Recordings/Discussions
Background Information
Performer Bios

Poet/Composer Bios

Additional Information

Commentaries: Main Page | Cantatas BWV 1-50 | Cantatas BWV 51-100 | Cantatas BWV 101-150 | Cantatas BWV 151-200 | Cantatas BWV 201-224 | Other Vocal Works BWV 225-524 | Sources

C. Role. Septembre 2011
Cantate BWV 91
GELOBET SEIST DU, JESU CHRIST
Loué sois-tu, Jésus-Christ…
KANTATE ZUM 1. WEIHNACHTSAG
Cantate pour le jour de Noël
Leipzig, 25 décembre 1724
AVERTISSEMENT

Cette notice dédiée à une cantate de Bach tend à rassembler des textes (essentiellement de langue française), des notes et des critiques discographiques parfois peu accessibles (2011). Le but est de donner à lire un ensemble cohérent d’informations et de proposer aux amateurs et mélomanes francophones un panorama espéré « élargi » de cette partie de l’œuvre vocale de Bach. Outre les quelques  interventions « CR » identifiées par des crochets [...] le rédacteur précise qu’il a toujours pris le soin jaloux de signaler sans ambiguïté le nom des auteurs sélectionnés. A cet effet il a indiqué clairement, entre guillemets «…» toutes les citations fragmentaires tirées de leurs travaux. Rendons à César...

ABRÉVIATIONS:
(A) = la majeur → (a moll) = la mineur
(B) = si bémol majeur
BB / SPK = Bach Bibliothek / Staatsbibliothek Preussicher Kulturbesitz
B.c. = Basse continue ou continuo
BCW = Bach Cantatas Website
BD = Bach-Dokumente (4 volumes, 1975)
BGA = Bach-Gesellschaft Ausgabe = Société Bach (Leipzig, 1851-1899). J. S. Bach Werke. Gesamtausgabe (édition d’ensemble) der Bachgesellschaft
BJ = Bach-Jahrbuch
(C) = ut majeur → (c moll) = ut mineur
D = Deutschland
(D) = Ré majeur (d moll) = ré mineur
(E) = Mi Es = mi bémol majeur
EKG = Evangelisches Kirchen-Gesangbuch.
(F) = Fa
(G) = Sol majeur. (g moll) = sol mineur
GB = Grande Bretagne = Angleterre
(H) = Si → (h moll) = si mineur
NBA = Neue Bach Ausgabe (nouvelle publication de l’œuvre de Bach à partir des années 1954-1955)
NBG = Neue Bach Gesellschatf = Nouvelle société Bach (fondée en 1900)
OP = Original Partitur = Partition autographe originale
Ost = Original Stimmen = Parties séparées originales
P = Partition = Partitur
PBJ = Petite Bible de Jérusalem
PKB = Preußicher Kulturbesitz, Staatsbibliothek, Berlin
St. = Parties séparées = Stimmen
La première lettre -en gras- d’un mot du texte de la cantate indique la majuscule de la langue allemande. Dans le corps de ce même texte allemand, le mot ou groupe de mots mis en italiques désignent un affect particulier ou un « accident » remarquable.  


DATATION BWV 91


Leipzig, Noël. 25 décembre 1724. Le même jour, exécution du Sanctus en ré majeur (une première version qui figurera par la suite dans la Messe en si)…
BASSO [Jean-Sébastien Bach, volume 2, pages 255 et 370] : 25 décembre 1724. Deuxième exécution : 25 décembre 1731; une troisième exécution [?] 1735-1750… célébration de la manière la plus solennelle…d‘où ajout du Sanctus dans le service liturgique principal) et l‘effectif instrumental renforcé…»
BCW : Leipzig (première version) 25 décembre 1724. 2e exécution (de la première version) 25 décembre 1731 ou 1732. 3e exécution (version définitive) 25 décembre 1733. 4e exécution (reprise de la première version) probablement après 1740. 5e exécution (dernière version) 25 décembre 1746 ou 1747.
DÜRR. Chronologie. 1724 : BWV 116 (26 novembre). BWV 62 ( 3 décembre). *BWV 91 (25 décembre). BWV 121 (26 décembre). BWV 133 (27 décembre). BWV 122 (31 décembre). BWV 41 (1er janvier 1725).
HERZ : Vraisemblablement deux reprises… Ancienne datation de(Spitta, 1735-1744
HIRSCH : Classement CN 103 (Die chronologisch nummer = numérotation chronologique). « Année II. » Deuxième cycle des cantates de Leipzig (Jahrgang. II). Période allant du 11 juin 1724 au 27 mai 1725. Cantate chorale.
NEUMANN : une autre version de la cantate vers 1732.
SCHMIEDER (d‘après Spitta) : Leipzig, entre 1735 et 1744.
SPITTA [Johann Sebastian Bach, volume II, page 684] : Liste des dernières cantates de Bach écrites après 1734. La cantate BWV 91 porte les marques [qui lui attribuent] d‘avoir été composée entre 1735 et 1750.


SOURCES BWV 91

La « database » du « Catalogue Bach de l’Institut de Göttingen » en connexion avec les « Bach Archiv », est un instrument de travail exceptionnel (langue anglaise et allemande) mais d’un usage qui n’est pas toujours aisé pour le lecteur français.
Adresse : (http: //www.bach;gwdg.de/bach_engl.html).

PARTITION AUTOGRAPHE = ORIGINALPARTITUR
Partitur P 869 T. Deutsche Staatsbibliothek. Universitätsbibliothek Tübingen puis Berlin –Dahlem (ex RDA avant 1989). (BB/SPK P 869).
bach;gwdg.de/bach = D B Mus.ms. Bach P 869. Première moitié du 18e siècle. Jean-Sébastien Bach.

BRAATZ [BCW, 22 avril 2003] : «…Cette cantate semble avoir fait partie du cycle des cantates chorales ayant fait partie de l’héritage de W. F. Bach. Le propriétaire suivant (à une date incertaine) fut C. F. Penzel qui la rétrocéda à son neveu, le Cantor G. Schuster. En 1833, Franz Hauser lui acheta la partition avec celle de l’autographe de la cantate BWV 62. Joseph Hauser (Kammersänger - chanteur émérite), son fils, en hérita et la vendit à la Staatsbibliothek de Berlin en 1904. La couverture originale a été perdue et remplacée par une autre. En haut de la première page de la partition, Bach a écrit : « J.J. Festi Nativ : Christi Feria 1. Gelobet seystu Jesu Christ ». La façon d’économiser [le papier réglé] est ici évidente car il utilise le bas de chaque page en complètant avec le mouvement suivant…»
SCHMIEDER : La partition et trois parties (violons I, II et le continuo) constituent un ensemble de 14 feuilles dont 26 de musique, sous double couverture.

PARTIES SÉPARÉES = ORIGINALSTIMMEN
St Thomas L. Leipzig, Musikbibliothek der Stadt Leipzig, Thomasschule, Bach-Archiv.
bach;gwdg.de/bach = D Leb Thomana 91. Copistes : J. A. Kuhnau. W. F. Bach. C. P. E . Bach. J. S. Bach et anonymes. Première moitié du 18e siècle. Les deux versions [la deuxième version (vers 1731 ?) étant peut-être celle comportant quelques nouvelles corrections de Bach, par exemple dans l‘aria n° 5. Voir ci-après Alberto Basso].
Stimmen: St 392 M Staatsbibliothek zu Berlin. Preußicher Kulturbesitz. Anciennement Marburg, Staatsbibliothek puis Berlin-Dahlem.
bach;gwdg.de/bach= D B Mus.ms. Bach P 392, Faszikel 1. Copistes : J.A. Kuhnau. C. P. E. Bach. + anonymes. Corrections de J.-S. Bach.
Version primitive. Première moitié du 18e siècle.
BGA (Wilhelm Rust. Berlin, septembre 1875). Titre pris à la couverture des parties originales : « Fer. 1. Nativ. Christi | Gelobet seistu Jesu Christ p | a 4 Voci | 2 Corni | Tamburi | 3 Hautbois | 2 Violini | Viola | con | Continuo d Sig. Joh. Seb. Bach. »
Filigrane à la « demie lune ».
BRAATZ [BCW, 22 avril 2003] : «…la qualité du papier est généralement bonne avec quelques taches d’encre. A la mort de Bach, Anna Magdalena Bach les donna à la Thomasschule. Elles sont désormais conservées aux « Bach-Archiv Leipzig ». En tout 18 parties séparées, deux de continuo dont l’une avec la basse figurée (par Bach) et trois « doubles » des violino I° et 2° et du continuo ».
HERZ : Copistes : Johann Andreas Kuhnau (le neveux ou le petit-fils du cantor Johann Kuhnau) à Leipzig à partir de février 1723 jusqu’au 30 décembre 1725) dans sa période médiane ((K2) et Wilhelm Friedemann Bach.
SCHMIEDER (1973) : Voix en partie autographes avec révision de J.- S. Bach.
SPITTA [Johann Sebastian Bach, volume III. Appendix 3, page 285] : «…The « Half Moon Watermark » (filigrane représentant une demie lune) sur la première moitié de la feuille (l’autre demeurant en blanc) est caractéristique d’un grand nombre de cantates de la dernière partie des oeuvres de Bach ».
[Suit une série de 31 cantates; dans cette série, la cantate BWV 91 a le numéro 14].

COPIES XVIIIe et XIXe SIECLES = ABSCHRIFTEN 18. 19. Jh.
Partitur: P AM 36 B. Berlin, Deutsche Staatsbibliothek. Anciennement à l’Amalienbibliothek.
bach;gwdg.de/bach = D B Am. B. 36. Copiste : C. Nichelmann. Première moitié du 18e siècle. Version primitive.
bach;gwdg.de/bach = D B Mus.ms. Bach P 172. Copiste J.A. Patzig. Vers 1800. Version primitive.
bach;gwdg.de/bach= D B Mus.ms. Bach P 451, Faszikel 2. Première moitié du 19e siècle. Copiste inconnu. Version primitive.
bach;gwdg.de/bach= D B Mus.ms. Bach P 831 (choral). Copiste inconnu. Deuxième moitié du 18e siècle.
bach;gwdg.de/bach= D B Mus.ms. Bach P 88. Copiste anonyme. Vers 1800. Version primitive.
[Cette copie est citér par la BGA].
bach;gwdg.de/bach= D B Mus.ms. Bach P 392, Faszikel 2. Copiste : J. G. Nacke. Deuxième moitié du 18e siècle.
bach;gwdg.de/bach= D B N Mus.ms 10492 (choral). Copiste inconnu. Berlin, fin du 18e siècle.
bach;gwdg.de/bach= D Bhm 9462. Choral. Copiste inconnu. Deuxième moitié du 18e siècle.
bach;gwdg.de/bach= D BNms Ec. 9.4. Copiste C. B. Klein.
bach;gwdg.de/bach= D Gb Ms. Müller 1. Copiste inconnu. Vers 1800.
bach;gwdg.de/bach= D LEm II. 2°.22a (choral). Copiste inconnu. Fin du 18e siècle.
bach;gwdg.de/bach= D Lem. Ms. R 18 (choral). Copiste J.L. Dietel (couverture : J. G. I. Breitkopf. Première moitié du 18e siècle.

ÉDITIONS
SOCIÉTÉ BACH = BACH-GESELLSCHAFT AUSGABE (BG)
BGA. Jg. XXII, (22e année). Pages 3 à 32. Préface de Wilhelm Rust (1875). Cantate BWV 91 à 100.

NOUVELLE ÉDITION BACH = NEUE BACH AUSGABE (NBA)
KANTATEN SERIE I/ BAND 2. KANTATEN ZUM 1. WEINACHTSTAG
Bärenreiter Verlag BA 5007. 1957. 5 fac-similés. Avec BWV 63, 110, 197a, 191.
BWV 91. Pages 133 à 172. Partitur P 869T Universitätsbibliothek Tübingen puis Berlin –Dahlem (avant 1989).
Kritischer Bericht. BA 5007 41. A. Dürr. F-Pn (Louvois) = Vmc 1950, I/2.
Johann Sebastian Bach / Neue Ausgabe/ Sämtlicher Werke / Série I – Band 2. Kantaten Zum I Weihnachstag. Kritischer Bericht / von Alfred Dürr. Bärenreiter Verlag Kassel – Basel – London 1957.
[La partition de la NBA est dans le coffret Das Kantatenwerk / Leonhardt, volume 23. 1979].

AUTRES ÉDITIONS  
BÄRENREITER classics. | Bach | Bärenreiter Urtext.

Sämtliche Kantaten 1. Bärenreiter TP 1281. 2007. Serie I. Band 2. Zum I. Weihnachtstag. Herausgegeben : Alfred Dürr. BWV 91. Pages 131 à 170. Bärenreiter-Verlag. Kassel.1957.
BÄRENREITER. Taschenpartitur (Partition de poche) = TP 54. Alfred Dürr 1958.
BCW. Partition BGA + Réduction pour chant et piano.
BREITKOPF & HÄRTEL. Partition = PB 2941. Réduction chant et piano = EB 7091. Partition du chœur = ChB 2148. Orgue et clavecin par Max Seiffert = OB 1175. Copie des voix et des instruments.
2011 : Réduction chant et piano (24 pages) = EB 7091. Partition du chœur (8 pages) = ChB 4591.
CARUS. Partition (60 pages) « Die Bach Kantate ». CV 31.091/00. Réduction chant et piano (Klavierauszug) = CV 31.091/03. Partition du chœur (Chorpartitur) = CV 31.091/05. Partition d’étude (Studienpartitur) = CV 31.091/07. Harmonie (Harmoniestimmen) = CV 31.091/09. Oboe I, II, III. = CV 31.091/21 à 23. Cor I, II. = CV 31.091/31 et 32. Timbales = CV 31.091/41. Violine I, II, Viola, Violoncello/Contrebasse = CV 31.091/11 à 14. Bach for Brass Recueil. .Cor et timbales. Cantates 1 à 100 = 31.305/00.
KALMUS STUDY SCORES. N° 830. Volume XXVI. New York 1968. Cantates BWV 89 à 93.
PETERS : Réduction chant et piano.


PÉRICOPE BWV  91

Premier jour de Noël (I. Weihnachtstag).
Épître : Épître à Tite 2, 11 à 14 [PBJ. 1758]. 
: Varia : Isaïe 9, 2 à 7 [PBJ. 1111]. L’Épiphanie. Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu une grande lumière.
Évangile : Luc 2, 1 à 14 [PBJ. 1536]. La naissance du Christ et visite des bergers.

EKG. 1. Weihnachtstag
Entrée. Jean 1, 14 [PBJ. 1584] : « Et le Verbe s’est fait chaire et il a demeuré parmi nous…»
Psaume 2 [PBJ. 803 et 804]. Le Messie dominateur du monde avec renvoi au psaume 110 [PBJ. 908]. Le Messie, roi et prêtre.
Cantique: EKG 15. Gelobet seist du, Jesu Christ. La première strophe du 14e siècle ; les strophes 2 à 7 : Martin Luther. Wittenberg 1524.
Épître = Épître à Tite 2, 11 à 14 [PBJ. 1758] : « Car la grâce de Dieu, source de salut pour tous les hommes, s’est manifestée…» 
Évangile : Luc 2, 1 à 14 [PBJ. 1536]. Naissance du Christ et visite des bergers.

BOMBA : «…La fête de Noël est la seule parmi les grandes fêtes chrétiennes qui ait conservé jusque de nos jours son caractère solennelle et dont les contenus ont gardé un caractère obligatoire ».
[Pour la même occurrence, voir les BWW 63 (1714 ? 1716 ? 1723), BWV 191 (vers 1740 ?), 197a (vers 1736-1737) et BWV 248/1 (Oratorio de Noël, 25 décembre 1734].


TEXTE BWV 91

En dehors des emprunts au cantique de Luther, l’auteur du poème « libre » est inconnu. Wustmann a pressenti la manière de Picander (Henrici).
Cantique de Martin Luther (1524) en sept strophes (de quatre vers chacune + le « Kyrieleis » final) Gelobet seist du, Jesu Christ d’après la séquence de Noël Grates nunc omnes reddamus – Maintenant rendons tous grâces. Impression en 1524 dans le Geystliche gesangk Buchleyn de Johann Walter (1496-1570).
Les strophes 1 et 7 sont reprises à l’identique dans les mouvements 1 et 6 de la cantate ; la strophe 2 aussi mais accompagnée de lignes de récitatifs intercalés. Le mouvement 3 de la cantate cite la strophe 4 (Das ew’ge Licht) ; le mouvement 4, la strophe 5 (Ein Gast in der Welt)
Luther a traduit la première strophe en allemand, quatre strophes finalement étant de sa propre production.
Renvoi à EKG 15 (les sept strophes).

Mouvement 1 = strophe 1, lignes 1 à 5 = Vopelius 1682 à 1707. Dresden 1728. Dans le Vopelius Gesangbüchen 1714 -1745
Mouvement 6 = strophe 7.

[BCW]. L’étude de ce choral et de sa mélodie avec l’article de Robert L. Marshall et Robin A. Leaver publié dans le The Grove Music Online dictionnary (Oxford University Press, 2005).
Voir la cantate BWV 64/2 7e strophe et la mélodie, Oratorio de Noël 2487, 24828. Choral à quatre voix BWV 314 et Anhang BWV 199.
Mélodie (d’un anonyme du 14e siècle reprise par Martin Luther) imprimée à Wittenberg par Walter (1524) dans le Geistliche Gesang Buchleyn. De Walther voir aussi sa propre mélodie de 1551
La première apparition de la mélodie paraît provenir d’un manuscrit anonyme conservé à Celle, vers 1370.
Voir Resinarius (1544), Scandellus (1575), Osiander (1586), Bodenschatz (1608) et Schein, tablature de Görlitz, 1650. La mélodie sans doute connue de Bach se trouvait dans un Hymnal de Gotha (1715).
BCW : Autres compositeurs ayant utilisé la mélodie : G. Böhm, F. W. Zachow, G. F. Kauffmann, G. Ph. Telemann (cantates Twv 1: 611 et 612), J. F. Walther, , G. A. Homilius, J. Ch. Altnikol, J. Ph. Kirnberger, etc.

CANTAGREL : Les cantates de J.-S. Bach, pages 146 à 150] : « Cantate de choral, elle se fonde sur le cantique homonyme de Luther…»
SCHREIER, Manfred : « Le texte de cette cantate est constitué par les strophes 1, 2 et 7 du cantique de Luther… qui sont reprises littéralement. Les autres strophes du cantique ont été transformées librement en récitatifs et arias… on n’a pu identifier l’auteur de ces arrangements. Toutes les hypothèses… y compris celle qui attribue ce travail à Bach lui-même, n’ont pu être étayées…» 


GÉNÉRALITÉS BWV 91

CANDÉ : «…Cette cantate est fondée sur un cantique de Noël, de Luther, adapté par son ami Walter à une mélodie traditionnelle proche du Veni Creator qui a inspiré à Bach trois compositions pour orgue : BWV 604 (Orgelbüchlein), BWV 697 (Recueil Kirnberger) et BWV 722 et une quatrième, d’authenticité douteuse, BWV 723 ».
FINSCHER : « Second cycle annuel des cantates que Bach écrivit pour Leipzig ; comme la plupart des composition de ce cycle, ce sont des cantates chorales qui font preuve, dans le cadre d’une forme fondamentale pratiquement identique, d’une émouvante variété d’idées individuelles. En règle générale, la première et la dernière strophe du cantique assigné au dimanche en question sont reprises telles quelles, tant en ce qui concerne les paroles que la mélodie, Bach traitant la première strophe en grande page chorale et faisant de la dernière un simple choral d’écriture homophone, harmonisé à quatre voix. Les strophes intermédiaires sont en partie reprises, en partie développées à des fins d’exégèse ou bien transformées en poésie libre par des rédacteurs demeurés anonymes et modelés par Bach en airs et récitatifs se rapportant au texte, avec lequel ils offrent des relations toujours diversifiées, et ne cessant de présenter des nuances nouvelles dans la manières dont ils s’inspirent ou s’écartent de la mélodie du choral…»


DISTRIBUTION BWV 91

NEUMANN : Sopran, Alt, Tenor, Baß. – Chor. Horn I, II (G), Pauken, Oboe I-III ; Streicher, B.c..
SCHMIEDER. Soli : S, A, T, B . Chor : S, A, T, B. Instrumente : Oboe I, II, III ; Corno I, II ; Timpani ;.Viol. I, II ; Vla. ; Continuo.

BOYER [Les Mélodies de chorals dans les cantates de Jean-Sébastien Bach, page 59] : « Ajout de parties complémentaires plus complexes. Pour treize types [de choral] de type I, Bach prévoit des ajouts plus somptueux encore [que l’ajout d’une cinquième voix supplémentaire]. Il s’agit dans tous les cas de cantates festives importantes… Dans BWV 91/6 deux cors et timbales en parties indépendantes ». Renvois aux cantates BWV 19/7, 29/8, 31/9, 69/6, 70/11, 97/9, 105/6, 128/5, 130/6, 161/6, 195/6 ».
CANTAGREL : Les cantates de J.-S. Bach, pages 146 à 150] : «…la partie de timbales ne figure pas dans la partition autographe, mais dans le matériel d’exécution » [les parties séparées].
HOFMANN : « Conformément à l’importance de cette fête de Noël, l’orchestre composé de cordes et de hautbois est pour l’occasion augmenté de cors et timbales, rendant le mouvement initial et le chœur final éclatants ».


APERÇU BWV 91

1] CHORALCHORSATZ. BWV 91/1
GELOBET SEIST DU, JESU CHRIST, | DAß DU MENSCH GEBOREN BIST | VON EINER JUNGFRAU, DAS IST WAHR, | DES FREUET SICH DER ENGEL SCHAR. | KYRIE ELEIS !

Loué sois-tu, Jésus-Christ, / pour être né homme / d’une vierge. / Miracle dont se réjouit la légion des anges. / Kyrie eleis !

Martin Luther, 1ère strophe du cantique (de Noël) Gelobet seist du, Jesu Christ (1524) qui trouve son origine dans un recueil de Noël en latin « Grates nunc omnes reddamus - Maintenant, rendons toutes grâces, de Grégoire le Grand (vers 540-604) ».
Renvoi à la cantate du même titre BWV 91/1 et 6 (strophes 1 et 7) ainsi que BWV 2487, 24828 et BWV 314 (choral à quatre voix).
Mélodie de Johann par Walther (1524).
EKG 15 (7 strophes). La première apparition de la mélodie paraît provenir d’un manuscrit anonyme conservé à Celle, vers 1370.

Sol majeur (G dur), 69 mesures, C (2/2)
BGA. Jg. XXII. Pages 3 à 20 | Feria 1 Nativitatis Christi. | Corno I. | Corno II. | Timpani. | Oboe I. | Oboe II. | Oboe III. | Violino I. | Violino II. | Viola. | Soprano. | (NB. Der Cantus firmus : « Gelobet seist du, Jesu Christ » im Soprano.) | Alto. | Tenore. | Basso. | Continuo.
NEUMANN. Cantus firmus au soprano. Parties instrumentales indépendantes. Texte encastré et ritournelle. Prélude instrumental de treize mesures.

BASSO [Jean-Sébastien Bach, volume 2, page 370] : «…De rapides passages en gamme, successivement proposés par les « chœurs » des hautbois et des cordes, alternent avec des épisodes en style de fanfare proposés par les cors, et sur ces deux tournures de construction – de caractère concertant- se développe le matériel de base sur lequel se greffent, verset par verset, les interventions du chœur, avec le cantus firmus au soprano (sans les habituels redoublements instrumentaux) ».
BCW [Thomas Braatz] : Exemple n° 1 : illustration de la „descente“ du ciel de l‘Enfant Jésus, pris dans les parties des hautbois I, II, III ainsi qu‘aux violons I, II et à la viola sur „Gelobet, Gelobet“.
Exemple n° 6 tiré de la partition (d‘après Albert Schweitzer et Whittaker) : le motif chromatique de la joie (hautbois).
BOMBA : «…Un effectf de jour de fête… La phrase orchestrale s‘organise en faisant intervenir les groupes d‘instruments les uns derrière les autres en plusieurs chœurs. Le matériel musical, une ligne ascendante de doubles croches ainsi qu‘un motif descendant du type triple accord, est indépendant de la mélodie choral. La mélodie est interprétée vers après vers par le soprano, alors que les voix inférieures de la phrase vocale reprennent la musique jouée par les instruments et la relient au choral. Le troisième vers apparaît avec une insistance particulière. Le chœur renforce les mots „das ist wahr“ en accords répétés deux fois à la fin du vers…»
BOYER [Les cantates sacrées de Jean-Sébastien Bach, pages 212/213] : « Élaboration chorale sur mélodie (MDC) 036 de type II. Ritournelle d’orchestre indépendante. Cantus firmus au soprano, imitations et polyphonie des autres voix ».
[Les mélodies de chorals dans les cantates de J.-S. Bach. pages 175 à 177] : «…Mélodie de Johann Walter (1524) d’après l’hymne médiéval « Grates nunc omnes »… Élaboration de type II avec ritournelle orchestrale (deux cors, timbales, trois hautbois, deux parties de violons, alto, continuo). Le choral incrusté en valeurs longues dans cette ritournelle est confié aux seuls soprani. Les trois autres parties vocales tressent des imitations en doubles croches (imitations de caractère plus instrumental que vocal), la jubilation des ténors, alti, basses rejoint la sérénité des soprani dans la dernière invocation : Kyrieleis ».
CANTAGREL : Les cantates de J.-S. Bach, pages 146 à 150] : «…Le chœur s’ouvre par une ritournelle éclatante à dix parties réelles, lancée, sur la basse continue et sous les tenues des deux cors, par les six entrées d’un motif-fusée, les trois hautbois et les trois cordes, que suit une petite fanfare sur les notes de l’accord parfait… Bien séparées, du milieu de la sinfonia, les cinq périodes du choral sont clamées en valeurs longues par le soprano, sans la moindre doublure instrumentale, tandis que les trois autres parties tissent un contrepoint ardent, fait des deux éléments fondateurs du morceau, les fusées et les fanfares…»
FINSCHER : « La première strophe est un chœur magnifique dans lequel la mélodie est exposée verset par verset au soprano tandis que trois chœurs instrumentaux (cors et timbales, hautbois, cordes) fournissent en joyeux motifs de fanfares et en traits rapides un discours concertant ».
HOFMANN : «…les trois groupes instrumentaux jouent énergiquement comme des corps sonores propres, tantôt en homophonie, tantôt en hétérophonie…le matériau des motifs… est exposé dès les premières mesures sous une forme canonique au-dessus de la tonique. La mélodie du cantique est exprimée vers après vers par le soprano ; les autres parties vocales, n’ayant cette fois la tâche d’introduire le cantus firmus par des imitations, s’expriment de manière contrapuntique et tirent leur matériau de motifs surtout de la ritournelle jouée par l’orchestre ». 
LEMAÎTRE : «…Effectif au grand complet… Le discours instrumental sert de fond concertant au choral qui resplendit à la voix de soprano ».
LEONARD [BCW] : «…Le premier mouvement est l‘un des plus luxueusement instrumentés dans une cantate de Bach : cuivres, vents, cordes ayant des parties complètement indépendantes développeées tout au long en fantaisie chorale ».
MACIA [Tout Bach, pages 161/162] : «…naissance de Jésus et louanges des anges. Richesses de l’instrumentation… ce qui donne un faste particulier au premier chœur, très allègre, où les groupes instrumentaux dialoguent au gré de joyeux motifs de fanfares, tandis que la mélodie du choral est énoncée vers après vers par les sopranos, précédées par les autres voix en imitation ».
MARCHAND : « Mouvement d’ouverture dont les proportions correspondent exactement au nombre d’or. Le nombre de mesures que divise 1, 618 ».
PIRRO [ L'esthétique de Jean-Sébastien Bach – Les mélodies simultanées, page 139] : «…la mélodie du vieux cantique [de Luther] domine au soprano, les infinies arabesques des autres parties… Le chœur donne une traduction puissante du mot « gelobet » puis du verbe « sich freuen ». BG. XXII, pages 6 et 14.
ROMIJN : «…Le chœur d’ouverture consiste en un impressionnant nombre de couches mélodiques superposées… jouées indépendamment… alternance des deux cors et trompettes d’un côté, trois hautbois et cordes de l’autre, tandis que la ligne chorale apparaît en valeurs longues aux voix dans une très habile harmonisation à trois voix ».
SCHREIER, Manfred : «…Mise en œuvre du choral : la grande forme est déterminée par la structure du cantique, les cinq vers du choral sont encadrés dans des préludes, interludes et postludes, pour former un ensemble composé de onze périodes – cinq développements avec des vers du choral et six ritournelles d’orchestre qui ont des relations musicales entre elles ; la mélodie du choral n’est exposée que dans la partie du soprano du chœur, elle n’accède pas au rang de thème, c’est à dire qu’elle n’est pas le germe de l’ensemble du matériau musical, sa cellule originelle. Il faut donc relever d’autant plus soigneusement la seule exception à cette règle dans le troisième vers du choral ou plutôt dans son développement , sur les mots « Von einer Jungfrau, das ist wahr »… Ce développement semble être à plusieurs points de vue le centre de tout le mouvement… Pendant que le chœur chante, les cors et les timbales se taisent pour la première fois pendant ce troisième développement choral. Ils ne rentrent que sur le mot « wahr » de la mélodie du choral…»


2] CHORAL + REZITATIV SOPRAN. BWV 91/2
DER GLANZ DER HÖCHSTEN HERRLICHKEIT, / DAS EBENBILD VON GOTTES WESEN, / HAT IST BESTIMMTER ZEIT / SICH EINEN WOHNPLATZ AUSERLESEN.
Choral : DES EWGEN VATERS EINIGS KIND, /
DAS EWGE LICHT VON LICHT GEBOREN. /
Choral : ITZT MAN IN DER KRIPPE FINDT. /
O MENSCHEN SCHAUET AN, / WAS HIER DER LIEBE KRAFT GETAN, /
Choral : IN UNSER ARMES FLEISCH UND BLUT /
(UND WAR DENN DIESES NICHT VERFLUCHT, VERDAMMT, VERLOREN) /
Choral : VERKLEIDET SICH DAS EWGE GUT, / SO WIRD ES JA ZUM SEGEN AUSERKOREN.

Le brillant reflet de la gloire suprême, / l’image de l’être divin / a élu en un temps choisi / sa demeure. / L’enfant unique du Père éternel, / lumière éternelle née de la lumière, / c’est maintenant dans la crèche qu’on le trouve. O êtres humains, contemplez / ce qu’a fait ici le pouvoir de l’amour. / Dans notre pauvre corps de chair et de sang / (et celui-ci n’était-il pas, condamné, perdu ?) / se dissimule le bien éternel. / Aussi est-il élu pour être l’objet de notre bénédiction.

Saint Jean 2, 14 [PBJ. 1584] : « Gloire qu’il tient de son Père comme Fils unique ».
Pour l’évocation de la « lumière », renvois à : Isaïe 9, 1 [PBJ. 111] : « le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu une grande lumière ».

Mi mineur (e) → mi mineur (e), 24 mesures, C
BGA. Jg. XXII. Page 21 | RECITATIV und CHORAL. (Melodie : « Gelobet seist du, Jesu Christ ».) | Soprano. | Continuo.
NEUMANN. Secco et choral-arioso alternés. Choral tropé. Le motif du choral à la basse continue.

BASSO [Jean-Sébastien Bach, volume 2, page 368] : «…Il arrive que soit employée l‘une des strophes intermédiaires [du cantique], ce qui amène à en utiliser la mélodie, au besoin en insérant dans ce tissus des vers libres, des tropes. C‘est ce qui se produit dans les cantates BWV 122/4, BWV 3/2, BWV 125/3 et BWV 126/3 ». [page 370] : « récitatif… brisé par l’insertion de la mélodie du choral, entonnée par le soprano et reflétée - masquée - dans la partie du continuo ».
BOMBA : «…Bach réalise une acrobatie contrapuntique ; il réussit en effet à faire interpréter la mélodie du lied en canon par la basse continue et la voix chantée grâce à des notes aux valeurs de longueurs différentes…»
BOYER [Les cantates sacrées de Jean-Sébastien Bach, pages 212/213] : « Élaboration chorale sur mélodie 036 de type III. Récit pour soprano, secco et choral arioso alternés ».
[Les mélodies de chorals dans les cantates de J.-S. Bach. pages 175 à 177] : « Il s’agit d’une élaboration de type III , trope de récit et de choral, le soprano soutenu par le seul continuo commente par un récit la gloire suprême de l’Être divin. En contraste avec la présentation fastueuse, le soprano va interrompre par quatre fois son discours pour citer quatre vers du cantique… l’alternance du récit et du choral montre que, pour Bach, il existe deux styles différents d’expression : le style déclamatoire volubile pour le commentaire (récit), le style solennel pour l’affirmation de la foi (choral)…»
CANDÉ : «…Le sommet de cette magnifique cantate est peut-être le récit de soprano entrecoupé de fragments du cantique. On veut croire à l’émotion des fidèles de Leipzig, entendant leur cantique familier enchâssé dans de l’or, avec un sens dramatique si touchant ».
CANTAGREL : Les cantates de J.-S. Bach, pages 146 à 150] : «…La mélodie du choral est par endroits dotée d’une légère ornementation, sur un accompagnement de la basse continue, presque en arioso…»
FINSCHER : « Le récitatif fait alterner poésie d’invention, libre ‘sur un ton récitatif) et versets du choral (dont la ligne mélodique est parfois légèrement ornementée) ; les versets du choral font en outre l’objet au continuo d’un accompagnement ostinato formé du premier verset en valeurs de notes abrégée (procédé symbolisant le contenu du verset : « Des ewgen Vaters einig’s Kind - l’enfant unique du Père éternel ».
HIRSCH : Citation de la mélodie du choral à douze reprises au continuo.
HOFMANN : «…Bach traite musicalement la citation du choral en tant que telle et la place avec un motif en ostinato au continuo qui répète constamment le premier vers du choral ».
LEMAÎTRE : «…Le soprano alterne passages en récitatif secco, pour le texte inventé, et séquence arioso citant la seconde stance du lied de Luther à laquelle l’auteur retranche toutefois le Kyrie conclusif ».
MACIA [Tout Bach, pages 161/162] : « le récitatif alterne des vers libres et le deuxième verset du choral, lequel est aussi repris en ostinato par le continuo pour insister sur le vers : « Das ewigen Vaters einigs Kind ».
ROMIJN : «…le mouvement combine récitatif et air ; Bach inverse les rôles habituels, de sorte que c’est la basse continue qui énonce continuellement la tête du choral alors que la voix tisse des bribes de mélodie. L’art et la manière dont Bach manie cette basse improbable et à priori impossible est assez stupéfiante et d’une modernité folle, qui a dû pousser les fidèles à se pincer d’incrédulité ».
SCHREIER, Manfred : «…Récitatif avec insertions chorales… chacune des quatre lignes du choral - le kyrieleis est supprimé - est accompagnée dans la basse continue par la triple répétition d’un motif dérivé du raccourcissement rythmique du premier vers du choral dont le texte est « Des ewgen Vaters einigs Kind ».


3] ARIE TENOR. BWV 91/3
GOTT, DEM DER ERDEN KREIS ZU KLEIN, / DEN WEDER WELT NOCH HIMMEL FASSEN, / WILL IN DER ENGEN KRIPPE SEIN. || ERSCHEINET UNS DIES EWGE LICHT, / SO WIRD HINFÜRO [R. Wustmann : variante : „hinfort ja“] GOTT UNS NICHT / ALT DIESES LICHTES KINDER HASSEN.

Dieu, à qui le globe terrestre est trop infime, / Dieu qui ni la terre ni la lumière ne peuvent saisir / choisit pour séjour l’étroite crèche. / Si la lumière éternelle nous apparaît, / Dieu ne pourra dorénavant nous prendre en haine, / nous qui sommes enfants de cette lumière.

Éphésiens 5, 8 [PBJ. 1730] : « Conduisez-vous en enfants de lumière ».
La mineur (a), 87 mesures, 3/4
BGA. Jg. XXII. Pages 22 à 24 | ARIE. | Oboe I. | Oboe II. | Oboe III. | Tenore. | Continuo.
NEUMANN. Parties de hautbois I, II, III ; B.c. (+ fagott / basson). Ténor. Libre da capo.

BCW [Thomas Braatz] : Exemple n° 6 tiré de la partition, le rythme solennel dans la partie de hautbois I (d‘après Whittaker).
BOMBA : « Les trois hautbois confèrent à l’air un caractère majestueux et placide. L’intervalle d’une longueur particulièrement grande sur les mots « zu kleintrop petit » semble vouloir contredire le texte…»
CANTAGREL : Les cantates de J.-S. Bach, pages 146 à 150] : «…Le texte de l’aria de ténor paraphrase très librement les troisième et quatrième strophes de l’original…»…Après la louange, voici la crèche et son atmosphère pastorale, avec ce quatuor de trois hautbois auxquels répond la basse continue.. un rythme d’une danse lente et douce qui s’apparente à celui de la sarabande… Dans la section médiane, le profil ascendant de la ligne vocale se renverse pour montrer la lumière éternelle venue du ciel et descendue sur terre. La reprise se fait en libre da capo ».
HOFMANN : «…l’air de ténor… semble conçu comme une scène de la Nativité dans laquelle les trois hautbois évoquent les chalumeaux des bergers. L’aspect dansant et le ton folklorique dont le modèle ressemble à la musique populaire polonaise, pointe dans la même direction…»
LEMAÎTRE : «…Les trois hautbois nous plongent dans l’atmosphère de la crèche…»
MACIA [Tout Bach, pages 161/162] : « L’aria de ténor évoque l’atmosphère de la crèche, d’où l’activité des trois hautbois, aux consonances pastorales, sur un rythme de danse champêtre…»
MARCHAND : « Mouvement d’ouverture dont les proportions correspondent exactement au nombre d’or. Le nombre de mesures que divise 1, 618 ».
PIRRO [ L'esthétique de Jean-Sébastien Bach – La formation rythmique des motifs, pages 98/99] : «…Si dans un groupe formé de deux notes, la seconde est de valeur moindre que la première, l’élément rythmique ainsi composé correspond à des idées de puissance et de grandeur. La mélodie procède majestueusement, rebondit avec une régularité magnifique dont la progression paraît défier toute résistance. C’est, dans une suite de chocs et d’élans vigoureux, le jeu d’une énergie sans cesse renouvelée qui agit infatigablement. Il y a dans ce rythme, quand il est continu, comme une ostentation de force… cette même formule pompeuse s’étale superbement quand le texte évoque la majesté du Seigneur, pour qui « la terre est trop petite, et que l’univers ne pourrait contenir » [+ Exemple musical sur les mots « Gott, denn der Erden Kreis zu klein ». BG. XX, page 22]. 
[L’orchestration, pages 231/232] : «…les hautbois sont d’un ton chaud et intense…Cette sonorité flamboyante est mise à profit par Bach, surtout dans les airs où il réunit plusieurs parties de hautbois. Une telle orchestration se rencontre assez fréquemment dans les airs où il veut déployer une harmonie somptueuse, sans avoir recours au fracas des trompettes… » Renvoi aux cantates BWV 28/1 et BWV 41/1 et 2.  
SCHREIER, Manfred : «…L’utilisation de cette écriture à cinq voix, avec trois hautbois comme parties instrumentales élevées est très inhabituelle : au premier abord elle ne semble pas s’expliquer par le texte… L’écriture fait voir clairement que ces trois hautbois, s’ils sont symboliques, désignent une Trinité jaillie de l’unité, car ces hautbois sont conduits en forme de canon… L’imitation n’est jamais très développée, les voix sont ainsi indépendantes… Cette aria n’a pas de véritable partie B… L’unité de cette page semble intentionnelle. La note tenue sur « ewig » intervient chaque fois que le texte le suggère…»
SCHWEITZER [J. S. Bach, page 357] : «…L’aria de ténor accompagnée par trois hautbois est une charmante berceuse ». 


4] REZITATIV BAß. BWV 91/4
O CHRISTENHEIT ! / WOHLAN, SO MACHE DICHE BEREIT, / BEI DIR DEN SCHÖPFER ZU EMPFANGEN ! / DER GROß GOTTESSOHN / KÖMMT ALS GAST ZU DIR GEGANGEN. / ACH, LAß DEIN HERZ DURCH DIESE LIEBE RÜHREN ; / ER KÖMMT ZU DIR, UM DICH VOR SEINEN THRON / DURCH DIESES JAMMERTAL ZU FÜHREN.

O chrétiens, / préparez-vous donc / à recevoir chez vous le Créateur ! / Le puissant fils de Dieu / s’est rendu auprès de vous, s’est fait votre hôte. / Ah, laissez vos cœurs s’attendrir de cet amour : / Il vient à vous pour vous conduire, du haut de son trône / à travers cette vallée de larmes.

Sol majeur (G dur) → Ut majeur (C dur), 14 mesures, C
BGA. Jg. XXII. Pages 25 | RECITATIV. | Violino I. | Violino II. | Viola. | Basso. | Continuo.
NEUMANN. Secco et instruments avec éléments arioso intercalés. Cordes. Adagio sur « dieses Jammertal zu führen » aux mesures 10 à 14

BCW [Thomas Braatz] : Exemple n° 6 tiré de la partition d‘après Albert Schweitzer : le motif chromatique de la douleur, à la voix de basse sur les mots „durch dieses Jammertal su führen“.
BOMBA : «…Bach offre au Fils de Dieu un accueil digne, sans renoncer à décrire une fois de plus la « Jammertal » en harmonies chromatiques et assombrissantes…»
CANTAGREL : Les cantates de J.-S. Bach, pages 146 à 150] : «…paraphrase des strophes 5 et 6 du cantique de Luther…»
FINSCHER : « récitatif accompagné des cordes qui aboutit à un extraordinaire arioso chromatique sur le mot « Jammertal » qui mène pourtant - Le Christ ne nous guide-t-il pas à travers cette vallée de larmes ? - à une cadence en ut majeur ».
GARDINER : «…accompagnato lent et chromatique pour basse et cordes, évoluant en mouvement contraire et laissant l’auditeur bouche bée ». 
HOFMANN : «…le récitatif de basse… frappe avant tout par sa fin où la courbe mélodique grandiose fait un saut de septième vers l’aigu évoquant le passage à la « vallée de larmes » terrestre ».
MACIA [Tout Bach, pages 161/162] : «…le récitatif s’achève sur le mot « Jammertal » par un arioso chromatique, avec un saut de septième vers l’aigu d’un effet peu banal, tout en aboutissant à une cadence en ut majeur, rassurante…»
PIRRO [ L'esthétique de Jean-Sébastien Bach – Formation des motifs, pages 83/84] : «…Motifs chromatiques ascendants et descendants (joie, force et douleur) qui combinés débouchent sur des interprétations diverses et passent par des modalités opposées… Le motif de la douleur irrémédiable devient, par inversion, le thème de la douleur qui sera consolée ; au lieu de dépeindre l’affaissement dans le mal, la mélodie symbolise la rédemption, l’ascension ardue vers le bien… Bach use de ce procédé avec la phrase « durch diseses Jammertal zu führen »  [+ Exemple musical. BG. XXII, page 25]. Renvoi aux cantates BWV 131/5 et BWV 28/2.
[Le commentaire de l‘accompagnement instrumental, page 167] : « Le motif chromatique ascendant employé dans ce récitatif…A la fin du récitatif, quand le chanteur achève de vocaliser la suite chromatique montante placée sur le mot « Jammertal’, la basse instrumentale entreprend le même voyage ardu, sans le poursuivre aussi longtemps, il est vrai, mais assez pour que l’intention du compositeur soit manifestement déclarée. Ces quelques notes interviennent en effet comme pour renouveler l’effort du chant, pour le maintenir, au terme de son labeur. Elles suivent la même route que la voix, et la soulèvent en quelque sorte dans son dernier élan ».[BG. XXII, page 25].
ROBERT : « Un emploi fort curieux du thème chromatique. Bach en use pour traduire des sentiments assez divers… ils présentent tous ce point commun de traduire une tension, une exaltation du sentiment. Mais la nature de ce sentiment est souvent fort différente. Parfois c’est une envolée de lyrisme dans la pièce. D’autres fois nous sommes, chose étonnante de prime abord, en pleine expression de joie. L’attendrissement du fidèle au souvenir de la bonté de Dieu ou sa ferme confiance en sa miséricorde font fléchir en chromatisme la ligne mélodique… Le ton ordinaire du récitatif est abandonné et le chanteur, dans un éclat de lyrique reconnaissance, s’élance dans une montée éperdue…»
ROMIJN : «…le récitatif comporte un chromatisme sur le mot « Jammertal » d’une telle hardiesse que l’on en conçoit une curieuse impression d’atonalité ».
SCHWEITZER [J.- S. Bach |Le musicien-poète - Le langage musical des cantates, page 245] : «…Les motifs de la douleur… Pour exprimer la douleur, Bach emploie le motif chromatique et le thème des soupirs. Parfois il fait intervenir le motif chromatique pour souligner un seul mot [ici « Jammertal »].
[Le mot Jammertal, un „classique“ retrouvé fréquemment, par exemple dans les cantates BWV 114/2, 186/9 BWV 146/8, etc.]


5] ARIE (DUETT), SOPRAN, ALT. BWV 91/5
DIE ARMUT, SO GOTT AUF SICH NIMMT, / HAT UNS EIN EWIG HEIL BESTIMMT, / DEN ÜBERFLUß AN HIMMELSSCHÄTZEN. || SEIN MENSCHLICH WESEN MACHET EUCH / DEN ENGELS-HERRLICHKEITEN GLEICH. / EUCH ZU DER ENGEL CHOR ZU SETZEN.

La misère, que Dieu assume, / nous a destiné un salut éternel. / Qui est la profusion des trésors célestes. / En se faisant homme, il vous rend semblables / aux glorieux anges. Il vous fait place dans le chœur des anges.

Mi mineur, 108 mesures, C
BGA. Jg. XXII. Pages 26 à 31 | ARIE. | Violino I. II. | Soprano. | Alto. | Continuo. | Da capo.
NEUMANN. Forme da capo. Quatuor : Violinen (unisono), Sopran, Alt, B. c. Parties de cors et de timbales indépendantes.

BASSO [Jean-Sébastien Bach, volume 2, page 274] : Rythme de danse. [page 370] : «…allures de danse avec accompagnement de violons à l’unisson ; de cette dernière aria, on connaît deux versions, dont la seconde, plus tardive, est enrichie de plus d’agréments dans les parties vocales ».
BCW [Thomas Braatz] : Exemple n° 6 tiré de la partition d‘après Albert Schweitzer: les violons I, II à l‘unisson expriment le rythme chromatique de „majesté et de solennité“.
BOMBA : «…Alfred Dürr décrit très clairement comment Bach réussit à réaliser une différenciation musicale et manifeste à partir des contrastes du texte. « Die Armutla pauvreté » se manifeste en dissonances préparées imitantes, le « ewig Heilsalut éternel » en voix homophones menées parallèlement, le chromatisme ascendant sur « sein menschlich Wesenson essence humaine » s’oppose aux vocalises et à la mélodie en triple accord des « Engelsherrlichkeitenglorieux anges ».
BOYER [Les cantates sacrées de Jean-Sébastien Bach, pages 212/213] : «…Le mysticisme de Bach se fait jour avec l’admirable duo pour soprano et alto, page digne de la Messe en si ». 
CANTAGREL : Les cantates de J.-S. Bach, pages 146 à 150] : «…Du duetto n° 5 et du choral final [6], on connaît une version antérieure qui ne diffère que très peu de la version définitive ».
FINSCHER : « Le duo transpose les contenus opposés du texte en figures musicales opposées (retard et chromatisme pour la pauvreté et la nature humaine, traits parallèles de tierces et de sixtes ainsi que vocalises pour le salut éternel…»
GARDINER : «…Lorsqu’il révisa cette cantate [BWV 91] dans les années 1730, Bach, pour une meilleure scansion, ajouta des syncopes aux lignes vocales, illustration de l’aspiration humaine à chanter (et, implicitement, à danser) comme les anges. Celles-ci entrent en conflit avec la figure pointée des violons, l’opposition qui en découle se trouve renforcée par des modulations ascendantes, tantôt au moyen de dièses (symbolisant l’aspiration de l’homme à rejoindre les anges), tantôt de bémols (représentant la « nature humaine » de Jésus) ».
HIRSCH [Die Zahl im Kantatenwerk Johann Sebastian Bachs, page 120] : Dans la partie B sur le mot „Herrlichkeiten“ – bien heureux“, renvoi possible au psaume 119 [éloge de la parole divine) [PBJ. 914]. Renvoi dans la partie B pour les notes de la partie de violon 158 – 40 – 158 = la somme numérique de Johann Sebastian Bach [?]
HOFMANN : «…Bach réserve au violon un rôle particulier : dans toute le première partie, il doit interpréter le motif rythmique stéréotypé de la ritournelle initiale. Grâce à cet arrière-fond motivique homogène qui, à partir du texte, émerge dans les parties vocales engendrant toujours de nouveaux thèmes, Bach a sans doute voulu donner au mouvement une unité. Pour conjurer la stéréotypie tout en concentrant les apparitions motiviques, un chromatisme aux voix apparaît au milieu de l’air, là ou débute le continuo du motif au violon et où les deux parties instrumentales reprennent fugitivement ce chromatisme ».
LEMAÎTRE : «…Bach transpose musicalement deux idées, des chromatismes assurent la traduction de la misère que Dieu assume tandis que le Salut éternel lui inspire de chaleureuses vocalises ».
MACIA [Tout Bach, pages 161/162] : «…la dernière aria est un duo… opposant deux affirmations : la misère que Dieu nous réserve nous conduit à la vie éternelle, mais, par son sacrifice, Jésus nous rend semblables aux glorieux anges. Les violons répètent donc inlassablement le motif rythmique vindicatif de la ritournelle introductive, tandis que les voix insèrent de nouveaux motifs, avec des retards, des vocalises, des tierces et sixtes parallèles, comme pour peindre la misère humaine ».
PIRRO [ L'esthétique de Jean-Sébastien Bach – Les formes, pages 318 à 321] : «…Dans ce duo, Bach emploie le style enchevêtré des duos italiens. Mais la musique en est plus variée... Pour Bach, le texte est généreux en images, et ces images sont de celles qu’il préfère, parce qu’il possède toutes les ressources nécessaires pour les tracer. Un effet d’antithèse s’offre à lui tout d’abord. D’une part, la pauvreté, de l’autre la richesse. Il réalise cette opposition par des contrastes d’harmonie. Successivement, les voix s’élèvent, d’un ton suppliant. Au lieu de chercher à suggérer l’idée abstraite de pauvreté, il nous représente des pauvres qui se lamentent, gémissent plus fort l’un que l’autre. Et leurs plaintes commencées sur la même note basse, s’entrechoquent douloureusement. On dirait que le soprano veut couvrir la voix de l’alto, et tâche de rendre sa requête plus pressante ».[+ Exemple musical sur les mots « Die Armuth, so Gott auf sich nimmt »]… La dissonance rude que produit la rencontre de l’ut avec le si est, ainsi, à la fois pittoresque et expressive, âpre figure de la pauvreté, où passe le souvenir d’une lamentation de mendiants. Après cette entrée douloureuse, Bach traduit au contraire les mots qui promettent le « salut éternel » [+ Exemple musical] sur les mots « hat uns ein ewig Heil bestimmt » et « l’abondance des trésors célestes » par des motifs de rythme souple, qui s’accordent étroitement [+ Exemple musical sur les mots « den überfluss von Himmel Schätzen ». Enfin, la seconde partie de l’air nous explique la signification du motif instrumental qui, exposé dans l’introduction, se répète au cours de la pièce toute entière…  « Son humanité vous fera semblables aux magnificences des anges ». On comprend alors le dessein de l’orchestre, les deux symboles qu’il déclare par sa double structure : l’idée d’abaissement de Dieu jusqu’à l’état d’homme, et l’idée de transfiguration de l’homme, que la grâce fait paraître aux anges. La première mesure du thème des violons est d’une mélodie tombante, dans la seconde, la ligne sonore se relève, et toute la période est d’un rythme où la majesté se tempère de grâce. Il ne faut pas exécuter rigoureusement la triple croche qui suit ici la double croche pointée… Le thème chromatique ascendant n’est employé que joint aux mots qui rappellent le pèlerinage douloureux du Sauveur parmi les hommes, tandis que le thème noble des anges flotte, dans sa simplicité suave dans toute la composition » [+ Exemple musical pris aux violons dans l’introduction] …L’orchestre est ici d’une opiniâtre uniformité. Les voix seules chantent diversement, suivant les paroles qu’elles émettent. Mais l’une ressemble à l’autre, par la mélodie : elles se reflètent, ou elles s’accordent strictement ». [BG. XXII, page 26]. 
SCHMIEDER : Une ancienne variante du duo n° 5 renvoi à BGA XXII, 333
SCHREIER, Manfred : «…Grande aria da capo en trois parties avec une partie B qui est proportionnée à la partie A : 35, 37, 36 mesures, donc environ le rapport 1=1=1. Seul le rythme pointé des cordes à l’unisson se retrouve d’un bout à l’autre de cette page. Il contraste avec le texte du matériau musical qui est d’invention linéaire…»
SCHWEITZER [J.- S. Bach |Le musicien-poète - Le langage musical des cantates, page 245] : «…Le rythme solennel est tout spécialement employé pour symboliser la divinité du Christ dans son humble apparition sur la terre. C’est par ce motif que dans la cantate de Noël n° 91, Bach illustre le texte « Die Armut, so Gott auf sich nimmt » [+ Exemple musical pris à la première mesures des « Violini unisoni ».
SCHWEITZER [J. S. Bach, page 357] : «…Dans ce duo, les violons ont un thème à l’unisson au rythme solennel, symbolisant la céleste majesté du Christ, pendant que les voix nous disent que la « nature humaine » est appelée à nous faire « comme des anges ».


6] CHORAL. BWV 91/6
DAS HAT ER ALLES UNS GETAN, / SEIN GROß LIEB ZU ZEIGEN AN. / DES FREU SICH ALLE CHRISTENHEIT / UND DANK IHM DES IN EWIGKEIT. / KYRIE ELEIS !

Tout cela, il l’a fait / Pour nous montrer l’immensité de son amour. / La chrétienté s’en réjouit / Et lui rend grâces pour l’éternité. / Kyrie eleis !

Martin Luther (Wittenberg, 1524). 7e strophe du cantique (de Noël) Gelobet seist du, Jesu Christ.

Sol majeur (G), 10 mesures, C
BGA. Jg. XXII. Page 32 | CHORAL. (Melodie : « Gelobet seist du, Jesu Christ ».) | Corno I. | Corno II. | Timpani. | Soprano. / Oboe I.II. III. Violino I. col Soprano. | Alto. / Violino II. coll’ Alto. | Tenore. / Viola col Tenore. | Basso. | Continuo.
NEUMANN. Simple choral harmonisé avec parties de cor indépendantes. Renvoi à la cantate BWV 64/2 (variante BG XVI, page 371).

BASSO [Jean-Sébastien Bach, volume 2, page 271, note 10 et page 833] : « transfert (parodie) du choral 64/2 vers BWV 91/6 (texte et mélodie identiques) ».
BOMBA : «…Bach utilise l‘effectif instrumental au complet… les cors jouent une phrase en partie obligée qui aide, avant tout, à mettre le „Kyrie eleis“ en relief en lui donnant une digne position finale ».
BOYER [Les cantates sacrées de Jean-Sébastien Bach, pages 212/213] : « Choral harmonisé sur mélodie 036 de type I. Deux parties de cors indépendantes ».
[Les mélodies de chorals dans les cantates de J.-S. Bach. pages 175 à 177] : « Harmonisation de type I … les deux cors plus les timbales se voient attribuer des parties indépendantes. Sur le Kyrieleis, les deux cors brodent une rapide montée de doubles croches virtuoses ».
CANTAGREL : Les cantates de J.-S. Bach, pages 146 à 150] : «…Simple harmonisation homophonique…Kyrie eleis ! : ces derniers mots font ici l’objet d’une ornementation particulière, une cadence de cors qui renvoie aux parties d’instruments à vent du premier chœur ».
FINSCHER : « Le mouvement homophone à quatre voix sur la strophe finale met en valeur le « Kyrie eleis » par la magnifique ornementation d’une cadence de cors qui renvoie en même temps aux motifs des instruments à vent dans le chœur d’entrée ».
HOFMANN : «…dans les deux dernières mesures, les cors et les timbales rappellent les paroles du « Kyrie eleis », telle une fanfare, l’opulence festive du premier mouvement ».
MACIA [Tout Bach, pages 161/162] : «…dernière strophe du cantique de Luther simplement harmonisée ; mais sur les dernières mesures, les cors et les timbales déploient une cadence ornée en fanfare, qui renvoie à l’allégresse du premier mouvement ».
SCHMIEDER : « Le choral final est aussi un manuscrit renvoyant à la cantate d’église BWV 64 ».
WHITTAKER : « Dans le volume XVI de la BG. est imprimé en appendix une variante de l’harmonisation du choral qui figure dans la cantate BWV 64/2, non orchestré. Cette variante sur le même texte clôt la choral n° 91 mais la mélodie s’enrichit des hautbois et du violon I, les parties de basses étant doublées comme d’habitude. Cors et timbales sont en plus. Les vents sont fréquemment indépendants et, pendant le Kyrie eleis s’élèvent en puissantes fanfares…»


BIBLIOGRAPHIE BWV 91

BACH CANTATAS WEBSITE (BCW) :
AMG (All Music Guide) : Notice de James Leonard.
BRAATZ, Thomas : Provenance. 22 avril 2003.
Exemples musicaux tirés de la partition. (27/28 novembre 2006-11 décembre 2006).
Commentaire (22 avril 2003). Sont proposés (en anglais) les textes d’Alfred Dürr, de A. Schweitzer, L. Finscher,
E. Chafe, Little & Jenne, D.R. Melamed, Csibas et D. Humphrey.
Mélodie du cantique « Gelobet seist du, Jesu Christ ». Collaboration avec Aryeh Oron (décembre 2005 – février 2010).
BROWNE, Francis : Texte du choral « Gelobet seist du, Jesu Christ » (allemand et anglais). Avril 2003.
CROUCH, Simon : Notice 1996 & 1998.
EMMANANUEL MUSIC : Notice de Craig Smith.
MINCHAM, Julian: The Cantatas of Johann Sebastian Bach, chapitre 28. 2010.
ORON, Aryeh : Discussion 1] 20 avril 2003 - 2] 26 novembre 2006 – 3] 15 février 2009.
: Exemples musicaux (audio). Avril 2003 – janvier 2005.
: Mélodie du cantique « Gelobet seist du, Jesu Christ », en collaboration avec Thomas Braatz (décembre 2005 – février 2010).

BACH COMPENDIUM ou Répertoire analytique et bibliographique des œuvres de Jean-Sébastien Bach. Hans Joachim Schulze et Christoph Wolff = Bach-Compendium : analytisch-Bibliographisches Repertorium der œuvre Johann Sebastian Bach. Editions Peters. Francfort-sur-le Main. 1985. BWV = BC A 9a et A 9b.
BASSO, Alberto : Jean-Sébastien Bach. Edizioni di Torino 1979. Fayard 1984-1985. Volume 1, pages 34, 95 et 157
Volume 2, pages 253, 255, 274, 337, 368, 370 et 833
BOMBA, Andreas : Notice de l’enregistrement Hänssler / Rilling / edition bachakademie, volume 29. 1999
BOYER, Henri : Les cantates sacrées de Jean-Sébastien Bach. L’Harmattan 2002. Pages 212/213
: Les mélodies de chorals dans les cantates de J.-S. Bach. L’Harmattan 2003. Pages 59, 62,175 à 177
BREITKOPF. Recueils :
Breitkopf n° 10 : 371 Vierstimmige Choragesänge. C. Ph. E. Bach – KJ. Ph. Kirnberger (sans date). N° 51 ou 53 (160 et 287)
Breitkopf n° 3765 : 389 Choralgesänge für vierstimmigen gemischten Chor (sans date). Classement alphabétique. N° 109 (107 et 108)
CANDÉ, Roland de : Jean-Sébastien Bach. Seuil 1984. Page 147
CANTAGREL, Gilles : Les cantates de J.-S. Bach. Fayard. 2010. Pages 146 à 150
: Le moulin et la rivière. Air et variations sur Bach. Fayard 1998. Page 176
CHAILLEY, Jacques : Les chorals pour orgue de Jean-Sébastien Bach. A. Leduc 1974. Chorals n° 68 à 71, pages 121 à 123
Choral n° 68 = Orglbüchlein BWV 604, n° 6. Choral n° 69 = choral BWV 697 (recueil Kirnberger). Choral figuré.
n° 71 = BWV 723.
COLLECTIF: Tout Bach. Ouvrage publié sous la direction de Bertrand Dermoncourt. Robert Laffont – Bouquins. Novembre 2009
Jean-Luc Macia : Cantates d’église. Pages 161/162
DUFOURCQ, Norbert : Jean-Sébastien Bach / Génie allemand ? Génie latin ? La Colombe 1947. Page 249
DÜRR, Alfred : Die Kantaten von J.-S. Bach. Bärenreiter. Kassel 1974. Volume 1, pages 109 à 111
EKG : Evangelisches Kirchen-Gesangbuch. Verlag Merfburger Berlin. 1951. Ausgabe für die Evangelische Kirche in Berlin-Brandenburg
Dans les références bibliques, apparaît sous l’abréviation « EKG ».
FINSCHER, Ludwig : Notice de l’enregistrement Das Kantatenwerk / Leonhardt, volume 23. 1979
GARDINER : Notice de son enregistrement SDG, volume 14. 2005. Traduction française de Michel Roubinet.
HELMS, Marianne : Notice de l’enregistrement d’Helmuth Rilling (Laudate 98663). En collaboration avec Arthur Hirsch. 1973
HERZ, Gerhard: Cantata N° 140. Historical Background. Pages 3 à 50. Norton Critical Scores.
W. W. Norton & Company. Inc. New York 1972. Page 26
HIRSCH, Arthur : Die Zahl im Kantatenwerk Johann Sebastian Bachs. Hänssler HR.24.015. 1986. CN. 103, pages 41 [2 et 4], 66 [5] et 120
: Notice de l’enregistrement d’Helmuth Rilling (Laudate 98663). En collaboration avec Marianne Helms. 1973
HOFMANN, Klaus : Notice de l’enregistrement Suzuki, volume 31. 2006
KUIJKEN, Sigiswald : Notice de son enregistrement Accent, volume 14. 2010-2011
LEMAÎTRE, Edmond : La Musique sacrée et chorale profane. L’Âge baroque 1600-1750 ». Fayard. Les Indispensables de la musique
1992. Page 70
LYON, James : Johann Sebastian Bach. Chorals. Sources hymnologiques des mélodies, des textes et des théologies
Beauchesne. Octobre 2005. Page 9. Incipit de la mélodie = M 10, page 268
MARCHAND, Guy : Bach ou la Passion selon Jean-Sébastien (de Luther au nombre d’or). L‘Harmattan 2003. Pages 327 et 332
NEUMANN, Werner : Handbuch der Kantaten Johann Sebastian Bachs. VEB. Breitkopf & Härtel Musikverlag Leipzig 1971
Pages 114/115
Literaturverzeichnis : 44 (Richter).
: Kalendarium zur Lebens-Geschichte Johann Sebastian Bachs. Bach-Archiv, 20 novembre 1970. Page 26
: Sämtliche von J. S. Bach vertonte Texte. VEB Leipzig 1974. Page 27 PETITE BIBLE DE JÉRUSALEM : Desclée de Brouwer. Editions du Cerf, Paris, 1955.
Dans les références bibliques, apparaît sous l’abréviation « PBJ ».
PIEL, Jean-Marie : Critique des albums Teldec, volumes 22, 23 et 24. Cantates BWV 84 à 98. Excellente analyse comparée des cantates, des moyens et du style en générale des versions Harnoncourt et Leonhardt. Revue Diapason n° 245, décembre 1979. PIRRO, André : J.-S. Bach. Alcan, Paris. 5e édition. 1919. Page 172
PIRRO, André : L'esthétique de Jean-Sébastien Bach. Fischbacher 1907. Minkoff Reprint Genève 1973
Pages 84, 99, 129, 167, 192, 232, 318 à 321
PITROU, Robert : Jean-Sébastien Bach. Editions Albin Michel. 1955. Pages 96 et 247
RICHTER, Bernhard Friedrich : W. Neumann. Literaturverzeichnis 44] Über die Schicksale der der Thomasschule zu Leipzig
angehörenden Kantaten Joh. Seb. Bachs. In BJ 1906, pages 43 à 73
ROBERT, Gustave : Le descriptif chez Bach. Librairie Fischbacher. Paris. 1909. Pages 50/51
ROMIJN, Clemens : Notice (sur CD, page 75) de l‘enregistrement de Pieter Jan Leusink. 2006
SCHMIEDER, Wolfgang : Thematisch-Systematiches Verzeichnis der Werke Joh. Seb. Bachs (BWV). Breitkopf & Härtel 1950-1973-1998
Édition 1973, pages 120/121
Literatur : Spitta. Schweitzer. Ph. Wolfrum II (Leipzig, 1910). Pirro. Parry. Wustmann. Wolff. Terry.
H. J. Moser, Berlin 1935. Neumann.
BJ 1906. 1932. 1934.
SCHREIER, Manfred: Notice (très complète) de l’enregistrement Erato / Rilling, volume 3. Août 1972.
SCHWEITZER, Albert : J.- S. Bach |Le musicien-poète. Foestich 1967, 8e édition. Édition française de 1905. Pages 203, 205, 245 et 250
J. S. Bach. Édition allemande complète, en deux volumes. 1911.
Édition américaine (traduction de E. Neumann). Dover Publications, inc. New York. 1911-1966.
Volume 2, pages 95, 105, 357, 367, 410, 460 et 463 note)
SPITTA, Philipp : Johann Sebastian Bach. Sous-titré : « His Work and influence on the Music of Germany 1685-1750 ».
Volume II, page 684. Volume III, pages 285 et 400 (choral)
Novello & Cy 1889 - Dover 1951-1952. Trois volumes.
WHITTAKER, W. Gillies : The Cantatas of Johann Sebastian Bach. Sacred & Secular. Oxford U.P. 1959-1985
Volume I, page 236; volume II, pages275, 286 et 386 à 391
WUSTMANN, Rudolf : J.S. Bachs geistliche und weltliche Kantatentexte. Breitkopf & Härtel, 1913-1967. Pages 13/14
ZWANG, Philippe et Gérard : Guide pratique des cantates de Bach. R. Laffont 1982. ZK 101, pages 178/179
Réédition révisée et augmentée. L’Harmattan 2005


DISCOGRAPHIE BWV 91

BACH CANTATAS WEBSITE : Discographie établie par Aryeh Oron. Elle est ici proposée sous une forme sensiblement allégée avec, parfois, quelques précisions relatives aux références et aux dates. Les numéros 1] et suivants indiquent l’ordre chronologique de parution des enregistrements. Neuf références (octobre 2002 – août 2011) + trois mouvements individuels (octobre 2002 – juin 2008).
Exemples musicaux (Audio). Aryeh Oron (avril 2003 – janvier 2005).

6] GARDINER (volume 14). The Monteverdi Choir. The English Baroque Soloists. Soprano : Katharine Fuge. Contre-ténor : Robyn Tyson.
Ténor : James Gilchrist. Basse : Peter Harvey. Bach Cantata Pilgrimage. St. Bartholomew’s Church. New York (USA). Durée : 16’02
25 décembre 2000. CD SDG 113 (Soli Deo Gloria). Distribution en France, novembre 2005. Avec les cantates BWV 110, 40 et 121
7] HERREWEGHE. Collegium Vocale Gent. Soprano : Dorothée Blotzky-Mields. Alto : Ingeborg Danz. Ténor : Basse : Peter Kooy.
Conservatoire de Liège (B). Décembre 2001 CD Harmonia Mundi France 901781 Avec les cantates BWV 133 et 121. →CD 933
3] KELBER, Wolfgang. Heinrich-Schütz-Ensemble München. Monteverdi-Orchester München. Soprano : Silke Wenzel. Contre-ténor :
Reiner Schneider-Waterberg. Ténor : Kobie van Rensburg. Basse : Christian Hilz. Novembre 1996.
CD Calig-Verlag (D). Avec les cantates BWV 36 et 40
5] KOOPMAN (volume 12). Amsterdam Baroque Orchestra & Choir. Soprano : Lisa Larsson. Alto : Annette Markert. Ténor : Christoph
Prégardien. Basse : Klaus Mertens. Waalse Kerk. Amsterdam (NL). Mars 2000. Durée : 16’20. Avec les cantates BWV 107, 116 et 8
Coffret de 3 CD Erato 8573-85840-2. 2002. Reprises Antoine Marchand. Challenge Classics : CC 72211 (2004) et CC 72230 (2006) :
12 cantates« Christmas Cantatas (enregistrées entre 1994-2005).
9] KUIJKEN (volume 14). La Petite Bande. Un par voix, pas de chœur. Soprano : Gerlinde Sämann. Alto : Petra Noskaiovva.
Ténor : Christoph Genz. Basse : Jan Van der Crabben. Décembre 2010. Distribution en France, fin 2011
CD Accent 25314 « Weinachts-Kantaten » Avec les cantates BWV 57, 122 et 151
4] LEUSINK. Holland Boys Choir. Netherlands Bach Collegium. Soprano : Ruth Holton. Alto : Sytse Buwalda. Ténor : Nico van der Meel.
Basse : Bas Ramselaar. Église Saint-Nicolas d’Elburg, janvier, février 2000. Durée : 17’12
Bach Edition. 2000. CD Brilliant Classics Volume14 – Cantates, volume 7
Reprise Bach Edition. 2006. CD Brilliant Classics IV - 93102 3/79. Avec les cantates BWV 9 et 47
Cette réédition 2006 a fait l‘objet en 2010 d‘une édition „augmentée“ : 157 CD comprenant, les partitions et 2 DVD proposant les
Passions de saint Jean et saint Matthieu.
2] LEONHARDT (volume 23). Leonhardt-Consort. Collegium Vocale Gent. Knabenchor Hannover. Jeune garçon soliste, soprano du
Knabenchor Hannover : Detlef Bratschke. Alto : Paul Esswood. Ténor : Kurt Equiluz. Basse : Max van Egmond. 1979. Durée : 18’37
Coffret de deux disques Teldec 6. 35441-00-501-503. Das Kantatenwerk, volume 23. 1979
CD Teldec 4509- 91759 2. Das Kantatenwerk - Sacred Cantatas. Volume 5. Coffret de 6 CD. Cantates BWV 79 à 99
CD Teldec 2292-42582-2 ZL. En France, 1989. Volume 23
Reprise Bach 2000. Teldec, volume 2. Coffret de 15 CD. Septembre 1999. Cantates 48 à 52. 54 à 69. BWV 69a. BWV 70 à 99
Reprise CD Warner Classics 8573 81182-5. Intégrale en CD séparés. Volume 28. 2007. Avec les cantates 92 et 93
1] RILLING. Première version. Bach Collegium Stuttgart. Frankfurter Kantorei. Soprano : Helen Donath. Alto. Helen Watts.
Ténor : Adalbert Kraus. Basse : Wolfgang Schöne. Gedächtniskirche. Stuttgart. Février 1972.
Disque Erato (F). Les grandes cantates. STU 70783, volume 3. Coffret de 5 disques. 1973. Avec la cantate BWV 122
Disque (D) Die Bach Kantate. Hänssler Verlag. Classic. Laudate 98663. Avec la cantate BWV 122
Deuxième version, cette fois avec le Württembergisches Kammerorchester Heilbronn pour les mouvement 1 et 6 et les mêmes interprètes
vocaux que la version de 1972. Le choral + Récitzatif n° 2 a été conservé tel quelavec les Frankfurter Kantorei.
Les chorals 1 à 6 sont chantés en 1984 par les Gächinger Kantorei
CD. Die Bach Kantate (volume 60) Hänssler Classic. Laudate 98.822. 1984. Avec les cantates BWV 62 et 132
CD. Hänssler edition bachakademie (volume 29). Hänssler-Verlag 1999. CD 92029
Reprise en novembre 2009. Cofffret Hänssler Classics 93581 (6 CD) sous le titre Advent & Christmas Cantata.
Avec les cantates 132 et 63
8] SUZUKI (volume 31). Bach Collegium Japan. Concerto Palatino. Soprano : Yukari Nonoshita. Contre-ténor : Robin Blaze.
Ténor : Gerd Türk. Basse : Peter Kooy. Kobe Shoin Women‘s University Chapel, Japan. Septembre 2004. Durée : 15’32
CD BIS-SACD-1481. 2006. Distribution en France, juin 2006. Avec les cantates BWV 101, 121 et 133


MOUVEMENTS INDIVIDUELS BWV 91

M-1. Mvt. 6] Hans Pflugbeil, Hans. Greifswalde Bach Tage Choir. Bach-Orchester Berlin. Fin des années 1950 ou 1960. Report sur CD Baroque Music Club « Soli Deo Gloria, volume 6
M-2. Mvt. 6] Herman Kreutz. Bachchor Gütersloh (D). Juin 1968. Disque Cantate et report CD C 57617 « Lobe den Herren ». Vers 1995
C’est le choral de la cantate BWV 64/2, texte et mélodie identiques, qui a été enregistré.

Sans référence : Le récitatif n° 91/4 « O Christenheit, wohlan » chanté par le baryton Helmut Laue « zum Gedächtnis » (en hommage). Norddeutschen Rundfunk. Enregistrement disque 33 T Teldec 66.22930-2 « Starklassiker ». 1974 et reprise CD 1982
Rundfunkaufnahmen der 50er Jahr der Norddeutschen Rundfunk .Récital avec différents extraits de cantates BWV 87 et BWV 106.
Enregistrement tiré d’une bande radiophonique de la Radio allemande des années 1950.

Discographie de Norbert Dufourcq (disque 78 tours, avant 1947) . Le choral Gelobet seist du, Jesu Christ ».
André Marchal (transcription) à l’orgue de l’église Saint-Eustache, Paris (F). Disque Lumen 32077.


C. Role. Septembre 2011

Commentaries: Main Page | Cantatas BWV 1-50 | Cantatas BWV 51-100 | Cantatas BWV 101-150 | Cantatas BWV 151-200 | Cantatas BWV 201-224 | Other Vocal Works BWV 225-524 | Sources

Introduction | Cantatas | Other Vocal | Instrumental | Performers | General Topics | Articles | Books | Movies | New
Biographies | Texts & Translations | Scores | References | Commentaries | Music | Concerts | Festivals | Tour | Art & Memorabilia
Chorale Texts | Chorale Melodies | Lutheran Church Year | Readings | Poets & Composers | Arrangements & Transcriptions
Search Website | Search Works/Movements | Terms & Abbreviations | Copyright | How to contribute | Sitemap | Links



 

Back to the Top




Last update: October 7, 2011 19:30:00