AVERTISSEMENT
Cette
notice dédiée à une cantate de Bach tend à
rassembler des textes (essentiellement de langue française),
des notes et des critiques discographiques parfois peu accessibles
(2011). Le but est de donner à lire un ensemble cohérent
d’informations et de proposer aux amateurs et mélomanes
francophones un panorama « espéré »
élargi de cette partie de l’œuvre
vocale de Bach. Outre les quelques « interventions « CR »
signalées par des crochets [...] le rédacteur précise
qu’il a toujours pris le soin jaloux de signaler sans ambiguïté
le nom des auteurs sélectionnés dans la bibliographie.
A cet effet il a indiqué clairement, entre guillemets «…»
toutes les citations fragmentaires tirées de leurs travaux.
Rendons à César...
ABRÉVIATIONS:
(A)
= La majeur →
(a moll) = la mineur
(B)
= Si bémol majeur
BB
/ SPK = Bach Bibliothek / Staatsbibliothek
Preussicher
Kulturbesitz
B.c.
= Basse continue ou continuo
BCW
= Bach Cantatas Website
BD
= Bach-Dokumente (4 volumes, 1975)
BGA
= Bach-Gesellschaft Ausgabe = Édition par la Société
Bach (Leipzig, 1851-1899). J.
S. Bach Werke. Gesamtausgabe
(édition d’ensemble) der
Bachgesellschaft
BJ
= Bach-Jahrbuch
(C)
= Ut majeur →
(c moll) = ut mineur
D
= Deutschland
(D)
= Ré majeur →
(d moll) = ré mineur
(E)
= Mi →
(Es) = mi bémol majeur
EKG
= Evangelisches
Kirchen-Gesangbuch.
(F)
= Fa
(G)
= Sol majeur→
(g moll) = sol
mineur
GB
= Grande-Bretagne = Angleterre
(H)
= Si →
(h moll) = si mineur
NBA
= Neue Bach Ausgabe (nouvelle publication de l’œuvre de
Bach à partir des années 1954-1955)
NBG
= Neue Bach Gesellschatf = Nouvelle société Bach
(fondée en 1900)
OP
= Original Partitur = Partition originale autographe
Ost.
= Original Stimmen – Parties séparées originales
P
= Partition = Partitur
PBJ
= Petite Bible de Jérusalem
PKB
= Preußicher Kulturbesitz, Staatsbibliothek, Berlin
St.
= Parties séparées = Stimmen
La
première lettre -en gras- d’un mot du texte de la
cantate indique la majuscule de la langue allemande. Dans le corps de
ce même texte allemand, le mot ou groupe de mots mis en
italiques
désignent un affect particulier ou un « accident
remarquable.
DATATION BWV 199
Première
exécution à Weimar 12 août 1714, voire 1713
(ci-après)... Reprise possible à Coethen entre 1718 et
1722 et, enfin troisième exécution à Leipzig, le
8 août 1723.
BASSO
[Jean-Sébastien
Bach,
volume 2, page 296] : «…Le
fait que le onzième dimanche après la Trinité
ait été privilégié, par rapport aux trois
dimanches précédents et aux trois suivants, par
l’exécution de deux cantates - BWV 179 et 199 -, cette
dernière, présentée après le sermon,
ayant été déjà exécutée à
Weimar – n’est certainement pas dû au hasard. Mais
cette double exécution se justifie peut-être moins par
le souci de marquer l’hypothétique point fort d’un
cycle de sept œuvres que par la présence à
Leipzig du duc Friedrich II de Saxe-Gotha dont on fêtera
l’anniversaire le jour suivant (9 août) à
l’Université avec un discours en latin et une ode,
également sur texte latin, composée par Bach (BWV Anh .
20) mais dont on ne connaît ni les paroles ni la musique ».
CANTAGREL :
Première version à Weimar, 12 août 1714. La
deuxième version est une reprise « éventuelle
à la chapelle de Weimar (?). Une troisième version à
Coethen, vers1720 et une dernière et quatrième version
à Leipzig le 8 août 1723.
DÜRR.
Chronologie 1714 : BWV 12 (22 avril). BWV 172 (20 mai). BWV 21
(17 juin). BWV 54 (15 juillet). *BWV 199 ( 12 août). BWV 61 (2
décembre). BWV 152 (30 décembre).
HERZ :
1714 ou 1715 puis 8 août 1723.
HIRSCH
: Classement CN 15 (Die chronologisch Nummer = numérotation
chronologique). 12 août 1714 et reprise le 8 août 1723.
ISOYAMA :
«…cantate solo créée le 27 août 1713
selon les dernières recherches de Yoshitake Kobasyashi ».
[Noter que Bach arrivé à Weimar en 1708,
« Konzertmeister » en fin 1713 sera alors à
ce moment principalement en charge de la musique de la cour…
si la cantate BWV 199 (la première connue de Bach pour une
voix solo) lui a été commandée en août
précédent, cela constitue une exception [Renvoi à
BCW / AMG / Brian Robins ]
NEUMANN
[Kalendarium] :
Il est possible que la cantate BWV 199 ait été exécutée
le même jour que la cantate BWV 199…
SCHMIEDER :
Weimar 1714 ou 1715.
WOLFF
: « Cantate composée sans aucun doute en 1713
[Alfred Dürr donne 1714] pour le onzième dimanche après
la Trinité. L’œuvre fut exécutée
plusieurs fois à Weimar, à Köthen et à
Leipzig, la tonalité passant de do mineur à ré
mineur, et l’instrumentation subissant quelques changements.
SOURCES BWV 199
La
« database » du « Catalogue Bach de
l’Institut de Göttingen » en connexion (2008)
avec les « Bach Archiv », est un instrument de
travail exceptionnel (langue anglaise et allemande) mais d’un
usage qui n’est pas toujours aisé pour le lecteur
français.
Adresse
: (http: //www.bach.gwdg.de/bach_engl.html). Pour la cantate BWV 199,
environ 13 références.
Site
« bach.gwdg.de
» :)
:
Weimar
(Weimarer Fassung). 1714. Ut mineur; = Bach Compendium 120a.
Cöthen
(Koethener Fassung). 1720. Ré mineur; = Bach Compendium 120b
PARTITION
AUTOGRAPHE = ORIGINALPARTITUR
Références
données par Werner Neumann : P Kopenhagen Königliche
Bibliothek (version de Weimar).Bach Compendium BC 120a.
P
1162. Berlin (copie ?). Avec la partie d’alto obligée.
Référence
donnée par le site
« bach.gwdg.de
» : DK
Kk C 1615 (mu 6701.0731). (Bach Compendium 120/a.). 18 pages
:
DB Mus.ms. Bach P 1162 (les deux versions, Coethen et Weimar). Copies
?
:
RUS-SPlp Nr. 9789w. Version de Cöthen (Saint-Pétersbourg).
Sur
le NET : Bibliothèque musicale Petrucci (IMSLP) =
Partition autographe : Reproduction (scanné par DET
Kongelige Bibliotek : Generosa (20 juillet 2007).
Couverture
(genre cartonnée) avec étiquette : Joh.
Seb. Bach |
Cantata a voce sola…. ?
Weyse (biffé)
5.t
O :1824.16
pages (numérotées)
de musique.
Première
page, en tête : (C,
I.615) Weyses Samling.
A droite, manuscrit : Box.
A 5.5016: Au bas, une
étiquette imprimée, italique, Weyses
Samling | DET KGL. BIBLIOTEK. A droite : m » 9404.2682
Dernière
page : annotation quasiment illisible : 1824,
5.t…O
[?]… Johann
Sebastian Bachs…Prof…Rob. Gard….+ Cachet
rond Bibliotheca
Regia.…Hayniensis, avec
une couronne au centre.
BASSO
[Jean-Sébastien
Bach, volume 1, page
39] : « L’autographe de cette cantate fit partie de
l’héritage de Carl Philipp Emanuel Bach dont le
catalogue fut publié à Hambourg en 1790, par Gottlieb
Friedrich Schniebes sous le titre « Verzeichniss
des musikalischen Nachlasses des verstorbenen Cappelmeisters Carl
Philipp Emanuel Bach ».
La section contenant les œuvres de Jean-Sébastien Bach
comprend 86 cantates sacrées et autres pièces vocales
et instrumentales ».
CANTAGREL
[Les
cantates de J.-S. Bach,
pages 832 à 838] : «
La découverte de cette cantate au XXe
siècle est due au musicologue danois Carl Adolf Martienssen,
qui, en 1911, en a trouvé et identifié la partition
autographe dans le fonds de la Bibliothèque royale de
Copenhague. Elle a été publiée en 1913…
On ignore apparemment comment ce manuscrit est parvenu au Danemark.
Or, non seulement cette découverte enrichissait le patrimoine
des cantates… mais elle permit d’identifier des parties
instrumentales séparées dont on ignorait jusqu’alors
la destination. Des différences notables apparaissant entre
les divers éléments de matériel d’exécution
et la partition autographe, il a fallu tenter de reconstituer
l’historique assez complexe de cette œuvre…»
ISOYAMA :
«…L’autographie de l’époque existe
toujours mais, à partir des parties des exécutions
ultérieures à Cöthen vers 1720 et à Leipzig
le dimanche correspondant 1723, nous savons que la cantate fut
révisée après sa création. C’est
pourquoi elle est sortie en trois colonnes parallèle (montrant
les différences entre les versions) dans le « Bach
Handbook ».
SCHMIEDER
: Bach
P 1162
: Avec un fragment de la dernière aria (une feuille, 2 pages
de musique), in 4°. Königlich Bibliothek, Signatur
Titre
autographe en tête de la première page de la partition
autographe : Cantata.
a Voce Sola. Una Oboe. Due Violini. | Una Viola | e | Cont.
WOLFF
: «…Les documents originaux presque intégralement
conservés, témoignent des exécutions
successives. Le titre de la partition, « Cantata
a Voce Sola »,
spécifie le caractère soliste de cette pièce à
huit voix, dans laquelle le compositeur traite avec une étonnante
habileté les divers solos chantés ».
PARTIES
SÉPARÉES = ORIGINALSTIMMEN
St
459 M.
Staatsbibliothek zu Berlin Preußicher Kultur Besitz.
Anciennement à
la Marburg Staatsbibliothek (dépôt) puis Berlin-Dahlem
= BB/SPK. Les dix-huit parties séparées.
Référence
« bach.gwdg.de
» = D B
MUS.ms. Bach St 459, Faszikel 1, 2 et 3 (Versions de Weimar ;
Cöthen et Leipzig. Copistes anonymes (J. Michael Schubart ?
J. Lorenz ?)
St.
A 88. Archives de la
Société des Amis de la musique (Vienne : Archiv
der Gesellschaft der Musikfreunde = Awgm A 88).
SCHMIEDER
: 18 parties séparées in 4° et in 8° avec la
seule partie de ténor autographe.
HERZ :
Filigrane « MK »,
période de Weimar.
COPIES
: 18 et 19e
siècles
« bach.gwdg.de
» :
Copies
perdues faites par W. Rust : versions de Weimar et de Cöthen
DK
Kk C 1615 Weyses Samling (mu 9404.2682). Copiste : P. Groenland
Copies
perdues des deux version de Weimar et Cöthen, attribuées
à J. G. Walther (Breitkopf?
ÉDITIONS
SOCIÉTÉ
BACH
= BACH-GESELLSCHAFT
(BG).
Pas
de partition disponible dans le corpus des cantates d’église
avant la parution du volume de la BGA Jg. XIII, 2 avec la révision
« voix, orchestre et clavecin » du professeur
Carl Adolf Martienssen
en 1912.
NOUVELLE
ÉDITION BACH
= NEUE
BACH AUSGABE
(NBA).
KANTATEN
SERIE I / BAND 20. KANTATEN ZUM 11 UND 12 SONNTAG NACH TRINITATIS.
Bärenreiter
Verlag BA 5059. 1986.
BWV
199. Pages 3 à 54. Bl. 1r
der autographen Partitur. Kopenhagen Königlich Bibliothek,
Signatur : C, 1 615 P Kopenhagen (P 1162)
St
459. M, 1 st Wien.
Kritischer
Bericht (commentaires). BA
5059 41. 1985. Klaus Hofmann : BWV 199.
AUTRES
ÉDITIONS
BÄRENREITER
classics. | Bach | Bärenrteiter Urtext.
Sämtliche
Kantaten 8 | TP 1288. 2007.
Serie
I. Band 20. Kantaten zur 11. und 12. Sonntag nach Trinitatis.
Herausgegeben
: Klaus Hofmann.
BWV
199. Pages 1 à 22. Version de Weimar. Bärenreiter-Verlag.
Kassel.1986.
BWV
199. Version de Leipzig. Pages 23 à 44.
Anhang
199. Weimar = BWV 199/6.
Kothen.
Page 46, mouvements 6 et 8. Pages 50 à 54.
BCW.
Uniquement la réduction chant et piano (ex BGA).
BREITKOPF
& HÄRTEL. 2011 : Partition (révision de C. A.
Martienssen. 40 pages) = PB 4699. Réduction voix et piano (20
pages) = EB 7199. Parties séparées (Vl. 1, 2, Vla.,
Vlc. Et Vents) = OB 4699.
CARUS.
2011. Pas de partition éditée ? Renvoi à
l’enregistrement de Goltz,
Gottfried von der (voir ci-après la discographie).
KALMUS
STUDY SCORES. N° 859. Volume LV. New
York 1968. Avec la cantate BWV
198.
NYS,
Carl de : «…La cantate BWV 199 a été
retrouvée à la veille de la première guerre
mondiale par le professeur Martienssen dans la Bibliothèque
royale de Copenhague. Cette découverte permit d’identifier
ensuite des parties séparées conservées à
Berlin ; dans cette liasse la partie vocale ne comportait pas de
paroles. Il en ressort qu’à un moment donné Bach
avait l’intention d’adopter cette partition à
d’autres paroles, à une nouvelle destination. Nous
savons d’ailleurs aujourd’hui que l’original date
de 1714, donc de Weimar, mais que la version de Copenhague a sans
doute été arrangée pour le 11e
dimanche après la Trinité en 1723 ».
PÉRICOPE
BWV 199
Onzième
dimanche après la Trinité.
Épître
: I Corinthiens 15, 1 à 10 [PBJ. 1704]. Paul. Le fait de la
résurrection.
Évangile
: Luc 18, 9 à 19 [PBJ. 1569]. La parabole du Pharisien et du
Publicain : « Car
tout homme qui s’élève sera abaissé, mais
celui qui
s’abaisse
sera élevé ».
MISSEL
ROMAIN. Les lectures du 10e
dimanche après la Pentecôte ne correspondent pas à
celle lues dans EKG le 11e
dimanche après la Trinité, sauf à l’Épître.
Épître
: I Corinthiens 15, 1 à 10 [PBJ. 1704]. L’épître
rappelle la grâce pascale à laquelle nous avons eu part.
Évangile
: Marc 7, 31 à 37 [PBJ. 1515]. Guérison d’un
sourd-bègue… « Ephphatha…
ouvre-toi ».
Renvoi à la cantate BWV 35/4.
EKG
11e
dimanche après la Trinité).
Entrée
: 1 Pierre 5, 5 [PBJ. 1785]. Dieu résiste aux orgueilleux mais
c’est aux humbles qu’il donne sa grâce.
Psaume
113 [PBJ. 910]. Louange à Yahvé, Dieu des humbles.
Cantique
EKG 195. Paraphrase du psaume 130 : « Aus
Tiefer Not schrei ich zu dir ».
Luther, 1524
Épître
: I Corinthiens 15, 1 à 10 [PBJ. 1704].
Évangile
: Luc 18, 9 à 14 [PBJ. 1569].
Pour
la même occurrence, le 11e
dimanche 1723, les cantates BWV 179 et BWV 199 (jouées le même
jour ? et la cantate BWV 113 (20 août 1724).
Pour
l’année 1725, pas de cantate connue. En 1726, le 11e
dimanche tombe le 1er
septembre et il semble que Bach ait fait jouer une cantate de Johann
Ludwig Bach, (JLB 15), Durch
sein Erkenntnist.
[Même
occurrence, les cantates BWV 179 (8 août 1723 donné e
concurremment avec BWV 199 ?) et BWV 113 (20 août 1724)].
TEXTE BWV 199
Mouvements
1 à 5 : L’auteur est Georg Christian Lehms
1684-1717), un texte tiré de son premier cycle de cantates
Gottgefälliges
Kirchen-Opffer in einem gantzen Jahr-Gange Andächtiger
Betrachtungen über die gewöhnlichen Sonn-und Festtags-Texte
publié à Darmstadt en 1711 daté de 1711. A
Weimar, Bach lui empruntera le texte de la cantate BWV 54 pour alto
solo) ; à Leipzig les cantates BWV 57, 151, 16, 32, 13,
170 pour alto solo, 35 pour alto solo et 110 auront des textes
empruntés à ce poète mort à Darmstadt en
mai 1717.
Les
fac-similés du texte de Lehm (page de titre du recueil) et du
texte sont reproduits dans l’ouvrage de Werner Neumann
„Sämtliche von J. S. Bach vertonte Texte“
respectivement
aux pages 256 et 260/261.
Mouvement
6 : Troisième strophe du choral Wo
soll ich fliehen hin
(en onze strophes de six vers chacune), de Johann Heermann (1675).
Ce
choral constitue le texte (strophes 1 et 11) des mouvements 1 et 7 de
la cantate au titre éponyme BWV 5, les autres strophes étant
parodiées en partie.
La
strophe 7 se retrouve dans la cantate BWV 89/6, la strophe 9 dans la
cantate BWV 136/6 avec la même mélodie Wo
soll ich fliehen hin.
La strophe 11 est dans la cantate BWV 163/6. Renvoi à EKG 418
La
mélodie du cantique Wo
soll ich fliehen hin attribuée
à Jacob Regnart se retrouve habituellement dans les cantates
BWV 5, BWBV 89/6 et BWV 136/6, mais, dans la cantate BWV 199/6, c’est
l’autre mélodie (similaire) du cantique
Auf meinen lieben Gott
de Caspar von Stieler qui est associée au texte de la
troisième strophe du cantique de Johann Heermann.
L’attribution
de la mélodie fait problème [voir James Lyon, page 96]
: mélodie imprimée en 1627 dans le cantional
de Johann Hermann Schein (1586-1630) [peut-être ce dernier,
simplement éditeur, publie-t-il en fait la mélodie de
Caspar von
Stieler ?] où
elle est associée au cantique de confiance Auf
meinem lieben Gott trau ich in Angst und Not,
attribué au prédicateur Sigmund Weingartner (vers
1630).
BASSO
[Jean-Sébastien
Bach,
volume 1, pages 412, 415] : «
selon Alfred Dürr, la cantate BWV 199 est de type Neumeister de
la 1ère
et de la seconde année, avec récitatifs et arias, sans
versets bibliques ni chorals. Renvoi aux cantates BWV 54 et 152…
le récitatif passe en tête dans les cantates 18, 155 et
199. [on pourrait ajouter la cantate BWV 134].
BOYER
[Les
mélodies de chorals dans les cantates de J.-S. Bach]
: «
Cette mélodie
est identique à celle de « Auf
meinen lieben Gott
(MDC 10) attribuée à Johann Hermann Schein (1627) ».
[ne s’agit-il pas plutôt Johann Hermann ?]
CANTAGREL
[Les
cantates de J.-S. Bach,
pages 832 à 838] : «
[le texte].. tout entier de commentaire personnel, à la
première personne [renvoi possible au psautier] et dans le
style nouveau du début du siècle [XVIIIe]…
se borne à développer le sentiment de contrition du
pécheur ».
LABIE
[Le Visage du Christ
dans la musique baroque,
pages 122/123 et 125] : « On a attribué à
Bach , avec insistance et parfois avec excès, une sorte
de délectation qui s’emparerait de lui et de sa musique
devant le spectacle d’un Christ couvert de plaies et
ruisselant de sang. On prend généralement pour témoin
de ce goût morbide le titre, à dire vrai plutôt
inquiétant, de la cantate BWV 199, Mein
Herz schwimmt im Blut
- Mon
cœur nage dans le sang ».
Sur ce point précis, on commet un contresens que devrait
dissiper la lecture du texte. C’est dans son propre sang, et
non dans le sang du Christ, que baigne le cœur coupable à
qui le musicien donne la parole. Ce sang est celui de l’angoisse
de l’homme et non celui qu’a versé le Rédempteur…
le choral qui coupe la cantate [6] en son milieu est placé
sous le signe du repentir le plus marqué. Il emprunte
d’ailleurs sa mélodie à un cantique destiné
à la pénitence et à la confession… Le
texte que Bach place sous cette mélodie bien connue apporte
immédiatement une première réponse tout aussi
évidente : « Dans
tes blessures, j’ai, toujours trouvé mon salut ».
Constatation que la soprano reprend immédiatement dans un
récitatif [7] : « Je
m’étends dans ses plaies comme à l’abri du
roc ».
C ‘est seulement ainsi que nous retrouvons l’image
des plaies du Christ, qui apparaissent moins comme des sources de
sang que comme des refuges de salut…» … [page
130] : « Le sang dans lequel patauge le cœur du
pécheur de la cantate BWV 199… ne coule pas des plaies
du Christ. C’est un sang noir et malsain, un breuvage de
condamnation, comparable à ce vin de la colère »,
ce « vin de prostitution » dont parle
l’Apocalypse, 16, 19 [PBJ. 1812] et 17, 2 [PBJ. 1813].
[Sur
ce sujet pourra être évoqué le duo de la cantate
BWV 136/5, manière de confirmation :
Seul celui qui aura trouvé le chemin des plaies de Jésus,
du grand fleuve rempli de sang sera par là purifié ».
NYS,
Carl de : «…Le livret est peut-être de Bach
lui-même. Son texte commente la parabole du pharisien et du
publicain (saint Luc 18). Bach n’a pas exploité
l’opposition traditionnelle du faux dévot et du pécheur
humblement repentant ».
WOLFF
: «…Le livret, dû à la plume de Georg
Christian Lehms [Recueil Gottgefâlliges
Kirchen-Opfer publié
à Darmstadt en 1711] est destiné à l’office
pour le onzième dimanche après la Trinité. Le
lien avec l’Évangile du jour étant lâche,
on est tout fait en droit de penser que Bach conçut également
cette cantate pour une autre date liturgique ou non - occasion
particulière que l’on ignore…»
GÉNÉRALITÉS
BWV 199
BOMBA
: « Cette
pièce est une “cantata” au sens strict du terme -
écrite pour voix chanté avec accompagnement
instrumental ».
BOYER
[Les
cantates sacrées de Jean-Sébastien Bach,
page 323] : «
Cantate solo…. BWV 199, avec son dramatisme initial, est un
bijou qui ne sera guère égalé. Graupner
(1683-1760) a écrit une courte cantate sur le même texte
dans les années 1711 [1712] mais l’œuvre est de
peu de portée… l’une des premières
cantates solistes de Bach ».
[Les
mélodies de chorals dans les cantates de J.-S. Bach,
pages 357 à 363] : «…La
structure alternée des récits et des arias à
peine coupé en n° 6 par la mélodie de choral qu’il
faut considérer comme une véritable aria, fait passer
lentement l’âme de la profonde tristesse à la joie
la plus folle puisque la cantate se termine en n° 8 par une aria
sur un rythme de gigue ».
CANTAGREL
[Les
cantates de J.-S. Bach,
pages 832 à 838] : «En
l’absence de chœur, cette œuvre marque une nouvelle
étape dans l’évolution du compositeur [Bach] en
direction du style de l’opéra, puisque pour la première
fois il destine son œuvre à une unique voix soliste, un
soprano soutenu par les cordes et le continuo avec un hautbois. C’est
donc une cantate au sens strict du terme, à l’italienne…
intitulée Cantata
a Voce Sola…»
MACIA
[Tout Bach,
pages 260/261] : «…S’agissant d’un
monologue, Bach le réserve à une seule voix, celle de
soprano [l’âme] assurée à l’époque
[XVIIIe
siècle] par un jeune garçon…»
NYS,
Carl de : «…Cantate en deux parties encadrant l’homélie,
le fidèle -dans l’unique voix de soprano chantant d’un
bout à l’autre - se tient en quelque sorte à coté
du publicain, implore le pardon et reçoit les richesses
surabondantes de la grâce. La succession des mouvements est
constituée par l’alternance invariable des arias et des
récitatifs…»
WOLFF
: «…Les grandes arias adoptent des mesures différentes
(4/4, 3/4, 12/8) et le tempo se faisant de plus en plus vite (n°
2 : Adagio ; n° 4 et 6 : Andante ; n° 8 :
Allegro), on note que Bach a souhaité déployer un vaste
éventail expressif…»
DISTRIBUTION BWV 199
Weimar
: Oboe. | Violino I. | Violino II. | Viola. | Soprano. | Continuo
/Violoncello. / Violone. / Organo.
Leipzig
: Oboe. | Violino I. | Violino II. | Violoncello piccolo | Soprano. |
Continuo /Violoncello. / Violone. / Organo.
Anhang
BWV 199. I] Zweiter Weimar Fassung. | Oboe. | Violino I. | Violino
II. | Viola. | Violoncello obbligato. | Soprano. | Continuo.
Anhang
BWV 199. II] Köthtener Fassung. | Oboe; | Violino I. | Violino
II. | Viola da gamba. | Soprano. | Continuo.
NEUMANN.
Solo : Soprano. – Oboe ; Streicher ; B.c. (+
fagott)
SCHMIEDER.
Solo : Sopran. Instrumente : Oboe ; Viol. I, II ;
Vla. ; Fagotto ; Violon ; Continuo.
SUZUKI :
« Le matériel original de cette cantate présente
une sorte de complexité. Les sources majeures sont une
partition et des parties que l’on croit être celle du
compositeur mais ces parties,, qui furent utilisées après
la ,première à Weimar, à tout le moins pour
d’autres exécutions au cours des périodes de
Cöthen et de Leipzig, semblent indiquer qu’il est fort
probable qu’il y est eu une seconde exécution de la
cantate à Weimar.. Cette possibilité émerge de
l’existence, parmi les parties de Weimar mais sans leur
appartenir, d’une partie de la main de Bach pour Violoncello
e Hautbois. On croit
que ce matériel fut écrit pour un instrumentiste
compétent au violoncelle comme au hautbois et il renferme des
parties de continuo pour violoncelle pour les premier,, troisième,
quatrième, cinquième et septième mouvements, et
des parties de hautbois pour les second et huitième. Le
sixième mouvement est une partie obbligato
sans aucune spécification d’instrument quoique la clef
utilisée soit celle de l’alto…»
WOLFF
: «…Au sein de l’instrumentation se distinguent le
hautbois et l’alto, chacun ayant une importante partie obligée
(n° 2 et 6)…»
APERÇU BWV 199
1]
REZITATIV SOPRAN.
BWV 199/1.
MEIN
HERZE
SCHWIMMT IM BLUT,
/ WEIL
MICH DER SÜNDEN
BRUT
/ IN
GOTTES
HEILGEN AUGEN
/ ZUM
UNGEHEUER
MACHT. / UND
MEIN GEWISSEN
FÜHLET PEIN,
/ WEIL
MIR DIE SÜNDEN
NICHTS / ALS HÖLLENHENKER
SEIN. [R. Wustmann : variante : „sind“]
/ VERHAßTE
LASTERNACHT !
/ DU,
DU ALLEIN / HAST
MICH IN SOLCHE NOT
GEBRACHT ! / UND
DU, DU BÖSER ADAMSSAMEN.
/ RAUBST
MEINER SEELE
ALLE RUH
/ UND
SCHLIEßEST IHR DEN HIMMEL
ZU ! / ACH !
UNERHÖRTER SCHMERZ !
/ MEIN
AUGEDORRTES HERZ
/ WILL
FERNER MEHR KEIN TROST
BEFEUCHTEN , / UND
ICH MUß MICH VOR DEM VERSTECKEN, / VOR
DEM DIE ENGEL
SELBST IHR ANGESICHT
VERDECKEN.
Mon
cœur baigne dans le sang / parce que mes méprisables
péchés / aux yeux sacrés de Dieu / on fait un
monstre de moi. / Et ma conscience souffre / parce que les péchés
ne sont que des bourreaux de l’enfer. / Maudite nuit remplie de
vices ! / Toi, toi seule, / tu m’as plongé dans une
telle détresse, / et toi, pernicieuse semence d’Adam, /
tu dérobes toute paix à mon âme / et lui
verrouilles la porte des cieux ! / Hélas ! Quelle
douleur inouïe ! / Mon cœur desséché /
qu’aucune consolation ne désaltèrera / et je dois
me cacher de celui / devant lequel mêmes les anges dissimulent
leur visage.
Ut
mineur (c moll) → ut mineur (c moll), 22 mesures, C
BGA.
Jg. XIII2.
Bärenreiter-Verlag (TP 1288). 1986. Version de Weimar
(Erstfassung). Page 3 | RECITATIVO | Violino I. | Violino II. |
Viola. | Soprano. | Fagotto / Violoncello. / Violone. / Organo.
Version
de Leipzig (Leipziger Fassung). Pages 25 à 27 | RECITATIVO |
Violino I. | Violino II. | Viola. | Soprano. | Continuo (organo,
Fagotto, Violoncello, Violone.)
NEUMANN.
Rezitativ. Accompagnato Secco.
Streicher (cordes). B.c. (+ fagott). Sopran.
BOMBA
: « Le
récitatif d’ouverture -comme la plupart des récitatifs
de cette cantate - est soutenu par les cordes. Bach souligne ainsi le
texte chargé d’émotion qui parle de péchés,
de vices et de douleurs. Les mots clés -soupirs muets,
plaintes étouffées » qui marquent le début
de l’air, annonce un lamento pour hautbois… »
CANTAGREL
[Les
cantates de J.-S. Bach,
pages 832 à 838] : «
l’œuvre s’ouvre résolument en un ut mineur
torturé » (ton de chœur = Chorton). Récit
véhément, abondant en quintes et septièmes
diminuées ».
MACIA
[Tout Bach,
pages 260/261] : «…de façon atypique, la
cantate commence par un long récitatif accompagné par
les cordes où le pécheur confie qu’il est devenu
« un monstre
aux yeux de Dieu ».
2]
ARIE SOPRAN. BWV 199/2
STUMME
SEUFZER, STILLE
KLAGEN,
/ IHR
MÖGT MEINE SCHMERZEN
SAGEN, / WEIL
DER MUND
GESCHLOSSEN IST. | UND
IHR NASSEN TRÄNENQUELLEN
/ KÖNNT
EIN SICHRES ZEUGNUS
STELLEN / WIE
MEIN SÜNDLICH HERZ
GEBÜßT. |
Recitativo :
MEIN
HERZ
IST ITZT EIN TRÄNENBRUNN,
/ DIE
AUGEN
HEIßE QUELLEN.
/ ACH
GOTT !
WER WIRD DICH DOCH
ZUFRIEDENSTELLEN ?
Soupirs
muets, plaintes étouffées, / à vous d’exprimer
ma douleur, / car ma bouche reste fermée. / Et vous, sources
nourries par mes larmes, / vous aurez témoigner / du repentir
de mon cœur qui a péché. - Mon cœur est à
présent une fontaine de larmes, / mes yeux des sources
brûlantes. / Hélas, mon Dieu, qui saura te donner
satisfaction ?
Ut
mineur (c moll), 73 mesures, C
BGA.
Jg. XIII2.
Bärenreiter-Verlag (TP 1288). 1986. Version de Weimar
(Erstfassung). Pages 5 à 8 | ARIA. | Marqué „Adagio“.
| Oboe. | Soprano. | Fagotto / Violoncello. / Violone. / Organo.
Version
de Leipzig (Leipziger Fassung). Pages 27 à 30 | ARIA. | Marqué
„Adagio“. | Oboe solo. | Soprano. | Continuo (organo,
Fagotto, Violoncello, Violone.)
NEUMANN.
Triosatz. Oboe, Sopran, B.c. Da
capo (mesure 39 =
secco partie médiane). + Da capo.
CANTAGREL
[Les
cantates de J.-S. Bach,
pages 832 à 838] : «…
En ut mineur, la ritournelle intensément expressive du
hautbois sur le seul continuo exhale une plainte bouleversante, avant
que le soprano ne chante « Muets
soupirs, plaintes silencieuses »…
l’air un trio adagio
en ut mineur abonde en figure caractéristiques de l’expression
de la douleur, croches liées par deux, motifs de soupirs, etc.
Structures ABCA…»
ISOYAMA :
«…l’aria (adagio,
do mineur) commence par une ravissante ritournelle introductive pour
hautbois que domine la structure da
capo du mouvement. La
ligne mélodique prend une nouvelle direction qui, selon Dürr,
symbolise le désespoir devant la découverte qu’il
n’y a pas d’issue. A la fin de la section du milieu, la
phrase descendante sur « Mein
Herz ist jetzt ein Tränenbrunn, die Augen heiß Quellen »
adopte un style de récitatif.
MACIA
[Tout Bach,
pages 260/261] : «…admirable lamento, où le
soprano dialogue avec la mélopée du hautbois solo, en
ut mineur… il faut noter que, dans ce morceau da capo, la
reprise de la première partie est précédée
de quelques mesures déclamées en récitatif sur
les mots « mon cœur n’est qu’une
fontaine de larmes ».
ROMIJN :
«…un moment d’une divine lenteur élégiaque…
le hautbois se voit confier d’innombrables ornements et motifs
de « soupir » destinés à
souligner le texte « stumme
Seufzer stille Klagen ».
3]
REZITATIV SOPRAN. BWV 199/3 [3 et 4 enchaînés]
DOCH
GOTT
MUß MIR GNÄDIG
[R. Wustmann : variante : « ja
gnädig »]
SEIN, / WEIL
ICH DAS
HAUPT
MIT ASCHE,
/ DAS
ANGESICHT
MIT TRÄNEN
WASCHE, / MEIN
HERZ
IN REU
UND LEID
ZERSCHLAGE / UND
VOLLER WEHMUT
SAGE : / GOTT
SEI MIR SÜNDER
GNÄDIG !
| ACH
JA ! SEIN
HERZE
BRICHT, / UND
MEINE SEELE
SPRICHT : /
Pourtant
Dieu se montre indulgent envers moi / parce que je lave ma tête
dans la cendre, / le visage dans les larmes, / que mon cœur se
brise sous le repentir et la douleur / et s’écrie en
proie à la mélancolie : / Dieu, fais grâce
au pécheur que je suis ! / Eh bien, son cœur se
brise / et mon âme dit : /
Allusion
[?] à l’évangile du jour avec les mots « Dieu,
fais grâce au pécheur que je suis ! »
Si
bémol majeur (B) → Si bémol majeur (B), 12
mesures, C
BGA.
Jg. XIII2.
Bärenreiter-Verlag (TP 1288). 1986. Version de Weimar
(Erstfassung). Page 9 | RECITATIVO. | Violino I. | Violino II. |
Viola. | Soprano. | Fagotto / Violoncello. / Violone. / Organo.
Version
de Leipzig (Leipziger Fassung). Page 31 | RECITATIVO. | Violino I. |
Violino II. | Soprano. | Continuo (organo, Fagotto, Violoncello,
Violone).
NEUMANN.
Secco et
développement arioso (Streicher, B. c. (+ fagott), Sopran.
CANTAGREL
[Les
cantates de J.-S. Bach,
pages 832 à 838] : «L’accent
est mis sur l’imploration du chrétien avec le large
accord arpégé descendant sur « Gott
sei mit mir gnädig ».
4]
ARIE SOPRAN. BWV 199/4 *
TIEF
GEBÜCKT UND VOLLER REUE
/ LIEG
ICH, LIEBSTER GOTT,
VOR DIR. | ICH
BEKENNE MEINE SCHULD,
/ ABER
HABE DOCH GEDULD,
/ HABE
DOCH GEDULD
MIT MIR !
Plein
de repentir et bien bas, / je me prosterne devant toi, ô Dieu
très cher. | Je confesse ma faute, / mais garde patience, /
sois encore indulgent avec moi !
Mi
bémol majeur (Es), 235 mesures, 3/4
BGA.
Jg. XIII2.
Bärenreiter-Verlag (TP 1288). 1986. Version de Weimar
(Erstfassung). Pages 10 à 15 | ARIA. | Marqué
„Andante“. | Violino I. | Violino II. | Viola. | Soprano.
| Fagotto / Violoncello. / Violone. / Organo.
Version
de Leipzig (Leipziger Fassung). Pages 32 à 37 | ARIA. | Marqué
„Andante“. | Violino I. | Violino II. | Viola. |
Soprano. | Continuo (organo, Fagotto, Violoncello, Violone).
NEUMANN.
Streicher, B.c. (+
fagott), Sopran. Adagio
à la mesure 137 et
Da capo.
BOMBA :
«…des mouvements ascendants et descendants dans le
continuo illustrent la prosternation devant Dieu…»
CANTAGREL
[Les
cantates de J.-S. Bach,
pages 832 à 838] : «…air
da capo confié aux cordes, qui enveloppent la voix sur un mode
plus chaleureux… la ligne chantée s’infléchit
de figuralismes expressifs avec beaucoup de délicatesse. La
section médiane de l’air répète maintes
fois le mot Geduld.
Et alors que l’air est un généreux andante,
un soudain adagio, avant la reprise de la première section en
da capo,
laisse le soprano répéter, éploré, son
imploration sur le même mot ».
HÄFNER :
Dans cette notice « Le cycle annuel de cantates de
Picander » et dans le texte de ce mouvement, l’auteur
pressent des similitudes avec le style de Picander.
ISOYAMA :
«…Le caractère du vif accompagnement de l’aria
aux cordes…rappelle presque la plume d’Haendel. Cette
aria adopte elle aussi la forme da
capo et une section
adagio
est suivie immédiatement du retour du début ».
MACIA
[Tout Bach,
pages 260/261] : «…aria plus apaisée, très
handélienne de style… les phrases des violons semblent
décrire par leurs courbes l’action de se prosterner,
tandis que d’impressionnants adagios encadrent la partie
centrale ».
5]
REZITATIV SOPRAN. BWV 199/5
AUF
DIESE SCHMERZENSREU.
/ FÄLLT
MIR ALSDENN DIES TROSTWORT
BEI :
Devant
ce douloureux
repentir, / me reviennent ces paroles de consolation :
Ut
mineur (c moll) → sol mineur (g moll), 3 mesures, C
BGA.
Jg. XIII2
. Bärenreiter-Verlag (TP 1288). 1986. Version de Weimar
(Erstfassung). Page16 | RECITATIVO. | Soprano. | Violoncello. /
Violone. / | Organo.
Version
de Leipzig (Leipziger Fassung). Page 38 | RECITATIVO. | Soprano. |
Continuo (organo, Fagotto, Violoncello, Violone).
NEUMANN.
Secco. Sopran. [Récitatif particulièrement bref !]
6]
CHORALBEARBEITUNG SOPRAN. BWV 199/6
ICH,
DEIN BETRÜBTES KIND,
/ WERF
ALLE MEINE SÜND.
/ SO
VIEL IHR’ IN MIR STECKEN / UND
MICH SO HEFTIG SCHRECKEN, / IN
DEINE TIEFEN WUNDEN,
/ DA
ICH STETS
HEIL
GEFUNDEN.
Moi,
ton enfant affligé, / jette tous mes péchés, /
aussi nombreux en mon sein / et aussi effrayants soient-ils, / dans
tes profondes plaies, / car c’est là que j’ai
toujours trouvé le salut.
Troisième
strophe du choral Wo
soll ich fliehen hin
(en onze strophes de six vers chacune), de Johann Heermann (1630).
Fa
majeur (F), 25 mesures, C
BGA.
Jg. XIII2.
Bärenreiter-Verlag (TP 1288). 1986. Version de Weimar
(Erstfassung). Pages 16/17 | CORALE. | Viola obbligato. | Soprano. |
Violoncello. / Violone. / Organo.
Version
de Leipzig (Leipziger Fassung). Pages 38 à 40 | CORALE. |
„Andante“. | Violoncello piccolo solo. | Soprano. |
Continuo (organo, Fagotto, Violoncello, Violone).
Anhang
I (zweite Weimar Fassung) : Violoncello. | Soprano. | Continuo. /
Organo.
Anhang
II (Köthener Fassung) : Viola da gamba. | Soprano. | Continuo.
NEUMANN.
Triosatz. Bratsche (Viola da gamba), Sopran (C.f), B.c. Mélodie
: « Wo
soll ich fliehen hin ».
Johann Heermann
(1630).
BASSO
[Jean-Sébastien
Bach,
volume 1, page 418] : «…élaboration
du choral dans un conteste de solos avec les cantates BWV 12/6, BWV
31/8, BWV 161/1…»… [page 436] : « le
n° 6 confie à la voix soliste le soin de chanter la
mélodie du choral de Johann Heermann (1630)… une
figuration obligée de la viole (remplacée dans la
version de Leipzig par un violoncelle piccolo) sert de contrepoint au
cantus avec d’aériennes broderies ».
BOMBA :
«…mouvement arrangé à partir d’un
choral, l’alto seul -fait plutôt rare chez Bach -
paraphrase l’ensemble de la mélodie du chœur ».
BOYER
[Les
cantates sacrées de Jean-Sébastien Bach,
page 323] : «
Choral solo avec viole de gambe et bc. Mélodie de choral (MDC)
113 de type VI ».
[Les
mélodies de chorals dans les cantates de J.-S. Bach,
pages 73/74] : «Le
choral [de type VI] confié à un soliste peut
surprendre notre entendement moderne, car l’histoire même
du cantique spirituel nous rappelle que celui-ci était à
l’origine destiné à l’assemblée des
fidèles selon les volontés mêmes des Réformateurs
[principalement Martin Luther]. La mélodie de choral ou
cantus firmus
s’est longtemps glissée à l’intérieur
même d’une trame polyphonique et constituait la « teneur
liturgique ». … Ce n’est que progressivement
que la mélodie de choral trouva sa place habituelle au
superius,
à la fois pour des raisons d’ordre pratique (l’oreille
saisissant mieux une mélodie dans l’aigu)…sur le
plan dialectique, il est également nécessaire de
considérer que, selon les paroles portées par le
cantique, l’usage du chœur puisse paraître
illogique si le texte s’exprime à la première
personne du singulier. Or le courant piétiste qui débordait
la vieille tradition « ecclésiale » (au
sens étymologique d’assemblée) tendait à
faire de la relation Dieu-homme une affaire strictement individuelle.
Ce sentiment est fortement présent dans l’œuvre de
Bach puisque dix-huit cantates et quatre mélodies de choral
commencent par une affirmation personnelle très nette,
première personne du singulier (Ich
= je)…»
[pages
357 à 363] : «…Mélodie
de choral (MDC) 113 de type VI…(choral soliste) …en
réalité un trio, soprano, cordes et basse continue. Ce
merveilleux morceau « recueilli » est en vérité
une aria peu ornée dans la claire tonalité de fa
majeur. Vingt-cinq courtes mesures…»
CANTAGREL
[Les
cantates de J.-S. Bach,
pages 832 à 838] : «…la
principale différence [entre les 4 versions possibles] réside
dans le choix de l’instrument concertant accompagnant le
choral : alto solo à l’origine [Weimar],
violoncelle remplaçant l’alto dans la variante II (de
Weimar) dont la partie est amplifiée d’une
ornementation… Variante de Coethen (III) : L’instrument
est cette fois la viole de gambe, air noté en sol majeur au
lieu de fa majeur. Version IV. Leipzig : L’instrument est
cette fois le violoncello picolo, et à nouveau dans la version
ornée ».… Cœur expressif et
théologique de la cantate… lançant sa
ritournelle sur l’incipit du cantique en diminution,
l’instrument soliste ne va cesser, de sa voix chaleureuse et
persuasive, d’entourer amoureusement d’une infinie
sollicitude le chant du soprano…»
ISOYAMA :
«…la mélodie du choral chanté par le
soprano est ornée au moyen d’un alto obligé donné
au violoncello piccolo lors de l’exécution de Leipzig…»
LEMAÎTRE :
« La strophe… portée par le soprano
s’entoure des guirlandes d’un violon alto obligé.
Cet instrument qui, lors d’une reprise à Leipzig, fut
détrôné par un violoncelle piccolo, peut
également céder la place, selon les interprètes
à une viole de gambe ou à un violoncelle ».
MACIA
[Tout Bach,
pages 260/261] : «…chant en valeurs longues par la
soprano entourée des volutes de l’alto solo
NYS,
Carl de : «…Cette aria accompagnée par la viole
(= alto) soliste, qui est la charnière spirituelle de
l’œuvre ; le texte est constitué par la
troisième strophe du choral de Johann Heermann « Wo
soll ich fliehen in »
- on y passe du poids du péché à la joie de la
miséricorde divine par la pénitence. Détail qui
montre la précision du langage symbolique de Bach : la
mélodie du choral est exposée sept fois par l’alto,
allusion aux sept psaumes de la pénitence ».
WOLFF
: «…la partie de viole obligée (version
originale) fut confiée au violoncelle (Weimar) puis à
la viole de gambe (Köthen vers 1720) ou encore au violoncelle
piccolo [Leipzig] ».
7]
REZITATIV SOPRAN. BWV 199/7
ICH
LEGE MICH IN DIESE WUNDEN:
/ ALS
IN DEN RECHTEN FELSENSTEIN ;
/ DIE
SOLLEN MEINE RUHSTATT
SEIN. / IN
DIESE WILL ICH MICH IM GLAUBEN
SCHWINGEN / UND
DRAUF VERGNÜGT UND FRÖHLICH
SINGEN:
Je
m’allonge dans ces plaies / comme dans un roc
confortable ; Qu’elles soient ma dernière
demeure. / Je veux y vibrer dans la foi / et puis chanter heureux et
gaiement:
Mi
bémol majeur (Es) → Si bémol majeur (B), 11
mesures, C
BGA.
Jg. XIII2.
Bärenreiter-Verlag (TP 1288). 1986. Version de Weimar
(Erstfassung). Page 18 | RECITATIVO. | Violino I. | Violino II. |
Viola. | Soprano. | Violoncello. / Violone. / Organo.
Version
de Leipzig (Leipziger Fassung). Page 40 | Violino I. | Violino II. |
Viola. | Soprano. | Continuo (organo, Fagotto, Violoncello, Violone).
Anhang
II (Köthener Fassung) : Violino I. | Violino II. | Viola. |
Soprano. | Continuo. / Viola da gamba.
NEUMANN.
Accompagnato. Secco. + Arioso
(Cordes, B.c. (+ fagott). Sopran.
CANTAGREL
[Les
cantates de J.-S. Bach,
pages 832 à 838] : «
Ce récitatif est davantage un arioso ; s’achevant
par une longue vocalise de jubilation sur le mot « fröhlich
– heureux ».
ROMIJN :
«…un moment de bravoure dans le registre colorature…»
8]
ARIE. SOPRAN. BWV 199/8
WIE
FREUDIG
IST MEIN HERZ,
/ DA
GOTT
VERSÖHNET
IST | UND
MIR AUF REU
UND LEID
/ NICHT
MEHR DIE SELIGKEIT
/ NOCH
AUCH SEIN HERZ VERSCHLIEßT.
Comme
mon cœur est joyeux, / car Dieu est réconcilié /
et après le repentir et la peine, / Il ne ferme plus les accès
au salut / ni ceux de son cœur.
Si
bémol majeur (B), 47 mesures, 12/8.
BG.
Jg. XIII2.
Bärenreiter-Verlag (TP 1288). 1986. Version de Weimar
(Erstfassung). Pages 19 à 22 | Marqué :
« Allegro ».
| Oboe. | Violino I. | Violino II. | Viola. [ Soprano. | Fagotto
/ Violoncello. / Violone. / Organo.
Version
de Leipzig (Leipziger Fassung). Pages 41 à 44 | Marqué
„Allegro“. | Oboe. | Violino I. | Violino II. | Viola. |
Soprano. | | Continuo (organo, Fagotto, Violoncello, Violone).
Anhang
II (Köthener Fassung) : Oboe. | Violino I. | Violino II. |
Viola. | Viola da gamba.| Soprano.| Continuo.
NEUMANN.
Ensemble instrumental. Soprano. + Da capo. Caractère de gigue.
BASSO
[Jean-Sébastien
Bach,
volume 1, page 436] : «
rythme de gigue…»
CANTAGREL
[Les
cantates de J.-S. Bach,
pages 832 à 838] : «Variante
de Coethen (III) : Aria… d’une texture allégée,
la partie de violon II est confiée à l’alto, et
la viole de gambe double quasiment la partie de basse continue »…
bref allegro en mouvement de gigue…. Le soprano répond
au hautbois en une danse mystique du chrétien, d’allure
franche et décidée, aux relents quasi populaires…».
ISOYAMA :
«…Dürr suggère que si ce mouvement était
arrangé pour instruments à vent seulement, il pourrait
être le final d’une suite ».
MACIA
[Tout Bach,
pages 260/261] : «…joie totalement présente…
aria accompagnée par tout l’orchestre avec un trépidant
hautbois solo sur un rythme de gigue…»
BIBLIOGRAPHIE BWV 199
BACH
CANTATAS WEBSITE (BCW) :
AMG
(All Music Guide) : Notice de Bryan Robins.
BRAATZ,
Thomas : Mélodie
des chorals “Wo
soll ich fliehen hin”
et “Auf
meinen lieben Gott”,
en collaboration avec Aryeh Oron,
(août
2005 – mai 2008).
Commentaires
BROWNE,
Francis (août 2005) : Texte du choral Wo
soll ich fliehen hin.
Texte allemand et anglais
CROUCH,
Simon : Notice 1996 & 1998.
EMMANANUEL
MUSIC : Notice de Craig Smith.
MINCHAM,
Julian: The Cantatas of
Johann Sebastian Bach,
chapitre 14. 2010.
ORON,
Aryeh : Discussions
1] 3 septembre 2000 – 2] 20 mars 2005 – 3] 6 novembre
2011
Mélodie
des chorals “Wo
soll ich fliehen hin”
et “Auf
meinen lieben Gott”,
en collaboration avec Thomas Braatz,
(août
2005 – mai 2008).
ANDERS,
Nele : Notice de l’enregistrement Teldec Das Kantatenwerk,
volume 45. 1989
AUDUS,
Mark : Notice de l’enregistrement d’Emmanuelle Haïm.
CD Virgin Classics. 2008
BACHJAHRBUCH
:
BJ
1906, pages 43 à 73 (B. F. Richter).
BJ,
1911, pages 1 à 22 (W. Wolffheim).
BJ
1959, pages 168 à 170 (H. J.Schulze).
BJ
1970, pages 7 à 18 (Annales, Noack).
BJ
1975, page 92. Klaus Häfner : Le cycle annuel de
cantates de Picander.
BJ
1976, pages 89 à 91. William H. Scheide : Rapport
entre textes et sources musicales dans les cantates d’église
de Bach.
BJ
1987, pages 151 à 157 (Alfred Dürr).
BACH
COMPENDIUM ou Répertoire
analytique et bibliographique des œuvres de Jean-Sébastien
Bach. Hans Joachim
Schulze et Christoph Wolff = Bach-Compendium
: analytisch-Bibliographisches
Repertorium der œuvre Johann Sebastian Bach.
Editions
Peters. Francfort-sur-le Main. 1985. BWV 199 = BC A 120 a/b/c.
BÄRENREITER
: Bach | Bärentreiter Urtext. Sämtlich Kantaten 8. TP 1288.
1986-2007.
BASSO,
Alberto: Jean-Sébastien
Bach.
Edizioni di Torino
1979. Fayard 1984-1985.
Volume
1, pages 34, 39, 158, 406, 408, 411, 412, 415, 416 à 419, 421,
436 et 437
Volume 2,
pages 256, 268, 269, 279, 280, 291, 296, 423, 618, 833 et 841
BOMBA,
Andreas : Notice de l’enregistrement Hänssler / Rilling /
edition bachakademie,
volume 60. 2000
BOYER,
Henri: Les
cantates sacrées de Jean-Sébastien Bach.
L’Harmattan 2002. Pages 322/323
:
Les
mélodies de chorals dans les cantates de J.-S. Bach.
L’Harmattan 2003. Pages 74, 357 à 363
BREITKOPF.
Recueils :
Breitkopf
n° 10 : 371 Vierstimmige
Choragesänge. C.
Ph. E. Bach – KJ. Ph. Kirnberger (sans date). N° 330 ou
331 (25, 27, 281)
Breitkopf
n° 3765 : 389 Choralgesänge
für vierstimmigen gemischten Chor
(sans date). Classement alphabétique. Pas de référence.
BRAINARD,
Paul : La cantate BWV
21, une version originale.
P. Brainard. Renvoi aux cantates BWV 182, 12, 172, 54, 199.
Voir
Teldec, volume 6
CANTAGREL,
Gilles : Les cantates
de J.-S. Bach. Fayard.
2010. Pages 832 à 838
:
Notice de l’enregistrement de Christophe Coin. 1995
CHAILLEY,
Jacques : Les chorals
pour orgue de Jean-Sébastien Bach.
A. Leduc 1974. N° 210 et 211. Pages 259/260
Renvoi aux
chorals BWV 646 (Schübler, n°2) et 694 (Recueil Kirnberger).
COLLECTIF
: Tout Bach.
Ouvrage publié sous la direction de Bertrand Dermoncourt.
Robert Laffont – Bouquins. Novembre 2009
Jean-Luc
Macia : Cantates
d’église.
Pages 260/261
DÜRR,
Alfred : Die
Kantaten von J.-S. Bach. Bärenreiter.
Kassel 1974. Pages 407 à 409
*15
Studien
über die frühen Kantaten J. S. Bachs,
Leipzig 1951
In
BJ 1987. Anomalies dans les sources des cantates de Weimar.
Pertes des parties de hautbois dans les cantates BWV 172,
21,31
et 62. BWV 182, 21, 199, 31 et 185. Pages-151 157 [notice 534 Bach
Bibliographie (en passant par Bach-Jahrbuch)
EKG
: Evangelisches
Kirchen-Gesangbuch.
Verlag Merfburger Berlin. 1951. Ausgabe für die Evangelische
Kirche in Berlin-Brandenburg
Dans
les références bibliques, apparaît sous
l’abréviation « EKG ».
III]
FESTIVAL DE MAZAMET. 1968. 3e
année. Mazamet, Grand Temple. 7 septembre 1968. Notice de Carl
de Nys
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des Chanteurs de Saint-Eustache. L’orchestre des Concerts de
Saint-Eustache. Père Émile Martin de l’Oratoire
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N° 140.
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Notice de l’enregistrement d’Helmuth Rilling (Laudate
98681). En collaboration avec Marianne
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Musique sacrée et chorale profane. L’Âge baroque
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Sämtliche
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VEB Leipzig 1974. Pages 120/121 et 260 (fac-similé)
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7 à 18 (Annales). Avec les cantates BWV 13, 16, 32, 35, 54,
57, 110, 151, 170 et 199..
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n° 188 de juin juillet 1974
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Critique de la version de Karl Richter (disque Archiv 2533.115).
Revue Diapason,
janvier 1973
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Notice du livret du Festival J.-S. Bach de Mazamet. 1968,
3e
année.
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Notice de l’enregistrement d‘Helmuth Rilling, volume 7.
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PETITE
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zu einigen Kantatentexten Johann Sebastian Bachs,
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SCHWEITZER,
Albert : Pour une raison inconnue, les cantates (sauf les BWV 190,
194 et 198), c‘est à dire les BWV 191, 192, 193, 194 et
196, 197 et
199 ne paraissent pas avoir été étudiées…
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Friedrich : Kirchen
Kantaten
(III). Berlin
1947
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Philipp : L’auteur n’a pas eu connaissance de cette
cantate.
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Cantatas of Johann Sebastian Bach. Sacred & Secular
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ungedruckte Solo-Kantate Joh. Seb. Bachs
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Philippe et Gérard : Guide
pratique des cantates de Bach.
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Réédition
révisée et augmentée. L’Harmattan 2005
DISCOGRAPHIE BWV
199
BACH
CANTATAS WEBSITE :
Discographie
établie par Aryeh Oron. Elle est ici proposée sous une
forme sensiblement allégée avec, parfois, quelques
précisions relatives aux références et aux
dates. Les numéros 1] et suivants indiquent l’ordre
chronologique de parution des enregistrements.
Compilation
de 40 enregistrement (Aryeh Oron = juin 2000 – janvier 2011) +
6 mouvements individuels (septembre 2000 – juillet 2006).
Exemples
musicaux. Aryeh Oron (janvier 2003 – mars 2005).
33]
BERGMANN, Hans. Ensemble Musica Poetica Freiburg. Soprano : Andrea
Hornung-Boesen. Église Saint-Pierre, Blansingen. Bade-
Wurttemberg
(D), août 2001. Durée : 22’31
CD
Hänssler Classic 98.408. Avec des œuvres de Graupner,
Heiniche, Kauffmann, etc.
40]
BICKET, Harry. The English Concert. Soprano : Elisabeth Watts.
Janvier 2010. Durée : 24‘26
CD
Harmonia Mundi. HMU 807550. 2011. Avec la cantate BWV 51 et des airs
de soprano tirés des cantates BWV 31, 57, 84 et 105
19]
BREMBECK, Christian. Capella Istropolitana. Soprano : Frederike
Wagner. Tchécoslovaquie. Mars et mai 1991. Durée 22‘14
CD
Naxos 8.550431. 1991. Avec les cantates BWV 202 et 209
9]
BOSSE, Gerhard. Bach-Orchester des Gewandhaus zu Leipzig. Soprano :
Adele Stolte. Juin
1974. Durée : 25’53
Disque
Eurodisc Ariola 80.615. 1971. Avec la cantate BWV 209. Reprise CD
Berlin Classics/Eterna 0031762 DC. 2005.
Avec
les cantates BWV 51 et 202
13]
CONTINO, Fiora. Aspen Chamber Symphony. Soprano : Jan De
Gaetani. Aspen (Colorado) USA. Été 1977.
Aspen
Music Festival. Archiv Recording. Coffret de deux CD
]
BREMBECK, Christian. Naxos 8550431 1992. Durée : 22’14.
Avec les cantates BWV 202 et 209
21]
COIN. Ensemble Baroque de Limoges. Soprano : Barbara Schlick.
Ponitz Kirche. Thuringe (D). Mai 1994. Durée : 21’04
Coffret
CD Audivis Astrée E 8544. 1995. Reprises CD Astrée
Audivis 8597. 1998 Avec les cantates BWV 85, 183 et 175
2]
DART, Thurston. Philarmonia Orchestra. Soprano : Elisabeth
Schwarzkopf. Londres (GB). 24 mai 1958. Durée : 22’51
Disque
EMI et reprise CD (ex EMI UK) Testament SBT 1178. 2000. Avec Mozart
(Air de concert KV 505).
3]
DART, Thurston. Philarmonia Orchestra. Soprano : Elisabeth
Schwarzkopf. Londres (GB). 26 mai 1958
CD
EMI Classics. Art. Coffret de deux CD. Avec les cantates BWV 51 et
202 et des extraits des cantates BWV 68 et 208
16]
DEBART, Dominique. Ensemble instrumental de basse Normandie.
Soprano : Teresa Zylis-Gara. Miramas (F), 3 et 5 octobre 1986
Durée :
21’54. CD Rodolphe Productions / Harmonia Mundi. RPC-32479.
1987. Avec les cantates BWV 82a et 202
37]
FLORILEGIUM. Soprano : Johannette Zomer. Deventer (HL). 26-28
septembre 2005. Durée : 24’26
CD
Channel Classics SA23807. 2005. Avec la cantate BWV 82a la Suite BWV
1067 et un extrait [1] de la cantate BWV 146
30]
GARDINER. Monteverdi
choir. Soprano : Magdalena Kozena. Bach Cantata Pilgrimage.
2000. Cathédrale Saint David.
Pembrokeshire.
Wales (GB). Durée : 25’02. CD Archiv 463591-2.
2000. Avec les cantates BWV 113 et 179
31]
GARDINER. Monteverdi Choir / English Baroque Soloists. Soprano :
Magdalena Kozena. Durée : 24 ‘16
Opus
Arte BBC Wales. 2000. DVD OA 816 D. Bach Cantata Pilgrimage. Mêmes
lieu et date d’enregistrement que ci-dessus [30].
Avec
les cantates BWV 179 et 113
28]
GOLTZ, Gottfried von der. Freiburger Barockorchester. Soprano : Emma
Kirkby. Cologne (D), 30 mars – 2 avril 1999. Durée :
25’23
CD
Carus 83.302. 1999. Avec la cantate BWV 82 et le concerto BWV 1060
36]
ENSEMBLE SEICENTO. Soprano : Doris Hagel. Chapelle du château
de Weilburg an der Lahn. Hesse (D).
6
et 8 octobre 2002. Durée : 24’42. CD Profil/Edition
Günter Hänssler PH-04039. 2004. Avec la cantate BWV 51 et
extraits BWV 249
39]
HAÏM. Le Concert d’Astrée. Soprano : Nathalie
Dessay. Notre-Dame du Liban. Paris (F). Novembre 2008. Durée :
22’52
CD
Virgin Classics 50999 5193145 2 1. 2008. Avec les cantates BWV 51 et
82a. En plus un DVD de 52’ sur l’enregistrement.
32]
HIGBEE, Dale. Carolina Baroque. Soprano : Teresa Radomski. Live
Salisbury, North Carolina (USA), dimanche 25 mars 2001.
Durée
: 23’22. Coffret de deux CD Carolina Baroque 109. Avec la
cantate BWV 84 et des concertos de Bach.
18]
HARNONCOURT (volume 45). Tölzer Knabenchor. Concentus
Musicus Wien. Soprano : Barbara Bonney.
Enregistré
en 1987-19881989. Version 1723. Durée 23’42
Disque
Teldec 244 194-1. Das
Kantatenwerk
(volume 45)
Le
dernier volume de l’intégrale Teldec. Peu ou pas
distribué en France, en concurrence directe avec le CD parut
simultanément. 1989
CD
Teldec 4509-91764 2. Das
Kantatenwerk - Sacred Cantatas.
Volume 10. Coffret de six CD avec les cantates BWV 183 à 200
CD
Teldec 2292-44194-2 244194-2 ZL. Das
Kantatenwerk,
volume 45. 1989
Reprise
Bach 2000.
Teldec, volume 4. Coffret , 15 CD Teldec. Sept. 1999. Cantates BWV
150-159. BWV 161-188. BWV 192 et 194-199
Reprise
CD Warner Classics 8573-81150-5. Intégrale en CD séparés.
Volume 60. 2007
4]
HEINTZE, Hans. Bremer Bach-Orchester. Soprano : Adele Stolte. 1961
Disque
Cantate 651207. 196. Avec la cantate BWV 189 (Diethard Hellmann).
20]
HUGGETT, Monica. Ensemble
sonnerie. Soprano : Nancy Argenta, soprano. Londres (GB) 25 au
28 février 1993. Durée : 22’16
CD
Virgin Veritas 45038. 1994. Avec les cantates BWV 51 et 82
Reprise
en coffret de deux CD) Virgin Veritas 7243 5 61644 20. 1999. Avec les
cantates BWV 82a, 51, 84, 209, 202
8]
JANIGRO, Antonio. Angelicum Orchestra. Soprano : Margherita
Rinaldi. 1965-1967 ? Durée : 29’49
Disque
Ars Nova S 136. Reprise sous label « Musical Heritage
Society » 889. Avec la cantate BWV 51
22]
KOOPMAN (volume 2). Amsterdam Baroque orchestra. Soprano :
Barbara Schlick. Waalse Kerk. Amsterdam (NL). Mai 1995.
Durée
: 21’07. Coffret de 3 CD Erato 0630 - 12598-2. Distribution en
France,1996. Reprise CD Antoine Marchand CC 72202. 2003
29]
LEUSINK. Netherlands Bach Collegium. Soprano : Ruth Holton.
Église Saint-Nicolas. Elburg (NL). Octobre, novembre 1999.
Durée
: 24’28. CD Brilliant Classics 99367. Bach Edition. 2000.
Volume 8 – Cantates volume 3.
Reprise
Bach Edition. 2006. CD Brilliant Classics III - 93102 12/58. Avec
les cantates BWV 106 et 161. Septembre
2006
Cette
réédition 2006 a fait l‘objet en 2010 d‘un
nouveau tirage –augmenté- (157 CD) + les partitions et 2
DVD proposant les Passions
selon
saint Jean
et saint
Matthieu.
5]
LEWIS, Henry. Los Angeles Chamber Orchestra. Soprano : Marylin Horne.
Milan (I), 2 octobre 1963. Durée : 17’33
Disque
? et reprise CD Bongiovanni GB-1104-2 “Il mito dell’
Opera. Avec des Lieder de Mahler et pièces variées.
7]
MÜLLER-BRÜHL, Helmuth (1er
enregistrement). Cologne Soloists Ensemble. Soprano Maria Stader.
Décembre 1965.
Durée
: 24’10. Disque MHS/Pelca. SKU Nonesuch H-71136. Maria Stader.
Avec la cantate BWV 209
38]
MÜLLER-BRÜHL, Helmuth. Bach Vokalensemble Köln. Kölner
Kammerorchester. Soprano Siri Thornhill. 19-22 février 2007
Durée
: 23’36. CD Naxos 8570 453. 2007. Avec les cantates BWV 52, 51
et 84.
17]
OLTMAN, Dwight. Ohio Chamber Orchestra. Mezzo-soprano : Shirley Love.
Baldwin-Wallace College. Berea. Ohio (USA).
Avril
1987 ? Cassette MC ?
15]
POMMER, Max. Neues Bachisches Collegium Musicum Leipzig. Soprano :
Venceslava Hruba-Freiberger.
Leipzig
Paul-Gerhardt-Kirche. Juin, juillet 1986 et juillet 1987. Durée
: 24’18.
Disque
Eterna (ex DDR) et cassette Capriccio CC 27 149
Reprise
CD Berlin Classics 1988. Avec les cantates BWV 55 et 84
CD
Capriccio 10151. 1988 et cassette CC 27149. Avec les cantates BWV 55
et 84
Reprise
CD Capriccio 5014. 2009. Avec les cantates BWV 51 et 82
11]
RICHTER, Karl. Münchener Bach Orchestra. Soprano : Edith Mathis.
Enregistrement:
12/1971 ; 1/1972 -Mars 1973. Durée : 27’50
Disque
Archiv Produktion. 2533 115. 1973. Avec la cantate BWV 51
Reprise
en coffret de 5 CD Archiv Produktion 439390-2
(vers 1995)
Reprise
de l’intégrale de Karl Richter en coffret intégral
de 26 CD Archiv Produktion 439390-2, volume 4 (1999).
12]
RILLING. Bach-Collegium Stuttgart. Soprano : Arleen Auger.
Gedachtniskirche Stuttgart. Avril 1976.
7e
version mondiale selon Harry Halbreich. Avril 1976. Durée :
26‘06
Disque
(D). Die
Bach Kantate.
Hänssler Verlag. Classic. Laudate 98681. Avec
la cantate BWV 152
Disque
Erato STU 71071. Les grandes cantates, volume 7. 1977.
Avec la cantate BWV 152
CD.
Die
Bach Kantate
(volume 48). Hänssler Classic. Laudate 98810. Avec les cantates
BWV 113 et 25
CD.
Hänssler edition bachakademie
(volume 60). Hänssler-Verlag 92.060. 2000
1]
RISTENPART. Orchestre de chambre de la Sarre. Soprano : Agnes Giebel.
Saarlouis (D). 12 et 13 juin 1956. Avec la cantate BWV 202
Disque
Les Discophiles français 208.
26]
SHELTON. Chef ? Soprano : Lucy Shelton. Ensemble instrumental. New
England Conservatory of Music. Boston (Mass). USA
Live,
5 octobre 1998.
34]
SMITH, Craig. Orchestra of Emmanuel Music. Mezzo-Soprano :
Lorraine Hunt Lieberson. Emmanuel Church. Boston (MA). USA.
13
– 16 mai 2002. CD Nonesuch 7539 79692-2. Avec la cantate BWV 82
35]
STEPNER, Daniel. Music from Aston Magna. Soprano : Sharon Baker.
Waltham (MA). USA. Juillet et août 2002. Durée : 23’05
CD
Centaur Records CRC 2690. Avec les cantates BWV 51, 54 et 82
23]
SUZUKI (volume 4). Bach Collegium Japon. Soprano : Midori Suzuki.
Kobe Shoin Women‘s University Chapel. Japan. Juin . 1996
Durée
: 24’12. CD BIS 1801. 1996. Avec les cantates BWV 163, 165 et
185
24]
UPSHAW. Chef ? Soprano : Dawn Upshaw. Ensemble instrumental ? New
York mai 1997. Durée : 23’56
CD
Nonesuch 79605. Titre : Angels
hide Their Faces.
Avec des œuvres de Purcell.
27]
VECCHIA, John Della. Membres du New England Conservatory of Music.
Soprano Monica Garcia-Albea. Boston (Ma). USA, 9
décembre
1998. Coffret de deux CD New England Conservatory of Music
25]
WEIL, Bruno. Carmel Bach Festival Orchestra. Soprano : Rosa
Lamoreaux. Juillet ? 1998. Carmel-by-the-Sea. Calofornie (USA).
CD
Jonathan Wentworth, Associates Ltd.
10]
WINSCHERMANN. Deutsche Bach Solisten. Soprano : Elly Ameling. Mars
1970. Durée : 26‘12
Disque
Philips PHI 6500 014. Avec la cantate BWV 51
Reprise
en coffret de cinq CD Philips 454 346-2. 13
Sacred Cantatas & 13 Sinfonias“.
Festkantaten.
1996
12]
WINSCHERMANN (Deuxième enregistrement).Deutsche Bach Solisten.
Soprano : Edda Gruberova.Durée : 25’59
Disque
RCA
Red Seal ARL 1 3715.
Avec la cantate BWV 51.
Reprise
CD Delda Laserlight 14135. Avec la cantate BWV 51 et les concertos
BWV 1064 et 1057
MOUVEMENTS INDIVIDUELS BWV 199
M-1.
Mvt. 6] Yehudi Menuhin. Bath Festival Orchestra. Soprano :
Victoria de Los Angeles. Londres 1964. Report sur CD Testament 2006
M-2.
Mvt 2] Ensemble instrumental (Hautbois, orgue). Soprano : Elly
Ameling. Utrecht (NL). Juillet 1983. CD EMI Classics
M-3.
Mvt. 8] Paul Shure. Los Angeles Chamber Orchestra. Transposition pour
guitare et orchestre de chambre. CD EMI. 1990
M-4.
Mvts 6, 7 et 8] Konstanze Beyer. Leipziger Barockorchester. Soprano :
Barbara Tiîsler. CD Leipzig/Bach-Archiv. Juillet 2002
M-5.
Mvt. 6] Transcription pour orgue : Helge Gramstrup. Église
Saint –Marc. Arhus (DK). Octobre 2004 – mai-août
2005. CD ClassicO
M-6.
Mvts 1 et 2]. Ensemble, hautbois, violoncelle, orgue. Soprano :
Gaële Le Roi. CD Arion. 2005. Airs de cantates.
EN CONCERT
III]
FESTIVAL DE MAZAMET. 1968. 3e
année. Mazamet, Grand Temple. 7 septembre 1968. Notice de Carl
de Nys
Société
des Chanteurs de Saint-Eustache. L’Orchestre des Concerts de
Saint-Eustache. Père Émile Martin de l’Oratoire
Diffusion
par l’ORTF le 28 mars 1972 (non conservé.
L’enregistrement était sur l’ancien magnétophone
I - 1 2/585).
DIVERS
?]
KLEMPERER. O. E. Schwartzkopf. 1957
Disque ?
puis reprise CD 1999. Avec les cantates BWV 51 et 202. EMI Classics
7243 5 67206 (1957-1999)
?]
RICHTER, Karl. 1ère
version août 1959 ? Soprano : Maria Stader. Disque
Archiv-Produktion. Référence non retrouvée ?
Enregistrement
non commercialisé ?
*6]
Paul Chihara. Soprano : Barbara Troxell. Orchestre . Report CD.
1999. Cornell University Archival Collection
Source :
Partition autographe de la cantate 199 : via Wikipedia
Petrucci-Merton. Domaine public IMSLP/Petrucci
Cantate BWV 190 à
200.
C.
Role. Septembre 2011
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