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Additional Information
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C.
Role. Mai 2011
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CANTATE BWV
63
CHRITEN, ÄTZET
DIESEN TAG
Kantate
1. Weinachtstag
Chrétiens,
gravez ce jour..
CANTATE
POUR LE JOUR DE NOËL
Weimar
ou (et) Halle, 1713 ? 1714 ou encore Noël 1716 ?
1714
? Leipzig, 25 décembre 1723… reprise en 1729
|
AVERTISSEMENT
Cette
notice dédiée à une cantate de Bach tend à
rassembler des textes (essentiellement de langue française),
des notes et des critiques discographiques parfois peu accessibles
(2011). Le but est de donner à lire un ensemble cohérent
d’informations et de proposer aux amateurs et mélomanes
francophones un panorama « espéré »
inédit de cette partie de l’œuvre vocale de Bach.
Outre les quelques interventions « CR »
identifiées par des crochets [...] le rédacteur précise
qu’il a toujours pris le soin jaloux de signaler sans ambiguïté
le nom des auteurs sélectionnés. A cet effet il a
indiqué clairement, entre guillemets «…»
toutes les citations fragmentaires tirées de leurs travaux.
Rendons à César...
ABRÉVIATIONS:
(A)
= La majeur →
(a moll) = la mineur
(B)
= Si bémol majeur
BB
/ SPK = Bach Bibliothek / Staatsbibliothek
Preussicher
Kulturbesitz
B.c.
= Basse continue ou continuo
BCW
= Bach Cantatas Website
BD
= Bach-Dokumente (4 volumes, 1975)
BGA
= Bach-Gesellschaft Ausgabe = Édition par la Société
Bach (Leipzig, 1851-1899). J.
S. Bach Werke. Gesamtausgabe
(édition d’ensemble) der
Bachgesellschaft
BJ
= Bach-Jahrbuch
(C)
= Ut majeur →
(c moll) = ut mineur
D
= Deutschland
(D)
= Ré majeur →
(d moll) = ré mineur
(E)
= Mi →
(Es) = mi bémol majeur
EKG
= Evangelisches
Kirchen-Gesangbuch.
(F)
= Fa
(G)
= Sol majeur→
(g moll) = sol
mineur
GB
= Grande-Bretagne = Angleterre
(H)
= Si →
(h moll) = si mineur
NBA
= Neue Bach Ausgabe (nouvelle publication de l’œuvre de
Bach à partir des années 1954-1955)
NBG
= Neue Bach Gesellschatf = Nouvelle société Bach
(fondée en 1900)
OP
= Original Partitur = Partition originale autographe
Ost.
= Original Stimmen – Parties séparées originales
P
= Partition = Partitur
PBJ
= Petite Bible de Jérusalem
PKB
= Preußicher Kulturbesitz, Staatsbibliothek, Berlin
St.
= Parties séparées = Stimmen
La
première lettre -en gras- d’un mot du texte de la
cantate indique la majuscule de la langue allemande. Dans le corps de
ce même texte allemand, le mot ou groupe de mots mis en
italiques
désignent un affect particulier ou un « accident
remarquable.
DATATION BWV 63
Leipzig,
25 décembre 1723. Date communément admise pour
l‘exécution de Leipzig.
BCW
: Première exécution : 25 décembre 1714 à
Weimar. Deuxième exécution à Leipzig, 25
décembre 1723. Troisième exécution à
Leipzig, ? 25 décembre 1729.
BGA.
KB : Spätere Aufführungen under Bach. Weimar
(Halles 1713 ?) Leipzig (1723-1726). Leipzig (1731-1732).
BOMBA :
«… la cantate a d’ailleurs été jouée
trois fois lors du service à Saint-Thomas ? ensuite lors
du service à Saint-Paul et enfin lors des vêpres qui
commençaient à 13h30 à l’église
Saint-Nicolas….La cantate a sans doute retenti en 1714 au
cours du service religieux de Noël à Weimar… Nous
devons à Alfred Dürr d’avoir observé que la
cantate n’évoque que de très loin l’atmosphère
de Noël… »
CANTAGREL[
Les cantates de J.-S.
Bach, pages 139 à
145] : «…Bach est nommé Concertmeister à
Weimar le 2 mars 1714…chargé de faire exécuter
une nouvelle cantate chaque mis. La cantate BWV 63 pourrait donc
avoir été entendue dès la fête de Noël
1714… mais son effectif important, exigeant notamment quatre
trompettes en plus d’un ensemble de quatre hautbois (trois
hautbois et un basson), qui présenterait un cas unique dans la
production pour Weimar, fait douter qu’elle ait pu être
destinée à la petite chapelle du château ducal….
Alors qu’elle eut été bien mieux en situation
dans le vaste vaisseau de la Liebfrauenkirche de Halle [ou officiait
précisément l’auteur du livret, le pasteur
Heinecke].
DÜRR.
Chronologie. 1713-1714 : BWV 18 (février) – BWV 208
(23 février) - *BWV 63 (14 décembre) – BWV 182
(25 mars 1714) – BWV 12 (22 avril 1714) ;
1723 :
BWV 70 (21 novembre) – BWV 61 (28 novembre) - *BWV 61 (Reprise,
25 décembre) – BWV 238 (Sanctus, 25 décembre) –
BWV 243a (25 décembre) – BWV 40 (26 décembre) –
BWV 64 (27 décembre).
GARDINER
[notice de son enregistrement SDG 174] : «…cantate
très probablement entendue à Weimar pour le jour de
Noël 1714 ».
HIRSCH
: Classement CN 10 (Die chronologisch Nummer). I. Jahrgang ou
« Année I ». Premier cycle des
cantates de Leipzig dans la période allant du 30 mai 1723 au 4
juin 1724.
LEMAÎTRE :
«…Cette œuvre fut peut-être écrite
pour Halle [Saxe], où le prédicateur Heineccius
officiait. Le livret de ce dernier servit à fêter le 2e
centenaire de la Réforme le 31 octobre 1717. Ceci explique
pourquoi le texte n’évoque que de très loin
l’atmosphère de Noël. Par contre l’instrumentation
riche et le climat joyeux qui se dégage de cette composition
s’adaptent parfaitement à ce jour de fête ».
MACIA
[Tout Bach,
page 137] : «…il est certain que la cantate BWV 63
a été jouée le 25 décembre 1723…mais
il est peu probable qu’il se soit agi de sa première
exécution. La plupart des musicologues s’accordent pour
affirmer que l’ouvrage date de l’époque de Weimar,
entre 1713 et 1716, mais l’effectif [instrumental] …somptueux
est sans exemple dans les cantates que Bach y a écrites à
l’époque. Comme le livret est un pastiche d’un
texte du prédicateur Michael Heineccius, qui officiait à
Halle, la cantate a pu y être créée. Mais à
quelle date ? On sait que le poème original servit le 31
octobre 1717 à y célébrer le deuxième
centenaire de l Réforme… d’autres spécialistes
pensent qu’elle a pu être jouée lors de l’épreuve
de candidature de Bach à Halle en 1713 ou pour l’inauguration
de l’orgue de cette ville en 1716…»
NEUMANN :
Propose avant 1716 ; vraisemblablement 1723 et vers 1729.
NYS,
Carl de [Mazamet] : «…En 1713, alors qu’il était
à la cour de Weimar, J. S. Bach apprit que la place
d’organiste à Notre-Dame de Halle [Liebfrauenkirche]
était libre ; cette église avait un des plus beaux
et plus importants orgue de Saxe [restauré en 1716]. Le
pasteur Heineccius de Halle l’engagea à composer une
cantate pour se présenter au concours. On ne sait pas si Bach
composa réellement cette cantate, mais en tous les cas il ne
fut pas nommé ; au contraire, en 1714 il devint
Concermeister,
c'est-à-dire premier violon du duc de Weimar. Le 31 octobre
1717 le pasteur Heineccius célébra à Halles le
deuxième centenaire de la Réforme ; on a le texte
de son sermon et celui de la cantate qui fut donnée à
cette occasion. Le style du sermon et du livret de la cantate en
question ressemblant très fort à celui du texte de la
cantate BWV 63 ; il y a même des phrases entières
qui sont identiques. On peut donc supposer qu’il s’agit
d’une cantate composée par Bach sur un texte du pasteur
Johann Michael Heineccius et peut-être de la cantate que Bach
avait écrite (ou commencé d’écrire) en
1713. Mais il est probable qu’elle a été achevée
ou transformée par la suite. Il n’y a pas trace d’une
exécution à Weimar ; par contre, la cantate a été
donnée à Leipzig au moins pour la fête de Noël
1723 et probablement pour celle de 1729, peut-être avec des
modifications puisqu’il existe une partie autographe d’orgue
concertant pour remplacer la partie de hautbois dans le duo pour
soprano et basse n° 3.
[Cantates
à Saint-Thomas,
pages 58 à 61] : « L’ensemble de la
littérature assignait à cette cantate le mois de
décembre 1723 ; Bach l’aurait composée pour
la première fête de Noël qu’il passait à
Leipzig, donc à l’intention de la même célébration
qui vit naître le Magnificat.
[c’est l’opinion de Philipp Spitta] Cette hypothèse
nous avait toujours paru invraisemblable ; aucun rapprochement
musical n’était possible entre les deux partitions :
elles ne sauraient dater de la même époque. Des
recherches récentes confirment cette impression. En effet
Gottfried Kirchhoff donna le 31 octobre 1717 à Notre-Dame de
Halle une cantate dont le texte est à peu de chose près
celui de la cantate BWV 63 ; on a même pu identifier
l’auteur de ce texte : le pasteur Johann Michael
Heineccius, titulaire de la paroisse Notre-Dame, dont Bach ;
mais il est fort probable que Bach ait apporté à sa
composition originale de 1713 les modifications secondaires
indispensables pour en faire une cantate de Noël au début
de son cantorat à Leipzig avait expertisé l’orgue
un an plus tôt, mais avec qui il était en relations
depuis longtemps (puisque nous connaissons une lettre de sa main nous
apprenant que ce pasteur lui avait commandé une cantate pour
le culte solennel de son église et qu’elle fut
effectivement exécutée en automne 1713 - nous sommes à
dix ans de la date jusqu’ici présumée !).
S’agit-il de la cantate que le Concertmeister de Weimar fournit
au pasteur de Halle ? Certainement pas dans la forme que nous
connaissons puisque c’est une cantate de Noël et qu’à
Halle elle fut donnée en automne ».
[A
partir de février 1714, Bach brigue puis renonce en
mars-avril, à la succession, de Wilhelm Zachau [† 7
août 1712] au poste d’organiste de la Liebfrauenkirche de
Halle (Saxe). Le texte de la lettre de Bach, datée du 19 mars
1714 et citée par Alberto Basso [tome 1, page 392), se trouve
dans l’ouvrage « les
Écrits de Jean-Sébastien Bach
(Op. cit.) (Bach écrit :… si
l’ordre et l’obligeante sollicitation de Monsieur le Dr
Heinecke [le
Pasteur de la Liebfrauenkirche]
ne m’avaient contraint à composer et exécuter la
pièce en question… »
Suivent les notes de Werner Neumann: « la
pièce en question » pourrait être une
cantate ; il s’agirait d’une première version
de la cantate 21, Ich hatte viel Bekümmernis, ou – plus
vraisemblablement de la cantate 23 (sic)
Christ ätzet diesen Tag [une
erreur dans un ouvrage scientifique !] qui
présente une série de concordances avec le texte d’une
cantate de Gottfried Kirchhoff exécutée en 1717 à
la Liebfrauenkirche de Halle pour la Fête de la Réforme ».
De cela, il ressort que l’on n’est fixé en rien
sur l’œuvre « en
question »…
On remarquera, cependant, qu’à notre connaissance, il
n’a pas été envisagée une œuvre pour
orgue, œuvre bien mieux en situation pour une épreuve
probatoire que l’exécution d’une cantate avec tout
ce que suppose la mise en place, à distance de Weimar,
d’effectifs, de partitions et de la préparation de
chanteurs et d’un chœur…!]
SCHREIER,
Manfred : « En 1713, J.-S. Bach posa sa candidature
au poste d’organiste de Notre-Dame de Halle. Le premier
prédicateur Heineccius demanda à Bach de composer une
cantate et de l’interpréter pour donner une preuve de
son savoir… mais Bach ne fut pas engagé à
Halles… il est possible que Bach ait composé la cantate
BWV 63 à Weimar mais il n’en existe pas de preuves
documentaires
SCHWEITZER :
« Les cantates d’église de la première
année de Leipzig », 1723.
SPITTA [Johann
Sebastian Bach, volume
2, pages 367 à 369] : « L’exécution de
la cantate « Christen
ätzet diesen Tag »,
avec son complément, le Sanctus
[BWV 238] prit place au service du matin et fut chanté par le
premier chœur à l’église Saint-Nicolas.
L’après-midi la cantate fut reprise par le même
chœur à l’église Saint-Thomas, et après
le sermon, l’hymne à la Vierge [le
Magnificat] fut chanté
dans sa forme latine très élaboré. A cet effet
Bach écrivit son « grand Magnificat,
reconnu généralement depuis comme la plus haute
inspiration de son génie…» [volume 2, page 684] :
« Il y a réellement six cantates destinées
au jour de Noël, comme il suit : les BWV 63, 197a, 91,
248/1, 110 et 142… seule la cantate BWV 63 [après
l’examen des dates des autres cantates] peut par conséquent
avoir été écrite pour le premier Noël [de
Bach] à Leipzig ; cette déduction est liée
au filigrane des parties séparées originales…
[volume
2, Appendix 19, page 680] : « Leipzig … La
première période s’étend de 1723 jusqu’à
octobre 1727 avec comme dernier exemple la cantate BWV 198… Le
filigrane des autographes [ici les parties séparées]
est d’une part, sur la première partie de la page
« « IMK »,
et sur l’autre la « demie lune ». Ce
filigrane apparaît dans 41 cantates… » [suit
la liste, dans l’ordre alphabétique des titres].
SOURCES
BWV 63
PARTITION
AUTOGRAPHE = ORIGINALPARTITUR
Pas
de sources connues.
BASSO
[Jean-Sébastien
Bach, volume 1, page
39] : « L’autographe de cette cantate fit partie de
l’héritage de Carl Philipp Emanuel Bach dont le
catalogue fut publié à Hambourg en 1790, par Gottlieb
Friedrich Schniebes sous le titre « Verzeichniss
des musikalischen Nachlasses des verstorbenen Cappelmeisters Carl
Philipp Emanuel Bach ».
La section contenant les œuvres de Jean-Sébastien Bach
comprend 86 cantates sacrées et autres pièces vocales
et instrumentales ».
PARTIES
SÉPARÉES = ORIGINALSTIMMEN
BB/SPK
. Mus.
ms. Bach
St 9. Staatsbibliothek
zu Berlin. Anciennement Tübingen, Universitätsbibliothek
(dépôt) puis Berlin-Dahlem.
BGA
(Wilhelm Rust, 1868) : Parties séparées à
la Bibliothèque royale de Berlin. Titre autographe de Carl
Philip Emmanuel Bach, pris à la couverture : « Feria
1 Nativ. Christi | Christen ätzet p | a 4 Voci, 4 Trombe,
Tamburi, 3 Oboi, 2 Violini, Viola, Bassono e Basso de J. S. Bach. ».
Parties d’alto et de ténor en double et la basse
continue en triple, avec révision complète de Bach.
Avec la partie d’orgue obligé en si bémol majeur,
en remplacement du hautbois I.
GARDINER
[notice de son enregistrement SDG 174] : «
Si la partition autographe n‘a pas survécu [peut-être
est-elle dans une collection privée inconnue…], il nous
reste cependant un jeu de parties séparées, de la main
de Bach et de son élève Johann Martin Schubart
[1690-1721; il étudia successivement à Mühlhausen
vers 1708 et à Weimar où il devint organiste entre 1710
et 1717] - [ ce renseignement semble inédit et n‘a été
rencontré nulle part ailleurs].
SCHMIEDER
: 21 voix in 4° partiellement autographe. Le titre, à la
couverture de la main deCarl Philipp Emanel Bach.
WOLFF
: « La
partition autographe de la période de Weimar [mais quelle
partition ?] complétée par le matériel
original d’exécution utilisé à Weimar et à
Leipzig, constitue la source de référence. Bach
rééxécuta l ‘œuvre la première
année de ses fonctions à Leipzig, à Noël
1723 et plusieurs fois par la suite -compte tenu de légères
modifications…»
ÉDITIONS
SOCIÉTÉ
BACH
= BACH-GESELLSCHAFT
(BG)
BGA.
Jg. XV. Pages 53 à 110. Révision
et commentaires de Wilhelm Rust, Berlin, janvier 1868. Cantates
BWV 61 à 70 et BWV 69a.
NOUVELLE
ÉDITION BACH
= NEUE
BACH AUSGABE
(NBA)
KANTATEN
SERIE I/ BAND 2. KANTATEN ZUM 1. WEINACHTSTAG.
Bärenreiter
Verlag BA 5007. 1957.
5 fac-similés. Avec BWV 197a. BWV 110, BWV 91 et BWV 191.
BWV
63. Pages 3 à 62. Autographe.
Originalstimmen BB. Mus.
ms.
Bach
St 9. (faksimile
:
Oboenstimme).
Kritischer
Bericht / von Alfred Dürr (1957). Bärenreiter Verlag Kassel
– Basel – London 1957. BA
5007 41. F-Pn (Louvois) Vmc 1950 ½.
BWV
63, pages 1 à 38.
Page
38 : Anhang : Die organo obligato Stimme zur Aria [3].
Autographes
antérieurement conservés à la
« Universitätsbibliothek Tübingen »
et provenant de la collection rassemblée par Carl Philip
Emmanuel Bach. (Voir BJ 1939, S. 90).
Filigranes
« I.M.K. –
RS - WEHZSICBBEW
[La
partition de la NBA est dans l’enregistrement Teldec /
Harnoncourt, volume 16. 1976].
HERZ :
Connexion à Halle avec la cantate BWV 21., le 17 octobre 1713
à Halle. Une cantate de l’époque de Weimar,
reprise à Leipzig,, le 25 décembre 1723. Filigrane
« IMK ».
AUTRES ÉDITIONS
BÄRENREITER
classics. | Bach | Bärenreiter Urtext.
Sämtliche
Kantaten 1.
Bärenreiter TP 1281. 2007.
Serie
I. Band 2. Zum
I. Weihnachtstag.
Herausgegeben :
Alfred Dürr.
Faksimile.
BWV
63. Pages 3 à 60. Bärenreiter-Verlag. Kassel.1957.
BWV
63 Anh. 63/3 (Organo obligato). Pages 61 à 64.
Partition
de poche (Taschenpartitur) Bärenreiter (Alfred Dürr 1965).
BCW :
Partition de la BGA + Réduction chant et piano.
BREITKOPF
& HÄRTEL. Partition PB 2913. Réduction chant et piano
(Raphael) = EB 7063Partition du chœur (Chorstimmen) = ChB 450.
Révision :Orgue et clavecin par Max Seiffert = OB 1176.
2011 :
Partition = PB 4563. Réduction chant et piano = EB 7063 (44
pages). Partition du chœur = ChB 4563 (16 pages)
CARUS
: Stuttgarter Bach-Ausgaben. Partition (104 pages) = Partitur CV
31.063/00. Partition d’étude = Studienpartitur CV
31.063/07.
Réduction
chant et piano = Klavierauszug CV 31.063/03. Partition du chœur
= Chorpartitur CV 31.063/05. Harmonie = Harmoniestimmen CV 31.063/09.
Oboe I, II, III CV 31.063/ 21, 22 et 23. Basson (fagott) = 31.063/24.
Trompettes I, II, III et IV = CV 31.063/ 31, 32, 33 et 34. Timbales
(Pauken) = CV 31.063/41. Violino I, II = CV 31.063/11 et 12. Viola =
CV 31.063/13. Violoncello/Contrebasse = CV 31.063/14 .
KALMUS
STUDY SCORES.
N° 822. Volume XVIII. New York 1968. Cantates BWV 63 à 65
PETERS :
Réduction chant et piano.
PÉRICOPE BWV 63
Premier
jour de Noël
Pour
la même occurrence, voir les cantates BWW 63, 91, 191, 197a et
BWV 248/1 (Oratorio de
Noël).
Épître
: Épître à Tite 2, 11 à 14 [PBJ. 1758].
:
Varia : Isaïe 9, 2 à 7 [PBJ. 1111]. L’Épiphanie.
Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu une
grande lumière.
Évangile
: Luc 2, 1 à 14 [PBJ. 1536]. Naissance du Christ et visite des
bergers.
EKG :
I. Weihnachtstag.
Entrée.
Jean 1, 14 [PBJ. 1584] : « Et
le Verbe s’est fait chaire et il a demeuré parmi nous…»
Psaume
2 [PBJ. 803 et 804]. Le Messie dominateur du monde avec renvoi au
psaume 110 [PBJ. 908]. Le Messie, roi et prêtre.
Cantique
: EKG 15. Gelobet seist
du, Jesu Christ. La
première strophe du 14e
siècle ; les strophes 2 à 7: Martin Luther.
Wittenberg 1524.
Épître
= Épître à Tite 2, 11 à 14 [PBJ. 1758] :
« Car la
grâce de Dieu, source de salut pour tous les hommes, s’est
manifestée…»
Évangile :
Luc 2, 1 à 14 [PBJ. 1536]. Naissance du Christ et visite des
bergers.
NYS,
Carl de : «…Le contenu de la cantate n’établit
guère de relations directes avec les lectures de la liturgie
du jour ; ni la Lettre à Tite 2, 11-14, ni le prophète
Isaïe 9, 2 à 7, ni l’Évangile de Luc 2, 1 à
14 ne sont cités, par contre on peut trouver une allusion au
texte évangélique dans le fait que le matériau
thématique de la cantate évoque le choral de Philipp
Nicolaï « Wachet
auf, ruft uns die Stimme »
dont la troisième strophe évoque le Gloria, le chant
des anges pendant la nuit de Noël.
TEXTE BWV 63
Peut-être
le texte « parodié » d’après
un texte original (ou l’inverse) de Johann Michael Heineccius
(1674-1722), pastor
primarius de la
Liebfrauenkirche de Halle). Noter qu’Alfred Dürr écrit
qu’il n’existe aucune preuve solide de cette attribution
à Heineccius ni au poète de Weimar, Salomo Franck.
In
KB : Origine du texte. Texte zur Music / in der Kirche zu V-L. Frauen
/ in Halle / Auf des/ Wegen der Seel. 1717
et 1718 Halle, Neue Buchhandlung XX. On
y retrouve les textes de [1], [3], [5, avec modifications], [7, Chor]
BASSO
[Jean-Sébastien
Bach, volume 1, page
39] : «…texte parodié établi par Johann
Michael Heineccius. Dépourvue de choral, cette cantate de Noël
(dont on ne connaît que les parties séparées
autographes), obéit à une parfaite symétrie…
et l’on n’y trouve aucun élément extérieur
susceptible d’évoquer d’une manière ou
d’une autre, l’atmosphère traditionnelle de Noël
(par exemple rythmes de pastorale, chants de Noël, etc.). Le
texte même dévoile à peine la trame de cet
événement que le poète s’est tout juste
borné à refléter au terme du premier
récitatif » . .. [volume 2, page 281 :
« Harald Streck [ Der
Verskunst und den poestichen texten zu den Kantaten von J.-S. Bach –
Université,
Hambourg,
1971] [comme Alfred Dürr] ]rejette
l’idée que le texte de BWV 63 (la cantate écrite
pour Halle) soit l’œuvre d’Heineccius et prononce
là encore le nom de Franck ».
CANTAGREL
[Les cantates de J.-S.
Bach, pages 139 à
145] : «…Connu sous son nom de plume latinisé
de Heineccius, Johann Michael Heinecke, à qui Bach a
vraisemblablement emprunté son livret, était pasteur à
la Liebenfrauenkirche de Halle…
«…Il
est possible que la première version de la cantate BWV 63 ait
été, au moins pour partie, la parodie d’une
cantate profane antérieure, du fait qu’aucun élément
musical –symbolique, propre à Noël, choral de
circonstance- n’évoque particulièrement la
Nativité. Quant au livret de Heineccius, il a été
publié plusieurs années après la composition de
la première version de l’œuvre [BWV 63].
FINSCHER :
« La cantate BWV 63 est d’après son texte une
cantate de Noël mais on ne sait à quelle fin Bach a
composé l’œuvre. Les paroles étant
probablement dues à J.M. Heineccius, théologien de
Halle, on est tenté de tenir la cantate pour un morceau
d’épreuve destiné à accompagner la
candidature de Bach, en 1713, au poste d’organiste de l’église
Notre-Dame de Halle ou de la rattacher à l’inauguration
par Bach, en 1716, de l’orgue de la même église.
GARDINER
[notice de son enregistrement SDG 174] : « La
cantate ne présente aucun des thèmes usuels de la
Nativité, pas de berceuse, pas de musique pour les bergers ou
pour les anges, pas même les habituels chorals de Noël. …
c’est une œuvre énigmatique que Bach devait
reprendre dans ses années de Leipzig, sur un texte que l’on
suppose de Johann Michael Heineccius… lequel n’avait pas
ménagé ses efforts pour attirer Bach en 1713 [à
Halle]. Ce livret fut par la suite réutilisé dans le
cadre des cérémonies du bicentenaire de la Réforme
en 1717. [Carl de Nys : avec une cantate de Gottfried
Kirchhoff exécutée en 1717 à la Liebfrauenkirche
de Halle…».
MINCHAM
[BCW] : Le texte du chœur d’introduction possède
deux idées principales : « Chrétiens,
gravez ce jour / Dans le métal et dans le marbre
|| - Venez vite avec moi vers la crèche / Et
déclarez d’un ton joyeux / Votre reconnaissance
et votre soumission ! / Car le rayon qui perce jusqu’à
nous / Sera pour vous un rayon de Grâce ».
La
première proposition (242 mesures pour seulement 40 à
la seconde) est la plus importante avec sa reprise da capo, comme
pour la bien faire entrer dans l’âme et la mémoire
des chrétiens.
[On
pourrait s’interroger sur la personne (Le Christ ?)
exhortant les chrétiens à le suivre « Kommt
und eilt mit mir zur krippen].
NEUMANN :
Vraisemblablement Heineccius (1718). Le fac-similé [Sämtliche
von Johann Sebastian Bach vertonte Texte]
donne le texte du fascicule édité pour le Jubilée
(Jubel-Fest) de la Réformation 1717 :Texte
zur Music | In der Kirche zu U. L. Frauen | in Halle.
Musique de Gottfried Kirchhoff exécutée le 31
octobre 1717.
NYS,
Carl de : «…La lecture du texte fait apparaître
une très solide culture théologique ; on est loin
des « affections » piétistes qui se
rencontrent dans bien des livrets de Bach : c’est le
terrain ferme de la doctrine orthodoxe ».
PETZOLDT
: «…Ce travail des textes par Bach conduit sur le
terrain de son propre travail théologique. Si au regard de la
bibliothèque de Bach on a pu subordonner sa propre
subjectivité à la fréquentation de la théologie
contemporaine, si les inscriptions dans la Bible de Calov ont pu être
attribuées à sa culture personnelle comme lecteur
biblique plutôt qu’à une culture générale
ou publique, c’est qu’on a bien à faire ici à
un labeur théologique propre à Bach. Le travail dans ce
domaine de la recherche théologique chez Bach ne peut se
restreindre à ces trois seuls textes [ceux de BWV 64, 69a et
77]. Il existe suffisamment d’autres exemples qui supposent un
processus comparable, pour lesquels seulement il ne peut être
conclu de cette façon que c’est Bach lui-même qui
s’est chargé du texte. Il s’agit de textes qui
sont indubitablement proches des poésies de Johann Jacob
Rambach (comme Es ist
nichts Gesundes an meinem Leibe)
BWV 25, ou de Johann Michael Heinccius (Christen,
ätzet diesen Tag),
BWV 63 ; en progressant dans ce sens, il faut bien sûr
débattre de l’ensemble des textes de ce qu’on
appelle le cycle annuel des cantates qui glosent chaque fois un
choral précis comme fondement textuel. Mais le moindre rapport
à Bach comme rédacteur nous fait défaut, car il
n’y a aucune référence d’auteur…»
SCHMIEDER :
Auteur inconnu. Bach ou Henrici (Picander) ?
TADASHI :
«…Il n’est pas du tout certain que le livret soit
de J.M Heineccius, pasteur de la Liebfraukirche à Halle…»
[mais l’auteur ne propose pas un autre nom].
[le
texte complet du livret de Heineccius figure dans le coffret n°2
« Erato /Rilling : « Texte
pour la musique en l’église Notre-Dame de halle pour la
fête jubilaire de l’année 1717 (31 octobre) qui
doit être célébré en raison de la
bienheureuse réforme de Luther… ; Cantata
avant midi »
etc.]
GÉNÉRALITÉS
BWV 63
BASSO
[Jean-Sébastien
Bach, page 618] :
« Le choral est une composante quasi obligée de la
Kirchen-musik
de Bach. Si l’on considère tout ensemble, tant le choral
harmonisé à quatre parties que son élaboration
contrapuntique (Choralbearbeitung),
quatorze seulement, parmi toutes les cantates que nous connaissons,
se trouvent privées de l’apport de cet élément :
BWV 34, 35, 54, 63, 82, 134, 150, 152, 170, 172, 181, 191, 193, 196…»
BOMBA :
« Entre le premier dimanche de l’Avent et Noël,
on ne jouait pas de musique figurative à Leipzig. C’est
ainsi que Bach avait plus de temps que d’habitude pour se
prépaer lui et ses musiciens, à la période de
fête qui approchait…»
BOYER
[ Les
cantates sacrées de Jean-Sébastien Bach]
: «…La
cantate BWV 63 avait été écrite avant Leipzig et
n’était pas destinée à l’origine au
climat noëlique, mais la joie qui s’en dégage la
désigne comme l’un des fleurons de 1723. Il ne faut même
pas s’étonner de l’absence de choral : on
devait entonner en ce jour de Noël de nombreux cantiques
séparés…»
CANDÉ
: «…Bach fait exécuter à Halle une
cantate, probablement [BWV 63], dont le livret est parfois attribué
au pasteur Heineccius. Cette cantate aurait alors une triple
destination : la candidature à la Liebfrauenkirche
(peut-être dimanche 10 [août 1713], la prochaine fête
de Noël à Weimar, et l’anniversaire du prince
Johann Ernst, le 25 décembre…»
CANTAGREL[
Les cantates de J.-S. Bach, pages 139 à 145] :
«…Il est frappant de constater qu’aucun choral
n’est utilisé… pas même en conclusion. On
peut donc supposer que l’assemblée entonnait le choral
approprié après l’exécution de la Musik.
Cette absence a fait supposer, hypothèse recevable, que
l’œuvre pourrait être l’adaptation…
d’un concerto grosso composé peu avant [1724 ?]
CROUCH
[BCW] : «…On peut imaginer que cette œuvre a
pu être exécutée en « extérieur »…avec
un chœur plein d’énergie…»
FINSCHER :
«…Les traits les plus frappants de la cantate sont le
défaut total de choral, l’ampleur exceptionnelle et le
déploiement de pompe ainsi que la parfaite symétrie de
structure…»
GARDINER
[notice de son enregistrement SDG 174] : « œuvre
symétrique… tenant l’équilibre entre danse
profane (pour les instruments) et style motet (pour les voix)…»
NYS,
Carl de [Livret du concert de Mazamet 1972] : «…Une
particularité de la cantate est qu’elle n’a aucune
des caractéristiques de la musique de Noël, le style
pastoral avec le rythme de sicilienne, la prédominance des
bois, les berceuses, etc. ». La structure musicale de
cette œuvre grandiose frappe par un souci inhabituel de
symétrie : Grand chœur da capo (1) - Récitatif
accompagné (2) - Duo soprano-basse (3) = Récitatif
secco (4) = Grand chœur da capo (7) - Récitatif
accompagné (6) - Duo alto-ténor (5). Ce souci de
symétrie se retrouve même dans les divers mouvements de
l’œuvre puisque les chœurs et les duos sont dans la
forme du da capo et que le récitatif secco central comporte,
au milieu, une partie accompagné. Par ailleurs on est frappé
de l’envergure des différents mouvements, de
l’importance des thèmes, leur largeur de conception…
[Cantates
à Saint-Thomas,
I, page 59] : «…L’ordonnance générale
de cette cantate est magistrale : deux grands chœurs, du
genre « monument » de polyphonie »
encadrent trois récitatifs qui encadrent eux-mêmes deux
arias ».
[Jean-Sébastien
Bach, page 201] : Dans
la très belle cantate BWV 63, on pourrait montrer en détail
comment Bach insiste sur le chiffre trois tout au long de la
partition : l’incarnation est une œuvre d’amour,
la manifestation visible de l’essence de la vie trinitaire ».».
SCHWEITZER :
«…Parmi les quatre s authentiques qui nous sont parvenus
(do majeur, ré mineur ré majeur, sol majeur), Spitta
croît reconnaître celui qu’il écrivit pour
le jour de Noël 1723 ; c’est le Sanctus en do majeur
[BWV 238], dont l’invention rappelle, en effet, beaucoup la
cantate BWV 63, composée le même jour ».
SMITH
[BCW] : « La cantate BWV 63 est la plus grande et la
plus ambitieuse des cantates de Weimar…»
TADASHI :
«… Basée sur do majeur, la cantate est une œuvre
charmante à la musique expressive évoquant les images
de réjouissance devant la naissance du Sauveur ; c’est
un excellent exemple de traitement du thème de Noël chez
Bach ».
TRAUPMAN
CAROL-CARR [BCW] : Disposition symétrique des mouvements
qui, si on la lit inversée, est en forme d’arc…
celui évoqué dans le récitatif numéro 4 ?
[1. chœur - 2. Récitatif – 3. Duo - 4. Récitatif
- 5. Duo - 6. Récitatif - 7. Chœur].
WESTRUP
: « Quand Bach utilise des groupes d’instruments à
vent, ce sont généralement trois trompettes, deux cors
(un exemple unique dans BWV 205/1), deux flûtes, deux ou trois
hautbois (éventuellement des hautbois da caccia ou d’amour).
Un seul exemple d’utilisation de deux bassons se trouve dans le
« Quoniam tu
solus » de
la Messe en si
(BWV 232). Quatre trompettes sont requises dans les cantates BWV 63
et 119 (œuvres festives) et trois cors, uniquement, dans la
cantate BWV 143/5. Il est a présumer que Bach put utiliser ces
possibilités selon l’opportunité [des musiciens
disponibles].
[Les
versions discographiques de Richter, Rilling, Websky et Koopman (avec
les deux versions, hautbois et orgue) ont conservé le hautbois
concertant d’origine dans le mouvement 3]
DISTRIBUTION BWV 63
NEUMANN.
Solo : Sopran, Alt, Tenor, Baß. – Chor. Trompete
I-IV (appelées pour la I et la II, clarino, ou petite
trompette ) Tromba III, IV ; Pauken (appelées “tamburi”
dans la partition); Oboe I-III ; Streicher ; obligate Orgel
(nur in späterer Fassung = version ultérieure, Leipzig,
1729) ; B .c. (Fagott).
SCHMIEDER.
Soli : S,A,T,B. Chor : S, A, T, B. Instrumente : Oboe I, II, III;
Fagotto; Tromba I, II, III.IV; Timpani; Viol. I, II ; Vla.; Vcl.;
Basso; Organo; Continuo :
NBA.
Bach. F-Pn MON 523 I/2 : Clarino I, II (= Tromba I, II) / Tromba
III, IV. Tamburi / Oboe I, II, III /
Fagotto / Violino I, II / Viola / S, / A, / T,/ B, / Organo e
Continuo.
BASSO
[Jean-Sébastien
Bach, volume 1, page
450] : « usage fastueux des instruments, dont l’ensemble
comprend une large section d’instruments à vent, quatre
trompettes, trois hautbois et basson, plus tambours – et non
pas timbales, notons-le bien, alternant avec l’action
chorale ». [volume 2, page 844, note 2] : « …
en reprenant certaines cantates d’époque plus ancienne,
Bach y a parfois inséré une partie d’orgue
concertant : c’est le cas des BWV 47, 63, 73, 128 et
172 ».
BOMBA :
«…si l’ion peut supposer que deux chanteurs par
voix ont chanté les registre d’alto et de ténor
et que le soprano et la basse avait le même volume, seize
chanteurs formaient alors l’effectif des exécutions…
un argument qui se pose à l’encontre de la théorie
qui dit que le chœur était composé de quatre
solistes et de quatre ripienos. Bien que du point de vue pratique, de
nombre assez élevé de chanteurs a bien sûr un
sens – le volume solennel de l’effectif orchestral et
l’exécution triple pour un seul jour a sans doute exigé
des musiciens des efforts particuliers ».
GARDINER
[notice de son enregistrement SDG 174] : «cantate de
grande envergure dont le format excédait les possibilités
de la tribune dévolue au chœur [et aux instruments sans
doute] dans la Himmelsburg [la forteresse céleste], la
chapelle ducale où la plupart des cantates de Bach de l’époque
de Weimar furent données. Il semble que de temps à
autre le duc… décidait de se joindre à
l’assemblée des fidèles en assistant aux offices
de l’église de la ville dédiée aux saints
Pierre et Paul. Bach pouvait alors compter sur les forces mêlées
de la Capelle ducale et des musiciens municipaux autorisant des
effets d’apparat impossibles dans l’espace exigu de la
tribune de la chapelle ».
NYS,
Carl de [Mazamet] : « Caractère grandiose de
l’orchestre : 4 trompettes, timbales, 3 hautbois en plus
des cordes et de la basse continue. »… «…Mais
il est probable que la cantate BWV 63 a été achevée
ou transformée par la suite. Il n’y a pas trace d’une
exécution à Weimar ; par contre, la cantate a été
donnée à Leipzig au moins pour la fête de Noël
1723 et probablement pour celle de 1729, peut-être avec des
modifications puisqu’il existe une partie autographe d’orgue
concertant pour remplacer la partie de hautbois dans le duo pour
soprano et basse n° 3 » […]. On est frappé
de l’envergure des différents mouvements, de
l’importance des thèmes, leur largeur de conception, par
exemple dans la partie dévolue au hautbois solo ».
TADASHI :
« première cantate écrite par Bach pour le
jour de Noël… L’orchestration… en fait l’une
des œuvres majeurs de la période de Weimar ».
[Quatre
trompettes se trouvaient déjà dans la cantate BWV
119/1, pour l’Élection du Conseil de Leipzig, le 30 août
1723].
APERÇU BWV 63
1]
CHORSATZ. BWV 63/1
CHRISTEN,
ÄTZET DIESEN TAG
/ IN
METALL
UND MARMORSTEINE !
| KOMMT
UND EILT MIT MIR ZUR KRIPPEN / UND
ERWEIST MIT FROHEN LIPPEN
/ EUREN
DANK
UND EURE PFLICHT !
/ DENN
DER STRAHL,
SO DA EINBRICHT, / ZEIGT
SICH EUCH ZUM GNADENSCHEINE.
Chrétiens,
gravez ce jour / Dans le métal et dans le marbre ! /
Venez vite avec moi vers la crèche / Et déclarez d’un
ton joyeux / Votre reconnaissance et votre soumission ! / Car le
rayon qui perce jusqu’à nous / Sera pour vous un rayon
de Grâce.
Ut
majeur (C Dur), 289 mesures, 3/8
BGA.
Jg. XVI. Pages 53 à 72 | Cantate | Am ersten Weihnachtsfestage
| Feria 1 Nativitatis Christi. | CORO. | Tromba I. | Tromba II. |
Tromba III. | Tromba IV. | Timpani. | Oboe I. | Oboe II. | Oboe III.
| Fagotto. | Violino I. | Violino II. | Viola. | Soprano. | Alto. |
Tenore. | Basso. | Organo e Continuo. | Da capo. [BGA = : jusqu‘à
„Metall und Marmorsteine“
et postlude, page 67].
NEUMANN.
Forme da capo. A. : Unisson et polyphonie (canon !). avec l‘ensemble
de l‘orchestre. B. trois sections (unisono – imitation –
unisono et brèves parties d‘orchestre avec solo ou
Tuttichor ? Prélude instrumental de 32 mesures puis mesures 33
entrées du soprano puis alto, ténor et basse du chœur.
BASSO
[Jean-Sébastien
Bach, volume 1, page
415] : «…chœur de forme tripartite, c’est à
dire avec da capo (BWV 12, 172, 182) »… chœur
[avec le n° 7]fortement caractérisé par le style du
concerto italien, avec épisodes alternés, progressions,
ritournelles, séquences… la première section est
en partie en accords et en partie polyphonique…»
CANTAGREL
[Les cantates de J.-S.
Bach, pages 139 à
145] : «…métrique ternaire (à 3/8) de
caractère, saltatoire, sa tonalité principale d’ut
majeur et l’éclat des tutti, ce premier morceau est tout
entier placé sous le signe de la joie… La construction
est faite d’une mosaïque d’épisodes vocaux et
instrumentaux très contrastés, dans le genre du
concerto grosso… trois groupes, en effet, s’unissent ou
s’opposent, celui des trompettes avec les timbales, celui des
trois hautbois et celui des cordes, toujours avec le soutien du
continuo. La première partie (A)… intégralement
reprise à l’identique après l’épisode
central (B) fait éclater la jubilation…. Dans la partie
centrale migrant de la mineur à sol majeur, les trompettes
finissent par se taire pour laisser à découvert les
parties de hautbois… [sur] « Venez
vite avec moi vers la crèche »
ce rayon de grâce donne immanquablement lieu à un
figuralisme de doubles croches descendantes…»
FINSCHER :
« …Les deux chœurs [1 et 7] sont influencés
par le ton et les techniques du concerto et présentent toutes
es possibilités combinatoire et tout l’éclat
d’une écriture concertante de motet à quatre
voix…»
LEMAÎTRE :
«…le premier chœur s’inscrit dans un tempo
allègre à 3/8 dominé par l’esprit
concertant… pendant de longues périodes, douze parties
réelles se superposent…»
NYS,
Carl de [Mazamet 1972] : «…Les chœurs sont
particulièrement travaillés, mais ne présentent
pas encore le type qui sera courant dans les cantates de Bach à
partir du premier dimanche d’avent 1716 ; une partie
instrumentale qui anticipe les parties chantées des chœurs
utilisent encore des thèmes originaux ».
[Cantates
à Saint-Thomas, I,
page 59] : «…Dans le premier chœur trois groupes
d’instruments s’opposent un peu à la manière
du concerto grosso : les cuivres avec les timbales, les bois et les
cordes ; les voix du chœur viennent se mêler à
ces trois groupes, d’abord par de brèves interjections,
puis par des séquences plus longues. Cette page est un grand
triptyque : entre deux parties identiques essentiellement
polyphoniques s’intercalent trois séquences chorales
plus concentrées et homophones séparées par des
figurations orchestrales ; cette partie centrale est moins
éclatante: après la jubilation sur la naissance du Fils
de Dieu (avec trompettes et timbales) celle-ci exprimerait plutôt
l’adoration des bergers. Il semble que dans ce chœur -
comme dans le chœur final d’ailleurs -, il faille faire
une opposition entre la masse chorale dans la première (et
dernière) partie et un ensemble vocal plus restreint pour la
partie centrale, ce que l’on appelait encore Tutti-Chor
et Solo-Chor,
[voir Werner Neumann], ce petit et grand chœur utilisé
d’ailleurs dans la musique spirituelle française depuis
l’époque de Nicolas Formé ».
PIRRO
[L'esthétique de
Jean-Sébastien Bach – La formation rythmiques des
motifs, page 102] :
« Bach associe volontiers un motif rythmique ainsi terminé
par des notes accélérées aux paroles qui
éveillent une idée de béatitude souriante, aux
mots d’accueil, de félicitation, de tendresse ; il
l’écrit pour traduire ces exclamations qui semblent
jaillir d’un cœur épanoui [+ Exemple musical sur
les mot s « O
sel’ger Tag »,
BG XVI, page 73]. Renvoi aux cantates BWV 32 (« Liebster »,
BG,VII, page 56) - BWV119 (BG. XXIV, page 216 sur « glückselge
Stadt ») –
BWV 186 (BG. XXXVII, page 131 sur « selig »)
– BWV 67 (Wohluns !
Wohluns) – BWV
119 (BG. page 217 « Wohl
dir ») –
BWV 50 (BG. XII, page 163 sur « lieben »).
SCHREIER,
Manfred : «…Forme da capo en trois parties (A-B-A)
aux vastes dimensions.. La partie A est composée de quatre
éléments : ritournelle d’orchestre, deux
développements analogues pour le chœur et répétition
de la ritournelle d’orchestre… la partie B est composée
de cinq éléments, trois développements pour le
chœur et deux brefs interludes pour l’orchestre
SCHWEITZER
[J.S. Bach,
volume 2, page 153] : « Dans le premier chœur,
il y a un effet charmant sur les mots « Kommt
und eilt mit mir zur Krippen - Venez vite avec moi vers la crèche »,
la soprano étant toujours trois mesures en avance sur les
autres voix…»
WOLFF :
« chœur en ut majeur avec alternance dynamique
d’épisodes instrumentaux virtuoses et de passages vocaux
plus chantants. L’écriture chorale dont l’articulation
claire évoque souvent le lied, obéit à diverses
structures allant de la simple harmonisation jusqu’à la
fugue, en passant par un subtil contrepoint… »
2]
REZITATIV ALT. BWV 63/2
O
SELGER TAG !
O UNGEMEINES HEUTE
[R. Wustmann : „Wunderbares“],
/ AN
DEM DAS HEIL
DER WELT,
/ DER
SCHILO,
[W. Neumann et R. Wustmann : „Der
helfer“]
DEN GOTT
SCHON IM PARADIES
/ DEM
MENSCHLISCHEN GESCHLECHT
VERHIEß, / NUNMERHRO
SICH [R. Wustmann : „nunmehr
sich hat“]
VOLLKOMMEN DARGESTELLT / UND
SUCHET ISRAEL
VON DER GEFANGENSCHAFT
UND
SKLAVENKETTEN
/ DES
SATANS
ZU
[adagio] ERRETTEN,
| DU
LIEBSTER GOTT
WAS SIND WIR ARME
DOCH ? / EIN
ABGEFALLNES VOLK,
SO DICH VERLASSEN. / UND
DENNOCH WILLST DU UNS NICHT HASSEN ! / DENN EH WIR SOLLEN NOCH
NACH
DEM VERDIENST
ZU BODEN
LIEGEN,
/ EH
MUß DIE GOTTHEIT
SICH BEQUEMEN, / DIE
MENSCHLICHE NATUR
AN SICH ZU NEHMEN / UND
AUF DER ERDEN,
/ IM
HIRTENSTALL
ZU EINEM KIND
WERDEN. | O
UNBEGREIFLICHES, DOCH SELIGES
VERFÜGEN !
(reprise] : O
UNBEGREIFLICHES, DOCH SELIGES VERFÜGEN !
Oh
jour béni ! Oh jour merveilleux / Où le Salut de
l’Humanité, / Le Héros que Dieu avait promis dès
le Paradis / Au genre humain, / S’est révélé
pleinement à lui / Et cherche à délivrer Israël
de sa captivité et de ses chaînes / Et de l’esclavage
de Satan. Oh Dieu bien-aimé ! Infortunés que nous
sommes ! / Nous le peuple déchu qui t’avons
abandonné, / Tu ne nous as pas puni de ta haine / Car avant
que nous ne gisions à terre écrasés par nos
fautes, / La Divinité devra accepter / De se façonner à
l’image de l’homme / En naissant dans une bergerie /
Ici-bas sur la terre. / Oh décision mystérieuse et
bénie !
Schilo1
Moïse 49, 10
[Avec
ce récitatif, l‘allusion à la Festivité de
Noël paraît fugitivement].
Ut
majeur (C Dur) → La mineur (a moll), 32 mesures, C
BGA.
Jg. XVI. Pages 73 à 75 | RECITATIVO. | (sempre
piano)
/ Violino I. | Violino II. | Viola. | Alto. | Organo e Continuo.
NEUMANN.
Accompagnato et parties „arioso“. Cordes, B.c et Alto.
BASSO
[Jean-Sébastien
Bach, volume 1, pages
449/450] : le seul faisant réellement allusion à la
festivité de Noël…le récitatif pour alto
[est] une large prière avec des moment d’extraordinaire
beauté ; l’indication sempre
piano accompagne cette
page mystique, toute pénétrée de la
contemplation du grand jour qui marque l’aube du processus de
la rédemption de l’humanité, et animée
d’extraordinaires ariosos
CANTAGREL
[Les cantates de J.-S.
Bach, pages 139 à
145] : «…Le Sauveur est ici désigné
par le mot hébreu de Schilo,
celui du Fils de l’Homme annoncé par Jacob prophétisant
sur ses douze fils ». [Dans « l’Ancien
Testament », cette dénomination en hébreu
qui signifiie « Celui » n’est pas reprise
par la PBJ qui lui préfère le terme de « Sauveur ».
Le renvoi classique sur la prophétie de « celui qui
viendra sauver » est dans le Livre de la Genèse 49
au verset 10 [PBJ. 77 et 78].
GARDINER
[notice de son enregistrement SDG 174] : «le premier
accompagnato, ravissant mouvement pour alto et cordes, passe
imperceptiblement d’un arioso méditatif à la
déclamation pure pour ensuite revenir à son point de
départ, le tout réparti sur trente-deux mesures…
Passager tortueux dans lequel voix et continuo luttent pour se
libérer des « chaînes de Satan »
dont Bach négocie une transition à couper le souffle de
mi mineur à la majeur évoquant le baume longtemps
espéré de la naissance de Jésus,, puis par son
recours à une tierce diminuée pour réaliser une
surprenante chute libre de la mineur à fa majeur reflétant
la situation de l’humanité déchue (« nach
dem Verdienst zu
Boden liegen »).
TADASHI :
«…cuivres, bois, cordes et voix se joignent dans une
grande concurrence pour proclamer ce jour de Noël. Dans la
section du milieu qui parle de « la lumière de sa
grâce » les trompettes cèdent leur place et
pendant un moment la musique passe à un la mineur plus doux. O
sel’ger Tag crie
l’alto, commençant une longue déclamation sur un
fond de cordes discrètes. Le ton est tout rempli
d’émerveillement devant l’Incarnation.
3]
ARIE (DUETT), SOPRAN, BAß. BWV 63/3
GOTT,
DU HAST ES WOHL GEFÜGET, / WAS UNS JETZO [variante : „itzo“]
WIDERFÄHRT. | DRUM LAßT UNS AUF IHN STETS TRAUEN / UND AUF
SEINE GNADE BAUEN, / DENN ER HAT UNS DIES BESCHERT, / WAS UNS EWIG
NUN VERGNÜGET.
Dieu,
c’est toi qui as décidé ainsi : De ce qui
devait nous advenir maintenant, / Ayons donc toujours confiance en
lui et / Comptons sur sa Grâce ; / Car c’est lui qui
nous a donné / Ce qui fera notre bonheur à tout jamais.
La
mineur (a moll) + section B = Ut majeur (C Dur), 69 mesures, C
BGA.
Jg. XVI. Pages 76 à 79 | DUETTO. | Marqué „Adagio“.
| Oboe (solo). | Soprano. | Basso. | Organo e Continuo. | Da capo.
NEUMANN :
Arie. Duett (écriture en canon). Forme quatuor (Hautbois et
version ultérieure, orgue obligé), Soprano, Basse, B.
c. Da capo
BASSO
[Jean-Sébastien
Bach, volume 1, page
450] : «…l’aria… emploie les deux voix
[soprano et basse] –suivant une interprétation
littéraire du texte – en figurations en canon, sur une
dense mélopée du hautbois concertant… »
CANTAGREL
[Les cantates de J.-S.
Bach, pages 139 à
145] : «…un trio pour deux dessus (soprano et
hautbois), basse et continuo. La ritournelle est confiée au
hautbois solo dans la version d’origine, plus tard remplacé
par l’orgue obligé…. Il n’est pas
impossible que –Bach- ait sous-entendu, dans la distribution
vocale, la confiance heureuse du soprano et la voix divine de la
grâce dans la basse [bien souvent celle du Christ]…
Procédant en imitations ou en homophonie, à l’octave
l’une de l’autre, et indépendamment de la partie
instrumentale du hautbois ou de l’orgue, les deux voix figurent
clairement l’ordre de Dieu que suivent les chrétiens. La
section B de cette aria à da capo est en ut majeur…»
FINSCHER :
« …les airs sont fortement marqués par
l’idée fondamentale de leurs textes respectifs, le n°
3 illustrant notamment l’idée de « wohl
gefüget - tout
décidé ainsi »
(canon et imitations des parties vocales)…»
LEMAÎTRE :
«…l’écriture des voix est en canon (octave,
quarte, tierce). Les parties instrumentales tendent vers l’ostinato
et, par leurs ritournelles, insufflent à ce duo, l’esprit
du rondo…»
NYS,
Carl de [Cantates à
Saint-Thomas I, page
60] : «…Après le mouvement initial [1] dans le
style du concerto, c’est la succession des soli accompagnés
par les instrument à vent et les cordes, exactement comme dans
le mouvement lent d’un concerto grosso ; on peut se
demander jusqu’à quel point la forme primitive de
l’œuvre n’était pas instrumentale : un
concerto grosso justement ; nous savons que Bach a fait
plusieurs fois des adaptations de ce genre : dans l’Oratorio
de Pâques BWV
249, il a adapté un concerto pour orchestre. Le premier des
deux duos -ils s’opposent et s’harmonisent avec
l’ensemble par le groupement des voix : S. B - A. T !
semble extrait d’une passion : la tonalité mineure
et le hautbois solo concourent à créer cette impression
tout autant que le caractère du thème ; on y
évoque la grâce rédemptrice et ce climat a donc
une signification doctrinale précise ».
SCHREIER,
Manfred : «…Forme da capo rigoureuse, tendance aux
formations ostinato, une répétitions des six mesures du
prélude instrumental ou des deux mesures initiales…
évoquant la forme du rondo…dans la partie vocale…
c’est le style du motet
TADASHI :
«…un hautbois obbligato (pour l’exécution
de 1723 ; orgue obbligato) représente les soucis du
monde des hommes ; en canon, le soprano et la basse chantent et
reconnaissent que de tels soucis sont en fait l’œuvre de
la providence de Dieu. Dans la section du milieu, la progression par
certains tons de la basse montre que la confiance en la miséricorde
de Dieu est révélée ».
4]
REZITATIV TENOR. BWV 63/4
SO
KEHRET SICH NUN HEUT / DAS
BANGE LEID,
/ MIT WELCHEM
ISRAEL
GEÄNGSTET UND BELADEN, / IN
LAUTER HEIL
UND GNADEN.
| DER
LÖW
AUS DAVIDS
STAMME
IST ERSCHIENEN, / SEIN
BOGEN
IST GESPANNT,
DAS SCHWERT
IST SCHON GEWETZ, / WOMIT
ER UNS IN VOR‘GE FREIHEIT
SETZT.
Et
voici que les souffrances / Endurées hier par Israël /
Ont cédé le terrain / Au Salut et à la Grâce.
/ Il est apparu, le lion de la famille de David, / L’arc tendu
et l’épée fourbie / Pour assurer notre liberté.
[L‘allusion
au „lion“ de David peut aussi renvoyer à
l‘évocation du “Lion de Juda“ du Livre de la
Genèse 49, 9 et 10 [PBJ. 77].
Ut
majeur (C Dur) → Sol majeur (G Dur), 12 mesures, C
BGA.
Jg. XVI. Pages 79 | RECITATIVO. | Tenore. | Organo e Continuo. Marqué
„Andante“ mesures 4 à 7 – Marqué „a
tempo“
mesures 8 à 12.
NEUMANN.
Secco et partie accompagnato (B. c) et arioso (partie centrale) sur
„Gnaden
- Grâce“
BASSO
[Jean-Sébastien
Bach, volume 1, page
415] : «…C’est encore une musique pour les yeux,
une peinture musicale que celle qui sublime le final du second
récitatif sur les mots « sein
Bogen ist gespannt, das Schwert ist schon gewetz
-son arc est tendu, son
épée est déjà affilée »
[+ Exemple musicale].
CANTAGREL
[Les cantates de J.-S.
Bach, pages 139 à
145] : «…bref et intense récitatif, le seul
secco de la partition… Alors que Bach s’abstient de
commenter musicalement les rugissements du lion de David auquel le
livret compare le Christ, à cinq reprises il souligne par des
fusées ascendantes de triples croches de la basse continue les
flèches lancées par l’arc tendu, ainsi que les
coups de l’épée qui doivent vaincre le mal et la
mort…… André Pirro se plaît à
décrire ce puissant figuralisme de la basse : « Une
gamme descendante, suivie d’un arpège terminé par
une chute d’octave, gronde au continuo, quand le ténor
déclare : « Le
lion de la souche de David est apparu »…
Un récitatif [4] occupe donc le centre de l’œuvre
et en fait la clef de voûte : c’est de lui que l’on
attend les mots essentiels de la prédication… le « plan
de la Rédemption »…»
DÜRRR :
symétrie de l’œuvre dont le récitatif [4]
constitue l’axe.
LEMAÎTRE :
«…le continuo illustre, par des gammes ascendantes
rapides, les traits qui s’échappent de l’arc tendu
« Sein Bogen
ist gespannt ».
PIRRO
[L'esthétique de
Jean-Sébastien Bach – Les formes,
page 290] : « Dans le récitatif de ténor,
la basse [continue] intervient d’une manière
descriptive. Une gamme ascendante suivie d’un arpège
terminé par une chute d’octave, gronde au continuo,
quand le ténor déclame : Le
lion de la souche de Juda est apparu »
[Plus exactement, dans la cantate, « le
lion de la souche de David »]
. Mais ici, cette formule n’est pas seulement pittoresque :
ce grand dessin se répète sur des tons différents,
et le récitatif en reçoit une sorte d’unité
menaçante et farouche » [BG. XVI, page 79].
SCHREIER,
Manfred : «…Ce récitatif est au centre des
sept mouvements de la cantate qui est de structure parfaitement
symétriques. La deuxième partie comporte le même
ordre que la première mais à l’envers…le
récitatif compte douze mesure… c’est ainsi que
les douze tribus d’Israël forment l’église
[dont il est question dans le texte]…»
[selon
BCW, Discussion 1, décembre 2005 et Traupman Carol-Carr
(Bethlehem Bach le mot essentiel « Gnaden –
miséricorde
», est au centre de ce mouvement…et comme le centre de
la cantate]
5]
ARIE (DUETT), ALT, TENOR. BWV 63/5
RUFT
UND FLEHT DEN HIMMEL
AN, / KOMMT,
IHR CHRISTEN,
KOMMT ZUM REIHEN,
/ IHR
SOLLT EUCH OB DEM ERFREUEN, / WAS
GOTT
HAT [R. Wustmann et W. Neumann : „uns
heut“]
ANHEUT GETAN ! | DA
UNS SEINE HULD
VERPFLEGET / UND
MIT SO VIEL HEIL
BELEGET, / DAß
MAN NICHT G‘NUG DANKEN
KANN.
Appelez
le Ciel, implorez-le, / Venez, o Chrétiens, venez [en rondes]
célébrer / Ce jour que Dieu a fait pour nous
aujourd’hui, / Venez vous en réjouir ! / Comme Il
nous a accordé Sa clémence / Et assuré
pleinement notre salut, / On ne peut lui en être assez
reconnaissant.
[Cantates,
page 60] : «Ce duo, en majeur, accompagné par les
cordes, se rattache plutôt à l’atmosphère
jubilante de l’ensemble et prépare ainsi le retour au
climat initial dans le grand chœur qui termine l’œuvre ».
Sol
majeur (G Dur), 192 mesures, 3/8
BGA.
Jg. XVI. Pages 80 à 87 | DUETTO. | Violino I. | Violino II. |
Viola. | Alto. | Tenore. | Organo e Continuo.
NEUMANN.
Libre da capo. La mélodie offre un caractère de danse.
BASSO
[Jean-Sébastien
Bach, volume 1, page
451] : «…L’aria suivante… adopte une forme
avec da capo tout en se permettant quelque liberté (ABA’),
et se développe sur un rythme (3/8) qui a un caractère
de danse ».
CANTAGREL
[Les cantates de J.-S.
Bach, pages 139 à
145] : «…ce da
capo varié se
situe en complémentarité du premier [3]… les
lignes vocales en imitations semblent souligner l’insistance de
l’invocation des chrétiens. Rare, sous la plume de Bach,
une indication pianissimo
est destinée aux instruments à cordes qui accompagnent
les roucoulades vocales sur les mots « Reihen
–rondes »
et « danken
– remercier »…
On trouve également des indications piano
et forte ».
MACIA
[Tout Bach,
page 137] : «…sur un tempo dansant en forme de
rondo… l’alto et le ténor invitent les fidèles
à ce réjouir : « Venez, chrétiens,
dans cette ronde », ronde dessinée par les cordes…»
SCHREIER,
Manfred : «…da capo libre, le prélude de 20
mesures est repris sans modification comme postlude à la fin
de l’aria. Il n’y a pas de partie centrale contrastée
comme dans le duo n° 3.. Le caractère enjoué du
mouvement est souligné par les enchaînements de trilles
sur les mots « danken
– rendre grâces »
et reihen –
ronde ».
TADASHI :
«…La claire structure musicale révèle une
unité puissante et l’œuvre donne l’impression
d’être extrêmement moderne ».
6]
REZITATIV BAß. BWV 63/6
VERDOPPELT
EUCH DEMNACH, IHR HEIßEN ANDACHTSFLAMMEN
/ UND
SCHLAGT IN DEMUT
BRÜNSTIGLICH ZUSAMMEN ! / STEIGT
FRÖLHICH HIMMELAN / UND
DANKET GOTT
VOR DIES, WAS ER GETAN !
Elevez-vous
donc de plus belle, ô flammes brûlantes de la méditation,
/ Unissez vos forces dans la ferveur et l’humilité !
/ Montez gaiement vers le Ciel / Et louez Dieu de ce qu’il a
fait.
Mi
mineur (e moll), 14 mesures, C
BGA.
Jg. XVI. Pages 88 à 89 | RECITATIVO. (Achtstimmig – à
huit voix). | Oboe I. | Oboe II. | Oboe III. | Violino I. | Violino
II. (marqués successivement „a
tempo“
puis „Andante
e piano“)
| Viola. | Basso. | Fagotto / Organo e Continuo.
NEUMANN.
Accompagnato. Arioso : Oboe I-III; Streicher; B.c. (+ Fagott). Baß.
CANTAGREL
[Les cantates de J.-S.
Bach, pages 139 à
145] : «…Ici, encore, indications de mouvements (a
tempo, andante) et
d’intensité (piano,
forte) ».
NYS,
Carl de [Cantates à
Saint-Thomas, page
60] : « Symbolismes multiples, par exemple, dans
[6], sur les mots « redoublez-vous,
voix de la dévotion », le compositeur fait entrer
les trois hautbois et les cordes ».
SCHREIER,
Manfred : «…écriture à huit voix,
l’écriture à quatre voix du récitatif n°2
étant doublée. L’union des « flammes
de dévotion » est représentée par le
musicien par la séparation puis la réunion des partie
de hautbois et des cordes ; cette séparation n’a
lieu qu’une seule fois dans tout ce mouvement… il
apparaît clairement que le nombre 7 a été
introduit intentionnellement dans cette page…Il faut le
comprendre comme une référence à la grâce
de Dieu fois dans tout le a été mouvement…»
7]
CHORSATZ. BWV 63/7
HÖCHSTER,
SCHAU IN GNADEN
AN / DIESE
GLUT
GEBÜCKTER SEELEN !
|| LAß
DEN DANK,
DEN WIR DIR BRINGEN, / ANGENEHEME
VOR DIR KLINGEN, / LAß
UNS STETS IN SEGEN
GEHN, | (Adagio)
: ABER
NIEMALS
NICHT GESCHEHN, / (marqué Tempo
primo)
: DASS
UNS SATAN
MÖGE QUÄLEN.
Toi
le Très-Haut, accorde ta grâce / A ces âmes
ardentes et toutes à la prière ! / Reçois
avec bienveillance / Les louanges que nous t’apportons, /
Donne-nous toujours ta bénédiction, / Et ne permets
jamais / que Satan nous tourmente.
Mi
mineur (e moll) → Ut majeur (C Dur), 107 mesures, C
BGA.
Jg. XVI. Pages 90 à 110 | CORO. | Tromba I. | Tromba II. |
Tromba III. | Tromba IV. | Timpani. | Oboe I. | Oboe II. | Oboe III.
| Fagotto. | Violino I. | Violino II. | Viola. | Soprano. | Alto. |
Tenore. | Basso. | Organo e Continuo. | Da capo.
NEUMANN.
Forme Da capo. Deux parties : A. deux sections homophones et fugueé
; thème à la trompette et partie orchestrale avec
ritournelle. B. Section fuguée avec imitation du thème
aux trompettes. Ritournelle et parties vocales „Solochor –
Tuttichor ?“
CANTAGREL
[Les cantates de J.-S.
Bach, pages 139 à
145] : «…Au lieu du choral qui conclut généralement
les cantates, un vaste ensemble contrapuntique constitue la réplique
du morceau d’introduction [1]. Lui aussi est construit selon le
schéma da capo,
ABA. Le style de concerto grosso est ici à son apogée,
dans les répliquent que se donnent dès le début
les trois groupes de cuivres, bois et cordes. Après la longue
ritournelle initiale, abondant en fusées et en mouvements
dactyliques, les voix entonnent leur prière à
l’Éternel, en écriture homophonique, d’abord,
puis en style fugué … cette section fuguée
commence a capella,
puis les instruments entrent progressivement et se mêlent à
l’ardeur générale, avant la reprise de la
ritournelle initiale. De même, la section centrale (B), d’abord
homophone et a capella,
s’anime-t-elle jusqu’au point central de tout ce chœur…
« Aber
niemals… »
suscite un réseau de figures chromatiques exacerbées,
en mouvements descendants, douleur extrême, intensément
expressive. Brève conclusion animée avant la reprise de
la première section…»
GARDINER
[notice de son enregistrement SDG 174] : «…Le chœur
final est une superbe mosaïque de structures et de climats
entremêlés. Il s’ouvre pompeusement sur une brève
fanfare des quatre trompettes et timbales annonçant l’arrivée
de quelque dignitaire – le Duc de Weimar lui-même ?
…de grands arcs étirés d’exubérantes
gammes en doubles croches précèdent l’entrée
du chœur sur le motif en fanfare « Höchster,
schau in Gnaden an »
avant la première des deux fugues en permutation. Les deux
sujets de fugue rappellent les motets à double chœur de
Bach… BWV 226 et BWV 228, et toutes deux commencent de façon
méditative avec les voix seules avant de croître,
au moyen de doublures instrumentales, jusqu’à une
éclatante apothéose dominée par la trompette.
Juste avant le da capo… trille collectif sur le mot « quälen »
pour décrire la futilité des tentatives de Satan…»
NYS,
Carl de [Cantates à
Saint-Thomas, volume 1
page 60] : «…C’est sans doute le chœur final
qui constitue le sommet musical de cette cantate. Bach y a inscrit
plusieurs fois, comme une signature en filigrane, les quatre lettres
de son nom : B (si bémol), A (la), C (ut), H (si
naturel). On comprend fort bien que le jeune compositeur ait conçu
une légitime fierté de cette page; chez un musicien de
moins de trente ans, elle témoigne d’un génie
singulièrement mûr et épanoui. Elle emprunte à
nouveau la forme à trois parties da capo mais en utilisant la
technique de la fugue ; dans la fugue centrale les trois thèmes
sont soulignés par les trompettes. L’insistance de Bach
sur le chiffre trois tout au long de la partition n’est pas
accidentelle; l’incarnation du Fils, œuvre d’amour,
n’est que la manifestation, la révélation sur
terre de la vie trinitaire divine ».
PIRRO
[L'esthétique de
Jean-Sébastien Bach – Formation des motifs,
pages 76/77] : « Le thème chromatique descendant…
motif dont la fonction expressive est déjà marquée
si nettement dans les premières œuvres, se retrouve,
avec le même caractère , dans un grand nombre de
compositions de Bach… La cantate BWV 63… renferme un
passage chromatique descendant qui correspond à la fin de
cette phrase : « Et
ne permets jamais
/ Que Satan nous
importune »
[+ Exemple musical pris au « ténor » sur
les mots « Dass
uns Satan möge quälen »,
BG. XVI, page 106].
ROBERT :
« Dans le chœur final de la cantate BWV 63, le texte
prie Dieu de faire bon accueil à nos prières. Le début
de la musique est empreint d’une sereine solennité.
L’imploration se fait plus touchante avec ces mots :
« Permets
que les remerciements que nous te présentons… »
Enfin la gradation s’accentue et la vive foi du croyant
s’affirme énergiquement avec le passage final… le
chromatisme du contre-sujet est destiné non pas à
rappeler les tristesses des embûches infernales mais bien à
communiquer un caractère plus tendre, plus expressif à
la confiante prière du chrétien ». [+
Exemple musical sur les mots « dass
uns Satan möge quälen
- que Satan nous
tourmente ».
SCHREIER,
Manfred : «…La tablature est la même que dans
le premier chœur [1]… les groupes d’instruments
ont un rôle concertant alternatif, ils interprètent des
préludes, postludes et interludes en marge des développements
des parties chorales qui sont libres. La structure de l’ensemble
est strictement da capo : A-B-A. Après une introduction
homophone, le chœur offre une « fugue en
permutation »
SCHWEITZER
[J.-
S. Bach "Le musicien-poète".
page 250] :
«…Pour exprimer la douleur, Bach emploie le motif
chromatique et le thème des soupirs. Parfois il fait
intervenir le motif chromatique pour souligner un seul mot. Ainsi
dans le chœur final de la cantate BWV 63, pour illustrer cette
phrase : « Mais ne souffre jamais que Satan nous
tourmente [+ Exemple musical pris à la voix de basse aux
mesures 50 à 52].
TADASHI :
«…Le mouvement final ne recourt pas à un choral
mais c’est un chœur splendide de forme libre… la
forme en semble assez traditionnelle, incorporant une combinaison de
sections contrastantes en bloc à l’intérieur
d’une, structure da
capo (ABA) ».
WOLFF :
«… le chœur n° 7 quitte brusquement l’affect
fondamental qui était celui d’une action de grâce,
pour évoquer de manière surprenante et forte l’image
de la souffrance [à savoir de la torture infligée par
Satan]…»
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page 24 (BWV 63/1 = chiffre „7“),
page 31 (BWV 63/2 = le chiffre „8“
la plénitude, sur les mots „O
selger
Tag
(huit notes), page 37 (BWV 63/7 = le nombre „11“,
le thème instrumental possède 11 notes), page 44 (BWV
63/3 = structure avec le nombre „14“
), page 44 (BWV 63/5 = le thème vocal et le thème
instrumental comptent 14
notes) et page 78.
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Plus
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s’applique à exposer, sinon à justifier les choix
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Réédition
révisée et augmentée. L’Harmattan 2005
DISCOGRAPHIE BWV 63
BACH
CANTATAS WEBSITE :
Discographie
établie par Aryeh Oron. Elle est ici proposée sous une
forme sensiblement allégée avec, parfois, quelques
précisions relatives aux références et aux
dates. Les numéros 1] et suivants indiquent l’ordre
chronologique de parution des enregistrements.
22
références (décembre 1999 – mai 2011) + 4
mouvements individuels (décembre 1999 – mai 2007).
Exemples
musicaux : Aryeh Oron (février 2003 – janvier
2005).
18]
CASTLBERRY, David. Marshall University Chamber Choir. Chamber
Orchestra.
CD
Marshall University . Department of Music. Huntington. West Virginia.
USA. 2003
12]
CLEOBURY, Stephen. BBC Singers. Orchestre de Saint James. Soprano :
Alison Smart. Alto : Penny Vickers. Alto : Andrew Mac
Kenzie-Wicks.
Basse : Stephen Charlesworth. Saint-Paul, Londres, novembre
1997. Durée : 26’21
CD
BBC Music 90-93fm BBC Radio 3. « Le compositeur du mois ».
Avec les cantates BWV 150 et 182
7]
FUNFGELD, Greg. Bach Choir of Bethlehem. Bach Festival Orchestra.
Soprano : Sylvia Mc Nair. Alto : Janice Taylor. Ténor :
David
Gordon.
Basse : Daniel Lichti. Église Presbytérienne de
Bethlehem, février 1988. Durée : 29’50
CD
Dorian Recordings. DOR 90113. Avec la cantate BWV 65 et le Sanctus de
la Messe en si BWV 232
13]
GARDINER. The Monteverdi Choir. The English Baroque Soloists.
Soprano : Ann Monovios. Alto : Sara Mingardo. Ténor :
Rufus
Müller.
Basse : Stephan Loges. Bach Cantata Pilgrimage. Décembre
1998. Durée : 26’34
CD
Archiv Produktion 463589 - 2. 2000. CD d’une durée
exceptionnelle : 81’17
Avec
les cantates BWV 64, 121 et 133, cette dernière cantate en
enregistrement « Live ».
14]
GARDINER (Répétition de la cantate sur DVD, même
enregistrement que ci-dessus) : The Monteverdi Choir. The English
Baroque
Soloists.
Soprano : Ann Monovios. Alto : Sara Mingardo. Ténor :
Rufus Müller. Basse : Stephan Loges
Il
s’agit de l’enregistrement effectué en décembre
1999 et diffusé en mai 2000 (France, Allemagne et Hollande),
pour le compte de
ZDF-Arte
cantate . Reprise commerciale (?) DVD ArtHouse / 2000. 2002
15]
GARDINER (volume 18). The Monteverdi Choir. The English Baroque
Soloists. Soprano : Claron Mc Fadden. Alto : Bernada Fink.
Ténor :
Christoph Genz. Basse : Dietrich Henschel. Bach Cantata
Pilgrimage. Herderkirche, Weimar (D). 25 décembre 1999
CD
SDG 174. 2010. Distribution en France, novembre 2010. Durée 26’28.
Dans la série « Bach Pilgrimage », ce CD
SDG a remplacé la
version
enregistrée sous label Archiv Produktion.
Avec
la cantate BWV 191. Il s’agit de la dernière livraison
des enregistrement des cantates par J. E. Gardiner.
*1]
GIELEN, Michael. Wiener Kammerchor. Orchestre de l’Opéra
d’état de Vienne. Soprano : Margit Opawsky.
Contralto : Hilde Rössel-
Majdan.
Ténor : Waldemar Kmentt. Basse : Harald Hermann.
1952.
Disques
Vanguard Bach Guild BG-518 et Amadeo-Vanguard AVRS 6125 (mono) avec
la cantate BWV 133
6]
HARNONCOURT (volume 16). Tölzer Knabenchor. Concentus Musicus
Wien. Soprano, soliste des Petits chanteurs de Vienne, Peter
Jelosits.
Alto : Paul Esswood. Ténor : Kurt Equiluz. Basse :
Ruud van der Meer. Vienne, 1976. Durée : 28’46
Disque
Teldec Das Kantatenwerk
(volume 16). 6.35306-00-501-503 (SKW 16/1-2 BR 2). 1976
CD
(D). Teldec 4509 91758-2. 1976.
Das Kantatenwerk - Sacred Cantatas,
volume 4. Coffret de 6 CD avec les cantates BWV 61 à 78
Reprise
CD Teldec 8.35306-2.
Das Kantatenwerk
(volume 16). 1988.
Reprise
Bach 2000.
Teldec, volume 2. Coffret de 15 CD. Septembre 1999. Cantates 48 à
52. 54 à 69. BWV 69a. BWV 70 à 99
Reprises
CD Warner Classics 8573-81196-5. Intégrale en CD séparés,
volume 19. 2006.
17]
HERREWEGHE. Collegium Vocal Gent. Soprano : Carolyn Sampson. Alto :
Ingeborg Danz. Ténor : Mark Padmore. Basse : Sebastian
Noack.
Arsenal de Metz (F), décembre 2002. Durée : 27’16
CD
Harmonia Mundi France. HM 901782. Weihnachstkantaten.
Novembre 2003. Coffret de deux CD
Avec
le Magnificat
BWV 243a
22]
JUROWSKI, Vladimir. London Philarmonic Orchestra & Choir. Soprano
: Lisa Milne. Mezzo-soprano : Ruxandra Donose.
Ténor
: Andrew Staples. Baryton : Christopher Maltman. En concert au Royal
Festival Hall, Londres, le 5 décembre 2009
CD
LPO-0050. Décembre 2010. Avec des œuvres de Mendelssohn
(Cantate de Noël 1831. Vom
Himmel hoch…)
et Vaughan Williams
9]
KOOPMAN (volume 3). Amsterdam Baroque Orchestra & Choir. Soprano
: Rfuth Holton. Alto : Elisabeth von Magnus.Ténor : Paul
Agnew.
Basse : Klaus Mertens. Waalse Kerk, Amsterdam (NL), septembre 1995.
Durée : 28’20
CD
Erato 0630-14336-2
+
reprise CD Antoine Marchand Challenge CC 72233 .
Reprise
dans la série Teldec, Bach
2000. The Complete Bach Edition.
Coffret de 11 CD, volume 5 “Secular
Cantatas”.
Avec
les cantates BWV 162 et 155. En appendix du coffret, la version avc
orgue obligé + Appendix
16]
LEUSINK. Holland Boys Choir. Netherlands Bach Collegium. Bach
Edition. Soprano : Marjon Strijk. Alto : Sytse Buwalda. Ténor
:
Nico
van der Meel. Basse : Bas Ramselaar. Église Saint-Nicola,
Elburg (NL), printemps 2000. Durée : 28’18
CD
Brilliant Classics 9.
99377/1-128.
2000. Kantaten
Volume 18 Cantates, volume 9
Reprise
Bach Edition. 2006. CD Brilliant Classics IV – 93102 11/87.
Avec les cantates BWV 195 et 1
Cette
réédition 2006 a fait l‘objet en 2010 d‘une
nouvelle édition „augmentée“: 157 CD
comprenant, les partitions et 2 DVD proposant
les
Passions
de saint Jean et saint Matthieu.
20]
LUTZ, Rudolf. Vokalensemble der Schola Seconda Pratica / Schola
Seconda Pratica. Eglise évangélique de Trogen (CH)
DVD
Live, 19 décembre 2008. Gallus Media A 496
Reprise
en coffret. Bach Anthologie 2009. J.S. Bach Stiftung. St. Gallen.
Zurich 2010
8]
OHMURA, Emiko.
Bach-Chor Tokyo. Tokyo Cantata Chamber Orchestra. CD Bach-Chor Tokyo
(Japan). Live : 11 décembre 1993.
Durée :
31’49. CD BACHCD 08. Chanté en japonais. Avec la cantate
BWV 61
10]
PICKETT, Philip. New London Consort. Soprano : Catherine Bott.
Contre-ténor : Christopher Robson. Ténor : Paul Agnew.
Basse
: Michael Geoge. Londres, octobre 1995.. Durée : 26’06
CD
L‘Oiseau-Lyre „A Bach
Christmas. Avec le Magnificat
BWV 243a et le Sanctus
BWV 238.
Autre
tirage dans la série Decca „Eloquence“. Même
couplage.
19]
PRENTL, Michaela. Sebastian s Chor Munchen. Barockorchester La Benda.
Munich. Concert du 3 décembre 2006. Durée : 29’13
CD-20
„Vivaldi
| Bach | Handel“.Chorgemeinschaft
St. Sebastien. Avec des œuvres de Vivaldi et Haendel
21]
RADEMANN, Hans-Christoph. RIAS Kammerchor. Akademie für Alte
Musik. Soprano : Sunhae IM. Alto : Gerhild Romberger.
Ténor
: Thomas Michael Allen. Basse : Roderick Williams. Enregistrement du
concert au Théâtre des Champs-Élysées,
Paris (F), le 9
décembre
2009. Report CD /MP3 Rapidshare / Internet. Avec le Magnificat
BWV 243a
2]
RAMIN. Thomanerchor Leipzig. Gewandhausorchester Leipzig. Soprano :
Ulrike Taube. Alto : Sibylla Plate. Ténor : Gert
Lutze.
Basse :
Hannes Hans Hauptmann. Organiste : Hans Kästner.
Thomaskirche le 11 décembre 1953.
Cet
enregistrement sur bande magnétique réalisé dans
l’ex RDA n’a jamais été commercialisé
mais avec l’autorisation du fils de Ramin,
Dieter,
reporté sur CD Schola Antiqua GR-2, avec, en complément
l’enregistrement du Magnificat
BWV 243a, daté du 29 novembre
1952.
Ce CD fait partie d’une collection inédite (GR 1 à
GR 9) reprenant nombre d’enregistrements (1950 à 1955)
de Günther Ramin
non
commercialisés.
4]
RICHTER. Münchener Bach Chor. Münchener Bach Orchester.
Soprano : Edith Mathis. Alto : Anna Reynolds. Ténor : Peter
Schreier.
Basse
: Dietrich Fischer-Dieskau. Herkulzs Saall, Munich, Juin et juillet
1970 ; juin et juillet 1971 et mars avril 1972 (pour le duo n°
5).
Durée
: 24’43. Disque Archiv Prduktion 2722 005. 1972
Reprise
en coffret de six disques Archiv-Produktion
2722 005, Bach
Cantatas, vol. 1 Advent and Christmas.
Distribution
en France (novembre,
décembre 1972 en France).
Reprise
en coffret de 4 CD (14 cantates) Archiv Produktion 439 370-2. Volume.
I/ 1. Advent
und Weinachten.
1993.
Avec
les cantates BWV 61 et 132
Reprise
(intégrale de Karl Richter) en un coffret de 26 CD Archiv
Produktion.
5]
RILLING. Premier enregistrement :
Disque
Erato STE 70745. 1971.
Frankfurter Kantorei. Bach-Collegium
Stuttgart. Gedärchtniskirche Stuttgart (D).
Soprano :
Maria Friesenhausen. Altos : Hanna Schwartz (n° 2),
Hildegard Laurich (n°5). Ténor : Adalbert Kraus.
Basse :
Wolfgang Schöne.-
Disque
(F). Erato Les grandes
cantates (volume 2)
STU 70745. Coffret de 5 disques. 1973. Avec la cantate BWV 151
Pour
l’édition sur disque Laudate et les deux en CD, reprise
des mouvements de
la première édition (février 1971) avec les
numéros 4, 5
et
6 ; les mouvements 1, 2, 3 et 7 ont été
réenregistrés en février mars 1981. Durée :
28’29
Disque
(D). Die
Bach Kantate.
Hänssler
Verlag. Classic. Laudate 98655. Avec la cantate BWV 151
Reprise
CD série verte « Die
Bach Kantate »
(volume
61). Hänssler Classic. Laudate 98823. 1982. Gächinger
Kantorei Stuttgart. Bach
Collegium.
Soprano :
Arleen Auger. Alto : Julia Hamari ( n° 2), Hildegard Laurich
(n° 5).Ténor : Adalbert Kraus. Basses : Walter
Heldwein
(n° 3).Wolfgang Schöne (n° 6).
Reprise
« edition
bachakademie ».
1999 (volume
20). Hänssler-Verlag 92.020. 1999 Avec la cantate BWV 36
Reprise
2009 en coffret Hänssler Classics 93581 (Six CD) sous le titre
Advent
& Christmas Cantata.
Avec les cantates 132 et 91
11]
SUZUKI (volume 7). Bach Collegium Japan. Soprano : Ingrid
Schmithüsen. Alto : Yoshikazu Mera. Ténor :
Makoto Sakurada.
Basse :
Peter Kooy. Juillet 1997, Kobe
Shoin Women’s University Chapel. Durée :
28’57
CD
BIS 881 1997-1998. Avec les cantates BWV 61, 132 et 172
3]
WEBSKY, Justus von. Chœur Bach de Paris et orchestre de chambre
Websky. Paris, fin des années 1960.
Disque
Charlin AMS-111. Avec la cantate BWV 110
MOUVEMENTS
INDIVIDUELS BWV 63
M-1.
Mvt. 3] William H. Scheide. Bach Aria Group. Duo soprano et baryton +
hautbois. Disque Decca DL-79405. Milieu des années 1950
M-2.
Mvts. 1 et 7] Hans Pflugbeil. Greifswalde Bach Tage. Bach-Orchester
Berlin. Disque Fin des années 1950 ou 1960 et reprise CD
Baroque
Music Club « Soli Deo Gloria, volume 5.
M-3.
Mvt. 1 ] Jan Valkestijn. Boys’Choir of St. Bravo Cathedral
Haarlem (NL). 1975. Bach
in de Kathedraal.
Disque MS SP 152
M-4.
Mvt. ? ] Pièce pour orgue (choral ? Ich
ruf zu dir) . Orgue de
Saint-Pierre de Solesmes (F) par Dom Claude Gay. 1985
Cassette
« Solesmes » 1985 et reprise CD
« Solesmes »1996 et 2005
C.
Role. Mai 2011
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