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C. Role. Mars 2011
CANTATE BWV 43
GOTT FÄHRET AUF MIT JAUCHZEN
Dieu monte au milieu des cris de triomphe
HIMMELFAHRT
Cantate pour le Jeudi de l‘Ascension
Leipzig,le jeudi 30 mai 1726
AVERTISSEMENT

Cette notice dédiée à une cantate de Bach tend à rassembler des textes (essentiellement de langue française), des notes, voire des critiques discographiques, parfois peu accessibles (2011). Le but est de donner à lire un ensemble cohérent d’informations et de proposer aux amateurs et mélomanes francophones un panorama espéré « élargi » de cette partie de l’œuvre vocale de Bach. Outre les quelques « interventions « CR » signalées par des crochets [...] le rédacteur précise qu’il a toujours pris le soin jaloux de signaler sans ambiguïté le nom des auteurs sélectionnés dans la bibliographie. A cet effet il a indiqué clairement, entre guillemets «…» toutes les citations fragmentaires tirées de leurs travaux. Rendons à César...

ABRÉVIATIONS
(A) = la majeur
(B) = si bémol majeur
BB / SPK = Bach Bibliothek / Staatsbibliothek Preussicher Kulturbesitz
B.c. = Basse continue ou continuo
BCW = Bach Cantatas Website
BD = Bach-Dokumente (4 volumes, 1975)
BGA = Bach-Gesellschaft Ausgabe = Société Bach (Leipzig, 1851-1899). J. S. Bach Werke. Gesamtausgabe (édition d’ensemble) der Bachgesellschaft
BJ = Bach-Jahrbuch
(C) = ut majeur. (c) = ut mineur
D = Deutschland
(D) = Ré majeur – (d) = ré mineur
(E) = (mi – (Es) = mi bémol majeur
EKG = Evangelisches Kirchen-Gesangbuch.
(F) = fa
(G) = Sol majeur. (g) = sol mineur
GB = Grande Bretagne / Angleterre
(H) = si
NBA = Neue Bach Ausgabe (nouvelle publication de l’œuvre de Bach à partir des années 1954-1955)
NBG = Neue Bach Gesellschatf = Nouvelle société Bach (fondée en 1900)
Ost = Original Stimmen. Parties séparées originales
P = Partition = Partitur
PBJ = Petite Bible de Jérusalem
PKB = Preußicher Kulturbesitz, Staatsbibliothek, Berlin
St. = Parties séparées = Stimmen
La première lettre -en gras- d’un mot du texte de la cantate indique la majuscule de la langue allemande. Dans le corps de ce même texte allemand, le mot ou groupe de mots mis en italiques désignent un affect particulier ou un « accident remarquable.


DATATION BWV 43

Leipzig, 30 mai 1726.
HERZ : Ancienne date, celle donnée par Spitta : 1735.
DÜRR. Chronologie : du 27 janvier au 19 mai 1726, Jean-Sébastien Bach, pour des raisons inconnues [une pause, fatigue, maladie, voyage ?] a fait jouer pas moins de dix-huit cantates empruntées (copies ?) à son lointain cousin de Meiningen, Johann Ludwig Bach (1677-1731). Son activité paraît reprendre, sauf erreur, à partir du 19 mai (dimanche « Jubilate ») avec la cantate BWV 146. Le 30 mai, c’est au tour de la cantate BWV 43… le 16 juin, la cantate BWV 194 ou (et) la cantate BWV 129 ; le 23 juin, la cantate BWV 39. Son activité semble reprendre à partir du 21 juillet 1726 avec une série (III Jahrgang) de 24 nouvelles cantates régulièrement tous les dimanches jusqu’à la Noël 1726.
HIRSCH : Classement CN 146 (Die chronologisch Nummer – numérotation chronologique). III. Jahrgang. Fragment d’un cycle incomplet de cantates de Leipzig dans une période allant du 2 décembre 1725 au 24 novembre 1726.
MACIA [Tout Bach, pages 121/122] : « Cette cantate a été jouée au cours de la troisième saison de Bach à Leipzig, au moment où il fit régulièrement appel à des cantates de son cousin Johann Ludwig Bach… la structure [de la cantate de Bach] répond plutôt aux plans suivis par son cousin à Meiningen, comme si le cantor avait emprunté à ce dernier le livret…celui-ci est d’un auteur anonyme mais certains musicologues l’attribuent à Christoph Helm… Les cinq premiers mouvements ont été joués par Wilhelm Friedemann Bach à Halle, en 1750 ».   
SCHMIEDER. SPITTA. SCHWEITZER : Leipzig, les cantates après 1734...1735. Spitta [Johann Sebastian Bach, volume III, Appendix 2, page 284] identifie le filigrane “IPD”, filigrane retrouvé avec les cantates BWV 15 [pas de Bach], BWV 66 et 134
VIGNAL : «…Selon le musicologue Peter Wollny, le matériel de cette cantate fit partie de l’héritage de Wilhelm Friedmann Bach qui la fit exécuter à Halle (Saxe), dans une version plus ou moins altérée, après 1750, au moins deux fois ». Il existe une cantate du même titre, composée précisément par Wilhelm Friedmann Bach, vers 1748…»
WOLFF : « Les différentes parties originales conservées témoignent de plusieurs exécutions ultérieures. Pour l’une d’elles, Bach remplacera le violon par une trompette dans la partie obligée du 7e mouvement [ne serait-ce pas l’inverse, devant la difficulté de la partie de trompette ?] Les mouvements 1 à 5 seront joués après 1750 par Wilhelm Friedemann Bach à Halle [Saxe] ».


SOURCES BWV 43

PARTITION AUTOGRAPHE = ORIGINALPARTITUR
BB/SZPK P 44 T. Staatsbibliothek Preussicher Kulturbesitz (anciennement Berlin-Ouest), puis Tübingen, Universitätsbibliothek puis Berlin-Dahlem.

BASSO [Jean-Sébastien Bach, volume 1, page 39] : « L’autographe de cette cantate fit partie de l’héritage de Carl Philipp Emanuel Bach dont le catalogue des manuscrits fut publié à Hambourg en 1790, par Gottlieb Friedrich Schniebes sous le titre « Verzeichniss des musikalischen Nachlasses des verstorbenen Cappelmeisters Carl Philipp Emanuel Bach ». La section contenant les œuvres de Jean-Sébastien Bach comprend 86 cantates sacrées et d’autres pièces vocales et instrumentales ».
BGA. (Wilhelm Rust 1860). Partition autographe conservée à la Bibliothèque Royale à Berlin. Titre autographe pris à la couverture :
« Festo Ascensionis Christi | Gott fähret auf mit Jauchzen | à 4 Voci, 3 Trombe, Tamburi, 2 Hautbois, 2 Violini, Viola e Continuo di Joh: Seb : Bach. »
BRAATZ [BCW – Provenance, 29 mai 2003] : …Partition ayant appartenu à Carl Philipp Emmanuel Bach puis au collectionneur Georg Poelchau et enfin depuis le courant du XIXe siècle à la Bibliothèque royale de Berlin, devenue la Staatsbibliothek Berlin.
En tête de la partition : «  JJ. Festo. Ascensionis Xsti Concerto, un 3 è Trombe Tamburi, 2 Violini, Viola, 4 è Voco Cont . Dernière page : « SDG Fine »

HERZ : Filigrane avec une « tête de cerf «  + les lettres « IAI » ainsi que deux épées entrecroisées.
SCHMIEDER : Partition autographe,11 feuilles et 20 pages de musique, in 4°.

PARTIES SÉPARÉES = ORIGINALSTIMMEN
St 36 B. Deutsche Staatsbibliothek (anciennement Berlin Est).

BGA. (Wilhelm Rust 1860) : Parties séparées avec corrections autographes de Bach conservées à la Bibliothèque Royale à Berlin.
BRAATZ [BCW – Provenance, 29 mai 2003] :  Sept copistes ont participé, dont Bach avec corrections autographes dans les parties vocales et le continuo.
Dix-huit parties séparées : S, A, T, B ; Trompette I, II, III ; timbales, Hautbois I, II ; Violino I (deux exemplaires), Violino II (deux exemplaires) ; Viola ; Continuo (3 exemplaires dont une transposition un ton plus bas).
HERZ : un copiste inconnu + Christian Gottlob Meissner.
SCHMIEDER. 18 parties séparées partiellement autographes, in 4°

ÉDITIONS
SOCIÉTÉ BACH = BACH-GESELLSCHAFT AUSGABE (BG)
BGA. Jg. X (10e année). Pages 95 à 126. Préface de Wilhelm Rust (1860). Cantates BWV 41 à 50.

NOUVELLE ÉDITION BACH = NEUE BACH AUSGABE (NBA)
KANTATEN SERIE I/ BAND 12. KANTATEN ZU DEN SONNTAGEN CANTATE BIS EXAUDI
Bärenreiter Verlag BA 5011. 1989. Heraugegeben von A. Dürr. 4 fac-similés.
BWV 43. Pages 133 à 164.
Avec les cantates BWV 166, 108, 86, 87, 37, 128, 44 et 183.
Kritischer Bericht (commentaires). BA 5011 41. Alfred Dürr 1960-1989.
[La partition de la NBA est dans le coffret Das Kantatenwerk / Harnoncourt, volume 12. 1975].

AUTRES ÉDITIONS
BÄRENREITER classics. | Bach | Bärenrteiter Urtext.
Sämtliche Kantaten 5. Bärenreiter TP 1285. 2007. Serie I. Band 12. Kantaten zum Sonntag „Cantate“ bis zum Sonntag „Exaudi“.
Herausgegeben (présentation) Alfred Dürr. KB 1960
BWV 43. Pages 135 à 164. Bärenreiter-Verlag Kassel 1960
BCW : Partition BGA + Réduction chant et piano.
BREITKOPF & HÄRTEL. Partition PB 2893. Partition du chœur (Chorstimmen) = ChB 545. . Orchestre, voix et orgue (copie de E. Fischer ; Clavier , copie de Max Seifert = OB 2186.
2011 : Partition = PB 4543. Réduction chant et piano (32 pages) = EB 7043 – Partition du chœur = ChB 4543.
CARUS. Stuttgarter Bach-Ausgaben. Partition (56 pages) = Partitur CV 31.043/00. Partition d’étude (Studienpartitur) = 31.043/07. Réduction chant et piano (Klavierauszug) = CV 31.043/03. Partition du chœur (Chorpartitur) = CV. 31.043/05. Harmonie (Harmoniestimmen) = CV 31.043/09. Oboe I, II = CV 31.043/21 et 22. Trompettes I, II, III = CV 31.043/31 à 33. Timbales = CB 31.043/41.
Parties séparées : Vl I. /Vl. II. Vla. / Vlc. / = 31.043/11 à 14. Partie d’orgue = CV 31.043/49
KALMUS STUDY SCORES. N° 817. Volume XIII. New York 1968. BWV 41 à 43.
PETERS. Réduction chant et piano.


PÉRICOPE BWV 43

Jeudi de l’Ascension : « Vainqueur de la mort, du péché et de l’enfer, le Seigneur monte au ciel en présence des Apôtres, quarante jour après sa Résurrection. Célébration de la messe dans la joie et l’espérance. In « Missel »: 6e dimanche après Pâques. Pour la même circonstance, voir les cantates BWV 128 (10 mai 1725), BWV 43 (30 mai 1726) et BWV 37, de nouveau le 3 mai 1731 et BWV 11 (19 mai 1735).
Épître : Actes des Apôtres 1, 1 à 11 [PBJ. 1624]. « Hommes de Galilée, pourquoi restez-vous là ? »
Évangile : Marc 16, 14 à 20 [PBJ. 1532]. Apparition de Jésus ressuscité
Même occurrence avec les cantates BWV 11 (1735), 43 (1726), 128 (1725).

MISSEL ROMAIN
Lectures de l’Ascension.
Introït / Epître : Actes 1, 11 [PBJ. 1624] : « Hommes de Galilée, pourquoi restez-vous là ? »
Psaume 47, 6 [PBJ. 844] : « Dieu monte parmi l’acclamation…» Le fameux « Omnes gentes plaudite manibus » le psaume de l’Ascension dans la tradition catholique.
Évangile. Marc 16, 14 à 20 [PBJ. 1532/1533]. Apparition de Jésus ressuscité : «…Or le Seigneur Jésus, après leur avoir parlé, [aux disciples] fut enlevé au ciel et s’assit à la droite de Dieu ». Renvoi à Luc 24, 47 à 51 (L’Ascension).
Communion : psaume 68, 33 et34 [PBJ. 863] : « Le chevaucheur des cieux ».

EKG. Himmelfahrt.
Épître aux Colossiens 3, 1 [PBJ. 1740] : L’union au Christ « …Recherchez les choses d’en haut…»
Psaume 47, 6 et 7 [PBJ. 844]. Le psaume « Omnes gentes plaudite manibus ».
Lied EKG 91 « Auf diesen Tag, bedenken wir ». Strasbourg 1537 ; mélodie et texte de Johannes Zwick (1576).
Épître : Acte 1, 11 [PBJ. 1624]. L’Ascension.
Évangile : Marc 16, 14 à 20 [PBJ. 1532].

TUTLOW, Ruth: «…En 1726, J. S. Bach donna des œuvres de son cousin de Meiningen, Johann Ludwig Bach. En mai, il rompit son silence et composa Gott fähret auf mit jauchzen, BWV 43, pour le jour de l’Ascension, rejetant la partition de J. L. Bach pour mettre en musique le texte en deux parties écrit par celui-ci sur le psaume 47, 6/7 et Marc 16, 19. A cette époque, Bach bénéficiait des avantages financiers et du prestige que lui accordait le jugement du roi. Je pense qu’on peut déceler un gage de reconnaissance) son souverain séculier dans cette joyeuse cantate de louanges au roi des rois ».


TEXTE BWV 43

Auteur inconnu. Impression (1726) du livret à Rudolstadt (D) :« Sonn und Festags-Andachten über die ordentlichen Evangelia – Méditations sur les Évangiles réguliers pour les dimanches et jours de fête ».
Walther Blankenburg a proposé le nom du poète Christoph Helm. Cet auteur (vers 1670-1748) a aussi procuré des textes de cantates au cousin de Bach Johann Ludwig. Voir l’année 1726 à Leipzig. D’autres musicologues ont envisagé que ce texte, comme ceux utilisés par Johann Ludwig Bach revenaient en fait au duc Ernst Ludwig de Saxe-Meningen lui-même.
6] Johann Rist (mars 1607 - † août 1667)
BASSO [Jean-Sébastien Bach, volume 2, pages 259 et 408] : «…Walter Blankenburg a récemment (1977) pu constater que sept cantates (BWV 17, 39, 43, 45, 88, 102, 187) figurent dans un volume imprimé à Rudolstadt en 1726, réédition d’un précédent recueil de Texte zur Musik probablement dû au pasteur Christoph Helm qui jusqu’à présent n’a jamais figuré nulle part dans les écrits des spécialistes de Bach », 
Renvoi au même volume, note 1 de la page 840 : Le recueil porte le titre Sonn und Fest-Tags-Andachten über die ordentlichen Evangelia aus gewissen biblischen Texten Alt und Neuen Testament für die Hoch-Fürst. Schwartzb Hof-Kapelle zu Rudolstadt.
Blankenburg avance le nom de Christoph Helm († 1748) comme auteur du texte… Helm fut également compositeur ».
[Jean-Sébastien Bach, volume 2, page 417] : «…nombreuses sont les cantates divisées en deux parties… cette caractéristique concerne tant les cantates de Johann Ludwig Bach (dont onze adoptent cette disposition) que celles de Jean-Sébastien Bach (BWV 43,39, 88, 187, 45, 102, 35 et 17)
[Jean-Sébastien Bach, volume 2, pages 420/421] : «…Le texte… qui figure dans le recueil attribué à Helm présente une particularité : après la citation néotestamentaire [le psaume 47], (placé comme d’habitude, au mouvement 4) figure un poème en six strophes célébrant l’Ascension et le triomphe du Fils assis à la droite du Père. Il s’ensuit une certaine dilatation de la structure de base que Bach résout non pas selon le système archaïque de l’aria strophique (c’est à dire avec répétition de la même musique dans chaque strophe) mais en enchaînant alternativement, une série de trois arias (n° 5, 7, 9) et de trois récitatifs (n°6 , 8, 10), cela en observant une succession dans l’emploi des voix solistes qui répond à un schéma symétrique précis : S B-B A-A S.
BLANKENBURG [Bach-Jahrbuch, 1977, pages 7 à 25] : « Une nouvelle source pour les textes de sept cantates de Jean-Sébastien Bach et dix-huit cantates de Johann Ludwig Bach dans un volume imprimé en 1726 à Rudolstadt -Thuringe), sans nom d'éditeur. Etant donné que ce volume, représente une réédition, on peut assumer que la composition des textes remonte à une date antérieure; le poète paraît être Christoph Helm, qui, depuis 1704, était pasteur à Berga-Kelbra près de Nordhausen où il rendit l'âme en 1748 . Les textes des cantates de Bach sont ceux des BWV 17, 39, 43, 45, 88, 102 et 187 ».
DÜRR : La cantate offre un schéma de disposition du texte tout à fait singulier chez Bach [similarité avec Johann Ludwig Bach] Passage de l’Écriture (Ancien Testament) - récitatif - air - passage de l’Écriture (Nouveau Testament) - poème strophique - choral. Il y a quelque chose d’archaïque dans l’adoption d’un poème strophique, qui selon la tradition devait être mis en musique avec la sobriété& d’un air strophes (et par conséquent pas à la manière de l’air da capo alors à la mode)… Bach exprime chaque strophe - ce sont les mouvementés 5 à 10 de la cantate - dans un air moderne individuellement façonné ou dans un récitatif mais se voit par là contrant à écrire les airs de manière relativement brève, c’est à dire sans le da capo usuel de la partie initiale…» PIRRO [J.-S. Bach, page 162] : « … Spitta présume (avec BWV 85) que ces deux cantates sont aussi composées sur des paroles de C.M. von Ziegler ».ces ROBINS [BCW] : «… tous les instruments sont entendus dans le premier et le dernier mouvement de la cantate… du fait des nombreux mouvements [11] les arias sont très brèves, en particulier celles de la première partie, la troisième pour le ténor et la cinquième pour le soprano…».  SMITH [BCW] : « En dépit de ses onze mouvements, l’ouvrage n’est pas plus long qu’à l’habitude, du fait de la brièveté et du caractère concentré de tous ses mouvements ». Spitta : cet auteur a avancé, mais sans preuve convaincante, le nom de Mariane Von Ziegler…
[Dans les années 1750, le fils de Bach, Wilhelm Friedemann (1710-1784), composera et fera exécuter à Halle (Saxe) ou il est le Directeur de la musique, une cantate pour l’Ascension, du même titre : « Gott fähret auf mit Jauchezn » sur le texte d’un théologien de Halle, Johann Jacob Rambach].


GÉNÉRALITÉS BWV 43

BASSO [Jean-Sébastien Bach, volume 1, page 338] : «…Selon un jugement de Scheide, un certain nombre de cantates de Bach de ces années-là (BWV 17, 39, 43, 45, 88, 102, 197) révèlerait une profonde et déterminante influence de Johann Ludwig, auteur de nombreuses autres compositions qui, d’une manière ou d’une autre, s’entrecroisent avec celles de Jean-Sébastien…» [Jean-Sébastien Bach, volume 2, page 268] : « Cantates conçues en deux parties, à exécuter l’une avant, l’autre après le sermon. Seul un nombre très modeste de cantates de Bach est taillé sur ce modèle : c’est le cas des cantates BWV 17, 20, 21 30, 35, 36, 39, 43, 45, 70, 75, 76, 88, 102, 147, 186, 187, 191, 194 et BWV 34a, 120a, 195, 197, 198…»
BOYER [Les cantates sacrées de Jean-Sébastien Bach, pages 163/164] : «…La cantate est d’un grand intérêt sur le plan musicologique. C’est une des rares mais vastes cantates que Bach se permit d’élaborer en 1726 alors que depuis l’Épiphanie, il se contentait de faire jouer les cantates de son cousin Johann Ludwig Bach…» CANTAGREL [Les cantates de J.-S. Bach. Pages 564 à 570] : «…les airs sont brefs, sans da capo, pour ne pas accroître à l’excès la durée de l’œuvre…qui ne compte pas moins de onze numéros…»
GRISCHKAT : «…Structure de la cantate en deux parties, chacune comprenant deux arias… Dans les arias des deux parties, un événement céleste est confronté à un événement terrestre…»
HOFMANN : «  Curieusement, la fréquentation des œuvres de Johann Ludwig Bach, aura une influence sur les propres composition de Jean-Sébastien… à diverses reprises il utilisera les mêmes textes … provenant d’un cycle annuel (sans nom d’auteur) de livrets, paru à Meiningen en 1704…»
LEMAÎTRE : «…Bien que divisée en onze numéros, BWV 43 possède une organisation rappelant celle des cantates de Johann Ludwig Bach, jouées à Leipzig en 1726 ».


DISTRIBUTION BWV 43

NEUMANN. Solo : Sopran, Alt, Tenor, Baß. – Chor. Trompete I-III, Pauken ; Oboe I-II ; Streicher ; B.c.
SCHMIEDER. Soli : S, A, T, B. Chor : S, A, T, B. Instrumente : Oboe I, II; Tromba I, II, III; Timpani; Viol. I, II; Vla.; Continuo.

HARNONCOURT [Le dialogue musical, pages 89 à 92] 
[Le Dialogue musical. page 89] : «… tromba », « clarino », « corno » : trois désignations différentes de Bach lui-même pour le même instrument ! Les considérations musicales montrent qu’il doit s’agir d’une trompette à coulisse, car les notes que comporte la partie ne sont jouables sur aucun instrument naturel (trompette ou cor). Manifestement, tromba, même sans la précision da tirasi pouvait désigner une trompette à coulisse ; clarino signifie… non pas un instrument, mais le registre de l’instrument… clarino peut désigner aussi l’instrumentiste qui joue dans ce registre, c’est à dire le premier trompette, lequel, en l’absence d’autres précisions, peut même jouer d’un autre instrument, tel que le violon (cantates BWV 31 et 43, par exemple, dans les chorals finals). Corno, enfin, était sans doute un terme général pour un grand nombre d’instruments à vent, sans plus de précision…»  
[Remarques sur l’exécution. Teldec, volume 12, page 12] : « Le problème le plus singulier concerne le traitement des parties de trompettes, surtout dans le choral final. … il est extrêmement improbable que Bach ait disposé pour cette cantate de trois trompettes à coulisse et ne les ait utilisées que dans le choral, avec par-dessus le marché deux unissons à la première voix… La méthode la plus probable…Les trompettistes jouaient au violon les parties correspondantes afin que l’ensemble au complet fut occupé dans le choral final. Il allait de soi que les trompettistes municipaux sachent jouer en outre d’un instrument à archet (c’est ainsi que nous avons compris la « partie de trompette » dans la cantate BWV 31… Bach dans le cas de cette cantate BWV 43 car il a en plus consigné dans ses partitions une version sans trompette, plutôt indigente (sûrement à l’occasion d’une exécution de l’œuvre pour laquelle on ne disposait pas de trompettistes adéquats). Dans le chœur d’entrée il écrivit pour le violon les passages de trompette les plus importants et l’air n° 7 fut assuré par le violon solo… »
HOFMANN : « L’atmosphère festive de l’œuvre est musicalement évoquée au sein de l’orchestre par les trompettes et les timbales. Ces instruments confèrent brillance et vigueur au chœur initial rempli de joie…»


APERÇU BWV 43


ERSTER TEIL. Première partie.

1] CHORSATZ. BWV 43/1
GOTT FÄHRET AUF MIT JAUCHZEN, UND DER HERR MIT HELLER POSAUNE. | LOBSINGET, LOBSINGET GOTT ; LOBSINGET, LOBSI NGET UNSERM KÖNIGE.

Dieu monte au milieu des cris de triomphe, l’Éternel s’avance au son de la trompette. Chantez à Dieu, chantez ! Chantez à notre roi, chantez !

Psaume 47, 6 et 7 [PBJ. 844]. Yahvé, roi d‘Israël : „Dieu monte parmi l‘acclamation, / Yahvé, aux éclats du cor : / Sonnez pour notre Dieu, / Sonnez pour notre Roi, sonnez…“

Ut majeur (C-Dur), 132 mesures, C et ¢ (C barré). Marqué „Adagio“(mesures 1 à 6).
BGA. Jg. X. Pages 95 à 105 | PRIMA PARTE. | Cantate Auf Feste der Himmerfahrt Christi | Psalm 47, V. 6 u 7. | Tromba I. | Tromba II. | Tromba III. | Timpani. | Oboe I./Violino I. | Oboe II. /Violino II. | Viola. | Soprano. | Alto. | Tenore. | Basso. | Continuo. Mesure 67= ¢ « Alla breve.
NEUMANN. Sinfonia insrumentale introductive + deux parties de forme fuguée, ABA‘. Ensemble des instruments.

BASSO [Jean-Sébastien Bach, volume 2, pages 420/421] : «…citation néotestamentaire… Bach recourt, pour l’aborder, à une manière souvent appliquée au cours de la première année [1.Jahrgang], une élaboration polyphonique dense et lourde d’effets. Après une brève introduction instrumentale (6 mesures) démarre, sur une mesure alla breve et en empruntant son thème à ce frêle point de départ, une fugue sur le premier hémistiche, articulée selon deux développements distincts (aux mesures 7 et 62) ; le second hémistiche est affronté d’abord à un passage en homophonie, qui se transforme ensuite en fugue (mesure 102) et se conclut par une « coda » en style homophone…»
BOMBA : «…Mouvement exécuté en tutti, de grand format, représentatif de la fête correspondant à l’adaptation musicale des paroles du psaume renvoyant à l’Ascension du Christ. La brève introduction est suivie d’une fugue qui est interprétée d’abord par les trompettes et le continuo et ensuite par les voix du chœur soutenues par des accords. C’est vers les hauteurs que nous guide la suite de tons qui caractérise ce thème. Avant de répéter le thème musical sous-tendant un nouveau texte, Bach crée un silence expressif, marque distinctive de la composition dramatique, en intégrant une phase chorale homophone ».
BOYER [Les cantates sacrées de Jean-Sébastien Bach, pages 163/164] : «…Chœur avec sinfonia instrumentale d’introduction, forme complexe ; tous les instruments ». Le chœur initial sur « Dieu s’élève avec jubilation » développe avec brio le symbolisme ascensionnel que nous retrouvons dans le « Et resurrexit » de la Messe en si…»
CANTAGREL [Les cantates de J.-S. Bach. Pages 564 à 570] : «…le texte d’origine parle d’un instrument qui pourrait être le cor, la traduction allemande parle de trombone, mais il est usuel en français de parler de la trompette…[Voir ci-dessus le texte de Nikolaus Harnoncourt]. Après un bref prélude instrumental, dans un climat de solennité recueillie, adagio, s’élèvent deux fugues vocales, alla breve, toutes deux avec introduction instrumentale et un épilogue choral homophonique… La rigueur de la construction n’empêche pas le musicien de commenter le texte avec ce réalisme dramatique qui caractérise toute la cantate. Ainsi, les premières mesures donnent-elles littéralement à voir la montée au ciel par un mouvement ascendant violemment rythmé, à quoi succèdent les folles vocalises soulignant le son clair des trompettes, et les jubilations de triomphe à gorge déployée..»
DÜRR : « A la concision des airs s’oppose la somptueuse disposition du chœur d’entrée, dont les paroles en deux parties sont exposées dans quatre membres de phrases musicales : I. Gott fähret auf… : deux développements de fugue. - II. Lobsinget… : mouvement homophone ; troisième développement de fugue.
GRISCHKAT : « deux fugues nettement séparées par un intermède orchestral… gradations et sommets sont soulignés par de longues batteries de timbales que l’on ne rencontre presque jamais chez Bach et qui confèrent à l’introduction une insistance particulière… Les mots expressifs « fährets’élève » et « jauchzen – jubilations »… dans la seconde partie [la deuxième fugue] le même thème musical est placé sous d’autres paroles soulignant alors [mesure 84…] les mots « Lobsinget –chantez la louange » et « König – roi »…» 
HOFMANN : « …un court adagio de quelques six mesures, encore sans trompettes ni timbales constitue pour ainsi dire un prélude à l’attention portée à la fugue chorale introduite par les premières trompettes dont le thème, dès le début- est accompagné par des motifs figuratifs, animés semblant « monter vers le ciel ». Comme il le fait de temps en temps, Bach à l’entrée du chœur ne fait pas commencer la basse seule mais se sert plutôt de toutes les voix en même temps aux mots de « Gott führet auf mit Jauchzen ». Il enrichit continuellement cette fugue et parvient à une construction musicale extrêmement dense, tumultueuse parfois, avec les interventions des trompettes. Avec le second thème de fugue, Bach établit cependant un changement de direction avec les huit répétitions de la même note scandant les mots de « und der Herr mit heller Posaunen »… Après un épisode libre aux mots de « lobsinget Gott, lobsinget unsern Könige » qui, après la jubilation de la première partie adopte une tonalité mineure, le premier thème de fugue revient mais cette fois exposé avec le texte « lobsinget » dans un chant de louange qui se termine dans un do majeur éclatant exprimé par toutes les voix ». 
LEMAÎTRE : «…Le premier chœur s’appuie donc sur un texte biblique : les versets 6 et 7 du psaume Omnes gentes plaudite manibus [le psaume 47] que le monde chrétien utilise par tradition pour la fête de l’Ascension… Cette pièce complexe commence par une introduction instrumentale (adagio), se poursuit par deux fugues (alla breve) et se termine sur une coda traitée homophoniquement…»
MACIA [Tout Bach, pages 121/122] : «… le chœur d’entrée comprend deux fugues, précédées par une introduction instrumentale adagio, ponctuées des accords tonitruantes des trompettes et suivies par une coda homophone…» 
PIRRO [L'esthétique de Jean-Sébastien Bach. Direction des motifs, page 26] : « C’est par une ligne ascendante continue que Bach dépeint Dieu s’élevant dans les cieux » [+ Exemple musical, BG. X, page 96].
PLATEN : «…Le chœur d‘entrée de la cantate… offre un exemple instructif. A l‘instar de multiples autres compositeurs, Bach dépeint la „montée au ciel“ en correspondance avec l‘impression liée à ce terme au moyen d‘une succession ascendante de notes, figure musicale nommée „anabasis“ -ascensio“. Il ne se borne pourtant pas à la configuration imagée du „thème principal… mais il incorpore dans tout le mouvement des motifs ascendants revêtant les formes les plus diverses… Cette description détaillée se complète d‘autres rapports avec les paroles offerts par le traitement mélodique : le „contrebattement“ des croches exprimant les cris de jubiliation et les répétitions de notes dans le registre aigu caractérisant le son clair des trompettes…»
SCHLOEZER, Boris de : «…sur « Gott fahret auf …», faut-il dépeindre Dieu s’élevant dans les cieux, Bach trace une mélodie ascendante continue…» [+ Exemple musical]
SCHWEITZER [J.S. Bach. Les cantates après 1734] : «…dans la grande cantate pour l’Ascension (n° 43) en trois parties [?] c’est évident, la qualité du texte de Marianne von Ziegler est supérieure, d’un point vue musical. Comme chœur d’introduction, elle choisit le verset du psaume 47… Bach représente cette élévation… le motif principal l aux violons couvre deux octaves en quatre mesures…. la soprano fait son entrée sur la phrase « Gott fähret auf… » à laquelle les trois trompettes ajoutent leurs fanfares…»
WIJNEN : «…La musique entre sur des accents d’ouverture à la française, une sorte de solennité royale destinée sans doute à évoquer l’entrée du Christ dans le royaume des Cieux. Après l’introduction purement instrumentale, le chœur survient avec des phrases alertes et aériennes, exultant de la joie du chrétien devant l’événement…»


2] REZITATIV TENOR. BWV 43/2
ES WILL DER HÖCHSTE SICH EIN SIEGSGEPRÄNG BEREITEN, / DA DIE GEFÄNGNISSE ER SELBST GEFANGEN FÜHRT. / WER JAUCHZET IHM ZU ? / WER IST, DER DIE POSAUNEN RÜHRT ? / WER GEHET IHM ZUR SEITEN / IST ES NICHT GOTTES HEER, / DAS SEINES NAMENS EHR, / HEIL, PREIS, REICH, KRAFT UND MACHT MIT LAUTER STIMME SINGET / UND IHN NUN EWIGLICH EIN HALLELUJA BRINGET ?

C’est dans la pompe que le Très-Haut veut célébrer son triomphe / car il tient lui-même les prisons captives. / Qui le salue par des cris d’allégresse ? Qui sonne de la trompette ? / Qui marche à ses côtés ? / N’est-ce point la légion de Dieu / qui chante à haute voix à la gloire de son nom, / à son salut, à sa louange, à son royaume, à sa force et à sa puissance / et qui fait retentir en son honneur un éternel Alléluia ?

W. NEUMANN + BRAATZ [BCW – Provenance, 29 mai 2003] : …renvoi au Psaume 68, 19 [PBJ. 862] : « Tu as monté sur la hauteur, capturé des captifs, reçu des hommes en tribut…» On ajoutera aussi les versets 25 et 26 : « On a vu tes processions, ô Dieu,| les processions de mon Dieu, de mon roi, au sanctuaire, | les chantres marchaient devant, les musiciens derrière, | les jeunes filles au milieu, battant du tambourin…»
Une allusion du texte semble tirée de l’Épître aux Éphésiens, 4, 8 [PBJ. 1729] : « Montant dans les hauteurs il a emmené des captifs…»

La mineur (a-moll) - Sol majeur (G-Dur), 12 mesures, C
BGA. Jg. X. Page 106 | RECITATIVO. | Tenore. | Continuo.
NEUMANN. Rezitativ Secco.


3] ARIE TENOR. BWV 43/3
JA TAUSEND MAL TAUSEND BEGLEITEN DEN WAGEN, / DEM KÖNIG DER KÖN’GE LOBSINGEND ZU SAGEN, / DERDE UND HIMMEL SICH UNTER IHM SCHMIEGT, / UND WAS ER BEZWUNGEN, NUN GÄNZLICH ERLIEGT.

Oui, mille milliers accompagnent le char / pour dire au roi des rois par des chants de louanges / qu’il fait fléchir sous lui et le ciel et la terre, / et que succombe tout à fait ce qu’il a vaincu.

A. DÜRR W. NEUMANN + Th. BRAATZ / [BCW – Provenance, 29 mai 2003] : …renvoi au texte du prophète Daniel 7, 10 [PBJ. 1369] : Le songe de Daniel. Vision de l’Ancien et du Fils d’homme : «…son trône était flammes de feu aux roues de feu ardent. Un fleuve de feu coulait, issu devant lui. Mille milliers le servaient, myriades de myriades, debout devant lui…» [on pourrait ajouter, tiré du psaume 68, 18 [PBJ. 862] : « Les équipages de Dieu sont des milliers de myriades…»]
[Le thème du « char » enlevant au ciel le Christ peut évoquer aussi celle du prophète Elie (l’arrivée du char de feu) dans 2 Rois 2, 9 à 11 [PBJ 476] : « un char de feu et des chevaux de feu se mirent entre eux [Élisée et Élie], et Élie monta au ciel dans le tourbillon… »

Sol majeur (G-dur), 128 mesures, 3/8
BGA. Jg. X. Pages 106 à 109 | ARIA. Marqué Vivace. | Violino I. II all‘unisono. | Tenore. | Continuo.
NEUMANN. En forme de Trio : violons, Ténor et la basse continue. Partie vocale tripartite A A‘ A‘‘.

BOMBA : «…air qui se caractérise par son aspect combattant et triomphal – Le texte fait allusion à un combat qui a pris fin…»
CANTAGREL [Les cantates de J.-S. Bach. Pages 564 à 570] : «…concision frappante de l’air, arabesques que s’échangent les violons et le soliste vocal ».
GRISCHKAT : «…Le thème confié au ténor solo avec unisson des violons exprime l’événement lui-même avec des répétitions tonales comme martelées, des changements de gammes bruissants et une amplitude de deux octaves…»
HOFMANN : « …air dont le texte emphatique donne la parole pour ainsi dire à un témoin de l’apparition du char du roi enlevé au ciel, semble, avec son accompagnement instrumental vouloir représenter la cohue qui y est évoquée… »


4] REZITATIV SOPRAN. BWV 43/4
UND DER HERR, NACHDEM ER MIT IHNEN GEREDET HATTE, WARD ER AUFGEHABEN GEN HIMMEL UND SITZET ZUR RECHTEN HAND GOTTES.

Le Seigneur, après leur avoir parlé, fut enlevé au ciel, et il s’assit à la droite de Dieu.

Évangile de Marc 16, 19 [PBJ. 1533]. Apparition de Jésus ressuscité : „Or le Seigneur Jésus, après leur avoir parlé [aux disciples], fut enlevé au ciel et il s‘assit à la droite de Dieu…

Mi mineur (e-moll) - Mi mineur (e-moll), 5 mesures, C
BGA. Jg. X. Page 109 | RECITATIVO. (Ev. St. Marci, Cap.16, V. 19) | Soprano. | Continuo.
NEUMANN. Rezitativ Secco.

CANTAGREL [Les cantates de J.-S. Bach. Pages 564 à 570] : «…de façon très inhabituelle, Bach confie ici les paroles de l’évangéliste à un soprano et non à un ténor ».
LEMAÎTRE : „Bach confie ce verset [biblique…exceptionnellement…] à la voix de soprano et non pas à un ténor qui personnifie habituellement l‘évangéliste“.


5] ARIE SOPRAN. BWV 43/5
MEIN JESUS HAT NUNMEHR / DAS HELIANDWERK VOLLENDET / UND NIMMT DIE WIEDERKEHR / ZU DEM, DER IHN GESENDET. / ER SCHLIEßT DER ERDE LAUF, / IHR HIMMEL, ÖFFNET EUCH / UND NEHMT IHN WIEDER AUF !

Voilà que mon Seigneur Jésus / a accompli son œuvre de sauveur / et qu’il prend le chemin du retour / auprès de celui qui l’a envoyé. / Il boucle le cours du monde, / O cieux, ouvrez-vous donc / tt reprenez-le en votre sein !

Mi mineur (e-moll), 41 mesures, C. Marqué « andante »
BGA. Jg. X. Pages 110 à 113 | ARIA. | Marqué „Andante“. | Oboe I./Violino I. | Oboe II. / Violino II. | Viola. | Soprano. | Continuo.
NEUMANN. Cordes + deux hautbois, Soprano et B.c.. Forme bipartite avec ritournelle.
BOMBA : «…L’air chanté sur un ton subjectif et méditatif surprenant, qui est interprété par le soprano… Bach choisit un motif remarquablement ascendant, des harmonies assombries de mouvements et allusions mélismatiques pour interpréter le vers « il clôt le cours du monde ». CANTAGREL [Les cantates de J.-S. Bach. Pages 564 à 570] : «…[Après la citation de l’évangile dans le mouvement 5]…la méditation spirituelle se poursuit, avec les six strophes [les mouvements 5 à 10] de six vers d’un poème sans doute dû à la plume du pasteur Christoph Helm… Devant le risque de l’aspect répétitif que pourraient revêtir ces six strophes, surtout si la musique devait se renouveler à l’identique pour chacune, Bach a choisi de les traiter alternativement en récitatifs et airs pour en différencier le débit, et toutes en musiques originales, différentes les unes des autres ». HIRSCH : Symbolisme : 41 mesures = J. S. Bach ou l’inverse = 14 = Bach ?. Voir aussi à Guy Marchand HOFMANN : « …changement de climat et apparaît plus calme et plus ardent… le texte ne prévoit pas de da capo comme l’usage le prescrivait à l’époque de sa composition. Bach termine donc le mouvement par la ritournelle entendue au début, cette fois légèrement modifiée…» MACIA [Tout Bach, pages 121/122] : « l’aria qui clôt la première partie s’appuie sur le premier verset du poème strophique anonyme [Lehm ?] et décrit le retour vers les cieux de celui qu a achevé son œuvre rédemptrice…»
MARCHAND : La proportion de ce mouvement correspond exactement au nombre d‘or… voir plus haut Arthur Hirsch.


ZWEITER TEIL. Deuxième partie [après le sermon ?]

6] REZITATIV BAß. BWV 43/6
ES KOMMT DER HELDEN HELD, / DES SATANS FÜRST UND SCHRECKEN, / ER SELBST DEN TOD GEFÄLLT, / GETILGT DER SÜNDEN FLECKEN, / ZERSTREUST DER FEINDE HAUF ; / IHR KRÄFTE, EILT HERBEI / UND HOLT DEN SIEGER AUF !

Voici venir le héros des héros, / le prince qui inspire terreur à Satan, / qui lui-même a fait périr la mort / et fait disparaître les flétrissures des péchés / et qui a mis en déroute l’armée des ennemis ; / O forces, rassemblez-vous / et rattrapez le vainqueur !

Ut majeur (C) - Ut majeur (C), 13 mesures, C
BGA. Jg. X. Pages 114/115 | SECONDA PARTE. | RECITATIVO. | Violino I. | Violino II. | Viola. | Basso. | Continuo. (Forte, piano).
NEUMANN. Rezitativ „Accompagnato“. Cordes, Basse et B.c.

BOMBA : «…un récitatif en accompagnato qui secoue les âmes - il est en effet question du combat entre Satan et le Sauveur…»
CANTAGREL [Les cantates de J.-S. Bach. Pages 564 à 570] : «…accords arpégés et trémolos des cordes figurent quelques fanfares impressionnantes… la ligne vocale du soliste paraît faire le grand écart, intervalles disjoints et rupture pour s’achever dans la bousculade d’un trait de triples croches sur « holt ».
PIRRO [L'esthétique de Jean-Sébastien Bach. Le commentaire de l’accompagnement instrumental, pages 159/160] : « accompagnement de la basse continue…arpèges… ces thèmes clairs résonnent en fanfares pour la venue du héros des héros, à la basse et aux violons [+ Exemple musical, première mesure, BG. X, p. 114].
SCHWEITZER [J.S. Bach, page 85] : „Les thèmes descriptifs… On peut observer dans ce récitatif comment le mot „zerstreuen - disperser“ est illustré comme les paroles du Christ dans la Passion selon saint Matthieu sur les mots „Ich werde den Hirten schlagen, und die schafe werden sich zerstreuen“. „Je frapperai (Troisième partie, n° 20)...le berger et le troupeau se dispersera“.
[affect classique sur le mot Zertreust – disperser“].

7] ARIE BAß. BWV 43/7
ER ISTS, DER GANZ ALLEIN / DIE KELTER HAT GETRETEN, / VOLL SCHMERZEN, QUAL UND PEIN, / VERLORNE ZU ERRETEN / DURCH EINEN TEUREN KAUF, / IHR THRONEN, MÜHET EUCH / UND SETZT IHM KRÄNZE AUF !

C’est lui qui tout seul / a foulé au pressoir / pour délivrer ceux qui étaient perdus / en les rachetant chèrement / au prix de ses souffrances, de sa torture et de ses tourments. / O Trônes, donnez-vous de la peine / et ceignez-le de couronnes !

W. NEUMANN + BRAATZ [BCW – Provenance, 29 mai 2003] : …Allusion au prophète Isaïe, 63, 3 [PBJ. 1179] : « à la cuve, j’ai foulé solitaire…»

Ut majeur (C-Dur), 62 mesures, C. Marqué « vivace »
BGA. Jg. X. Pages 115 à 119 | ARIA. Marqué « Vivace » | Tromba (marqué « Solo »). | Basso. | Continuo.
NEUMANN. En trio, trompette aiguë, Basse et B.c. Forme bipartite avec ritournelle.

BOMBA : «…l’air combattant et victorieux continue la représentation du combat [du récitatif précédent 6] ; en raison de la difficulté d’exécution que représente la partie jouée par les trompettes, Bach à autorisé, à une date ultérieure, une exécution de la partie instrumentale en solo par un violon ».
BOYER [Les cantates sacrées de Jean-Sébastien Bach, pages 163/164] : «…brillante aria pour basse et trompette obligée…»
BRAATZ [juin 2005). Voir « Bach Cantatas articles ». BWV 43/7. Article remarquable sur « Le pressoir ». Isaïe 63, 3 [PBJ. 1179] et autres allusion tirées du Livre de la Genèse 49, 11 et 12 [PBJ. 78] « Il lave son vêtement dans le vin, etc ». « …les figures musicales de la partie de continuo sont très probablement inspirées par le piétinement de raisins dans la cuve à vin…»
CANTAGREL [Le moulin et la rivière. Air et variations sur Bach. page 191] : «… Bach emploie donc les mauvaises notes « harmoniques fausses » pour, renforcer l’expression de certains mots clés ; ainsi, dans l’air de basse [7]… le mot « Qual - tourment » est souligné d’u si bémol, bien trop grave en tant que septième harmonique…après »
[Les cantates de J.-S. Bach. Pages 564 à 570] : «…Après son récitatif introductif tourmenté, cet air abonde en chromatismes, en figures obsessionnelles et en vocalises qui exaltent le texte de façon très dramatique » . 
DÜRR : Parmi les airs, le mouvement 7, paré d’une partie de trompette d’une grande virtuosité, est spécialement impressionnant. En raison des difficultés considérables qu’il pose au trompettiste, Bach a fait jouer la partie de trompette au violon lors d’une exécution ultérieure…»
GRISCHKAT : «…la puissante aria de basse avec accompagnement de trompette solo, qui représente l’entrée au ciel…»
HOFMANN : « …Air de basse avec sa partie de trompette très exposée et accompagnée du continuo seul…»
MACIA [Tout Bach, pages 121/122] : «… aria où brille une trompette virtuose……- La cantate BWV 43 a sans doute été reprise plusieurs fois ultérieurement par Bach, qui remplaça la périlleuse partie de trompette de l’aria de basse par un violon solo…»
PIRRO [L’Esthétique de Jean-Sébastien Bach - Formation rythmique des motifs, page 90] : «…Bach joint constamment des sons prolongés aux paroles qui éveillent les idées de continuité, de persistance: « Ich stehe… », [Renvois BG. 49/6 et 149/4, précisément sur « Ich stehe, BWV 158, 60, 107, etc »].
[L‘orchestration, page 216] : « Les violons… ils amplifient une vocalise de trompette au moment où la basse se prépare à annoncer « Voici que vient le héros des héros ».
ROBERT [page 40] : «…  Cas identique à l’air de basse de la cantate BWV 49/2. Ici dans la cantate BWV 43, une brève montée chromatique sur les paroles « Je regarde vers lui avec un ardent désir ».
SCHWEITZER [J. S. Bach, volume 2] : Le motif des pas…Sur un texte se référant à l’Ancien Testament, mouvement bondissant à la basse continue sur les mots « Er ist’s, er ist’s » = allégresse…


8] REZITATIV ALT. BWV 43/8
DER VATER HAT IHM JA / EIN EWIG REICH BESTIMMET : / NUN IST DIE STUNDE NAH, / DA ER DIE KRONE NIMMET / VOR TAUSEND UNGEMACH ; / ICH STEHE HIER AM WEG / UND SCHAU IHM FREUDICH NACH.

Le Père céleste lui a désigné / un royaume éternel : / L’heure est proche à présent / où il ceindra la couronne / par-delà mille adversités ; / Je me tiens ici sur le chemin / et porte mes regards sur lui,[le cœur] joyeux (avec joie].

La mineur (a) - la mineur (a), 9 mesures, C
BGA. Jg. X. Page 119 | RECITATIVO. | Alto. | Continuo.
NEUMANN. Rezitativ Secco..

BRAATZ /DÜRR [BCW] : « colorature ascendante sur le mot « schau » – « regarder ».
CANTAGREL [Les cantates de J.-S. Bach. Pages 564 à 570] : «…l’avant-dernier vers [Ich stehe hier am Weg » – « Je me tiens ici, sur le chemin »] sera répété à l’identique dans les deux strophes suivantes [mouvements 9 et 10}, en un bel effet litanique. L’arabesque sur le mot « schau – regarde » est empreinte d’une ferveur amoureuse très touchante ».


9] ARIE ALT. BWV 43/9
ICH SEHE SCHON IM GEIST, / WIE ER ZU GOTTES RECHTEN / AUF SEINE FEINDE SCHMEIßT, / ZU HELFEN SEINEN KNECHTEN / AUS JAMMER, NOT UND SCHMACH ; / ICH STEHE HIER AM WEG / UND SCHAU IHM SEHNLICH NACH.

Je le vois déjà dans mon esprit / trôner à la droite de Dieu / d’où il frappe ses ennemis / pour secourir ses serviteurs / accablés de désespoir, de détresse et d’ignominie ; / Je me tiens ici sur le chemin / et porte mes regards sur Lui, plein de ferveur.

Renvoi possible à : Actes des Apôtres 7, 55 : «Mais comme il était plein de l’Esprit Saint, levant les yeux au ciel, il vit la gloire de Dieu et Jésus qui était debout à la droite de Dieu…»

La mineur (a-moll), 88 mesures, 3/4
BGA. Jg. X. Pages 120 à 125 | ARIA. | Oboe I. | Oboe II. | Alto. | Continuo.
NEUMANN. Quatuor. Oboe I, II, Alt, B.c. Ritournelle et partie vocale tripartite.

BOMBA : «…l’air réprime sensiblement l’idée de victoire pour mettre encore plus nettement l’accent sur le chromatisme morne exprimant la détresse, la misère et l’opprobre…»
BRAATZ / DÜRR [BCW] : « chromatisme expressif sur les mots « Jammer not und Schmachmisère,, détresse, opprobe ».
CANTAGREL [Les cantates de J.-S. Bach. Pages 564 à 570] : «…sur une métrique de danse [3/4]… dans la seconde partie de l’air, le débit s’anime de nombreux « effets » dramatiques, répétitions de mots, longues tenues, ornements divers. C’est à nouveau le compositeur d’opéra qui s’exprime ici ».
HOFMANN : « …une beauté raffinée se dégage de l’air d’alto avec son accompagnement par les deux hautbois en particulier lors des perturbations harmoniques expressives aux mots de « aus Jammer, Not und Schmach »… ou lors de la répétition évocatrice d’une note aux mots « Ich stehe hier am Weg ».
PIRRO [L'esthétique de Jean-Sébastien Bach. Formation des motifs, page 45] : « L’idée d’immobilité physique… Ainsi, dans une cantate que Spitta date de 1735, Bach nous fournit une représentation de l’idée concrète de fixité… Dans la cantate BWV 43, Bach écrit [+ Exemple musical sur les mots « Ich stehe hier am Weg » BG. X, pages 123/124]… On ne peut donner un exemple d’opiniâtreté tonale plus frappant que ce dernier, où Bach répète avec ténacité la note principale du mode de la mineur dans lequel est écrit l’air…»
[Pages 85/86] : « Le thème du désir impatient… suite chromatique ascendante sur les paroles « und schau ihm sehnlich nach ». [+ Exemple musical, BG. X, p. 124] .
[Le commentaire de l’accompagnement instrumental, page 167] : « sur les mots « Ich sehe schon im Geist - Je le vois déjà en esprit »… Quand le chanteur prononce ces mots, la basse de l’orchestre accentue lourdement la suite chromatique ascendante, la jouant en croches liées deux par deux. Le motif, ainsi exposé, surgit avec peine, comme s’il était appesanti dans chaque groupe rythmique, par le son le plus grave… L’image se renforce par ce détail : Bach dépeint non-seulement l’élévation de l’âme vers les hauteurs sereines, mais il veut exprimer que le bourbier « d’opprobre et de détresse » retient sa proie et que le secours le plus puissant ne la lui arrache que difficilement [Renvoi à BG. X, p. 123].
[Comme dans les mouvements 8 et 10, réapparaissent les mots « Ich stehe hier am Weg » – « Je me tiens ici sur le chemin »].


10] REZITATIV SOPRAN. BWV 43/10
ER WILL MIR NEBEN SICH / DIE WOHNUNG ZUBEREITEN, / DAMIT ICH EWIGLICH / IHM STEHE AN DER SEITEN, / BEFREIT VON WEH UND ACH. / ICH STEHE HIER AM WEG / UND RUF IHM DANKBAR NACH :

Il veut qu’auprès de Lui / j’établisse ma demeure / afin que pour l’éternité / je demeure à ses côtés, / délivré de mes souffrances lamentables. / Je me tiens ici sur le chemin / et voici que je m’écris, plein de reconnaissance :

Sol majeur (G-dur) - mi mineur (e), 9 mesures, C
BGA. Jg. X. Page 125 | RECITATIVO. | Soprano. | Continuo.
NEUMANN. Rezitativ Secco.

GRISCHKAT : «…le passage « Ich stehe hier am Weg und schau ihm sehnlich nach » est merveilleusement, profondément poétique – et assez surprenant dans une œuvre écrite pour une fête de joie …»
PIRRO [L'esthétique de Jean-Sébastien Bach. La formation rythmique des motifs, page 113] : « Bach entremêle aussi la mélodie de silence, pour rendre sensible l’idée de libération exprimée par le texte… ruptures soudaines de la ligne mélodique… dans la cantate BWV 43 se rencontre une particularité analogue » [+ Exemple musical sur les mots « befreit von Weh und Ach », BG. X, p. 125].
SPITTA [Johann Sebastian Bach - Le récitatif sacré, volume II, page 316] : exemple (accentuation) musical sur les mots „befreit von Weh und Ach“.


11] CHORAL. BWV 43/11
DU LEBENSFÜRST, HERR JESU CHRIST, / DER DU BIST AUFGENOMMEN | GEN HIMMEL, DA DEIN VATER IST / UND DIE GEMEIN DER FROMMEN : || WIE SOLL ICH DEINEN GROßEN SIEG, / DEN DU DURCH EINEN SCHWEREN KRIEG / ERWORBEN HAST, RECHT PREISEN / UND DIE G‘NUG EHR ERWEISEN ? |

ZIEH UNS DIR NACH, SO LAUFEN WIR, / GIB UNS DES GLAUBENS FLÜGEL : | HILF, DAß WIR FLIEHEN WEIT VON HIER / AUF ISRAELIS HÜGEL. || MEIN GOTT ! WENN FAHR ICH DOCH DAHIN, / WOSELBST ICH EWIG FRÖHLICH BIN ? / WENN WERD ICH VOR DIR STEHEN, / DEIN ANGESICHT ZU SEHEN ?

O Prince de la vie, Seigneur Jésus-Christ, / Toi qui as été reçu / dans les cieux, où séjournent ton Père / et la communauté des justes, / comment apprécier à sa juste valeur / la grande victoire que tu as remporté / au prix d’une rude guerre / et comment te rendre assez honneur ? |
Entraîne-nous vers Toi, et nous viendrons en courant, / donne-nous les ailes de la foi ! / Aide-nous à nous échapper loin d’ici / sur les collines d’Israël. / O mon Dieu ! Quand pourrai-je donc me rendre / là où je pourrai être heureux pour l’éternité ? / Quand serai-je face à toi / pour voir ton visage ?

Deux strophes (la n° 1 et 13) du cantique (1641) de l‘Ascension „Du Lebenfürst, Herr Jesu Christ“ Johann Rist (en 14 strophes de 8 vers chacune), publié à Luneburg en 1641. Voir aussi la cantate de Buxtehude BUXWV 22 et la cantate de Telemann TWV: I 41.
Mélodie du cantique „Ermuntre dich, mein schwager Geist“. L‘auteur de cette mélodie et (ou) de son harmonisation semble faire problème dont l‘écho se retrouve dans les pages du BCW / Discussions / Thomas Braatz, 6 juin 2003]. Successivement sont avancés (en 1641) le nom Johann Schop l‘Ancien (1590-1667); (en 1655 ? ou 1682 ?) celui de de Christoph Peter (1626-1689) (à partir du choral de Schop) et enfin Bach lui-même (1726), dernière hypothèse retenue par Thomas Braatz].
Elle se retrouve dans l‘Oratorio de l‘Ascension BWV 11/6.

Sol majeur (G-Dur), 30 mesures, 3/4
BGA. Jg. X. Page 126 | CHORAL. | Soprano. / Tromba I. II. Oboe I. II. Violino I. col Soprano. | Alto. / Tromba III. Violino II. coll‘ Alto. | Tenore. / Viola. Col Tenore. | Basso. | Continuo.
NEUMANN. Simple choral harmonisé (+ trompettes I, II? III; Oboe I, II. Cordes et B.c).

BASSO [Jean-Sébastien Bach, volume 2, pages 420/421] : «…une particularité donne à cette cantate un caractère singulier : le choral conclusif (n° 11) traité en style de contrepoint simple, note contre note ; le texte est fourni par les strophes 1 et 13 du Lebensfürst, Herr Jesu Christ… et la réalisation musicale n’est pas de Bach, mais – comme l’a établi récemment vers 1975 Emil Platen - de Christoph Peter (Andachts Zymbeln… 1655) ; cette page avait été republiée dans le Neu Leipziger Gesangbuch de Vopelius (1682), et c’est à ce recueil (où elle figure avec le texte Ermuntre dich, mein schwager Geist) que Bach dut probablement l’emprunter » [renvoi, page 421 à la cantate BWV 27 avec emprunt au Gesangbuch de Vopelius (1682).
BOMBA : «…il est étonnant que Bach se prive de la reprise du  caractère solennel et si présent dans le chœur d’introduction…»
BOYER [Les cantates sacrées de Jean-Sébastien Bach, pages 163/164] : «…simple choral harmonisé avec instruments colla parte sur (Mélodie de choral (MDC) 028, de type I ».
Les mélodies de chorals dans les cantates de J.-S. Bach, page 56] : «…Emprunt de Bach à des auteurs contemporains. Par trois fois Bach a emprunté directement des chorals harmonisés à des recueils contemporains… il s’agit en premier lieu de la MDC 028 “Ermuntre dich mein Schwaeger en numéro final [11]. Ce choral harmonisé appartient à Christoph Peter et avait été publié en 1682 dans le Gesangbuch de Vopelius. Autres exemple avec les cantates BWV 27 et 8…»
CANTAGREL [Les cantates de J.-S. Bach. Pages 564 à 570] : «…Deux strophes de choral de Johannes Rist (1641), que Bach a reprises dans l’harmonisation ancienne (1655) de Christoph Peter. Les voix sont doublées par les instruments, dont trois trompettes… »
DÜRR : Emil Platen a pu prouver que Bach a emprunté le choral final, à quelques minimes modifications près, au livre de cantiques leipzigois de Gottfried Vopelius, publié en 1682 ; ce cantique remonte à une composition de Christoph Pater datant de 1655 ».
HOFMANN : « …Finalement, Bach a posé une énigme à la postérité avec son choral conclusif. Cette page n’est pas de lui mais plutôt de Christoph Peter (1626-1689), le cantor de Guben. Bach reprend ici le mouvement vieux de soixante-dix ans qui figure dans le Neu Leipziger Gesangbuch de 1682, en y apportant quelques légères modifications. Pour quelle raison ? Lui seul le sait ».
LEMAÎTRE : «…Cette page n’est pas de Bach mais de Christoph Peter. Elle figure dans le Neu Leipziger Gesangbuch de Vopelius (1682).
MACIA [Tout Bach, pages 121/122] : « Bach utilise deux strophes du cantique « Du Lebensfürst, Herr Jesu Christ de Rist, dont la mélodie, due à Christoph Peter, est telle qu’on la trouve dans le Neu Leipziger Gesangbuch…»


BIBLIOGRAPHIE BWV 43

BACH CANTATAS WEBSITE (BCW) :
AMG (All Music Guide) : Notice de Brian Robins.
BRAATZ [Provenance, 29 mai 2003]  - [BCW : 29 mai 2003. Renvois à Alfred Dürr, Küster Konrad, Woldemar Voigt, Albert Schweitzer, Peter Wollny]
CROUCH, Simon : Notice 1996 & 1998.
EMMANUEL MUSIC : Notice de Craig Smith.
MINCHAM, Julian: The Cantatas of Johann Sebastian Bach, chapitre 15. 2010.
ORON, Aryeh : Discussions 1]25 mai 2003 – 2] 7 octobre 2007 – 3] 28 novembre 2010.

ALLIHN, Ingeborg : Brève notice de l’enregistrement Ramin/ Berlin Classics. 1997 (anglais-allemand).
BACH COMPENDIUM ou Répertoire analytique et bibliographique des œuvres de Jean-Sébastien Bach. Hans Joachim Schulze et Christoph Wolff = Bach-Compendium : analytisch-Bibliographisches Repertorium der œuvre Johann Sebastian Bach. Editions Peters. Francfort-sur-le Main. 1985. BWV 43 = BC A 77.
BACH-JAHRBUCH
BJ 1977, pages 7 à 25. Walter Blankenburg : Une nouvelle source pour les textes de sept cantates de Jean-Sébastien Bach et dix-huit cantates de Johann Ludwig Bach.
BASSO, Alberto : Jean-Sébastien Bach. Edizioni di Torino. 1979. Fayard 1984-1985. Volume 1, pages 34, 39, 96, 158 et 338
Volume 2, pages 248, 253, 255, 259, 268, 407, 408, 417, 418, 419-420, 421, 428, 431 et 493
: Notice de l‘enregistrement de Philippe Herreweghe. 1993
BLANKENBURG, Walter : BJ 1977, pages 7 à 25: Eine neue Textquelle zu sieben Kantaten Johann Sebastian Bachs
On y trouvera notamment la page de titre de l’édition de Rudolstadt (Thuringe), 1726, sans nom d’éditeur
BOMBA, Andreas : Notice de l’enregistrement Hänssler / Rilling / edition bachakademie, volume 15. 1999
BOYER, Henri: Les cantates sacrées de Jean-Sébastien Bach. L’Harmattan 2002. Pages 163/164
: Les mélodies de chorals dans les cantates de J.-S. Bach. L’Harmattan 2003. Pages 56, 151 à 153
BREITKOPF. Recueils :
Breitkopf n° 10 : 371 Vierstimmige Choragesänge. C. Ph. E. Bach – KJ. Ph. Kirnberger (sans date). N° 9, 102 et 360
Breitkopf n° 3765 : 389 Choralgesänge für vierstimmigen gemischten Chor (sans date). Classement alphabétique. N° 81 (82)
CANTAGREL, Gilles : Les cantates de J.-S. Bach. Fayard. 2010. Pages 564 à 570
: Le moulin et la rivière. Air et variations sur Bach. Fayard 1998. Page 191
COLLECTIF : Tout Bach. Ouvrage publié sous la direction de Bertrand Dermoncourt. Robert Laffont – Bouquins. Novembre 2009
Jean-Luc Macia : Cantates d’église. Pages 121/122
DÜRR, Alfred : Die Kantaten von J.-S. Bach. Bärenreiter. Kassel 1974. Volume I., pages 284 à 288
: Notice d’introduction dans coffret Das Kantatenwerk / Harnoncourt, volume 12. 1975]
: Notice identique à la précédente reprise dans le coffret des enregistrements de Fritz Werner. Warner Classics, 2004.
EKG : Evangelisches Kirchen-Gesangbuch. Verlag Merfburger Berlin. 1951. Ausgabe für die Evangelische Kirche in Berlin-Brandenburg
Dans les références bibliques, apparaît sous l’abréviation « EKG ».
GALLOIS, Jean : Critique de la version de Gunther Ramin dans la revue Diapason, vers 1976
GEIRINGER, Karl : Jean-Sébastien Bach. Le Seuil 1966. Page 114, note 112 (page 363). Les textes de Johann Rist (mvt. 11).
GRISCHKAT, Hans : Notice de son enregistrement HM 1111. 1971
HALBREICH Harry : Critique du coffret Das Kantatenwerk / Harnoncourt, volume 12. Revue Harmonie, n° 113, janvier 1976
HARNONCOURT, Nikolaus : Remarques sur l’exécution. Cantate BWV dans le coffret Teldec, volume 12
HARNONCOURT, Nikolaus : Le Dialogue musical. Monteverdi, Bach et Mozart. Arcades / Gallimard / NRF. 1985
HERZ, Gerhard : Cantata N° 140. Historical Background. Pages 3 à 50. Norton Critical Scores.  W. Norton & Company. Inc. New York 1972. Page 33
HIRSCH, Arthur : Die Zahl im Kantatenwerk Johann Sebastian Bachs. Hänssler HR.24.015. 1986.
CN 147, pages 29 (Mvt. 1 : symbolique du chiffre „7“), page 47 (symbolique du chiffre „14“), page 58 (symbvolique du chiffre „14“) et page 137.
: Notice de l’enregistrement d’Helmuth Rilling (Laudate 98731. 1982 En collaboration avec Marianne Helms.
HOFMANN, Klaus : Notice de l’enregistrement de Masaaki Suzuki (volume 44). 2008
LEMAÎTRE, Edmond : La Musique sacrée et chorale profane. L’Âge baroque 1600-1750 ». Fayard. Les Indispensables de la musique. 1992. Page 49
LYON, James : Johann Sebastian Bach. Chorals. Sources hymnologiques des mélodies, des textes et des théologies
Beauchesne. Octobre 2005. Page 102. Incipit de la mélodie Du Lebensfürst, Herr Jesu Christ = M 152, page 283
MARCHAND, Guy : Bach ou la Passion selon Jean-Sébastien (de Luther au nombre d‘or). L‘Harmattan 2003. Page 332.
NEUMANN, Werner : Handbuch der Kantaten Johann Sebastian Bachs. VEB. Breitkopf & Härtel Musikverlag Leipzig. 1971.Pages 71/72
: Literaturverzeichnis : 49 (Scheide).
: Sämtliche von Johann Sebastian Bach vertonte Texte. VEB Leipzig 1974. Pages 84/85
: Kalendarium zur Lebens-Geschichte Johann Sebastian Bachs. Bach-Archiv, 20 novembre 1970. Page 30 (1726)
PETITE BIBLE DE JÉRUSALEM : Desclée de Brouwer. Editions du Cerf, Paris, 1955. Page 1254
Dans les références bibliques, apparaît sous l’abréviation « PBJ ».
PIRRO, André : J.-S. Bach. Alcan, Paris. 5e édition. 1919. Page 162
PIRRO, André : L'esthétique de Jean-Sébastien Bach. Fischbacher 1907. Minkoff Reprint Genève 1973. Pages 26, 45, 85, 113, 156, 159, 167 et 216
PLATEN, Emil : Les chœurs d’entrée des cantates de Bach. Enregistrement de Nikolaus Harnoncourt. 1975. Teldec, volume 12, page 10
ROBERT, Gustave : Le descriptif chez Bach (1909), page 40 et 59
SCHEIDE, William H. W. Neumann : Literaturverzeichnis 49] Johann Sebastian Bachs Sammlung von Kantaten seines Vetters Johann Ludwig Bach. BJ 1959, pages 52 à 94 ; BJ 1961, pages 5 à 24 et BJ 1962, pages 5 à 32
SCHLŒZER, Boris de : Introduction à J.-S. Bach. Idées/Gallimard 475. 1947-1979. Page 315
SCHMIEDER, Wolfgang : Thematisch-Systematiches Verzeichnis der Werke Joh. Seb. Bachs (BWV). Breitkopf & Härtel 1950-1973-1998 
Édition 1973, pages 59 à 61
Literatur : Spitta. Schweitzer. Wolfrum II (1910). Pirro. Parry. Voigt. Wustmann. Terry. H. J. Moser (1935). Thiele (1936). Neumann.
BJ. 1908, 1912, 1914
SCHWEITZER, Albert : J.- S. Bach "Le musicien-poète". Foestich 1967, 8e édition. Édition française de 1905
J. S. Bach. Édition allemande complète, en deux volumes. 1911. Pages 238/239
Édition américaine (traduction de E. Neumann). Dover Publications, inc. New York. 1911-1966.
Volume 2, pages 63, 85, 332 (note), 334 et 460
SPITTA, Philipp : Johann Sebastian Bach. Sous-titré: « His work and influence on the Music of Germany 1685-1750 » Novello & Cy 1889 - Dover 1951-1952.
Volume II, page 316. Volume III, pages 70,à 72. 77, 80 et 284

TATLOW, Ruth : Notice de l’enregistrement de J.E. Gardiner. CD Archiv Produktion. 2000
VIGNAL, Marc : Les Fils de Bach. Les chemins de la musique. Fayard. 1997. (l’héritage de Bach) pages 66, 68 et 69
WIJNEN, Dingemann van : Notice (sur CD, page 91) de l‘enregistrement de Pieter Jan Leusink.
WHITTAKER, W. Gillies : The Cantatas of Johann Sebastian Bach. Sacred & Secular Oxford U.P. 1959-1985
Volume 1, page 655. Volume 2, pages 235 à 245
WOLFF : Notice de l‘enregistrement de Ton Koopman, volume 16. 2002
WUSTMANN, Rudolf : J.S. Bachs geistliche und weltliche Kantatentexte. Breitkopf & Härtel, 1913-1967. Pages 127 à 129
ZWANG, Philippe et Gérard : Guide pratique des cantates de Bach. R. Laffont 1982. ZK 141, pages 226/227
Réédition révisée et augmentée. L’Harmattan 2005


DISCOGRAPHIE BWV 43

BACH CANTATAS WEBSITE : Discographie établie par Aryeh Oron. Elle est ici proposée sous une forme sensiblement allégée avec, parfois, quelques précisions relatives aux références et aux dates. Les numéros 1] et suivants indiquent l’ordre chronologique de parution des enregistrements. 
11 références (Aryeh Oron, octobre 2002 - octobre 2010) + 6 mouvements individuels (octobre 2002 - janvier 2009).

Exemples musicaux : Aryeh Oron (février 2003 - janvier 2005).

*8] GARDINER. The Monteverdi Choir. The English Baroque Soloists. Durée : 18’02 Soprano : Nancy Argenta. Contre-ténor : Michael Chance. Ténor : Anthony Rolfe-Johnson. Basse : Stephen Varcoe.Londres (GB), octobre 1993. 
CD Archiv 463 583-2 AH. 2000. Avec les cantates BWV128, 37 et 11

Prévision : Reprise prévue sous label SDG en 2012 avec les cantates BWV 11, 37 et 128
4] GRISCHKAT, Hans. Schwäbischer Singkreis. Bach Orchester Stuttgart. Eglise Martin Luther de Böblingen. Octobre 1971
Disques Corona HM 1111 (ex Allemagne de l’Est) et Carus (FSM) 43101. Avec la cantate BWV 104
5] HARNONCOURT (volume 12). Wiener Sängerknaben. Chorus Viennensis. Concentus Musicus Wien. 1975
Soprano (jeune garçon) : Peter Jelosits. Alto : Paul Esswood. Ténor : Kurt Equiluz. Basse : Ruud van der Meer. Vienne, 1975 Durée : 20’25. 
Disque Teldec 6.35283-00-501-503.
Das Kantatenwerk (volume 12). 1975. Selon H. Halbreich, la 4e gravure mondiale.

CD (D). Teldec 4509-91757 2. Das Kantatenwerk - Sacred Cantatas, volume 3. Coffret de six CD avec les cantates BWV 37 à 60
CD Teldec 2292 42559-2. Das Kantatenwerk (volume 12). 1987. Avec la cantate BWV 44.
Reprise Bach 2000. Teldec, volume 1. Coffret de 15 CD. Septembre 1999. Cantates BWV 1 à 14 et BWV 16 à 47
Reprise CD Warner Classics, 8573-81201-5. Intégrale en CD séparés, volume 14. 2006. Avec les cantates BWV 42 et 44
7] HERREWEGHE. Collegium vocale. Soprano : Barbara Schlick. Alto : Catherine Patriasz. Ténor : Christoph Prégardien. Basse : Peter Kooy. Mai 1993. Durée : 20’26
CD Harmonia Mundi France HMC 901479 (deux éditions). 1993. Avec les cantates BWV 44 et 11
10] KOOPMAN (volume 16). Amsterdam Baroque Orchestra & Choir. Soprano : Johannette Zomer. Alto : Bogna Bartosz. Ténor : Christoph Prégardien. Basse : Klaus Mertens. Waalse Kerk, Amsterdam (NL), février et mars 2002.
CD Antoine Marchand Challenge CC 72216. Distribution en France, janvier 2005. Avec les cantates BWV 49 et 39
En complément : Appendix du mouvement 7 (avec partie de violon solo au lieu de celle de trompette ).
Reprise sous le titre « Ascension cantatas ». 2008. Coffret CD Challenge Classics 72285. Avec les cantates BWV 11, 128 et 37
9] LEUSINK. Holland Boys Choir. Netherlands Bach Collegium. Soprano : Église Saint-Nicolas d’Elburg (NL). Durée : 20’47
Bach Edition. 2000. CD Brilliant Classics. Volume 19. Cantates, volume 10
Reprise Bach Edition. 2006. CD Brilliant Classics IV – 93102 19/95 Avec les cantates BWV 137, 25, 119
*3] POINAR, George. Festival Chorus & String Orchestra. Festival Symphony Orchestra. Baldwin Wallace College, Berrea, Ohio (USA). Enregistrement « Live », avril 1970
Disque Conservatory of Music. Avec le concerto de violon BWV 1041.
1] RAMIN. Soli & Thomanerchor. Orch. Gewandhaus Leipzig. Enregistrement de mars 1951. Durée : 24’02 [Le continuo etait tenu par le jeune chef Karl Richter !]
Disque Corona RDA VEB, 1966-1965 ? Reprise label Eterna N° 8 20 524 Kantaten, Johann Sebastian Bach, volume 9. Avec la cantate BWV 128
Reprise en coffret Eurodisc 89.814 XGK.. 1976. Avec les cantates BWV 42, 57, 67, 73, 106, 111, 128 et 131
CD Berlin Classics 090952BC. Historische Aufahmen mit Günther Ramin. Coffret de 9 CD. 1997. Avec la cantate BWV 12, 128
Reprise CD Leipzig Classics 001805 2BC. « Cantatas II – Bach in Germany ». Volume I/1. A. 1999. Avec les cantates BWV 12, 128
6] RILLING. Gächinger Kantorei Stuttgart. Bach-Collegium Kantorei. Soprano : Arleen Auger. Alto : Julia Hamari. Ténor : Lutz-Michael Harder. Basse : Philippe Huttenlocher. Gedärchtniskirche. Stuttgart (D). Octobre 1982. Durée : 23’07
Disque (D). Die Bach Kantate. Hänssler Verlag. Classic. Laudate 98731. 1982. Avec la cantate BWV 13
CD Die Bach Kantate (volume 34) Hänssler Classic Laudate 98885.1982. Ave les cantates BWV 86 et 87
CD Hänssler edition bachakademie (volume 15) Hänssler-Verlag 92.015. 1999. Avec les cantates BWV 44 et 45
11] Suzuki (volume 44). Bach Collegium Japan. Soprano : Rachel Nicholls. Contre-ténor : Robin Blaze. Ténor Gerd Türk. Basse : Peter Kooy. Kobe Shoin Women‘s University Chapel. Japon. Septembre 2008. Durée : 19’47
CD BIS-SACD 1791. 2009. Distributon en France, octobre 2009. Avec les cantates BWV 88 et 146
2] WERNER. Chorale Heinrich Schütz, Heilbronn. Orchestre de chambre de Pforzheim. Soprano : Friederike Sailer. Alto : Claudia Hellmann. Ténor : Helmuth Krebs. Basse : Jakob Stämpfli. Ilsfeld (D) 1961. Durée : 23’07. Averc la cantate BWV 182
Disque Erato Stéréo = STU 50087. Les Grandes Cantates, volume 9
Reprise CD Erato 4509-97407-2. Coffret de deux CD. Warner Classics. 1994. Avec les cantates BWV 8, 26, 61 85, 130 et 182
Reprise Warner Classics / Erato 2564 61401- 2 LC 04281, volume I. Coffret de dix CD. 2004


MOUVEMENTS INDIVIDUELS BWV 43

M-1. Mvt. 9] William H. Scheide. Bach Aria Group. Disque Vox, 1947 ou 1948.
M-2. Mvt. 1] Hans Pflugbeil. Greifswalde Bach Tage Choir / Bach-Orchester Berlin. Disque baroque Music Club. Fin des années 1950 ou
1960. Report CD Soli Deo Gloria, volume 4.
M-3. Mvt.3] Rudolf Mauesberger. Gewandhausorchester Leipzig. Ténor : Peter Schreier. Disque decca „Eclipse“.. Fin des années 1960.
M-4. Mvt. 7. Aria pour basse. Maryland Bach Aria Group. Avec cordes, cmavier et trompette. 1990. CD Crystal Records.
M-5. Mvt. 11] Nicol Matt. Nordic Chamber Choir / Soloists of the Freiburger Barockorchester. Juin 1999. CD Brilliant Classics / Bayer
Records. Bach Edition (2000). Volume 23. Chorals (389) de l’édition Breitkopf.
Reprise Bach Edition (2006). Chamber Choir of Europe. CD Brilliant Classics V – 93102 30/136.
M-6. Mvts. 2 et 3] Fabio Biondi. Europa Galante. 25- 30 mars 2000. CD Virgin Veritas 545420. J.S. Bach : Cantatas & Arias.


C. Role. Mars 2011

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Last update: March 24, 2011 15:00:00