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C. Role. Mai  2011
CANTATE BWV 63
CHRITEN, ÄTZET DIESEN TAG
  Kantate 1. Weinachtstag Chrétiens, gravez ce jour..
CANTATE POUR LE JOUR DE NOËL
Weimar ou (et) Halle, 1713 ? 1714 ou encore Noël 1716 ?
1714 ? Leipzig, 25 décembre 1723… reprise en 1729   
AVERTISSEMENT

Cette notice dédiée à une cantate de Bach tend à rassembler des textes (essentiellement de langue française), des notes et des critiques discographiques parfois peu accessibles (2011). Le but est de donner à lire un ensemble cohérent d’informations et de proposer aux amateurs et mélomanes francophones un panorama « espéré » inédit de cette partie de l’œuvre vocale de Bach. Outre les quelques  interventions « CR » identifiées par des crochets [...] le rédacteur précise qu’il a toujours pris le soin jaloux de signaler sans ambiguïté le nom des auteurs sélectionnés. A cet effet il a indiqué clairement, entre guillemets «…» toutes les citations fragmentaires tirées de leurs travaux. Rendons à César...

ABRÉVIATIONS:
 
(A) = La majeur → (a moll) = la mineur
(B) = Si bémol majeur
BB / SPK = Bach Bibliothek / Staatsbibliothek Preussicher Kulturbesitz
B.c. = Basse continue ou continuo
BCW = Bach Cantatas Website
BD = Bach-Dokumente (4 volumes, 1975)
BGA = Bach-Gesellschaft Ausgabe = Édition par la Société Bach (Leipzig, 1851-1899). J. S. Bach Werke. Gesamtausgabe (édition d’ensemble) der Bachgesellschaft
BJ = Bach-Jahrbuch
(C) = Ut majeur (c moll) = ut mineur
D = Deutschland
(D) = Ré majeur (d moll) = ré mineur
(E) = Mi (Es) = mi bémol majeur
EKG = Evangelisches Kirchen-Gesangbuch.
(F) = Fa
(G) = Sol majeur (g moll) = sol mineur
GB = Grande-Bretagne = Angleterre
(H) = Si (h moll) = si mineur
NBA = Neue Bach Ausgabe (nouvelle publication de l’œuvre de Bach à partir des années 1954-1955)
NBG = Neue Bach Gesellschatf = Nouvelle société Bach (fondée en 1900)
OP = Original Partitur = Partition originale autographe
Ost. = Original Stimmen – Parties séparées originales
P = Partition = Partitur
PBJ = Petite Bible de Jérusalem
PKB = Preußicher Kulturbesitz, Staatsbibliothek, Berlin
St. = Parties séparées = Stimmen
La première lettre -en gras- d’un mot du texte de la cantate indique la majuscule de la langue allemande. Dans le corps de ce même texte allemand, le mot ou groupe de mots mis en italiques désignent un affect particulier ou un « accident remarquable.


DATATION BWV 63

Leipzig, 25 décembre 1723. Date communément admise pour l‘exécution de Leipzig.
BCW : Première exécution : 25 décembre 1714 à Weimar. Deuxième exécution à Leipzig, 25 décembre 1723. Troisième exécution à Leipzig, ? 25 décembre 1729.
BGA. KB : Spätere Aufführungen under Bach. Weimar (Halles 1713 ?) Leipzig (1723-1726). Leipzig (1731-1732).
BOMBA : «… la cantate a d’ailleurs été jouée trois fois lors du service à Saint-Thomas ? ensuite lors du service à Saint-Paul et enfin lors des vêpres qui commençaient à 13h30 à l’église Saint-Nicolas….La cantate a sans doute retenti en 1714 au cours du service religieux de Noël à Weimar… Nous devons à Alfred Dürr d’avoir observé que la cantate n’évoque que de très loin l’atmosphère de Noël… »  
CANTAGREL[ Les cantates de J.-S. Bach, pages 139 à 145] : «…Bach est nommé Concertmeister à Weimar le 2 mars 1714…chargé de faire exécuter une nouvelle cantate chaque mis. La cantate BWV 63 pourrait donc avoir été entendue dès la fête de Noël 1714… mais son effectif important, exigeant notamment quatre trompettes en plus d’un ensemble de quatre hautbois (trois hautbois et un basson), qui présenterait un cas unique dans la production pour Weimar, fait douter qu’elle ait pu être destinée à la petite chapelle du château ducal…. Alors qu’elle eut été bien mieux en situation dans le vaste vaisseau de la Liebfrauenkirche de Halle [ou officiait précisément l’auteur du livret, le pasteur Heinecke].
DÜRR. Chronologie. 1713-1714 : BWV 18 (février) – BWV 208 (23 février) - *BWV 63 (14 décembre) – BWV 182 (25 mars 1714) – BWV 12 (22 avril 1714) ;
1723 : BWV 70 (21 novembre) – BWV 61 (28 novembre) - *BWV 61 (Reprise, 25 décembre) – BWV 238 (Sanctus, 25 décembre) – BWV 243a (25 décembre) – BWV 40 (26 décembre) – BWV 64 (27 décembre).
GARDINER [notice de son enregistrement SDG 174] : «…cantate très probablement entendue à Weimar pour le jour de Noël 1714 ».
HIRSCH : Classement CN 10 (Die chronologisch Nummer). I. Jahrgang ou « Année I ». Premier cycle des cantates de Leipzig dans la période allant du 30 mai 1723 au 4 juin 1724.
LEMAÎTRE : «…Cette œuvre fut peut-être écrite pour Halle [Saxe], où le prédicateur Heineccius officiait. Le livret de ce dernier servit à fêter le 2e centenaire de la Réforme le 31 octobre 1717. Ceci explique pourquoi le texte n’évoque que de très loin l’atmosphère de Noël. Par contre l’instrumentation riche et le climat joyeux qui se dégage de cette composition s’adaptent parfaitement à ce jour de fête ».
MACIA [Tout Bach, page 137] : «…il est certain que la cantate BWV 63 a été jouée le 25 décembre 1723…mais il est peu probable qu’il se soit agi de sa première exécution. La plupart des musicologues s’accordent pour affirmer que l’ouvrage date de l’époque de Weimar, entre 1713 et 1716, mais l’effectif [instrumental] …somptueux est sans exemple dans les cantates que Bach y a écrites à l’époque. Comme le livret est un pastiche d’un texte du prédicateur Michael Heineccius, qui officiait à Halle, la cantate a pu y être créée. Mais à quelle date ? On sait que le poème original servit le 31 octobre 1717 à y célébrer le deuxième centenaire de l Réforme… d’autres spécialistes pensent qu’elle a pu être jouée lors de l’épreuve de candidature de Bach à Halle en 1713 ou pour l’inauguration de l’orgue de cette ville en 1716…»
NEUMANN : Propose avant 1716 ; vraisemblablement 1723 et vers 1729.
NYS, Carl de [Mazamet] : «…En 1713, alors qu’il était à la cour de Weimar, J. S. Bach apprit que la place d’organiste à Notre-Dame de Halle [Liebfrauenkirche] était libre ; cette église avait un des plus beaux et plus importants orgue de Saxe [restauré en 1716]. Le pasteur Heineccius de Halle l’engagea à composer une cantate pour se présenter au concours. On ne sait pas si Bach composa réellement cette cantate, mais en tous les cas il ne fut pas nommé ; au contraire, en 1714 il devint Concermeister, c'est-à-dire premier violon du duc de Weimar. Le 31 octobre 1717 le pasteur Heineccius célébra à Halles le deuxième centenaire de la Réforme ; on a le texte de son sermon et celui de la cantate qui fut donnée à cette occasion. Le style du sermon et du livret de la cantate en question ressemblant très fort à celui du texte de la cantate BWV 63 ; il y a même des phrases entières qui sont identiques. On peut donc supposer qu’il s’agit d’une cantate composée par Bach sur un texte du pasteur Johann Michael Heineccius et peut-être de la cantate que Bach avait écrite (ou commencé d’écrire) en 1713. Mais il est probable qu’elle a été achevée ou transformée par la suite. Il n’y a pas trace d’une exécution à Weimar ; par contre, la cantate a été donnée à Leipzig au moins pour la fête de Noël 1723 et probablement pour celle de 1729, peut-être avec des modifications puisqu’il existe une partie autographe d’orgue concertant pour remplacer la partie de hautbois dans le duo pour soprano et basse n° 3.
[Cantates à Saint-Thomas, pages 58 à 61] : « L’ensemble de la littérature assignait à cette cantate le mois de décembre 1723 ; Bach l’aurait composée pour la première fête de Noël qu’il passait à Leipzig, donc à l’intention de la même célébration qui vit naître le Magnificat. [c’est l’opinion de Philipp Spitta] Cette hypothèse nous avait toujours paru invraisemblable ; aucun rapprochement musical n’était possible entre les deux partitions : elles ne sauraient dater de la même époque. Des recherches récentes confirment cette impression. En effet Gottfried Kirchhoff donna le 31 octobre 1717 à Notre-Dame de Halle une cantate dont le texte est à peu de chose près celui de la cantate BWV 63 ; on a même pu identifier l’auteur de ce texte : le pasteur Johann Michael Heineccius, titulaire de la paroisse Notre-Dame, dont Bach ; mais il est fort probable que Bach ait apporté à sa composition originale de 1713 les modifications secondaires indispensables pour en faire une cantate de Noël au début de son cantorat à Leipzig avait expertisé l’orgue un an plus tôt, mais avec qui il était en relations depuis longtemps (puisque nous connaissons une lettre de sa main nous apprenant que ce pasteur lui avait commandé une cantate pour le culte solennel de son église et qu’elle fut effectivement exécutée en automne 1713 - nous sommes à dix ans de la date jusqu’ici présumée !). S’agit-il de la cantate que le Concertmeister de Weimar fournit au pasteur de Halle ? Certainement pas dans la forme que nous connaissons puisque c’est une cantate de Noël et qu’à Halle elle fut donnée en automne ».
[A partir de février 1714, Bach brigue puis renonce en mars-avril, à la succession, de Wilhelm Zachau [† 7 août 1712] au poste d’organiste de la Liebfrauenkirche de Halle (Saxe). Le texte de la lettre de Bach, datée du 19 mars 1714 et citée par Alberto Basso [tome 1, page 392), se trouve dans l’ouvrage « les Écrits de Jean-Sébastien Bach (Op. cit.) (Bach écrit :… si l’ordre et l’obligeante sollicitation de Monsieur le Dr Heinecke [le Pasteur de la Liebfrauenkirche] ne m’avaient contraint à composer et exécuter la pièce en question… » Suivent les notes de Werner Neumann: « la pièce en question » pourrait être une cantate ; il s’agirait d’une première version de la cantate 21, Ich hatte viel Bekümmernis, ou – plus vraisemblablement de la cantate 23 (sic) Christ ätzet diesen Tag [une erreur dans un ouvrage scientifique !] qui présente une série de concordances avec le texte d’une cantate de Gottfried Kirchhoff exécutée en 1717 à la Liebfrauenkirche de Halle pour la Fête de la Réforme ». De cela, il ressort que l’on n’est fixé en rien sur l’œuvre « en question »… On remarquera, cependant, qu’à notre connaissance, il n’a pas été envisagée une œuvre pour orgue, œuvre bien mieux en situation pour une épreuve probatoire que l’exécution d’une cantate avec tout ce que suppose la mise en place, à distance de Weimar, d’effectifs, de partitions et de la préparation de chanteurs et d’un chœur…!]
SCHREIER, Manfred : « En 1713, J.-S. Bach posa sa candidature au poste d’organiste de Notre-Dame de Halle. Le premier prédicateur Heineccius demanda à Bach de composer une cantate et de l’interpréter pour donner une preuve de son savoir… mais Bach ne fut pas engagé à Halles… il est possible que Bach ait composé la cantate BWV 63 à Weimar mais il n’en existe pas de preuves documentaires
SCHWEITZER : « Les cantates d’église de la première année de Leipzig », 1723.
SPITTA [Johann Sebastian Bach, volume 2, pages 367 à 369] : « L’exécution de la cantate « Christen ätzet diesen Tag », avec son complément, le Sanctus [BWV 238] prit place au service du matin et fut chanté par le premier chœur à l’église Saint-Nicolas. L’après-midi la cantate fut reprise par le même chœur à l’église Saint-Thomas, et après le sermon, l’hymne à la Vierge [le Magnificat] fut chanté dans sa forme latine très élaboré. A cet effet Bach écrivit son « grand Magnificat, reconnu généralement depuis comme la plus haute inspiration de son génie…» [volume 2, page 684] : « Il y a réellement six cantates destinées au jour de Noël, comme il suit : les BWV 63, 197a, 91, 248/1, 110 et 142… seule la cantate BWV 63 [après l’examen des dates des autres cantates] peut par conséquent avoir été écrite pour le premier Noël [de Bach] à Leipzig ; cette déduction est liée au filigrane des parties séparées originales…
[volume 2, Appendix 19, page 680] : « Leipzig … La première période s’étend de 1723 jusqu’à octobre 1727 avec comme dernier exemple la cantate BWV 198… Le filigrane des autographes [ici les parties séparées] est d’une part, sur la première partie de la page « « IMK », et sur l’autre la « demie lune ». Ce filigrane apparaît dans 41 cantates… » [suit la liste, dans l’ordre alphabétique des titres].


SOURCES BWV 63

PARTITION AUTOGRAPHE = ORIGINALPARTITUR
Pas de sources connues.

BASSO [Jean-Sébastien Bach, volume 1, page 39] : « L’autographe de cette cantate fit partie de l’héritage de Carl Philipp Emanuel Bach dont le catalogue fut publié à Hambourg en 1790, par Gottlieb Friedrich Schniebes sous le titre « Verzeichniss des musikalischen Nachlasses des verstorbenen Cappelmeisters Carl Philipp Emanuel Bach ». La section contenant les œuvres de Jean-Sébastien Bach comprend 86 cantates sacrées et autres pièces vocales et instrumentales ».

PARTIES SÉPARÉES = ORIGINALSTIMMEN
BB/SPK . Mus. ms. Bach St 9. Staatsbibliothek zu Berlin. Anciennement Tübingen, Universitätsbibliothek (dépôt) puis Berlin-Dahlem.

BGA (Wilhelm Rust, 1868) : Parties séparées à la Bibliothèque royale de Berlin. Titre autographe de Carl Philip Emmanuel Bach, pris à la couverture : « Feria 1 Nativ. Christi | Christen ätzet p | a 4 Voci, 4 Trombe, Tamburi, 3 Oboi, 2 Violini, Viola, Bassono e Basso de J. S. Bach. ». Parties d’alto et de ténor en double et la basse continue en triple, avec révision complète de Bach. Avec la partie d’orgue obligé en si bémol majeur, en remplacement du hautbois I.
GARDINER [notice de son enregistrement SDG 174] : « Si la partition autographe n‘a pas survécu [peut-être est-elle dans une collection privée inconnue…], il nous reste cependant un jeu de parties séparées, de la main de Bach et de son élève Johann Martin Schubart [1690-1721; il étudia successivement à Mühlhausen vers 1708 et à Weimar où il devint organiste entre 1710 et 1717] - [ ce renseignement semble inédit et n‘a été rencontré nulle part ailleurs].
SCHMIEDER : 21 voix in 4° partiellement autographe. Le titre, à la couverture de la main deCarl Philipp Emanel Bach.
WOLFF : « La partition autographe de la période de Weimar [mais quelle partition ?] complétée par le matériel original d’exécution utilisé à Weimar et à Leipzig, constitue la source de référence. Bach rééxécuta l ‘œuvre la première année de ses fonctions à Leipzig, à Noël 1723 et plusieurs fois par la suite -compte tenu de légères modifications…»
 
ÉDITIONS
SOCIÉTÉ BACH = BACH-GESELLSCHAFT (BG)
BGA. Jg. XV. Pages 53 à 110. Révision et commentaires de Wilhelm Rust, Berlin, janvier 1868. Cantates BWV 61 à 70 et BWV 69a.

NOUVELLE ÉDITION BACH = NEUE BACH AUSGABE (NBA)
KANTATEN SERIE I/ BAND 2. KANTATEN ZUM 1. WEINACHTSTAG.
Bärenreiter Verlag BA 5007. 1957. 5 fac-similés. Avec BWV 197a. BWV 110, BWV 91 et BWV 191.
BWV 63. Pages 3 à 62. Autographe. Originalstimmen BB. Mus. ms. Bach St 9. (faksimile : Oboenstimme).
Kritischer Bericht / von Alfred Dürr (1957). Bärenreiter Verlag Kassel – Basel – London 1957. BA 5007 41. F-Pn (Louvois) Vmc 1950 ½.
BWV 63, pages 1 à 38.
Page 38 : Anhang : Die organo obligato Stimme zur Aria [3].
Autographes antérieurement conservés à la « Universitätsbibliothek Tübingen » et provenant de la collection rassemblée par Carl Philip Emmanuel Bach. (Voir BJ 1939, S. 90).
Filigranes « I.M.K. – RS - WEHZSICBBEW
[La partition de la NBA est dans l’enregistrement Teldec / Harnoncourt, volume 16. 1976].

HERZ : Connexion à Halle avec la cantate BWV 21., le 17 octobre 1713 à Halle. Une cantate de l’époque de Weimar, reprise à Leipzig,, le 25 décembre 1723. Filigrane « IMK ».

AUTRES ÉDITIONS
BÄRENREITER classics. | Bach | Bärenreiter Urtext.
Sämtliche Kantaten 1. Bärenreiter TP 1281. 2007. Serie I. Band 2. Zum I. Weihnachtstag. Herausgegeben : Alfred Dürr. Faksimile.
BWV 63. Pages 3 à 60. Bärenreiter-Verlag. Kassel.1957.
BWV 63 Anh. 63/3 (Organo obligato). Pages 61 à 64.
Partition de poche (Taschenpartitur) Bärenreiter (Alfred Dürr 1965).
BCW : Partition de la BGA + Réduction chant et piano.
BREITKOPF & HÄRTEL. Partition PB 2913. Réduction chant et piano (Raphael) = EB 7063Partition du chœur (Chorstimmen) = ChB 450. Révision :Orgue et clavecin par Max Seiffert = OB 1176.
2011 : Partition = PB 4563. Réduction chant et piano = EB 7063 (44 pages). Partition du chœur = ChB 4563 (16 pages)
CARUS : Stuttgarter Bach-Ausgaben. Partition (104 pages) = Partitur CV 31.063/00. Partition d’étude = Studienpartitur CV 31.063/07.
Réduction chant et piano = Klavierauszug CV 31.063/03. Partition du chœur = Chorpartitur CV 31.063/05. Harmonie = Harmoniestimmen CV 31.063/09. Oboe I, II, III CV 31.063/ 21, 22 et 23. Basson (fagott) = 31.063/24. Trompettes I, II, III et IV = CV 31.063/ 31, 32, 33 et 34. Timbales (Pauken) = CV 31.063/41. Violino I, II = CV 31.063/11 et 12. Viola = CV 31.063/13. Violoncello/Contrebasse = CV 31.063/14 .
KALMUS STUDY SCORES. N° 822. Volume XVIII. New York 1968. Cantates BWV 63 à 65
PETERS : Réduction chant et piano.


PÉRICOPE BWV 63

Premier jour de Noël
Pour la même occurrence, voir les cantates BWW 63, 91, 191, 197a et BWV 248/1 (Oratorio de Noël).
Épître : Épître à Tite 2, 11 à 14 [PBJ. 1758]. 
: Varia : Isaïe 9, 2 à 7 [PBJ. 1111]. L’Épiphanie. Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu une grande lumière.
Évangile : Luc 2, 1 à 14 [PBJ. 1536]. Naissance du Christ et visite des bergers.

EKG : I. Weihnachtstag.
Entrée. Jean 1, 14 [PBJ. 1584] : « Et le Verbe s’est fait chaire et il a demeuré parmi nous…»
Psaume 2 [PBJ. 803 et 804]. Le Messie dominateur du monde avec renvoi au psaume 110 [PBJ. 908]. Le Messie, roi et prêtre.
Cantique : EKG 15. Gelobet seist du, Jesu Christ. La première strophe du 14e siècle ; les strophes 2 à 7: Martin Luther. Wittenberg 1524.
Épître = Épître à Tite 2, 11 à 14 [PBJ. 1758] : « Car la grâce de Dieu, source de salut pour tous les hommes, s’est manifestée…» 
Évangile : Luc 2, 1 à 14 [PBJ. 1536]. Naissance du Christ et visite des bergers.

NYS, Carl de : «…Le contenu de la cantate n’établit guère de relations directes avec les lectures de la liturgie du jour ; ni la Lettre à Tite 2, 11-14, ni le prophète Isaïe 9, 2 à 7, ni l’Évangile de Luc 2, 1 à 14 ne sont cités, par contre on peut trouver une allusion au texte évangélique dans le fait que le matériau thématique de la cantate évoque le choral de Philipp Nicolaï « Wachet auf, ruft uns die Stimme » dont la troisième strophe évoque le Gloria, le chant des anges pendant la nuit de Noël.


TEXTE BWV 63

Peut-être le texte « parodié » d’après un texte original (ou l’inverse) de Johann Michael Heineccius  (1674-1722), pastor primarius de la Liebfrauenkirche de Halle). Noter qu’Alfred Dürr écrit qu’il n’existe aucune preuve solide de cette attribution à Heineccius ni au poète de Weimar, Salomo Franck.
In KB : Origine du texte. Texte zur Music / in der Kirche zu V-L. Frauen / in Halle / Auf des/ Wegen der Seel. 1717 et 1718 Halle, Neue Buchhandlung XX. On y retrouve les textes de [1], [3], [5, avec modifications], [7, Chor]

BASSO [Jean-Sébastien Bach, volume 1, page 39] : «…texte parodié établi par Johann Michael Heineccius. Dépourvue de choral, cette cantate de Noël (dont on ne connaît que les parties séparées autographes), obéit à une parfaite symétrie… et l’on n’y trouve aucun élément extérieur susceptible d’évoquer d’une manière ou d’une autre, l’atmosphère traditionnelle de Noël (par exemple rythmes de pastorale, chants de Noël, etc.). Le texte même dévoile à peine la trame de cet événement que le poète s’est tout juste borné à refléter au terme du premier récitatif » . .. [volume 2, page 281 : « Harald Streck [ Der Verskunst und den poestichen texten zu den Kantaten von J.-S. Bach – Université, Hambourg, 1971] [comme Alfred Dürr] ]rejette l’idée que le texte de BWV 63 (la cantate écrite pour Halle) soit l’œuvre d’Heineccius et prononce là encore le nom de Franck ».
CANTAGREL [Les cantates de J.-S. Bach, pages 139 à 145] : «…Connu sous son nom de plume latinisé de Heineccius, Johann Michael Heinecke, à qui Bach a vraisemblablement emprunté son livret, était pasteur à la Liebenfrauenkirche de Halle…
«…Il est possible que la première version de la cantate BWV 63 ait été, au moins pour partie, la parodie d’une cantate profane antérieure, du fait qu’aucun élément musical –symbolique, propre à Noël, choral de circonstance- n’évoque particulièrement la Nativité. Quant au livret de Heineccius, il a été publié plusieurs années après la composition de la première version de l’œuvre [BWV 63].
FINSCHER : « La cantate BWV 63 est d’après son texte une cantate de Noël mais on ne sait à quelle fin Bach a composé l’œuvre. Les paroles étant probablement dues à J.M. Heineccius, théologien de Halle, on est tenté de tenir la cantate pour un morceau d’épreuve destiné à accompagner la candidature de Bach, en 1713, au poste d’organiste de l’église Notre-Dame de Halle ou de la rattacher à l’inauguration par Bach, en 1716, de l’orgue de la même église.
GARDINER [notice de son enregistrement SDG 174] : «  La cantate ne présente aucun des thèmes usuels de la Nativité, pas de berceuse, pas de musique pour les bergers ou pour les anges, pas même les habituels chorals de Noël. … c’est une œuvre énigmatique que Bach devait reprendre dans ses années de Leipzig, sur un texte que l’on suppose de Johann Michael Heineccius… lequel n’avait pas ménagé ses efforts pour attirer Bach en 1713 [à Halle]. Ce livret fut par la suite réutilisé dans le cadre des cérémonies du bicentenaire de la Réforme en 1717. [Carl de Nys : avec une cantate de Gottfried Kirchhoff exécutée en 1717 à la Liebfrauenkirche de Halle…».
MINCHAM [BCW] : Le texte du chœur d’introduction possède deux idées principales : « Chrétiens, gravez ce jour / Dans le métal et dans le marbre  || - Venez vite avec moi vers la crèche / Et déclarez d’un ton joyeux / Votre reconnaissance et votre soumission ! / Car le rayon qui perce jusqu’à nous / Sera pour vous un rayon de Grâce ».
La première proposition (242 mesures pour seulement 40 à la seconde) est la plus importante avec sa reprise da capo, comme pour la bien faire entrer dans l’âme et la mémoire des chrétiens.
[On pourrait s’interroger sur la personne (Le Christ ?) exhortant les chrétiens à le suivre « Kommt und eilt mit mir zur krippen].
NEUMANN : Vraisemblablement Heineccius (1718). Le fac-similé [Sämtliche von Johann Sebastian Bach vertonte Texte] donne le texte du fascicule édité pour le Jubilée (Jubel-Fest) de la Réformation 1717 :Texte zur Music | In der Kirche zu U. L. Frauen | in Halle. Musique de Gottfried Kirchhoff exécutée le 31 octobre 1717.
NYS, Carl de : «…La lecture du texte fait apparaître une très solide culture théologique ; on est loin des « affections » piétistes qui se rencontrent dans bien des livrets de Bach : c’est le terrain ferme de la doctrine orthodoxe ».
PETZOLDT : «…Ce travail des textes par Bach conduit sur le terrain de son propre travail théologique. Si au regard de la bibliothèque de Bach on a pu subordonner sa propre subjectivité à la fréquentation de la théologie contemporaine, si les inscriptions dans la Bible de Calov ont pu être attribuées à sa culture personnelle comme lecteur biblique plutôt qu’à une culture générale ou publique, c’est qu’on a bien à faire ici à un labeur théologique propre à Bach. Le travail dans ce domaine de la recherche théologique chez Bach ne peut se restreindre à ces trois seuls textes [ceux de BWV 64, 69a et 77]. Il existe suffisamment d’autres exemples qui supposent un processus comparable, pour lesquels seulement il ne peut être conclu de cette façon que c’est Bach lui-même qui s’est chargé du texte. Il s’agit de textes qui sont indubitablement proches des poésies de Johann Jacob Rambach (comme Es ist nichts Gesundes an meinem Leibe) BWV 25, ou de Johann Michael Heinccius (Christen, ätzet diesen Tag), BWV 63 ; en progressant dans ce sens, il faut bien sûr débattre de l’ensemble des textes de ce qu’on appelle le cycle annuel des cantates qui glosent chaque fois un choral précis comme fondement textuel. Mais le moindre rapport à Bach comme rédacteur nous fait défaut, car il n’y a aucune référence d’auteur…»
SCHMIEDER : Auteur inconnu. Bach ou Henrici (Picander) ?
TADASHI : «…Il n’est pas du tout certain que le livret soit de J.M Heineccius, pasteur de la Liebfraukirche à Halle…» [mais l’auteur ne propose pas un autre nom].
[le texte complet du livret de Heineccius figure dans le coffret n°2 « Erato /Rilling : « Texte pour la musique en l’église Notre-Dame de halle pour la fête jubilaire de l’année 1717 (31 octobre) qui doit être célébré en raison de la bienheureuse réforme de Luther…  ; Cantata avant midi » etc.]


GÉNÉRALITÉS BWV 63

BASSO [Jean-Sébastien Bach, page 618] : « Le choral est une composante quasi obligée de la Kirchen-musik de Bach. Si l’on considère tout ensemble, tant le choral harmonisé à quatre parties que son élaboration contrapuntique (Choralbearbeitung), quatorze seulement, parmi toutes les cantates que nous connaissons, se trouvent privées de l’apport de cet élément : BWV 34, 35, 54, 63, 82, 134, 150, 152, 170, 172, 181, 191, 193, 196…»
BOMBA : « Entre le premier dimanche de l’Avent et Noël, on ne jouait pas de musique figurative à Leipzig. C’est ainsi que Bach avait plus de temps que d’habitude pour se prépaer lui et ses musiciens, à la période de fête qui approchait…»
BOYER [ Les cantates sacrées de Jean-Sébastien Bach] : «…La cantate BWV 63 avait été écrite avant Leipzig et n’était pas destinée à l’origine au climat noëlique, mais la joie qui s’en dégage la désigne comme l’un des fleurons de 1723. Il ne faut même pas s’étonner de l’absence de choral : on devait entonner en ce jour de Noël de nombreux cantiques séparés…»
CANDÉ : «…Bach fait exécuter à Halle une cantate, probablement [BWV 63], dont le livret est parfois attribué au pasteur Heineccius. Cette cantate aurait alors une triple destination : la candidature à la Liebfrauenkirche (peut-être dimanche 10 [août 1713], la prochaine fête de Noël à Weimar, et l’anniversaire du prince Johann Ernst, le 25 décembre…»
CANTAGREL[ Les cantates de J.-S. Bach, pages 139 à 145] : «…Il est frappant de constater qu’aucun choral n’est utilisé… pas même en conclusion. On peut donc supposer que l’assemblée entonnait le choral approprié après l’exécution de la Musik. Cette absence a fait supposer, hypothèse recevable, que l’œuvre pourrait être l’adaptation… d’un concerto grosso composé peu avant [1724 ?]
CROUCH [BCW] : «…On peut imaginer que cette œuvre a pu être exécutée en « extérieur »…avec un chœur plein d’énergie…»
FINSCHER : «…Les traits les plus frappants de la cantate sont le défaut total de choral, l’ampleur exceptionnelle et le déploiement de pompe ainsi que la parfaite symétrie de structure…»
GARDINER [notice de son enregistrement SDG 174] : « œuvre symétrique… tenant l’équilibre entre danse profane (pour les instruments) et style motet (pour les voix)…»
NYS, Carl de [Livret du concert de Mazamet 1972] : «…Une particularité de la cantate est qu’elle n’a aucune des caractéristiques de la musique de Noël, le style pastoral avec le rythme de sicilienne, la prédominance des bois, les berceuses, etc. ». La structure musicale de cette œuvre grandiose frappe par un souci inhabituel de symétrie : Grand chœur da capo (1) - Récitatif accompagné (2) - Duo soprano-basse (3) = Récitatif secco (4) = Grand chœur da capo (7) - Récitatif accompagné (6) - Duo alto-ténor (5). Ce souci de symétrie se retrouve même dans les divers mouvements de l’œuvre puisque les chœurs et les duos sont dans la forme du da capo et que le récitatif secco central comporte, au milieu, une partie accompagné. Par ailleurs on est frappé de l’envergure des différents mouvements, de l’importance des thèmes, leur largeur de conception…
[Cantates à Saint-Thomas, I, page 59] : «…L’ordonnance générale de cette cantate est magistrale : deux grands chœurs, du genre « monument » de polyphonie » encadrent trois récitatifs qui encadrent eux-mêmes deux arias ».
[Jean-Sébastien Bach, page 201] : Dans la très belle cantate BWV 63, on pourrait montrer en détail comment Bach insiste sur le chiffre trois tout au long de la partition : l’incarnation est une œuvre d’amour, la manifestation visible de l’essence de la vie trinitaire ».».
SCHWEITZER : «…Parmi les quatre s authentiques qui nous sont parvenus (do majeur, ré mineur ré majeur, sol majeur), Spitta croît reconnaître celui qu’il écrivit pour le jour de Noël 1723 ; c’est le Sanctus en do majeur  [BWV 238], dont l’invention rappelle, en effet, beaucoup la cantate BWV 63, composée le même jour ».
SMITH [BCW] : « La cantate BWV 63 est la plus grande et la plus ambitieuse des cantates de Weimar…»
TADASHI : «… Basée sur do majeur, la cantate est une œuvre charmante à la musique expressive évoquant les images de réjouissance devant la naissance du Sauveur ; c’est un excellent exemple de traitement du thème de Noël chez Bach ».
TRAUPMAN CAROL-CARR [BCW] : Disposition symétrique des mouvements qui, si on la lit inversée, est en forme d’arc… celui évoqué dans le récitatif numéro 4 ? [1. chœur - 2. Récitatif – 3. Duo - 4. Récitatif - 5. Duo - 6. Récitatif - 7. Chœur].
WESTRUP : « Quand Bach utilise des groupes d’instruments à vent, ce sont généralement trois trompettes, deux cors (un exemple unique dans BWV 205/1), deux flûtes, deux ou trois hautbois (éventuellement des hautbois da caccia ou d’amour). Un seul exemple d’utilisation de deux bassons se trouve dans le « Quoniam tu solus » de la Messe en si (BWV 232). Quatre trompettes sont requises dans les cantates BWV 63 et 119 (œuvres festives) et trois cors, uniquement, dans la cantate BWV 143/5. Il est a présumer que Bach put utiliser ces possibilités selon l’opportunité [des musiciens disponibles].
[Les versions discographiques de Richter, Rilling, Websky et Koopman (avec les deux versions, hautbois et orgue) ont conservé le hautbois concertant d’origine dans le mouvement 3]


DISTRIBUTION BWV 63

NEUMANN. Solo : Sopran, Alt, Tenor, Baß. – Chor. Trompete I-IV (appelées pour la I et la II, clarino, ou petite trompette ) Tromba III, IV ; Pauken (appelées “tamburi” dans la partition); Oboe I-III ; Streicher ; obligate Orgel (nur in späterer Fassung = version ultérieure, Leipzig, 1729) ; B .c. (Fagott).
SCHMIEDER. Soli : S,A,T,B. Chor : S, A, T, B. Instrumente : Oboe I, II, III; Fagotto; Tromba I, II, III.IV; Timpani; Viol. I, II ; Vla.; Vcl.; Basso; Organo; Continuo :

NBA. Bach. F-Pn MON 523 I/2 : Clarino I, II (= Tromba I, II) / Tromba III, IV. Tamburi / Oboe I, II, III / Fagotto / Violino I, II / Viola / S, / A, / T,/ B, / Organo e Continuo.
BASSO [Jean-Sébastien Bach, volume 1, page 450] : « usage fastueux des instruments, dont l’ensemble comprend une large section d’instruments à vent, quatre trompettes, trois hautbois et basson, plus tambours – et non pas timbales, notons-le bien, alternant avec l’action chorale ». [volume 2, page 844, note 2] : « … en reprenant certaines cantates d’époque plus ancienne, Bach y a parfois inséré une partie d’orgue concertant : c’est le cas des BWV 47, 63, 73, 128 et 172 ».
BOMBA : «…si l’ion peut supposer que deux chanteurs par voix ont chanté les registre d’alto et de ténor et que le soprano et la basse avait le même volume, seize chanteurs formaient alors l’effectif des exécutions… un argument qui se pose à l’encontre de la théorie qui dit que le chœur était composé de quatre solistes et de quatre ripienos. Bien que du point de vue pratique, de nombre assez élevé de chanteurs a bien sûr un sens – le volume solennel de l’effectif orchestral et l’exécution triple pour un seul jour a sans doute exigé des musiciens des efforts particuliers ». 
GARDINER [notice de son enregistrement SDG 174] : «cantate de grande envergure dont le format excédait les possibilités de la tribune dévolue au chœur [et aux instruments sans doute] dans la Himmelsburg [la forteresse céleste], la chapelle ducale où la plupart des cantates de Bach de l’époque de Weimar furent données. Il semble que de temps à autre le duc… décidait de se joindre à l’assemblée des fidèles en assistant aux offices de l’église de la ville dédiée aux saints Pierre et Paul. Bach pouvait alors compter sur les forces mêlées de la Capelle ducale et des musiciens municipaux autorisant des effets d’apparat impossibles dans l’espace exigu de la tribune de la chapelle ».
NYS, Carl de [Mazamet] : « Caractère grandiose de l’orchestre : 4 trompettes, timbales, 3 hautbois en plus des cordes et de la basse continue. »… «…Mais il est probable que la cantate BWV 63 a été achevée ou transformée par la suite. Il n’y a pas trace d’une exécution à Weimar ; par contre, la cantate a été donnée à Leipzig au moins pour la fête de Noël 1723 et probablement pour celle de 1729, peut-être avec des modifications puisqu’il existe une partie autographe d’orgue concertant pour remplacer la partie de hautbois dans le duo pour soprano et basse n° 3 » […]. On est frappé de l’envergure des différents mouvements, de l’importance des thèmes, leur largeur de conception, par exemple dans la partie dévolue au hautbois solo ».
TADASHI : « première cantate écrite par Bach pour le jour de Noël… L’orchestration… en fait l’une des œuvres majeurs de la période de Weimar ».
[Quatre trompettes se trouvaient déjà dans la cantate BWV 119/1, pour l’Élection du Conseil de Leipzig, le 30 août 1723].


APERÇU BWV 63

1] CHORSATZ. BWV 63/1
CHRISTEN, ÄTZET DIESEN TAG / IN METALL UND MARMORSTEINE ! | KOMMT UND EILT MIT MIR ZUR KRIPPEN / UND ERWEIST MIT FROHEN LIPPEN / EUREN DANK UND EURE PFLICHT ! / DENN DER STRAHL, SO DA EINBRICHT, / ZEIGT SICH EUCH ZUM GNADENSCHEINE.

Chrétiens, gravez ce jour / Dans le métal et dans le marbre ! / Venez vite avec moi vers la crèche / Et déclarez d’un ton joyeux / Votre reconnaissance et votre soumission ! / Car le rayon qui perce jusqu’à nous / Sera pour vous un rayon de Grâce.

Ut majeur (C Dur), 289 mesures, 3/8
BGA. Jg. XVI. Pages 53 à 72 | Cantate | Am ersten Weihnachtsfestage | Feria 1 Nativitatis Christi. | CORO. | Tromba I. | Tromba II. | Tromba III. | Tromba IV. | Timpani. | Oboe I. | Oboe II. | Oboe III. | Fagotto. | Violino I. | Violino II. | Viola. | Soprano. | Alto. | Tenore. | Basso. | Organo e Continuo. | Da capo. [BGA = : jusqu‘à „Metall und Marmorsteine“ et postlude, page 67].

NEUMANN. Forme da capo. A. : Unisson et polyphonie (canon !). avec l‘ensemble de l‘orchestre. B. trois sections (unisono – imitation – unisono et brèves parties d‘orchestre avec solo ou Tuttichor ? Prélude instrumental de 32 mesures puis mesures 33 entrées du soprano puis alto, ténor et basse du chœur.

BASSO [Jean-Sébastien Bach, volume 1, page 415] : «…chœur de forme tripartite, c’est à dire avec da capo (BWV 12, 172, 182) »… chœur [avec le n° 7]fortement caractérisé par le style du concerto italien, avec épisodes alternés, progressions, ritournelles, séquences… la première section est en partie en accords et en partie polyphonique…»
CANTAGREL [Les cantates de J.-S. Bach, pages 139 à 145] : «…métrique ternaire (à 3/8) de caractère, saltatoire, sa tonalité principale d’ut majeur et l’éclat des tutti, ce premier morceau est tout entier placé sous le signe de la joie… La construction est faite d’une mosaïque d’épisodes vocaux et instrumentaux très contrastés, dans le genre du concerto grosso… trois groupes, en effet, s’unissent ou s’opposent, celui des trompettes avec les timbales, celui des trois hautbois et celui des cordes, toujours avec le soutien du continuo. La première partie (A)… intégralement reprise à l’identique après l’épisode central (B) fait éclater la jubilation…. Dans la partie centrale migrant de la mineur à sol majeur, les trompettes finissent par se taire pour laisser à découvert les parties de hautbois… [sur] « Venez vite avec moi vers la crèche » ce rayon de grâce donne immanquablement lieu à un figuralisme de doubles croches descendantes…»
FINSCHER : « …Les deux chœurs [1 et 7] sont influencés par le ton et les techniques du concerto et présentent toutes es possibilités combinatoire et tout l’éclat d’une écriture concertante de motet à quatre voix…»
LEMAÎTRE : «…le premier chœur s’inscrit dans un tempo allègre à 3/8 dominé par l’esprit concertant… pendant de longues périodes, douze parties réelles se superposent…»
NYS, Carl de [Mazamet 1972] : «…Les chœurs sont particulièrement travaillés, mais ne présentent pas encore le type qui sera courant dans les cantates de Bach à partir du premier dimanche d’avent 1716 ; une partie instrumentale qui anticipe les parties chantées des chœurs utilisent encore des thèmes originaux ».
[Cantates à Saint-Thomas, I, page 59] : «…Dans le premier chœur trois groupes d’instruments s’opposent un peu à la manière du concerto grosso : les cuivres avec les timbales, les bois et les cordes ; les voix du chœur viennent se mêler à ces trois groupes, d’abord par de brèves interjections, puis par des séquences plus longues. Cette page est un grand triptyque : entre deux parties identiques essentiellement polyphoniques s’intercalent trois séquences chorales plus concentrées et homophones séparées par des figurations orchestrales ; cette partie centrale est moins éclatante: après la jubilation sur la naissance du Fils de Dieu (avec trompettes et timbales) celle-ci exprimerait plutôt l’adoration des bergers. Il semble que dans ce chœur - comme dans le chœur final d’ailleurs -, il faille faire une opposition entre la masse chorale dans la première (et dernière) partie et un ensemble vocal plus restreint pour la partie centrale, ce que l’on appelait encore Tutti-Chor et Solo-Chor, [voir Werner Neumann], ce petit et grand chœur utilisé d’ailleurs dans la musique spirituelle française depuis l’époque de Nicolas Formé ».
PIRRO [L'esthétique de Jean-Sébastien Bach – La formation rythmiques des motifs, page 102] : « Bach associe volontiers un motif rythmique ainsi terminé par des notes accélérées aux paroles qui éveillent une idée de béatitude souriante, aux mots d’accueil, de félicitation, de tendresse ; il l’écrit pour traduire ces exclamations qui semblent jaillir d’un cœur épanoui [+ Exemple musical sur les mot s « O sel’ger Tag », BG XVI, page 73]. Renvoi aux cantates BWV 32 (« Liebster », BG,VII, page 56) - BWV119 (BG. XXIV, page 216 sur « glückselge Stadt ») – BWV 186 (BG. XXXVII, page 131 sur « selig »)   – BWV 67 (Wohluns ! Wohluns) – BWV 119 (BG. page 217 « Wohl dir ») – BWV 50 (BG. XII, page 163 sur « lieben »).
SCHREIER, Manfred : «…Forme da capo en trois parties (A-B-A) aux vastes dimensions.. La partie A est composée de quatre éléments : ritournelle d’orchestre, deux développements analogues pour le chœur et répétition de la ritournelle d’orchestre… la partie B est composée de cinq éléments, trois développements pour le chœur et deux brefs interludes pour l’orchestre
SCHWEITZER [J.S. Bach, volume 2, page 153] : « Dans le premier chœur, il y a un effet charmant sur les mots « Kommt und eilt mit mir zur Krippen - Venez vite avec moi vers la crèche », la soprano étant toujours trois mesures en avance sur les autres voix…»
WOLFF : « chœur en ut majeur avec alternance dynamique d’épisodes instrumentaux virtuoses et de passages vocaux plus chantants. L’écriture chorale dont l’articulation claire évoque souvent le lied, obéit à diverses structures allant de la simple harmonisation jusqu’à la fugue, en passant par un subtil contrepoint… »


2] REZITATIV ALT. BWV 63/2
O SELGER TAG ! O UNGEMEINES HEUTE [R. Wustmann : „Wunderbares“], / AN DEM DAS HEIL DER WELT, / DER SCHILO, [W. Neumann et R. Wustmann : „Der helfer“] DEN GOTT SCHON IM PARADIES / DEM MENSCHLISCHEN GESCHLECHT VERHIEß, / NUNMERHRO SICH [R. Wustmann : „nunmehr sich hat“] VOLLKOMMEN DARGESTELLT / UND SUCHET ISRAEL VON DER GEFANGENSCHAFT UND SKLAVENKETTEN / DES SATANS ZU [adagio] ERRETTEN, | DU LIEBSTER GOTT WAS SIND WIR ARME DOCH ? / EIN ABGEFALLNES VOLK, SO DICH VERLASSEN. / UND DENNOCH WILLST DU UNS NICHT HASSEN ! / DENN EH WIR SOLLEN NOCH NACH DEM VERDIENST ZU BODEN LIEGEN, / EH MUß DIE GOTTHEIT SICH BEQUEMEN, / DIE MENSCHLICHE NATUR AN SICH ZU NEHMEN / UND AUF DER ERDEN, / IM HIRTENSTALL ZU EINEM KIND WERDEN. | O UNBEGREIFLICHES, DOCH SELIGES VERFÜGEN ! (reprise] : O UNBEGREIFLICHES, DOCH SELIGES VERFÜGEN !

Oh jour béni ! Oh jour merveilleux / Où le Salut de l’Humanité, / Le Héros que Dieu avait promis dès le Paradis / Au genre humain, / S’est révélé pleinement à lui / Et cherche à délivrer Israël de sa captivité et de ses chaînes / Et de l’esclavage de Satan. Oh Dieu bien-aimé ! Infortunés que nous sommes ! / Nous le peuple déchu qui t’avons abandonné, / Tu ne nous as pas puni de ta haine / Car avant que nous ne gisions à terre écrasés par nos fautes, / La Divinité devra accepter / De se façonner à l’image de l’homme / En naissant dans une bergerie / Ici-bas sur la terre. / Oh décision mystérieuse et bénie !

Schilo1 Moïse 49, 10
[Avec ce récitatif, l‘allusion à la Festivité de Noël paraît fugitivement].

Ut majeur (C Dur) → La mineur (a moll), 32 mesures, C
BGA. Jg. XVI. Pages 73 à 75 | RECITATIVO. | (sempre piano) / Violino I. | Violino II. | Viola. | Alto. | Organo e Continuo.
NEUMANN. Accompagnato et parties „arioso“. Cordes, B.c et Alto.

BASSO [Jean-Sébastien Bach, volume 1, pages 449/450] : le seul faisant réellement allusion à la festivité de Noël…le récitatif pour alto [est] une large prière avec des moment d’extraordinaire beauté ; l’indication sempre piano accompagne cette page mystique, toute pénétrée de la contemplation du grand jour qui marque l’aube du processus de la rédemption de l’humanité, et animée d’extraordinaires ariosos
CANTAGREL [Les cantates de J.-S. Bach, pages 139 à 145] : «…Le Sauveur est ici désigné par le mot hébreu de Schilo, celui du Fils de l’Homme annoncé par Jacob prophétisant sur ses douze fils ». [Dans « l’Ancien Testament », cette dénomination en hébreu qui signifiie « Celui » n’est pas reprise par la PBJ qui lui préfère le terme de « Sauveur ». Le renvoi classique sur la prophétie de « celui qui viendra sauver » est dans le Livre de la Genèse 49 au verset 10 [PBJ. 77 et 78].
GARDINER [notice de son enregistrement SDG 174] : «le premier accompagnato, ravissant mouvement pour alto et cordes, passe imperceptiblement d’un arioso méditatif à la déclamation pure pour ensuite revenir à son point de départ, le tout réparti sur trente-deux mesures… Passager tortueux dans lequel voix et continuo luttent pour se libérer des « chaînes de Satan » dont Bach négocie une transition à couper le souffle de mi mineur à la majeur évoquant le baume longtemps espéré de la naissance de Jésus,, puis par son recours à une tierce diminuée pour réaliser une surprenante chute libre de la mineur à fa majeur reflétant la situation de l’humanité déchue (« nach dem Verdienst zu Boden liegen »).
TADASHI : «…cuivres, bois, cordes et voix se joignent dans une grande concurrence pour proclamer ce jour de Noël. Dans la section du milieu qui parle de « la lumière de sa grâce » les trompettes cèdent leur place et pendant un moment la musique passe à un la mineur plus doux. O sel’ger Tag crie l’alto, commençant une longue déclamation sur un fond de cordes discrètes. Le ton est tout rempli d’émerveillement devant l’Incarnation.


3] ARIE (DUETT), SOPRAN, BAß. BWV 63/3
GOTT, DU HAST ES WOHL GEFÜGET, / WAS UNS JETZO [variante : „itzo“] WIDERFÄHRT. | DRUM LAßT UNS AUF IHN STETS TRAUEN / UND AUF SEINE GNADE BAUEN, / DENN ER HAT UNS DIES BESCHERT, / WAS UNS EWIG NUN VERGNÜGET.

Dieu, c’est toi qui as décidé ainsi : De ce qui devait nous advenir maintenant, / Ayons donc toujours confiance en lui et / Comptons sur sa Grâce ; / Car c’est lui qui nous a donné / Ce qui fera notre bonheur à tout jamais.

La mineur (a moll) + section B = Ut majeur (C Dur), 69 mesures, C
BGA. Jg. XVI. Pages 76 à 79 | DUETTO. | Marqué „Adagio“. | Oboe (solo). | Soprano. | Basso. | Organo e Continuo. | Da capo.
NEUMANN : Arie. Duett (écriture en canon). Forme quatuor (Hautbois et version ultérieure, orgue obligé), Soprano, Basse, B. c. Da capo

BASSO [Jean-Sébastien Bach, volume 1, page 450] : «…l’aria… emploie les deux voix [soprano et basse] –suivant une interprétation littéraire du texte – en figurations en canon, sur une dense mélopée du hautbois concertant… »
CANTAGREL [Les cantates de J.-S. Bach, pages 139 à 145] : «…un trio pour deux dessus (soprano et hautbois), basse et continuo. La ritournelle est confiée au hautbois solo dans la version d’origine, plus tard remplacé par l’orgue obligé…. Il n’est pas impossible que –Bach- ait sous-entendu, dans la distribution vocale, la confiance heureuse du soprano et la voix divine de la grâce dans la basse [bien souvent celle du Christ]… Procédant en imitations ou en homophonie, à l’octave l’une de l’autre, et indépendamment de la partie instrumentale du hautbois ou de l’orgue, les deux voix figurent clairement l’ordre de Dieu que suivent les chrétiens. La section B de cette aria à da capo est en ut majeur…»
FINSCHER : « …les airs sont fortement marqués par l’idée fondamentale de leurs textes respectifs, le n° 3 illustrant notamment l’idée de « wohl gefüget - tout décidé ainsi » (canon et imitations des parties vocales)…»
LEMAÎTRE : «…l’écriture des voix est en canon (octave, quarte, tierce). Les parties instrumentales tendent vers l’ostinato et, par leurs ritournelles, insufflent à ce duo, l’esprit du rondo…»
NYS, Carl de [Cantates à Saint-Thomas I, page 60] : «…Après le mouvement initial [1] dans le style du concerto, c’est la succession des soli accompagnés par les instrument à vent et les cordes, exactement comme dans le mouvement lent d’un concerto grosso ; on peut se demander jusqu’à quel point la forme primitive de l’œuvre n’était pas instrumentale : un concerto grosso justement ; nous savons que Bach a fait plusieurs fois des adaptations de ce genre : dans l’Oratorio de Pâques BWV 249, il a adapté un concerto pour orchestre. Le premier des deux duos -ils s’opposent et s’harmonisent avec l’ensemble par le groupement des voix : S. B - A. T ! semble extrait d’une passion : la tonalité mineure et le hautbois solo concourent à créer cette impression tout autant que le caractère du thème ; on y évoque la grâce rédemptrice et ce climat a donc une signification doctrinale précise ».
SCHREIER, Manfred : «…Forme da capo rigoureuse, tendance aux formations ostinato, une répétitions des six mesures du prélude instrumental ou des deux mesures initiales… évoquant la forme du rondo…dans la partie vocale… c’est le style du motet
TADASHI : «…un hautbois obbligato (pour l’exécution de 1723 ; orgue obbligato) représente les soucis du monde des hommes ; en canon, le soprano et la basse chantent et reconnaissent que de tels soucis sont en fait l’œuvre de la providence de Dieu. Dans la section du milieu, la progression par certains tons de la basse montre que la confiance en la miséricorde de Dieu est révélée ».


 4] REZITATIV TENOR. BWV 63/4
SO KEHRET SICH NUN HEUT / DAS BANGE LEID, / MIT WELCHEM ISRAEL GEÄNGSTET UND BELADEN, / IN LAUTER HEIL UND GNADEN. | DER LÖW AUS DAVIDS STAMME IST ERSCHIENEN, / SEIN BOGEN IST GESPANNT, DAS SCHWERT IST SCHON GEWETZ, / WOMIT ER UNS IN VOR‘GE FREIHEIT SETZT.

Et voici que les souffrances / Endurées hier par Israël / Ont cédé le terrain / Au Salut et à la Grâce. / Il est apparu, le lion de la famille de David, / L’arc tendu et l’épée fourbie / Pour assurer notre liberté.

[L‘allusion au „lion“ de David peut aussi renvoyer à l‘évocation du “Lion de Juda“ du Livre de la Genèse 49, 9 et 10 [PBJ. 77].
Ut majeur (C Dur) → Sol majeur (G Dur), 12 mesures, C

BGA. Jg. XVI. Pages 79 | RECITATIVO. | Tenore. | Organo e Continuo. Marqué „Andante“ mesures 4 à 7 – Marqué „a tempo“ mesures 8 à 12.
NEUMANN. Secco et partie accompagnato (B. c) et arioso (partie centrale) sur „Gnaden - Grâce

BASSO [Jean-Sébastien Bach, volume 1, page 415] : «…C’est encore une musique pour les yeux, une peinture musicale que celle qui sublime le final du second récitatif sur les mots « sein Bogen ist gespannt, das Schwert ist schon gewetz -son arc est tendu, son épée est déjà affilée » [+ Exemple musicale].
CANTAGREL [Les cantates de J.-S. Bach, pages 139 à 145] : «…bref et intense récitatif, le seul secco de la partition… Alors que Bach s’abstient de commenter musicalement les rugissements du lion de David auquel le livret compare le Christ, à cinq reprises il souligne par des fusées ascendantes de triples croches de la basse continue les flèches lancées par l’arc tendu, ainsi que les coups de l’épée qui doivent vaincre le mal et la mort…… André Pirro se plaît à décrire ce puissant figuralisme de la basse : « Une gamme descendante, suivie d’un arpège terminé par une chute d’octave, gronde au continuo, quand le ténor déclare : « Le lion de la souche de David est apparu »… Un récitatif [4] occupe donc le centre de l’œuvre et en fait la clef de voûte : c’est de lui que l’on attend les mots essentiels de la prédication… le « plan de la Rédemption »…»
DÜRRR : symétrie de l’œuvre dont le récitatif [4] constitue l’axe.
LEMAÎTRE : «…le continuo illustre, par des gammes ascendantes rapides, les traits qui s’échappent de l’arc tendu « Sein Bogen ist gespannt ».
PIRRO [L'esthétique de Jean-Sébastien Bach – Les formes, page 290] : « Dans le récitatif de ténor, la basse [continue] intervient d’une manière descriptive. Une gamme ascendante suivie d’un arpège terminé par une chute d’octave, gronde au continuo, quand le ténor déclame : Le lion de la souche de Juda est apparu » [Plus exactement, dans la cantate, « le lion de la souche de David »] . Mais ici, cette formule n’est pas seulement pittoresque : ce grand dessin se répète sur des tons différents, et le récitatif en reçoit une sorte d’unité menaçante et farouche » [BG. XVI, page 79].
SCHREIER, Manfred : «…Ce récitatif est au centre des sept mouvements de la cantate qui est de structure parfaitement symétriques. La deuxième partie comporte le même ordre que la première mais à l’envers…le récitatif compte douze mesure… c’est ainsi que les douze tribus d’Israël forment l’église [dont il est question dans le texte]…»
[selon BCW, Discussion 1, décembre 2005 et Traupman Carol-Carr (Bethlehem Bach le mot essentiel « Gnaden – miséricorde », est au centre de ce mouvement…et comme le centre de la cantate]

 
5] ARIE (DUETT), ALT, TENOR. BWV 63/5
RUFT UND FLEHT DEN HIMMEL AN, / KOMMT, IHR CHRISTEN, KOMMT ZUM REIHEN, / IHR SOLLT EUCH OB DEM ERFREUEN, / WAS GOTT HAT [R. Wustmann et W. Neumann : „uns heut“] ANHEUT GETAN ! | DA UNS SEINE HULD VERPFLEGET / UND MIT SO VIEL HEIL BELEGET, / DAß MAN NICHT G‘NUG DANKEN KANN.

Appelez le Ciel, implorez-le, / Venez, o Chrétiens, venez [en rondes] célébrer / Ce jour que Dieu a fait pour nous aujourd’hui, / Venez vous en réjouir ! / Comme Il nous a accordé Sa clémence / Et assuré pleinement notre salut, / On ne peut lui en être assez reconnaissant.
[Cantates, page 60] : «Ce duo, en majeur, accompagné par les cordes, se rattache plutôt à l’atmosphère jubilante de l’ensemble et prépare ainsi le retour au climat initial dans le grand chœur qui termine l’œuvre ».

Sol majeur (G Dur), 192 mesures, 3/8
BGA. Jg. XVI. Pages 80 à 87 | DUETTO. | Violino I. | Violino II. | Viola. | Alto. | Tenore. | Organo e Continuo.
NEUMANN. Libre da capo. La mélodie offre un caractère de danse.

BASSO [Jean-Sébastien Bach, volume 1, page 451] : «…L’aria suivante… adopte une forme avec da capo tout en se permettant quelque liberté (ABA’), et se développe sur un rythme (3/8) qui a un caractère de danse ».
CANTAGREL [Les cantates de J.-S. Bach, pages 139 à 145] : «…ce da capo varié se situe en complémentarité du premier [3]… les lignes vocales en imitations semblent souligner l’insistance de l’invocation des chrétiens. Rare, sous la plume de Bach, une indication pianissimo est destinée aux instruments à cordes qui accompagnent les roucoulades vocales sur les mots « Reihenrondes » et « dankenremercier »… On trouve également des indications piano et forte ».
MACIA [Tout Bach, page 137] : «…sur un tempo dansant en forme de rondo… l’alto et le ténor invitent les fidèles à ce réjouir : « Venez, chrétiens, dans cette ronde », ronde dessinée par les cordes…»
SCHREIER, Manfred : «…da capo libre, le prélude de 20 mesures est repris sans modification comme postlude à la fin de l’aria. Il n’y a pas de partie centrale contrastée comme dans le duo n° 3.. Le caractère enjoué du mouvement est souligné par les enchaînements de trilles sur les mots « danken – rendre grâces » et reihen – ronde ».
TADASHI : «…La claire structure musicale révèle une unité puissante et l’œuvre donne l’impression d’être extrêmement moderne ».


6] REZITATIV BAß. BWV 63/6
VERDOPPELT EUCH DEMNACH, IHR HEIßEN ANDACHTSFLAMMEN / UND SCHLAGT IN DEMUT BRÜNSTIGLICH ZUSAMMEN ! / STEIGT FRÖLHICH HIMMELAN / UND DANKET GOTT VOR DIES, WAS ER GETAN !

Elevez-vous donc de plus belle, ô flammes brûlantes de la méditation, / Unissez vos forces dans la ferveur et l’humilité ! / Montez gaiement vers le Ciel / Et louez Dieu de ce qu’il a fait.

Mi mineur (e moll), 14 mesures, C
BGA. Jg. XVI. Pages 88 à 89 | RECITATIVO. (Achtstimmig – à huit voix). | Oboe I. | Oboe II. | Oboe III. | Violino I. | Violino II. (marqués successivement „a tempo“ puis „Andante e piano“) | Viola. | Basso. | Fagotto / Organo e Continuo.
NEUMANN. Accompagnato. Arioso : Oboe I-III; Streicher; B.c. (+ Fagott). Baß.

CANTAGREL [Les cantates de J.-S. Bach, pages 139 à 145] : «…Ici, encore, indications de mouvements (a tempo, andante) et d’intensité (piano, forte) ».
NYS, Carl de [Cantates à Saint-Thomas, page 60] : «  Symbolismes multiples, par exemple, dans [6], sur les mots « redoublez-vous, voix de la dévotion », le compositeur fait entrer les trois hautbois et les cordes ».
SCHREIER, Manfred : «…écriture à huit voix, l’écriture à quatre voix du récitatif n°2 étant doublée. L’union des « flammes de dévotion » est représentée par le musicien par la séparation puis la réunion des partie de hautbois et des cordes ; cette séparation n’a lieu qu’une seule fois dans tout ce mouvement… il apparaît clairement que le nombre 7 a été introduit intentionnellement dans cette page…Il faut le comprendre comme une référence à la grâce de Dieu fois dans tout le a été mouvement…»


7] CHORSATZ. BWV 63/7
HÖCHSTER, SCHAU IN GNADEN AN / DIESE GLUT GEBÜCKTER SEELEN ! || LAß DEN DANK, DEN WIR DIR BRINGEN, / ANGENEHEME VOR DIR KLINGEN, / LAß UNS STETS IN SEGEN GEHN, | (Adagio) : ABER NIEMALS NICHT GESCHEHN, / (marqué Tempo primo) : DASS UNS SATAN MÖGE QUÄLEN.

Toi le Très-Haut, accorde ta grâce / A ces âmes ardentes et toutes à la prière ! / Reçois avec bienveillance / Les louanges que nous t’apportons, / Donne-nous toujours ta bénédiction, / Et ne permets jamais / que Satan nous tourmente.

Mi mineur (e moll) → Ut majeur (C Dur), 107 mesures, C
BGA. Jg. XVI. Pages 90 à 110 | CORO. | Tromba I. | Tromba II. | Tromba III. | Tromba IV. | Timpani. | Oboe I. | Oboe II. | Oboe III. | Fagotto. | Violino I. | Violino II. | Viola. | Soprano. | Alto. | Tenore. | Basso. | Organo e Continuo. | Da capo.
NEUMANN. Forme Da capo. Deux parties : A. deux sections homophones et fugueé ; thème à la trompette et partie orchestrale avec ritournelle. B. Section fuguée avec imitation du thème aux trompettes. Ritournelle et parties vocales „Solochor – Tuttichor ?“

CANTAGREL [Les cantates de J.-S. Bach, pages 139 à 145] : «…Au lieu du choral qui conclut généralement les cantates, un vaste ensemble contrapuntique constitue la réplique du morceau d’introduction [1]. Lui aussi est construit selon le schéma da capo, ABA. Le style de concerto grosso est ici à son apogée, dans les répliquent que se donnent dès le début les trois groupes de cuivres, bois et cordes. Après la longue ritournelle initiale, abondant en fusées et en mouvements dactyliques, les voix entonnent leur prière à l’Éternel, en écriture homophonique, d’abord, puis en style fugué … cette section fuguée commence a capella, puis les instruments entrent progressivement et se mêlent à l’ardeur générale, avant la reprise de la ritournelle initiale. De même, la section centrale (B), d’abord homophone et a capella, s’anime-t-elle jusqu’au point central de tout ce chœur… « Aber niemals… » suscite un réseau de figures chromatiques exacerbées, en mouvements descendants, douleur extrême, intensément expressive. Brève conclusion animée avant la reprise de la première section…»
GARDINER [notice de son enregistrement SDG 174] : «…Le chœur final est une superbe mosaïque de structures et de climats entremêlés. Il s’ouvre pompeusement sur une brève fanfare des quatre trompettes et timbales annonçant l’arrivée de quelque dignitaire – le Duc de Weimar lui-même ? …de grands arcs étirés d’exubérantes gammes en doubles croches précèdent l’entrée du chœur sur le motif en fanfare « Höchster, schau in Gnaden an » avant la première des deux fugues en permutation. Les deux sujets de fugue rappellent les motets à double chœur de Bach… BWV 226 et BWV 228, et toutes deux commencent de façon méditative avec les voix seules  avant de croître, au moyen de doublures instrumentales, jusqu’à une éclatante apothéose dominée par la trompette. Juste avant le da capo… trille collectif sur le mot « quälen » pour décrire la futilité des tentatives de Satan…»
NYS, Carl de [Cantates à Saint-Thomas, volume 1 page 60] : «…C’est sans doute le chœur final qui constitue le sommet musical de cette cantate. Bach y a inscrit plusieurs fois, comme une signature en filigrane, les quatre lettres de son nom : B (si bémol), A (la), C (ut), H (si naturel). On comprend fort bien que le jeune compositeur ait conçu une légitime fierté de cette page; chez un musicien de moins de trente ans, elle témoigne d’un génie singulièrement mûr et épanoui. Elle emprunte à nouveau la forme à trois parties da capo mais en utilisant la technique de la fugue ; dans la fugue centrale les trois thèmes sont soulignés par les trompettes. L’insistance de Bach sur le chiffre trois tout au long de la partition n’est pas accidentelle; l’incarnation du Fils, œuvre d’amour, n’est que la manifestation, la révélation sur terre de la vie trinitaire divine ».
PIRRO [L'esthétique de Jean-Sébastien Bach – Formation des motifs, pages 76/77] : « Le thème chromatique descendant… motif dont la fonction expressive est déjà marquée si nettement dans les premières œuvres, se retrouve, avec le même caractère , dans un grand nombre de compositions de Bach… La cantate BWV 63… renferme un passage chromatique descendant qui correspond à la fin de cette phrase : «  Et ne permets jamais / Que Satan nous importune » [+ Exemple musical pris au « ténor » sur les mots « Dass uns Satan möge quälen », BG. XVI, page 106].
ROBERT : « Dans le chœur final de la cantate BWV 63, le texte prie Dieu de faire bon accueil à nos prières. Le début de la musique est empreint d’une sereine solennité. L’imploration se fait plus touchante avec ces mots : « Permets que les remerciements que nous te présentons… » Enfin la gradation s’accentue et la vive foi du croyant s’affirme énergiquement avec le passage final… le chromatisme du contre-sujet est destiné non pas à rappeler les tristesses des embûches infernales mais bien à communiquer un caractère plus tendre, plus expressif à la confiante prière du chrétien ». [+ Exemple musical sur les mots « dass uns Satan möge quälen - que Satan nous tourmente ».
SCHREIER, Manfred : «…La tablature est la même que dans le premier chœur [1]… les groupes d’instruments ont un rôle concertant alternatif, ils interprètent des préludes, postludes et interludes en marge des développements des parties chorales qui sont libres. La structure de l’ensemble est strictement da capo : A-B-A. Après une introduction homophone, le chœur offre une « fugue en permutation »
SCHWEITZER [J.- S. Bach "Le musicien-poète". page 250] : «…Pour exprimer la douleur, Bach emploie le motif chromatique et le thème des soupirs. Parfois il fait intervenir le motif chromatique pour souligner un seul mot. Ainsi dans le chœur final de la cantate BWV 63, pour illustrer cette phrase : « Mais ne souffre jamais que Satan nous tourmente [+ Exemple musical pris à la voix de basse aux mesures 50 à 52].
TADASHI : «…Le mouvement final ne recourt pas à un choral mais c’est un chœur splendide de forme libre… la forme en semble assez traditionnelle, incorporant une combinaison de sections contrastantes en bloc à l’intérieur d’une, structure da capo (ABA) ».
WOLFF : «… le chœur n° 7 quitte brusquement l’affect fondamental qui était celui d’une action de grâce, pour évoquer de manière surprenante et forte l’image de la souffrance [à savoir de la torture infligée par Satan]…» 


BIBLIOGRAPHIE BWV 63

BACH CANTATAS WEBSITE (BCW) :
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BETHLEHEM BACH CHOIR : Notice de Carol Traupman-Carr. 2003
CROUCH, Simon : Notice 1996 & 1998.
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MINCHAM, Julian [BCW + NET jsbachcantatas.com] : The Cantatas of Johann Sebastian Bach, chapitre 30. 2010.
ORON, Aryeh : Discussions 1] 20 décembre 1999. 2] 2005 et 19 novembre 2006. 3] 8 février 2009.

BACH COMPENDIUM ou Répertoire analytique et bibliographique des œuvres de Jean-Sébastien Bach. Hans Joachim Schulze et Christoph Wolff = Bach-Compendium : analytisch-Bibliographisches Repertorium der œuvre Johann Sebastian Bach. Editions Peters. Francfort-sur-le Main. 1985. BWV 63 = BC A 8
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BASSO, Alberto : Jean-Sébastien Bach. Edizioni di Torino. 1979. Fayard, 1984-1985. Volume 1, pages 34, 39, 95, 157, 392, 407, 408, 412,
415, 417 et 449 à 451.
Volume 2, pages 255, 279, 280, 281, 313, 618 et 844
BOMBA, Andreas : Notice de l’enregistrement Hänssler / Rilling / edition bachakademie, volume 20. 1999
BOYER, Henri : Les cantates sacrées de Jean-Sébastien Bach. L’Harmattan 2002. Pages 182/183
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Dans les références bibliques, apparaît sous l’abréviation « EKG ».
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HALBREICH, Harry : Critique de l’enregistrement de N. Harnoncourt (Teldec, volume 16, 1976). Revue Harmonie, n° 124, février 1977
HERZ, Gerhard: Cantata N° 140. Historical Background. Pages 3 à 50. Norton Critical Scores.
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HIRSCH, Arthur : Die Zahl im Kantatenwerk Johann Sebastian Bachs. Hänssler HR.24.015. 1986.
CN 10 : Page 13 (BWV 63/1 = Kreuz), page 17 (BWV 63/1 = Dreiklang), page 24 (BWV 63/1 = chiffre „7“), page 31 (BWV 63/2 = le chiffre „8“ la plénitude, sur les mots „O selger Tag (huit notes), page 37 (BWV 63/7 = le nombre „11“, le thème instrumental possède 11 notes), page 44 (BWV 63/3 = structure avec le nombre „14“ ), page 44 (BWV 63/5 = le thème vocal et le thème instrumental comptent 14 notes) et page 78.
: Notice de l’enregistrement d’Helmuth Rilling ((Laudate). En collaboration avec Marianne Helms.
LEMAÎTRE, Edmond : La Musique sacrée et chorale profane. L’Âge baroque 1600-1750 ». Fayard. Les indispensables de la musique.
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NEUMANN, Werner : Handbuch der Kantaten Johann Sebastian Bachs, VEB. Breitkopf & Härtel Musikverlag Leipzig 1971. Pages 85/86
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: Sämtliche von Johann Sebastian Bach vertonte Texte. VEB Leipzig 1974. Pages 26/27
Fac-similé du texte, page 303. Page 509 renvoi au texte de Heineccius.
NYS, Carl de : Notice du Festival J.-S. Bach de Mazamet, 1972. 7e année.
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NYS, Carl de : Critique de la version K. Richter. Revue Diapason, octobre 1972
: Jean-Sébastien Bach. Collection « Génies et Réalités ». Hachette 1963. Page 201 et discographie
PETITE BIBLE DE JÉRUSALEM : Desclée de Brouwer. Editions du Cerf, Paris, 1955. Page 1254
Dans les références bibliques, apparaît sous l’abréviation « PBJ ».
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PIEL, Jean-Marie : Revue Diapason 213, janvier 1977. Présentation des volumes 15 et 16 (Teldec/Harnoncourt 1976).
Plus particulièrement, l’article, d’un vif intérêt s’applique à exposer, sinon à justifier les choix réalisés par Nikolaus
Harnoncourt.
PIRRO, André : J.-S. Bach. Alcan, Paris. 5e édition. 1919. Page 116
PIRRO, André : L'esthétique de Jean-Sébastien Bach. Fischbacher 1907. Minkoff Reprint Genève 1973. Pages 76/77, 102 et 290
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SCHREIER, Manfred : Notice (très complète) de l’enregistrement d’ Helmuth Rilling, volume 2. Juillet 1971
SCHWEITZER, Albert : J.- S. Bach "Le musicien-poète". Foestich 1967, 8e édition. Édition française de 1905. Pages 153, 156 et 250
J. S. Bach. Édition allemande complète, en deux volumes. 1911.
Édition américaine (traduction de E. Neumann). Dover Publications, inc. New York. 1911-1966.
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Literaturverzeichnis. W. Neumann 69] Bach in Köthen, Berlin 1951.Kantaten BWV 22, 23, 32, 63, 64, 66, 66a, 120,
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SPITTA, Philipp : Johann Sebastian Bach. Sous-titré : « His Work and influence on the Music of Germany 1685-1750 ».
Novello & Cy 1889 - Dover 1951-1952. Trois volumes. Volume 2, pages 367 à 369, 680 et 684
TADASHI, Isoyama : Notice de l’enregistrement de Masaaki Suzuki. Volume 17. 1997-1998
WESTRUP, Jack. A., Sir : Bach Cantatas. BBC Publications. 1966-1975. Page 54
WHITTAKER, W. Gillies : The Cantatas of Johann Sebastian Bach. Sacred & Secular Oxford U.P. 1959-1985
Tome I, pages 434, 705 à 712
WOLFF, Christoph : Notice de l’enregistrement de Ton Koopman, volume 3. 1995
WUSTMANN, Rudolf : J.S. Bachs geistliche und weltliche Kantatentexte, Breitkopf & Härtel, 1913-1967. Pages 7 à 9
ZWANG, Philippe et Gérard : Guide pratique des cantates de Bach. R. Laffont 1982. ZK 9, pages 56/57
Réédition révisée et augmentée. L’Harmattan 2005


DISCOGRAPHIE BWV 63

BACH CANTATAS WEBSITE :
Discographie établie par Aryeh Oron. Elle est ici proposée sous une forme sensiblement allégée avec, parfois, quelques précisions relatives aux références et aux dates. Les numéros 1] et suivants indiquent l’ordre chronologique de parution des enregistrements.
22 références (décembre 1999 – mai 2011) + 4 mouvements individuels (décembre 1999 – mai 2007).
Exemples musicaux : Aryeh Oron (février 2003 – janvier 2005).

18] CASTLBERRY, David. Marshall University Chamber Choir. Chamber Orchestra.
CD Marshall University . Department of Music. Huntington. West Virginia. USA. 2003
12] CLEOBURY, Stephen. BBC Singers. Orchestre de Saint James. Soprano : Alison Smart. Alto : Penny Vickers. Alto : Andrew Mac
Kenzie-Wicks. Basse : Stephen Charlesworth. Saint-Paul, Londres, novembre 1997. Durée : 26’21
CD BBC Music 90-93fm BBC Radio 3. « Le compositeur du mois ». Avec les cantates BWV 150 et 182
7] FUNFGELD, Greg. Bach Choir of Bethlehem. Bach Festival Orchestra. Soprano : Sylvia Mc Nair. Alto : Janice Taylor. Ténor : David
Gordon. Basse : Daniel Lichti. Église Presbytérienne de Bethlehem, février 1988. Durée : 29’50
CD Dorian Recordings. DOR 90113. Avec la cantate BWV 65 et le Sanctus de la Messe en si BWV 232
13] GARDINER. The Monteverdi Choir. The English Baroque Soloists. Soprano : Ann Monovios. Alto : Sara Mingardo. Ténor : Rufus
Müller. Basse : Stephan Loges. Bach Cantata Pilgrimage. Décembre 1998. Durée : 26’34
CD Archiv Produktion 463589 - 2. 2000. CD d’une durée exceptionnelle : 81’17
Avec les cantates BWV 64, 121 et 133, cette dernière cantate en enregistrement « Live ».
14] GARDINER (Répétition de la cantate sur DVD, même enregistrement que ci-dessus) : The Monteverdi Choir. The English Baroque
Soloists. Soprano : Ann Monovios. Alto : Sara Mingardo. Ténor : Rufus Müller. Basse : Stephan Loges
Il s’agit de l’enregistrement effectué en décembre 1999 et diffusé en mai 2000 (France, Allemagne et Hollande), pour le compte de
ZDF-Arte cantate . Reprise commerciale (?) DVD ArtHouse / 2000. 2002
15] GARDINER (volume 18). The Monteverdi Choir. The English Baroque Soloists. Soprano : Claron Mc Fadden. Alto : Bernada Fink.
Ténor : Christoph Genz. Basse : Dietrich Henschel. Bach Cantata Pilgrimage. Herderkirche, Weimar (D). 25 décembre 1999
CD SDG 174. 2010. Distribution en France, novembre 2010. Durée 26’28. Dans la série « Bach Pilgrimage », ce CD SDG a remplacé la
version enregistrée sous label Archiv Produktion.
Avec la cantate BWV 191. Il s’agit de la dernière livraison des enregistrement des cantates par J. E. Gardiner.
*1] GIELEN, Michael. Wiener Kammerchor. Orchestre de l’Opéra d’état de Vienne. Soprano : Margit Opawsky. Contralto : Hilde Rössel-
Majdan. Ténor : Waldemar Kmentt. Basse : Harald Hermann. 1952.
Disques Vanguard Bach Guild BG-518 et Amadeo-Vanguard AVRS 6125 (mono) avec la cantate BWV 133
6] HARNONCOURT (volume 16). Tölzer Knabenchor. Concentus Musicus Wien. Soprano, soliste des Petits chanteurs de Vienne, Peter
Jelosits. Alto : Paul Esswood. Ténor : Kurt Equiluz. Basse : Ruud van der Meer. Vienne, 1976. Durée : 28’46
Disque Teldec Das Kantatenwerk (volume 16). 6.35306-00-501-503 (SKW 16/1-2 BR 2). 1976
CD (D). Teldec 4509 91758-2. 1976. Das Kantatenwerk - Sacred Cantatas, volume 4. Coffret de 6 CD avec les cantates BWV 61 à 78
Reprise CD Teldec 8.35306-2. Das Kantatenwerk (volume 16). 1988.
Reprise Bach 2000. Teldec, volume 2. Coffret de 15 CD. Septembre 1999. Cantates 48 à 52. 54 à 69. BWV 69a. BWV 70 à 99
Reprises CD Warner Classics 8573-81196-5. Intégrale en CD séparés, volume 19. 2006.
17] HERREWEGHE. Collegium Vocal Gent. Soprano : Carolyn Sampson. Alto : Ingeborg Danz. Ténor : Mark Padmore. Basse : Sebastian
Noack. Arsenal de Metz (F), décembre 2002. Durée : 27’16
CD Harmonia Mundi France. HM 901782. Weihnachstkantaten. Novembre 2003. Coffret de deux CD
Avec le Magnificat BWV 243a
22] JUROWSKI, Vladimir. London Philarmonic Orchestra & Choir. Soprano : Lisa Milne. Mezzo-soprano : Ruxandra Donose.
Ténor : Andrew Staples. Baryton : Christopher Maltman. En concert au Royal Festival Hall, Londres, le 5 décembre 2009
CD LPO-0050. Décembre 2010. Avec des œuvres de Mendelssohn (Cantate de Noël 1831. Vom Himmel hoch…) et Vaughan Williams
9] KOOPMAN (volume 3). Amsterdam Baroque Orchestra & Choir. Soprano : Rfuth Holton. Alto : Elisabeth von Magnus.Ténor : Paul
Agnew. Basse : Klaus Mertens. Waalse Kerk, Amsterdam (NL), septembre 1995. Durée : 28’20
CD Erato 0630-14336-2 + reprise CD Antoine Marchand Challenge CC 72233 .
Reprise dans la série Teldec, Bach 2000. The Complete Bach Edition. Coffret de 11 CD, volume 5 “Secular Cantatas”.
Avec les cantates BWV 162 et 155. En appendix du coffret, la version avc orgue obligé + Appendix
16] LEUSINK. Holland Boys Choir. Netherlands Bach Collegium. Bach Edition. Soprano : Marjon Strijk. Alto : Sytse Buwalda. Ténor :
Nico van der Meel. Basse : Bas Ramselaar. Église Saint-Nicola, Elburg (NL), printemps 2000. Durée : 28’18
CD Brilliant Classics 9. 99377/1-128. 2000. Kantaten Volume 18 Cantates, volume 9
Reprise Bach Edition. 2006. CD Brilliant Classics IV – 93102 11/87. Avec les cantates BWV 195 et 1
Cette réédition 2006 a fait l‘objet en 2010 d‘une nouvelle édition „augmentée“: 157 CD comprenant, les partitions et 2 DVD proposant
les Passions de saint Jean et saint Matthieu.
20] LUTZ, Rudolf. Vokalensemble der Schola Seconda Pratica / Schola Seconda Pratica. Eglise évangélique de Trogen (CH)
DVD Live, 19 décembre 2008. Gallus Media A 496
Reprise en coffret. Bach Anthologie 2009. J.S. Bach Stiftung. St. Gallen. Zurich 2010
8] OHMURA, Emiko. Bach-Chor Tokyo. Tokyo Cantata Chamber Orchestra. CD Bach-Chor Tokyo (Japan). Live : 11 décembre 1993.
Durée : 31’49. CD BACHCD 08. Chanté en japonais. Avec la cantate BWV 61
10] PICKETT, Philip. New London Consort. Soprano : Catherine Bott. Contre-ténor : Christopher Robson. Ténor : Paul Agnew.
Basse : Michael Geoge. Londres, octobre 1995.. Durée : 26’06
CD L‘Oiseau-Lyre „A Bach Christmas. Avec le Magnificat BWV 243a et le Sanctus BWV 238.
Autre tirage dans la série Decca „Eloquence“. Même couplage.
19] PRENTL, Michaela. Sebastian s Chor Munchen. Barockorchester La Benda. Munich. Concert du 3 décembre 2006. Durée : 29’13
CD-20 „Vivaldi | Bach | Handel“.Chorgemeinschaft St. Sebastien. Avec des œuvres de Vivaldi et Haendel
21] RADEMANN, Hans-Christoph. RIAS Kammerchor. Akademie für Alte Musik. Soprano : Sunhae IM. Alto : Gerhild Romberger.
Ténor : Thomas Michael Allen. Basse : Roderick Williams. Enregistrement du concert au Théâtre des Champs-Élysées, Paris (F), le 9
décembre 2009. Report CD /MP3 Rapidshare / Internet. Avec le Magnificat BWV 243a
2] RAMIN. Thomanerchor Leipzig. Gewandhausorchester Leipzig. Soprano : Ulrike Taube. Alto : Sibylla Plate. Ténor : Gert Lutze.
Basse : Hannes Hans Hauptmann. Organiste : Hans Kästner. Thomaskirche le 11 décembre 1953.
Cet enregistrement sur bande magnétique réalisé dans l’ex RDA n’a jamais été commercialisé mais avec l’autorisation du fils de Ramin,
Dieter, reporté sur CD Schola Antiqua GR-2, avec, en complément l’enregistrement du Magnificat BWV 243a, daté du 29 novembre
1952. Ce CD fait partie d’une collection inédite (GR 1 à GR 9) reprenant nombre d’enregistrements (1950 à 1955) de Günther Ramin
non commercialisés.
4] RICHTER. Münchener Bach Chor. Münchener Bach Orchester. Soprano : Edith Mathis. Alto : Anna Reynolds. Ténor : Peter Schreier.
Basse : Dietrich Fischer-Dieskau. Herkulzs Saall, Munich, Juin et juillet 1970 ; juin et juillet 1971 et mars avril 1972 (pour le duo n° 5).
Durée : 24’43. Disque Archiv Prduktion 2722 005. 1972
Reprise en coffret de six disques Archiv-Produktion 2722 005, Bach Cantatas, vol. 1 Advent and Christmas.
Distribution en France (novembre, décembre 1972 en France).
Reprise en coffret de 4 CD (14 cantates) Archiv Produktion 439 370-2. Volume. I/ 1. Advent und Weinachten. 1993.
Avec les cantates BWV 61 et 132
Reprise (intégrale de Karl Richter) en un coffret de 26 CD Archiv Produktion.
5] RILLING. Premier enregistrement :
Disque Erato STE 70745. 1971. Frankfurter Kantorei. Bach-Collegium Stuttgart. Gedärchtniskirche Stuttgart (D).
Soprano : Maria Friesenhausen. Altos : Hanna Schwartz (n° 2), Hildegard Laurich (n°5). Ténor : Adalbert Kraus.
Basse : Wolfgang Schöne.-
Disque (F). Erato Les grandes cantates (volume 2) STU 70745. Coffret de 5 disques. 1973. Avec la cantate BWV 151
Pour l’édition sur disque Laudate et les deux en CD, reprise des mouvements de la première édition (février 1971) avec les numéros 4, 5
et 6 ; les mouvements 1, 2, 3 et 7 ont été réenregistrés en février mars 1981. Durée : 28’29
Disque (D). Die Bach Kantate. Hänssler Verlag. Classic. Laudate 98655. Avec la cantate BWV 151
Reprise CD série verte « Die Bach Kantate » (volume 61). Hänssler Classic. Laudate 98823. 1982. Gächinger Kantorei Stuttgart. Bach
Collegium. Soprano : Arleen Auger. Alto : Julia Hamari ( n° 2), Hildegard Laurich (n° 5).Ténor : Adalbert Kraus. Basses : Walter
Heldwein (n° 3).Wolfgang Schöne (n° 6).
Reprise « edition bachakademie ». 1999 (volume 20). Hänssler-Verlag 92.020. 1999 Avec la cantate BWV 36
Reprise 2009 en coffret Hänssler Classics 93581 (Six CD) sous le titre Advent & Christmas Cantata. Avec les cantates 132 et 91
11] SUZUKI (volume 7). Bach Collegium Japan. Soprano : Ingrid Schmithüsen. Alto : Yoshikazu Mera. Ténor : Makoto Sakurada.
Basse : Peter Kooy. Juillet 1997, Kobe Shoin Women’s University Chapel. Durée : 28’57
CD BIS 881 1997-1998. Avec les cantates BWV 61, 132 et 172
3] WEBSKY, Justus von. Chœur Bach de Paris et orchestre de chambre Websky. Paris, fin des années 1960.
Disque Charlin AMS-111. Avec la cantate BWV 110


MOUVEMENTS INDIVIDUELS BWV 63

M-1. Mvt. 3] William H. Scheide. Bach Aria Group. Duo soprano et baryton + hautbois. Disque Decca DL-79405. Milieu des années 1950
M-2. Mvts. 1 et 7] Hans Pflugbeil. Greifswalde Bach Tage. Bach-Orchester Berlin. Disque Fin des années 1950 ou 1960 et reprise CD
Baroque Music Club « Soli Deo Gloria, volume 5.
M-3. Mvt. 1 ] Jan Valkestijn. Boys’Choir of St. Bravo Cathedral Haarlem (NL). 1975. Bach in de Kathedraal. Disque MS SP 152
M-4. Mvt. ? ] Pièce pour orgue (choral ? Ich ruf zu dir) . Orgue de Saint-Pierre de Solesmes (F) par Dom Claude Gay. 1985
Cassette « Solesmes » 1985 et reprise CD « Solesmes »1996 et 2005


C. Role. Mai 2011

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Last update: May 27, 2011 17:30:00