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C. Role. Janvier 2011
CANTATE BWV 65
SIE WERDEN AUS SABA ALLE KOMMEN
Ils viendront tous de Saba EPIPHANIAS
Fête de l’Épiphanie
LEIPZIG,6 janvier 1724
AVERTISSEMENT

Cette notice dédiée à une cantate de Bach tend à rassembler des textes, des notes (essentiellement de langue française), voire des critiques discographiques souvent introuvables ou difficilement accessibles aujourd’hui (2011). Le but est de donner à lire un ensemble cohérent d’informations et de proposer aux amateurs et mélomanes francophones un panorama élargi et espéré parfois inédit de cette partie de l’œuvre vocale de Bach. Outre les quelques  interventions « CR » identifiées par des parenthèses [...] le rédacteur précise qu’il a toujours pris le soin jaloux de signaler sans ambiguïté le nom des auteurs sélectionnés. A cet effet il a indiqué clairement, entre guillemets «…» toutes les citations fragmentaires tirées de leurs travaux. Rendons à César...

ABRÉVIATIONS
(A) = la majeur

(B) = si bémol majeur
BB / SPK = Bach Bibliothek / Staatsbibliothek Preussicher Kulturbesitz
B.c. = Basse continue ou continuo
BCW = Bach Cantatas Website
BD = Bach-Dokumente (4 volumes, 1975)
BG = Bach-Gesellschaft = Société Bach (Leipzig, 1851-1899). J. S. Bach Werke. Gesamtausgabe (édition d’ensemble) der Bachgesellschaft
BJ = Bach-Jahrbuch
(C) = ut majeur. (c) = ut mineur
D = Deutschland
(D) = Ré majeur – (d) = ré mineur
(E) = (mi – (Es) = mi bémol majeur
EKG = Evangelisches Kirchen-Gesangbuch.
(F) = fa
(G) = Sol majeur. (g) = sol mineur
GB = Grande Bretagne / Angleterre
(H) = si
NBA = Neue Bach Ausgabe (nouvelle publication de l’œuvre de Bach à partir des années 1954-1955)
NBG = Neue Bach Gesellschatf = Nouvelle société Bach (fondée en 1900)
Ost = Original Stimmen
P = Partition = Partitur
PBJ = Petite Bible de Jérusalem
PKB = Preußicher Kulturbesitz, Staatsbibliothek, Berlin
St. = Parties séparées = Stimmen
La première lettre -en gras- d’un mot du texte de la cantate indique la majuscule de la langue allemande. Dans le corps de ce même texte allemand, le mot ou groupe de mots mis en italiques désignent un affect particulier ou un « accident remarquable.


DATATION BWV 65

Leipzig, Fête de l’Épiphanie, le jeudi 6 janvier 1724.
HERZ : 6 janvier 1724.
HIRSCH : Classement CN 64 (Die chronologisch Nummer). I. Jahrgang. Première année des cantates de Leipzig, période allant du 30 mai 1723 au 4 juin 1724.
Chronologie (Alfred Dürr) 1723 : BWV 40 (26 décembre 1723) - BWV 64 (27 décembre 1723) - BWV 190 (Nouvel An 1724) - 1724 : BWV 153 (2 janvier, le premier dimanche après le jour de l’An 1724) - *BWV 65 (Épiphanie, 6 janvier 1724) - BWV 154 (9 janvier) - BWV 155 (16 janvier) et BWV 73 (23 janvier).
NYS, Carl de : «…La première époque festivale que Bach eut à illustrer par sa musique après sa nomination au poste de Cantor de l’église Saint-Thomas à Leipzig, ce fut le temps allant de Noël à l’Épiphanie, 1723-1724. Il le fit de manière grandiose et qui nous confond encore : il créa en treize jours le grand Magnificat en mi bémol avec chœurs intercalaires BWV 243a, le Sanctus en ré BWV 238 et six cantates imposantes qui comptent parmi les chefs d’œuvre les plus éclatants, débutant par la cantate BWV 63. Ce cycle impressionnant se termina le 6 janvier 1724 par la cantate BWV 65 ».
[Cantates à Saint-Thomas, page 99] : « Cantate parmi les plus justement et les plus universellement célèbres de Jean-Sébastien. Elle date très exactement de la première année du cantorat de Leipzig et fut donnée à Saint-Thomas le 6 janvier 1724 ».
POUGET : « C’est une cantate pour le fête de l’Épiphanie et l’on peut avancer qu’elle fut chantée pour la première fois dans l’église Saint-Thomas, le 6 janvier 1724 ».
SCHMIEDER. SPITTA : Leipzig 1724.


SOURCES BWV 65

PARTITION AUTOGRAPHE = ORIGINALPARTITUR
Mus. ms. Bach BB P 147 .Deutsche Staatsbibliothek, Berlin.

BASSO [Jean-Sébastien Bach, volume 1, page 39] : « L’autographe de cette cantate fit partie de l’héritage de Carl Philipp Emanuel Bach dont le catalogue fut publié à Hambourg en 1790 par Gottlieb Friedrich Schniebes sous le titre « Verzeichniss des musikalischen Nachlasses des verstorbenen Cappelmeisters Carl Philipp Emanuel Bach ». Il comportait, entre autre, 86 cantates sacrées.
[tome II, page 248] : Cantate titrée « Concerto ».
BG. (Rust 1868) : La partition originale est à la Bibliothèque royale de Berlin, sous couverture mais sans titre. En possession du Bach de Hambourg, elle a transité par la Berliner Singakademie.
On lit sur la partition, d’une écriture inconnue : « J.J. Festo Epiphan : Concerto à 2 Cors de chasse, 2 Hautb : da Caccia, due Fiauti, 2 Violini e Viola con 4 Voci »
HERZ : Filigrane « IMK ».
SUZUKI : «…Le seul matériel existant de cette cantate est la partition complète de la main de Bach ; les parties originales ont été perdues…»
SCHMIEDER : Huit feuilles et 16 pages de musique in 4°. Autographe. Fac-similé dans la BGA (Bach Ausgabe). 1868.

PARTIES SÉPARÉES = ORIGINALSTIMMEN
Les parties originales sont perdues.

ÉDITIONS
SOCIÉTÉ BACH = BACH-GESELLSCHAFT (BG)
BG. Jg. XVI (16e année). Pages 135 à 166. Préface de Wilhelm Rust (1868). Cantates BWV 61 à 70 et Anhang 69a).

NOUVELLE ÉDITION BACH = NEUE BACH AUSGABE (NBA)
KANTATEN SERIE I / BAND 5. KANTATEN ZUM EPIPHANIASFEST BIS ZUM 2 SONNTAG NACH EPIPHANIAS.
Bärenreiter Verlag BA 5043. 1975-1976. 5 fac-similés.
BWV 65. Pages 3 à 47. Bl. 1 der autographen Partitur. Preußicher Staatsbibliothek, Berlin West. Mus. ms. Bach P 147. Début [1] et [2]
Bl. 1 der autographen Partitur. Preußicher Staatsbibliothek, Berlin/West. Mus. ms. Bach St 70.
Avec les cantates BWV 154, 124, 32, 155, 3 et 13.
Kritischer Bericht (commentaires). BA 5043 41. Marianne Helms 1975. KB 1976.
[Partition de la Neue Bach Ausgabe [NBA] dans l’enregistrement Teldec / Das Kantatenwerk / Harnoncourt, volume 17. 1977].

AUTRES ÉDITIONS
BÄRENREITER classics. | Bach | Bärenreiter Urtext.
Sämtliche Kantaten 2. Bärenreiter TP 1282. 2007.
Serie I. Band 5. Kantaten Zum Epiphaniasfest an zum 2 Sonntag nach Epiphanias.

Herausgegeben : Marianne Helms. 2007.
BWV 65. Pages 1 à 46. Bärenreiter-Verlag. Kassel. 1975.
BCW. Partition BGA + Réduction chant et piano.
BREITKOPF & HÄRTEL. Partition = PB 2915. Parties séparées (orchestre, orgue (B. Irrgang) et clavier (Max Seiffert) = OB 2222. Partition du chœur (Chorstimmen) = ChB 1393.
[Une édition française de la cantate BWV 65 a été réalisée, à partir de la partition Breitkopf & Härtel, par Gustave Bret. [voir J. S. Bach, Albert Schweitzer, tome II, note de la page 37]. Gustave Bret (1875-1969), élève de Widor et de d’Indy fut à la fois compositeur, musicologue, organiste de l’église Saint-Sulpice et dirigea la Société Bach française au début du XXe siècle.
2011. Partition ( 32 pages) = PB 4565. Réduction chant et piano (28 pages) = EB 7065. Parties séparées (5) = OB 4565. Partition du chœur (Chorstimmen), 12 pages = ChB 4565.
CARUS. Stuttgarter Bach-Ausgaben. Partition (72 pages) Die Bach Kantate. Partitur = Carus 31.065/00. Partition d’étude (Studienpartitur) = 31.065/07. Réduction chant et piano (Klavierauszug) = 31.065/03. Partition du chœur (Chorstimmen) = 31.065/05. Harmonie (flûtes, hautbois et cor) Harmoniestimmen = 31.065/09. Parties séparées = 31.065/11 à 14.
KALMUS STUDY SCORES. N° 822. Volume XVIII. New York 1968. Cantates BW 63 à 65.
EULENBURG. Edition Eulenburg. Partition de poche n° 1019. Notice de Arnold Schering, 1930.
PETERS. Nr. 886. 1970. D’après la révision d’Arnold Schering.


PÉRICOPE BWV 65

Épiphanie 1724. « Épiphanie signifie « manifestation, apparition, révélation. A son origine, cette fête avait à peu près le même objet que celle de Noël : elle célébrait l’avènement et l’apparition de l’Homme-Dieu. Mais, Noël ayant été spécialement consacré à la Nativité du Seigneur, à son apparition dans l’humilité de la nature humaine, l’Épiphanie devint la commémoration des trois grandes « théophanies » ou manifestation de la divinité du Christ ; l’adoration des Mages, le baptême dans le Jourdain et le miracle aux noces de Cana. La liturgie de la fête retient avant tout la venue et l’adoration des Mages, où elle voit la vocation au salut de l’humanité entière…»

Épître : Isaïe 60, 1 à 6 [PBJ. 1176]. L’éclatante résurrection de Jérusalem : « Lève-toi, resplendis, Jérusalem, car ta lumière est apparue et la gloire du Seigneur s’est levée sur toi…»
Évangile : Matthieu 2, 1 à 12 [PBJ. 1456]. La visite des Mages : « ils se prosternèrent [devant Jésus], ils l’adorèrent ; puis ayant ouvert leurs trésors, ils lui offrirent des présents : de l’or, de l’encens et de la myrrhe…»
Voir le psaume 72, 10 et 11 [PBJ 867] : « Les rois de Tharsis et des îles rendront tribut. | Les rois de Saba et de Seba feront offrande ; tous les rois se prosterneront devant lui, tous les païens le serviront…»

EKG. Epiphaniasfest. Fête de l’Épiphanie.
Introït : Ire Épître de saint Jean, 2, 8 [PBJ. 1790] : «…puisque les ténèbres s’en vont et que la véritable lumière brille déjà…»
Psaume 72 [PBJ. 867] : Le roi promis : «… Les rois de Saba et de Seba feront offrande ; tous les rois se prosterneront devant lui, tous les paiens le serviront…»
Cantique EKG 48 « Wie schön leuchtet der Morgenstern…»
Épître : Isaïe 60, 1 à 6 [PBJ. 1176].
Évangile : Matthieu 2, 1 à 12 [PBJ. 1456].
[Même occurrence avec la cantate BWV 123 du 6 janvier 1725 et la sixième cantate de l’Oratorio de Noël BWV 248, le 6 janvier 1735].


TEXTE BWV 65

Auteur inconnu. Wolfgang Schmieder a proposé, suivi par d‘autres musicologues, le pasteur Christian Weise ou… Bach lui-même ?

DÜRR : Auteur inconnu peut-être le même que celui des cantates BWV 40 et 64.
FINSCHER : « L’adoration des Mages (Épître) et l’accomplissement de cette prophétie (Évangile). L’argumentation se présente dans deux épisodes comprenant chacun deux parties : le chœur et le choral paraphrasent (et symboliquement) l’épître et l’évangile, l’Ancien et le Nouveau Testament ; le récitatif et l’air de basse, l’application de la morale à l’entière « légion des chrétiens » ; le récitatif et l’air de ténor la prière adressée par chaque individu au Sauveur et finalement reprise en choral par la voix de l’assemblée des fidèles… »
HOFMANN : « L’auteur du texte - dont l’identité, comme c’est si souvent le cas, est inconnue - démontre qu’il était compétent en théologie et habile en poésie… à partir de ce texte, Bach créa l’une de ses plus belles cantates de Noël. Avec une assurance étonnante, il allie art raffiné et style populaire…»
KUIJKEN : «…L’Évangile selon Saint Matthieu des rois venus d’Orient à la recherche de l’Enfant nouveau-né pour l’adorer inspira à Bach l’une de ses cantates les plus séduisantes et les plus colorées. L’auteur resté inconnu du texte ouvre son récit par une citation littérale du livre d’Isaïe 60, 6 ».
NYS, Carl de : «…On ne connaît pas l’auteur du texte, mais plusieurs spécialistes ont avancé, avec des arguments assez séduisants, le nom de Bach lui-même. Il faut souligner qu’il s’agit d’un texte d’une valeur littéraire indiscutable (ce qui n’est pas toujours le cas, tant s’en faut, dans les cantates) et que l’ensemble du poème présente une belle architecture ».
[Cantates à Saint-Thomas, page 99] : « On ne connaît pas l’auteur du texte ; s’il n’est pas l’œuvre du pasteur Christian Weiss der Altere, il pourrait bien avoir été rédigé par le musicien lui-même, d’autant plus qu’il s’attache à mettre en évidence un verset de l’écriture, à resserrer les liens avec la liturgie du jour et à souligner la continuité de l’Église par l’utilisation d’un cantique de Noël remontant au moyen âge, le cantique latin : « Puer natus in Bethlehem / In Bethehem / Unde gaudet Jerusalem / Halle, Halleluja ! ». Ce cantique était encore chanté à Saint-Thomas dans sa forme originale latine au début de l’office de l’Épiphanie pendant la première moitié du XVIIIe siècle [emprunt à Spitta]; rien d’étonnant donc que Bach en donne au début de sa cantate (dans le choral qui suit le chœur d’ouverture) la version allemande, la quatrième strophe du cantique Ein Kind geborn zu Bethlehem que l’on voit apparaître vers 1545 (cette quatrième strophe étant précisément celle qui parle des rois venus de Sabba).
De manière plus concise encore la cantate comporte donc trois parties correspondant aux mouvements musicaux : a) la promesse et sa réalisation (1 et 2), b) contemplation et décision d’offrir son cœur (3 et 4), c) concrétisation de cette offrande sous forme d’un véritable engagement (5 et 6) que l’assemblée entière ratifie au nom de l’Église (7) ».
POUGET : «…Le texte, dont on ne connaît pas l’auteur, mais qui pourrait bien être le Cantor lui-même, emprunte des passages du prophète Isaïe et de l’Évangile de saint Matthieu ».


GÉNÉRALITÉS BWV 65

CANTAGREL [Les cantates de J.-S. Bach] : «…Par son instrumentation originale, réunissant à l’ensemble des cordes les instruments de nature, deux cors, deux flûtes à bec et deux hautbois da caccia, cette cantate se situe encore dans le climat pastoral et joyeux de la fête de Noël…. L’œuvre procède en deux vagues culminant dans les deux airs de la partition, très dissemblables et tout aussi admirables l’un que l’autre…»
FINSCHER : « Musicalement l’œuvre est une cantate de Noël par excellence, somptueuse dans sa distribution, solennelle dans ses accents où le ton de la danse joue un rôle particulier ».
POUGET : «…La cantate BWV 65 est particulièrement chère au cœur des discophiles de France. C’est en effet à travers elle qu’ils découvrirent il y a plus de vingt-trois ans, le grand art des Cantates de Bach. Pour la première fois leur étaient présentés sur un disque de larges extraits d’une cantate avec des chœurs, un choral et un [une] aria. Découverte extraordinaire de ce qui constitue la moitié au moins de la production de Bach. Et certes, nul exemple ne pouvait être mieux choisi que le chœur initial, les chorals et le merveilleux air de ténor de la cantate des rois mages » [ce texte, écrit en 1959 évoque sans doute le premier enregistrement sur disque 78 tours, vers 1935…celui de Paul Sacher ou celui de Curt Sachs ?]


DISTRIBUTION BWV 65

NEUMANN. Tenor, Baß. – Chor. Horn I, II ; Blockflöte I, II, Oboe da caccia I, II ; Streicher ; B.c.
SCHMIEDER. Soli T, B. Chor : S, A, T, B. Instrumente : Flauto I, II (Blockflöte) ; Oboe da caccia I, II ; Corno I, II ; Viola ;Vcl. ; Basso ;
Continuo.
BRAATZ [BCW - les cors dans la cantate BWV 65…]  : Des incertitudes, sans réponses, en ce qui concerne les cors et leur tessiture... Portrait du célèbre trompettiste et corniste Gottfried Reiche, à Leipzig de 1723 à 1734, d’après la gravure sur cuivre de Chr. Fr. Rosbach (1737) elle-même tirée d’une huile du peintre officiel de la ville de Leipzig, Elias Gottlob Haußmann.
[On doit également à ce dernier l’un des rares portraits de Bach, vers 1747-1748].
HARNONCOURT : « Le problème principal est incontestablement ici celui du registre des cors, des cors graves en ut mineur, version en faveur de laquelle parlent d’ailleurs le caractère pastoral du 1er mouvement et le ton exubérant de l’air n° 6 ».
KUIJKEN : «…Pour illustrer ce thème, Bach a recours à une distribution d’instruments à vent très colorée : deux corni da caccia, deux flûtes à bec et deux oboi da caccia, ainsi que les cordes d’usage avec basse chiffrée. Les corni da caccia sont plus petits que la normale dans cette cantate et jouent plutôt dans la tessiture des trompettes ; les flûtes à bec se cantonnent ici aussi essentiellement dans les registres aigus ; les oboi da caccia sont donc ici les instruments à vent les plus graves (ils doublent souvent les 2emes violons et l’alto) ».
NYS, Carl de : «…L’orchestration est inhabituelle : deux cors, deux flûtes à bec, deux hautbois de chasse viennent se joindre aux cordes soutenues par le continuo ».


APERÇU BWV 65

1] CHORSATZ. BWV 65/1
SIE WERDE AUS SABA ALLE KOMMEN, GOLD UND WEIHRAUCH BRINGEN UND DES HERREN LOB VEKÜNDIGEN.

Ils viendront tous de Saba, apportant l’or et l’encens et proclamant les louanges du Seigneur.

Isaïe 60, 6 [PBJ. 1176]. Citation textuelle : « Tout ceux de Saba viendront, apportant de l‘or et de l‘encens et chantant les louanges de Yahvé…»
Psaume 72, 10/11 [PBJ. 867] : Le roi promis… Les rois de Saba et de Seba feront offrande ; tous les rois se prosterneront devant lui, tous les païens le serviront…»

Ut majeur (C), 53 mesures, 12/8
BGA. Jg. XVI. Auf Feste der heiligen drei Könige. Pages 135 à 151. Festo Epiphanias. | Corno I. | Corno II. | Flauto I. | Flauto II. | Oboe da caccia I. | Oboe da caccia II. | Violino I. | Violino II. | Viola. | Soprano. | Alto. | Tenore. | Basso. | Continuo.
NEUMANN. Avec un prélude instrumental. Forme tripartite : A, B, A’. Entrée du chœur en canon avec citation des quatre premières mesures de l’introduction instrumentale. - B : chœur fugué avec la thématique de l’introduction instrumentale (Blockflöte -flûte à bec). Solochor (?) -Tuttichor (?). A’. Reprise de l’introduction avec l’ensemble des instruments « choreinbeau » = chœur inséré. Néologisme d’Alfred Dürr.

BASSO [Jean-Sébastien Bach, volume 2, page 274] : Rythme de danse.
[page 318] : « Le verset entonné dans le rythme typique de 12/8, est développé sous une forme tripartite, avec une section centrale en style de fugue, soutenue dans l’exposition par le seul continuo, puis enrichie par l’apport des instruments…»
BOMBA : «…la musique du chœur se développe à partir d’un point d’orgue ; les voix du chœur attaquent sous forme d’un canon de sorte que l’on peut se représenter une foule toujours croissante, image qui pourrait représenter l’étonnement devant la richesse. Au centre de cette page d’entrée, Bach écrit une très belle fugue de grande dimension…»
BOYER [Les cantates sacrées de Jean-Sébastien Bach, page 185] : le chœur d’entrée sera réutilisé par Bach comme prélude dans le “Prélude et fugue pour orgue” en ut majeur BWV 547.
[Les mélodies de chorals dans les cantates de J.-S. Bach, page 147] : « Origines du cantique : Lucas Lossius (1553) ? - La partie maîtresse de la cantate est le chœur libre n°1 avec sinfonia introductive et illustration véritablement royale de la venue des Rois Mages. Le texte « Ils viendront de Saba » est soutenu par deux cors, deux flûtes à bec, deux hautbois da caccia, cordes et continuo ».
CANTAGREL [Les cantates de J.-S. Bach] : «…Ce sont les deux cors qui lancent un magnifique motif processionnal que reprennent ensemble les autres instruments, puis le chœur, en entrées canoniques très serrées. Imitations, martèlements en homophonie, répétitions… l’humanité toute entière qui se rend à la crèche, ce que laisse supposer le mot « alletous ». Ce premier épisode est suivi d’une longue fugue vocale qui constitue toute la partie centrale du morceau… Une reprise du texte initial vient conclure…»
FINSCHER : « Dans une mesure à 12/8 spécifique des compositions ayant trait à la fête de Noël, le grand chœur d’entrée dépeint l’afflux des foules « venant toutes de Sabba » d’abord dans un puissant crescendo imitatif et sonore, puis dans une fugue chorale qui s’amplifie encore jusqu’à la reprise abrégée, chantée par toutes les voix, de la ritournelle initiale ».
GARDINER : «…climat le plus oriental … Bach utilise le haut de la tessiture des cors pour suggérer un caractère majestueux et antique…à la fin de la ritournelle, énoncée à l’unisson du thème réparti sur cinq octaves… une imposante fantaisie de choral…»  
GEIRINGER [Jean-Sébastien Bach, page 163] : «…Le fameux chœur d’ouverture est un sublime morceau de musique concertante dans lequel quatre groupes d’instruments…rivalisent avec les voix humaines pour créer un éblouissant tableau du majestueux cortège menant les chameaux chargés d’or et d’encens en offrande au Seigneur. Une inspiration inépuisable, un jugement sans défaut dans la combinaison des couleurs musicales et une déclamation d’une extrême énergie s’unissent pour donner toute sa force à la prophétie d’Isaïe… les dons du cœur importent plus à Jésus que les riches présents…».  
HALBREICH : «…Joyeuse procession du chœur rehaussé de la pourpre somptueuse des cors. Chœur allègre et solennel ».
HOFMANN : « …l’emploi de cors… de hautbois da caccia… et de flûte à bec, prête au chœur d’ouverture un caractère légèrement exotique… au cours du mouvement, Bach expose à nu son art de composer des fugues…»
KUIJKEN : «…L’entrée du chant est précédée d’une introduction instrumentale de huit mesures qui illustre avec beaucoup de plasticité le cortège d’entrée solennel des rois. La mesure à 12/8 de cette ouverture allie en soi le binaire d’une marche lente à l’élan à trois temps d’une danse élégante. Les cors aigus exposent le motif principal en deux parties dont le chant progresse repris directement par les autres instruments à vent et les cordes aiguës. Après un bref épisode dans lequel on peut entendre les familles d’instruments successives, le motif principal est repris solennellement par tous à l’unisson et conclu à plusieurs voix… »
Les chanteurs font leur entrée successive avec le motif …jusqu’à ce qu’à partir de la basse commence une fugue assez longue (sur un nouveau motif) qui mène le texte à son terme. Après que les quatre sont entrées dans la fugue, les instruments renforcent chaque entrée thématique suivante. Une fois le motif de début apparu au soprano, le mouvement se referme sur un unisson solennel de tous les protagonistes ».
LEMAÎTRE : « L’introduction instrumentale…évoque la procession des rois mages à la fois dense et solennelle. Cette belle page s’organise en trois sections. Celle du centre est un fugato qui donne de la force à l’exaltation de l’Enfant-Dieu…»
MACIA : «…Bach écrit un mouvement rutilant sur un rythme de procession (celle, bien sûr des rois et de leur équipage) au fil d’un concerto instrumental d’une richesse rare et sans doute inédite à l’époque ;  hautbois de chasse, cors et flûte à bec cantonnés dans l’aigu créent un climat des plus pittoresques ».
NYS, Carl de : «…Le premier chœur reprend un verset de la fin de la première lecture, un texte d’Isaïe 60, 6 : « Ils viendront tous de Saba » auquel succède la quatrième strophe du cantique « Ein Kind geborn zu Bethlehem » (1545), version allemande de l’ancienne hymne romaine Puer natus in Bethleem, c'est-à-dire le contenu de l’Évangile du jour, montrant l’accomplissement de la prophétie de l’ancienne Alliance. »
« La structure tripartite du premier chœur est particulièrement réussie (ABA) : la partie A comporte une structure canonique du chœur avec introduction instrumentale, sorte de brève sinfonia, dans laquelle le chœur est inséré selon une technique chère aux grandes œuvres vocales de Bach ; la partie B est une imposante fugue opposant les séquences pour coro favorito (petit chœur) à l’ensemble des voix, l’emploi du canon et de la fugue symbolisant évidemment les foules de plus en plus nombreuses qui viennent honorer le Roi des rois
[Cantates à Saint-Thomas, pages 99/100] : « Sur le verset d’Isaïe prophétisant la venue des Mages, le cantor bâtit un vaste chœur tripartite qui fait penser à l’ouverture de coupe italienne. Dans les deux séquences extrêmes une polyphonie basée sur l’imitation en canon des quatre voix s’épanouit parmi les figurations de l’orchestre dominé par les sonorités des deux cors en ut. Dans la partie centrale c’est une grande fugue à l’élaboration de laquelle ne participent pas seulement les voix d’un ensemble vocal plus restreint que le chœur mais aussi les instruments, en particulier les flûtes à bec. Au moment de la strette particulièrement serrée de cette fugue, la partition paraît symboliser ceux qui toujours plus nombreux viennent de tous les coins de la terre adorer le Seigneur ».
NYS [Jean-Sébastien Bach. page 194] : « Le symbolisme de l’entrée de Jésus à Jérusalem se situe dans une atmosphère de joie et de tendresse… Bach suggère clairement que le roi qui fait son entrée à Sion est aussi celui qui règne dans la gloire éternelle sur toutes les nations, sur « ceux qui viendront de Saba ».
PIEL : «…Ainsi le chœur d’entrée, bâti sur une mesure à 12/8 (spécifique des compositions reliées à la Fête de Noël), ondule en un balancement insistant… Le mal de mer devient alors un risque réel…»
PIRRO [L’Esthétique de Jean-Sébastien Bach - Les formes, page 325] : «…formes expressives…au début de la cantate BWV 65…les entrées canoniques de l’orchestre et des voix, très rapprochées, représentent « ces masses pressées qui se dirigent vers le Sauveur pour lui rendre hommage ».
POUGET : «…Le premier chœur est précédé d’une introduction instrumentale qui évoque la riche procession des rois mages en route vers la Judée, guidés par l’Étoile, avec la ponctuation des cors donnant une impression de densité à la théorie de la caravane. Le chœur, lui-même, est bâti comme une ouverture à la française, avec d’abord l’entrée étagée des voix, puis une fugue et une reprise du thème initial. C’est un des plus beaux chœurs d’entrée de cantate, tant par sa construction que par la couleur de l’orchestre afin d’exalter la royauté de l’Enfant-Dieu ».
SCHMIEDER : Une ébauche de ce chœur d’entrée se trouvait classée avec le dernier feuillet de la cantate BWV 81, ce que confirme Gillies Whittaker, tome I, page 401.
SCHWEITZER [J.S. Bach, tome I, page 277] : « Le prélude en ut majeur nous rappelle fortement le premier chœur dans la cantate Sie werden aus Saba alle kommen ». [BWV 547]. [page 156] : La situation poétique nécessite que [ce chœur] soit chanté par des voix juvéniles et non par un chœur mixte et par-dessus tout avec beaucoup de nuances…et de sentiments…»
WIJNEN : «… serait-ce le pas chaloupé des chameaux qui décrivent les douces vagues des cors dès le début de l’ouverture dont Isaïe 60 fait mention ? Une immense fugue… que termine un très impressionnant unisson général »  
WOLFF : «…Le long mouvement d’entrée est bipartite, d’un type prélude et fugue…»
[Nombreuses figurations à toutes les voix sur le mot « kommen »].


2] CHORAL. BWV 65/2
DIE KÖN’GE AUS SABA KAMEN DAR, / GOLD, WEIHRAUCH, MYRRHEN BRACHTEN SIE DAR, ALLELUJA !

Ils sont venus, les rois de Saba, / Ils ont apporté l’or, l’encens et la myrrhe, / Alleluia ! Alleluia !

4e strophe du cantique de Noël (6 + 3 strophes ajoutées, de trois vers chacune) Ein Kind geborn zu Bethlehem“ (1545) traduction du Puer natus in Bethlehem avec sa mélodie d‘un anonyme. Il ne semble pas que l‘attribution de ce cantique à un compositeur se fasse de façon unanime. Différents noms circulent, soit sur l‘origine, soit sur la traduction en langue allemande : Lossius, Spangenberg, recueil Valentin Babst…ou plus commodément un „anonyme“.
Pour la mélodie, renvoi à Bach, BWV 603 (Orgelbüchlein n° 5) et BWV 607 ; à Buxtehude, choral BUXWV 217 et à Johann Schelle (cantate = CD 620), et F. W. Zachow (cantate = CD 275 et *C 859).
Renvois à I. Rois 9, 28 [PBJ. 451]. Salomon envoie ses serviteurs chercher à Ophir quatre cent vingt talents d’or…
Psaume 72, 10/11 [PBJ. 867] : Le roi promis… Les rois de Saba et de Seba feront offrande ; tous les rois se prosterneront devant lui, tous les païens le serviront…»

La mineur (a-Moll) (mode éolien ou dorien). 16 mesures, 3/4
BGA. Jg. XVI. Pages 152. CHORAL. Melodie : „Puer natus in Bethlehem“. | Flauto I. II. | Oboe da caccia I. | Oboe da caccia II. | Soprano. | Alto. | Tenore. | Basso. | Continuo.
NEUMANN. Simple choral harmonisé avec les instruments.

BOYER [Les cantates sacrées de Jean-Sébastien Bach.] : « Choral harmonisé sur mélodie de choral (MDC) 026 de type I. L’origine de ce cantique serait attribué à Lucas Lossius (1553) d’après l’hymne latin Puer natus in Bethlehem ».
[Les mélodies de chorals dans les cantates de J.-S. Bach, pages 327/328] : « Le choral ne fait que reprendre sous une forme populaire l’énoncée du chœur initial qui, lui sous une forme somptueuse… décrit l’arrivée des rois mages…»
CANTAGREL [Les cantates de J.-S. Bach] : « …exemple significatif de l’utilisation faite, aux débuts de la réforme, des sources du plain-chant pour constituer le répertoire des nouveaux cantiques…»
FINSCHER : « richesse sonore du choral, notamment dans le verset final… il constitue pour ainsi dire la réduction de l’immense légion aux seuls rois mages ».
LABIE [Le Visage du Christ dans la musique baroque] : « Sur le chœur [1] s’enchaîne un choral qui en reprend le message sur un air, le « Puer natus est in Bethlehem », que tous les fidèles associent d’instinct à l’annonce de Noël…»  
LYON [Johann Sebastian Bach | Chorals, page 40] : « Le cantique de Noël Ein Kind geborn zu Bethlehem… dans la traduction allemande du Corpus de Valentin Babst († 1556). Mélodie attestée vers 1320 et imprimé en 1553 à Nuremberg…»
[James Lyon propose soit le nom de Cyriakus Spangenberg (1528-1604) à la page 27 de son ouvrage (un recueil de cantiques publié en 1568 porte son nom) et Johann Spangenberg (1484-1550, théologien et compositeur) aux pages 22/23, 29, 35, 40 et 65 qui aurait effectué la traduction et l’adaptation du Puer natus devenu Ein Kind geborn zu Bethlehem …]
MACIA : Le nom de l’auteur du choral est Spangenberg… [ ?]
NYS, Carl de [Cantates à Saint-Thomas, I, pages 99/100] : «…Le cantique latin: « Puer natus in Bethlehem / In Bethehem / Unde gaudet Jerusalem / Halle, Halleluja ! ». Ce cantique était encore chanté à Saint-Thomas dans sa forme originale latine au début de l’office de l’Épiphanie pendant la première moitié du XVIIIe siècle; rien d’étonnant donc que Bach en donne au début de sa cantate (dans le choral qui suit le chœur d’ouverture) la version allemande, la quatrième strophe du cantique Ein Kind geborn zu Bethlehem que l’on voit apparaître vers 1545 (cette quatrième strophe étant précisément celle qui parle des rois venus de Sabba) ».
«…Application par degrés des deux textes de [1]: le chrétien a le devoir d’aller lui aussi à la crèche pour faire son offrande, mais l’or ne suffit pas, même s’il s’agissait de l’or de Salomon dont il est question au Livre des Rois 1. 9, 28, il faut s’offrir soi-même, il faut donner son cœur, seul l’acte d’amour édifie le monde ».
POUGET : «…En contraste avec [1] vient un choral qui est le troisième verset de l’hymne de Noël « Ein Kind geborn zu Bethlehem ». Cet hymne est la traduction allemande du cantique « Puer natus in Bethleem ». Et le cantus firmus du choral n’est autre que le chant grégorien correspondant. A l’époque de Bach on chantait encore l’original latin à Saint-Thomas pour la fête de l’Épiphanie. L’harmonisation de ce choral est simple avec les flûtes doublant à l’octave la mélodie grégorienne ». [Egalement signalé par André Pirro in L’Esthétique de Jean-Sébastien Bach, page 124, note 1 et aussi dans Spitta].
[Renvoi à la mélodie du choral « Puer natus in Bethlehem ». Orgelbüchlein n° 5, BWV 603].


3] REZITATIV BAß. BWV 65/3
WAS DORT JESAIAS VORHERGESEHN, / DAS IST ZU BETHLEHEM GESCHEHN. / HIER STELLEN SICH DIE WEISEN / BEI JESU KRIPPE EIN / UND WOLLEN IHN ALS IHREN KÖNIG PREISEN. / GOLD WEIHRAUCH, MYRRHEN SIND / DIE KÖSTLICHEN GESCHENKE, / WOMIT SIE DIESES JESUKIND / ZU BETHLEHEM IM STALL BEEHREN [R. Wustmann : „verehren“]. / MEIN JESU, WENN ICH ITZT AN MEINE PFLICHT GEDENKE, / MUß ICH MICH AUCH ZU DEINER KRIPPE KEHREN / UND GLEICHFALLS DANKBAR SEIN : / DENN DIESER TAG IST MIR EIN TAG DER FREUDEN, / DA DU, O LEBENSFÜRST, / DAS LICHT DER HEIDEN / UND IHR ERLÖSER WIRST. / WAS ABER BRING ICH WOHL, DU HIMMELSKÖNIG ? | IST DIR MEIN HERZE NICHT ZUWENIG, / SO NIMM ES GNÄDIG AN, / WEIL ICH NICHTS EDLERS BRINGEN KANN.

Ce que le prophète Isaïe avait prédit / S’est réalisé à Bethléem : / Les Mages apparaissent / Devant la Crèche / Pour adorer en Jésus leur roi. / L’or, l’encens, la myrrhe / Sont les précieux présents / Qu’ils ont apportés à Bethléem / Afin d’honorer l’enfant Jésus / Reposant dans une étable. / Mon Jésus, quand je pense à mon devoir, / Ne dois-je pas moi aussi me rendre en ce jour à ta Crèche / Et me montrer pareillement reconnaissant / Car ce jour est un jour de réjouissance / Puisque Toi, le Prince de la Vie, / Tu deviens la lumière des païens / Et leur Sauveur. / Mais que t’apporterai-je, roi du Ciel ? / Si mon cœur n’est pas trop méprisable, / Daigne en accepter l’offrande, / Car je ne puis rien t’apporter de plus noble.

Texte d’un auteur anonyme.

Fa majeur (F) - Sol majeur (G), 26 mesures 4/4
BGA. Jg. XVI. Page 153. | RECITATIVO. | Basso. | Continuo.
NEUMANN. Récitatif secco avec arioso en final.

KUIJKEN : «… La soudaine coloration chromatique de l’harmonie sur Zu Bethlehem im Stall est remarquable : sans aucun doute une allusion aux circonstances difficiles de la naissance de Jésus se voit doté de couleurs particulière et à la conclusion So nimm es gnädig… la déclamation secco se métamorphose en un chant arioso « précieux ». 
MACIA : «…récitatif de la basse, riche en colorations chromatiques, que le librettiste nous invite à nous rendre près de la crèche, faire nous-mêmes notre offrande…»
NYS, Carl de [Cantates à Saint-Thomas, I, page 100] : «…Le récitatif de basse annonce la réalisation de la prophétie d’Isaïe dans la naissance de Bethléem ».
POUGET : «…Un admirable récitatif pour la basse retrace ensuite l’arrivée et l’adoration des mages, il convie les fidèles à les imiter et à donner à Jésus ce qu’ils ont de plus noble. Chaque parole est traduite musicalement par la souplesse du récitatif et de ses figurations qui paraissent simples mais sont d’une expression extraordinaire ». 


4] ARIE BAß. BWV 65/4
GOLD AUS OPHIR [W. Neumann / BG : „Gold und Ophir“] IST ZU SCHLECHT, / WEG, NUR WEG MIT EITLEN GABEN, / DIE IHR AUS ERDEN [Erde] BRECHT ! / JESUS WILL DAS HERZE HABEN. / SCHENCHE DIES, O CHRISTENSCHAR, / JESU ZU DEM NEUEN JAHR !

L’or d’Ophir est trop vil, / Foin, foin des dons futiles / Tirés de la terre : / C’est votre cœur que Jésus désire recevoir. / Offrez-le lui, ô légion des chrétiens, / Au seuil de cette année nouvelle.

Auteur anonyme
Renvoi à Isaïe 13, 12 [PBJ. 1116] : « Je rendrai les hommes plus rares que l’or fin, les mortels plus rares que l’or d’Ophir…»

Mi mineur (e-Moll), 46 mesures, 4/4
BGA. Jg. XVI. Pages 154 à 157. ARIA. | Oboe da caccia I. | Oboe da caccia II. | Basso. | Continuo.
NEUMANN. Forme de quatuor : Oboe da caccia I, II, Baß, B.c. La partie vocale en trois sections, la dernière presque comme un da capo.

BOMBA : « …l’effectif de ce morceau composé de deux hautbois da caccia ainsi que son caractère dansant trahit une nette ressemblance avec le quatrième mouvement de la cantate BWV 28 dans laquelle Bach représente également les séductions de ce monde stupide sous une forme grave et courtoise…»
CANTAGREL [Les cantates de J.-S. Bach] : « …Air bipartite avec ritournelle…»
FINSCHER : « L’air reprend par le timbre de deux hautbois de chasse le ton de sonorité solennelle et originale qui imprime son empreinte à toute la cantate ; il est également inhabituel par sa concentration motivique sur le thème rempli de mépris qui surgit au commencement (« l’or d’Ophir est trop vil » et qui demeure omniprésent dans toutes les parties instrumentales…»
GARDINER : «…air de basse où les deux hautbois da caccia engagent un triple canon avec le continuo… représentant les triples présents, l’or, l’encens et la myrrhe…»
HOFMANN : «…l’aria de basse …dégage encore une fois un certain exotisme dû à son orchestration spéciale pour deux hautbois da caccia…»
KUIJKEN : «...motif rythmique …sur les mots Weg, nur weg mit eitlen Gabe et sur Schenke dies, O Christenschar. Caractéristiques aussi les vocalises sans fin sur eitle Gaben …»
NYS, Carl de : «…La première aria est un quatuor entre les deux hautbois de chasse, la voix de basse et la basse continue, association de timbre raffiné et inhabituelle… comme le premier chœur les arias [4 et 6] sont tripartites, ce qui ajoute encore à la puissante unité de l’ensemble ».
[Cantates à Saint-Thomas, pages 100/101] : « L’aria en quatuor avec les deux hautbois et le continuo, de construction libre, est confiée à la voix de basse. Elle fait allusion à un texte du Livre des Rois I/IX, verset 28) relatant qu’on alla chercher au pays d’Ophir 42 tonnes d’or pour le roi Salomon ; mais, dit le texte, tout cela est bien trop peu pour le Christ qui veut notre cœur ».
 POUGET : « Aria écrit en quatuor avec les deux hautbois de chasse et le continuo. L’or d’Ophir est trop médiocre, ce ne sont pas des présents terrestres que Jésus désire, mais le chœur des chrétiens ».
[longs mélismes sur le mot « Gaben - offrandes » , mesures 11 à 13 et 15 à 18 avec une cinquantaine de doubles croches].


5] REZITATIV TENOR. BWV 65/5
VERSCHMÄHE NICHT, / DU, MEINER SEELE LICHT, / MEIN HERZ DAS ICH IN DEMUT ZU DIR BRINGE ; / ER SCHLIEßT JA SOLCHE DINGE / IN SICH ZUGLEICH MIT EIN, / DIE DEINES GEISTES FRÜCHTE SEIN [R. Wustmann : „sind“]. / DES GLAUBENS GOLD, DER WEIHRAUCH DES GEBETS, / DIE MYRRHEN DER GEDULD SIND MEINE GABEN, / DIE SOLLST DU, JESU, FÜR UND FÜR / ZUM EIGENTUM UND ZUM GESCHENKE HABEN. / GIB ABER DICH AUCH SELBER MIR, / SO MACHST DU MICH ZUM REICHSTEN AUF DER ERDEN ; / DENN, HAB ICH DICH SO MUß / DES GRÖßTEN REICHTUMS ÜBERFLUß / MIT DERMALEINST IM HIMMEL WERDEN.

Ne dédaigne pas, / Toi qui est la lumière de mon âme, / Ce cœur que je t’apporte en toute humilité. / Il renferme / Tant de choses / Qui sont les fruits de ton Esprit. / Voici mes dons : / L’or de la Foi, l’encens de la prière, / La myrrhe de la longanimité ; / Mais si tu te donnes à moi en échange, / Tu feras de moi l’homme le plus triche de cette terre / Et, si tu deviens mon bien, / Les plus grands désirs me seront un jour / Donnés en surabondance au paradis.

La mineur (a-Moll), mi mineur (e-Moll), 19 mesures, 4/4
BGA. Jg. XVI. Page 158. RECITATIVO. | Tenore. | Basso.
NEUMANN. Rezitativ secco. Tenor.

BOMBA : «…le récitatif révèle avec maintes images et expressions s’élevant au niveau d’un raisonnement théologique, la signification des cadeaux apportés par Jésus…»
NYS, Carl de [Cantates à Saint-Thomas, page 101] : «…Un récitatif secco du ténor interprète symboliquement les offrandes des mages : l’or, c’est la foi ; l’encens, la prière et la myrrhe, la patience constante, la persévérance ; symbolismes assez naturels et qui se retrouvent souvent dans la tradition ecclésiastique… Le récitatif concrétise cette offrande sous une forme symbolique: l’or de la foi, l’encens de la prière et la patience de la myrrhe…»
PIRRO [L’Esthétique de Jean-Sébastien Bach - Direction des motifs, page 33/34] : « …Les sentiments qui dépriment ou qui abaissent, les mots qui désignent l’abjection, le mépris, la faiblesse, la fatigue, sont rendus de même par un affaissement de la ligne mélodique… ainsi, nous trouvons dans différentes cantates les motifs suivants joints à des mots qui expriment l’idée du mépris » [+ Exemple musical sur les mots « Verschmähe nicht » [BGA. XVI, page 158]. Renvois à BWV 138 (BGA. XXVIII, page 204) et BWV 123 (BGA.XXVI, page 57).
POUGET : «…le récitatif pour ténor se terminant en arioso indique ensuite la signification des présents qu’ont apportés les rois mages ; l’or symbolisant la foi, l’encens, la prière, et la myrrhe, la patience ».


6] ARIE TENOR. BWV 65/6
NIMM MICH DIR ZU EIGEN HIN, / NIMM MEIN HERZE ZUM GESCHENKE. / ALLES, ALLES, WAS ICH BIN, / WAS ICH REDE, TU UND DENKE, / SOLL, MEIN HEILAND, NUR ALLEIN / DIR ZUM DIENST GEWIDMET SEIN.

Accepte-moi comme ton bien, / Reçois le présent de mon cœur. / Et que tout ce que je suis, / Dis, pense et fait / Ne soit plus consacré, ô mon Sauveur, / Qu’à te servir.

Ut majeur (C), 148 mesures, 3/8
BGA. Jg. XVI. Pages 159 à 165. ARIA. | Flauto I. | Flauto II. | Corno I. | Corno II. | Oboe da caccia I. | Oboe da caccia II. | Violino I. | Violino II. | Viola. | Tenore. | Continuo.
NEUMANN. Ensemble des instruments et ténor. Forme tripartite avec ritournelles.

BASSO [Jean-Sébastien Bach, volume 2, page 274] : « Joie et sérénité circulent tout au long de la cantate, et l’aria de ténor, animé d’un galant rythme de danse, est l’une des expressions majeures de cette disposition d’esprit, libérée de toute préoccupation et de tout chagrin ».
BOMBA : «…l’air exprimé sur un rythme de danse et relâché peut s’expliquer par cette perspective. Bach emploie le rythme du menuet et la pluralités des chœurs instrumentaux (instruments à vent - violons) de ce morceau pour commenter et accentuer les différentielles phases du texte ».
CANTAGREL [Les cantates de J.-S. Bach] : « …Superbe air de joie, encadré par une très longue et brillante ritournelle, au caractère saltatoire accusé…»
FINSCHER : «…l’air de ténor intensifie jusqu’à l’extase le ton de joyeux abandon au Sauveur…»
HIRSCH [Die Zahl im Kantatenwerk Johann Sebastian Bachs. page 71] : « Le ténor chante à deux reprises un long mélisme de 23 notes aux mesures 98/99 et 101 à 103 sur le mot « alles - tout ».
KUIJKEN : «…la riche vocalise sur Alles was ich bin illustre très clairement le thème du texte ».
LEMAÎTRE : «…Véritable chant d’amour exprimé sur un rythme de danse…» 
MACIA : «…aria où réapparaissent les instruments à vent du début, qui donnent une couleur fastueuse à un mouvement de danse…»
NYS, Carl de : «…La seconde aria confiée au ténor, fait appel à l’ensemble de l’orchestre qu’il faut sans doute aussi utiliser dans le choral final, le manuscrit original ne comportant que les voix ».
[Cantates à Saint-Thomas, page 101] : « Un grand aria pour la voix de ténor utilisant l’ensemble des instruments de la partition pour en tirer des sonorités très riches, exprime le don total du fidèle au Seigneur : Fais de moi ta propriété, dit le texte ».
POUGET : «…Aria accompagnée par tout l’ensemble instrumental qui est une sorte d’extraordinaire chant d’amour. L’alternance des groupes des instruments à vent, tantôt les flûtes à bec, tantôt les hautbois de chasse, tantôt les cors avec l’ensemble des cordes, les vocalises jubilatoires du soliste, seulement soutenu par le continuo, font de cette aria une des plus belles créations de Bach en ce domaine ». 
WIJNEN : «…le ténor chante une merveilleuse aria extraordinairement dansante, accompagnée de l’orchestre au grand complet…»


7] CHORAL. BWV 65/7
EI NUN, MEIN GOTT, SO FALL ICH DIR / GETROST IN DEINE HÄNDE. / NIMM MICH UND MACH ES SO [R. Wustmann /W. Neumann/ Gerhardt : „mach es du“] MIT MIR / BIS AN MEIN LETZTES ENDE, / WIE DU WOHL WEIßT, DAß MEINEM GEIST / DADURCH SEIN NUTZ [W. Neumann / BG : „Weg“] ENSTEHE, / UND DEINE EHR JE MEHR UND MEHR / SICH IN IHR SELBST ERHÖHE.

Et maintenant, mon Dieu, je me remets / En tes mains. / Prends-moi et garde-moi / Jusqu’à mon dernier souffle. / Fais de moi ce que tu veux / Pour le profit de mon âme / Et pour l’élévation incessante / De ta Gloire en mon cœur !

Dixième strophe du cantique (en douze strophes de 8 vers chacune) de Paul Gerhardt « Ich habe in Gottes Herz und Sinn » (1647). Edition en 1647 dans le Praxis pietatis melica (Pratique musicale de la piété) par Johann Krüger.
Mélodie tirée de la chanson profane « Il me suffit de tous mes maux » de Claudin de Sermizy (vers 1490-1562) renvoyant à la mélodie de choral Was mein gott will, das G’scheh allzeit.
Renvoi à la cantate BWV 92 qui porte ce titre et utilise les douze strophes de ce choral, soit intégralement aux mouvements. 1, 2, 4, 7 et 9 soit en paraphrases ou en simples citations.
Renvois à G. Ph. Telemann (cantate TWV 1 :1529) et à F. Mendelssohn (la sonate pour orgue, opus 65/1).

La mineur (a-Moll) (mode éolien ou dorien). 19 mesures, 4/4
BGA. Jg. XVI. Page 166. CHORAL. Melodie : Was mein Gott will gescheh’ allzeit. | Soprano. | Alto. | Tenore. | Basso. | Continuo.
NEUMANN. Simple choral harmonisé sans indication des instruments soutenant les voix…

BOMBA : « Le mouvement 7 (retransmis sans texte) probablement la strophe 10 du cantique Ich habe in Gottes Herz und Sinn » (1647).
BOYER [ Les cantates sacrées de Jean-Sébastien Bach.] : « Choral harmonisé sur mélodie de choral (MDC) 105 de type I. Les doublures instrumentales ne sont pas précisées ».
[Les mélodies de chorals dans les cantates de J.-S. Bach, pages 327/328] : « Mélodie de Joachim Magdeburg (1572) calquée sur une chanson de Claudin de Sermizy « Il me suffit de tous mes maux ».. Choral harmonisé de type I sur MDC 105 ». Renvoi de la mélodie vers les cantates BWV 92, BWV 72/6, BWV 103/6, BWV 111/1-6, BWV 144/6 et la Passion selon saint Matthieu BWV 244, n° 31 ».
FINSCHER : «…le choral final où ne s’exprime plus l’individu en proie à l’extase mais la paroisse entière unie dans la foi et évoquant dans ce tout simple cantique l’autre aspect de la dévotion du temps de Noël, celui du recueillement muet et de la ferveur ».
HARNONCOURT : « Les instruments au complet jouent dans le choral final, les flûtes à bec et les cors allant de pair avec le soprano ».
HOFMANN : «…Dans la partition de Bach, le choral final n’a pas de texte. Il est probable que Bach ait pensé à la dixième strophe du cantique « Ich hab in Gottes Herz und Sinn…»
KUIJKEN : «…Bien que dans la source de cette cantate (partition autographe de Bach), aucun texte ne soit noté pour ce choral de conclusion, il est de tradition de reprendre la 10eme strophe du chant Ich hab in Gottes Herz und Sinn de Paul Gerhardt (1647) qui enchaîne bien sur l’aria [6] ».
LABIE [Le Visage du Christ dans la musique baroque] : « La cantate se conclut sur un choral dont la mélodie est empruntée à une chanson de Claudin de Sermizy ; l’origine de la mélodie a d’ailleurs moins d’importance que son utilisation habituelle ; elle est le soutien d’un choral que la tradition luthérienne affecte à l’expression de la confiance en Dieu et de la louange qui lui est due « Was Gott will…»
MACIA : «…Bizarrement, sur son manuscrit, Bach a harmonisé une mélodie de choral, mais sans fournir de texte…»
NYS, Carl de : «…Ensemble de l’orchestre qu’il faut sans doute aussi utiliser dans le choral final, le manuscrit original ne comportant que les voix…Le choral conclusif est chanté sur une mélodie particulièrement chère à Bach « Was mein Gott will, das ist g’schech allzeit » ; la mélodie évoquant les paroles ajoutant de la sorte une signification supplémentaire à la réponse de l’assemblée -il est probable en effet que ce type de choral était chanté par toute l’assistance cependant que le chœur et les instruments l’ornaient de leur polyphonie ».
[Cantates à Saint-Thomas, I, page 101] : «…10e strophe du beau cantique de Paul Gerhardt composé en 1647 Ich hab in Gottes Herz und Sinn, chantée sur une des plus émouvantes mélodies de choral Was mein Gott will, das ist g’schech allzeit. Ici la partition autographe n’indique pas les instruments qui doivent soutenir les quatre voix du chœur, mais il est évident que Bach entendait que l’ensemble de l’orchestre devait accompagner celui-ci et l’assemblée qui se mêlait à lui pour le cantus firmus ».  
POUGET : «…La cantate s’achève par la dixième strophe d’un cantique de Gerhardt qui hante la confiance dans la miséricorde du Seigneur pour sa créature. Bien qu’aucun instrument ne soit ici indiqué dans le manuscrit, il est bien évident que les différents instruments doivent doubler les parties vocales ».
NYS, Carl de: «…La 10e strophe du cantique de Paul Gerhardt « Ich hab in Gottes Herz und Sinn » (1647), étend cet acte individuel à toute la communauté de ceux qui croient ».
Autres utilisations dans les cantates BWV 72/6 (mélodie), BWV 92/1 (mélodie), BWV 103/6 (mélodie), BWV 111/1 et 6 (mélodie).
Renvoi à EKG 280 « Was mein Gott, das g’schech allzeit ».
SUZUKI : «…L’un des plus grands problèmes quant à l’interprétation est l’absence du texte sur lequel chanter le choral final. Le dixième verset de Ich hab in Gottes Herz und Sinn (1647) de Paul Gerhardt cependant, qui apparaît dans l’espace sous le choral dans la partition complète - probablement de la main de Carl Friedrich Zelter, chef d’orchestre à la Singakademie à Berlin - semble entièrement approprié à ce contexte…»


BIBLIOGRAPHIE BWV 65

BACH CANTATAS WEBSITE (BCW) :
AMG (All Music Guide) : Notice par Brians Robins.
BRAATZ, Thomas : L’utilisation du cor dans la cantate BWV 65.
BROWNE, Francis : Texte du choral Ein Kind Geborn zu Bethlehem / ou Puer natus in Bethlehem.
CROUCH, Simon : Notice 1996 & 1998.
EMMANANUEL MUSIC : Notice de Craig Smith (vers 2000).
MINCHAM, Julian: The Cantatas of Johann Sebastian Bach, chapitre 35. 2010.
ORON, Aryeh : Discussions 1] 3 janvier 2000 et 29 janvier 2006 – 2] 18 octobre 2009.
Texte des chorals : Francis Browne (janvier 2006) : Ein Kind geborn zu Bethlehem. Latin allemand et anglais. Plus trois strophes ajoutées
Francis Browne (janvier 2006) : Ich hab in Gottes Herz und Sinn. 12 strophes, en allemand et anglais.
Mélodies des chorals : Thomas Braatz & Aryeh Oron (janvier 2006) : Ein Kind geborn zu Bethlehem.
Thomas Braatz & Aryeh Oron (janvier 2006 à juillet 2009) : Was mein gott will, das G’scheh allzeit.

ALLIHN, Ingeborg : Brève notice dans le coffret Ramin / Berlin Classics 1997 (anglais-allemand)
BACH COMPENDIUM ou Répertoire analytique et bibliographique des œuvres de Jean-Sébastien Bach. Hans Joachim Schulze et Christoph Wolff = Bach-Compendium : analytisch-Bibliographisches Repertorium der œuvre Johann Sebastian Bach. Editions Peters. Francfort-sur-le Main. 1985. BWV 65 = BC A 27.
BACH-JAHBUCH : Paul Brainard, page 125. “Fautes et corrections dans la prosodie des œuvres vocales de Bach”.
BASSO, Alberto : Jean-Sébastien Bach. Edizioni di Torino. 1979. Fayard 1984-1985. Volume 1, pages 34, 39, 95 et 157
Volume 2, pages 2458, 253, 274, 279 et 318
BOMBA, Andreas : Notice de l’enregistrement Hänssler / Rilling / edition bachakademie, volume 21. 1999
BOYER, Henri : Les cantates sacrées de Jean-Sébastien Bach. L’Harmattan 2002. Pages 184/185
: Les mélodies de chorals dans les cantates de J.-S. Bach. L’Harmattan 2003. Pages 147/148
BREITKOPF. Recueils :
Breitkopf n° 10 : 371 Vierstimmige Choragesänge. C. Ph. E. Bach – KJ. Ph. Kirnberger (sans date).
2] Choral (Puer natus in Bethlehem) : N° 12
7] Choral (Was mein gott will, das G’scheh allzeit) : N° 41 (115, 120 et 265)
Breitkopf n° 3765 : 389 Choralgesänge für vierstimmigen gemischten Chor (sans date). Classement alphabétique.
2] Choral (Puer natus in Bethelehem) : N° 302.
7] Choral (Was mein gott will, das G’scheh allzeit) : N° 345 (342 à 344 et 346 à 348)
CANTAGREL, Gilles : Les cantates de J.-S. Bach. Fayard. 2010. Pages 286 à 290
CHAILLEY, Jacques: Les chorals pour orgue de Jean-Sébastien Bach. A. Leduc 1974. Pages 212/213
Choral n° 161 « Puer natus in Bethlehem ».
COLLECTIF : Tout Bach. Ouvrage publié sous la direction de Bertrand Dermoncourt. Robert Laffont – Bouquins. Novembre 2009
Jean-Luc Macia : Cantates d’église. Pages 138/139
DADELSEN, Georg von : Notice des enregistrement de Karl Richter / Archiv Produktion, volume I ; « Avent et Nativité ». 1970
DUFOURCQ, Norbert : Jean-Sébastien Bach / Génie allemand ? Génie latin ? La Colombe 1947. Discographie page 242
DÜRR, Alfred : Die Kantaten von J.-S. Bach. Bärenreiter. Kassel 1974. Tome I, pages 167 à 169
EKG : Evangelisches Kirchen-Gesangbuch. Verlag Merfburger Berlin. 1951. Ausgabe für die Evangelische Kirche in Berlin-Brandenburg
Dans les références bibliques, apparaît sous l’abréviation « EKG ».
FANTAPIÉ, Alain : Critique version Ramin. (Eurodisc). Revue Diapason n° 222, novembre 1977
FESTIVAL J. S. BACH DE MAZAMET. 1973, 8e année. Eglise réformée de Vabre, 7 septembre 1973
Ensemble instrumental de France. RP. E. Martin. Le chœur (Sté des Chanteurs de St-Eustache) n’est pas précisé.
FINSCHER, Ludwig : Notice introductive dans le coffret Teldec/ Das Kantatenwerk / Harnoncourt, volume 17. 1977
: Reprise de cette notice dans la réédition chez Warner Classics des enregistrement de Fritz Werner. Volume 1. 2004
GARDINER, John Eliot : Notice de son enregistrement. Volume 18. 2000-2010. Traduction française de Michel Roubinet.
GEIRINGER, Karl : Jean-Sébastien Bach. Le Seuil 1966. Pages 163
: Bach et sa famille. Corrêa. 1955. Page 246
HALBREICH, Harry : Critique de la version de Nikolaus Harnoncourt, volume 17. Revue Harmonie, n° 129, septembre 1977
HALBREICH, Harry : Critique de la version Karl. Richter, Revue Harmonie, 1975
HARNONCOURT, Nikolaus : Remarques sur l’exécution. Teldec, volume 17. 1977
HELMS, Marianne : Notice de l’enregistrement d’Helmuth Rilling ((Laudate 91872). En collaboration avec Arthur Hirsch.
HERZ, Gerhard: Cantata N° 140. Historical Background. Pages 3 à 50. Norton Critical Scores
W. W. Norton & Company. Inc. New York 1972. Page 20
HIRSCH, Arthur : Die Zahl im Kantatenwerk Johann Sebastian Bachs. Hänssler HR.24.015. 1986. CN 64 : Pages 27, 37, 46 et 103
: Notice de l’enregistrement d’Helmuth Rilling (Laudate 91872). En collaboration avec Marianne Helms.
HOFMANN, Klaus : Notice de l’enregistrement Masaaki Suzuki, volume 21. 2002
KUIJKEN, Sigisvald : Notice de son enregistrement. CD Accent, volume 4. 2006
LABIE, Jean-François : Le Visage du Christ dans la musique baroque. Fayard /Desclée 1992. Pages 44, 46 et 47
LEMAÎTRE, Edmond : La Musique sacrée et chorale profane. L’Âge baroque 1600-1750 ». Fayard. Les indispensables de la musique
1992. Pages 57/58
LYON, James : Johann Sebastian Bach. Chorals. Sources hymnologiques des mélodies, des textes et des théologies
Beauchesne. Octobre 2005. Pages 24, 40, 41, 126 et 130 . [I] Incipit de la mélodie Puer natus in Bethlehem, n° 79, page 275
[VII] Incipit de la mélodie « Was mein Gott will, das g’scheh allzeit », n°42, page 272
MISSEL ROMAIN : Éditions Brepols. 1958. Épiphanie, pages 321 à 328
NEUMANN, Werner : Handbuch der Kantaten Johann Sebastian Bachs, VEB. Breitkopf & Härtel Musikverlag Leipzig 1971. Page 88
Literaturverzeichnis : 55 (Schering). 56 (Schering). 66V (Smend).
: Kalendarium zur Lebens-Geschichte Johann Sebastian Bachs. Bach-Archiv ? 20 novembre 1970. Page 23
: Sämtliche von Johann Sebastian Bach vertonte Texte. VEB Leipzig 1974. Pages 47 et 48
NYS, Carl de : Critique de la version de Karl Richter, Revue Diapason, n° 170, octobre 1972
: Notice du Festival J.-S. Bach de Mazamet, 1973, 8e année.
: Cantates à Saint-Thomas (I). Collection « Les Grands Musiciens ». Pierre Horay 1957. Pages 98 à 106
: Jean-Sébastien Bach. Collection « Génies et Réalités ». Hachette 1963
PETITE BIBLE DE JÉRUSALEM : Desclée de Brouwer. Editions du Cerf, Paris, 1955. Page 1254
Dans les références bibliques, apparaît sous l’abréviation « PBJ ».
PIEL, Jean-Marie : Critique de la version Harnoncourt. Revue Diapason, n° 219, juillet et août 1977
PIRRO, André : J.-S. Bach. Alcan, Paris. 5e édition. 1919. Page 117
PIRRO, André : L'esthétique de Jean-Sébastien Bach. Fischbacher 1907. Minkoff Reprint Genève 1973. Pages 34, 124, 325 et 379
PITROU, Robert : Jean-Sébastien Bach. Editions Albin Michel. 1955. Page 172
POUGET, François : Notice de l’enregistrement de Fritz Werner / Erato, 1959
SCHERING, Arnold : W. Neumann: Literaturverzeichnis 55] Johann Sebastian Bach und das Musikleben Leipzigs im 18. Jahrhundert.
Musigeschichte Leipzigs, Bd. III, Leipzig 1941.
W. Neumann : Literaturverzeichnis 56] Über Kantaten Johann Sebastian Bachs (Geleiwort von Friedrich Blume -
introduction de Friedrich Blume). Leipzig 1942. 2 und 3 Aufl. Ebd. 1950 (Nouvelle édition)
SCHMIEDER, Wolfgang : Thematisch-Systematiches Verzeichnis der Werke Joh. Seb. Bachs (BWV). Breitkopf & Härtel 1950-1973-1998
Édition 1973, pages 85/86
Literatur : Spitta; Schweitzer; Wolfrum II; Pirro; Parry; Voigt; Wustmann; Wolff; Terry; Franke; Frotscher;
Thielle; Schünemann; Dchering; Neumann; Smend.
BJ : 1906, 1910, 1912, 1914, 1918, 1920, 1929; 1931, 1934, 1935. Bachfest 1911.
SCHWEITZER, Albert : J.- S. Bach "Le musicien-poète". Foestich 1967, 8e édition. Édition française de 1905. Page 153
J. S. Bach. Édition allemande complète, en deux volumes. 1911
Édition américaine (traduction de E. Neumann). Dover Publications, inc. New York. 1911-1966.
Volume 1, page 277. Volume 2, pages 37 (note), 137, 156/157, 175, 461, et 462 (note)
SMEND, Friedrich. W. Neumann : Literaturverzeichnis. 66V] Kirchen-Kantaten vom I. Sonntag im Advent bis zum Epiphanias-Fest.
Berlin 1948. BWV 30a, 36, 61, 63, 64, 65, 248II-III
SPITTA, Philipp : Johann Sebastian Bach. Sous-titré : « His work and influence on the Music of Germany 1685-1750 ».
Novello & Cy 1889 - Dover 1951-1952.. Tome II, pages 387 à 389 et 687
SUZUKI, Masaaki : Notes de la production de son album BIS, volume 21. 2003
STRECK, Harald : Die Verkunst in den poestichen Texten zu den Kantaten J. S. Bachs. Hamburg 1971
WESTRUP, Jack. A., Sir : Bach Cantatas. BBC Publications. 1966-1975. Page 16
WIJNEN, Dingeman van : Notice (sur CD, page 89) de l’enregistrement de Pieter Jan Leusink. 2006
WITOLD, Jean et Carl de Nys : Sinfonia Sacra. Pierre Horay. 1957. Pages 102 à 104
WHITTAKER, W. Gillies : The Cantatas of Johann Sebastian Bach. Sacred & Secular Oxford U.P. 1959-1985
Tome I, pages 401, 434 et 579 à 586
Tome II, pages 104, 428 et 626
WOLFF, Christoph : Brève notice de l’enregistrement Koopman, volume 2. 1995
WUSTMANN, Rudolf : J.S. Bachs geistliche und weltliche Kantatentexte, Breitkopf & Härtel, 1913-1967. Pages 48 à 50
ZWANG, Philippe et Gérard : Guide pratique des cantates de Bach. R. Laffont 1982. ZK 57, pages 124/125
Réédition révisée et augmentée. L’Harmattan 2005


DISCOGRAPHIE BWV 65

BACH CANTATAS WEBSITE :
Discographie établie par Aryeh Oron. Elle est ici proposée sous une forme sensiblement allégée avec, parfois, quelques précisions relatives aux références et aux dates. Les numéros 1] et suivants indiquent l’ordre chronologique de parution des enregistrements.
17 références (Aryeh Oron, janvier 2000 à décembre 2010) + 10 mouvements individuels (janvier 2000 à octobre 2010).

Exemples musicaux (Aryeh Oron, janvier 2003 à janvier 2005).

*4] COURAUD, Marcel. Stutgarter Bach-Chor & Badische Staatskapelle. Theo Altmeyer (tenore). Franz Crass (Baß). Vienne, 1955
Disque 25 cms, 33 tours Discophiles français ” et reprise disque Philips, fin des années 1950.
*10] FUNFGELD, Greg. Bach Choir of Bethlehem. Bach Festival Orchestra. Durée : 16’51
CD Christmas in Leipzig. Dorian Recordings. Février 1988. Église présbytérienne de Bethlehem (USA).
Avec la cantate BWV 63 et le Sanctus de la Messe en si, BWV 232
14] GARDINER (volume 18). The Monteverdi Choir. The English Baroque Soloists. Bach Cantata Pilgrimage. Nikolaikirche, Leipzig (D). 6 janvier 2000. Durée : 15’21
 CD SDG 174. 2010. Distribution en France, novembre 2010. 

Avec la cantate BWV 123.
8] HARNONCOURT. Tölzer Knabenchor. Concentus Musicus Wien. Peter Jelosits. 7e version mondiale selon Harry Halbreich. 1977. Durée : 16’41.
D
isque Teldec Das Kantatenwerk 6.35335-00-501-503. (SKW 17/1-2 BR 2). 1977

CD (D). Teldec 4509-97758 2. Das Kantatenwerk - Sacred cantatas Volume 4. Coffret de six CD. Cantates BWV 61 à 78
CD Teldec 2292 - 42571-1. ZL Das Kantatenwerk (volume 17). 1988
Reprise Bach 2000. Teldec, volume 2. Coffret de 15 CD. Septembre 1999. Cantates 48 à 52. 54 à 69. BWV 69a. BWV 70 à 99
Reprise Warner Classics CD 8573-81195-5 (en CD séparés, volume 20). 2006
6] KALHÖFER, Helmut. Kantorei Barmen-Gemarke & Chamber Orchestra. Église de l‘Emmanuel, Wuppertal- Barmen (D). Octobre 1960. Durée : 19’12.
Disque Cantate Bach Studio 651.204. Avec la cantate BWV 46 (1966)

Reprise disques SDG 610113 et Vanguard (USA) et coffret de cinq disques « Parnass Hi fi » 74033 à 74037 (D).
CD Baroque Music Club Bach-721. Avec la cantate BWV 142 et le Magnificat BWV 242
[selon Ph. et G. Zwang (op. cit.), le disque SDG ne comporte pas le n° 5 de la cantate ?]. Avec la cantate BWV 46
12] KOOPMAN (volume 8). Amsterdam Baroque Orchestra & Choir. Durée : 14’12
CD Erato 3954 25482-2. 1998 et reprise CD Antoine Marchand – Challenge Classics. Avec les cantates BWV89, 60, 83 et 89a
17] KUIJKEN. La Petite Bande (volume 4). Sans le chœur. Janvier 2006. Durée : 15’23
CD Accent ACC 25304. Avec les cantates BWV 153, 154 et 65. 2006-2007
15] LEUSINK : Holland Boys Choir / Netherlands Bach Collegium. CD Brilliant Classics. Église Saint-Nicolas. Elburg (NL). Printemps 2000. Durée : 15’58
Bach Edition. 2000. CD Brilliant Classics. Volume 19 Cantates, volume 10. Avec les cantates BWV 39, 143 et 175
Reprise Bach Edition. 2006. CD Brilliant Classics IV - 93102 17/93. Avec les cantates BWV 39, 143 et 175
*11] MAC CRESH, Paul. Gabrieli Consort & Players. Ténor : Charles Daniels. Basse : Peter Harvey. Freiburg (Saxe) (D). Avril, mai et novembre 1997. Durée : 14’36
Coffret de deux CD Archiv-Produktion. Avec la cantate BWV 180, la Messe BWV 233 et le Sanctus BWV 238
*3] RAMIN. Soli & Thomanerchor. Orch. Gewandthaus Leipzig. Enregistrement de janvier 1952. Durée : 19’39
Disque Eterna 820. 452 (Cantates, volume 1) et Corona. RDA VEB, 1966-1965 ?
Disque Eurodisc. Volume 2 Eurodisc 89814 et 89.827 (reprise 1976). Enregistrements 1950-1956
CD. 3 éditions différentes :
CD (coffret) Eterna (ex RDA). Reprise du disque Eterna ci-dessus.
Berlin Classics 090912BC. Historische Aufnahmen mit Günther Ramin. Coffret de 9 CD. 1997. Avec les cantates BWV 36 et 57
CD « Cantatas II – Bach in Germany ». Vol. I/1. Leipzig Classics 001801 2BC. 1999. Avec les cantates BWV 36 et 57
7] RICHTER. Münchener Bach-Chor. Münchener Bach-Orchester. Ténor : Ernst Haefliger. Basse : Theo Adam. Février 1967. Durée : 15’27.
 
Première édition en disque séparé avec les cantates BWV 108 et 124. Revue Harmonie, n° 37, 1967.

Reprise en coffret de six disques Archiv Produktion 2722 005 Bach Cantatas volume 1. Advent and Christmas (juin - juillet 1971)
Novembre, décembre 1972 en France. Avec les cantates BWV 64, 82, 124, 121, 111, 61, 63, 132, 13, 28, 171, 58
Reprise en coffret de 11 disques. Archiv Produktion 30 2722 018. Volume III
CD Archiv Produktion, Volume I/ 3. 439372-2. 1993. Advent und Weinachten. Coffret de 26 CD. Avec les cantates BWV 58, 124 et 13
9] RILLING. Gächinger Kantorei Stuttgart. Bach-Collegium Stuttgart. Septembre 1978 et février 1979. Durée : 16’03
Disque (D). Die Bach Kantate. Hänssler Verlag. Classic. Laudate 98700. Avec la cantate BWV 153
CD. Die Bach Kantate (volume 21). Hänssler Classic. Laudate 91872. 1980. Avec les cantates BWV 123, 154 et 124
CD. Hänssler edition Bachakademie (volume 21). Hänssler-Verlag 92.021. 1999
Reprise 2009 en coffret Hänssler Classics 93581 (6 CD) sous le titre Advent & Christmas Cantata. Avec la ces cantates 122 et 123
*1] SACHS, Kurt. Small Ensemble. L’anthologie sonore. 1935
*13] SMITH, Craig. Orchestra and Chorus of Emmanuel Music. Janvier 1999. Église de l’Emmanuel, Boston. USA. Durée : 15’23
CD Koch “Bach Christmas Cantatas”. Avec les cantates BWV 40, 133 et 151
16] SUZUKI (volume 21. Bach Collegium Japan. Kobe Shoin Women‘s University Chapel. Japan. 12-14 février 2002. Durée : 15’47
CD BIS CD 1311 Digital. 2003. Avec les cantates BWV 81, 83 et 190
*2] WAGNER, Roger. Roger Wagner Chorale & Chamber Orchestra. Années 1950.
Disque 33 tours Lyricord LL-50 (USA). Avec la cantate BWV 106
5] WERNER, Fritz (volume 6]. Heinrich Schütz Chor Heilbronn. Pforzheim Chamber orchestra. Octobre 1959. Durée : 21’12
Disque Erato Mono LDE 3136 puis STE 50044 puis STU 70044 (Stéréo). Les Grandes Cantates (volume 6)
Avec les cantates BWV 6 (vers 1960-1965)
CD Warner Classics 2564 61401-2. Volume 1/1. Coffret de 10 CD. 2004.
Avec les cantates BWV 61, 40 et 28


MOUVEMENTS INDIVIDUELS

M-1. Mvt. 6]. Gustav Bret Orchestra. Ténor : Georges Thill. 1935. Disque 78 tours Columbia LFX 441. USA = Columbia 91135. Angleterre Columbia LX. 571. Pearl. 1935. Report CD en (volume 7)
M 2. Mvt. 6] Paul Sacher. Ténor : Max Meili. Basler Kammerchor. Disque 78 tours Anthologie sonore AS 61(1937).
[A. Fantapié, in Revue Diapason n° 203, janvier 1976, signale cette version couplée avec BWV 189. Anthologie sonore.
M-3. Mvt. 2] BWV 603. Helmuth Rilling. Figuralchor der Gedächtniskirche Stuttgart.
Disque (Bärenreiter Musicaphon, 1963) et CD Cantate 57607 (1994)
M-4. Mvt. 2] BWV 603. Orgue David Willcocks. King’s College Choir Cambridge. Disque EMI Classics (6 et 7/1967) puis CD
M-5. Mvt. 2] Helmuth Winschermann. Disque Philips 1967 puis CD (Coffrzet. Bach 13)
M-6. Mvt. 1] Karl Richter. Ansbach Bach Festival Choir & Orchestra. Disque Baroque Music Club (début des années 1970) puis CD
M-7. Mvt. 2] Transcription pour harpe. Andrew Lawrence-King. CD Ambitus 1986
M-8. Mvt. 2] Bohumil Kulinsky. Bambini di Praga. CD Supraphon. Avril 1997
M-9. Mvt. 7] Nicol Matt. Nordic Chamber Choir. Soloists of Freiburger Barockorchester. Juin 1999
CD Brilliant Classics / Bayer Records. Bach Edition 2000, volume 17. Œuvres vocales II
Reprise Bach Edition 2006. Chamber Choir of Europe CD Brilliant Classics 93102 27/133. Juin 1999. Chorals (389) de
l’édition Breitkopf.
M .10 Mvt. 2] Nicol Matt. Nordic Chamber Choir. Soloists of Freiburger Barockorchester. Juillet 1999
CD Brilliant Classics Bach Edition, volume 23. Chorals


DIVERS

WITOLD, Jean et Carl de Nys : Sinfonia Sacra. Pierre Horay. 1957. Pages 102 à 104. Carl de Nys fait entendre un enregistrement hors commerce dirigé par Karl Ristenpart, chœur et orchestre ? Émission intitulée Sinfonia Sacra, sur la RTF, dans les années 1950


ANNEXE BWV 65
PHILIPP SPITTA


SPITTA, Philipp: Johann Sebastian Bach. Sous-titré : « His work and influence on the Music of Germany 1685-1750 ».
Novello & Cy 1889 - Dover 1951-1952. Trois volumes.
Volume II, pages 387 à 389 et 687

Les cantates - Leipzig, 1724.
« …Bach va plus loin [que la cantate BWV 41] avec une autre grande composition pour la fête de l’Épiphanie, le 6 janvier. Il se réfère à l’Épître du jour plutôt qu’au pittoresque récit de l’Évangile mieux adapté aux vêpres qu’au premier culte [du matin]. L’œil du prophète [Isaïe] voit la foule des nations sur lesquelles brille l’éclatante lumière des nouvelles doctrines [religieuses], venues par milliers, d’au de là des mers, vers le Christ et la multitude des païens assemblée devant lui. Malheureusement, le poète n’a pu suffisamment assumer ces grandioses visions et s’est employé la plupart du temps a rédiger une homélie moralisatrice, au détriment de l’œuvre, dans une pensée qui était peut-être suggérée par le style de l’Épître lors du culte. Le texte de la cantate « Sie werden aus Saba alle kommen » d’un caractère grave et posé n’a rien de remarquablement original, de même que le choral final [7] qui ne possède pas un réel sentiment festif qui puisse nous convaincre mais qui complète la perspective générale suggéré par l’aria précédente aria [6]. Aussi est-il difficile de comprendre pourquoi, Bach n’y apporta pas quelques changements C’est sans doute qu’il souhaita plutôt insister sur la teneur de l’Épître dans cette cantate, teneur qui devait être mieux adaptée au culte du matin. Cependant, au commencement -un chœur sur le dernier verset de l’épître avec un choral le suivant immédiatement- est d’une grande et particulière beauté. Des masses très denses semblent venir acclamer et rendre hommage au Sauveur… avec pour conclusion des imitations en canon, les pèlerins [de Bethlehem] en foule trébuchant les uns contre les autres. Dans ce tumulte, quelques brèves séquences dans la fugue qui suit, jusqu’aux dernières mesures, chantent d’une seul voix [à l’unisson] la Gloire du Seigneur. Un solennel et mystique éclat est donné à cette description par l’utilisation des cors, des flûtes et des hautbois da caccia. Le mouvement [2] qui suit immédiatement, le bref choral « Ils sont venus, les rois de Saba…» [2] sonne de façon remarquable. Traité de façon poétique, il succède à ce qui a précédé comme l’accomplissement de la prophétie [d’Isaïe]… le cantique destiné à être utilisé pour l’Épiphanie était le Puer natus in Bethlehem, la quatrième strophe de l’hymne Reges de Saba veniunt. Il était chanté au début du culte par un chœur a capella et sa reprise [dans la cantate] a une signification symbolique qui suffit a faire équilibre avec le grand chœur [1]… il est en vérité totalement justifié, indispensable à ce moment pour donner à l’ensemble de l’ouvrage ce caractère sacré et festif. Les récitatifs et les airs, il est vrai, portent le cachet d’un usage religieux mais sont en fait moins connectés à cette festivité particulière… [de l’Épiphanie].

Appendix. Note 28 de la page 687. Cantates pour l’Épiphanie.
Outre « Si werden aus Saba alle kommen », nous avons deux autres cantates pour l’Épiphanie : « Liebster Immanuel, Herzog der Frommen » [BWV 123] et « Herr, wenn die stolzen Feinde schnauben » (BWV 248VI). Cette dernière est en fait la sixième section de l’Oratorio de Noël, auquel on peut généralement attribuer, du fait des filigranes, une période après 1735… Les particularité notées [dans le BWV 65], tel le filigrane, assigne à cette cantate la même période que celle de la cantate pour le jour de Noël 1723 « Christen, ätzet diesen Tag » [BWV 63], la première [BWV 65] sans doute aucun, ayant été composée pour l’Épiphanie 1724 ».


C. Role. Janvier 2011

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Last update: January 8, 2011 12:00:00