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Commentary: Cantatas BWV 1-50 | Cantatas BWV 51-100 | Cantatas BWV 101-150 | Cantatas BWV 151-200 | Cantatas BWV 201-224 | Other Vocal Works BWV 225-524 | Sources |
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Wo soll ich fliehen hin? Où dois-je m‘enfuir Commentary in French |
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KANTATE ZUM 19. SONNTAG NACH TRINITATIS |
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CONTENU |
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Avertissement |
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Cette notice dédiée à une cantate de Bach tend à rassembler des textes, des notes, voire des critiques discographiques souvent introuvables ou difficilement accessibles aujourd’hui (2008). Le but est de donner à lire un ensemble cohérent d’informations et de proposer aux amateurs et mélomanes francophones un panorama élargi et espéré parfois inédit de cette partie de l’œuvre vocale de Bach |
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Leipzig, 15 octobre 1724. Deuxième cycle de Leipzig = 2. Jahrgang (cycle des cantates chorales). |
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PARTITION AUTOGRAPHE = ORIGINALPARTITUR National Library, London (GB) |
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Dix neuvième dimanche après la Trinité. |
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1]. Première strophe du cantique (1630) Wo soll ich fliehen hin de Johann Heermann (1585-1647) qui donne son titre à la cantate. |
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CROUCH (BCW): «…Comme beaucoup de cantate, le thème est le passage (voyage) de l’obscurité à la lumière et de l’esprit embrasé par la rédemption venue du Seigneur ». |
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NEUMANN. Solo ; Sopran, Alt, Tenor, Baß. – Chor. Hohe Trompete (B) ; Oboe I, II ; Streicher ; B.c. |
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1] CHORALCHORSATZ. BWV 5/1 |
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W O SOLL ICH FLIEHEN HIN, / WEIL ICH BESCHWERET BIN / MIT VIEL UND GROßEN SÜNDEN ? / WO SOLL ICH RETTUNG FINDEN ? / WENN ALLE WELT HERKÄME, / MEIN ANGST SIE NICHT WEGNÄHME.Où dois-je m’enfuir, / Chargé que je suis / De si graves et si nombreux péchés ? / Où puis-je trouver secours ? / Rien au monde / Ne pourrait m’enlever mon angoisse. Sol mineur (g), 78 mesures, 4/4 BG. Jg. I. Pages 127-136. Oboe I. / Oboe II. / Violino I. / Violino II. / Viola. / Soprano (Tromba da tirarsi col Soprano). / Alto ; / Tenore. / Basso. / Continuo. NEUMANN. Choralchorsatz. Mélodie du choral « Auf meinem lieben Gott ». Parties instrumentales indépendantes avec ritournelles et parties vocales encastrées. Le cantus firmus est au soprano, avec trompette ou la Tromba da tirarsi. Ensemble des instruments avec citations du motif choral. BLANKENBURG: «…La première strophe du cantique de chœur d’entrée basée sur le choral est incorporée verset par verset, selon la forme coutumière, à une sinfonia instrumentale dans laquelle une trompette jouant le cantus firmus accentue celui-ci avec une insistance particulière ». BOYER [Les cantates saées de Jean-Sébastien Bach, page 123] : « Elaboration de choral. Mélodie de choral (MDC 113) de type IIc ». BOYER [Les Mélodies de chorals dans les cantates de Jean-Sébastien Bach, pages 55 et358]: « Choral incrusté, le cantus firmus est confié à l’une des voix, les autres parties vocales sont indépendantes, l’orchestre et la basse continue sont dotés d’une thématique également indépendante ». CROUCH [BCW]: «…Cette cantate choral commence dans une sombre tonalité mineure aux violons tandis que les hautbois s’entrelacent en courtes phrases, donnant un sentiment d’incertitude, de crainte ». DÜRR: « Le mouvement initial obéit à la structure de prédilection de la cantate chorale : un mouvement orchestral indépendant, mais dont la thématique se développe à partir du commencement du choral, assimile vers par vers la mélodie du choral (Auf meinem lieben Gott) chantée par le soprano (avec trompette) et soutenue par les autres voix…» GARDINER: « …L’hymne de Heermann et la mélodie qui lui est associée « Auf meinem lieben Gott », gouvernent tant la forme que la substance musicale de la fantaisie d’introduction ; même le prélude instrumental, dialogue en imitation pour hautbois et violons par paires, repose sur la mélodie de l’hymne en diminution, tout comme les trois lignes vocales inférieures. Les différentes phrases de la mélodie, solidement charpentée, se détachent de l’arrière-plan instrumental, lui-même constitué de petits échanges fragmentaires censés évoquer l’âme timorée…» HIRSCH : Structures du mouvement. 1] Ritournelle + lignes 1 et 2 du cantique = 27 mesures – 2] Lignes 3, 4 et 5 = 24 mesures – 3] ligne 6 + ritournelle = 27 mesures. Total : 78 mesures HOFMANN: «…Modèle maintes fois repris dans les cantates-chorals. L’impression d’ensemble est marquée par une partie orchestrale à l’allure concertante [forme fuguée] dans laquelle s’insèrent fragmentés, les vers du choral. La mélodie liturgique est utilisée en un cantus firmus fait de notes en valeurs longues à la partie de soprano, enrichie et mise en valeur par un cuivre, ici une trompette à coulisse (Tromba da tirarsi). Les parties d’alto, de ténor et de basse sont traitées en contrepoint, la plupart du temps reliées entre elles par un traitement imitatif mais qui s’exprime également parfois de manière homophonique. Une particularité de ce mouvement tient au matériel thématique ainsi qu’aux voix graves et aux parties instrumentales qui dérivent du saut de quinte du premier vers du choral donnant l’impression que les instruments demandent également : où dois-je me réfugier ? » NYS, Carl de: «…Le premier chœur est d’une grande beauté ; la partie de soprano, doublée par la trompette, chante la mélodie du cantique en valeurs longues, cependant que les trois autres voix et les instruments font à ce cantus firmus un superbe écrins de figurations ». PIRRO [L’Esthétique de Jean-Sébastien Bach – les mélodies simultanées, page 142]: « Les voix ajoutent à la mise en œuvre du choral… profond sentiment d’anxiété… Harmonie triste, ici sur le mot « Angst – angoisse » [BG 5 (I, page 134]. |
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2] REZITATIV BAß. BWV 5/2 |
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D ER SÜNDEN WUST HAT MICH NICHT NUR BEFLECKT, / ER HAT VIELMEHR DEN GANZEN [Wustmann: „mir ganz und gar den“] GEIST BEDECKT, / GOTT MÜßTE MICH ALS UNREIN VON SICH TREIBEN; / DOCH WEIL EIN TROPFEN HEILGES BLUT / SO GROßE WUNDER TUT, / KANN ICH NOCH UNVERSTOßEN BLEIBEN. / DIE WUNDEN SIND EIN OFFNES MEER, / DAHIN ICH MEINE SÜNDEN SENKE, / UND WENN ICH MICH ZU DIESEM STROME LENKE, / SO MACHT ER MICH VON MEINEM FLECKEN LEER.L’horrible péché n’a fait que me souiller, / Il s’est emparé de mon esprit entier,/ Dieu devrait, pour mon impureté, me rejeter de lui, / Mais parce qu’une goutte de son sang sacré / Accomplit de tels miracles, / Il m’est permis de n’être pas répudié. / Les plaies sont une mer ouverte / Où je noie mes péchés / Et si je me livre à ce courant / Il me purifie de ma souillure. Ré mineur (d)→ sol mineur, (g), 14 mesures, 4/4 BG. Jg. I. Page 137. Recitativo. Basso. / Continuo NEUMANN. Récitatif secco. Basse, B.c. CROUCH (BCW): «…L’atmosphère est toujours très sombre quand débute le récitatif mais devient optimiste dans l’air de ténor suivant ». BOYER [Les Mélodies de chorals dans les cantates de Jean-Sébastien Bach, page 358]: « les mouvements 2 et 3 n’élaborent pas la mélodie de choral (MDC) 113 mais paraphrasent les strophes suivantes du cantiques PIRRO [L’Esthétique de Jean-Sébastien Bach – Formation des motifs, page 72]: « le procédé d’altération chromatique…le trouble de l’âme et des mots qui désignent des objets désagréables ou nuisibles . Ici, sur une tierce diminuée, le mot « Flecken – souillure ». [BG 5, I, page 137]. [La traduction du texte, page 265]: «…Bach isole de même dans les récits et dans les airs, les mots qui préviennent d’une transformation de l’idée qui vient d’être énoncée. Ainsi que les paroles impératives ou explicatives, ici l’adverbe « Doch – cependant » fréquemment articulé sur une note suivie d’un silence [Renvoi BWV 13/4, BWV 54/2 et 3 et BWV 125/2]. |
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3] ARIE TENOR BWV 5/3 |
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E RGIEßE DICH REICHLICH, DU GÖTTLICHE QUELLE, / ACH, WALLE MIT BLUTIGEN STRÖMEN AUF MICH ! / ES FÜHLET MEIN HERZE DIE TRÖSTLICHE STUNDE, / NUN SINKEN DIE DRÜCKENDEN LASTEN ZU GRUNDE, / ES WÄSCHET DIE SÜNDLICHEN FLECKEN VON SICH.Répand-toi en abondance, ô source divine, / Ah ! fais jaillir sur moi les flots de sang ! / La consolation de cet instant emplit mon cœur, / Le poids des péchés s’évanouit / Et la souillure du mal se lave d’elle-même. Mi bémol majeur (Es), 172 mesures, 3/4 BG. Jg. I. Pages 137-141. Aria. Viola Solo. / Tenore. / Continuo. NEUMANN. Forme de Trio-Sonate (Triosatz). Tenor, Viola (solo), B.c. Forme da capo BASSO [vol. II, page 360]: « … la page la plus caractéristique [de la cantate] est l’aria pour ténor portant une dense partie d’alto obligé : la göttliche Quelle – la source divine » dont parle le texte est traduite par la proposition d’un flot mélodique quasi ininterrompu (la première pause dans la partie d’alto survient à la mesure 44) rendu agile et expressif par une articulation du phrasé extrêmement attentive à bien traduire le pathétique du texte ». BOMBA: «…l’air met d’une façon semblable [au n° 5] une autre image en lumière : l’abondant épanchement de la source divine. Des mouvements de vagues apparemment infinis et mélismatiques reliés à des formations de triple accords orientés vers le bas accentuent en même temps les charges pesantes qui sombrent dans les abysses avec les « flots de sang ». DÜRR: « Dans le troisième mouvement, avec viole obligée, domine le mouvement ininterrompu illustrant la « source divine…». Renvoi au psaume 51, 4 et 9 [PBJ 848]: « Lave-moi de toute malice, de ma faute purifie-moi et Purifie-moi avec l’hysope : je serai net / Lave-moi, je serai blanc plus que la neige » et surtout Apocalypse 1, 5 [PBJ. 1799]: « Il nous aime et nous a lavé de nos péchés par son sang » et 7, 14 [PBJ 1805]: « Ce sont ceux qui viennent de la grande épreuve : ils ont lavé leurs robes et les ont blanchies dans le sang de l’Agneau ». HOFMANN: «…le perpetuum mobile virtuose de l’instrument soliste est manifestement inspiré par l’image d’une source d’eau jaillissante. L’instrument soliste n’est cependant pas expressément spécifié par Bach. La partie de cet instrument soliste se trouve dans la partition du premier violon et devait ainsi être jouée par le premier violon (Konzertmeister) mais, si l’on se fie à la clé, elle se destine à un autre instrument, peut-être un alto ou vraisemblablement un violoncelle piccolo, un instrument au registre intermédiaire avec lequel Bach s’est livré à diverses expériences et grâce auquel il a pu présenter aux auditeurs de Leipzig quelque chose de nouveau et d’inhabituel ». NYS, Carl de: «…L’aria coule comme une douce berceuse ; le texte parle d’ailleurs de « source divine » et de « l’heure consolatrice ». SUZUKI: «…L’instrument obligé du troisième mouvement. Cette œuvre existe sous la forme du manuscrit de la main même de Bach (au British Museum) et des parties individuelles originales (dans les Archives Bach de Leipzig). Il n’y a ainsi aucun problème majeur en ce qui concerne l’interprétation bien que le d’un instrument obligé soulève en effet des questions. La partie fluide obligée qui semble déborder de la générosité de Dieu est écrite dans la clé d’ut troisième ligne dans la propre partition de Bach mais celui-ci ne spécifie pas l’instrument pour lequel elle se destine. Dans les parties individuelles, on retrouve cet obligato dans la partition du premier violon plutôt que dans celle d’alto mais il s’agit du seul mouvement dans la partition du premier violon écrite en clé d’ut troisième ligne. Un examen attentif de la partition montre qu’à aucun moment ne survient une note plus grave que la note la plus grave du violon, sol, et que cet obligato peut ainsi être joué aussi bien à l’alto qu’au violon. Alfred Dürr suggère que cette partie était prévue pour violoncelle soprano (page 152 de la section éditoriale 1/24 de la Nouvelle Edition Bach), mais le registre utilisé rend cette assertion difficile à soutenir. Dans cet enregistrement (CD Bis) la partie est attribuée à l’alto ». PIRRO [L’Esthétique de Jean-Sébastien Bach – L’orchestration, page 216]: « Différentes sortes de violes… Bach se sert de la viole en solo… pour accompagner l’air de ténor ». [Conclusion, page 469]: « …Quand il représente le mouvement des eaux, Bach s’attache encore à vivifier les images familières… La partie de l’alto solo dans l’air de la cantate BWV 5. Tandis que le ténor prie le Seigneur de laisser couler avec abondance la source de sang « qui efface les souillures », l’alto fait entendre des séries de notes égales qui se déversent indéfiniment, ou jaillissent en harmonies liquides ». [Renvoi aux BWV 7 et 165] ROBERT : « Dans l’air de basse de la cantate n°5, M. Pirro affirme que « l’alto fait entendre des séries de notes égales qui se déversent indéfiniment ou jaillissent en harmonies liquides ». Si l’on s’en tient à cette observation et si l’on ne prétend pas que Bach a spécialement voulu par son dessin d’alto décrire la « source divine qui s’épanche abondamment » je ne vois rien en cela que de très acceptable. Dans cet air, le chrétien adresse à Dieu une prière pleine d’onction et d’espoir. Et le motif de cette onction c’est la reconnaissance pour les inépuisables trésors du pardon et de grâces que le Christ répand par son sang rédempteur. Entre cette abondance de grâces et l’écoulement incessant d’une source, il y a une analogie, une parenté. Et l’impression générale d’une chose inépuisable est bien rendue par les dessins de l’alto. Mais je serais porté à croire que Bach a voulu traduire l’attendrissement du chrétien en face de l’infinie bonté de Dieu, plutôt que d’imiter le gazouillement d’une source. En premier lieu, en effet, ce dessin d’alto n’a pas [+ Exemple musical] un caractère si imitatif qu’on puisse y voir de plano le bouillonnement d’une source, si les paroles n’y aidaient pas. En second lieu, au contraire, même exprimée en des termes plus généraux, cette action de grâce à la bonté sans borne de Dieu, s’adapterait toujours très adéquatement à la musique. Et ce qui tend à prouver que c’et bien le sentiment d’onction, de reconnaissance que bach a surtout voulu traduire, c’est que dans son chapitre sur l’orchestration (p. 217), M. Pirro cite justement ce passage pour montrer que Bach reconnaissait à l’alto « un caractère de tendresse bien déterminé ». SCHWEITZER: « un autre exemple de staccato ininterrompu dans la cantate BWV 32 » [Affects sur les mots « Walle - jaillir » - Strömen - flots » et « wäschet – lave »]. |
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4] REZITATIV ALT + CHORAL. BWV 5/4 |
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M EIN TREUER HEILAND TRÖSTET MICH, / ES SEI VERSCHARRT IN SEINEM GRABE, / WAS ICH GESÜNDIGT HABE ; / IST MEIN VERBRECHEN NOCH SO GROß, / ER MACHT MICH FREI UND LOS. / WENN GLÄUBIGE DIE ZUFLUCHT BEI IHM FINDEN, / MUß ANGST UND PEIN / NICHT MEHR GEFÄHRLICH SEIN / UND ALSOBALD VERSCHWINDEN ; / IHR SEELENSCHATZ, IHR HÖCHSTES GUT / IST JESU UNSSCHÄZBARES BLUT ; / ES IS IHR SCHUTZ VOR TEUFEL, TOD UND SÜNDEN, / IN DEM SIE ÜBERWINDEN.Mon fidèle Sauveur me console, / Dans son tombeau sont enfouis / Tous les péchés que j‘ai commis; / Quelque soit l’étendue de mon crime, / Il m’en délivre. / Quand les croyants trouvent refuge auprès de lui, / Ils ne risquent plus / L’angoisse et les tourments / Qui s’évanouissent aussitôt ; / Le sang inestimable de Jésus / Est le trésor de leur âme, leur bien suprême ; / Il est leur protection / Par laquelle ils surmontent le diable, la mort et les péchés. Ut mineur 16 mesures, C. BG. Jg. I. Page 142. Recitativo a tempo. Oboe. / Alto. / Continuo NEUMANN. Rezitativ Secco. Alt ; Oboe ; B.c. Choral : Cantus firmus au Hautbois BLANKENBURG: «…Ce récitatif se signale parmi tous les autres mouvements par le fait qu’une partie du cantus firmus exécutée par le hautbois s’y superpose au secco ». BOMBA: «…Au centre de la cantate composée avec symétrie, se trouve le quatrième mouvement… le contralto doit présenter les paroles par lesquelles la première partie, la description du désespoir, sera enchaînée par la deuxième, la révolte contre l’enfer et la demande de la Rédemption. La prescription « a tempo » restreint cependant considérablement la présentation du texte en limitant la déclamation et crée un contraste singulier avec les paroles « libère-moi et délivre-moi ». Bach place là-dessus le cantus firmus joué par le hautbois, comme si l’on devait se souvenir de la question posée dans le choral concernant le but et le sens de la vie dont la réponse est à présent proposée par le texte ». BOYER [Les Mélodies de chorals dans les cantates de Jean-Sébastien Bach, page 72]: « MDC 113 de type V (citation instrumentale du choral). BOYER [Les Mélodies de chorals dans les cantates de Jean-Sébastien Bach, page 358]: « Elaboration de la MDC de type V. . Citation par le hautbois pendant un récit d’alto. Le hautbois expose en totalité et sans interruption la mélodie tandis que la voix d’alto paraphrase les idées présentes dans les mouvements 2 et 3. L’ensemble voix d’alto et mélodie du hautbois sont soutenus par le seul continuo ». DÜRR: «… le quatrième mouvement est mis en valeur par une combinaison avec la mélodie chorale (hautbois) et ainsi se trouvent soulignés le passage de la conscience du péché à la consolation d’une signification décisive, en même temps que l’axe central de l’œuvre, laquelle acquiert par là une structure symétrique ». HIRSCH [Die Zahl im Kantatenwerk Johann Sebastian Bachs, page 68] : « Les 86 notes de ce récitatif peuvent renvoyer au psaume 86, 17 (prière dans l’épreuve) - [PBJ. 883] dont le sens est effectivement proche de celui du texte de la cantate: «… car toi, Yahvé, tu m’aides et me consoles ». PIRRO [L’Esthétique de Jean-Sébastien Bach - Les formes, page 292] : « … tandis que le chanteur exprime… le contenu verbal du livret, l’accompagnement juxtapose à ce chant la mélodie d’un choral… Le compositeur [Bach] estime qu’on se souviendra des paroles [du choral] si la mélodie est offerte… On entend le hautbois exposer intégralement, la mélodie d’une strophe du choral » [Renvois aux cantates BWV 122 et BWV 70]. |
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5] ARIE BAß. BWV 5/5 |
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V ERSTUMME, HÖLLENHEER, / DU MACHST MICH NICHT VERZAGT! / ICH DARF DIES BLUT DIR ZEIGEN, / SO MUßT DU PLÖZTLICH SCHWEIGEN, / ES IST IN GOTT GEWAGT.Reste muette, armée infernale, / Tu ne m‘enlèveras pas mon courage! / Je n‘ai qu‘à te montrer une goutte de ce sang / Pour te réduire sur le champ au silence, / Je l’oserai au nom du Seigneur. Si bémol majeur (B), 125 mesures, 4/4 BG. Jg. I. Pages 143-149. Aria marqué „Vivace“. Tromba. / Oboe I. / Oboe II. / Violino I. / Violino II. / Viola. / Basso. / Continuo. NEUMANN. Basse, Trompete, Oboe, Streicher, B.c. Partie instrumentale: hohe Trompete (ou Tromba), Forme Da capo BLANKENBURG: «…Parallélisme frappant avec la section BWV 96/2, pourvu d’un texte comparable ». BOMBA: «…La directive « vivace », la figuration mouvementée et les trompettes utilisées en obligé signalent le combat et la victoire, les demi-soupirs sont une invitation au silence dans ce tumulte ». DÜRR: « …dans le cinquième mouvement règne un rythme passionné, vigoureusement accentué coupé de pauses « parlantes » (Verstumme)…» HIRSCH: Renvoi à la cantate BWV 130/3 avec ses trois trompettes, les timbales, par analogie à l’développé ici dans BWV 5/5. HOFMANN: « Tout aussi neuf et inhabituel est l’emploi de la trompette grave (si bémol) qui s’exprime avec une grande virtuosité et qui en même temps, rivalise avec la basse soliste. L’air à un ton résolument belliqueux et héroïque. Au mot « Verstumme ! », il est ordonné à « l’armée » de se taire et le passage de piano à forte de l’orchestre semble refléter la manière dont elle se tait et, à vrai dire, comment elle reprend aussitôt la révolte ». NYS, Carl de: «…Impétueuse aria de basse avec ses figures caracolantes de trompette impose silence aux « puissances infernales ». PIRRO [L’Esthétique de Jean-Sébastien Bach – L’orchestration, page 239]: « C’est la trompette qui hurle la rage de l’enfer dans l’air de basse [BG 5 (I, page 143]. |
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6] REZITATIV SOPRAN. BWV 5/6 |
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I CH BIN JA NUR DAS KLEINSTE TEIL DER WELT / UND DA DES BLUTES EDLER SAFT / UNENDLICH GROßE KRAFT / BEWÄHRT ERHÄLT [Wustmann: „in sich enthält“], / DAß JEDER TROPFEN, SO AUCH NOCH SO KLEIN, / DIE GANZE WELT KANN REIN / VON SÜNDEN MACHEN, / SO LAß DEIN BLUT / JA NICHT AN MIR VERDERBEN, / ES KOMME MIR ZUGUT, / DAß ICH DEN HIMMEL KANN ERERBEN.Je ne suis que la plus infime parcelle du monde / Mais comme la noble liqueur du sang / Conserve son pouvoir infini / Et que chaque goutte, aussi infime soit-elle / Peut purifier l’univers entier / De ses péchés, / Ne verse pas ton sang / En vain pour moi / Et fais qu’il m’aide / A gagner le ciel. Sol mineur (g) → sol mineur (g), 11 mesures, 4/4 BGA. Jg. I. Page149. Soprano. / Continuo NEUMANN. Sopran, B.c. Récitatif secco |
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7] CHORAL. BWV 5/7 |
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F ÜHR AUCH MEIN HERZ UND SINN / DURCH DEINEN GEIST DAHIN, // DAß ICH MÖG ALLES MEIDEN, / WAS MICH UND DICH KANN SCHEIDEN, // UND ICH AN DEINEM LEIBE / EIN GLIEDMAß EWIG BLEIBE.Fais que ton esprit / Incite aussi mon cœur et mon âme / A éviter / Tout ce qui peut me séparer de toi / Et que je reste éternellement / Un membre de ton corps. Le texte est de Johann Heermann (EKG 427/6). La mélodie (EKG 289) Auf meinem lieben Gott de Jakob Regnart (1574) Sol mineur (g), 12 mesures, 4/4 BG. Jg. I. Page 150. Choral. Soprano (Violino I, Oboe I, Oboe II ; Tromba da tirarsi col Soprano)./ Alto (Violino coll’ Alto). / Tenore (Viola col Tenore). / Basso. / Continuo. NEUMANN. Simple choral avec ensemble des instruments. BOYER [Les cantates sacrées de Jean-Sébastien Bach, page 124]: « Choral harmonisé ». BOYER [Les Mélodies de chorals dans les cantates de Jean-Sébastien Bach, page 358]: « Calme harmonisation de la strophe conclusive du cantique. Les instruments doublent les voix colla parte ». |
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BACH CANTATAS WEBSITE (BCW) |
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Les numéros 1] et suivants indiquent la chronologie discographique établie par Aryeh Oron (BCW). |
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Johann Sebastian Bach . Sous-titré: « His work and influence on the Music of Germany 1685-1750 ».Novello & Cy 1889 - Dover 1951-1952. Trois volumes. Volume 3, pages 90-92, 100, Appendix 3a = pages 285-287 Pages 89 « L’ensemble des cantates chorales peut maintenant être présenté sous forme de tableau [suit la liste des 35 cantates identifiées sous ce vocable. La cantate BWV 5 figure en 35e position sous la référence P AM43, référence de la copie conservée à Berlin Pages 285-287 : Le filigrane Half Moon (demi-lune) figure sur le haut de la première page. « Ce filigrane est caractéristique d’un grands nombre de cantates de la dernière période créatrice de Bach ». Suit une liste de 31 cantates, la cantate BWV 5 (copie P AM 43) en 31e position possédant également avec les BWV 41 et BWV 94 l’autre filigrane « MA ». [Tous ces renseignements figurant dans la première édition de l’ouvrage de Spitta (entre 1873-1880) ont été depuis souvent réfutés surtout en ce qui concerne la datation. Néanmoins les commentaires, sauf ici dans BWV 5 qui n’en a pas bénéficié, soulèvent toujours, même en 2009, le plus vif intérêt !] |
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Contributed by Claude Role (June 2009) |
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Cantata BWV 5 : Complete Recordings | Recordings of Individual Movements | Discussions: Part 1 | Part 2 |
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Last update: ýJuly 5, 2009 ý01:31:17