Recordings/Discussions
Background Information
Performer Bios
Poet/Composer Bios
Additional Information
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Cantata BWV 71
Gott ist mein König
Dieu est mon roi
Commentary in French |
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RATSWECHSEL. MÜHLHAUSEN 1708
RENOUVELLEMENT DU CONSEIL |
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CONTENU |
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Avertissement
Datation
Sources
Péricope
Texte
Généralités
Distribution
Aperçu
Bibliographie
Discographie
Annexe BWV 71 - André Pirro
Annexe BWV 71 - Philipp Spitta |
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AVERTISSEMENT |
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Cette notice dédiée à une cantate de Bach tend à rassembler des textes (essentiellement de langue française), des notes, voire des critiques discographiques souvent introuvables ou difficilement accessibles aujourd’hui (2010). Le but est de donner à lire un ensemble cohérent d’informations et de proposer aux amateurs et mélomanes francophones un panorama élargi et espéré parfois inédit de cette partie de l’œuvre vocale de Bach
Outre les quelques interventions « CR » identifiées par des parenthèses [...] le rédacteur précise qu’il a toujours pris le soin jaloux de signaler sans ambiguïté le nom des auteurs sélectionnés. Semblablement, il a indiqué clairement, entre guillemets «…» toutes les citations fragmentaires tirées de leurs travaux. Rendons à César...
ABRÉVIATIONS:
BB / SPK = Berlin Bibliothek / Staatsbibliothek Preussicher Kulturbesitz
B.c. = Basse continue ou continuo
BCW = Bach Cantatas Website
BD = Bach-Dokumente (4 volumes, 1975)
BG = Bach-Gesellschaft = Société Bach (Leipzig, 1851-1899). J. S. Bach Werke. Gesamtausgabe (édition d’ensemble) der Bachgesellschaft
BJ = Bach-Jahrbuch
D = Deutschland
EKG = Evangelisches Kirchen-Gesangbuch.
F = France
NBA = Neue Bach Ausgabe (nouvelle publication de l’œuvre de Bach à partir des années 1954-1955)
NBG = Neue Bach Gesellschatf = Nouvelle société Bach (fondée en 1900)
Ost = Original Stimmen
P = Partition = Partitur
PBJ = Petite Bible de Jérusalem
PKB = Preußicher Kulturbesitz, Staatsbibliothek, Berlin
St. = Parties séparées = Stimmen
La première lettre -en gras- d’un mot du texte de la cantate indique la majuscule de la langue allemande. Dans le corps du texte allemand de la cantate, le mot ou un groupe de mots mis en italiques désignent un affect particulier ou un « accident remarquable. |
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DATATION BWV 71 |
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le samedi 4 février 1708 en l‘église Sainte-Marie de Mühlhausen [la Haupt-Kirchen appelée“ Marienkirche“ ou „Bienheureuse Vierge Marie“]. Renouvellement annuel (par tiers des 48 membres) du conseil municipal de Mühlhausen. La cérémonie religieuse suivant l’élection du nouveau conseil de la ville (ici le vendredi 3 février 1708) se faisait traditionnellement à l’église dénommée Marienkirche...
Bach était arrivé le 15 juin 1707d ans cette ville, en tant que titulaire de l’orgue de l’église Saint-Blaise, autrement nommée « Divi Blasii ». Il succédait au vieux maître Johann Georg Ahle mort en décembre 1706.
BOMBA : Citant les recherches du musicologue Martin Petzold (1992), l’auteur souligne l’hypothèse que la cantate BWV 71 a pu aussi être rejouée le lendemain (5 février 1708), à l’église Saint-Blaise…»
BOUCHET, Paule du : «…La cantate est une œuvre de circonstance: elle fut exécuté pour la première fois en la Marienkirche, siège du conseil municipal, pour célébrer l’investiture des nouveaux conseillers de la commune ».
HIRSCH : Classement CN 3 (Die chronologisch Nummer = numérotation chronologique).
Chronologie (Alfred Dürr) : BWV 131 (1707) – BWV 106 (14 août 1707) – BWV 71 (1708) – BWV 4 (Pâques 1708) – BWV 196 (5 juin 1708) – BWV 150( 1708).
NEUMANN : Date autographe sur la partition : « de l’anno 1708 ».
NYS, Carl de : «…La cantate BWV 71 est l’une des premières de Bach ; elle fut interprétée le 4 février1708 à Mülhausen où Jean-Sébastien remplissait les fonctions d’organiste à l’église Saint-Blaise… l’autographe est soigneusement daté, mais même en l’absence de celui-ci on connaîtrait cette précision par le livret imprimé ».
REMY-MUESS : «…Il faut éviter, cependant, de regarder les motets comme un genre isolé, totalement différent des cantates : ce sont, en fait des cantates sans soli. La cantate de Mülhausen Gott ist mein König (BWV 71) n’a-t-elle pas, d’ailleurs, été intitulée par l’auteur Motetto ? »
WOLFF : « …En l’année 1708 la ville impériale de Mühlhausen passa à Bach la commande de la musique solennelle destinée au service religieux célébrant le renouvellement annuel du conseil municipal. Le texte de la cantate fut imprimé pourvu du titre « Glückwünschende Kirchen Motetto (motet religieux de congratulation) sur feuillet double artistiquement présenté et les parties vocales et instrumentales furent elles aussi réunies dans un cahier imprimé en notation musicale. Les frais de la publication furent pris en charge par le conseil municipal… En 1709, alors que Bach avait déjà pris ses fonctions à Weimar, la ville de Mühlhausen lui adressa une fois de plus une demande composition et la seconde cantate pour le renouvellement du conseil municipal fut-elle aussi imprimée, mais on n’a malheureusement pas conservé la moindre trace de l’œuvre dont des documents d’archives attestent par contre la passation de la commande et le paiement des frais d’impression [Werner Neumann a classé cette cantate sous la référence « XXIV Zweite Mühlhäuser Ratswechselkantate 1709. Renvoi à NBA I/32 »]. L’impression des deux cantates, y compris celle des livrets, fut l’œuvre de Tobias David Brückner, imprimeur établi à Mühlhausen…»
GEIRINGER [Bach et sa famille, page 168] : « Bien que cette cantate [la cantate XXIV] ait été imprimée, on n’en retrouve aucun exemplaire et nous ignorons même son titre . Cependant les dossiers de Mühlhausen prouvent de façon irréfutable que Bach composa cette œuvre. C.f. « Mühlhauser Geschichtsblätter – 1932, page 294 ». |
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SOURCES BWV 71 |
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PARTITION AUTOGRAPHE = ORIGINALPARTITUR
P 45 B. Mus. ms Bach Staatsbibliothek zu Berlin Preußicher Kultur Besitz, Musikabteilung [anciennement à Berlin-Est].
BASSO [Jean-Sébastien Bach, volume 1, page 39] : « L’autographe de cette cantate fit partie de l’héritage de Carl Philipp Emanuel Bach dont le catalogue fut publié à Hambourg en 1790, par Gottlieb Friedrich Schniebes sous le titre « Verzeichniss des musikalischen Nachlasses des verstorbenen Cappelmeisters Carl Philipp Emanuel Bach ». La section contenant les œuvres de Jean-Sébastien Bach comprend 86 cantates sacrées et autres pièces vocales et instrumentales ».
BASSO [Jean-Sébastien Bach, volume 1, page 436] : «…L’œuvre nous est parvenue par l’intermédiaire d’une seule source, mais très importante, puisqu’il s’agit de la partition autographe, recueillie en même temps que celles de sept autres (BWV 13, 16, 17, 19, 36, 61 et 71) dans un volume qui a naguère appartenu au collectionneur Georg Pölchau ».
Page de titre autographe [P 45] : Jesu Juva | Gott ist mein König | ab 18. à 22. | 3 Trombe e | Tamburi | 3 Violae e | Violono | 2 Oboe e | Bassono | 2 Flutti è | Violoncello. | Soprano, Alto, Tenore | Basso | è 4 in Ripieno | con Basso | per l’Organo | de l’anno 1708 | da Giov: Bast: Bach, org : Molhusino|. [+ paraphe]
HERZ : Filigrane „CB“ (pour Christoph Becker, Mühlhausen, vers 1672-1707) et une tête d‘aigle.
PIRRO: En 1919, l‘auteur situe l‘autographe à la Hoschule für Musik, Berlin.
SCHMIEDER : 9 feuilles, 17 pages de musique autographe, in 4°
PARTIES SÉPARÉES = ORIGINALSTIMMEN
Mus. ms Bach St 377. Staatsbibliothek zu Berlin Preußicher Kultur Besitz, Musikabteilung.
Mus. 11495, 17. Staatsbibliothek zu Berlin Preußicher Kultur Besitz, Musikabteilung.
BG : Parties séparées : Titre où peut se reconnaître la main de Carl Philipp Emmanuel Bach : Motteto diviso in quatro Chori. | Choro 1mo a tre Trombe è Tamburi – Choro 2do a doi Violini, une Viola è Violona – Chro 3o à doi Obboe è Bassano.
La partie de violon II est manquante.
SCHMIEDER: 23 parties séparées, partiellement autographes, données sous référence Bach St. 36a. [?]
ÉDITIONS
[La seule cantate connue qui ait été éditée, musique et livret, du vivant de Bach].
[L’exe« imprimé » de la partition (1708) et conservé à la Staatsbibliothek zu Berlin –Preussicher Kulturbesitz, porte un cachet rond « Ex Biblioth Regia Berolinenfi ». Titre (extrait) : « Glück wünschende Kirchen Motetto | als | den Solennen Gottesdienste / in der Haupt-Kirchen B, M, V…am 4. Februarii dieses M.D.C.C.VIII Jahres…» (1708). L’église principale est la Marienkirche].
[Le nom de Bach [après le nom des conseillers notables Adolff Strecker - burgmeister, âgé de 83 ans ! et Georg Adam Steinbach - le nouveau Burgmeister élu] figure seulement au bas de la page, en petits caractères : Durch Johann Sebastian Bachen | Organ. Div. Blasii [l’église dont Bach est titulaire de l’orgue]. Le livret imprimé reprend la distribution « Ab 18, e piace 22. 3 Trombae e Tamburi. 3 Violae et Violono. Doi Obboe e Bassono. Doi Flutti e Violoncello. 4 Voci, e 4, in Ripieno, con Basso per l’Organo. »
Exemplaires de cette édition signalés par W. Schmieder, à Londres, au British Museum (GB) et au Gemeentemuseum de La Haye (NL).
BOUCHET, Paule du : «…L’œuvre eut le rare privilège d’être gravée par les soins du typographe Tobias David Bruckner. Le texte du livret, imprimé à part, fut orné d’un splendide frontispice, témoin de la solennité de l’événement - au texte sont jointes les reproductions des pages de titre et du livret et de la musique. En plus, la page de titre autographe ».
WOLFF : «…En 1708 la ville impériale de Mülhausen passa à Bach la commande de la musique solennelle destinée au service religieux célébrant le renouvellement annuel du conseil municipal. Le texte de la cantate BWV 71 fut imprimé pourvu du titre « Glück wünschende Kirchen Motetto ou motet religieux de congratulations », sur feuillet double artistiquement présenté et les parties vocales et instrumentales furent elles aussi réunies dans un cahier imprimé en notation musicale. Les frais de la publication furent pris en charge par le conseil municipal de Mühlhausen, à l’intérêt et au besoin de prestige duquel répondait la mise à l’impression de cette composition due au jeune organiste, alors complètement inconnu, de l’église Divi Blasii (Saint Blaise) ». Reproduction dans l’album de Paule du Bouchet.
SOCIÉTÉ BACH = BACH-GESELLSCHAFT AUSGABE (BG)
BG. Jg. XVIII (18e année). Pages 3 à 54. Préface de Wihlelm Rust (juillet 1870). Cantates BWV 71 à 80.
[Partition BG / Breitkopf, coffret Teldec / Das Kantatenwerk/ Harnoncourt, volume 18. 1977].
NOUVELLE ÉDITION BACH = NEUE BACH AUSGABE (NBA)
KANTATEN SERIE I/ BAND 321. RATSWAHLKANTATEN I
Bärenreiter Verlag BA 5073. 1992. Herausgegeben von Christine Fröde. 6 fac-similés.
BWV 71. Pages 3 à 65. Bl. 2r der Autographen Partitur (Staatsbibliothek zu Berlin Preußicher Kultur Besitz, Musikabteilung, Mus. ms Bach P 45). Beginn des Satzes 1.
Bl. 1r der autographer Stimme Tromba 1 (Staatsbibliothek zu Berlin Preußicher Kultur Besitz, Musikabteilung, Mus. ms Bach St 377). Satz 1 bis Satz 7.
Bl. 1r und 1v der auf einem halben Bogen zusammengedruckhen Originalstimme Tromba 1 und Tamberi (Staatsbibliothek zu Berlin Preußicher Kultur Besitz, Musikabteilung, Mus. 11495, 17). Satz 1bis Satz 7
Anh. BWV 71. Pages 67 à 128. Ahdruck in normalisierter Partiturordrung und vereinheitlichter Tonartnotation (Kammerton).
Avec les cantates BWV 119, 193, 192 et Anh. 4.
Kritischer Bericht (commentaires). BA 5073 41. 1992. Christine Fröde.
[L’édition de la NBA propose les deux versions instrumentales, la notation originale (ré majeur - Kammerton) et la transposition des vents, version en ut majeur – Chorton].
AUTRES ÉDITIONS
BCW. Partition BGA – Réduction Voix et Piano.
Breitkopf & Härtel. Partition = PB 2921. Partition du chœur (Chorst) = ChB 1648. Paries d’orgue et de clavier (Max Seiffert) = OB 1182..
2010. Partition = PB 4571 – Réduction voix et piano (40 pages) = EB 7071. Partition du chœur (Chorst) (24 pages) = ChB 4571.
Kalmus Study scores n° 825. Volume XXI. New York 1968. Avec les cantates BWV 72 et 73.
Peters. Réduction pour clavier (Klavierauszug). |
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PÉRICOPE BWV 71 |
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Samedi 4 février 1708. Élection (par tiers) du Conseil municipal de Mühlhausen. |
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TEXTE BWV 71 |
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Auteur inconnu. Certains musicologues proposent le nom de l’archidiacre Georg Christian Eilmar, pasteur de la Marienkirche de Mühlhausen ; d’autres, Bach lui-même. Impression isolée du texte par Tobias David Brückner, imprimeur, Mühlhausen…»
1] Psaume 74, 12 [PBJ. 870]. Paraphrase : « Pourtant, ô Dieu, mon roi dès l’origine / l’auteur des délivrances au milieu du pays…]
2] Emprunt partiel au second livre de Samuel, chapitre 19, versets 33, 35, 36 et 37 [PBJ. 425] : Le vieillard Barzillaï de Galaad : « Il était très âgé, il avait quatre-vingts ans…Combien d’année me reste-t-il à vivre pour que monte avec le roi de Jérusalem… Permets à ton serviteur de s’en retourner : je mourrai dans ma ville près du tombeau de mon père et de ma mère
Sixième strophe (de 8 vers chacune) du cantique en 8 strophes de Johannn Heermann, publié en 1630 : « O Gott, du frommer Gott ».
Le premier verset de ce cantique se trouve dans la cantate BWV 24/6 ainsi que dans le choral à quatre voix BWV 399.
Mélodie II, d’un auteur demeuré anonyme, mélodie apparaissant vers 1670 et accompagnant le texte d’Heermann.
Renvoi à EKG 383.
3] Deutéronome 33, 25 (5 Mose) [PBJ. 282]. Bénédiction de Moïse sur l’instant de mourir.
Cette référence biblique ne semble qu’une allusion dans le texte de la cantate [?] : « Que ta sécurité dure autant que tes jours… », à moins que la Bible luthérienne ne propose une version plus évidente…
Préférable est la citation tirée du Livre de la Genèse (1 Mose) 21, 22 [PBJ. 37] : « Dieu est avec toi en toute ce que tu fais ».
4] Psaume 74, 16 et 17 [PBJ. 870] : « A toi le jour, et à toi la nuit / toi qui agença la lumière et le soleil / toi qui posa toutes les limites de la terre…»
5] Texte libre. Pasteur Eilmar ?
6] Psaume 74, 19 [PBJ. 870] : «…Ne livre pas à la bête l’âme de ta tourterelle…»
7] Texte libre. Pasteur Eilmar ?
BASSO [Jean-Sébastien Bach, volume 1, page 88] : Publication en 1919 dans le Bach-Jahrbuch d’une réduction pour clavier de la cantate BWV 71, avec le texte et une étude du professeur Otto Schröder.
[page 345] : «… un tel mélange de textes [bibliques] typique de la cantate évangélique de style ancien, fut peut-être l’œuvre du pasteur Eilmar, mais on ne peut exclure que le « collage » n’ait pu être réalisé par Bach lui-même… »
CANTAGREL : «…C’est encore une succession de textes sacrés dans la vieille tradition de Schütz et de Buxtehude…»
FINSCHER : « L’une des plus anciennes cantates de Bach ; il s’agit d’une composition de style presque entièrement archaïque, tant dans la constitution du texte, formé de passages de la Bible susceptibles d’être rattachés à l’élection du nouveau conseil municipal et au souverain séculier de la ville impériale, à savoir l’empereur Joseph Ier (dans le dernier mouvement) que dans la composition alignant à la manière du motet ou bien dans un esprit concertant des épisodes extrêmement brefs et exploitant avec le plus grand soin en même temps qu’avec une vigoureuse simplicité expressive la moindre intention rhétorique du texte…»
NYS, Carl de: « Le livret ne cite pas de nom d’auteur ; il est pourtant peu probable que ce soit Bach lui-même comme on l’a écrit parfois pour la simple raison que l’on ne voit pas très bien le compositeur écrire un mouvement en deux strophes (n° 7) si cela ne correspond pas à une forme musicale. De toute façon le livret est constitué par une compilation de textes de l’Écriture et d’une strophe de choral [2].
PITROU [page 63] : « …mais ne nous montrons pas trop surpris si les piétistes nombreux et influents (représentés à Mühlhausen par le pasteur de l’église Divi Blasii, dont dépend le jeune Bach], dans une ville où l’on avait beaucoup de loisir, se voilaient la face devant « cette fanfare de trois trompettes dont les hautbois, puis les flûtes répétèrent les motifs audacieux », devant le tumulte des instruments à cordes qui bourdonnent comme un essaim d’abeilles autour d’une armée en ordre de bataille », devant cette « course de notes », les « incohérences de la phrase rompue, des mots répétés, bégayés », cette mobilité ce chatoiement, voire le roucoulement de tourterelles, grossière traduction des images bibliques… [citation d’André Pirro].
SCHMIEDER : Auteur du texte, Georg Christian Eilmar. |
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GÉNÉRALITÉS BWV 71 |
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HOUTEN & KASBERGEN : Total des mesures de la cantate : 339. Les auteurs tentent de mettre en relief, dans l’aria n° 4, la persistance du chiffre « 41 » = J.S. BACH et en déduisent, à l’aide du nombre d’or, des perspectives « étonnantes » : Bach connaissait le jour, l’année et l‘heure de sa mort !
MACIA : « Mühlhausen, une ville libre du Saint Empire romain germanique [où règne, depuis 1705 l’empereur Joseph Ier.
NYS, Carl de: «…Dans l’ensemble cette cantate montre encore très clairement la présence dans la musique d’église de l’époque de ce qu’on a appelé le concert spirituel polychoral. En effet l’ensemble de la partition est constitué par cinq groupes ou « chœurs », les quatre parties chantées, les trois trompettes et timbales, les deux flûtes à bec avec le violoncelle, les deux hautbois avec le basson, enfin les cordes (deux violons, alto et contrebasse). Le même type de structure concertante se trouve dans l’opposition, notamment pour le premier chœur, entre le petit chœur, ou ensemble vocal, voire quatuor, et l’ensemble du chœur ».
[BOMBA : Notice de l’enregistrement de la cantate BWV 143 par Helmuth Rilling, volume 6. Octobre 1975]: «…En effet, le musicologue américain William H. Scheide a récemment émis des doutes sur l’authenticité de l’œuvre [BWV 143]. En écoutant cette cantate, comme en lisant la partition, on peut d’ailleurs se poser des questions, en particulier sur une harmonie un peu conventionnelle au regard des autres compositions que nous connaissons de l’époque de Mühlhausen et Weimar. Il est vrai qu’il y a au moins un rapprochement avec une œuvre connue de Bach ; le thème presque identique de l’aria de basse n° 5 avec la cantate BWV 71, sur des paroles presque identiques. |
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DISTRIBUTION BWV 71 |
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Page de titre autographe [P 45] : Jesu Juva / Gott ist mein König | ab 18. e piace [il se peut à…] 22.| / 3 Trombe e Tamburi | 3 Violae e Violono | 2 Oboe e Bassono | 2 Flutti e Violoncello | Soprano, Alto, Tenore | Basso / è A in Ripieno con Basso per l’Organo | De l’anno 1708 | Da Giov. Seb. Bach
Notation primitive en ré majeur (Kammerton) et de nos jour (NBA) en ut majeur (Chorton) ;
NEUMANN. Sopran, Alt, Tenor, Baß. – Chor. Vierchöriges Instrumentarium : Trompete I-III , Pauken ; Blockflöte I, II, Violoncello ;
Oboe I, II, Fagott ; Streicher ; B.c. (obligate Orgel) soit quatre chœurs : Ensemble vocal - trompettes I à III, timbales – Flûtes I et II, Violoncelle, hautbois I, II, basson – B.c (et orgue obligé).
SCHMIEDER. Soli : S, A, T, B. Chor : S, A, T, B. Instrumente : Flauto I, II (Blockflöten) ; Oboe I, II ; Fagotto ; Tromba I, II, III ; Timpani ; Viol. I, II ; Vla. ; Violone ; Vcl . ; Basso ; Organo
BASSO [Jean-Sébastien Bach, volume 1, page 276] : «…Pour l’exécution de cette cantate, Bach bénéficia de la collaboration de l’organiste titulaire de la Marienkirche, Johann Gottfried Hetzehen ».
[page 344] : l’ensemble instrumental est diviso in quatuor Chori :I] 3 trompettes et timbales – 2] 2 flûtes et violoncelle – 3] 2 hautbois et basson – 4] 2 violons, viole et violone.
BOMBA : « Bach avait à sa disposition un effectif instrumental extraordinairement riche. Cette richesse esquisse les moyens qui existaient bien à Mühlhausen…»
GARDINER : Aucune autre œuvre de Bach ne fait appel à un dispositif d’aussi grande envergure – elle se déploie en quatre chœurs instrumentaux séparés, auxquels répondent un consort vocal de quatre chanteurs, une Capelle (facultative) de ripiénistes et un orgue ».
HARNONCOURT : « Cette cantate soulève, comme toutes premières œuvres de musique religieuse de Bach, le problème des différences d’accord des instruments (ton de chœur et ton de chambre)… [d’où]. Il existe des parties d’orgue transposées d’un ton… L’alternance du « Coro pleno » et « Senza Ripieni » intervenant très souvent au cours de cette cantate a « été interprétée comme l’équivalent à l’alternance de tutti et soli. C’est ainsi que le Coro n° 3 est chanté comme requis « senza Ripieni » donc par le quatuor de solistes…»
WOLFF : «…Afin de traduire le caractère festif de l’événement, celle-ci [la cantate] fait appel à un effectif extraordinairement important, mais aussi à une disposition en plusieurs chœurs sur le modèle des musiques de fête composées par Dietrich Buxtehude pour la ville libre de Lübeck. Bach a pu les découvrir lors du séjour de plusieurs mois qu’il y passa...» |
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APERÇU BWV 71 |
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1] CHORSATZ. BWV 71/1 |
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G OTT IST MEIN KÖNIG VON ALTERS HER, DER ALLE HILFE TUT, SO AUF ERDEN GESCHICHT.
Dieu est mon roi depuis les temps les plus reculés, c’est de lui que vient tout le secours qui nous est donné en ce monde.
Ut majeur (C), 38 mesures, C
BG. Jg. XVIII. Pages 3 à 11. Bei der Rathswahl zu Mühlhausen 1708. | CORO. | Marqué « animoso » |Tromba I. | Tromba II. | Tromba III. | Timpani. | Flauto I. | Flauto II. | Violoncello. | Oboe I. | Oboe II. | Fagotto. | Violino I. | Violino II. | Viola. | Violone. | Coro pleno / Divisi a due Cori. : | Soprano. | Alto. | Tenore. | Basso. | Organo.
Partie A] : Mesure 8 : Senza Ripieni - / Coro in Ripieno tacet . || Partie B] : Mesure 16 : Marqué « un poco allegro » / Senza Ripieni. || Mesure 30 : Coro pleno.
NEUMANN. (ton de chœur) à l’origine noté en ré (ton de chambre). Tuttichor – Solochor alternés. Ensemble des instruments. ; Trompete I-III ; Pauken ; Blockflöte I, II ; Violoncello ; Oboe I, II ; Fagott ; Streicher ; B.c. Obligate Orgel.
Livret imprimé : I. | Tutti e animoso. Psalm LXXIV.12
BOYER [Les cantates sacrées de Jean-Sébastien Bach, - formation des motifs, pages 191/192] : «…Tutti et soli alternés, tous les instruments…L’ardeur du jeune compositeur se déchaîne dès le départ avec l’affirmation péremptoire, sans préparation d’orchestre de la devise « Dieu est mon roi ». ».
HIRSCH : «…Les mouvements 1 et 3 ont tous deux le même nombre de mesures « 38 ». La répétions, à trois reprises de Gott ist mein König = symbole de perfection, la Trinité…
ISOYAMA : «…Cette cantate ne renferme pas d’introduction instrumentale, commençant avec un accord puissant de do majeur à l’orchestre. L’emploi simple de cet accord symbolise « Dieu, le Roi en trois personnes…»
NYS, Carl de : «…Quand on entend le début de la cantate BWV 71… avec le puissant mouvement ascendant des accords de croches d’un orchestre très fourni, presque symphonique,, n’a-t-on pas l’impression immédiate d’une musique d’une grande force dramatique et « nouvelle » que l’on situerait d’emblée à une époque bien postérieure ? … C’est ainsi que dans le premier chœur par exemple une cellule d’une mesure (sur les mots Gott ist mein König) revient sans cesse pour aboutir à une construction cyclique…»
PIRRO [L‘esthétique de Jean-Sébastien Bach - formation des motifs, pages 50/51] : «…Les mots superbes revivent ainsi comme dans une musique de guerre stridente qui évoque des visions étincelantes. De semblables représentations sonores accompagnent les idées de majesté, de royauté… le début de la cantate BWV 71, sur les premières paroles [+ Exemple musical]. Renvoi à la cantate BWV 143/5 sur „Der Herr ist König“.
PIRRO [L‘esthétique de Jean-Sébastien Bach – l‘orchestration, page 238]: «…le rôle des trompettes dans l’orchestre de Bach [BG. XVIII, page 3]. Nombreux exemples.
[La traduction du texte, pages 254/255] : « Dans les œuvres les plus anciennes de Bach, nous voyons déjà les paroles importantes ainsi mises en lumière. Le premier chœur commence par des accords où le mot Gott, s’épanouit, isolé, comme si Bach voulait maintenir toute l’attention de l’auditeur sur ce mot rayonnant : « Dieu, Dieu, Dieu est mon roi… » De même, dans cette phrase « tu es le Dieu qui me secourt », il accentue par l’union soudaine des quatre voix, ces mots, plusieurs fois répétés
WIJNEN : «…Bach joue sur l‘alternance entre Tutti et passages solistes… Et pour terminer ce mouvement triomphal, il se permet une petite facétie… les quelques dernières notes sont confiées à deux flûtes à bec jouant pianissimo…» |
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2] CHORALBEARBEITUNG. SOPRAN, TENOR. BWV 71/2 |
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[ténor] ICHBIN NUN ACHTZICH JAHR, WARUM SOLL DEIN KNECHT SICH MEHR BESCHWEREN ? ICH WILL UMKEHREN, DAß ICH STERBE IN MEINER STADT, BEI MEINES VATERS UND MEINER MUTTER GRAB.
[Choral] SOLL ICH AUD DIESER WELT / MEIN LEBEN HÖHER BRINGEN, / DURCH MANCHEN SAUREN TRITT - HINDURCH INS ALTER DRIGEN, // SO GIB GEDULD FÜR SÜND / UND SCHANDEN MIT BEWAHR, / AUF DAß ICH TRAGEN MAG /// MIT EHREN GRAUES HAAR.
J’ai maintenant quatre-vingt ans ; pourquoi ton serviteur devrait-il continuer à se plaindre des fatigues de l’existence ? Je veux m’en retourner dans ma ville, mourir près du tombeau de mon père et de ma mère.
[Choral] Si mon existence en ce monde / doit se prolonger plus encore, / si je dois atteindre au prix d’amères épreuves / le grand âge, / alors fais preuve d’indulgence, / garde-moi du péché et de la honte / afin que je puisse porter avec dignité / mes cheveux gris.
Mélodie du cantique O Gott, du frommer Gott II » (également dans la cantate BWV 24/6). EKG 383 et 301, 477. Mélodie de Braun Schweig, 1647 et ici partiellement la sixième strophe du même cantique de Johann. Heermann ; Voir également EKG 301 (texte de Salomo Franck, 1714) ; EKG 477 (texte à Magdeburg 1695).
Mi mineur (e), 47 mesures, C
BG. Jg. XVIII. Pages 12 à 14. ARIA (Air) con corale in Canto. | Marqué «Andante ». | Soprano. | Tenore. | Organo (original Stimme / original Partitur). Mesure 14 = Mélodie du choral – Grundmelodie : O Gott, du frommer Gott.
NEUMANN. Arie et cants firmus vocal. Partie de continuo avec motif en écho à la partie d‘orgue obligé.
Livret imprimé : II. | Air Tenor, con chorals in Canto.
BOYER [Les cantates sacrées de Jean-Sébastien Bach, pages 191/192] : «…Élaboration chorale, Cantus firmus au soprano. Mélodie de choral (MDC) 082. Aria au ténor, forme d’ostinato à la basse continue, partie libre au ténor ».
BOYER [Les mélodies de chorals dans les cantates de J.-S. Bach, page 282] : «…L’intérêt de l’élaboration chorale n° 2 est de présenter le cantus firmus en concomitance à une aria libre selon le type IV (renvois aux cantates BWV 131, 106, 4, 132/2 BWV 158, 156, 159, 36, etc. Le soprano est chargé de la mélodie de choral légèrement ornée tandis que le ténor chante une aria de facture libre. Il est prévu, sur le plan instrumental, la présence obligée d’un orgue. Le combat rhétorique qui se livre dans cette élaboration est celui d’un duel entre le ténor qui soupire sur sa fatigue et sur son âge et celui de l’âme (soprano) qui demande au Seigneur l’indulgence si les épreuves subies doivent se prolonger…»
FINSCHER : « interprétation intensive des paroles dans les ornementations chorales…»
ISOYAMA : «…Le ténor chante avec chaleur le discours d’un personnage biblique, le vieil homme Barzillai, qui refusa de se rendre à Jérusalem avec le roi David pour être récompensé de ses services, choisissant plutôt d’attendre la mort dans son propre pays. Le soprano chante une mélodie de choral de Johann Heermann dont le texte traite d’une âme se préparant à la vieillesse…»
NYS, Carl de: «…L’aria du ténor est contrepointée par le chant du cantique O Gott, du frommer Gott de Johann Heermann (1630) confiée à la voix de soprano ».
PIRRO [J.-S. Bach, page 86] : [Analogie soulignée entre l’élaboration de choral trouvée dans la cantate BWV 131/2 et ce mouvement].
PIRRO [L‘esthétique de Jean-Sébastien Bach - formation des motifs, page 76]: «…Le thème chromatique descendant… Bach transforme une phrase diatonique descendante du choral en suite chromatique pour accompagner ces mots : « durch manchen sauren tritt - travers maint rude passage ». [+ Exemple musical, BG. XVIII, page 13].
[L‘orchestration, page 243] : «…L’orgue, qui, généralement, réalise la basse continue avec des jeux de sonorité modérée, accomplit une tâche plus apparente et agit comme un instrument de l’orchestre. L’orgue obligé est employé dans la cantate BWV 71. Renvoi à la cantate BWV 170/3.
[Les formes, page 301] : « Dans ses cantates, Bach donne le nom d’air à des pièces de chant de formes assez différentes. Philippe Spitta remarque avec raison que, dans la cantate BWV 71, il désigne sous le titre d’ Aria con corale une mélodie traitée en style d’arioso… »
ROBERT : [réfutation de Pirro. Voir ci-dessus] «…Il est difficile de voir une intention littéraire dans l’exemple de la cantate n° 71, transcrit par Monsieur Pirro, page 76. Sans doute le soprano marche par intervalles chromatiques sous les mots : « à travers maint rude passage ». Mais ce passage, le seul traité ainsi, est loin d’exprimer l’idée la plus triste d’un texte où il est question de plaintes, du péché et de la honte des tombeaux paternels ».
WIJNEN : «…Allusion évidente aux conseillers les plus anciens quittant le Conseil municipal en faveur d’autres plus jeunes…»
[Affect (mélisme descendant sur le mot « Beschweren – se plaindre » |
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3] CHORSATZ. SOPRAN, ALT, TENOR, BAß. BWV 71/3 |
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D EIN ALTER SEI WIE DEINE JUGEND, UND GOTT IST MIT DIR IN ALLEM, DA DU TUST.
Que ta vieillesse soit comme ta jeunesse, et Dieu est avec toi dans tout ce que tu entreprends.
La mineur (a), 38 mesures, C
BG. Jg. XVIII. Pages 15 à 18. CORO senza Ripieni. | Soprano. | Alto. |Tenore ; | Basso. | Organo.
NEUMANN. Forme du motet. Fugue avec permutations. Sans partie d’orchestre. Basse continue.
Livret imprimé : III. | Fuga al ottavia à 4. Voci | Deuteron.,XXXIII. 25. Genes. XXI, 22.
BASSO [Jean-Sébastien Bach, volume 1, page 345] : «…un extraordinaire chœur a capella (avec le seul soutien d’une basse confiée à l’orgue) en forme de fugue, exalte la notion de continuité : « ta vieillesse soit comme ta jeunesse ».
BOYER [Les cantates sacrées de Jean-Sébastien Bach, pages 191/192] : «…Type motet fugué sans partie orchestrale »
HIRSCH : Mélisme sur le mot « allem – tout ». Le mot « allem » a la valeur numérique de « 40 » le nombre de notes chantées par le soprano à sa dernière reprise…».
ISOYAMA : «…Quatuor en la mineur… Pour souligner que c’est la loi de Dieu, la section emploie une forme fuguée rigide (techniquement une fugue à permutation) ».
NYS, Carl de : «…Le chœur n’est accompagné que par le continuo, créant un effet a capella (le dépouillement de la vieillesse ?)… Dans le chœur n° 3 accompagné de la seule basse continue, on trouve pour la première fois la forme de la permutation qui va se développer grandement par la suite dans l’œuvre de Bach ». |
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4] ARIE (ARIOSO) BAß. BWV 71/4 |
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A] TAG UND NACHT IST DEIN. / B] DU MACHEST, DAß BEIDE SONN UND GESTIRN, IHREN GEWISSEN LAUF HABEN. / DU SETZEST EINEM JEGLICHEN LANDE SEINE GRENZE.
A toi sont le jour et la nuit. C’est toi qui réglas / la course du soleil et des astres. / c’est toi qui as établi les frontières de chaque pays.
Fa, 63 mesures (41 mesures + le da capo = 63 mesures), 3/2, C, 3/2
BG. Jg. XVIII. Pages 19 à 21. ARIOSO. | Marqué « Lento ». Flauto I. | Flauto II. | Violoncello. | Oboe I. | Oboe II. | Fagotto. | Basso. | Organo. Mesures 23 à 40 sur « Du machest, das Sonn… Grenze »
NEUMANN : (Arioso). Bipartie : A] Orchestersatz – B]: continuosatz. A’] Forme da capo avec ritournelles.
Livret imprimé : IV. | Arioso Basso, con obboe e flutti.
BASSO [Jean-Sébastien Bach, volume 1, page 345] : «…sur le plan musical, c’est un arioso tripartite… qui dans la partie centrale, ne bénéficie que du seul appui du continuo, selon un procédé cher aux maîtres vénitiens…»
BOMBA : «cantate dans la condition d’un concert spirituel… Mais bach expérimente quelque chose de tout à fait neuf avec la forme très moderne de l’Ai da capo (mouvements 4 et 5)… Bach donne des octaves aux voix chantées pour les paroles « jour et nuit », « soleil », « étoiles » qui sont les images dominantes…»
HOUTEN et KASBERGEN : Total des mesures de la cantate : 339. Les auteurs tentent de mettre en relief, dans l’aria n° 4, la persistance du chiffre « 41 » = J.S. BACH ou renversé = 14
ISOYAMA : «…Aria de basse. Elle renferme un passage en 3/2 composé de façon à donner une vue d’ensemble de toute la création. La section du milieu qui se réfère aux mouvements du soleil et des étoiles, s’anime dans des mesures à 4/4 ».
NYS, Carl de : «...L’aria a déjà un peu la coupe « moderne » du da capo ». |
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5] ARIE ALT. BWV 71/5 |
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D URCH MÄCHTIGE KRAFT / ERHÄLST DU UNSRE GRENZEN, / HIER MUß DERFRIEDE GLÄNZEN, / WENN MORD UND KRIEGESSTURM / SICH ALLERORT [Werner Neumann donne : „allerorts“] ERHEBT. // WENN KRON UND ZEPTER BEBT, / HAST DU DAS HEIL GESCHAFFT / DURCH MÄCHTIGE KRAFT !
Par une puissance à toute épreuve / tu nous conserves nos frontières. / La paix doit ici rayonner / alors qu’en tous ces lieux / se déchaînent le meurtre et les ravages de la guerre. / Lorsque la couronne et le sceptre sont ébranlés, / tu as fourni le salut / par une puissance à toute épreuve.
Texte d’un auteur inconnu.
Ut majeur (C), 35 mesures. 3/8, Vivace, mesures 1 à 5 – Battue à C, Andante, mesures 6 à 10 – Battu à 3/8, mesures 6 à 17 – A 3/8, mesures 18 à 35
BG. Jg. XVIII. Pages 22 à 23. ARIA | Marqué « Vivace et Andante ». | Tromba I. | Tromba II. | Tromba III. | Timpani. | Alto. | Organo
NEUMANN. Partie de continuo, chœur de trompettes. Forme triple : Vivace – Andante – Vivace et libre da capo.
Livret imprimé : [Il paraît que les mouvements IV et V de l‘édition Breitkopf n‘en fasse qu‘un dans le livret de 1708].
ISOYAMA : «…un passage vivace en 3/8 déclamant « la force de ta puissance » précède une prière sérieuse pour la prolongation de la paix… Le passage en mesure à 3 temps représente Dieu tandis que le passage à 4 temps symbolise le monde créé…»
MACIA : «… Il s’agit d’une allusion manifeste à la situation politique agitée de l’Allemagne de l ‘époque…»
NYS, Carl de : «…Cette aria est intéressante par l’utilisation originale (et symbolique) du chœur de trompettes … Structure tripartite du solo d’alto, avec ses interjections des trompettes ».
PIRRO [L’esthétique de Jean-Sébastien Bach - La traduction du texte, pages 274, 276] : « Le caractère que Bach attribue au mode majeur et au mode mineur…Ce contraste de modalité s’observe dans la cantate, quand Bach veut opposer à l’état de paix où vit la cité que Dieu protège, la « tempête de meurtre et de guerre, partout déchaînée ». [+ Exemple musical. BG. XVIII, page 22, sur les paroles « Hier muss der Friede glänzen… erhebt]. |
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6] CHORSATZ. BWV 71/6 |
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D U WOLLEST DEM FEINDE NICHT GEBEN DIE SEELE DEINER TURTELTAUBEN.
Tu ne voudras pas livrer à l’ennemi l’âme de ta tourterelle.
Ut mineur (c), 37 mesures, C. Affect de la tristesse = ut mineur.
BG. Jg. XVIII. Pages 24 à 35. CORO pleno. Marqué « Larghetto ». | Flauto I. | Flauto II. | Violoncello. | Oboe I. | Oboe II. | Fagotto. | Violino I. | Violino II. | Viola. | Violone (staccato). | Soprano. | Alto. | Tenore. | Basso. | Organo.
NEUMANN. Parties instrumentales en prélude et encastrées. Mouvement homophone avec prédominance du soprano.. Libre da capo.
Livret imprimé : | V. Affetuoso e Larghetto. Psalm. LXXIV,19.
BOYER [Les cantates sacrées de Jean-Sébastien Bach, pages 191/192] : «…Deux sections, l’une monodique avec prédominance des sopranos du choeur
FINSCHER : «…la figuration relevant presque des effets de coloris apportés par la basse générale à la conclusion psalmodiée…»
GARDINER : « Commençant au violoncelle, une figure calme et ondulante peu à peu se propage à l’ensemble de l’effectif –évoquant si l’on veut l’envol d’une multitude de tourterelles – tandis que les voix s’effacent doucement à l’unisson, entonnant cinq mesures comme inspirées du grégorien…»
ISOYAMA : «…Avec les quatre voix dans une harmonie de bloc au-dessus d’un mouvement animé du violoncelle, la pièce pourrait presque être appelée romantique dans son appel passionné…»
MACIA : « chœur en ut mineur qui implore la paix à sa manière, avec une passion que traduisent les figures animées du violoncelle…»
NYS, Carl de : «…L’œuvre s’achève sur deux chœurs, le premier [6] chœur en ut mineur, le second en ut majeur; on peut se demander pourquoi une pareille splendeur, débordant de vie et de verte jeunesse, n’a jamais donné lieu à une parodie, ou une réutilisation, dans la suite de la vie du cantor … Mais l’originalité du jeune maître se manifeste peut-être de manière plus éclatante, comme l’a fort bien remarquz Alfred Dürr : l’alternance entre les séquences homophones du chœur (dans lesquelles la partie de soprano domine) et des différents chœurs instrumentaux, mais aussi les harmonies implorantes, suggèrent que ce verset du psalmiste [Psaume 74, 19] devient une véritable prière litanique…».
PFENDER [repris de Spitta puis de Pirro]: « Bach interprète avec une sorte d’exagération la prière contenue dans ces paroles « Tu ne voudrais pas livrer à tes ennemis l’âme de tes tourterelles ». Cette supplication qui, d’après le sentiment général de la cantate, ne devrait être empreinte que de confiance, se traduit ici par une musique gémissante et sombre. On dirait, que, déjà le chrétien se sent « abandonné à l’ennemi » et se croit indigne du secours qu’il implore ».
PIRRO [L‘esthétique de Jean-Sébastien Bach – l‘orchestration, page 222] : «…Bach … se sert en général du violoncelle pour dérouler de vastes motifs un peu rapides, où la sonorité expressive de l’instrument n’a point le temps de s’étaler, mais dont la continuité produit, bien souvent, des impressions assez rares… Quelque fois, d’ailleurs, cette image correspond exactement à l’idée du texte, où en sort assez directement. Ainsi Bach enlace d’une arabesque de violoncelle le chœur de la cantate BWV 71/6 où l’on demande au Seigneur de ne point livrer ses tourterelles à l’ennemi. Il complète ici la comparaison indiquée, et décrit les rets étroitement tramés de l’oiseleur [BG. XVIII, page 24]. Renvoi à la cantate BWV 132, BG. XXVIII, page 43.
WIJNEN : «…Le texte citant le psaume 74 évoque les colombes que Bach nous donne à entendre dans sa délicieuse orchestration… à la modernité phénoménale finissant sur une impressionnante phrase à l’unisson ». |
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7] CHORSATZ. BWV 71/7 |
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[1] DAS NEUE REGIMENT / AUF JEGLICHEN WEGEN / BEKRÖNE MIT SEGEN ! / FRIEDE, RUH UND WOHLERGEHEN / MÜSSE STETS ZUR SEITE STEHEN / DEM NEUEN REGIMENT.
[2. Tutti] GLÜCK, HEIL UND GROßER SIEG / MUß TÄGLICH VON NEUEN [BG donne „neuem] / DICH JOSEPH ERFREUEN, / DAß AN ALLEN ORT UND LANDEN / GANZ BESTÄNDIG SEI VORHANDEN / , GLÜCK, HEIL UND GROßER SIEG !
Répands ta bénédiction / sur le nouveau conseil / où que le mènent ses pas ! / Que la paix, la sérénité et la prospérité / soient constamment du côté / du nouveau conseil ! / Que chaque jour renouvelle pour toi / Joseph (notre empereur) l’occasion de te réjouir / de la bonne fortune du succès et de grandes victoires. / Qu’en tous lieux et provinces / persistent / la bonne fortune, le succès et les grandes victoires.
Ut majeur (C ), 103 mesures, C. Mesures 1 à 4, Battu à C, chœur « Senza Ripieni ». – Mesures 5 à 22, marquées « Allegro », battu à 3/2 – Mesures 23 à 32, marquées « Andante », battue à C. Organo obligato, mesures 29 à 32 – Mesures 33 à 39, marquées « Vivace » et « Choro pleno mesures 33 à 39 – Mesures 40 à 87 marquées « Allegro » et « Coro in Ripieno tacet / Senza Ripieni » battue à 3/2. Chœur marqué « Tutti » de la mesure 64 à 84. Mesures 88 à Marquées « Coro in Ripieno tacet / Senza Ripieni », battue à C. Marqué « Coro pleno », mesure 96 sur les mots « Glück Heil » ainsi qu’aux mesures 98 à 103.
BG. Jg. XVIII. Pages 36 à 54. CORO / Arioso. | Tromba I. | Tromba II. | Tromba III. | Timpani. | Flauto I. | Flauto II. | Violoncello. | Oboe I. | Oboe II. | Fagotto. | Violino I. | Violino II. | Viola. | Violone. | Soprano. | Alto. | Tenore. | Basso. | Organo.
NEUMANN. Ensemble instrumental complet alternant avec le chœur homophone fugué et avec permutations. Solochor /=/ Tutti.
Livret imprimé : Arioso , à 10.Stomento, e 4 Voci. [mouvement non numéroté dans l‘édition 1708
BASSO [Jean-Sébastien Bach, volume 1, page 346] : «…un chœur, augurant paix et tranquillité…Le morceau, on ne peut plus conventionnel sous ses apparences « littéraires » est par contre d’un grand intérêt sur le plan musical. Bach résout cette sorte d’ »envoi »… en articulant son puissant bloc en do majeur en trois parties, dont la première et la troisième ont une structure en accords, tandis que la seconde adopte le principe rigoureux de la Permutationsfugue. Au long des 39 premières mesures, la composition subit une série de changements de tempo et de poussées dynamiques… quatre brefs épisodes, alternativement dans un mouvement lent et dans un rapide : Mesures 1-4, à 4/4, arioso – Mesures 5 à 22, à 3/2, allegro – Mesures 23 à 32, à 4/4, andante – Mesures 33 à 39, à 4/4, vivace. Suit un allegro à 3/2, la fugue sur le texte de la seconde strophe du texte madrigalesque…
BOMBA : « La grande fugue du chœur avec son étonnant final qui prend la forme d’un écho…»
BOYER [Les cantates sacrées de Jean-Sébastien Bach, pages 191/192] : «…Des effets délicats d’écho ferment les mouvements extrêmes, témoignages distinctifs de la signature de Bach en ces années de jeunesse. Renvoi à la cantate BWV 21 »
CANTAGREL : « Deux petits groupes de deux accords concluent dans une parfaite sobriété, comme dans le premier chœur à à la fin de la cantate Actus tragicus, contemporaine » [BWV 106].
FINSCHER : « …élément le plus moderne de l’œuvre, la magnifique fugue des solistes dans le chœur final ».
GEIRINGER [Bach et sa famille, pages 239/240] : « La fugue finale traite les voix et l’orchestre sur pied d’égalité, ces deux groupes ne se doublant pas à la manière ordinaire, mais alternant, se rehaussant l’un l’autre ».
ISOYAMA : «…La section finale, commençant en do majeur qualifié d’arioso, emploie la même structure avec de petites partitions que celle vue dans BWV 131, créant un effet un effet coloré de concerto. Dans les trois premières strophes de cette section, on fait l’éloge du gouvernement réussi du nouveau conseil municipal et la puissance de Dieu est illustré par la trompette
LEMAÎTRE : « Ce morceau conclusif allie le style vertical et l’écriture fuguée dans une alternance de moments lents et de passages vifs dans la tonalité principale de do majeur ».
PIRRO [L‘esthétique de Jean-Sébastien Bach – formation rytmique des motifs, pages 90] : «…Bach retient également le chanteur sur les adverbes : « stets - constamment – bestandig - constamment - fest – fermement ». [+ Exemple musical sur « ganz bestandig » [BG. XVIII, page 51, mesures 90 à 95].
[page 109] : Les thèmes de la joie se développent avec ampleur, d’un mouvement vif et uni, sans heurts ni précipitation » [+ Exemple musical sur le mot « erfreuen ». BG. XVIII, page 44, aux mesures 64 à 84].
WHITTAKER : « Le chœur final est en six sections, trompettes et timbales intervenant dans les trois dernières. Sur un motif joyeux, le chœur entier s’écrie : « Vive le nouveau conseil ! »
WIJNEN : «…une grande fugue fermant la marche avec solennité ».
[Le mot allemand « Regiment » semble avoir parfois « bénéficié », dans certaines notices discographiques - par exemple « Teldec et Hänssler » - d’une traduction fautive. Malgré son aspect indéniablement français, il faut bien traduire par le mot « Conseil » et non « régiment ». Renvoi aux cantates BWV 119, 29 et 120. |
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BIBLIOGRAPHIE BWV 71 |
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VAN HOUTEN, Kees : Bach et le nombre. Mardaga. 1992. Page 192 à 194
WHITTAKER, W. Gillies : The Cantatas of Johann Sebastian Bach. Sacred & Secular Oxford U.P. 1959-1985
Tome 1, pages 10, 25, 38 à 44, 52, 90, 181, 227 et 588.
Tome 2, pages 272 et 458
WIJNEN, Dingeman van : Notice (sur CD) de l‘enregistrement de Pieter Jan Leusink. 2006
WOLFF, Christoph : L’orgue dans les cantates de Bach. Coffret Teldec Das Kantatenwerk (volume 13), pages 11/12
: Les éditions d’époque des compositions de Bach et des livrets de ses cantates Coffret Teldec Das Kantatenwerk (volume 18), pages 7/8
WUSTMANN, Rudolf : J.S. Bachs geistliche und weltliche Kantatentexte. Breitkopf & Härtel, 1913-1967. Pages 310/311
ZWANG, Philippe et Gérard : Guide pratique des cantates de Bach. R. Laffont 1982. ZK 3, pages 48/49
Réédition révisée et augmentée. L’Harmattan 2005 |
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DISCOGRAPHIE BWV 71 |
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Les numéros 1] et suivants indiquent la discographie chronologique établie par Aryeh Oron (BCW).
BACH CANTATAS WEBSITE: Discographie établie par Aryeh Oron. Elle est ici proposée sous forme sensiblement allégée avec, parfois, quelques précisions relatives aux références et aux dates.
13 références (avril 2000 à janvier 2010) + un mouvement individuel (avril 2006).
Exemples musicaux : Aryeh Oron (février 2002 à avril 2005).
11] GARDINER (volume 3). The Monteverdi Choir. The English Baroque Soloist. Bach Cantata Pilgrimage 2000. 23 juillet 2000 Blasiuskirche à Mühlhausen (D). Durée : 18’30
CD SDG (Soli Deo Gloria) 141. Avec les cantates BWV 131, 93 et 88
5] HARNONCOURT (volume 18). Tölzer Knabenchor. Concentus Musicus Wien. 1977. Durée : 18’04
Disque Teldec 6. 35340-00-501-503 (SKW 18/1-2 BR 2). Das Kantatenwerk (volume 18)
CD Teldec 4509-91758 2. Das Kantatenwerk - Sacred cantatas. Volume 4. Coffret de six CD avec les cantates BWV 61 à 78
CD Teldec 8-35340 ZL 242572-2. Das Kantatenwerk, volume 18. 1977
Reprises CD Teldec. Edition Bach 2000 (en coffret) et Intégrale Warner Classics CD 8573 81188-5 (volume 22) Avec les cantates BWV 70 à 73
*2] IFOR, Jones. Bethlehem Bach Choir. Bach Festival Orchestra. Pensylvannie (USA). En concert, le 25 mars 1951. Disque vers 1960.
Disque Bach Choir of Bethlehem. Avec le concerto BWV 1052
8] KOOPMAN (volume 1). Amsterdam Baroque Orchestra & Choir. Soprano : Barbara Schlick. Alto : Kai Wessel. Ténor : Guy de Mey. Basse : Klaus Mertens. Waalse Kerk. Amsterdam (NL). Novembre et décembre 1994. Durée : 18’15
CD Erato VOIR et reprise Antoine Marchad. Challenge Classics
12] LEUSINK. Holland Boys Choir / Netherlands Bach Collegium. Eglise Saint-Nicolas. Elburg (NL). Juin et juillet 2000. Durée : 18’14
Bach Edition. 2000. CD Brilliant Classics. Volume 20 – Cantates, volume 11.
Reprise Bach Edition. 2006. CD Brilliant Classics. Kantaten III - 93102 23/99. Avec les cantates BWV 76 et 10
*1] MENDEL, Arthur. The Cantata Singers and Orchestra. Disque Schola Antiqua M-II. Fin des années 1940, début des années 1950 Durée : 22’55.
Avec les cantates BWV 46 et 171. Report sur cassette audio puis CD.
*7] OHMURA, Emiko. Bach-Chor Tokyo. Tokyo Cantata-Chamber Orchestra. Tokyo (Live), le 23 mai 1987. Durée : 18’51
CD Bach-Chor Tokyo Bach CD 09. Avec les cantates BWV 68 et 72. Chanté en japonais.
4] RILLING. Gächinger Kantorei Stuttgart. Bach-Collegium Stuttgart. Janvier et juin 1975 et février 1982. Durée: 17’55
Disque (D). Die Bach Kantate. Hänssler Verlag. Classic. Laudate 98676. Avec la cantate BWV 4
Disque Erato STU 70981/4. Les Grandes cantates. (volume 6). 1976. Avec la cantate BWV 4
Cassette Laudate Hänssler-Verlag n° 90676. Avec une introduction (Gesprächskonzert) d’Helmuth Rilling.
CD. Die Bach Kantate (volume 12). Hänssler Classic Laudate 98863. 1982. Avec les cantates BWV 147 et 192
CD. Hänssler edition bachakademie (volume 23). Hänssler-Verlag 92.023. 1999
6] ROTZSCH. Thomanerchor. Neue Bachisches Collegium Musicum. Soprano : Arleen Auger. Alto : Ortrum Wenkel. Ténor : Peter Schreier. Basse : Siegfried Lorenz. Leipzig, Paul-Gerhardt-Kirche. Février 1981. Durée : 19’07
Disque Eterna Edition (ex RDA). VEB 1981-1984. Avec les cantates BWV 137 et 192
Report CD Berlin Classics 002 1002BC. 1994. Avec les cantates BWV 110 et 40
Report CD Leipzig Classics. „Bach in Germany. Volume 4. Cantates IX. Avec les cantates BWV 110 et 40
*9] UNGER, Wolfgang. Thüringischer Akademischer Singkreis. Pauliner Barockensemble. Leipziger Bläser Collegium. Septembre 1995 Durée 17’54.
CD Thorofon (Thuringhia Cantat (Vol. 2). Mühlhäuser Staats-Fest – und Ratmusiken. Avec des œuvres de Schütz, Ahle et Erlebach.
10] SUZUKI (volume 2). Bach Collegium Japan. Kobe Shoin Women‘s University Chapel. Japan. Novembre 1995. Durée : 19’22
CD BIS 781. Distribution en France, mai 1996. Avec les cantates BWV 106 et 131
3] THOMAS, Kurt. Thomanerchor Leipzig. Gewandhausorchester Leipzig. Soprano : Agnes Giebel. Alto : Marga Höffgen. Ténor : Hans Joachim Rotzsch. Basse : Theo Adam. Juin 1959. Durée : 19’33.
Disque Eterna (ex RDA) 820 073. Décembre 1959. Avec la cantate BWV 51
Disque Orbis 77551. Avec la cantate BWV 56
Report disque Electrola STE 80. 494. Avec la cantate BWV 51
Report disque EMI Da Capo C 047 28588. Avec la cantate BWV 51
Report CD Berlin Classics. Avec les cantates BWV 111 et 140
Report CD Leipzig Classics « Bach made in Germany. Volume 2. Cantates IV. Avec les cantates BWV 111 et 140
13] Enregistré à la Marienkirche de Mühlhausen. Mai 2001. DVD de marque « Querstand Vidéo ». « Johann Sebastian Bach – Leben und Werk VKJK 0101. Telemann Kammerorchester. Thomanerchor Leipzig. Chef non précisé. Durée : 17’56.
Avec différentes pièces ou extraits, orgue, concertos et le motet BWV 226 avec le Thomas Kantor G C. Biller et les Thomaner.
MOUVEMENTS INDIVIDUELS BWV 71
M-1. Mvts. 1, 6 et 7] Pflugbeil, Hans. Greifswalde Bach Tage Chor. Bach Orchester Berlin. Fin des années 1950, début des années 1960.
Disque baroque Music Club et report CD Soli Deo Gloria, volume 5 |
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ANNEXE BWV 71
André Pirro |
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PIRRO, André : J.-S. Bach. Alcan, Paris. 5e édition. 1919. Pages 41, 85/86
[pages 85/86] : Les cantates de 1704 à 1725 :
«…La même énergie et les mêmes nuances font la richesse et la vie de la cantate Gott ist mein König (BWV 71). J’ai signalé déjà cette composition, écrite pour la mutation du conseil de Mühlhausen, le 4 février 1708. Dans la forme, cette œuvre a aussi de nombreux traits de parenté avec la précédente [BWV 15]. Toutes deux manquent de récitatifs (note 2 : Spitta considère le récitatif de soprano de la première (BWV 15) comme ayant été ajouté à l’œuvre primitive)., et les airs y sont d’une architecture assez incertaine. Mais ici Bach écrit des chœurs plus développés, emploie un orchestre plus complet où figurent, avec le quatuor et les trompettes soutdes timbales, les flûtes, les hautbois et le basson. Cette variété d’instruments lui offre des ressources dont il profite ingénieusement. L’accompagnement d’un chœur [6] où les voix supplient le Seigneur de ne point livrer à l’ennemi la vie de ses tourterelles est d’une disposition d’orchestre fort curieuse, et, par la succession des trompettes, des hautbois, des flûtes et des violons, il obtient, dans le premier chœur [1], des dégradations de sonorité d’un effet extraordinaire. Dans l’air de ténor, intervient, variée, la mélodie d’un choral que chante le soprano. La poésie toute subjective des paroles dites par le ténor se relie ainsi à la poésie de la prière commune et l’orgue, qui récite en soliste, environne |les deux voix de ses longues phrases flottantes, contemplatrices et rêveuses. Toute la cantate est d’une rare diversité, surtout dans les airs : ainsi dans l’air de basse [4] où les deux hautbois et les flûtes se répondent, au commencement et à la fin, tandis que le milieu n’est accompagné que de la basse continue ». |
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ANNEXE BWV 71
Philipp Spitta |
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SPITTA, Philipp: Johann Sebastian Bach. Sous-titré : « His work and influence on the Music of Germany 1685-1750 ».
Novello & Cy 1889 - Dover 1951-1952. Trois volumes.
Volume I, pages 345 à 353 (extraits –Abstracts) :
« Les affaires de la cité était dirigées par un conseil municipal constitué de 48 membres (dont six étaient des Bourgmestre) divisés en trois groupes, chacun constitué de seize membres. Ces groupes dirigeait en alternance la municipalité pour un an, de février à février, présidé par deux bourgmestres. C’était la coutume que chaque changement du conseil serait célébré avec une fête religieuse, une pièce de musique étant composée pour la circonstance, laquelle était imprimée à Mühlhausen sur les presses de John. Hüter ou de Tob. Dav. Brückner. Longtemps cela avait été à la charge de l’organiste de Saint-Blaise de composer telle musique. En fait, par une ancienne tradition, ceci était considéré comme un honneur accordé par la cité, mais l’organiste de l’autre église la « Beatae Mariae Virginis » [Marienkirche] avait pris de l’importance. Son nom, au temps de Bach [1707-1708] était Hetzehenn. C’est donc pour l’intronisation de la nouvelle équipe du conseil présidée par les Bourgmestres Strecker et Steinbach que Bach composa pour le 4 février 1708 et que cette cantate tire son origine et fut imprimée, unique occasion, à ma connaissance, que Bach n’eut plus jamais au cours de sa vie.
Non seulement cette édition nous est parvenue mais aussi la partition autographe et les parties séparées, au « net » et d’une écriture très élégante. Dans cette partition, les barres de mesures sont tracées à la règle, comme dans maints ouvrages plus anciens. L’exécution [de la cantate] eut lieu à l’église de la Bienheureuse Vierge marie, dans laquelle le superintendant de Saint-Blaise [Frohne ?] prêcha aussi parfois pour quelques occasions religieuses.
Le texte de la cantate est constitué de citations de l’Ancien Testament, parfois sous forme libre et d’une strophe de choral. Parmi elles [mvt n° 2], s’exprime le vieux serviteur [le Barzillaï de la Bible] à la tête grisonnante qui désire simplement arriver en paix au terme de ses jours et qui pour cette raison demande la bénédiction [de son maître]. [Note 21 : parmi les membres du conseil prenant leur retraite, il y avait quelques vieux conseillers municipaux, auxquels la cantate fait allusion mais que je ne peux les citer. Les bourgmestres pour l’année 1707 étaient Johann Georg Stephan et Christian Grabe… la prépondérance de citations bibliques et du choral a déterminé Bach à donner à sa composition le titre de motet et non pas de Concerto, désignation la plus courante. Aussi loin que j’ai pu chercher, les anciennes cantates sacrées étaient appelées seulement par les premières paroles de leur texte, et le titre de cantate arriva plus tard. Le titre de « motet » est ainsi un exemple du caractère assez vague d’appellation à cette époque (vers 1700-1708]…
Suit la description des différents aspect s de la cantate, orchestration, ressemblance avec des cantates de Buxtehude… « Nous savons que la combinaison de paroles bibliques coexistantes avec des strophes de chorals [ici dans le n° 2 ] n’était pas alors une invention… renvois aux musiciens Johann Rudolf Ahle, Johann Christoph et Michael Bach, … Dans les cantates de Buxtehude nous trouvons nombre d’exemples où le Christ converse avec l’âme croyante…etc. |
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Contributed by Claude Role (June 2010) |
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