Leipzig Classics. Cantatas II, volume 2 avec la cantate BWV 51 et
le Magnificat BWV 243
Reprise
en coffret de 8 CD Leipziger Classics (volume 8) 00 1812 2 BC 2000.
Avec les cantates BWV 11, 68, 59, 51, 243, 111, 140, 71
MOUVEMENT
INDIVIDUEL BWV 59
M-1.
Mvt. 3] Ton Koopman. Orgue. Coffret de deux CD Teldec Bach Organ
Works, volume 2). 1994
M-2.
Mvt. 3] Gianluca Cesana. Orgue. CD Stradivarius « Preludi ».
Avril et mai 1998
M-3.
Mvt. 3] Transcription de Enrique Granados, pour quatuor à
cordes. Quartet Glinka. CD Columna Musica. Novembre 2001
M-4.
Mvt. 4] Bach Aria Group. Baryton : Jonathan Frodella, et violon.
North Carolina School. NCSA Audio Collection. RG-39. 2004
M-5.
Mvt. ] Aria pour basse. Alexander Liebreich. Münchener
Kammerorchester. Décembre 2008 et avril 2009. CD DGG 4778092
ANNEXE
BWV 59
SPITTA
SPITTA,
Philipp : Johann
Sebastian Bach.
Sous-titré : « His
Work and influence on the Music of Germany 1685-1750 ».
Novello
& Cy 1889 - Dover 1951-1952. Trois volumes. Volume I, pages 511 à
513.
:
« Wer mich
liebet ».
Première production : « Il reste une seconde
cantate tirée du Fünffache
Kirche-Andachten [de
E. Neumeister]. Elle est destinée au dimanche de Pentecôte,
le 31 mai 1716. Bach n’utilisa pas l’ensemble du poème
de Neumeister, mais en conserva une partie pour sa musique révisée
et étendue neuf années plus tard [Version de Leipzig].
Le premier mouvement consiste en un duo pour soprano et basse,
témoignage intéressant de son art de la science de la
polyphonique, quoique qu’il ne soit pas marqué d’une
exceptionnelle qualité mélodique. Parmi les
instruments, orgue, quatuor à cordes, deux trompettes et
timbales, ce sont avec ces dernières et la viola, les seuls
[instruments] qui ne développent pas leur propres parties
indépendantes. La forme s’inspire du concerto italien
auquel nous sommes habitués, reprises récurrentes du
même motif, étrange et peu satisfaisant. La relation
avec le texte biblique dans la forme da capo est difficile, ce qui
offre alors l’opportunité de varier le thème
général par une succession de combinaisons et
d’harmonies les plus riches jusqu’à la fin [du
mouvement] ; c’est indubitablement la meilleure méthode.
Suit un récitatif accompagné par les cordes ainsi que
l’orgue en longs accords. Cette façon de faire que nous
avons déjà, rencontré dans la cantate pour la
Sexagésime [BWV 18] est typique des récitatifs de Bach…
Le récitatif débouche sur le choral pour la Pentecôte
« Komm,
heiliger Geist, Herre Gott »,
un mouvement superbe et aussi l’unique chœur de tout
l’ouvrage. A la suite vient une aria de basse avec violon d’un
caractère mélodieux et chaleureux et qui est, dans
cette forme de trio, préférable avec son style à
l’air de ténor vu dans la cantate pour l’Avent
[sans doute la cantate BWV 61, version de Weimar]… Un effet
très heureux se produit quand la mélodie des deux
premières lignes est répétée avec
d’autres paroles… c’est un délicieux
amalgame avec un air à l’italienne. La cantate de Bach
s’achève ici bien que Neumeister ait prévu le
texte de trois autres mouvements supplémentaires ainsi qu’une
strophe chorale, un verset de la Bible : Romains 15, 13. Il ne
me semble pas douteux que Bach ait souhaité conclure ici avec
la troisième strophe [du cantique] « Erhalt
uns, Herr bei deinem Wort »
ou quelque autre intention. Il existe dans le manuscrit original
quelque signes de cette intention. La raison pour laquelle il laissa
la suite incomplète est dans son moindre intérêt
pour ce genre de production [d’un choral]. Ce qui est constaté
dans l’autographe ne fait pas présumer qu’un autre
mouvement a été perdu ».
Appendix
n° 22 (volume 1), pages 631 à 633 : «
Outre de la partition autographe et les parties séparées
aujourd’hui à la Bibliothèque royale de Berlin,
existe aussi une ancienne copie portant, au début, à
droite, la date de 1731. Ceci autorisa Zelter a écrire en
marge de l’autographe cette note : « di
| J. S. Bach. | 1731 »….
Il y a beaucoup d’évidence pour que la cantate fut
composée à Weimar, notamment avec les lignes laissées
en blanc à la fin de l’autographe où nous
trouvons une rapide indication des premières mesures du choral
final de la cantate pour le second jour de la Pentecôte « Also
hat Gott die Welt geliebt »
- BWV 68…»
C.
Role. Avril 2011
|