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C. Role. Septembbre 2011
Cantate BWV 199
MEIN HERZE SCHWIMMT IM BLUT
Mon cœur baigne dans le sang…
KANTATE ZUM 11. SONNTAG NACH TRINITATIS
Cantate pour le 11e dimanche après la Trinité
(27 août 1713 ?) - 12 août 1714 – 1723 ?
AVERTISSEMENT

Cette notice dédiée à une cantate de Bach tend à rassembler des textes (essentiellement de langue française), des notes et des critiques discographiques parfois peu accessibles (2011). Le but est de donner à lire un ensemble cohérent d’informations et de proposer aux amateurs et mélomanes francophones un panorama « espéré »  élargi  de cette partie de l’œuvre vocale de Bach. Outre les quelques « interventions « CR » signalées par des crochets [...] le rédacteur précise qu’il a toujours pris le soin jaloux de signaler sans ambiguïté le nom des auteurs sélectionnés dans la bibliographie. A cet effet il a indiqué clairement, entre guillemets «…» toutes les citations fragmentaires tirées de leurs travaux. Rendons à César...

ABRÉVIATIONS:
(A) = La majeur → (a moll) = la mineur
(B) = Si bémol majeur
BB / SPK = Bach Bibliothek / Staatsbibliothek Preussicher Kulturbesitz
B.c. = Basse continue ou continuo
BCW = Bach Cantatas Website
BD = Bach-Dokumente (4 volumes, 1975)
BGA = Bach-Gesellschaft Ausgabe = Édition par la Société Bach (Leipzig, 1851-1899). J. S. Bach Werke. Gesamtausgabe (édition d’ensemble) der Bachgesellschaft
BJ = Bach-Jahrbuch
(C) = Ut majeur (c moll) = ut mineur
D = Deutschland
(D) = Ré majeur (d moll) = ré mineur
(E) = Mi (Es) = mi bémol majeur
EKG = Evangelisches Kirchen-Gesangbuch.
(F) = Fa
(G) = Sol majeur (g moll) = sol mineur
GB = Grande-Bretagne = Angleterre
(H) = Si (h moll) = si mineur
NBA = Neue Bach Ausgabe (nouvelle publication de l’œuvre de Bach à partir des années 1954-1955)
NBG = Neue Bach Gesellschatf = Nouvelle société Bach (fondée en 1900)
OP = Original Partitur = Partition originale autographe
Ost. = Original Stimmen – Parties séparées originales
P = Partition = Partitur
PBJ = Petite Bible de Jérusalem
PKB = Preußicher Kulturbesitz, Staatsbibliothek, Berlin
St. = Parties séparées = Stimmen
La première lettre -en gras- d’un mot du texte de la cantate indique la majuscule de la langue allemande. Dans le corps de ce même texte allemand, le mot ou groupe de mots mis en italiques désignent un affect particulier ou un « accident remarquable.


DATATION BWV 199

Première exécution à Weimar 12 août 1714, voire 1713 (ci-après)... Reprise possible à Coethen entre 1718 et 1722 et, enfin troisième exécution à Leipzig, le 8 août 1723.

BASSO [Jean-Sébastien Bach, volume 2, page 296] : «…Le fait que le onzième dimanche après la Trinité ait été privilégié, par rapport aux trois dimanches précédents et aux trois suivants, par l’exécution de deux cantates - BWV 179 et 199 -, cette dernière, présentée après le sermon, ayant été déjà exécutée à Weimar – n’est certainement pas dû au hasard. Mais cette double exécution se justifie peut-être moins par le souci de marquer l’hypothétique point fort d’un cycle de sept œuvres que par la présence à Leipzig du duc Friedrich II de Saxe-Gotha dont on fêtera l’anniversaire le jour suivant (9 août) à l’Université avec un discours en latin et une ode, également sur texte latin, composée par Bach (BWV Anh . 20) mais dont on ne connaît ni les paroles ni la musique ».
CANTAGREL : Première version à Weimar, 12 août 1714. La deuxième version est une reprise « éventuelle à la chapelle de Weimar (?). Une troisième version à Coethen, vers1720 et une dernière et quatrième version à Leipzig le 8 août 1723.
DÜRR. Chronologie 1714 : BWV 12 (22 avril). BWV 172 (20 mai). BWV 21 (17 juin). BWV 54 (15 juillet). *BWV 199 ( 12 août). BWV 61 (2 décembre). BWV 152 (30 décembre).
HERZ : 1714 ou 1715 puis 8 août 1723.
HIRSCH : Classement CN 15 (Die chronologisch Nummer = numérotation chronologique). 12 août 1714 et reprise le 8 août 1723.
ISOYAMA : «…cantate solo créée le 27 août 1713 selon les dernières recherches de Yoshitake Kobasyashi ». [Noter que Bach arrivé à Weimar en 1708, « Konzertmeister » en fin 1713 sera alors à ce moment principalement en charge de la musique de la cour… si la cantate BWV 199 (la première connue de Bach pour une voix solo) lui a été commandée en août précédent, cela constitue une exception [Renvoi à BCW / AMG / Brian Robins ]
NEUMANN [Kalendarium] : Il est possible que la cantate BWV 199 ait été exécutée le même jour que la cantate BWV 199…
SCHMIEDER : Weimar 1714 ou 1715.
WOLFF : « Cantate composée sans aucun doute en 1713 [Alfred Dürr donne 1714] pour le onzième dimanche après la Trinité. L’œuvre fut exécutée plusieurs fois à Weimar, à Köthen et à Leipzig, la tonalité passant de do mineur à ré mineur, et l’instrumentation subissant quelques changements.


SOURCES BWV 199


La « database » du « Catalogue Bach de l’Institut de Göttingen » en connexion (2008) avec les « Bach Archiv », est un instrument de travail exceptionnel (langue anglaise et allemande) mais d’un usage qui n’est pas toujours aisé pour le lecteur français.
Adresse : (http: //www.bach.gwdg.de/bach_engl.html). Pour la cantate BWV 199, environ 13 références.
Site « bach.gwdg.de » :) :
Weimar (Weimarer Fassung). 1714. Ut mineur; = Bach Compendium 120a.
Cöthen (Koethener Fassung). 1720. Ré mineur; = Bach Compendium 120b

PARTITION AUTOGRAPHE = ORIGINALPARTITUR
Références données par Werner Neumann : P Kopenhagen Königliche Bibliothek (version de Weimar).Bach Compendium BC 120a.
P 1162. Berlin (copie ?). Avec la partie d’alto obligée.
Référence donnée par le site « bach.gwdg.de » : DK Kk C 1615 (mu 6701.0731). (Bach Compendium 120/a.). 18 pages 
: DB Mus.ms. Bach P 1162 (les deux versions, Coethen et Weimar). Copies ?
: RUS-SPlp Nr. 9789w. Version de Cöthen (Saint-Pétersbourg).

Sur le NET : Bibliothèque musicale Petrucci (IMSLP) = Partition autographe : Reproduction (scanné par DET Kongelige Bibliotek : Generosa (20 juillet 2007).
Couverture (genre cartonnée) avec étiquette : Joh. Seb. Bach | Cantata a voce sola…. ? Weyse (biffé) 5.t O :1824.16 pages (numérotées) de musique.
Première page, en tête : (C, I.615) Weyses Samling. A droite, manuscrit : Box. A 5.5016: Au bas, une étiquette imprimée, italique, Weyses Samling | DET KGL. BIBLIOTEK. A droite : m » 9404.2682  
Dernière page : annotation quasiment illisible : 1824, 5.t…O [?]… Johann Sebastian Bachs…Prof…Rob. Gard….+ Cachet rond Bibliotheca Regia.…Hayniensis, avec une couronne au centre.

BASSO [Jean-Sébastien Bach, volume 1, page 39] : « L’autographe de cette cantate fit partie de l’héritage de Carl Philipp Emanuel Bach dont le catalogue fut publié à Hambourg en 1790, par Gottlieb Friedrich Schniebes sous le titre « Verzeichniss des musikalischen Nachlasses des verstorbenen Cappelmeisters Carl Philipp Emanuel Bach ». La section contenant les œuvres de Jean-Sébastien Bach comprend 86 cantates sacrées et autres pièces vocales et instrumentales ».
CANTAGREL [Les cantates de J.-S. Bach, pages 832 à 838] : « La découverte de cette cantate au XXe siècle est due au musicologue danois Carl Adolf Martienssen, qui, en 1911, en a trouvé et identifié la partition autographe dans le fonds de la Bibliothèque royale de Copenhague. Elle a été publiée en 1913… On ignore apparemment comment ce manuscrit est parvenu au Danemark. Or, non seulement cette découverte enrichissait le patrimoine des cantates… mais elle permit d’identifier des parties instrumentales séparées dont on ignorait jusqu’alors la destination. Des différences notables apparaissant entre les divers éléments de matériel d’exécution et la partition autographe, il a fallu tenter de reconstituer l’historique assez complexe de cette œuvre…»
ISOYAMA : «…L’autographie de l’époque existe toujours mais, à partir des parties des exécutions ultérieures à Cöthen vers 1720 et à Leipzig le dimanche correspondant 1723, nous savons que la cantate fut révisée après sa création. C’est pourquoi elle est sortie en trois colonnes parallèle (montrant les différences entre les versions) dans le « Bach Handbook ».
SCHMIEDER : Bach P 1162 : Avec un fragment de la dernière aria (une feuille, 2 pages de musique), in 4°. Königlich Bibliothek, Signatur
Titre autographe en tête de la première page de la partition autographe : Cantata. a Voce Sola. Una Oboe. Due Violini. | Una Viola | e | Cont.
WOLFF : «…Les documents originaux presque intégralement conservés, témoignent des exécutions successives. Le titre de la partition, « Cantata a Voce Sola », spécifie le caractère soliste de cette pièce à huit voix, dans laquelle le compositeur traite avec une étonnante habileté les divers solos chantés ».

PARTIES SÉPARÉES = ORIGINALSTIMMEN
St 459 M. Staatsbibliothek zu Berlin Preußicher Kultur Besitz. Anciennement à la Marburg Staatsbibliothek (dépôt) puis Berlin-Dahlem = BB/SPK. Les dix-huit parties séparées.
Référence « bach.gwdg.de » = D B MUS.ms. Bach St 459, Faszikel 1, 2 et 3 (Versions de Weimar ; Cöthen et Leipzig. Copistes anonymes (J. Michael Schubart ? J. Lorenz ?) 
St. A 88. Archives de la Société des Amis de la musique (Vienne : Archiv der Gesellschaft der Musikfreunde = Awgm A 88).
SCHMIEDER : 18 parties séparées in 4° et in 8° avec la seule partie de ténor autographe.
HERZ : Filigrane « MK », période de Weimar.

COPIES : 18 et 19e siècles
« bach.gwdg.de » :
Copies perdues faites par W. Rust : versions de Weimar et de Cöthen
DK Kk C 1615 Weyses Samling (mu 9404.2682). Copiste : P. Groenland
Copies perdues des deux version de Weimar et Cöthen, attribuées à J. G. Walther (Breitkopf?

ÉDITIONS
SOCIÉTÉ BACH = BACH-GESELLSCHAFT (BG).
Pas de partition disponible dans le corpus des cantates d’église avant la parution du volume de la BGA Jg. XIII, 2 avec la révision « voix, orchestre et clavecin » du professeur Carl Adolf Martienssen en 1912.

NOUVELLE ÉDITION BACH = NEUE BACH AUSGABE (NBA).
KANTATEN SERIE I / BAND 20. KANTATEN ZUM 11 UND 12 SONNTAG NACH TRINITATIS.
Bärenreiter Verlag BA 5059. 1986.
BWV 199. Pages 3 à 54. Bl. 1r der autographen Partitur. Kopenhagen Königlich Bibliothek, Signatur : C, 1 615 P Kopenhagen (P 1162)
St 459. M, 1 st Wien.
Kritischer Bericht (commentaires). BA 5059 41. 1985. Klaus Hofmann : BWV 199.

AUTRES ÉDITIONS
BÄRENREITER classics. | Bach | Bärenrteiter Urtext.
Sämtliche Kantaten 8 | TP 1288. 2007.
Serie I. Band 20. Kantaten zur 11. und 12. Sonntag nach Trinitatis.
Herausgegeben : Klaus Hofmann.
BWV 199. Pages 1 à 22. Version de Weimar. Bärenreiter-Verlag. Kassel.1986.
BWV 199. Version de Leipzig. Pages 23 à 44.
Anhang 199. Weimar = BWV 199/6.
Kothen. Page 46, mouvements 6 et 8. Pages 50 à 54.
BCW. Uniquement la réduction chant et piano (ex BGA).
BREITKOPF & HÄRTEL. 2011 : Partition (révision de C. A. Martienssen. 40 pages) = PB 4699. Réduction voix et piano (20 pages) = EB 7199. Parties séparées (Vl. 1, 2, Vla., Vlc. Et Vents) = OB 4699.
CARUS. 2011. Pas de partition éditée ? Renvoi à l’enregistrement de Goltz, Gottfried von der (voir ci-après la discographie).
KALMUS STUDY SCORES. N° 859. Volume LV. New York 1968. Avec la cantate BWV 198.

NYS, Carl de : «…La cantate BWV 199 a été retrouvée à la veille de la première guerre mondiale par le professeur Martienssen dans la Bibliothèque royale de Copenhague. Cette découverte permit d’identifier ensuite des parties séparées conservées à Berlin ; dans cette liasse la partie vocale ne comportait pas de paroles. Il en ressort qu’à un moment donné Bach avait l’intention d’adopter cette partition à d’autres paroles, à une nouvelle destination. Nous savons d’ailleurs aujourd’hui que l’original date de 1714, donc de Weimar, mais que la version de Copenhague a sans doute été arrangée pour le 11e dimanche après la Trinité en 1723 ».


PÉRICOPE BWV 199


Onzième dimanche après la Trinité.
Épître : I Corinthiens 15, 1 à 10 [PBJ. 1704]. Paul. Le fait de la résurrection.
Évangile : Luc 18, 9 à 19 [PBJ. 1569]. La parabole du Pharisien et du Publicain : « Car tout homme qui s’élève sera abaissé, mais celui qui
s’abaisse sera élevé ».

MISSEL ROMAIN. Les lectures du 10e dimanche après la Pentecôte ne correspondent pas à celle lues dans EKG le 11e dimanche après la Trinité, sauf à l’Épître.
Épître : I Corinthiens 15, 1 à 10 [PBJ. 1704]. L’épître rappelle la grâce pascale à laquelle nous avons eu part.
Évangile : Marc 7, 31 à 37 [PBJ. 1515]. Guérison d’un sourd-bègue… « Ephphatha… ouvre-toi ». Renvoi à la cantate BWV 35/4.

EKG 11e dimanche après la Trinité).
Entrée : 1 Pierre 5, 5 [PBJ. 1785]. Dieu résiste aux orgueilleux mais c’est aux humbles qu’il donne sa grâce.
Psaume 113 [PBJ. 910]. Louange à Yahvé, Dieu des humbles.
Cantique EKG 195. Paraphrase du psaume 130 : « Aus Tiefer Not schrei ich zu dir ». Luther, 1524
Épître : I Corinthiens 15, 1 à 10 [PBJ. 1704].
Évangile : Luc 18, 9 à 14 [PBJ. 1569].
Pour la même occurrence, le 11e dimanche 1723, les cantates BWV 179 et BWV 199 (jouées le même jour ? et la cantate BWV 113 (20 août 1724).
Pour l’année 1725, pas de cantate connue. En 1726, le 11e dimanche tombe le 1er septembre et il semble que Bach ait fait jouer une cantate de Johann Ludwig Bach, (JLB 15), Durch sein Erkenntnist.
[Même occurrence, les cantates BWV 179 (8 août 1723 donné e concurremment avec BWV 199 ?) et BWV 113 (20 août 1724)].


TEXTE BWV 199

Mouvements 1 à 5 : L’auteur est Georg Christian Lehms 1684-1717), un texte tiré de son premier cycle de cantates Gottgefälliges Kirchen-Opffer in einem gantzen Jahr-Gange Andächtiger Betrachtungen über die gewöhnlichen Sonn-und Festtags-Texte publié à Darmstadt en 1711 daté de 1711. A Weimar, Bach lui empruntera le texte de la cantate BWV 54 pour alto solo) ; à Leipzig les cantates BWV 57, 151, 16, 32, 13, 170 pour alto solo, 35 pour alto solo et 110 auront des textes empruntés à ce poète mort à Darmstadt en mai 1717.
Les fac-similés du texte de Lehm (page de titre du recueil) et du texte sont reproduits dans l’ouvrage de Werner Neumann „Sämtliche von J. S. Bach vertonte Texte“ respectivement aux pages 256 et 260/261.

Mouvement 6 : Troisième strophe du choral Wo soll ich fliehen hin (en onze strophes de six vers chacune), de Johann Heermann (1675).
Ce choral constitue le texte (strophes 1 et 11) des mouvements 1 et 7 de la cantate au titre éponyme BWV 5, les autres strophes étant parodiées en partie.
La strophe 7 se retrouve dans la cantate BWV 89/6, la strophe 9 dans la cantate BWV 136/6 avec la même mélodie Wo soll ich fliehen hin. La strophe 11 est dans la cantate BWV 163/6. Renvoi à EKG 418
La mélodie du cantique Wo soll ich fliehen hin attribuée à Jacob Regnart se retrouve habituellement dans les cantates BWV 5, BWBV 89/6 et BWV 136/6, mais, dans la cantate BWV 199/6, c’est l’autre mélodie (similaire) du cantique Auf meinen lieben Gott de Caspar von Stieler qui est associée au texte de la troisième strophe du cantique de Johann Heermann.
L’attribution de la mélodie fait problème [voir James Lyon, page 96] : mélodie imprimée en 1627 dans le cantional de Johann Hermann Schein (1586-1630) [peut-être ce dernier, simplement éditeur, publie-t-il en fait la mélodie de Caspar von Stieler ?] où elle est associée au cantique de confiance Auf meinem lieben Gott trau ich in Angst und Not, attribué au prédicateur Sigmund Weingartner (vers 1630).
BASSO [Jean-Sébastien Bach, volume 1, pages 412, 415] : « selon Alfred Dürr, la cantate BWV 199 est de type Neumeister de la 1ère et de la seconde année, avec récitatifs et arias, sans versets bibliques ni chorals. Renvoi aux cantates BWV 54 et 152… le récitatif passe en tête dans les cantates 18, 155 et 199. [on pourrait ajouter la cantate BWV 134].
BOYER [Les mélodies de chorals dans les cantates de J.-S. Bach] : « Cette mélodie est identique à celle de « Auf meinen lieben Gott (MDC 10) attribuée à Johann Hermann Schein (1627) ». [ne s’agit-il pas plutôt Johann Hermann ?]
CANTAGREL [Les cantates de J.-S. Bach, pages 832 à 838] : « [le texte].. tout entier de commentaire personnel, à la première personne [renvoi possible au psautier] et dans le style nouveau du début du siècle [XVIIIe]… se borne à développer le sentiment de contrition du pécheur ».
LABIE [Le Visage du Christ dans la musique baroque, pages 122/123 et 125] : « On a attribué à Bach , avec insistance et parfois avec excès, une sorte de délectation qui s’emparerait de lui et de sa musique devant  le spectacle d’un Christ couvert de plaies et ruisselant de sang. On prend généralement pour témoin de ce goût morbide le titre, à dire vrai plutôt inquiétant, de la cantate BWV 199, Mein Herz schwimmt im Blut - Mon cœur nage dans le sang ». Sur ce point précis, on commet un contresens que devrait dissiper la lecture du texte. C’est dans son propre sang, et non dans le sang du Christ, que baigne le cœur coupable à qui le musicien donne la parole. Ce sang est celui de l’angoisse de l’homme et non celui qu’a versé le Rédempteur… le choral qui coupe la cantate [6] en son milieu est placé sous le signe du repentir le plus marqué. Il emprunte d’ailleurs sa mélodie à un cantique destiné à la pénitence et à la confession… Le texte que Bach place sous cette mélodie bien connue apporte immédiatement une première réponse tout aussi évidente : « Dans tes blessures, j’ai, toujours trouvé mon salut ». Constatation que la soprano reprend immédiatement dans un récitatif [7] : « Je m’étends dans ses plaies comme à l’abri du roc ». C ‘est seulement ainsi que nous retrouvons l’image des plaies du Christ, qui apparaissent moins comme des sources de sang que comme des refuges de salut…» … [page 130] : « Le sang dans lequel patauge le cœur du pécheur de la cantate BWV 199… ne coule pas des plaies du Christ. C’est un sang noir et malsain, un breuvage de condamnation, comparable à ce vin de la colère », ce « vin de prostitution » dont parle l’Apocalypse, 16, 19 [PBJ. 1812] et 17, 2 [PBJ. 1813].
[Sur ce sujet pourra être évoqué le duo de la cantate BWV 136/5, manière de confirmation : Seul celui qui aura trouvé le chemin des plaies de Jésus, du grand fleuve rempli de sang sera par là purifié ».
NYS, Carl de : «…Le livret est peut-être de Bach lui-même. Son texte commente la parabole du pharisien et du publicain (saint Luc 18). Bach n’a pas exploité l’opposition traditionnelle du faux dévot et du pécheur humblement repentant ». 

WOLFF : «…Le livret, dû à la plume de Georg Christian Lehms [Recueil Gottgefâlliges Kirchen-Opfer publié à Darmstadt en 1711] est destiné à l’office pour le onzième dimanche après la Trinité. Le lien avec l’Évangile du jour étant lâche, on est tout fait en droit de penser que Bach conçut également cette cantate pour une autre date liturgique ou non - occasion particulière que l’on ignore…»


GÉNÉRALITÉS BWV 199

BOMBA : « Cette pièce est une “cantata” au sens strict du terme - écrite pour voix chanté avec accompagnement instrumental ».
BOYER [Les cantates sacrées de Jean-Sébastien Bach, page 323] : « Cantate solo…. BWV 199, avec son dramatisme initial, est un bijou qui ne sera guère égalé. Graupner (1683-1760) a écrit une courte cantate sur le même texte dans les années 1711 [1712] mais l’œuvre est de peu de portée… l’une des premières cantates solistes de Bach ».
[Les mélodies de chorals dans les cantates de J.-S. Bach, pages 357 à 363] : «…La structure alternée des récits et des arias à peine coupé en n° 6 par la mélodie de choral qu’il faut considérer comme une véritable aria, fait passer lentement l’âme de la profonde tristesse à la joie la plus folle puisque la cantate se termine en n° 8 par une aria sur un rythme de gigue ».
CANTAGREL [Les cantates de J.-S. Bach, pages 832 à 838] : «En l’absence de chœur, cette œuvre marque une nouvelle étape dans l’évolution du compositeur [Bach] en direction du style de l’opéra, puisque pour la première fois il destine son œuvre à une unique voix soliste, un soprano soutenu par les cordes et le continuo avec un hautbois. C’est donc une cantate au sens strict du terme, à l’italienne… intitulée Cantata a Voce Sola…»
MACIA [Tout Bach, pages 260/261] : «…S’agissant d’un monologue, Bach le réserve à une seule voix, celle de soprano [l’âme] assurée à l’époque [XVIIIe siècle] par un jeune garçon…» 
NYS, Carl de : «…Cantate en deux parties encadrant l’homélie, le fidèle -dans l’unique voix de soprano chantant d’un bout à l’autre - se tient en quelque sorte à coté du publicain, implore le pardon et reçoit les richesses surabondantes de la grâce. La succession des mouvements est constituée par l’alternance invariable des arias et des récitatifs…»
WOLFF : «…Les grandes arias adoptent des mesures différentes (4/4, 3/4, 12/8) et le tempo se faisant de plus en plus vite (n° 2 : Adagio ; n° 4 et 6 : Andante ; n° 8 : Allegro), on note que Bach a souhaité déployer un vaste éventail expressif…»


DISTRIBUTION BWV 199

Weimar : Oboe. | Violino I. | Violino II. | Viola. | Soprano. | Continuo /Violoncello. / Violone. / Organo.
Leipzig : Oboe. | Violino I. | Violino II. | Violoncello piccolo | Soprano. | Continuo /Violoncello. / Violone. / Organo.
Anhang BWV 199. I] Zweiter Weimar Fassung. | Oboe. | Violino I. | Violino II. | Viola. | Violoncello obbligato. | Soprano. | Continuo.
Anhang BWV 199. II] Köthtener Fassung. | Oboe; | Violino I. | Violino II. | Viola da gamba. | Soprano. | Continuo.

NEUMANN. Solo : Soprano. – Oboe ; Streicher ; B.c. (+ fagott)
SCHMIEDER. Solo : Sopran. Instrumente : Oboe ; Viol. I, II ; Vla. ; Fagotto ; Violon ; Continuo.
SUZUKI : « Le matériel original de cette cantate présente une sorte de complexité. Les sources majeures sont une partition et des parties que l’on croit être celle du compositeur mais ces parties,, qui furent utilisées après la ,première à Weimar, à tout le moins pour d’autres exécutions au cours des périodes de Cöthen et de Leipzig, semblent indiquer qu’il est fort probable qu’il y est eu une seconde exécution de la cantate à Weimar.. Cette possibilité émerge de l’existence, parmi les parties de Weimar mais sans leur appartenir, d’une partie de la main de Bach pour Violoncello e Hautbois. On croit que ce matériel fut écrit pour un instrumentiste compétent au violoncelle comme au hautbois et il renferme des parties de continuo pour violoncelle pour les premier,, troisième, quatrième, cinquième et septième mouvements, et des parties de hautbois pour les second et huitième. Le sixième mouvement est une partie obbligato sans aucune spécification d’instrument quoique la clef utilisée soit celle de l’alto…»
WOLFF : «…Au sein de l’instrumentation se distinguent le hautbois et l’alto, chacun ayant une importante partie obligée (n° 2 et 6)…»


APERÇU BWV 199

1] REZITATIV SOPRAN. BWV 199/1.
MEIN HERZE SCHWIMMT IM BLUT, / WEIL MICH DER SÜNDEN BRUT / IN GOTTES HEILGEN AUGEN / ZUM UNGEHEUER MACHT. / UND MEIN GEWISSEN FÜHLET PEIN, / WEIL MIR DIE SÜNDEN NICHTS / ALS HÖLLENHENKER SEIN. [R. Wustmann : variante : „sind“] / VERHAßTE LASTERNACHT ! / DU, DU ALLEIN / HAST MICH IN SOLCHE NOT GEBRACHT ! / UND DU, DU BÖSER ADAMSSAMEN. / RAUBST MEINER SEELE ALLE RUH / UND SCHLIEßEST IHR DEN HIMMEL ZU ! / ACH ! UNERHÖRTER SCHMERZ ! / MEIN AUGEDORRTES HERZ / WILL FERNER MEHR KEIN TROST BEFEUCHTEN , / UND ICH MUß MICH VOR DEM VERSTECKEN, / VOR DEM DIE ENGEL SELBST IHR ANGESICHT VERDECKEN.

Mon cœur baigne dans le sang / parce que mes méprisables péchés / aux yeux sacrés de Dieu / on fait un monstre de moi. / Et ma conscience souffre / parce que les péchés ne sont que des bourreaux de l’enfer. / Maudite nuit remplie de vices ! / Toi, toi seule, / tu m’as plongé dans une telle détresse, / et toi, pernicieuse semence d’Adam, / tu dérobes toute paix à mon âme / et lui verrouilles la porte des cieux ! / Hélas ! Quelle douleur inouïe ! / Mon cœur desséché / qu’aucune consolation ne désaltèrera / et je dois me cacher de celui / devant lequel mêmes les anges dissimulent leur visage.

Ut mineur (c moll) → ut mineur (c moll), 22 mesures, C
BGA. Jg. XIII2. Bärenreiter-Verlag (TP 1288). 1986. Version de Weimar (Erstfassung). Page 3 | RECITATIVO | Violino I. | Violino II. | Viola. | Soprano. | Fagotto / Violoncello. / Violone. / Organo.
Version de Leipzig (Leipziger Fassung). Pages 25 à 27 | RECITATIVO | Violino I. | Violino II. | Viola. | Soprano. | Continuo (organo, Fagotto, Violoncello, Violone.)
NEUMANN. Rezitativ. Accompagnato Secco. Streicher (cordes). B.c. (+ fagott). Sopran.

BOMBA : « Le récitatif d’ouverture -comme la plupart des récitatifs de cette cantate - est soutenu par les cordes. Bach souligne ainsi le texte chargé d’émotion qui parle de péchés, de vices et de douleurs. Les mots clés -soupirs muets, plaintes étouffées » qui marquent le début de l’air, annonce un lamento pour hautbois… »
CANTAGREL [Les cantates de J.-S. Bach, pages 832 à 838] : « l’œuvre s’ouvre résolument en un ut mineur torturé » (ton de chœur = Chorton). Récit véhément, abondant en quintes et septièmes diminuées ».
MACIA [Tout Bach, pages 260/261] : «…de façon atypique, la cantate commence par un long récitatif accompagné par les cordes où le pécheur confie qu’il est devenu « un monstre aux yeux de Dieu ».


2] ARIE SOPRAN. BWV 199/2
STUMME SEUFZER, STILLE KLAGEN, / IHR MÖGT MEINE SCHMERZEN SAGEN, / WEIL DER MUND GESCHLOSSEN IST. | UND IHR NASSEN TRÄNENQUELLEN / KÖNNT EIN SICHRES ZEUGNUS STELLEN / WIE MEIN SÜNDLICH HERZ GEBÜßT. |
Recitativo : MEIN HERZ IST ITZT EIN TRÄNENBRUNN, / DIE AUGEN HEIßE QUELLEN. / ACH GOTT ! WER WIRD DICH DOCH ZUFRIEDENSTELLEN ?

Soupirs muets, plaintes étouffées, / à vous d’exprimer ma douleur, / car ma bouche reste fermée. / Et vous, sources nourries par mes larmes, / vous aurez témoigner / du repentir de mon cœur qui a péché. - Mon cœur est à présent une fontaine de larmes, / mes yeux des sources brûlantes. / Hélas, mon Dieu, qui saura te donner satisfaction ?

Ut mineur (c moll), 73 mesures, C
BGA. Jg. XIII2. Bärenreiter-Verlag (TP 1288). 1986. Version de Weimar (Erstfassung). Pages 5 à 8 | ARIA. | Marqué „Adagio“. | Oboe. | Soprano. | Fagotto / Violoncello. / Violone. / Organo.
Version de Leipzig (Leipziger Fassung). Pages 27 à 30 | ARIA. | Marqué „Adagio“. | Oboe solo. | Soprano. | Continuo (organo, Fagotto, Violoncello, Violone.)
NEUMANN. Triosatz. Oboe, Sopran, B.c. Da capo (mesure 39 = secco partie médiane). + Da capo.

CANTAGREL [Les cantates de J.-S. Bach, pages 832 à 838] : «… En ut mineur, la ritournelle intensément expressive du hautbois sur le seul continuo exhale une plainte bouleversante, avant que le soprano ne chante « Muets soupirs, plaintes silencieuses »… l’air un trio adagio en ut mineur abonde en figure caractéristiques de l’expression de la douleur, croches liées par deux, motifs de soupirs, etc. Structures ABCA…»
ISOYAMA : «…l’aria (adagio, do mineur) commence par une ravissante ritournelle introductive pour hautbois que domine la structure da capo du mouvement. La ligne mélodique prend une nouvelle direction qui, selon Dürr, symbolise le désespoir devant la découverte qu’il n’y a pas d’issue. A la fin de la section du milieu, la phrase descendante sur « Mein Herz ist jetzt ein Tränenbrunn, die Augen heiß Quellen » adopte un style de récitatif.
MACIA [Tout Bach, pages 260/261] : «…admirable lamento, où le soprano dialogue avec la mélopée du hautbois solo, en ut mineur… il faut noter que, dans ce morceau da capo, la reprise de la première partie est précédée de quelques mesures déclamées en récitatif sur les mots « mon cœur n’est qu’une fontaine de larmes ».
ROMIJN : «…un moment d’une divine lenteur élégiaque… le hautbois se voit confier d’innombrables ornements et motifs de « soupir » destinés à souligner le texte « stumme Seufzer stille Klagen ».


3] REZITATIV SOPRAN. BWV 199/3 [3 et 4 enchaînés]
DOCH GOTT MUß MIR GNÄDIG [R. Wustmann : variante : « ja gnädig »] SEIN, / WEIL ICH DAS HAUPT MIT ASCHE, / DAS ANGESICHT MIT TRÄNEN WASCHE, / MEIN HERZ IN REU UND LEID ZERSCHLAGE / UND VOLLER WEHMUT SAGE : / GOTT SEI MIR SÜNDER GNÄDIG ! | ACH JA ! SEIN HERZE BRICHT, / UND MEINE SEELE SPRICHT : /

Pourtant Dieu se montre indulgent envers moi / parce que je lave ma tête dans la cendre, / le visage dans les larmes, / que mon cœur se brise sous le repentir et la douleur / et s’écrie en proie à la mélancolie : / Dieu, fais grâce au pécheur que je suis ! / Eh bien, son cœur se brise / et mon âme dit : /

Allusion [?] à l’évangile du jour avec les mots « Dieu, fais grâce au pécheur que je suis ! »

Si bémol majeur (B) → Si bémol majeur (B), 12 mesures, C
BGA. Jg. XIII2. Bärenreiter-Verlag (TP 1288). 1986. Version de Weimar (Erstfassung). Page 9 | RECITATIVO. | Violino I. | Violino II. | Viola. | Soprano. | Fagotto / Violoncello. / Violone. / Organo.
Version de Leipzig (Leipziger Fassung). Page 31 | RECITATIVO. | Violino I. | Violino II. | Soprano. | Continuo (organo, Fagotto, Violoncello, Violone).
NEUMANN. Secco et développement arioso (Streicher, B. c. (+ fagott), Sopran.

CANTAGREL [Les cantates de J.-S. Bach, pages 832 à 838] : «L’accent est mis sur l’imploration du chrétien avec le large accord arpégé descendant sur « Gott sei mit mir gnädig ».


4] ARIE SOPRAN. BWV 199/4 *
TIEF GEBÜCKT UND VOLLER REUE / LIEG ICH, LIEBSTER GOTT, VOR DIR. | ICH BEKENNE MEINE SCHULD, / ABER HABE DOCH GEDULD, / HABE DOCH GEDULD MIT MIR !

Plein de repentir et bien bas, / je me prosterne devant toi, ô Dieu très cher. | Je confesse ma faute, / mais garde patience, / sois encore indulgent avec moi !

Mi bémol majeur (Es), 235 mesures, 3/4
BGA. Jg. XIII2. Bärenreiter-Verlag (TP 1288). 1986. Version de Weimar (Erstfassung). Pages 10 à 15 | ARIA. | Marqué „Andante“. | Violino I. | Violino II. | Viola. | Soprano. | Fagotto / Violoncello. / Violone. / Organo.
Version de Leipzig (Leipziger Fassung). Pages 32 à 37 | ARIA. | Marqué „Andante“. | Violino I. | Violino II. | Viola. | Soprano. | Continuo (organo, Fagotto, Violoncello, Violone).
NEUMANN. Streicher, B.c. (+ fagott), Sopran. Adagio à la mesure 137 et Da capo.

BOMBA : «…des mouvements ascendants et descendants dans le continuo illustrent la prosternation devant Dieu…»
CANTAGREL [Les cantates de J.-S. Bach, pages 832 à 838] : «…air da capo confié aux cordes, qui enveloppent la voix sur un mode plus chaleureux… la ligne chantée s’infléchit de figuralismes expressifs avec beaucoup de délicatesse. La section médiane de l’air répète maintes fois le mot Geduld. Et alors que l’air est un généreux andante, un soudain adagio, avant la reprise de la première section en da capo, laisse le soprano répéter, éploré, son imploration sur le même mot ».
HÄFNER : Dans cette notice « Le cycle annuel de cantates de Picander » et dans le texte de ce mouvement, l’auteur pressent des similitudes avec le style de Picander.
ISOYAMA : «…Le caractère du vif accompagnement de l’aria aux cordes…rappelle presque la plume d’Haendel. Cette aria adopte elle aussi la forme da capo et une section adagio est suivie immédiatement du retour du début ».
MACIA [Tout Bach, pages 260/261] : «…aria plus apaisée, très handélienne de style… les phrases des violons semblent décrire par leurs courbes l’action de se prosterner, tandis que d’impressionnants adagios encadrent la partie centrale ».


5] REZITATIV SOPRAN. BWV 199/5
AUF DIESE SCHMERZENSREU. / FÄLLT MIR ALSDENN DIES TROSTWORT BEI :

Devant ce douloureux repentir, / me reviennent ces paroles de consolation :

Ut mineur (c moll) → sol mineur (g moll), 3 mesures, C
BGA. Jg. XIII2 . Bärenreiter-Verlag (TP 1288). 1986. Version de Weimar (Erstfassung). Page16 | RECITATIVO. | Soprano. | Violoncello. / Violone. / | Organo.
Version de Leipzig (Leipziger Fassung). Page 38 | RECITATIVO. | Soprano. | Continuo (organo, Fagotto, Violoncello, Violone).
NEUMANN. Secco. Sopran. [Récitatif particulièrement bref !]


6] CHORALBEARBEITUNG SOPRAN. BWV 199/6
ICH, DEIN BETRÜBTES KIND, / WERF ALLE MEINE SÜND. / SO VIEL IHR’ IN MIR STECKEN / UND MICH SO HEFTIG SCHRECKEN, / IN DEINE TIEFEN WUNDEN, / DA ICH STETS HEIL GEFUNDEN.

Moi, ton enfant affligé, / jette tous mes péchés, / aussi nombreux en mon sein / et aussi effrayants soient-ils, / dans tes profondes plaies, / car c’est là que j’ai toujours trouvé le salut.

Troisième strophe du choral Wo soll ich fliehen hin (en onze strophes de six vers chacune), de Johann Heermann (1630).

Fa majeur (F), 25 mesures, C
BGA. Jg. XIII2. Bärenreiter-Verlag (TP 1288). 1986. Version de Weimar (Erstfassung). Pages 16/17 | CORALE. | Viola obbligato. | Soprano. | Violoncello. / Violone. / Organo.
Version de Leipzig (Leipziger Fassung). Pages 38 à 40 | CORALE. | „Andante“. | Violoncello piccolo solo. | Soprano. | Continuo (organo, Fagotto, Violoncello, Violone).
Anhang I (zweite Weimar Fassung) : Violoncello. | Soprano. | Continuo. / Organo.
Anhang II (Köthener Fassung) : Viola da gamba. | Soprano. | Continuo.
NEUMANN. Triosatz. Bratsche (Viola da gamba), Sopran (C.f), B.c. Mélodie : « Wo soll ich fliehen hin ». Johann Heermann (1630).

BASSO [Jean-Sébastien Bach, volume 1, page 418] : «…élaboration du choral dans un conteste de solos avec les cantates BWV 12/6, BWV 31/8, BWV 161/1…»… [page 436] : « le n° 6 confie à la voix soliste le soin de chanter la mélodie du choral de Johann Heermann (1630)… une figuration obligée de la viole (remplacée dans la version de Leipzig par un violoncelle piccolo) sert de contrepoint au cantus avec d’aériennes broderies ».
BOMBA : «…mouvement arrangé à partir d’un choral, l’alto seul -fait plutôt rare chez Bach - paraphrase l’ensemble de la mélodie du chœur ».
BOYER [Les cantates sacrées de Jean-Sébastien Bach, page 323] : « Choral solo avec viole de gambe et bc. Mélodie de choral (MDC) 113 de type VI ».
[Les mélodies de chorals dans les cantates de J.-S. Bach, pages 73/74] : «Le choral [de type VI] confié à un soliste peut surprendre notre entendement moderne, car l’histoire même du cantique spirituel nous rappelle que celui-ci était à l’origine destiné à l’assemblée des fidèles selon les volontés mêmes des Réformateurs [principalement Martin Luther]. La mélodie de choral ou cantus firmus s’est longtemps glissée à l’intérieur même d’une trame polyphonique et constituait la « teneur liturgique ». … Ce n’est que progressivement que la mélodie de choral trouva sa place habituelle au superius, à la fois pour des raisons d’ordre pratique (l’oreille saisissant mieux une mélodie dans l’aigu)…sur le plan dialectique, il est également nécessaire de considérer que, selon les paroles portées par le cantique, l’usage du chœur puisse paraître illogique si le texte s’exprime à la première personne du singulier. Or le courant piétiste qui débordait la vieille tradition « ecclésiale » (au sens étymologique d’assemblée) tendait à faire de la relation Dieu-homme une affaire strictement individuelle. Ce sentiment est fortement présent dans l’œuvre de Bach puisque dix-huit cantates et quatre mélodies de choral commencent par une affirmation personnelle très nette, première personne du singulier (Ich = je)…»
[pages 357 à 363] : «…Mélodie de choral (MDC) 113 de type VI…(choral soliste) …en réalité un trio, soprano, cordes et basse continue. Ce merveilleux morceau « recueilli » est en vérité une aria peu ornée dans la claire tonalité de fa majeur. Vingt-cinq courtes mesures…»
CANTAGREL [Les cantates de J.-S. Bach, pages 832 à 838] : «…la principale différence [entre les 4 versions possibles] réside dans le choix de l’instrument concertant accompagnant le choral : alto solo à l’origine [Weimar], violoncelle remplaçant l’alto dans la variante II (de Weimar) dont la partie est amplifiée d’une ornementation… Variante de Coethen (III) : L’instrument est cette fois la viole de gambe, air noté en sol majeur au lieu de fa majeur. Version IV. Leipzig : L’instrument est cette fois le violoncello picolo, et à nouveau dans la version ornée ».… Cœur expressif et théologique de la cantate… lançant sa ritournelle sur l’incipit du cantique en diminution, l’instrument soliste ne va cesser, de sa voix chaleureuse et persuasive, d’entourer amoureusement d’une infinie sollicitude le chant du soprano…» 
ISOYAMA : «…la mélodie du choral chanté par le soprano est ornée au moyen d’un alto obligé donné au violoncello piccolo lors de l’exécution de Leipzig…»
LEMAÎTRE : « La strophe… portée par le soprano s’entoure des guirlandes d’un violon alto obligé. Cet instrument qui, lors d’une reprise à Leipzig, fut détrôné par un violoncelle piccolo, peut également céder la place, selon les interprètes à une viole de gambe ou à un violoncelle ».
MACIA [Tout Bach, pages 260/261] : «…chant en valeurs longues par la soprano entourée des volutes de l’alto solo
NYS, Carl de : «…Cette aria accompagnée par la viole (= alto) soliste, qui est la charnière spirituelle de l’œuvre ; le texte est constitué par la troisième strophe du choral de Johann Heermann « Wo soll ich fliehen in » - on y passe du poids du péché à la joie de la miséricorde divine par la pénitence. Détail qui montre la précision du langage symbolique de Bach : la mélodie du choral est exposée sept fois par l’alto, allusion aux sept psaumes de la pénitence ».
WOLFF : «…la partie de viole obligée (version originale) fut confiée au violoncelle (Weimar) puis à la viole de gambe (Köthen vers 1720) ou encore au violoncelle piccolo [Leipzig] ».


 7] REZITATIV SOPRAN. BWV 199/7
ICH LEGE MICH IN DIESE WUNDEN: / ALS IN DEN RECHTEN FELSENSTEIN ; / DIE SOLLEN MEINE RUHSTATT SEIN. / IN DIESE WILL ICH MICH IM GLAUBEN SCHWINGEN / UND DRAUF VERGNÜGT UND FRÖHLICH SINGEN:

Je m’allonge dans ces plaies / comme dans un roc confortable ; Qu’elles soient ma dernière demeure. / Je veux y vibrer dans la foi / et puis chanter heureux et gaiement:

Mi bémol majeur (Es) → Si bémol majeur (B), 11 mesures, C
BGA. Jg. XIII2. Bärenreiter-Verlag (TP 1288). 1986. Version de Weimar (Erstfassung). Page 18 | RECITATIVO. | Violino I. | Violino II. | Viola. | Soprano. | Violoncello. / Violone. / Organo.
Version de Leipzig (Leipziger Fassung). Page 40 | Violino I. | Violino II. | Viola. | Soprano. | Continuo (organo, Fagotto, Violoncello, Violone).
Anhang II (Köthener Fassung) : Violino I. | Violino II. | Viola. | Soprano. | Continuo. / Viola da gamba.
NEUMANN. Accompagnato. Secco. + Arioso (Cordes, B.c. (+ fagott). Sopran.

CANTAGREL [Les cantates de J.-S. Bach, pages 832 à 838] : « Ce récitatif est davantage un arioso ; s’achevant par une longue vocalise de jubilation sur le mot « fröhlich heureux ».
ROMIJN : «…un moment de bravoure dans le registre colorature…»


8] ARIE. SOPRAN. BWV 199/8
WIE FREUDIG IST MEIN HERZ, / DA GOTT VERSÖHNET IST | UND MIR AUF REU UND LEID / NICHT MEHR DIE SELIGKEIT / NOCH AUCH SEIN HERZ VERSCHLIEßT.

Comme mon cœur est joyeux, / car Dieu est réconcilié / et après le repentir et la peine, / Il ne ferme plus les accès au salut / ni ceux de son cœur.
Si bémol majeur (B), 47 mesures, 12/8.
BG. Jg. XIII2. Bärenreiter-Verlag (TP 1288). 1986. Version de Weimar (Erstfassung). Pages 19 à 22 | Marqué : « Allegro ». | Oboe. | Violino I. | Violino II. | Viola. [ Soprano. | Fagotto / Violoncello. / Violone. / Organo.
Version de Leipzig (Leipziger Fassung). Pages 41 à 44 | Marqué „Allegro“. | Oboe. | Violino I. | Violino II. | Viola. | Soprano. | | Continuo (organo, Fagotto, Violoncello, Violone).
Anhang II (Köthener Fassung) : Oboe. | Violino I. | Violino II. | Viola. | Viola da gamba.| Soprano.| Continuo.
NEUMANN. Ensemble instrumental. Soprano. + Da capo. Caractère de gigue.

BASSO [Jean-Sébastien Bach, volume 1, page 436] : « rythme de gigue…»
CANTAGREL [Les cantates de J.-S. Bach, pages 832 à 838] : «Variante de Coethen (III) : Aria… d’une texture allégée, la partie de violon II est confiée à l’alto, et la viole de gambe double quasiment la partie de basse continue »… bref allegro en mouvement de gigue…. Le soprano répond au hautbois en une danse mystique du chrétien, d’allure franche et décidée, aux relents quasi populaires…».
ISOYAMA : «…Dürr suggère que si ce mouvement était arrangé pour instruments à vent seulement, il pourrait être le final d’une suite ».
MACIA [Tout Bach, pages 260/261] : «…joie totalement présente… aria accompagnée par tout l’orchestre avec un trépidant hautbois solo sur un rythme de gigue…»


BIBLIOGRAPHIE BWV 199

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Commentaires
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CROUCH, Simon : Notice 1996 & 1998.
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MINCHAM, Julian: The Cantatas of Johann Sebastian Bach, chapitre 14. 2010.
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ANDERS, Nele : Notice de l’enregistrement Teldec Das Kantatenwerk, volume 45. 1989
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BOMBA, Andreas : Notice de l’enregistrement Hänssler / Rilling / edition bachakademie, volume 60. 2000
BOYER, Henri: Les cantates sacrées de Jean-Sébastien Bach. L’Harmattan 2002. Pages 322/323
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Breitkopf n° 10 : 371 Vierstimmige Choragesänge. C. Ph. E. Bach – KJ. Ph. Kirnberger (sans date). N° 330 ou 331 (25, 27, 281)
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Voir Teldec, volume 6
CANTAGREL, Gilles : Les cantates de J.-S. Bach. Fayard. 2010. Pages 832 à 838
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Renvoi aux chorals BWV 646 (Schübler, n°2) et 694 (Recueil Kirnberger).
COLLECTIF : Tout Bach. Ouvrage publié sous la direction de Bertrand Dermoncourt. Robert Laffont – Bouquins. Novembre 2009
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Dans les références bibliques, apparaît sous l’abréviation « EKG ».
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SPITTA, Philipp : L’auteur n’a pas eu connaissance de cette cantate.
SUZUKI, Masaaki : Notes de son enregistrement, CD BIS, volume 4. 1996 TELLART, Roger : Critique de l’enregistrement Teldec. Das Kantatenwerk, volume 45). Revue Diapason, février 1990 VENTURINI, Philippe : Critique version Von der Goltz. Revue Diapason, mai 2001
WHITTAKER, W. Gillies : The Cantatas of Johann Sebastian Bach. Sacred & Secular Oxford U.P. 1959-1985. Cantate non citée.
WOLFF, Christoph : Notice de l’enregistrement de Ton Koopman. 1995
*WOLFFHEIM, Werner : Eine ungedruckte Solo-Kantate Joh. Seb. Bachs (BWV 199), in BJ 1911, pages 1 à 22
WORBS, Hans Christoph : Notice de l‘enregistrement de Max Pommer. 1988
WUSTMANN, Rudolf : J. S. Bachs geistliche und weltliche Kantatentexte. Breitkopf & Härtel 1967. Pages 203/204
ZWANG, Philippe et Gérard : Guide pratique des cantates de Bach. R. Laffont 1982. ZK 15, pages 66/67
Réédition révisée et augmentée. L’Harmattan 2005


DISCOGRAPHIE BWV 199

BACH CANTATAS WEBSITE : Discographie établie par Aryeh Oron. Elle est ici proposée sous une forme sensiblement allégée avec, parfois, quelques précisions relatives aux références et aux dates. Les numéros 1] et suivants indiquent l’ordre chronologique de parution des enregistrements. Compilation de 40 enregistrement (Aryeh Oron = juin 2000 – janvier 2011) + 6 mouvements individuels (septembre 2000 – juillet 2006).
Exemples musicaux. Aryeh Oron (janvier 2003 – mars 2005).

33] BERGMANN, Hans. Ensemble Musica Poetica Freiburg. Soprano : Andrea Hornung-Boesen. Église Saint-Pierre, Blansingen. Bade-
Wurttemberg (D), août 2001. Durée : 22’31
CD Hänssler Classic 98.408. Avec des œuvres de Graupner, Heiniche, Kauffmann, etc.
40] BICKET, Harry. The English Concert. Soprano : Elisabeth Watts. Janvier 2010. Durée : 24‘26
CD Harmonia Mundi. HMU 807550. 2011. Avec la cantate BWV 51 et des airs de soprano tirés des cantates BWV 31, 57, 84 et 105
19] BREMBECK, Christian. Capella Istropolitana. Soprano : Frederike Wagner. Tchécoslovaquie. Mars et mai 1991. Durée 22‘14
CD Naxos 8.550431. 1991. Avec les cantates BWV 202 et 209
9] BOSSE, Gerhard. Bach-Orchester des Gewandhaus zu Leipzig. Soprano : Adele Stolte. Juin 1974. Durée : 25’53
Disque Eurodisc Ariola 80.615. 1971. Avec la cantate BWV 209. Reprise CD Berlin Classics/Eterna 0031762 DC. 2005.
Avec les cantates BWV 51 et 202
13] CONTINO, Fiora. Aspen Chamber Symphony. Soprano : Jan De Gaetani. Aspen (Colorado) USA. Été 1977.
Aspen Music Festival. Archiv Recording. Coffret de deux CD
] BREMBECK, Christian. Naxos 8550431 1992. Durée : 22’14. Avec les cantates BWV 202 et 209
21] COIN. Ensemble Baroque de Limoges. Soprano : Barbara Schlick. Ponitz Kirche. Thuringe (D). Mai 1994. Durée : 21’04
Coffret CD Audivis Astrée E 8544. 1995. Reprises CD Astrée Audivis 8597. 1998 Avec les cantates BWV 85, 183 et 175
2] DART, Thurston. Philarmonia Orchestra. Soprano : Elisabeth Schwarzkopf. Londres (GB). 24 mai 1958. Durée : 22’51
Disque EMI et reprise CD (ex EMI UK) Testament SBT 1178. 2000. Avec Mozart (Air de concert KV 505).
3] DART, Thurston. Philarmonia Orchestra. Soprano : Elisabeth Schwarzkopf. Londres (GB). 26 mai 1958
CD EMI Classics. Art. Coffret de deux CD. Avec les cantates BWV 51 et 202 et des extraits des cantates BWV 68 et 208
16] DEBART, Dominique. Ensemble instrumental de basse Normandie. Soprano : Teresa Zylis-Gara. Miramas (F), 3 et 5 octobre 1986
Durée : 21’54. CD Rodolphe Productions / Harmonia Mundi. RPC-32479. 1987. Avec les cantates BWV 82a et 202
37] FLORILEGIUM. Soprano : Johannette Zomer. Deventer (HL). 26-28 septembre 2005. Durée : 24’26
CD Channel Classics SA23807. 2005. Avec la cantate BWV 82a la Suite BWV 1067 et un extrait [1] de la cantate BWV 146
30] GARDINER. Monteverdi choir. Soprano : Magdalena Kozena. Bach Cantata Pilgrimage. 2000. Cathédrale Saint David.
Pembrokeshire. Wales (GB). Durée : 25’02. CD Archiv 463591-2. 2000. Avec les cantates BWV 113 et 179
31] GARDINER. Monteverdi Choir / English Baroque Soloists. Soprano : Magdalena Kozena. Durée : 24 ‘16
Opus Arte BBC Wales. 2000. DVD OA 816 D. Bach Cantata Pilgrimage. Mêmes lieu et date d’enregistrement que ci-dessus [30].
Avec les cantates BWV 179 et 113
28] GOLTZ, Gottfried von der. Freiburger Barockorchester. Soprano : Emma Kirkby. Cologne (D), 30 mars – 2 avril 1999. Durée : 25’23
CD Carus 83.302. 1999. Avec la cantate BWV 82 et le concerto BWV 1060
36] ENSEMBLE SEICENTO. Soprano : Doris Hagel. Chapelle du château de Weilburg an der Lahn. Hesse (D).
6 et 8 octobre 2002. Durée : 24’42. CD Profil/Edition Günter Hänssler PH-04039. 2004. Avec la cantate BWV 51 et extraits BWV 249
39] HAÏM. Le Concert d’Astrée. Soprano : Nathalie Dessay. Notre-Dame du Liban. Paris (F). Novembre 2008. Durée : 22’52
CD Virgin Classics 50999 5193145 2 1. 2008. Avec les cantates BWV 51 et 82a. En plus un DVD de 52’ sur l’enregistrement.
32] HIGBEE, Dale. Carolina Baroque. Soprano : Teresa Radomski. Live Salisbury, North Carolina (USA), dimanche 25 mars 2001.
Durée : 23’22. Coffret de deux CD Carolina Baroque 109. Avec la cantate BWV 84 et des concertos de Bach.
18] HARNONCOURT (volume 45). Tölzer Knabenchor. Concentus Musicus Wien. Soprano : Barbara Bonney.
Enregistré en 1987-19881989. Version 1723. Durée 23’42
Disque Teldec 244 194-1. Das Kantatenwerk (volume 45)
Le dernier volume de l’intégrale Teldec. Peu ou pas distribué en France, en concurrence directe avec le CD parut simultanément. 1989
CD Teldec 4509-91764 2. Das Kantatenwerk - Sacred Cantatas. Volume 10. Coffret de six CD avec les cantates BWV 183 à 200
CD Teldec 2292-44194-2 244194-2 ZL. Das Kantatenwerk, volume 45. 1989
Reprise Bach 2000. Teldec, volume 4. Coffret , 15 CD Teldec. Sept. 1999. Cantates BWV 150-159. BWV 161-188. BWV 192 et 194-199
Reprise CD Warner Classics 8573-81150-5. Intégrale en CD séparés. Volume 60. 2007
4] HEINTZE, Hans. Bremer Bach-Orchester. Soprano : Adele Stolte. 1961
Disque Cantate 651207. 196. Avec la cantate BWV 189 (Diethard Hellmann).
20] HUGGETT, Monica. Ensemble sonnerie. Soprano : Nancy Argenta, soprano. Londres (GB) 25 au 28 février 1993. Durée : 22’16
CD Virgin Veritas 45038. 1994. Avec les cantates BWV 51 et 82
Reprise en coffret de deux CD) Virgin Veritas 7243 5 61644 20. 1999. Avec les cantates BWV 82a, 51, 84, 209, 202
8] JANIGRO, Antonio. Angelicum Orchestra. Soprano : Margherita Rinaldi. 1965-1967 ? Durée : 29’49
Disque Ars Nova S 136. Reprise sous label « Musical Heritage Society » 889. Avec la cantate BWV 51
22] KOOPMAN (volume 2). Amsterdam Baroque orchestra. Soprano : Barbara Schlick. Waalse Kerk. Amsterdam (NL). Mai 1995.
Durée : 21’07. Coffret de 3 CD Erato 0630 - 12598-2. Distribution en France,1996. Reprise CD Antoine Marchand CC 72202. 2003
29] LEUSINK. Netherlands Bach Collegium. Soprano : Ruth Holton. Église Saint-Nicolas. Elburg (NL). Octobre, novembre 1999.
Durée : 24’28. CD Brilliant Classics 99367. Bach Edition. 2000. Volume 8 – Cantates volume 3.
Reprise Bach Edition. 2006. CD Brilliant Classics III - 93102 12/58. Avec les cantates BWV 106 et 161. Septembre 2006
Cette réédition 2006 a fait l‘objet en 2010 d‘un nouveau tirage –augmenté- (157 CD) + les partitions et 2 DVD proposant les Passions
selon saint Jean et saint Matthieu.
5] LEWIS, Henry. Los Angeles Chamber Orchestra. Soprano : Marylin Horne. Milan (I), 2 octobre 1963. Durée : 17’33
Disque ? et reprise CD Bongiovanni GB-1104-2 “Il mito dell’ Opera. Avec des Lieder de Mahler et pièces variées.
7] MÜLLER-BRÜHL, Helmuth (1er enregistrement). Cologne Soloists Ensemble. Soprano Maria Stader. Décembre 1965.
Durée : 24’10. Disque MHS/Pelca. SKU Nonesuch H-71136. Maria Stader. Avec la cantate BWV 209
38] MÜLLER-BRÜHL, Helmuth. Bach Vokalensemble Köln. Kölner Kammerorchester. Soprano Siri Thornhill. 19-22 février 2007
Durée : 23’36. CD Naxos 8570 453. 2007. Avec les cantates BWV 52, 51 et 84.
17] OLTMAN, Dwight. Ohio Chamber Orchestra. Mezzo-soprano : Shirley Love. Baldwin-Wallace College. Berea. Ohio (USA).
Avril 1987 ? Cassette MC ?
15] POMMER, Max. Neues Bachisches Collegium Musicum Leipzig. Soprano : Venceslava Hruba-Freiberger.
Leipzig Paul-Gerhardt-Kirche. Juin, juillet 1986 et juillet 1987. Durée : 24’18.
Disque Eterna (ex DDR) et cassette Capriccio CC 27 149
Reprise CD Berlin Classics 1988. Avec les cantates BWV 55 et 84
CD Capriccio 10151. 1988 et cassette CC 27149. Avec les cantates BWV 55 et 84
Reprise CD Capriccio 5014. 2009. Avec les cantates BWV 51 et 82
11] RICHTER, Karl. Münchener Bach Orchestra. Soprano : Edith Mathis. Enregistrement: 12/1971 ; 1/1972 -Mars 1973. Durée : 27’50
Disque Archiv Produktion. 2533 115. 1973. Avec la cantate BWV 51
Reprise en coffret de 5 CD Archiv Produktion 439390-2 (vers 1995)
Reprise de l’intégrale de Karl Richter en coffret intégral de 26 CD Archiv Produktion 439390-2, volume 4 (1999).
12] RILLING. Bach-Collegium Stuttgart. Soprano : Arleen Auger. Gedachtniskirche Stuttgart. Avril 1976.
7e version mondiale selon Harry Halbreich. Avril 1976. Durée : 26‘06
Disque (D). Die Bach Kantate. Hänssler Verlag. Classic. Laudate 98681. Avec la cantate BWV 152
Disque Erato STU 71071. Les grandes cantates, volume 7. 1977. Avec la cantate BWV 152
CD. Die Bach Kantate (volume 48). Hänssler Classic. Laudate 98810. Avec les cantates BWV 113 et 25
CD. Hänssler edition bachakademie (volume 60). Hänssler-Verlag 92.060. 2000
1] RISTENPART. Orchestre de chambre de la Sarre. Soprano : Agnes Giebel. Saarlouis (D). 12 et 13 juin 1956. Avec la cantate BWV 202
Disque Les Discophiles français 208.
26] SHELTON. Chef ? Soprano : Lucy Shelton. Ensemble instrumental. New England Conservatory of Music. Boston (Mass). USA
Live, 5 octobre 1998.
34] SMITH, Craig. Orchestra of Emmanuel Music. Mezzo-Soprano : Lorraine Hunt Lieberson. Emmanuel Church. Boston (MA). USA.
13 – 16 mai 2002. CD Nonesuch 7539 79692-2. Avec la cantate BWV 82
35] STEPNER, Daniel. Music from Aston Magna. Soprano : Sharon Baker. Waltham (MA). USA. Juillet et août 2002. Durée : 23’05
CD Centaur Records CRC 2690. Avec les cantates BWV 51, 54 et 82
23] SUZUKI (volume 4). Bach Collegium Japon. Soprano : Midori Suzuki. Kobe Shoin Women‘s University Chapel. Japan. Juin . 1996
Durée : 24’12. CD BIS 1801. 1996. Avec les cantates BWV 163, 165 et 185
24] UPSHAW. Chef ? Soprano : Dawn Upshaw. Ensemble instrumental ? New York mai 1997. Durée : 23’56
CD Nonesuch 79605. Titre : Angels hide Their Faces. Avec des œuvres de Purcell.
27] VECCHIA, John Della. Membres du New England Conservatory of Music. Soprano Monica Garcia-Albea. Boston (Ma). USA, 9
décembre 1998. Coffret de deux CD New England Conservatory of Music
25] WEIL, Bruno. Carmel Bach Festival Orchestra. Soprano : Rosa Lamoreaux. Juillet ? 1998. Carmel-by-the-Sea. Calofornie (USA).
CD Jonathan Wentworth, Associates Ltd.
10] WINSCHERMANN. Deutsche Bach Solisten. Soprano : Elly Ameling. Mars 1970. Durée : 26‘12
Disque Philips PHI 6500 014. Avec la cantate BWV 51
Reprise en coffret de cinq CD Philips 454 346-2. 13 Sacred Cantatas & 13 Sinfonias“. Festkantaten. 1996
12] WINSCHERMANN (Deuxième enregistrement).Deutsche Bach Solisten. Soprano : Edda Gruberova.Durée : 25’59
Disque RCA Red Seal ARL 1 3715. Avec la cantate BWV 51.
Reprise CD Delda Laserlight 14135. Avec la cantate BWV 51 et les concertos BWV 1064 et 1057


MOUVEMENTS INDIVIDUELS BWV 199

M-1. Mvt. 6] Yehudi Menuhin. Bath Festival Orchestra. Soprano : Victoria de Los Angeles. Londres 1964. Report sur CD Testament 2006
M-2. Mvt 2] Ensemble instrumental (Hautbois, orgue). Soprano : Elly Ameling. Utrecht (NL). Juillet 1983. CD EMI Classics
M-3. Mvt. 8] Paul Shure. Los Angeles Chamber Orchestra. Transposition pour guitare et orchestre de chambre. CD EMI. 1990
M-4. Mvts 6, 7 et 8] Konstanze Beyer. Leipziger Barockorchester. Soprano : Barbara Tiîsler. CD Leipzig/Bach-Archiv. Juillet 2002
M-5. Mvt. 6] Transcription pour orgue : Helge Gramstrup. Église Saint –Marc. Arhus (DK). Octobre 2004 – mai-août 2005. CD ClassicO
M-6. Mvts 1 et 2]. Ensemble, hautbois, violoncelle, orgue. Soprano : Gaële Le Roi. CD Arion. 2005. Airs de cantates.


EN CONCERT


III] FESTIVAL DE MAZAMET. 1968. 3e année. Mazamet, Grand Temple. 7 septembre 1968. Notice de Carl de Nys
Société des Chanteurs de Saint-Eustache. L’Orchestre des Concerts de Saint-Eustache. Père Émile Martin de l’Oratoire
Diffusion par l’ORTF le 28 mars 1972 (non conservé. L’enregistrement était sur l’ancien magnétophone I - 1 2/585).


DIVERS


?] KLEMPERER. O. E. Schwartzkopf. 1957
Disque ? puis reprise CD 1999. Avec les cantates BWV 51 et 202. EMI Classics 7243 5 67206 (1957-1999)
?] RICHTER, Karl. 1ère version août 1959 ? Soprano : Maria Stader. Disque Archiv-Produktion. Référence non retrouvée ?

Enregistrement non commercialisé ?
*6] Paul Chihara. Soprano : Barbara Troxell. Orchestre . Report CD. 1999. Cornell University Archival Collection
Source : Partition autographe de la cantate 199 : via Wikipedia Petrucci-Merton. Domaine public IMSLP/Petrucci Cantate BWV 190 à 200.


C. Role. Septembre 2011

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Last update: October 7, 2011 19:30:00