Recordings/Discussions
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Performer Bios
Poet/Composer Bios
Additional Information
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C.
Role. Novembre 2011
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Cantate BWV
79
GOTT DER HERR IST SONN UND SCHILD
Dieu, le Seigneur, est soleil et
bouclier…
REFORMATIONSFEST
Cantate pour
Leipzig, 31 octobre 1725
|
AVERTISSEMENT
Cette
notice dédiée à une cantate de Bach tend à
rassembler des textes (essentiellement de langue française),
des notes et des critiques discographiques parfois peu accessibles
(2011). Le but est de donner à lire un ensemble cohérent
d’informations et de proposer aux amateurs et mélomanes
francophones un panorama « espéré »
inédit de cette partie de l’œuvre vocale de Bach.
Outre les quelques interventions « CR »
repérées par des crochets [...] le rédacteur
précise qu’il a toujours pris le soin jaloux de signaler
sans ambiguïté le nom des auteurs sélectionnés.
A cet effet il a indiqué très clairement, entre
guillemets «…» toutes les citations fragmentaires
tirées de leurs travaux. Rendons à César...
ABRÉVIATIONS:
(A)
= La majeur →
(a moll) = la mineur
(B)
= Si bémol majeur
BB
/ SPK = Berlin / Staatsbibliothek
Preussicher
Kulturbesitz
B.c.
= Basse continue ou continuo
BCW
= Bach Cantatas Website
BD
= Bach-Dokumente (4 volumes, 1975)
BGA
= Bach-Gesellschaft Ausgabe = Édition par la Société
Bach (Leipzig, 1851-1899). J.
S. Bach Werke. Gesamtausgabe
(édition d’ensemble) der
Bachgesellschaft
BJ
= Bach-Jahrbuch
(C)
= Ut majeur →
(c moll) = ut mineur
D
= Deutschland
(D)
= Ré majeur →
(d moll) = ré mineur
(E)
= Mi →
(Es) = mi bémol majeur
EKG
= Evangelisches
Kirchen-Gesangbuch.
(F)
= Fa
(G)
= Sol majeur→
(g moll) = sol
mineur
GB
= Grande-Bretagne = Angleterre
(H)
= Si →
(h moll) = si mineur
NBA
= Neue Bach Ausgabe (nouvelle publication de l’œuvre de
Bach à partir des années 1954-1955)
NBG
= Neue Bach Gesellschatf = Nouvelle société Bach
(fondée en 1900)
OP
= Original Partitur = Partition originale autographe
Ost.
= Original Stimmen – Parties séparées originales
P
= Partition = Partitur
PBJ
= Petite Bible de Jérusalem
PKB
= Preußicher Kulturbesitz, Staatsbibliothek, Berlin
St.
= Parties séparées = Stimmen
La
première lettre -en gras- d’un mot du texte de la
cantate indique la majuscule de la langue allemande. Dans le corps de
ce même texte allemand, le mot ou groupe de mots mis en
italiques
désignent un affect particulier ou un « accident
remarquable.
DATATION
BWV 79
Leipzig,
31 octobre 1725.
BCW :
31 octobre 1725. Une seconde exécution le 31 octobre 1730...
BRAATZ
[BCW. Provenance, 16 avril 2003] : « Une nouvelle
exécution semble probable le 31 octobre 1730 pour laquelle
l’écriture de C. P. E. Bach est apparente avec les
modifications apportées aux parties de hautbois en place
desquelles est substituée la flûte…»
CANTAGREL
[Les cantates de
J.-S. Bach, pages 1201
à 1205] : «…on sait que la cantate BWV 79 a
été rejouée dans les années 1730 avec
quelques retouches dans l’instrumentation…»
DÜRR.
Chronologie. 1725 : BWV 137 (19 août). BWV 164 (26 août).
*BWV 79 (31 octobre). BWV 110 (Noël). BWV 57 (26 décembre).
HIRSCH
: Classement CN 136 (Die chronologisch Nummer = numérotation
chronologique). 3. Jahrgang. Troisième année de
Leipzig. Une exécution plus tardive entre 1728 et 1731.
SCHMIEDER :
Environ 1735. Reprise de la datation de Philipp Spitta.
SCHWEITZER
[J.-S. Bach |
Le Musicien poète
– Les cantates
écrites après 1734,
page 199] : « Elles sont au nombre de soixante-dix…
quelques unes sont manifestement de l’année 1735, à
en juger par les allusions aux événements contemporains
qu’elles contiennent, en particulier à la guerre de la
succession de Pologne qui battait alors son plein en Italie et sur
les bords du Rhin. La Saxe n’y fut pas mêlée ».
Renvois aux cantates BWV 14 et 143.
SPITTA
[Johann Sebastian Bach,
volume 3, pages 73/74] : Fête de la Réformation,
le dimanche 30 octobre 1735…, (le 31 octobre jour
ordinaire de cette fête tombait un lundi)…[en 1735, il
semble donc, d’après Spitta, que le 21e
dimanche après la Trinité ait pu coïncider avec la
fête de la Réformation ?]
WHITTAKER : « Spitta
et Terry conjecturent le 30 octobre 1735, 21e
dimanche après la Trinité, la date habituelle de la
fête [de la Réformation] intervenant un jour plus tard,
avec la composition d’une cantate…, mais [aussi] parce
que le mot « Feinde
- ennemis »
[qui se trouve dans le deuxième mouvement [et également
dans le cinquième] peut avoir été inspiré
par la Guerre de succession de Pologne touchant à sa fin.
Cette fête [aurait donc été] la célébration
de la victoire de la cause nationale [de la Saxe] et il se peut que
la rumeur des batailles ait inspiré à Bach l’un
des plus militaire et formidable chœur tombé de sa
plume. Toute la pompe et l’apparat de la guerre sont réunis
dans la puissante fanfare du thème des deux hautbois et
timbales explosant devant nous avec une remarquable véhémence…le
roulement des percussions étant terrifiant et implacable. Le
reste de l’orchestre, deux hautbois doublés par les
flûtes traversières et les cordes accompagnent la
fanfare… » [+ Exemples musicaux].
SOURCES BWV 79
La
« database » du « Catalogue Bach de
l’Institut de Göttingen » en connexion avec les
« Bach Archiv », est un instrument de travail
exceptionnel (langue anglaise et allemande) mais d’un usage qui
n’est pas toujours aisé pour le lecteur français.
Adresse
: (http: //www.bach;gwdg.de/bach_engl.html)
De
nombreuses copies de la partition identifiées ont disparu (par
faits de guerre ?)
PARTITION
AUTOGRAPHE = ORIGINALPARTITUR.
Mus.
ms. autogr. Bach
P 89. Deutsche Staatsbibliothek Berlin (anciennement Berlin Est avant
1989).
Référence
gwdg.de/Bach : [Staatsbibliothek zu Berlin] D B Mus. Ms. Bach P
89. Autographe. Titre pris à la couverture : C. P. E.
Bach. Première moitié du 18e
siècle. 12 feuilles. Filigranes, dans les trois feuillets,
principalement un « cerf ».
Cette
cantate figurait dans le catalogue de C. P. E. Bach (1790), à
la page 71.
NEUMANN
: Cette partition contient l‘esquisse d‘une cantate pour
le dimanche Exaudi,
classée XXXIII
(Kirchenkantate marquée « J.J.
Doica Exaudi ».
[Renvoi
à Philipp Spitta, volume 3, Appendix 2, page 282 : « Bach
écrivit la cantate (BWV 79) pour la fête de la
Réformation et, sur une page laissée en blanc du
quatrième feuillet de l’autographe, on trouve en haut
[uniquement un titre] : « J.
J. Doica Exaudi Sie werden euch, in den Bann thun »
[Neumann : + six mesures d’une esquisse incomplète].
BGA
[Wihlelm Rust, Berlin, juillet 1870]. Partition et matériel
d’exécution (Stimmen) à la Bibliothèque
Royale de Berlin. Elles portent, de la main de C. Ph. E. Bach le
titre suivant : « Festo
Reformat. | Gott der Herr ist Sonn und Schild, | a 4 Voci, 2 Corni,
Tamburi, 2 Hauth. 2 Viol. Viola et Cont. Di J. S. Bach. »
Dans
les voix séparées on trouve deux parties originales de
Flauto traverso I. II. La distribution n’est pas indiquée.
Deux parties de violon en double.
BASSO
[Jean-Sébastien
Bach, volume 1, page
39] : « L’autographe de cette cantate fit partie de
l’héritage de Carl Philipp Emanuel Bach dont le
catalogue fut publié à Hambourg en 1790, par Gottlieb
Friedrich Schniebes sous le titre « Verzeichniss
des musikalischen Nachlasses des verstorbenen Cappelmeisters Carl
Philipp Emanuel Bach ».
La section contenant les œuvres de Jean-Sébastien Bach
comprend 86 cantates sacrées et pièces vocales et
instrumentales ».
BRAATZ
[BCW. Provenance,
16 avril 2003] : « C. P. E. Bach hérita de
l’autographe ainsi que du matériel. A sa mort, le tout
échut à la Berliner Singakademie jusqu’en 1855 ;
puis ces pièces furent acquises par la Deutsche
Staatsbibliothek de Berlin. La conservation de ces documents est
relativement bonne. Titre autographe en tête de la première
page de la partition : « J.J
Festo Reformationis.
Gott der Herr ist Sonn
und Schild ».
Tout à la fin [dernière page] « Fine
| SDG. »
SCHMIEDER :
12 feuilles dont 23 pages de musique, in 4°.
PARTIES
SÉPARÉES = ORIGINALSTIMMEN.
St
35 M.
Staatsbibliothek zu Berlin. Preußicher Kultur Besitz.
Anciennement en dépôt Marburg, Staatsbibliothek puis
Berlin-Dahlem.
Référence
gwdg.de/Bach : Staatsbibliothek zu Berlin. D B Mus. Ms. Bach St
35. Faszikel 1 et 2. Copistes : J. A. Kuhnau, J. H. Bach. W. F.
Bach. J. S. Bach et anonymes. Titre de la couverture : C.P. E.
Bach. Première moitié du 18e
siècle. En tout 28 + 2 feuilles.
HERZ
: Copistes : Classé (K2)
= Johann Andreas Kuhnau (neveux ou petit-fils du cantor Johann
Kuhnau), à Leipzig à partir de février 1723.
Christian
Gottlob Meissner, à Leipzig de 1723 à 1729 et Wilhelm
Friedmann. Filigrane : un cerf et les initiales « IAI »
[ce filigrane est décrit par Spitta dans son ouvrage Johann
Sebastian Bach, volume
3, Appendix 2, page 284].
BRAATZ
[BCW. Provenance, 16 avril 2003] : Liste des parties
originales : Soprano, Alto, Tenore, Basso. | Corno 1, Corno 2do.
Tamburi, Traversiere 1mo,
Traversiere 2do ,
Hautbois 1mo,
Hautbois 2do.
Violino 1mo,
Violino 1mo
(double), Violino 2do,
Violino 2do
(double),
Viola, Continuo (double), Continuo avec la basse figurée du
mouvement 4.
COPIE
XVIIIe
SIÈCLE
= ABSCHRIFTEN
18. Jh.
P
46 M.
Staatsbibliothek zu Berlin. Preußicher Kultur Besitz.
Anciennement en dépôt Marburg, Staatsbibliothek puis
Berlin-Dahlem.
Référence
gwdg.de/Bach : Staatsbibliothek zu Berlin. D B Mus. Ms. Bach P
46, Faszikel 4. Copiste inconnu. Deuxième moitié du 18e
siècle.
Référence
gwdg.de/Bach : Staatsbibliothek zu Berlin. D B Mus. Ms. Bach P
1159/XII, Faszikel 6 et Faszikel 7. Copiste inconnu. La page de titre
est rédigée par F. Hauser. Première moitié
du 19e
siècle.
Référence
gwdg.de/Bach : Staatsbibliothek zu Berlin. D B Mus. Ms. Bach P
451, Faszikel 3. A. Werner. Copiste de Vienne. Première moitié
du 19e
siècle.
Référence
gwdg.de/Bach : PL Wu RM 5916 ( Breslau – Varsovie).
Copiste de Breslau : Schlottnig. Milieu du 19e
siècle.
ÉDITIONS
SOCIÉTÉ
BACH
= BACH-GESELLSCHAFT
AUSGABE
(BGA).
BGA.
Jg. XVIII (18e
année) Pages
289 à 316. Préface de Wihlelm Rust (juillet 1870).
Cantates BWV
71 à 80.
[La
partition de la BGA est dans le coffret Das
Kantatenwerk /
Harnoncourt, volume 20. 1978].
NOUVELLE
ÉDITION BACH
= NEUE
BACH AUSGABE
(NBA).
KANTATEN
SERIE I/ BAND 31. KANTATEN ZUM REFORMATIONSFEST UND ZUR ORGELWEIHE
Bärenreiter
Verlag BA 5067. 1987. Herausgegeben von Frieder Rempp. 6 fac-similés.
BWV
79. Pages 3 à 64. Bl. 1r
der Autographen Partitur (Deutsche Staatsbibliothek Berlin :
Mus. ms. autogr. Bach
P 89).
Avec
les cantates BWV 80b, 80, 80 Anh., 194 et Anh. 194.
Kritischer
Bericht (commentaires). BA
5067 41. 1988. Frieder Rempp.
AUTRES
ÉDITIONS
BÄRENREITER
classics.| Bach | Bärenrteiter Urtext.
Sämtliche
Kantaten 12. Bärenreiter TP 1292.
Serie
I. Band 31. Zum Reformationfest und zur Orgelweihe.
Herausgegeben
: Frieder Rempp.
BWV
79. Pages 1 à 64. . Bärenreiter-Verlag. Kassel. 1987.
BREITKOPF
& HÄRTEL : Partition = PB 2929. Réduction chant
et piano (Raphael) = EB 7079. Révision orchestre, voix, orgue
et clavecin par Max Seiffert et G. Schreck = OB 1202.
2011
: Partition (28 pages) = PB 4579. Réduction chant et piano (36
pages) = EB 7079. Partition du chœur (12 pages) = ChB 4579.
Parties séparées (6) : Orgue, Violino I, II,
Viola, Violoncelle / Contrebasse. Vents = OB 4579.
CARUS :
Révision Reinhold Kubik. Stuttgarter Bach-Ausgaben. Urtext.
Partition = CV-Nr 31.079/00. Partition d’étude = CV-Nr
31.079/07. Réduction chant et piano (Paul Horn) = CV-Nr
31.079/03. Partition du chœur = CV-Nr 31.079/05.
Parties
séparées : Violine I, II ; Viola ;
Violoncelle et Contrebasse = CV-Nr 31.079/11 à 14. Orgue =
CV-Nr 31.079/49.
Harmonie
(Harmoniestimmen) = CV-Nr 31.079/09. Flûte I. II ;
Hautbois I. II = CV-Nr 31.079/21 à 24. Cor I. II ;
Trompette I, II = CV-Nr 31.079/31 à 34. Timbales = CV-Nr
31.079/41. Bach for Brass. Recueil 5 = CV-Nr 31.305/00
EULENBURG :
Partition de poche. Préface d’Arnold Schering (1927).
HÄNSSLER :
Révision de la partie de cor (1963).
KALMUS
STUDY SCORES : N° 827. Volume XXIII. New York 1968. Cantates BWV
77 à 79.
PETERS :
Leipzig 1975, n° 874 (d’après l’édition
de la BGA révisée par Arnold Schering).
PÉRICOPE BWV 79
Fête
de la Réforme.
La
fête de la Réforme (Reformationfest) fut introduite en
Saxe en 1667 à l’occasion du 150e
anniversaire de l’affichage des 95 thèses de Luther sur
la porte de la chapelle du château de Wittenberg, le 31 octobre
1517 (ou celle du couvent des Augustin de Wittenberg). D’après
Spitta [voir ci-dessous à « Texte »], il
n’y avait pas pour cette circonstance de texte régulier
et convenu. Le choix était fait chaque année par les
autorités locales. En 1730 le choix se porta sur une citation
de l’Apocalypse
[Apo 14, 6 à 8, PBJ. 1810] : Des
anges annoncent l’heure du Jugement…
et en 1735, sur le psaume 31, versets 15, 20 [PBJ. 878]
Épître
: 2 Thessaloniciens 2, 3 à 8 [PBJ. 1747] : Exhortation à
la fermeté contre les ennemis : « Que
personne ne vous abuse d’aucune manière…»
Évangile
: Apocalypse 14, 6 à 8 [PBJ. 1810/1811] : « Des
anges annoncent l’heure du jugement…»
E.K.G. Reformationstag.
Introït :
Exode
20, 2 et 3 [PBJ. 106]. Décalogue : « C’est
moi, Yahvé, ton Dieu ».
Psaume
46. Cantique 242 : « Es
ist darsteil
uns
kommen her ».
Psaume
46 [PBJ. 843] : «
Dieu est pour nous
refuge et force, /
secours dans l’angoisse
toujours offert ».
Lied
242 : « Er
ist daß Heil uns kommen her »
(Mélodie « Nuremberg 1523 - texte : P.
Speratus - 1524).
Épître
aux Galates 5, 1 à 15 [PBJ. 1724]. Parénèse : la
liberté chrétienne.
Évangile.
Matthieu 5, 1 à 12 [PBJ. 1459]. Discours. Les
Béatitudes.
Pour
la même occurrence, les cantates BWV 76 ? (1723) et BWV
192 (peut-être, en 1730).
TEXTE BWV 79
Auteur
inconnu. Gerhard Herz a proposé le nom du pasteur Weiss
senior… Alberto Basso celui de Franck… d’autres
le nom de la poétesse Mariane von Ziegler…Erdmann
Neumeister (Brian Robins), etc.
Mouvement
1] Psaume 84, 12 [PBJ. 881] : « Car
Dieu est rempart et bouclier…».
Le célèbre psaume Quam
dilecta…
Mouvements
2 et 5] Auteur inconnu.
3]
Première strophe du cantique (publié à Leipzig,
1636) en trois strophes de huit vers chacune, Nun
danket alle Gott de
Martin Rinckart (avril 1586 – décembre 1649)
Ce
cantique est inspiré par la paraphrase du Livre de «
l’Ecclésiastique » (Siracide) 50, 22 [PBJ.
1098] : Exhortation : « Et
maintenant bénissez le Dieu de l’univers…qui
partout fait de grande chose… qui a exalté nos jours
dès le sein materne…»
Les
strophes 1, 2 et 3 sont reprises intégralement dans la cantate
BWV 192 portant le titre de ce cantique. Renvoi aux chœurs à
quatre voix BWV 252 et 386, chantés généralement
sur le texte de la première strophe.
[La
mélodie associée est généralement
attribuée à Johann Crüger (1598-1662). Ce cantique
aurait été composé pour célébrer
la fin de la Guerre de trente ans qui avec ses horreurs et ses
désastres ravagea l’Allemagne. Des auteurs avancent plus
précisément la date de du 10 décembre 1648 qui
correspond à la signature du Traité de Westphalie
mettant effectivement un terme à cette guerre].
Mouvement
6] Dernière strophe du cantique Nun
laßt uns Gott, dem Herren édité
à Mühlhausen en 1575 (comportant huit strophes de quatre
vers chacune) de
Ludwig Helmbold (Mühlhausen 1532 - † 1598).
La
mélodie est attribuée [BCW] à Nikolaus
Selnecker (vers 1530 - † Leipzig,1592), mélodie publiée
à Leipzig en 1587.
Renvoi
à EKG 227. On la retrouve dans la cantate BWV 165/6 (avec le
texte de la cinquième strophe) et dans la cantate 194/12 (la
mélodie seule).
BCW :
Autres compositeurs ayant utilisé cette mélodie :
Samuel Scheidt ; Heinrich Schütz ; Dietrich Buxtehude
(BuxWV 81) ; Johann Pachelbel ; Friedrich Wilhelm Zachow,
etc.
BRAATZ
[BCW. Provenance, 16 avril 2003] : le nom de l’auteur du
livret est demeuré inconnu même si certains ont avancé
les noms de Christiane Mariane von Ziegler (selon Alberto Basso cette
attribution est à exclure) ou de Christian Weiß Senior…
MACIA
[Tout
Bach,
page 152] : «…Le librettiste est resté anonyme,
même si certains évoquent Christian Weiss [l’ancien]
ou Erdmann Neumeister…»
SPITTA :
Les cantates de 1735. Le texte prévu pour le sermon de la fête
de la Réformation tenue le dimanche 30 octobre, 21e
dimanche après la Trinité, (le jour ordinaire tombait
le lundi 31 octobre) était celui du psaume 31, versets 14 à
19 [PBJ. 878] : «… Les
paroles Yahvé Sabaot…observe des cieux et vois…ils
l’ont brûlé par le feu… qu’à
la menace de ta face ils périssent…
semblent à l’évidence choisit en rapport avec la
fin de la guerre en 1735 et le texte de la cantate [2] « Car
il veut nous protéger encore / alors que les ennemis taillent
leurs flèches / ou que les calomniateurs médisent sur
notre dos…»
suggère une manière de commentaire qui n’est pas
habituellement en rapport avec celui de la fête de la
Réformation. La musique aussi n’est pas on plus dénuée
d’un caractère martial [1] …»
[Volume
3. Appendix 2, page 282] : « Il n’y avait pas
de texte fixe et régulier pour la fête de la
Réformation ; les autorités (ecclésiastiques)
en choisissait un chaque année. J’ai eu la bonne fortune
d’obtenir une liste autographe des textes utilisés pour
cette fête, durant la présence de Bach à
Leipzig : [pour 1735, le psaume 31…]
GÉNÉRALITÉS
BWV 79
BASSO
[Jean-Sébastien Bach
, volume 2, pages 405/406] : « Seconde des cantates pour
la fête de la Réformation que nous connaissons (après
BWV 80) et qui pourrait être construite comme elle sur un texte
de Franck ou inspiré par Franck…»
BOYER
[Les cantates sacrées de
Jean-Sébastien Bach] : «
Un îlot génial… dans le flot qui
engloutit les cantates de l’été et de l’automne
1725. Il est donc nécessaire de bien connaître cette
œuvre et de la garder comme un témoignage de l’activité
créatrice de Bach en cette période qui vit s’effondrer
un vaste continent d’une trentaine d’œuvres
aujourd’hui disparues…cette cantate un monument du culte
réformé en Allemagne… Comme pour BWV
80…l’idée de protection, bouclier ou rempart,
semble dominer l’ensemble… L’aria d’alto
(n°2) est une paraphrase autour de ce bouclier « qui
nous protège des flèches et des blasphèmes de
nos ennemis ».
BOYER
[Les mélodies de chorals dans les
cantates de J.-S. Bach ] : «
Cette cantate suit le principe de la cantate bipartite avec deux
chorals harmonisés clôturant chacune des parties…»
CANTAGREL
[Les cantates de J.-S. Bach, pages 1201 à
1205] : « Moins développée que la
cantate de l’année précédente (BWV 80), la
cantate BWV 79 présente une structure originale et sans
précédent, avec un chœur liminaire qui n’est
pas fondé sur un choral, le premier choral apparaissant
seulement en troisième position…»
FINSCHER
: Cantate presque entièrement concentrée sur le chœur
d‘entrée… son contenu en fait par contre une
œuvre affirmant un climat inébranlble de gratitude et de
joie et se présentant sous un aspect extraverti, comme
l‘atteste déjà la distribution orchestrale…»
DISTRIBUTION BWV 79
NEUMANN.
Solo : Sopran, Alt, Baß - Chor. Horn I, II (G), Querflöte
I, II, Oboe I, II ; Streicher ; B.c.
SCHMIEDER.
Soli : S,A,T, B. Chor : S,A,T,B. Instrumente : Flauto
trav. I, II ; Oboe solo ; Oboe I, II ; Corno I, II ;
Timpani ; Viol. I, II ; Vla. ; Continuo. Introduction
instrumentale aux mesures 1 à 44.
BOYER
[Les Mélodies de
chorals dans les cantates de Jean-Sébastien Bach,
page 59] : « Ajout de parties complémentaires plus
complexes. Pour treize types [de choral] de type I, Bach prévoit
des ajouts plus somptueux encore [que l’ajout d’une
cinquième voix supplémentaire]. Il s’agit dans
tous les cas de cantates festives importantes… Dans BWV 79/6
deux parties indépendantes de cors. Renvois aux cantates BWV
19/7, 29/8, 31/9, 69/6, 70/11, 91/6, 97/9, 105/6, 128/5, 130/6,
161/6, 195/6.
BRAATZ
[BCW. Provenance,
16 avril 2003] : première exécution sans les
flûtes traversières. Cette conclusion repose plus sur la
présence des copistes identifiés des parties séparées
que sur le type de filigrane repéré.
CANTAGREL
[Les cantates de
J.-S. Bach, pages 1201
à 1205] : « La composition du premier chœur
et l’instrumentation se révèlent diversifiées
et inhabituelles. Pour une exécution ultérieure, autour
de 1730, Bach a étendu l’instrumentation à deux
flûtes traversières sans modifier la substance
musicale…»
LEMAÎTRE
: « Bach
ressortit cette cantate entre 1728 et 1731 ; il augmenta alors
l’effectif instrumental de deux flûtes traversières
et remplaça le hautbois du second numéro [2] par une
flûte. D’autre part, certaines parties connurent un
réemploi [Mvt. 2 = BWV 234] ; Mvts 1 et 5 = BWV 236]…»
MACIA
[Tout
Bach,
page 152] : «…La
cantate BWV 79 offre une contribution instrumentale assez riche
[„Très riche“ serait préférable],
avec deux cors qui jouent en compagnie des timbales un rôle
voisin de celui des trompettes dans les Kirchenmusik
des jours de fête, mais aussi deux hautbois…»
SUZUKI :
« Le matériel principal de cette œuvre
comprend la partition complète de la main de Bach et les
parties originales…»
WOLFF :
« Autographes datant de la période de composition
de l’œuvre, le conducteur et les parties originales
témoignent d’une exécution ultérieure,
probablement en 1730, pour laquelle Bach prescrira un élargissement
des effectifs. La distribution originale prévoit un chœur
à quatre voix (toutes les quatre également en solo) et
un orchestre avec deux cors, timbales, deux hautbois, cordes et
continuo. Pour 1730, les mouvements 1, 3 et 6 sont enrichis par des
traversos ; dans le 2e
mouvement, le solo de hautbois est remplacé par un solo de
traverso [Koopman a enregistré la version avec le hautbois].
APERÇU BWV 79
1]
CHORSATZ. BWV 79/1
GOTT
DER HERR
IST SOHN
UND SCHILD.
| DER
HERR
GIBT GNADE
UND EHRE,
| [fugue] : ER WIRD KEIN GUTES
MANGELN LASSEN DEN FROMMEN.
Dieu,
le Seigneur, est soleil et bouclier. Le Seigneur fait grâce et
honneur, il ne refuse aucun bien à ceux qui marchent dans la
perfection [Variante : Il ne refusera pas le bonheur à
ceux qui sont pieux].
Psaume
84, 12 [PBJ. 881] : « Car
Dieu est rempart et bouclier, il donne grâce et gloire ;
Yahvé ne refuse pas le bonheur à ceux qui marchent en
parfaits ».
Sol
majeur (G-Dur), 147 mesures, C barré.
BGA.
Jg. XVIII (18e
année). Pages 289 à 304 | Cantate | Am
Reformation-Feste. | Gott, der Herr, ist Sonn’ und Schild. |
Psaume 84.v. 12 | Corno I. | Corno II. | Timpani. | Oboe I. | Oboe
II. | Violino I. | Violino II. | Soprano. | Alto. | Tenore. | Basso.
NEUMANN :
Sinfonia introductive avec partie encastrée et dominante
instrumentale. Chœur fugué. Parodie dans la Messe BWV
236 (sol majeur), Gloria.
BASSO
[Jean-Sébastien
Bach
, volume 2, pages 405/406] : «
Le chœur d’introduction… est orné d’un
riche appareil instrumental dans lequel se détachent les
scintillantes sonorités de deux cors, sur la percussion
cadencée des timbales, en fonction concertante avec les
hautbois et les cordes. Sur ce jeu alterné d’épaisseurs
sonores, auquel correspond également une situation thématique
différente, se greffe (après un prélude
instrumental de 45 mesures) le mouvement fugué des parties
chorales, à structure tripartite (mesures 45-79 ;
82-116 ; 117-147 ; respectivement, donc, d’une
longueur de 34, 34 et 30 mesures), avec une dernière section
dans laquelle se combinent la première section chorale et la
partie initiale et terminale de l’introduction…»
BOMBA
: «…Bach
commence par un motif en tierces joués par les cors, motif qui
sonne au-dessus du rythme palpitant des timbales. Les cordes et les
instruments à vent reprennent ces répétitions de
tons comme point de départ pour un sujet de fugue plein
d’entrain. Le chœur interprète le premier segment
de texte en phrases brèves, polyphoniques et dans des
registres élevés pour illustrer le texte « er
wird kein Gutes mangeln lassen»,
il reprend le sujet de la fugue instrumentale. Ce beau mouvement de
chœur représentatif se termine sur une reprise du
début ».
CANTAGREL
[Les cantates de
J.-S. Bach, pages 1201
à 1205] : «…À la première
audition, les deux parties de hautbois n’étaient jouées
que par ces deux seuls instruments ; lors de reprises
ultérieures, les hautbois ont été doublés
par deux flûtes traversières….
Après
une longue introduction, les paroles sont distribuées de façon
à constituer trois sections distinctes. Une première
section, depuis l’entrée des voix à la mesure 45,
énonce deux fois de suite les vers 1 et 2. Puis une deuxième
section (mesure 82) est consacrée au troisième vers,
tandis que la troisième, à compter de la mesure 117,
reprend la totalité du texte, et dans des traitements chaque
fois différenciés. L’ouverture instrumentale
présente les deux motifs qui structurent le morceau, une
ritournelle, d’abord, fondée sur quelques accords
solennels rehaussés de l’éclat des cors sur
roulement de timbales battant des croches répétées.
Une fugue, ensuite, sur un sujet commençant en croches
répétées… se poursuivant par deux
broderies et s’achevant par une cadence… [sujet] très
caractéristique, il fait l’objet d’une longue
exposition dans laquelle les deux hautbois doublent les deux violons,
et qui s’achève avec l’entrée des cors et
des timbales, assurant le pendant symétrique des mesures
d’ouverture…»
FINSCHER :
« …thème solennel confié aux cors,
puis fugato vivement animé, puis combinaison des deux thèmes.
Les deux épisodes du chœur sont accompagnés par
le thème de fugue et ponctués par le thème
revenant aux cors, à la suite de quoi une fugue chorale se
développe à partir du thème de fugue
instrumental ; pour finir, la première partie du chœur,
librement reprise, se voit incorporée à une répétition
du commencement et de la conclusion de l’introduction
instrumentale ».
GARDINER :
«…Le mouvement d’introduction fait penser à
un cérémoniel de procession…. Les 62 mesures
initiales établissant un climat de joie… Étayant
les fanfares des cors dans l’aigu, s’élèvent
des coups de tambour dont l’insistance, interprétée
avec un peu de fantaisie, semble reproduire les thèses de
Luther… Une suspension intervient après douze mesures,
pour laisser les cornistes souffler et faire place à un fugato
animé à trois parties –cordes, flûtes et
hautbois. Lorsque le thème des cors revient, planant au-dessus
de l’élaboration affairée du fugato,
c’est pour préparer la grande entrée du chœur.
Les voix sont introduites séparément, avec ampleur et
majesté, leurs phrases décrivant un arc glorieux…La
manière dont Bach domine son matériau est magistrale.
Après quatre segments ne durant jamais plus de huit mesures,
il adapte le fugato
instrumental à son chœur… Bach prévoit
six paires d’entrée en strettes, à intervalle
tantôt d’une demi-mesure, tantôt d’une mesure
entière… Gillies Whittaker, qui en plus d’avoir
écrit d’importantes analyses des cantates d’église
de Bach en dirigea l’intégrale à Newcastle (GB)
au cours des années qui suivirent la Première Guerre
mondiale, avouait n’avoir que « rarement ressenti
une telle exultation spirituelle comme en dirigeant ce chœur
magnifique ».
GÉROLD :
«…quelques cantates de l’année 1735…l’une
des plus importantes, la cantate BWV 79… Elle allie l’énergie
à la clarté et à la splendeur. Le premier
morceau débute par une longue introduction instrumentale. Deux
thèmes alternent l’un avec l’autre ; le
premier, exposé d’abord par les cors, est
particulièrement intéressant par sa simplicité
et son caractère presque populaire. Le second, plus énergique
et joyeux, paraît dans les parties de hautbois et de violon ;
il est développé dans une fugue à laquelle se
joint finalement le premier thème. Le chœur ne fait son
entrée qu’à la quarante-cinquième mesure,
et adopte peu à peu le thème de la fugue et le
développe conjointement avec les instruments… »
HOFMANN :
« Bach s’est inspiré du livret pour produire
une musique festive opulente alors que les cors et les timbales
rehaussent l’éclat du chœur introductif et les
autres mouvements choraux. Le rayonnant chœur d’entrée
est sans égal en ce qui concerne l’ampleur et la
complexité. La construction musicale est caractérisée
en grande partie par deux thèmes exposés par
l’introduction instrumentale fouillée ; un thème
solennel, à l’allure de marche, exposé par les
cors et les timbales et un contre sujet animé fait d’une
note répétée à sept reprises. Alors que
le premier thème sert principalement d’entr’acte,
le second sert avant tout de contrepoint au chœur avant d’être
simplifié aux mots de “er
wird kein Gutes mangeln lassen den Frommen”
pour être traité en fugue par le chœur ».
LEMAÎTRE
: «…après une longue introduction instrumentale
qui a pour fonction d’énoncer les deux thèmes
principaux, commence la partie chorale. Elle peut se diviser en trois
segments. Celui du centre est une fugue qui commence sur les paroles
« Er
wird keine Gutes mangeln lassen den Frommen…»
MACIA
[Tout Bach,
page 152] : «…Une fastueuse introduction instrumentale,
avec les cors de chasse sonores, énonce deux thèmes
principaux au cours d’un fugato animé. Puis le chœur
est chargé d’un thème voisin de la première
fugue instrumentale avant d’amorcer lui-même une fugue
sur les paroles « Il
ne refuse pas le bonheur à ceux qui sont pieux ».
La première partie du chœur est reprise avec des
variantes et insérée dans des reprise de l’introduction
instrumentale…»
PIRRO
[L'esthétique de
Jean-Sébastien Bach. -
Les
compositions adaptées,
page 330] : «…Transcription
moins heureuses, encore que Bach y ait dépensé une
grande ingéniosité. Spitta regrette que, dans le Gloria
de la Messe en sol
majeur [BWV 236], Bach
ait détruit la superbe ordonnance de l’œuvre
originale [BWV 79/1]… Je [Pirro] ne chercherai point ici à
défendre Bach contre Spitta. Non seulement l’architecture
de ce chœur a été ruinée, mais la sonorité
en a été gâtée, jusque dans la disposition
des voix…»
[Conclusion,
pages 449/450] : « L’influence de la
littérature biblique sur l’imagination de Bach se trahit
d’ailleurs par maints vestiges. Le Dieu qui domine dans son
œuvre est le Dieu majestueux et formidable de l’ancienne
loi…. Avec quelle splendeur massive se dressent les premiers
accords du chœur au début de la cantate Gott,
der Herr, ist Sonn’ und Schild ».
PIRRO
[ J.-S. Bach,
page 154] : «…la cantate BWV 79 peut être
associée à ces cantates où retentit le fracas
des armées. Le premier chœur est accompagné des
cors qui jouent une sorte de marche militaire, rythmée par les
timbales, et le motif des violons s’y élève
soudain comme une volée de traits… »
SPITTA :
« l’un des principaux thème du chœur
d’ouverture est un mouvement tout de vigueur martiale avec son
rugissement de bataille. Dans l’élaboration de ce chœur,
Bach est dans l’idée d’un mouvement en forme
concerto, par le biais de deux sujets très contrastés
et introduits alternativement… le second sujet sur les paroles
« Dieu, le
Seigneur, est soleil et bouclier »
symbolise clairement que chaque combat doit l’être au
nom de Dieu. En conséquence ce sujet adopte le thème
d’une fugue…»
WIJNEN :
«…Bach devait réutiliser cette musique dans le
Gloria de
la Messe en sol majeur
BWV 236… Monumentale… la cantate s’ouvre sur une
éclatante fanfare de cors et timbales suivie d’une
impressionnante fugue ; le chœur s’annonce en toute
majesté, et seul l’auditeur attentif remarquera que les
sopranos chantent exactement la ligne de basse en renversement,
tellement le discours semble naturel. Les thèmes se varient à
l’infini, toutes les forces en présence souhaitant
affirmer que Dieu est notre refuge – héritage direct de
Martin Luther ».
2]
ARIE ALT. BWV 79/2
GOTT
IST UNSRE [W. Neumann : OP, OSt, BGA = Unser]
SONN UND SCHILD !
/ DARUM
RÜHMET DESSEN GÜTE
/ UNSER
DANKBARES GEMÜTE,
/ DIE
ER FÜR [W. Neumann : OP = vor]
SEIN HÄUFLEIN
HEGT. | DENN
ER WILL UNS FERNER SCHÜTZEN, / OB
DIE FEINDE
PFEILE
SCHNITZEN / UND
EIN LÄSTERHUND
GLEICH BILLT.
Dieu
est notre soleil et notre bouclier ! / C’est pourquoi
notre cœur reconnaissant / glorifie sa bonté / qu’il
conserve pour la poignée de ses fidèles. / Car il veut
nous protéger encore / alors que les ennemis taillent leurs
flèches / ou que les calomniateurs médisent sur notre
dos. [variante : « ou que les mécréants
nous accablent de leurs blasphèmes »].
Ré
majeur (D-Dur), 72 mesures, 6/8.
BGA.
Jg. XVIII (18e
année). Pages 305 à 307 | ARIA. | Oboe Solo | ossia |
Flauto traverso. | Alto. | Continuo. Dal
Segno.
NEUMANN :
Forme trio A, B, A’. Oboe oder Querflöte (Hautbois ou
flûte traversière), Alt, B.c. Libre Da capo. Parodie
dans la Messe BWV 234 (la majeur), le Quoniam.
CANTAGREL
[Les cantates de
J.-S. Bach, pages 1201
à 1205] : « A la première audition, le
solo était joué par le premier hautbois, remplacé
– et non doublé – ultérieurement par la
première flûte… dans une exécution
ultérieure vers 1730, la première flûte
traversière se substituait au premier hautbois… air
écrit en trio, da capo varié avec ritournelle…
Motif mélodique serein, très chantant, exposé
d’abord avec ornementation, par le hautbois, puis repris plus
simplement par le soliste alto… La ritournelle introductive
est reprise intégralement pour conclure ».
HOFMANN :
«… l’air d’alto dans lequel la partie vocale
et la partie instrumentale sont construits sur le même noyau
thématique… »
MACIA
[Tout
Bach,
page 152] : «…une
aria radieuse avec hautbois solo…»
SUZUKI :
«…l’instrument obligé dans l’air
d’alto…était, à la création, le
hautbois mais la flûte tint cette partie lorsque l’œuvre
fut jouée à nouveau en 1730. Il semble que ce
changement ait été fait pour des raisons musicales
plutôt que pour des raisons liées aux circonstances de
l’interprétation. C’est pourquoi nous avons choisi
d’utiliser la flûte [dans l’enregistrement BIS]…
le recours à la flûte rend possible l’expression
de l’humilité de l’homme devant Dieu ».
[la
première phrase de cette aria « Gott
ist unsere Sonn und Schild »
reprend, à peine variée, celle du chœur [1] :
« Gott der
Herr ist Sonn und
Schild ».
3]
CHORAL. BWV
79/3
NUN
DANKET ALLE GOTT
/ MIT
HERZEN,
MUND
UND HÄNDEN,
| DER
GROßE DINGE
TUT / AN
UNS UND ALLEN ENDEN,
|| DER
UNS VON MUTTERLEIB
/ UND
KINDESBEINEN
AN / UNZÄHLIG
VIEL ZUGUT / UND
NOCH ITZUND [W. Neumann : BGA = jetzo]
GETAN.
Maintenant
rendez tous grâce à Dieu / de tout votre cœur, par
vos paroles et vos actes, / à celui qui accomplit de grandes
choses / sur nous et partout, / celui qui, au sein maternel déjà,
/ et depuis notre plus tendre enfance / Nous a prodigué
d’innombrables bienfaits / Et le fait aujourd’hui encore.
Première
strophe du cantique Nun
danket alle Gott de
Martin Rinckart (vers 1630). Mélodie attribuée à
Johann Crüger.
Sol
majeur (G-Dur), 62 mesures, C.
BGA.
Jg. XVIII (18e
année). Pages 308 à 311 | CHORAL. Melodie : « Nun
danket Alle Gott ». | Corno I. | Corno II. | Timpani. |
Soprano./ Flauto traverso I. II. Oboe I. II. Violino I. col Soprano.
| Alto./ Violino II. coll’ Alto. | Tenore. / Viola col Tenore.
| Basso. | Continuo.
NEUMANN
: Simple choral avec une partie de cors et instruments obligés
entre les parties vocales = Cor I, II, timbales. La thématique
est celle de la sinfonia introductive.
BOYER
[Les
cantates sacrées de Jean-Sébastien Bach]
: Choral de type II, avec ponts instrumentaux, sur mélodie de
choral (MDC) 075.
BOYER
[Les
mélodies de chorals dans les cantates de J.-S. Bach
] : « Le
choral est harmonisé à quatre voix mais incrusté
dans une trame orchestrale indépendante de type II constituée
par deux cors, les timbales et le continuo. Chaque verset est séparé
tandis que la trame orchestrale est unie et largement soutenue par
les timbales. Les voix sont, quant à elles, doublées
par le reste de l’orchestre… La basse s’appuie sur
le sentiment harmonique du continuo ».
BOMBA
: «…Le
sujet de cor revient dans le choral n° 3…La cantate
a-t-elle été interrompue ici pour y insérer le
sermon ? »
CANTAGREL
[Les cantates de
J.-S. Bach, pages 1201
à 1205] : «…Première audition,
hautbois ; reprises, hautbois et flûtes à
l’unisson… James Lyon [opus
cité] indique
que ce cantique fut chanté pour fêter la fin de la
Guerre de Trente Ans avec les traités de Westphalie en 1648 et
qu’il est devenu au XVIIIe
siècle, au temps de Bach, le Te
Deum allemand…
Mélodie exposée en harmonisation homophone extrêmement
simple, mais escortée par les fanfares des trois cors sur le
continuo, fanfares qui ne sont autres que celles de l’ouverture
du chœur [1]... »
GARDINER :
«…La vigoureuse mélodie de Crüger n’excède
pas l’intervalle restreint d’une sixte…
L’harmonisation de Bach conduit ce triptyque (les mouvements 1
à 3) à une généreuse conclusion, laissant
supposer qu’en cet endroit s’insérait le
sermon ».
HOFMANN :
« Bach réserve une surprise aux auditeurs avec le
choral « Nun
danket alle Gott » :
le thème des cors du mouvement initial revient à
nouveau mais renouvelé en même temps que l’on
entend la mélodie au chœur… »
LEMAÎTRE
: «…Le
thème qui, dans le chœur initial, avait été
énoncé par les cors, ressurgit…»
MACIA
[Tout
Bach,
page 152] : «…Les
fanfares de cors du mouvement initial [1] reviennent scander les
premiers versets du choral de Rinkart,… placé
étonnamment en numéro 3…» [suivi
possiblement du sermon ?]
WIJNEN :
«…Le choral… ménage une divine surprise :
Les motifs de cor réapparaissent et l’on comprend
soudain qu’ils étaient basés sur la première
ligne de ce choral…»
[On
est tenté, en conclusion provisoire, d’ajouter ce texte
émouvant, extrait du livre de François Roth « La
Guerre de 70 »
(Arthème Fayard, 1990) : « 6 août 1870 à
la bataille de Froeschwiller [Guerre Franco-Prussienne] …
«Vers le soir [de leur victoire], une fanfare prussienne entre
dans la cour de l’auberge et joue le choral de Rinckart « Nun
danket alle Gott -
Maintenant rendez tous
grâce à Dieu ».
Officiers et soldats se mettent à genoux et prient. A quelques
pas de là, les morts sont étendus à l’entrée
des maisons ; on entend les blessés gémir. Il fait
très chaud. L’atmosphère est irrespirable. Dans
la nuit, un orage vient calmer les nerfs… »
4]
REZITATIV BAß. BWV 79/4
GOTTLOB,
WIR WISSEN DEN RECHTEN WEG
ZUR SELIGKEIT ; / DENN,
JESU,
DU HAST IHN UNS DURCH
DEIN WORT
GEWIESEN,
/ DRUM
BLEIBT DEIN NAME
JEDERZEIT GEPRIESEN. / WEIL
ABER VIELE NOCH / ZU
DIESER ZEIT
/ AN
FREMDEN
JOCH
/ AUS
BLINDHEIT
ZIEHEN MÜSSEN, / ACH !
SO ERBARME DICH / AUCH
IHRER GNÄDIGLICH, / DAß
SIE DEN RECHTEN
WEG
ERKENNEN / UND
DICH BLOß [W. Neumann : BGA = Dich,
dich bloß]
IHREN MITTLER
NEMMEN.
Dieu
soit loué, nous connaissons / le vrai chemin qui mène à
la félicité ; / Car c’est toi, Jésus,
qui nous l’as indiqué par ta parole, / Que ton nom soit
glorifié à toute heure. / Mais puisque beaucoup encore
/ à cette heure / aveuglés, doivent peiner / sous le
joug d’autrui, / hélas, aie pitié aussi / de
ceux-ci par ta grâce / afin qu’ils reconnaissent le vrai
chemin / et ne nomme que toi seul leur médiateur.
Mi
mineur (e moll) → si mineur (h moll), 14 mesures, C.
BGA.
Jg. XVIII (18e
année). Page 312 | RECITATIVO. | Basso. | Continuo.
NEUMANN :
Rezitativ
secco.
BOMBA
: «…l’art
magistral de Bach pour illustrer le texte. La conduite vers le haut
sur les mots « durch
dein Wort gewiesen »,
l’assombrissement harmonique sur « fremden
Joch », les
dièses lors de la reconnaissance du vrai chemin - rechten
Weg ».
HIRSCH
: Mélisme sur le mot „Mittler
-médiateur“.
5]
ARIE (DUETT) SOPRAN, BAß. BWV 79/5
GOTT,
ACH GOTT,
VERLAß DIE DEINEN
/ NIMMERMEHR !
/ LAß
DEIN WORT
UNS HELLE SCHEINEN ;
/ OBGLEICH
SEHR / WIDER
UNS DIE FEINDE
TOBEN,
/ SO
SOLL UNSER MUND
DICH LOBEN.
Dieu,
ah Dieu, n’abandonne pas les tiens / plus jamais ! /
Montre-nous l’éclat de ta parole ; / Les ennemis
peuvent se déchaîner / aussi furieusement que possible,
/ notre bouche proclamera tes louanges.
Si
bémol (h moll), 121 mesures, C.
BGA.
Jg. XVIII (18e
année). Pages 312 à 316 | ARIA (a due). | Violino I.
II. unisoni. | Soprano. | Basso. | Continuo.
NEUMANN :
En forme de quatuor : violons, sopran, Basse, B.c. Structure A B
B. Parodie dans la Messe BWV 236 (sol majeur) « Domine
Deus »
BASSO
[Jean-Sébastien
Bach
, volume 2, pages 405/406] : «
Duo pour soprano et basse, dans la forme ABB et doté d’un
fort potentiel rythmique dans la partie des violons à
l’unisson…»
BOMBA
: «…On
a l’impression que Bach avait voulu décrire le
« Nimmermehr
verlassen - ne
plus jamais abandonne »
en enchaînant apparemment les voix vocales les une aux autres.
Le motif, joué par tous les violons à l’unisson
et englobant avec insistance une octave, promet en même temps
la sécurité qu’offre un ensemble universel »
[?]
CANTAGREL
[Les cantates de
J.-S. Bach, pages 1201
à 1205] : «…Charmant duo tout de simplicité
et de fraîcheur… la tonalité de si mineur dit
bien le fond de la crainte…Les deux voix chantent d’un
bout à l’autre en homophonie, solidaires dans la prière.
Et le mouvement animé des deux parties de violons à
l’unisson, comme de la basse, semble rappeler la présence
des ennemis prêts à fondre sur les malheureux. L’air
est construit en deux parties, consacrées, respectivement aux
deux premiers vers, expression de la prière confiante, et aux
quatre suivants, où la claire lumière de la Parole
divine suscite une intensité croissante, de grandes vocalises
s’élevant peu à peu par degrés
successifs ».
GARDINER :
«…un ravissant duo pour soprano et basse… il y a
même une anticipation de « Papageno et de
Papagena », impression mozartienne renforcée par
une sorte d’évocation de Eine
kleine Nachtmusik dans
les ritornelli de violon…»
HOFMANN :
«…le duo soprano et basse avec son contresujet entre les
deux parties vocales en majeure partie homophone et le thème
du violon aux contours prononcés qui apparaît d’abord
comme un épisode, puis, dans une écriture de plus en
plus dense, combiné aux voix ».
MACIA
[Tout
Bach,
page 152] : «…duo
de basse et de soprano en compagnie des violons, dont un motif
obstiné de huit mesures parcourt le morceau…»
MARCHAND :
Mouvement dont la proportion correspond exactement au nombre d’or ;
nombre de mesures divisé par 1, 618 (Phi).
PIRRO
[L'esthétique de
Jean-Sébastien Bach. -
Les
mélodies simultanées,
page 132] : «…L’union
parfaite des âmes qu’un même sentiment occupe toute
entière se manifeste encore par le symbole des
consonances paisibles, interprètes uniformes des longs
délices et des joies partagées ». Renvoi aux
cantates BWV 155/2, BWV 134/4.
SCHWEITZER
[J.-S. Bach | Le
musicien-poète,
pages 240 à 243] : « Les motifs de la démarche
(Schrittmotive) et ici le motif du « tumulte »…
sous une forme un peu modifiée, ce motif reparaît dans
l’air de la cantate de l’Avent [BWV 62]… Nous le
retrouvons sous une autre forme encore dans la cantate BWV 79/5 [+
Exemple musical pris aux violons I et II (à l’unisson)
aux mesures 3 à 12]. Renvoi à la cantate BWV 70/3.
WIJNEN :
«…doux mouvement de danse comportant aux cordes un motif
sautillant reconnaissable entre tous, sur une basse continue d’une
remarquable virtuosité…»
[Les
mots„Scheinen“
(soprano et basse, mesures 57 à 62) et „toben“
(à la basse, mesures 70 à 14) bénéficient
de longues tenues].
6]
CHORAL. BWV 79/6
ERHALT
UNS IN DER WARHEIT,
/ GIB
EWIGLICHE FREIHEIT,
/ ZU
PREISEN DEINEN NAMEN /
DURCH
JESUM
CHRISTUM.
AMEN.
Garde-nous
dans la vérité, / donne-nous la liberté
éternelle / pour glorifier ton nom / par Jésus-Christ.
Amen.
Dernière
des huit strophes du cantique Nun
laßt uns Gott, dem Herren.
Ludwig Helmbold (1575).
Sol
majeur (G-Dur), 16 mesures, 3/4.
BGA.
Jg. XVIII (18e
année). Page 316 | CHORAL. Mélodie : « Wach
auf, mein Herz, und singe ». (Sechsstimmig.) | Corno I.
II. | Timpani. | Soprano./ Flauto traverso I. II. Oboe I. II. Violino
I. col Soprano. | Alto. /Violino II coll’ Alto. | Tenore. /
Viola col Tenore. | Basso. | Continuo.
NEUMANN :
Simple choral avec parties instrumentales obligées : Cors
I, II, timbales. Flûte traversière, Oboe I, II, cordes
et B.c.
BOMBA
: «…Le
choral final s’élargit grâce à la conduite
obligée des cors en six voix et fournit ainsi au morceau
l’occasion de présenter un final solennel conformément
aux circonstances » [celle de la fête de la
Réformation].
BOYER
[Les
cantates sacrées de Jean-Sébastien Bach]
: Choral harmonisé de type I sur mélodie de choral
(MDC) 078. Orchestre au complet avec parties instrumentales obligées
».
BOYER
[Les
mélodies de chorals dans les cantates de J.-S. Bach
] : «…Cas
de cantate festive importante… deux
parties indépendantes de cors … brodant une double
mélodie dans l’extrême aigu donnant à ce
choral conclusif une brillance naturelle en cette fête de la
Réformation de 1725, brillance très présente
dans le chœur libre initiale ».
CANTAGREL
[Les cantates de
J.-S. Bach, pages 1201
à 1205] : «…Première audition,
hautbois ; reprises, hautbois et flûtes à
l’unisson…La mélodie est d’un anonyme du
XVIe.
Harmonisation verticale, les trois cors renforçant l’harmonie
sans pour autant doubler les voix ».
GÉROLD :
«…Le chœur final accentue davantage la note
sérieuse, il est écrit dans une tessiture très
grave, ce qui lui donne un caractère un caractère
d’humilité, de contrition, contrastant singulièrement
avec le chœur du début ».
FINSCHER
: « Dans le
choral final, les cors et les timbales établissent de nouveau
avec l’éclat solennel régnant dans la première
moitié de la cantate une relation qui est déjà
dictée par les paroles de ce cantique ».
MACIA
[Tout
Bach,
page 152] : «…ultime
strophe du choral de Helmbold (1575) qui fait appel de nouveau aux
rutilances des cors ».
WIJNEN :
«…Ce très court choral refait appel aux cors qui,
cette fois, se bornent à énoncer une sorte de
contre-sujet calme, à l’opposé des sonores et
irrésistibles appels du chœur d’ouverture ».
WHITTAKER : « L’harmonisation
du choral conclusif est simple, comme celle du choral [mouvement 3],
excepté le continuo réunis aux basses. Les cors ajoutés
ont une partie indépendante, portant le nombre de voix à
six (Sechsstimmig), les timbales marquant la cadence. La mélodie
est anonyme, Nun laßt
Gott dem Herren, avec
le texte de la huitième strophe du cantique de L. Helmbold…»
BIBLIOGRAPHIE BWV 79
BACH
CANTATAS WEBSITE (BCW) :
AMG
(All Music Guide) : Notice par Brian Robins.
BRAATZ,
Thomas : Provenance (16 avril 2003).
:
Mélodie du choral Nun
laßt uns Gott dem Herren
en collaboration avec Aryeh Oron (septembre 2005).
:
Mélodie du choral Nun
danket alle Gott. [?]
BROWNE,
Francis (juillet 2007) : [3] :
Texte du cantique Nun
danket alle Gott.
:
[6] : Texte du cantique Nun
laßt uns Gott dem Herren.
CROUCH,
Simon : Notice 1996 & 1998.
EMMANANUEL
MUSIC : Notice de Craig Smith.
MINCHAM,
Julian: The Cantatas of
Johann Sebastian Bach,
chapitre 5. 2010.
ORON,
Aryeh (avec Thomas Braatz) : BCW Commentary, 15 avril 2003.
Introduction de Christiane Krautscheid, Alfred Dürr, Philipp
Spitta, Voigt, Schweitzer, Smend
:
Discussion 1] 13 avril 2003 - 2] 29 juillet 2007- Prévision :
24 mars 2013.
:
Mélodie du choral Nun
danket alle Gott.
:
Mélodie du choral Nun
laßt uns Gott dem Herren
en collaboration avec Thomas Braatz (Septembre 2005).
ALLIHN,
Ingeborg : Brève notice de l’enregistrement Ramin /
Berlin Classics. 1997 (allemand-anglais).
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COMPENDIUM ou Répertoire
analytique et bibliographique des œuvres de Jean-Sébastien
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L’Harmattan 2003. Pages 59, 265/266, 271/272
BREITKOPF.
Recueils :
Breitkopf
n° 10 : 371 Vierstimmige
Choragesänge. C.
Ph. E. Bach – KJ. Ph. Kirnberger (sans date).
[3]
Cantique Nun
danket alle Gott
: n° 32 (329).
[6]
Cantique Nun
lasst uns, Gott dem Herren
: n° 257 (et 93 harmonisé sous le titre “Wach
auf mein Herz”.
Renvoi
à EKG 348).
Breitkopf
n° 3765 : 389 Choralgesänge
für vierstimmigen gemischten Chor
(sans date). Classement alphabétique.
[3]
Cantique Nun
danket alle Gott
: n° 257 (258 et 259).
[6]
Cantique Nun
lasst uns, Gott dem Herren
: n° 258 (266 et 267).
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Gilles : Les cantates
de J.-S. Bach. Fayard.
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Le moulin et la rivière. Air et variations sur Bach.
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3 : Incipit du cantique Nun
danket alle Gott = M
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allemande complète, en deux volumes. 1911.
Édition
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Volume
2, pages 91, 326 (note), 330/331, 421 (note),459 (note), 465 et 466
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vient l’art de Bach ?
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Carus (Paul Horn). Leipzig, mai 2005
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16. 2001
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Réédition
révisée et augmentée. L’Harmattan 2005
DISCOGRAPHIE BWV 79
BACH
CANTATAS WEBSITE :
Discographie
établie par Aryeh Oron. Elle est ici proposée sous une
forme sensiblement allégée avec, parfois, quelques
précisions relatives aux références et aux
dates. Les numéros 1] et suivants indiquent l’ordre
chronologique de parution des enregistrements.
16
références (octobre 2002 – octobre 2011) + 14
mouvements individuels (octobre 2002 – novembre 2008).
Exemple
musicaux (Audio). Aryeh Oron (février 2003 - janvier 2005).
16]
BILLER, Georg
Christoph (volume 10). Thomanerchor Leipzig. Gewandhausorchester
Leipzig. Premier trimestre 2010
CD
Rondeau Production. ROP 4031 « Das Kirchenjahr mit Johann
Sebastian Bach. Avec les cantates BWV 19, 50 et 80
12]
GARDINER (volume 10). The Monteverdi Choir. The English Baroque
Soloists. Soprano : Joanne Lunn. Contre-ténor : William
Towers.
Basse : Peter Harvey. Bach Cantata Pilgrimage Schlosskirch.
Wittenberg (D). 31 octobre 2000. Durée : 15’06
CD
SDG (Soli Deo Gloria) 110. 2005.
Avec les cantates BWV 192, 80
6]
GÖNNENWEIN.Süddeutscher Madrigalchor. Consortium Musicum.
Soprano : Elly Ameling. Alto : Janet Baker. Basse :
Hans Sotin.
Marbach
Stadthalle (D), juillet 1967. Durée : 17’17
Disque
EMI C 063-29017. Avec la cantate BWV 80
Reprise
disque Electrola EMI 91657. Idem.
13]
KOOPMAN (volume 16). Amsterdam Baroque Orchestra & Choir. Soprano
: Sandrine Piau. Alto : Bogna Bartosz. Basse : Klaus
Mertens.
Waalse Kerk. Amsterdam (NL). Novembre 2001. Durée : 14‘32
CD
Antoine Marchand Challenge Classics CC 72216. 2004 et 2006
2]
LEHMANN. Berliner Motettenchor. Berliner Philarmoniker. Soprano :
Gunthild Weber. Contralto : Lore Fischer. Basse : Hermann
Schev.
Christus-Kirche. Berlin (D). 13 juin 1952
Disque
mono Archiv Produktion APM 14005 b. 1952. Avec la cantate BWV 19
Reprise
disque American Decca. Avec la cantate BWV 39
7]
LEONHARDT (volume 20). Knabenchor Hannover. Collegium Vocale Gent.
Leonhardt-Consort. Jeune soprano du Knabenchor-Hanover
:
Detlef Bratschke. Alto : Paul Esswood. Basse : Max van Egmond. 1978.
Durée : 15‘31
Disque
Teldec
6.35362.00-501-503.
Das
Kantatenwerk
(volume 20). 1978
CD
Teldec 4509-91759 2. Das
Kantatenwerk - Sacred cantatas.
Volume 5. Coffret de six CD avec les cantates BWV 79 à 99
CD
Teldec 2292-42576-2 ZL.
Das Kantatenwerk, volume
20. 1989
Reprise
Bach 2000.
Teldec 25704, volume 2. Coffret,15 CD. Septembre 1999. Cantates 48 à
52. 54 à 69. BWV 69a. BWV 70 à 99
Reprise
CD Warner Classics 8573-81185-5.
Intégrale en CD séparés. Volume 25. 2007
11]
LEUSINK. Holland Boys Choir. Netherland Bach Collegium. Soprano :
RuthHolton. Alto : Sytse Buwalda. Basse : Bas Ramselaar.
Église
Saint-Nicolas. Elburg (NL). Janvier et février 2000. Durée
: 15’18. Avec les cantates BWV 140 et 88
Bach
Edition 2000. CD Brilliant Classics. Volume 15, cantates VIII
99374/1/101
Reprise
CD Brilliant Classics 2006. CD Brilliant Classics IV - 93102
6/82.
Durée : 16’18. Avec les cantates BWV
140, 88 et 79
Cette
réédition 2006 a fait l‘objet en 2010 d‘un
nouveau tirage –augmenté- (157 CD) + les partitions et 2
DVD proposant les Passions
selon
saint Jean
et selon
saint Matthieu.
14]
NELSON, Ralph. Bach Cantata Choir, Portland, Oregon (USA). Live
Portland, 5 novembre 2006
CD
Bach Cantata Choir 3. Hors circuits commerciaux classiques ?
1]
RAMIN. Soli
& Thomanerchor. Orch. Gewandhaus Leipzig. Soprano et alto :
jeunes solistes du Thomanerchor Leipzig.Basse : Hans
Hauptmann.
Thomaskirche. Leipzig,
1950. Durée : 18’02
Disque
Eterna / Corona RDA VEB 8 20 455. Volume 4 , 1966-1965 ?
Disque
Cantate 657-605 puis disque SDG 610121 et enfin sur Audio-cassette
SDG 910 121. Avec la cantate BWV 137
Report
CD Pilz History (USA) CD 78006. 1988. Avec les cantates BWV 4 et 36
Report
sur CD Berlin Classics 090982BC. Historische Aufahmen mit Günther
Ramin. Coffret
de 9 CD. 1997
Avec
les cantates BWV 95 et 51
Report
CD « Cantatas
II – Bach in Germany ».
Volume I/8. Leipzig
Classics 001808 2BC. 1999. Avec les cantates BWV 51 et 95
Bach
made in Germany.
Pilz 1950-1988. Avec les cantates BWV 4 et 36
3]
RICHTER. Münchener Bach-Chor. Members of the bavarian State
Opera Munich. Soprano : Antonia Fahberg. Alto : Beatrice Krebs.
Basse
: Kieth Engen. Munich 1955. Durée : 19’50
Disque
Decca, 25 cm monophonique „Music
für alle. Années 1950 ?
9]
RILLING. Gächinger Kantorei Stuttgart. Bach-Collegium Stuttgart.
Soprano : Arleen Auger. Alto : Julia Hamari. Basse : Philippe
Huttenlocher.
Gedächtniskirche Stuttgart (D). Octobre et novembre 1981. Durée
: 15‘25
Disque
(D). Die Bach Kantate. Hänssler Verlag. Classic. Laudate
98728. 1982. Avec la cantate BWV 164
CD.
Die
Bach Kantate (volume
15).
Hänssler
Classic Laudate 98866. 1981. Avec les cantates BWV 70 et 131 →*C
921
CD
Hänssler edition bachakademie
(volume 25). Hänssler-Verlag 92.025. 1999
*10]
RILLING. Gächinger Kantorei Stuttgart. Bach-Collegium Stuttgart.
Soprano : Sibylla Rubens. Alto : Ingeborg Danz. Basse : Markus
Marquardt.
SWR-Funkstudio Villa Berg (D). Juillet 1997. Durée :
15’05
Coffret
de 4 CD Hänssler Classic. Gesprächskonzerte (Lecture -
Concerts) 2000.
4]
RISTENPART, Karl. Laubacher Kantorei. Orchestre de Chambre de la
Sarre. Soprano : Ingeborg Reichelt. Alto : Annelotte
Sieber-
Ludwig.
Basse : Jakob Stämpfli. Saarlouis (D), 2 octobre 1958.
Durée : 18’04. Avec la cantate BWV 32
Disque
Club français du disque CFD 162. 1959. Reprise disque Music
Guilde Records (USA) MS-122 Stéréo. Début des
années 1960
Reprise
Disque Musidisc. France. Vers 1965 ?
Reprise
sur CD Accord 149182 (ex Musidisc). 1987. Avec les cantates BWV 140
et 56
Disque
Eterna Edition (ex RDA).
VEB 1981-1983-1984
8]
ROTZSCH. Thomanerchor Leipzig. Neue
Bachisches Collegium Musicum. Soprano : Arleen Auger. Alto : Ortrun
Wenkel. Basse : Theo
Adam.
Paul-Gerhardt-Kirche. Leipzig (D). Février 1981. Janvier et
février 1982. Durée : 14’57. Avec la cantate BWV
80
Report
CD Leipzig Classics. Bach made in Germany. Cantatas X, volume IV/10.
En disques séparés et coffret.
Reprise
CD Berlin Classics 002 1002BC. 1994 “Bach
Kantaten.
Avec les cantates BWV 80, 192 et 50
15]
SUZUKI (volume 40). Bach
Collegium Japan. Soprano : Yukari Nonoshita. Contre-ténor :
Robin Blaze. Ténor : Makoto Sakurada.
Basse
: Peter Kooy. Kobe Shoin Women‘s University Chapel. Japan. Juin
2007. Durée: 14‘10
CD
BIS SACD 1671. Octobre 2008 en France. Avec les cantates BWV 168, 164
et 137
5]
WERNER. Chorale Heinrich Schütz de Heilbronn. Orchestre de
chambre de Pforzheim. Soprano : Edith Selig. Alto : Claudia
Hellmann.
Basse :
Jakob Stämpfli. Concert Hall, Heilbronn (D), juin 1964. Durée :
16’48
Disque
Erato STU 70222. Les
Grandes Cantates (volume
19) Avec la cantate BWV 106
Reprise
en coffret de 10 CD (volume II/7) Warner Classics 2564 61402-2 LC
04281. 2004
MOUVEMENTS
INDIVIDUELS BWV 79
M-1.
Mvts. 1, 3 et 6 ] Hans Pflugbeil. Greifswalde Bach Tage Choir.
Bach-Orchester Berlin. Début des années 1950-1960 ?
Report
sur CD Baroque Music Club. Soli Deo Gloria, volume 6.
M-2.
Mvts 2 et 3] William Johnson. Choral Art Society & Orchestra
[Bach Aria Group]. Alto : Maureen Forrester.
Février
1952 -Décembre 1966 . Report sur CD Boston Records. New York
(USA).
M-3.
Mvt. 5] William H. Scheide. Bach Aria Group. Soprano : Eileen
Farrel . 1953-1954. Disque RCA Victor.
M-4.
Mvt. 3] Eugene Ormandy. Mormon Tabernacle Choir. Philadelphia
Orchestra. 1958-1962. Report sur CD Sony Classics.
M-5.
Mvt. 6] Herman Kreutz. Bachchor Gütersich. Juin 1968. Report sur
CD Cantate C 57617. Gütersich (D).
M-6.
Mvt. 3] Helmuth Kolbe. Orgue : E . Power Biggs. 1971.
Report sur CD Sony.
M-7.
Mvt. 3] The Empire Brass. Transcription pour cuivre et orgue. 1986.
CD EMI Classics.
M-8.
Mvt. 3] Shawm, Bagpipes Klaus Glocksin. Transcription + Orgue et
flûte. Juillet 1988. CD Koch Schwann. Altenberger (D).
M-9.
Mvt. 3] Transcription pour orgue : Lyn Larsen. 1989. CD
Intersound.
M-10.
Mvt. 3] Transcription pour orgue : Jermey Filsell. Janvier 1995.
CD Guild. Lancing College (Sussex – GB).
M-11.
Mvt. 3] Transcription pour orgue : Leander Chapin Clafin. 1996.
CD ? Direct-To-Tape.
M-12.
Mvt. 3] Transcription pour orgue : Timothy Smith. Mars 2001. CD
Pro Organo. Riverside Church. New York (USA).
M-13.
Mvt. 3] Transcription pour orgue : William Neil. Mars 2004. CD
MSR Classics. Washington D. C (USA).
M-14.
Mvt. 3] Tim Zimmerman. The King’s Brass. Transcription pour
vents + Orgue. 2005. CD Summit.
Sans
numéro : Mvt. 3]: Rick Erickson. The Holly Trinity
Bach Choir. Mars 1999.
CD
Augsburg Fortress. Trinity Lutheran Church. New York (USA).
C.
Role. Novembre 2011
|
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